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19/09/15

Jeff Wall à la Fondation HCB, Paris

Jeff Wall, Smaller pictures
Fondation Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris
Jusqu'au 20 décembre 2015

Jeff Wall
JEFF WALL
Diagonal Composition, 1993
Transparent dans caisson lumineux
© Jeff Wall / Courtesy of the artist

La Fondation Henri Cartier-Bresson présente « Smaller Pictures », une exposition de l’artiste canadien Jeff Wall (né en 1946). Grand connaisseur de l’histoire des arts et de la littérature, Jeff Wall est l’un des artistes les plus influents de l’art contemporain. Célèbre pour ses caissons lumineux de grandes dimensions, il a sélectionné pour cette exposition un ensemble de 35 tirages et caissons conçus à l’origine en petit format et provenant, pour la plupart, de sa collection personnelle.

Que signifie l’exposition de petits formats pour un artiste qui s’est plutôt illustré par ses tableaux photographiques de grandes dimensions ?
Faut-il y voir (en dehors de l’exiguïté relative des salles de la fondation) une réévaluation par Jeff Wall de ce qui constitue son œuvre ? L’artiste, qui a lui-même établi la sélection, n’a choisi que des œuvres conçues à l’origine en petits formats, depuis le Landscape Manual de 1969-1970 aux œuvres de ces dernières années. Comme le rappelle Jean-François Chevrier dans l’introduction du livre, le répertoire de petites « choses vues » n’a pas donné lieu à une production régulière tant que le procédé du caisson lumineux était de règle. C’est à partir de la fin des années 1990, que les images de petit format, en noir et blanc ou en couleur, se sont multipliées. 

JEFF WALL
After “Landscape Manual”, 1969/2003
Tirage gélatino-argentique
© Jeff Wall / Courtesy of the artist 

Après un mémoire de fin d’études sur Dada Berlin à l’université de Vancouver et un cycle en histoire de l’art au Courtauld Institute de Londres, Jeff Wall enseigne quelques années dans les universités canadiennes. Lors d’un voyage en Europe, il découvre la peinture de Vélasquez au Prado et décide alors de reprendre à son compte le programme de Baudelaire, du peintre de la vie moderne. Cent ans après le Français, Jeff Wall s’essaye à  « la reconstitution ou la réinvention de la tradition picturale » en utilisant la photographie, plus adaptée à l’époque.

Les petits formats de l’exposition sont loin des dimensions des caissons lumineux qui ont fait le succès de Jeff Wall dès la fin des années 1970. À travers ces tableaux photographiques, Jeff Wall proposait au regardeur une expérience de perception fondée sur la confrontation avec une imagerie dramatique (théâtrale) grandeur nature, qui produisait, de ce fait, un effet spectaculaire, par contraste avec l’intimisme du petit format. Jeff Wall pose un nouveau regard sur son œuvre et s’interroge, comme à son habitude sur son statut d’artiste.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue coproduit avec les Éditions Xavier Barral. Il est enrichi d’une introduction de Jean-François Chevrier et d’un entretien avec l’artiste.

L’exposition reçoit le soutien de la Fondation Luma. Elle est réalisée en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris et Marian Goodman Gallery qui représente Jeff Wall.

Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis, 75014 Paris

12/03/15

Juliette Bates : Ailes, Plumes et Terre - Histoires Naturelles

Juliette Bates : Ailes, Plumes et Terre - Histoires Naturelles
Exposition hors les murs de la Galerie Esther Woerdehoff
à la Galerie Photographique de l'Hôtel La Belle Juliette
18 mars - 31 mai 2015

L’Hôtel La Belle Juliette, rue du Cherche-Midi, au sein du label Hôtels Paris Rive Gauche, continue, grâce à sa galerie photographique, à soutenir la photographie contemporaine. Pour la saison 2015, la direction artistique a été confiée à Esther Woerdehoff, créatrice et propriétaire d’une galerie située dans le même quartier. La Galerie Esther Woerdehoff, partenaire principal du Prix Photo d’Hôtel Photo d’Auteur, accueillera dans ses locaux au mois de septembre prochain l’exposition des finalistes de ce concours organisé par Hôtels Paris Rive Gauche.

La programmation artistique de la Galerie photographique BJ valorise les travaux de jeunes artistes. Cette nouvelle saison s’ouvre avec les « Histoires Naturelles » de Juliette Bates (née en 1983).

Juliette Bates
© Juliette Bates, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Délibérément du côté du rêve, Juliette Bates nous entraîne dans un conte extraordinaire et énigmatique.

D’emblée le silence s’impose alors que nous pénétrons dans une forêt brumeuse. Puis une étrange silhouette féminine nous apparaît au pied d’une falaise. Elle nous entraîne chez elle et nous la suivons, intrigués et subjugués. Le silence est partout dans son intérieur immaculé ou tapissé de velours. Seuls le bruissement de l’étoffe ou le battement d’ailes de papillons semblent perturber
cette quiétude. Un calme pourtant si étrange.

Nous nous rendons compte finalement que cette silhouette sombre et élégante est une collectionneuse. Elle compose et crée autour d’elle un cabinet de curiosités où des éléments de la faune et de la flore sont prisonniers. Captifs volontaires ou sous l’emprise de leur maîtresse, des liens visibles ou sentimentaux attachent insectes, oiseaux, fleurs à cette délicate présence féminine. 

C’est la beauté qui semble guider cette dernière dans le choix de ses otages. Ils deviennent les pièces vivantes d’un univers parfait, harmonieux, mais inquiétant. Celui que la dame en noir se compose.

Dans ces mises en scènes photographiques d’une grande imagination et d’une grande maîtrise technique, Juliette Bates construit un passage entre le conscient et l’inconscient, en jouant avec les symboles et les atmosphères.

Isolément chaque photographie dégage un mystère particulier. Réunies, les images de Juliette Bates nous attrapent, telles les proies de cette dame en noir.

La Belle Juliette
92 rue du Cherche-Midi  - 75006 Paris
Ouvert tous les jours de 11h à 22h00
Entrée libre.

Galerie Esther Woerdehoff
36 rue Falguière - 75015 Paris

19/02/15

Les Bas-fonds du Baroque : La Rome du vice et de la misère, Petit Palais, Paris

Les Bas-fonds du Baroque : La Rome du vice et de la misère 
Petit Palais, Paris
24 février - 24 mai 2015

L’exposition « Les Bas-fonds du Baroque, la Rome du vice et de la misère » invite le public à découvrir, dans les Grandes Galeries du Petit Palais, le visage sombre et violent de la Rome baroque du XVIIe siècle, souvent célébrée pour ses fastes et sa grandeur, symboles du triomphe de la Papauté.

Theodoor Rombouts
Theodoor Rombouts, La Rixe, 1620-1630
150 x 241 cm, Statens Museum for Kunst, Copenhagen

Près de 70 tableaux évoquent l’univers clandestin et interlope de la capitale représentant un aspect inédit de cette étonnante production artistique romaine du Seicento, de Manfredi à Nicolas Régnier. Présentée à la Villa Medicis à l’automne 2014, l’exposition du Petit Palais est enrichie de nouveaux prêts prestigieux. Pour la première fois en France, est présentée cette « Rome à l’envers », au sein de laquelle s’épanouissent le vice, la misère et les excès de toutes sortes.

