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22/11/14

Samiro Yunoki, MNAAG, Musée Guimet, Paris : La danse des formes. Textiles de Samiro Yunoki

La danse des formes. Textiles de Samiro Yunoki 
MNAAG, Musée Guimet, Paris
Jusqu'au 12 janvier 2015

Cette exposition marque l’entrée dans les collections de 71 œuvres, essentiellement textiles, données au musée national des arts asiatiques - Guimet par Samiro Yunoki, artiste japonais né en 1922 à Tokyo.

Issu d’une famille d’artistes, Samiro Yunoki s’oriente vers des études d’histoire, d’art et d’esthétique au sein de l’université de Tokyo et s’intéresse après la Seconde Guerre mondiale au travail du textile et des techniques artisanales, en suivant les enseignements de Keisuke Serizawa, grand artiste japonais (1895-1984) dont il fut l’élève.

La diversité des pièces de la donation reflète la variété de son œuvre qui allie savoir ancestral et vision moderne, tant dans les techniques et matériaux employés que dans les motifs décoratifs eux-mêmes. Eclatantes de modernité, ces œuvres attestent d’une parfaite maitrise de la technique japonaise de la teinture au pochoir, technique du katazome, littéralement « teinture à partir d’une forme ».

L’artiste se distingue également par l’emploi de couleurs vives, en parfaite harmonie avec la texture du tissu ainsi que par des motifs imaginaires abstraits mais si évocateurs qu’ils en deviennent presque figuratifs. Une extrême clarté des formes et un remarquable sens du mouvement donnent un caractère singulier à l’œuvre de Samiro Yunoki qui, outre les textiles, s’exprime sur des supports très diversifiés tels que peinture sur verre, collages, sculptures ou livres illustrés pour enfants.

En marge d’œuvres imprégnées par le Japon traditionnel, une grande partie de son travail est très ouvertement influencée par l’Occident et notamment Matisse. Yunoki ne considère pas ses textiles comme de simples décors en aplats mais comme des objets d’art tridimensionnels et dynamiques qui se déploient dans l’espace.

Autour de l’exposition, tarifs, informations pratiques et horaires :
www.guimet.fr

Présidente de l’établissement : Sophie Makariou
Commissaire : Aurélie Samuel, chargée de la section textiles au MNAAG

Samiro Yunoki. La danse des formes 
Catalogue de l'exposition
Coédition musée national des arts asiatiques – Guimet / Réunion des musées nationaux – Grand Palais, 2014
Auteurs : Samiro Yunoki ; Aurélie Samuel ; Kévin Kennel, assistant section Textiles au MNAAG.
Broché, 48 pages, 40 illustrations - Prix : 10 euros 

02/08/13

Sophie Makariou, présidente du musée Guimet

Nomination de Sophie Makariou à la présidence du musée Guimet, musée national des Arts Asiatiques

A l’issue d’un appel à candidature, qui a conduit à auditionner les candidats sur la base des projets qu’ils avaient remis, Sophie Makariou, conservatrice générale du patrimoine, directrice du département des Arts de l’Islam au musée du Louvre, a été retenue pour diriger le musée et va être nommée présidente de l’Etablissement public du musée des Arts asiatiques Guimet. 

SOPHIE MAKARIOU, 46 ans, a commencé son parcours de conservateur du patrimoine en 1994 au département des Antiquités orientales au musée du Louvre, où elle prend la direction de la section Islam. Elle assume la responsabilité du projet de redéploiement des collections nationales des arts de l’Islam. Elle prend la direction en 2009 du nouveau département des Arts de l’Islam : elle assure la coordination scientifique des collections, la conception et la programmation des nouveaux espaces consacrés à ces collections qui seront ouverts dans la Cour Visconti en septembre 2012. 

Son projet pour le musée Guimet ambitionne de faire des extraordinaires collections de ce musée national, le vecteur pour ses publics, de la compréhension des civilisations de l'Asie, de leur histoire la plus ancienne à leur développement d'aujourd’hui. Prônant un positionnement plus affirmé du musée à l’international afin d’en faire une vitrine représentative des relations entre l’Asie et la France, cette vision innovante été jugée de nature à répondre aux nombreuses attentes que suscite cette institution originale tant du point de vue de ses visiteurs que des pouvoirs publics.  