Grâce à des prêts exceptionnels de collections privées et de grands musées internationaux comme la National Gallery de Londres, le Nationalmuseum de Stockholm, la National Gallery d’Irlande, le Louvre, la Galerie Borghèse, le Palazzo Barberini, le Rijksmuseum d’Amsterdam entre autres, le public découvrira les œuvres de grands peintres caravagesques, des Bamboccianti et des principaux paysagistes italianisants. L’exposition réunit des artistes venus de toute l’Europe : de France comme Valentin de Boulogne, Simon Vouet, Nicolas Tournier, Claude Lorrain, des peintres de l’Europe du Nord tels Pieter Van Laer, Gerrit van Honthorst, Jan Miel ou du sud comme Bartolomeo Manfredi, Lanfranco, Salvator Rosa ou Jusepe de Ribera. Leur production artistique a alors comme point commun de dépeindre une Rome du quotidien privilégiant la vision « d’après nature » plutôt que celle louant le « beau idéal ». Ils participent à la vie nocturne de la cité et trouvent dans ses bas-fonds, ses tavernes, dans ce monde de misère, violent et grossier, où l’on boit et où l’on joue, une source inépuisable d’inspiration. Bon nombre de ces artistes, ceux venant d’Europe du Nord, se retrouvent au sein d’une société secrète, la « Bentvueghels » (les « Oiseaux de la bande »), placée sous la protection de Bacchus, dieu du vin et de l’inspiration artistique. Une vie de Bohême dont les peintres livrent parfois aussi des représentations empruntes de mélancolie, tirant des bas-fonds des toiles sublimes.

Le parcours de l’exposition évoque grâce à une scénographie spectaculaire du metteur en scène et scénographe italien Pier Luigi Pizzi, la dualité de la Rome de cette époque, entre la violence de ses bas-fonds et les fastes des palais de la Papauté.

Une application mobile est également disponible pour découvrir l’exposition grâce à une interview d’Annick Lemoine et de Pier Luigi Pizzi, à une sélection d’œuvres commentées ainsi que d’un jeu de piste.

Commissariat de l'exposition : Francesca Cappelletti, commissaire scientifique, professeur à l’université de Ferrare, Annick Lemoine, commissaire scientifique, chargée de mission pour l’histoire de l’art à l’Académie de France à Rome-Villa Médicis, maître de conférences des universités, Christophe Leribault, directeur du Petit Palais.

Petit Palais - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
www.petitpalais.fr

22/11/14

Samiro Yunoki, MNAAG, Musée Guimet, Paris : La danse des formes. Textiles de Samiro Yunoki

La danse des formes. Textiles de Samiro Yunoki 
MNAAG, Musée Guimet, Paris
Jusqu'au 12 janvier 2015

Cette exposition marque l’entrée dans les collections de 71 œuvres, essentiellement textiles, données au musée national des arts asiatiques - Guimet par Samiro Yunoki, artiste japonais né en 1922 à Tokyo.

Issu d’une famille d’artistes, Samiro Yunoki s’oriente vers des études d’histoire, d’art et d’esthétique au sein de l’université de Tokyo et s’intéresse après la Seconde Guerre mondiale au travail du textile et des techniques artisanales, en suivant les enseignements de Keisuke Serizawa, grand artiste japonais (1895-1984) dont il fut l’élève.

La diversité des pièces de la donation reflète la variété de son œuvre qui allie savoir ancestral et vision moderne, tant dans les techniques et matériaux employés que dans les motifs décoratifs eux-mêmes. Eclatantes de modernité, ces œuvres attestent d’une parfaite maitrise de la technique japonaise de la teinture au pochoir, technique du katazome, littéralement « teinture à partir d’une forme ».

L’artiste se distingue également par l’emploi de couleurs vives, en parfaite harmonie avec la texture du tissu ainsi que par des motifs imaginaires abstraits mais si évocateurs qu’ils en deviennent presque figuratifs. Une extrême clarté des formes et un remarquable sens du mouvement donnent un caractère singulier à l’œuvre de Samiro Yunoki qui, outre les textiles, s’exprime sur des supports très diversifiés tels que peinture sur verre, collages, sculptures ou livres illustrés pour enfants.

En marge d’œuvres imprégnées par le Japon traditionnel, une grande partie de son travail est très ouvertement influencée par l’Occident et notamment Matisse. Yunoki ne considère pas ses textiles comme de simples décors en aplats mais comme des objets d’art tridimensionnels et dynamiques qui se déploient dans l’espace.

Autour de l’exposition, tarifs, informations pratiques et horaires :
www.guimet.fr

Présidente de l’établissement : Sophie Makariou
Commissaire : Aurélie Samuel, chargée de la section textiles au MNAAG

Samiro Yunoki. La danse des formes 
Catalogue de l'exposition
Coédition musée national des arts asiatiques – Guimet / Réunion des musées nationaux – Grand Palais, 2014
Auteurs : Samiro Yunoki ; Aurélie Samuel ; Kévin Kennel, assistant section Textiles au MNAAG.
Broché, 48 pages, 40 illustrations - Prix : 10 euros 

28/10/14

Exposition Baccarat, Petit Palais, Paris : La légende du cristal

Baccarat. La légende du cristal
Petit Palais, Paris
Jusqu'au 4 janvier 2015

A l’occasion du 250e anniversaire de Baccarat, le Petit Palais exposer dans ses Grandes Galeries les chefs-d’oeuvre de la plus illustre manufacture de cristal au monde, étonnants témoignages de la virtuosité de ses artisans.

Baccarat : Candélabre dit « du Tsar »,
commandé pour le tsar Nicolas II en 1896
© Archives Baccarat

Il s’agit de la première rétrospective en France dédiée à Baccarat depuis l’exposition du Bicentenaire aux Arts décoratifs en 1964. En accord avec l’architecture du Petit Palais élevé pour l’Exposition universelle de 1900, l’exposition présente les créations de Baccarat conçues pour les grandes expositions parisiennes de 1823 à 1937, au cours desquelles la manufacture conquiert une notoriété internationale. C’est également à la faveur de ces rendez-vous que Baccarat attire par son éclat les commandes des grands de ce monde.


Baccarat : Calices couverts et verre à jambe haute peints à l’or en relief, 
Exposition Internationale de l’Est de la France, Nancy, 1909
© Baccarat
Photographe : Patrick Schüttler

Dans une scénographie raffinée sublimant la virtuosité et le savoir-faire des artisans du cristal, le visiteur découvre au sein du parcours d’exposition les oeuvres rassemblées selon leurs affinités stylistiques ou leur contexte de création. Un choix exceptionnel de près de cinq cents pièces historiques est présenté, en majorité provenant de la collection privée de la manufacture lorraine et complété d’emprunts prestigieux au musée d’Orsay, au Louvre, aux Arts décoratifs, à la Cité de la Céramique, aux Arts et Métiers, au château de Compiègne et aux musées de Nancy. De nombreux dessins et documents d’archives inédits permettent de retracer la genèse des créations exposées et de dévoiler les sources d’inspiration qui ont nourri les artisans de la célèbre manufacture depuis 250 ans.


Baccarat : Vase « Simon » : « Allégorie de l’Eau », gravé par Jean-Baptiste Simon, 
Exposition Universelle, Paris, 1867
© Baccarat
Photographe : Patrick Schüttler

Ainsi, sont présentées des oeuvres exceptionnelles comme le monumental « Vase Négus », « la Toilette de la duchesse de Berry », ou les « Vases Simon » créés pour l’exposition universelle de 1867 à Paris. Des pièces de services issues de grandes commandes royales ou conçus pour les puissants du monde entier comme le tsar Nicolas II, l’empereur du Japon, ou encore des maharadjas témoigneront de l’excellence du savoir-faire de Baccarat. Une table mettant en scène certaines de ces commandes soulignera le triomphe de la manufacture dans le domaine de l’art de vivre. Un espace spécifique retrace l’histoire légendaire du verre Harcourt, pièce iconique, inspiré du calice d’apparat et gravé du monogramme royal commandé par le Roi Louis-Philippe en 1840.

L’exposition s’achève de manière éblouissante par une galerie où est accrochée une série de lustres en majesté, dont le plus monumental resplendi de 250 lumières dans la galerie d’honneur du Petit Palais.

Commissariat de l'exposition :
Michaela LERCH-MOULIN, conservateur de la Collection patrimoniale, Baccarat
Dominique MOREL, conservateur en chef au Petit Palais

Petit Palais, Musée des Beaux-Arts
Avenue Winston Churchill - 75008 Paris
petitpalais.paris.fr

08/05/14

Musée Carnavalet : Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé

Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé 
Musée Carnavalet, Paris 
11 juin 2014 - 8 février 2015

A l’occasion du 70e anniversaire de la libération de Paris et dans le cadre du Mois de la Photographie, le musée Carnavalet présente l’exposition Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé

Affiche de l’exposition de 1944 
© Musée Carnavalet 

Le 25 août 1944, Paris est libéré par la 2e Division blindée du général Leclerc et les Alliés. Deux mois et demi après, alors que la France et les Alliés se battent encore contre les nazis, le musée Carnavalet écrit déjà l’histoire en ouvrant le 11 novembre 1944 une exposition sur la Libération. En effet, dès septembre, François Boucher, conservateur du musée Carnavalet et résistant, souhaite « réunir les documents indispensables à l’historien de l’avenir ». Il lance alors un appel dans la presse afin de « constituer une documentation très complète sur les journées de la libération de Paris » et sollicite de nombreuses institutions. Cette exposition, réalisée sur le vif et portée davantage sur l’émotion que sur la véracité historique, rencontre alors un véritable succès populaire. 

Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé revient sur l’exposition de 1944 en reprenant des photographies de Robert Doisneau, René Zuber, Jean Séeberger… que viennent enrichir et contextualiser des tirages, des films d’époque, des entretiens vidéos avec des témoins de la Libération, des livres publiés à chaud ou encore divers objets attestant de l’engagement des résistants parisiens pour leur cause… Cet ensemble inédit de témoignages variés permet de comprendre la fabrique de l’image en temps de guerre. Dans un face à face où photographies et films se répondent, le parcours montre que les mémoires individuelles et collectives se sont construites grâce aux images qui, avec le temps, font l’objet d’interprétations variées. Une installation audio-visuelle de l’artiste Stéphane Thidet illustre le lien complexe qui nous lie aux photographies et le médecin généticien Axel Kahn nous explique comment notre cerveau les mémorise. 

Le musée Carnavalet propose un programme d’animations pendant toute la durée de l’exposition, disponible sur le site du musée www.carnavalet.paris.fr à partir du 1er juin. 

Par ailleurs le Département des expositions de la Direction de l’Information et de la Communication, et le musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – musée Jean Moulin, présentent l’exposition Libérer Paris, août 1944, de juin à septembre 2014 salle Saint-Jean à l’Hôtel de ville. Hors les murs, des promenades parisiennes invitent à poursuivre la découverte de l’histoire de l’Insurrection et de la libération de Paris dans la ville. 

Commissariat de l'exposition : Catherine Tambrun, musée Carnavalet – Histoire de Paris 
Assistée de Cyril Colin 
Conseillère scientifique : Christine Lévisse-Touzé

Un catalogue de 400 pages environ / 270 illustrations environ est édité en français, anglais et allemand.

Musée Carnavalet – Histoire de Paris 
16, rue des Francs-Bourgeois - 75003 Paris
www.carnavalet.paris.fr

19/01/14

1925, quand l'Art Déco séduit le monde, Cité de l’architecture & du patrimoine, Paris

1925, quand l’Art Déco séduit le monde 
Cité de l’architecture & du patrimoine, Paris 
Jusqu'au 17 février 2014 - Prolongation jusqu'au 3 mars 2014

Formes géométriques, pures et dynamiques, le style Art Déco (1919-1940) se caractérise par son attractivité et sa vivacité. Né de l’impulsion des créateurs français tels que les architectes Henri Sauvage, Robert Mallet-Stevens, Roger-Henri Expert, Pierre Patout, les décorateurs André Véra, Louis Süe, André Mare et Jacques-Émile Ruhlmann, les couturiers Paul Poiret et Jean Patou ou encore les sculpteurs Martel, Janniot, Sarrabezolles…, il est le fruit d’une vision commune émanant de champs artistiques variés. 

Salon de l’Ambassade de France à Belgrade
© Editions Internationales du Patrimoine / Marc Walter

La Cité de l’architecture & du patrimoine, installée dans le Palais de Chaillot, dernier chef-d’œuvre de l’architecture Art Déco, présente la première grande rétrospective française rendant hommage à une esthétique qui a su unir des créateurs du monde entier et acquérir une popularité pérenne et dont l’exposition internationale des Arts décoratifs et industriels de 1925 à Paris a signé l’apogée. Les singularités du style Art Déco sont mises en lumière au travers de mobilier, maquettes et dessins d’architecture mais aussi sculptures, peintures et objets d’art, et présentées sur une étendue de 1100 m².

L’exposition s’organise selon une suite de séquences thématiques qui s’attachent à démontrer les clés du succès international du style Art Déco et ses influences dans les différents domaines artistiques.

Après la comparaison et distinction avec l’Art Nouveau, notamment au travers des plans, maquettes et photographies de la Villa Majorelle de Henri Sauvage à Nancy et de la Villa Cavrois par Robert Mallet-Stevens, l’exposition présente les grandes figures de la création française dont les réalisations des années 1910 portent, déjà, les caractéristiques de l’Art Déco : les architectes Henri Sauvage et Auguste Perret, le décorateur André Véra, le couturier Paul Poiret ou le créateur Jacques-Emile Ruhlmann.