Le musée national des Arts Asiatiques Guimet abrite des collections uniques dans tous les domaines des arts de l’Extrême-Orient, et notamment d’Asie centrale. Il est aujourd’hui le plus grand musée d’arts asiatiques hors d’Asie. 

Aurélie Filippetti, ministre chargée de la Culture, exprime le souhait que le musée Guimet puisse, sous la direction de Sophie Makariou et avec l'ensemble de ses équipes, conforter sa dimension de musée de référence internationale des arts asiatiques.

16/08/10

Exposition Rashid Rana - Musée Guimet, Paris

 

Rashid Rana
Perpétuel Paradoxe

Musée Guimet, Paris

Jusqu'au 15 novembre 2010

Le musée Guimet présente jusqu’au 15 novembre 2010 l’exposition Perpétuel Paradoxe et expose pour la première fois en France les oeuvres contemporaines de Rashid Rana, considéré comme le plus grand artiste pakistanais contemporain pour ses montages de photographies numériques, ses sculptures ou encore ses installations vidéos.

Une vingtaine d’oeuvres sont dispersées dans la collection permanente du musée, offrant ainsi l’occasion de confronter art contemporain et oeuvres asiatiques millénaires du musée Guimet, questionnant ainsi la tradition et ses « illusions de permanence », les temps profonds et les temps contemporains.

A travers cette présentation nouvelle, le musée Guimet se lance pleinement dans le champ de l’art contemporain. Jacques Giès, Président du musée Guimet justifie ainsi sa démarche : « Le musée est bien plus qu’un dépôt de trésors. En regard de l’importance de la « question asiatique » dans notre monde contemporain – où ces cultures se font pour la première fois, dans notre propre histoire et dans un devenir commun, une place de plus en plus large –, il est temps, telle est notre conviction, de revoir, de repenser notre conception muséale. »

Depuis une dizaine d’année, RASHID RANA, peintre à l’origine reconnu publiquement au Pakistan et dans de nombreux pays du Moyen Orient et en Europe, a choisi de travailler l’image digitale, lui permettant d’associer dans une même oeuvre des éléments opposés par micro-incrustations de détails photographiques et pixellisation de l’image. En associant le vu et le non vu, l’artiste souligne les antagonismes qui se jouent entre les cultures et pointe la responsabilité de ceux qui fabriquent les images d’aujourd’hui en jouant un rôle dans la construction des traditions de demain… « En ces temps incertains, nous avons perdu le privilège d’avoir une vision du monde sans équivoque. Aujourd’hui, chaque image, chaque idée ou chaque vérité comprend en même temps son contraire » note Rashid Rana.

Commissariat de l'exposition - Musée Guimet : Jacques Giès, Président et Caroline Arhuero, chargée d’études documentaires – Commissaires invités : A&E, Arianne Levene et Eglantine de Ganay

Rashid Rana, Perpétuel Paradoxe, 7 juillet - 15 novembre 2010

Musée Guimet - 6 place d’Iéna - 75116 Paris - www.guimet.fr

16/06/04

Sanyu at Asian Art Museum – Guimet – Paris

SANYU
Guimet Museum - Asian Art National Museum, Paris
June 16 - September 13, 2004

After the great war, Paris decided to live to the full : « After the stress, strain and anger…men lift up their heads once more, open their eyes and enjoy life. A frenetic desire to dance, to buy, to be able finally to walk heads held high, to cream, to howl, to throw money out of the windows. A furia of vital forces takes over the world », according to Fernand Léger. Artists from five continents meet in Montparnasse and a new generation of painters  mingle on the terraces of the Dome and the Rotonde creating « the first colony of truly international artists in the history of the world, said Marcel Duchamp. Sanyu arrived in Paris when he was twenty years old. He belonged to a group of young Chinese painters who had been given scholarships to study in France organised by Cai Yuanpei, then President of Peking University, in tandem with the French authorities.