A partir des années 1920, le style Art Déco se développe dans un contexte marqué par les avancées technologiques et la modernité (aviation, automobile, radio, cinéma muet). Mouvement et vitesse inspirent artistes et architectes : les premiers cinémas Art Déco voient le jour comme le Louxor en 1921 (Henri Zipcy) ou le Grand Rex en 1932 (Auguste Bluysen). Les mentalités évoluent et des personnalités comme la peintre Tamara de Lempicka, Charlotte Perriand, Kiki de Montparnasse, Louise Brooks, Coco Chanel, Joséphine Baker ou Habib Benglia (premier acteur africain du cinéma français) contribuent à cette ouverture d’esprit et véhiculent ce style. 

Henri Sauvage 
Exposition internationale des arts décoratifs modernes, Paris, 1925 : Pavillon Primavera : étude en élévation pour la façade principale (1925)
© Cité de l’architecture & du patrimoine

Le parcours se poursuit avec une large séquence consacrée à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs et Industriels de 1925, qui fit émerger la dénomination d’« Art Déco ». Implantée sur l’esplanade des Invalides à Paris, l’exposition de 1925 est marquée par les pavillons de l’Ambassade française et de la Manufacture de Sèvres, par ceux dédiés aux enseignes des Grands Magasins, ainsi que par le Pavillon du tourisme de Robert Mallet-Stevens et le Pavillon du collectionneur de Jacques-Émile Ruhlmann, construit par Pierre Patout et aménagé en collaboration avec les sculpteurs Joseph Bernard et Alfred Janniot ou le peintre Jean Dupas. 

Suivent la reconstruction de l’après-guerre 1914/18 et le développement de l’architecture Art Déco en France, notamment dans le domaine public (aéroports, gares, hôpitaux, lycées) mais aussi villas privées, magasins  : Samaritaine à Paris (Henri Sauvage, 1933), Bibliothèque Carnegie à Reims (Max Sainsaulieu, 1928), Hôtel Plazza à Biarritz (Louis-Hippolyte Boileau, 1928), Gare de Lens (Urbain Cassan, 1926), La Piscine à Roubaix (Albert Baert, 1932) ou la Bourse du travail à Bordeaux (Jacques D’Welles, 1938). 

Une dernière section importante est dédiée à la résonance mondiale de ce mouvement esthétique. Après le succès retentissant de l’exposition de 1925 à Paris, architectes, artistes et décorateurs français sont appelés dans les grandes villes du monde pour exercer leurs talents. A New York, Alfred Janniot réalise les portes du Rockefeller Center construit par Wallace Harrison, qui avait fait ses études aux Beaux-Arts de Paris. A Madrid, Bruxelles, Porto, Belgrade, Rio de Janeiro, São Paulo, Shanghai, Saïgon, Tokyo, Chicago, les artistes français influencent leurs homologues étrangers qui déclineront ainsi le style Art Déco en lui insufflant souvent un esprit local. L’Art Déco est adopté, et devient ainsi le premier style vraiment international.

Commissaires de l'exposition : Emmanuel Bréon, conservateur en chef du patrimoine, chef du département des peintures murales et des vitraux du musée des Monuments français à la Cité de l'architecture & du patrimoine. Il est le créateur du musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt, et a notamment reçu le prix de la Critique à New York pour l'exposition Ruhlmann, Genius of Art Déco, présentée au Metropolitan Museum of Art en 2004.
Philippe Rivoirard, architecte DPLG, historien de l'architecture des années 1930 et enseignant à l'ENSA Paris Val-de-Seine, a notamment publié, en 2006, Mettre en scène l’architecture, in Tamara de Lempicka, (catalogue de l’exposition) et La modernité à l’Exposition des Arts Décoratifs de Paris – 1925 en 2004.

1925, quand l’Art Déco séduit le monde 
Catalogue de l'exposition
© Cité de l’architecture & du patrimoine / Editions Norma

L’exposition est accompagnée d’un catalogue publié par la Cité de l’architecture & du patrimoine et les Editions Norma.

Cité de l’architecture & du patrimoine
Galerie des expositions temporaires
1 place du Trocadéro, Paris 16e
www.citechaillot.fr

Obras Gráficas, Galerie Maeght, Paris - Oeuvres graphiques

Obras Gráficas (Oeuvres graphiques)
Galerie Maeght, Paris 
Jusqu'au 1er mars 2014 

Joan Miró, Pablo Palazuelo, Antoni Tàpies, Eduardo Chillida, Antonio Saura, Eduardo Arroyo, Joanet Gardy-Artigas, Manolo Valdès et Equipo Crónica, José Manuel Broto, Xavier Grau, Susana Solano : la Galerie Maeght célèbre son amitié avec de grands artistes espagnols, qu’elle a accompagnés et édités, en consacrant une exposition à leur oeuvre gravé. Des oeuvres d’une grande diversité et d’une étincelante puissance graphique dont plusieurs chefs-d’oeuvre de Joan Miró notamment.

Joan Miro 
Cap i cua, 1979 
Lithographie originale, 99,5 x 72,5 cm 
75 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris

Jaillissement artistique. 1947 : Joan Miró rejoint la Galerie Maeght nouvellement créée par Aimé Maeght. Cette rencontre historique, après celle de Pierre Bonnard ou Henri Matisse, marque durablement l’avenir et les choix artistiques de la Galerie Maeght. « Plusieurs générations d’artistes espagnols ont été accompagnées par notre famille depuis sept décennies. A leurs côtés, nous avons vécu les bouleversements politiques de l’Espagne et de la Catalogne, mais aussi une intense créativité artistique » précise Isabelle Maeght, nommée en 2011, Commandeur dans l’Ordre d’Isabelle la Catholique pour sa contribution à favoriser les échanges artistiques entre la France et l’Espagne. Une distinction qui souligne ses attaches particulièrement fortes, tant artistiques que personnelles, avec de nombreux artistes espagnols.

Puissance graphique. Joan Miró, Pablo Palazuelo, Antoni Tàpies, Eduardo Chillida, Antonio Saura, Eduardo Arroyo, Joanet Gardy-Artigas, Manolo Valdès, Equipo Crónica, José Manuel Broto, Xavier Grau… : si la Galerie Maeght a exposé ces grands artistes, elle a également été leur imprimeur et leur éditeur. Tous ont développé, dans ses ateliers, un travail gravé d’une grande énergie graphique. « Les artistes ont très souvent pratiqué gravure ou lithographie comme champ d’expérimentation avec une grande liberté dans nos ateliers » commente Isabelle Maeght. 

Depuis quelques années, nous constatons un regain d’intérêt pour les éditions originales signées, rencontres entre art et technique. La Galerie Maeght a un grand rôle à jouer car elle possède un fond d’oeuvres gravées important et varié. De très nombreux amateurs d’art souhaitent voir et revoir ces grands artistes et, à travers leurs oeuvres imprimées, connaître leur approche des techniques employées.

L’imprimerie ARTE, créée par Adrien Maeght en 1964 rue Daguerre, n’a depuis lors eu de cesse que de mettre à disposition des artistes toutes les techniques ou même de les adapter à leurs besoins, des plus anciennes - lithographie, phototypie, eau-forte - aux plus modernes ou innovantes dont Adrien Maeght sut souvent percevoir avant l’heure le potentiel considérable. Miró comme Tàpies réalisèrent grâce au procédé inédit du carborundum des oeuvres aujourd’hui considérées comme des chefs-d’oeuvre de l’édition d’art du XXème siècle.

Joan Miró (1893-1983). Miró écrivit au sujet des contraintes de la gravure, qui le passionna tant : « Il fallait y résister, les déborder, et alors un immense champ de possibilités s’offrait au regard et à la main.» Miró reçut en 1954 le grand prix de l’oeuvre graphique de la Biennale de Venise. Pour cette exposition, Isabelle Maeght a souhaité présenter plusieurs séries, telle l’étonnante Série Gossos, la puissante Série Commedia dell’arte, la respectueuse Série Hommage à Gaudi ou encore, en référence à Altamira, la Série Rupestres

Pablo Palazuelo 
Galerie Maeght Barcelone, 1984 
Lithographie originale sur Velin d’Arches, 84,5 x 59,5 cm 
150 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris 

Pablo Palazuelo (1916-2007) réalise sa première exposition personnelle à la Galerie Maeght en 1955, après avoir participé à l’exposition collective Tendances en 1952 qui présentait les jeunes artistes de l’époque tels Olivier Debré et Ellsworth Kelly, pour laquelle Palazuelo réalise la couverture du catalogue et l’affiche. 

Pablo Palazuelo étudie l’architecture à Oxford puis intègre l’Ecole des Arts et Métiers de Londres. Il développe ainsi un esprit d’analyse aiguisé qui lui permet de structurer singulièrement l’espace. Ses premières réalisations se fondent sur l’étude des éléments naturels : cristaux de neige, cellules vivantes… qu’il examine au microscope. D’esprit géométrique à ses débuts, son art évolue vers l’emploi de lignes plus sinueuses, tout en gardant ce tempérament austère qui le caractérise. Viendront les thèmes des pierres et des ondes qui s’accordent à sa gamme chromatique composée essentiellement d’ocres, de terres de Sienne et de rouges.

La Galerie Maeght présente la série de gravures originales Sigilla (1977) et la lithographie originale Inaugural (1974), des oeuvres fortes et sensibles, comme l’est tout l’oeuvre de Pablo Palazuelo. 

Antoni Tàpies 
Z, 1981 
50 x 65 cm, eau-forte originale et collage sur Vélin d’Arches signés et numérotés
© Galerie Maeght Paris

Antoni Tàpies (1923-2012) fait partie de ceux qui ont apporté au XXème siècle une vision nouvelle de la gravure. Son oeuvre gravé est intense et complexe, tant sur le plan symbolique que technique. Parfois il apporte des matériaux tels du crin, des cartes à jouer, du sable… et ainsi intervient sur chaque exemplaire.

Dans les ateliers de l’imprimerie ARTE, Antoni Tàpies se livre à un travail de recherche, considérant ce médium comme un champ d’expérimentation à part entière. Au travers des objets qui circulent entre sa peinture et sa gravure, l’artiste affirme que son oeuvre gravé est aussi important que son oeuvre peint. Les oeuvres Grande croix et collage (1977) et Z (1981) sont emblématiques des matériaux que Tàpies a superposés sur une gravure originale.

Eduardo Chillida (1924-2002), « sculpteur devenu forgeron » (Gaston Bachelard), est célèbre pour ses sculptures monumentales ou ses collages graphiques et poétiques. Son oeuvre graphique est tout de contrastes et d’équilibre, entre puissance et fragilité. Après sa première exposition personnelle à la Galerie Maeght, qui a lieu en 1956, il réalise dans l'atelier ARTE-Adrien Maeght de grandes gravures et eaux-fortes originales. Pour « Obras Gráficas », Isabelle Maeght a sélectionné notamment Hildokatu II (1982), eau-forte originale sur papier Japon.

Antonio Saura 
Gris, 1975 
47.5 x 58.5 cm. Lithographie originale sur Velin d’Arches 
75 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris

Antonio Saura (1930-1998), cofondateur du groupe El Paso dans les années cinquante après s’être éloigné du surréalisme, expose à la Galerie Maeght en 1975. Intellectuel très engagé, son écriture formelle si personnelle croise avec ses réflexions politiques et sa volonté de retravailler l’histoire et la mémoire espagnoles, se confrontant aux oeuvres de ses grands prédécesseurs comme aux icônes. C’est à son oeuvre sur papier, très riche, qu’est consacrée l’exposition de la Galerie Maeght en 1975. Pour « Obras Gráficas », Isabelle Maeght a notamment choisi d’exposer Gris (1975), Don (1984), Amasijo (1984) lithographies originales éditées par Maeght.

Susana Solano 
Entre tres, 1986 
94,5 x 76 cm, eau-forte originale sur Vélin d’Arches 
50 exemplaires signés et numérotés 
© Galerie Maeght Paris

Susana Solano. Née en 1946, cette artiste catalane intègre l’école des Beaux-Arts de Barcelone où elle étudie la peinture. Dans les années 1980, elle s’initie aux techniques de ferronnerie et consacre une grande partie de son oeuvre à la sculpture. Elle rencontre alors une reconnaissance internationale.

Lauréate de plusieurs prix, le travail de Susana Solano s’articule autour de la relation entre l’espace et la matière. Elle crée notamment des formes libérées, quasi-aériennes, ou à l’inverse cloisonnées par des armatures métalliques où grillages en fer, plomb, aluminium et acier inoxydable viennent structurer le vide.

Les oeuvres gravées de Susana Solano intègrent son processus de recherche : dessins analytiques, planches préparatoires… Elles sont un moyen pour l’artiste de laisser des traces évidendes de ses expérimantations plastiques. La Galerie Maeght présente Entre tres, créée en 1986.

José Manuel Broto et Xavier Grau, tous deux nés en 1949, incarnent dans les années 1970 une jeune génération d'abstraits ; leurs oeuvres sont exposées par la Galerie Maeght dès 1976. Les oeuvres gravés de José Manuel Broto et celles de Xavier Grau méritent une attention très particulière pour la complémentarité qu’ils ont su déployer, chacun à leur manière, avec leur peinture, très gestuelle, marquée par l’abstraction américaine. Leurs gravures sont quant à elles marquées par la luminosité.