The years of Apprenticeship : 1920-1930
The Self-Portrait in the Atelier by Foujita shows that other painters from Asia had come to live in Paris. Sanyu decided not to enter the Ecole Nationale  des Beaux-Arts, but opted for the less academic studio of the Grande Chaumière. From this period, he has left us humourous pencil drawings and watercolours of his fellow students. The strokes are assured and often heightened with gentle colours. A group of watercolours from these formative years  is hung in the second gallery facing the early still-lives painted on canvas in clear, luminous colours. Yet his major focus of interest was still centred on the nude, a genre wich allowed him to  express his talent. Hence, he produced a great number of preliminary drawings, delineating with maestria his models as if they were preparatory studies. These fill an entire gallery. 
 
From 1929 onwards, Sanyu really began to paint nudes on canvas. These works can be seen in the two following galeries. Like Foujita, he depicts women horizontally placed against blocks of colour without giving any impression of depth. The Japanese painter fad devised his own technique for his nudes. First, he prepared the canvas to obtain a smooth milky surface on which he then drew with a very fine brush. It is likely that Sanyu drew inspiration from this, but used a thicker preparation, re-enforcing the outline of the drawing with a dark contour as he sought the perfect outline.

Occasionally, he engraved in that juicy paint  surface ornamented patterns exactly like Chinese potters who incise them  into the wet clay. Sparing with colour, his palette comprised black, white and pink. Nevertheless, at that time, he was influenced by the artistic curnets in Paris. His faces, framed by black hair cut like a boy with one gigantic jet-black eye call to mind the portraits of Kiki. As a reminder of that legendary model of Montparnasse, Le violon d’Ingres  (The violin of Ingres)  -a later print after the original by Man Ray in 1924- showing Kiki’s back, is hung next to her profile in bronze cast by Pablo Gargallo in 1928, obvious links between the surrealists and the artists of the Ecole de Paris.

Maturity : 1930-1940 
In the1930’s, a man appeared out of the blue and provided him with an income at the very moment when his family in China could no longer do so. Henri-Pierre Roché (1879-1959) one of the most active art dealers between the wars immediatly  grasped Sanyu’s potential and bought around 111 paintings and 600 drawings. Sanyu, free for some time from material concerns, went enthusiastically back to painting again. Moreover it is during  this very productive period that he succeeded in arriving at an invisible marriage between the western realist perception of nature and the implicit tranquility of Chinese aesthetics. His calm, harmonious and figurative works are enchanting.

Even though he chose more often than not apparently banal ordinary subjects, he managed to put a distance between them and everyday reality. To give an idea of this work, two rooms are dedicated  to group animals and flowers paintings. What is important is not the subject in itself but Sanyu’s ability to transpose it into a poetic visual universe. Horses or cats are shown in natural poses which emphasise their sensuality, flowers in pots or vases climb upwards the light with their calligraphic stems and transparent petals –autonomous works created by the artists imagination.

Sporting interlude and the Post-war : 1940-1966
During ten years, sanyu trained hard at sport. By  this time, he had invented a new game called the ping-tennis, which he hoped would become fashionable and resolve all his financial problems. He went as far as Berlin to show this new sport to the Olympic committee in 1936. Later in 1948, while he was staying at New York, he intended to promote his ping-tennis. He painted less and we have had to wait until the Post-war period to see him working again in his studio of the rue de la Sablière in Montparnasse. His forms took an unexpected modernism : his nudes became both more linears and monumentals (fig.4). He succeeded in detaching them from any context. His drawing became more muscular. At the end of his life, he painted enormous, bizarre and wild landscapes. The vast perspective without limits is staffed with tiny animals directly reminding us of the tragic loneliness of the master landscape artists of the Northern Song era (960-1127). Both lyrical and grandiose, their « language » has already become abstract. Sanyu, as a final metamorphosis of Chinese artist, brought the pictorial tradition of his native country to  the doors of modernity. The majority of these late landscapes are today in the National Museum of History of Taipei, where Sanyu should have exhibited them. Fate decided otherwise. He died in an accident in 1966. We have had to wait for the XXIst century to see them again in the west during the first retrospective exhibition devoted to him.

Curator : Jean-Paul Desroches with Catherine Pekovits and Rita Wong, ghest curator.

Guimet Museum - Asian Art National Museum, Paris
www.guimet.fr