Joanet Gardy-Artigas 
Thoracique jaune, 1977 
65 x 49.5 cm. Lithographie originale sur Velin d’Arches 
75 exemplaires signés et numérotés
© Galerie Maeght Paris

Joanet Gardy Artigas est le fils Josep Llorens Artigas, célèbre céramiste et grand ami de Miró. Il grandit en plein coeur de l’émulsion artistique parisienne d’après-guerre. Très vite, il suit les traces de son père et ouvre un atelier de céramique à Paris dans lequel il travaille avec Braque, Chagall et Miró. Avec ces artistes, il prend goût à la sculpture monumentale, à l’architecture et découvre les techniques de la lithographie et de l’eau-forte qu’il expérimente pour la première fois à l’imprimerie ARTE. Ces moyens d’expression deviendront complémentaires et essentiels à l’ensemble de son travail. Son oeuvre gravé se nourrit particulièrement de sa sculpture : son goût pour les couleurs, les jeux de lumière et les tracés voluptueux éclatent dans ses gravures. Explicites ou suggérées, ses créations sont des odes au corps féminin.

Eduardo Arroyo, cofondateur du mouvement de la Figuration narrative, réalise ses premières lithographies originales pour la Galerie Maeght dès 1977, année de sa première exposition Parmi les peintres. « Obras Gráficas » est l’occasion de redécouvrir Parmi les peintres (1977) ou Pont d’Arcole (1977). 

Equipo Crónica 
Las bolas, 1978 
47 x 61 cm. Lithographie originale sur Velin d’Arches 
© Galerie Maeght Paris

Equipo Crónica. De 1964 à 1981, le collectif espagnol formé par Rafael Solbes, Manolo Valdès et Juan Antonio Toledo crée une oeuvre à la fois jubilatoire et sarcastique. Marqué par le franquisme, leur art est avant tout un art de dénonciation et, demeure, à ce titre, très politisé. Pour illustrer les thèmes de la violence, de la dictature, de la censure, de l’injustice sociale, ils ont recours à toutes les données culturelles de l’histoire de l’art, de Velázquez à Picasso, de Mondrian à Lichtenstein. L’exposition présente la lithographie originale Las bolas illustrant la série des Billards, exposée pour la première fois à la Galerie Maeght en 1978. 

Manolo Valdes 
Affiche “Galerie Maeght Barcelone”: “Reina Mariana” avant, 1982 
79 x 54 cm, Sérigraphie originale sur Guarro 
© Galerie Maeght Paris

Manolo Valdès. La Galerie Maeght présente, dès 1982, la première exposition de Valdès en solo. Son oeuvre rencontre un grand succès international, confirmé par l’enthousiasme du public lors de l’exposition que lui a consacrée la Fondation Maeght en 2006. Peintre autant que sculpteur, Manolo Valdès s’est passionné pour la gravure. Il s’intéresse de près à la texture de la surface, il prend plaisir à expérimenter les différents types de papiers qu’il rehausse souvent avec des collages. Ses assemblages lui permettent de réinterpréter l’histoire de l’art, reprenant des éléments emblématiques des grands maîtres. A l’occasion de « Obras Gráficas », Isabelle Maeght propose de redécouvrir les lithographies d’Equipo Crónica comme les sérigraphies originales des premières années de Valdès « en solo ». Citons notamment Lluvia en el puerto (1982) ou Reina Mariana (1982), qui peut être interprétée tant comme un hommage à Velasquez et ses Ménines qu’à Kandinsky.

Galerie Maeght
42 rue du Bac, 75007 Paris
www.maeght.com

04/01/14

Les Impressionnistes en privé, Musée Marmottan Monet, Paris : Cent chefs-d'oeuvre de collections particulières

Les Impressionnistes en privé. Cent chefs-d'oeuvre de collections particulières 
Musée Marmottan Monet, Paris
13 février - 6 juillet 2014 

Ouvert pour la première fois au public en 1934, le musée Marmottan Monet célèbrera son quatre-vingtième anniversaire en 2014. En moins d’un siècle, le musée a bénéficié de legs et de donations d’une envergure sans égale faisant de lui le dépositaire du premier fonds mondial d’œuvres de Claude Monet et de Berthe Morisot. Sans la générosité des collectionneurs et des descendants d’artistes, il ne serait pas devenu un haut lieu de l’impressionnisme. Conscient de cet héritage, le musée souhaite débuter les cérémonies de son anniversaire en rendant hommage aux collections privées.

Berthe Morisot
Berthe MORISOT 
Le Piano, 1888 
Collection particulière

Le musée Marmottan Monet présente ainsi du 13 février au 6 juillet 2014 une exposition intitulée : Les Impressionnistes en privé. Cent chefs-d'oeuvre de collections particulières, réunissant exclusivement des œuvres en provenance de collections particulières. L’historienne de l’art, Claire Durand-Ruel Snollaerts et Marianne Mathieu, adjointe au directeur du musée Marmottan Monet chargée des collections, assurent le commissariat de cette exposition.

Cinquante prêteurs se sont associés avec enthousiasme à ce projet et ont accordé des prêts en provenance de France, des Etats-Unis, du Mexique, de Suisse, de Grande-Bretagne et d’Italie. Cette exposition offre l’opportunité unique au public de découvrir des tableaux pour la plupart jamais vus. Une centaine de chefs-d’œuvre impressionnistes constituent un ensemble d’exception. Quatre-vingt peintures et une vingtaine d’œuvres graphiques par Jean-Baptiste-Camille Corot, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Edouard Manet, Frédéric Bazille, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte, Berthe Morisot, Armand Guillaumin, Paul Cézanne, Mary Cassatt, Eva Gonzalès et Auguste Rodin permettent de retracer une histoire de l’impressionnisme à travers des œuvres inédites. 

Armand Guillaumin
Armand GUILLAUMIN 
Quai de la Rapée, 1873 
Collection particulière

Le parcours de l’exposition présente d’abord les prémices de l’impressionnisme. Il continue avec son éclosion vers 1874, puis avec les années 1880-1890 quand le groupe des impressionnistes se disloque pour laisser place au génie créatif de chacun de ses membres. Enfin, l’œuvre ultime de maîtres tels Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley et Claude Monet, qui, par bien des égards se situe au-delà de l’impressionnisme, ouvre une fenêtre sur l’art moderne et clôt la manifestation.  

L’accrochage, chronologique, commence par des paysages de Jean-Baptiste-Camille Corot, Johan Barthold Jongkind et Eugène Boudin, dont, de ce dernier, La Plage de Bénerville, d’un format hors du commun.  Le Bar aux Folies Bergères d’Édouard Manet d’une part, et La Terrasse à Méric de Frédéric Bazille d’autre part concluent cette première partie. Chaque impressionniste est ensuite représenté à travers une dizaine de peintures couvrant l’ensemble de sa carrière. 

Edgar Degas
Edgar DEGAS 
Mary Cassat au Louvre, 1879-1880 
Collection particulière

Sur les planches de Trouville, hôtel des Roches Noires de Claude Monet (1870), en passant par cette jeune inconnue portraiturée par Berthe Morisot en 1871,  une Meule de Camille Pissarro (1873)  ou Le Jardin de Maubuisson de Paul Cézanne (c. 1874), sont quelques exemples éblouissants de la section dévolue aux années 1870. 

Le Tournant du Loing à Moret d’Alfred Sisley (1886), Les Jeunes filles au bord de la mer d’Auguste Renoir (vers 1890), le double portrait de Pagans et le père de l’artiste d’Edgar Degas (vers 1895) ou Les Dahlias, le jardin du Petit-Gennevilliers de Gustave Caillebotte (1893), sont en revanche des travaux typiques de la fin du XIXème siècle. 

Auguste Renoir
Pierre-Auguste RENOIR 
Le chapeau épinglé, première planche, 1897 
Collection particulière

Paul CEZANNE 
Les grands baigneurs, Vers 1896-1898 
Collection particulière

A côté de ces toiles, l’exposition dévoile deux exceptionnelles sculptures, La Petite danseuse de 14 ans par Edgar Degas et Le Penseur, en terre cuite, d’Auguste Rodin, représentatifs d’une sélection digne des plus grands musées.

Cette exposition, unique et incontournable, témoigne de la présence et de l’engouement toujours vifs des maîtres impressionnistes au sein des collections privées.

MUSEE MARMOTTAN MONET 
2 rue Louis-Boilly - 75016 Paris
www.marmottan.fr 

30/12/13

Joel Morrison, Galerie Almine Rech, Paris

Exposition Joel Morrison 
Galerie Almine Rech, Paris
9 janvier - 15 février 2014


Pour sa seconde exposition personnelle à la galerie Almine Rech, l’artiste californien JOEL MORRISON présente un nouvel ensemble d’assemblages en acier inoxydable. Un cadre conceptuel inébranlable est joint à des objets du quotidien et enchâssé dans des extérieurs lisses et raffinés. Grâce à des surfaces sans faille et à une fabrication impeccable, Joel Morrison lubrifie efficacement la réalité brute et parfois crue qui sous-tend son œuvre.

Oscillant entre art élitiste et art populaire, minimalisme et abstraction, ordre et chaos, Morrison touche un public divers grâce à un indéniable travail d’artisan, tout en maintenant une intégrité subversive. Il élève des objets trouvés organiques, divergents et apparemment arbitraires en leur offrant des rôles exaltés. Le motif cousu sur la couverture New Madrid est le même que celui d’une peinture de Frank Stella de 1961. Une viennoiserie française ordinaire est détournée sur un buste néo-classique, formant un croissant-moustache qui présente un surprenant parallèle avec la culture hispanique « cholo » du Sud de la Californie.

Des objets du quotidien comme des enclumes, des épis de maïs, des vestes cloutées et du papier d’aluminium sont coulés dans des métaux divers. Faisant usage d’un moyen d’expression souvent associé à une esthétique monochromatique froide et rigide, l’artiste s’oppose à cette interaction initiale en enveloppant l’œuvre dans des surfaces parfaites, miroitées et polies. Le spectateur se trouve ainsi immédiatement lié à l’œuvre, dans un rapport intime et personnel. Les couleurs de ses cheveux, de ses vêtements et d’autres éléments de l’environnement sont instantanément absorbées par la pièce. Bien que coulée dans une matière solide et très résistante, l’œuvre est sans cesse revitalisée par l’afflux de visiteurs et par son environnement.

Les surfaces raffinées des pièces évoquent une équipe de fabricants spécialisés, créant les œuvres au moyen de machines sophistiquées. Ceci contraste avec le caractère physiquement éprouvant et la minutie du processus analogue par lequel la main de l’artiste est littéralement impliquée dans chaque étape du processus.

Né en 1976 à Seattle dans l’Etat de Washington, JOEL MORRISON vit et travaille à Los Angeles en Californie. Il a participé ces dernières années à de nombreuses expositions dont Six Solos au Wexner Center for the Arts (Columbus, Ohio, 2011) et California Biennial au Orange County Museum of Art (2006). Son œuvre a également été exposée à la galerie Gagosian (Hong Kong 2012, New York 2011 -exposition de Joel Morrisson présentée ici-, Beverly Hills 2008). Joel Morrison a également occupé la Project Room du Santa Monica Museum of Art  (Californie, 2003).  

Galerie Almine Rech
64 rue de Turenne - 75003 Paris
www.alminerech.com 

14/12/13

Stanislas Guigui, La Galerie Particulière, Paris

Stanislas Guigui, Atras del Muro 
La Galerie Particulière, Paris 
Jusqu'au 14 janvier 2014

Intéressé par les thématiques sociales de l’exclusion et des mondes marginaux, Stanislas Guigui (né en 1969) construit depuis 1996 un travail photographique où son regard n’est jamais moralisateur mais interroge notre capacité d’indignation face aux injustices créées par nos sociétés. 

STANISLAS GUIGUI
De la série Atras del Muro
C-Print, 90 x 60 cm, 2008

En 1996, il part vivre en Colombie. Conséquences de la guerre civile, des milliers de sans-abri hantent les rues de Bogota et plus précisément le quartier de El Cartucho, la plus grande cour des miracles d’Amérique du Sud. En 2003, Stanislas Guigui réussit à être accepté par les habitants du quartier qu’il photographiera pendant 3 ans : montrant les conditions de vie misérables, les fumeries de crack et les batailles au couteau.

Aujourd’hui installé à Marseille, dont il chronique le quotidien et la population, Stan Guigui entame un parcours photographique aux Etats-Unis, comme un contre-point à cette autre Amérique qu’il a quittée.
« Je suis allé au coeur du ravage pour montrer à quoi la vie ressemble de l’autre côté du mur. Pour montrer à quoi on ressemble quand on a tout perdu et qu’au-dessous de la crasse et de la misère, il y a simplement des gens dont les vies ont basculé un jour. Des gens comme vous et moi, comme moi, qui sont simplement malchanceux ou qui avaient moins de force pour faire face aux pièges de la vie. »
Stan Guigui 
La Galerie Particulière  
16 & 11 rue du Perche - 75003 Paris
www.lagalerieparticuliere.com

07/12/13

Expo Zeng Fanzhi, Paris, MAM, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Exposition Zeng Fanzhi 
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris 
Jusqu'au 16 février 2014 

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première rétrospective française du peintre chinois ZENG FANZHI. Aussi bien reconnu par les collectionneurs que par le milieu institutionnel, Zeng Fanzhi utilise depuis les années 1990 un langage original, marqué par son évidente filiation à l’art asiatique ainsi que par les nombreuses influences occidentales parvenues jusqu’à lui. C’est au travers de cette écriture totale que le regardeur se souvient de la tradition du paysage dans la peinture chinoise, tout autant qu’il pense à Warhol, Bacon, Balthus ou Pollock. 

ZENG FANZHI
Portrait, 2004
200 x 150 cm
Collection de l’artiste 
© Zeng Fanzhi Studio

Cependant, l’oeuvre de Zeng Fanzhi peut difficilement être réduite à une assimilation de parangons traditionnels et modernistes. En ayant multiplié les styles et les thématiques, l’artiste fait preuve d’une volonté de recherche, tant picturale qu’intellectuelle, et d’une technique contrôlée. La confrontation à ces toiles laisse le spectateur seul face à une infinité, comme une étreinte dans le monde intérieur de l’artiste.

L’oeuvre de Zeng Fanzhi mélange histoire de la Chine et histoire personnelle. Ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il vivait près de l’hôpital de Wuhan, marque la première série de toiles qui représentent opérations, salles d’attente, viandes et corps dévêtus. D’autres toiles des années 2000 rappellent le passé politique de la Chine, comme Tian’An Men (2004) où l’on reconnaît Mao. 

ZENG FANZHI
Tian’An Men, 2004
215 x 330 cm
Kai Feng Foundation
© Zeng Fanzhi studio

ZENG FANZHI
Mask Series No.6, 1996
200 x 360 cm (en 2 panneaux)
Collection privée
© Zeng Fanzhi studio

Et si les tableaux appartenant aux Mask Series sont encore sous l’influence du Pop Art, les récents portraits et paysages s’approchent d’une abstraction plus sombre. Ces polyptyques gigantesques, barrés de ronces d’où fourmillent animaux et corps humains, sont d’un expressionnisme contenu qui se réfère à la peinture allemande et en particulier à celle de Dürer. 

ZENG FANZHI
Hare, 2012
400 x 400 cm (en 2 panneaux)
Pinault Collection
© Zeng Fanzhi studio

Cette exposition est l’occasion de découvrir l’ensemble de la carrière de Zeng Fanzhi, à travers un accrochage à rebours, d’une quarantaine de toiles et de sculptures de 2013 à 1990. A la suite de plusieurs expositions monographiques (The National Gallery for Foreign Art, Sofia, 2010 ; Rockbund Art Museum, Shanghai, 2010 ; Francisco Godia Foundation, Barcelone, 2009 ; Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole, France, 2007), le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris propose une lecture de cet oeuvre conçue en étroite collaboration avec l’artiste. 

ZENG FANZHI est né en 1964 à Wuhan (Chine). Formé à l’Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale, il découvre durant ces années d’enseignement l’art contemporain, chinois et occidental. Nourri par ces influences et soucieux de connaître un contexte plus effervescent, il part s’installer en 1993 à Pékin où il vit et travaille depuis. 

Un catalogue, largement illustré et édité par Paris-Musées, est publié à cette occasion. Prix : 30 euros.

Commissaire de l’exposition : François Michaud avec Marine Guyé

L’exposition est réalisée avec le soutien de la Fondation Yuz.

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson - 75116 Paris
www.mam.paris.fr

30/11/13

Eric Guglielmi, Galerie Maubert, Paris : Exposition Parce que jusqu'ici tout va bien…

Eric Guglielmi, Parce que jusqu'ici tout va bien… 
Galerie Maubert, Paris 
12 décembre 2013 - 25 janvier 2014 


Photo © ERIC GUGLIELMI
Courtesy Galerie Maubert, Paris

La Galerie Maubert présente Parce que jusqu'ici tout va bien… exposition personnelle du photographe ERIC GUGLIELMI. Vernissage le 12 décembre de 18h à 22h.
" Et si tout venait à basculer plus encore… ? " Chaque jour cette question oriente mon regard sur le monde. Je n'ai évidemment pas de réponse préconçue. Alors je pars photographier. Là où se montrent les tensions qui constituent notre quotidien. Sur les ruines douloureuses du travail surexploité à Dacca, dans les villes hantées par le passage de Rimbaud, dans les ports de la traite négrière, le long des gazoducs qui sillonnent l'Ukraine ou au coeur des Ardennes, cette région qui s'interroge, elle aussi, sur son avenir ; poussé par le sentiment de l'urgence, " Parce que jusqu'ici tout va bien ". -- Eric Guglielmi.
" Et si tout venait à basculer plus encore… ? " C’est tout le propos de cette exposition personnelle d’Eric Guglielmi qui nous amène du Bangladesh aux Ardennes en passant par l'Ukraine et l'Afrique : Quels lendemains nous réservent nos actions d’aujourd’hui ? Un face-à-face avec nous-mêmes.  

Eric Guglielmi s’appuie sur une démarche organisée autour de la marche, l’attente et de l’observation. Ses photographies font parties des collections du Musée Arthur Rimbaud et de la BnF. Sa série Je suis un piéton rien de plus..., a fait l’objet de la publication d’un livre aux Editions Gang et d’une exposition de 4 mois au musée Arthur Rimbaud (2011) dont nous avions rendu compte ici.

Galerie Maubert
20 rue Saint-Gilles
75003 Paris
www.galeriemaubert.com

Exposition actuelle : Derrière la couleur, du 3 octobre au 7 décembre 2013.

17/11/13

Expo Noëlle Koning et Benloy, Galerie Duboys, Paris

Noëlle Koning et Benloy
Galerie Duboys, Paris
Jusqu'au 7 décembre 2013

NOELLE KONING et BENLOY, une peintre et une photographe. Intensité colorée en regard à la retenue du noir et blanc, deux créations qui se répondent.

Les toiles de Noëlle Koning séduisent et peuvent rejeter tant l’intensité colorée y est prenante. Il faut se laisser envelopper dans l’espace qui nous sépare de la surface de ses toiles pour découvrir un univers aux ambiances familières qui n’est pas sans rappeler l’intimité de Bonnard et Vuillard en y joignant l’expressionnisme du nord ! Lumière et matière puis déchirures et compositions qui lentement viennent à nous.

Pour les photographies de Benloy, c’est dans l’image qu’il faut se glisser pour y vivre l’intimité des expériences, des climats et des regards. Des instants furtifs dont il a pu nous arriver d’être les témoins et que Benloy a le talent de saisir et figer hors de la course du temps.

Noëlle Koning

NOELLE KONING
Oswald court toujours (Oswald still running), 2012/2013
Acrylique et pastels à l’huile sur papier, 205 x 200 cm
Courtesy Galerie Duboys, Paris

Il y a d’abord l’effervescence des couleurs et des signes, mais il ne faut pas s’arrêter à ce stade au risque de rester à la surface de l’oeuvre. Il faut entrer dans son univers et accepter de voyager.
Noëlle Koning travaille dans un espace clos au centre d’un atelier baigné de lumière et de souvenirs. Elle s’y agenouille au milieu d’accumulations de papiers déchirés peints dans le temps, qu’elle explore, interroge et organise sur sa toile. Elle trouve, retire, cherche des moments de vie qu’elle surprend et comprend peut-être. Elle se fond dans sa matière, à la recherche d’une composition qui se dévoile tout en légèreté, et équilibre fragile.
Papiers déchirés, en rupture avec le plaisir de peindre des surfaces sans texture, des taches et rythmes colorées. Tout un rite, Noëlle Koning entre dans le temps et les souvenirs, une lutte et un plaisir.

Artiste peinte, Noëlle Koning vit et travaille à Bruxelles (Belgique)
La Cambre, Bruxelles,
Lauréate Prix Jeune Peinture Belge en 1985 et 1986.
Lauréate de la Fondation SPES (Projet Australie) en 1996,
Lauréate de la Fondation SPES en 2001.

Benloy

BENLOY
Le cheval de manège, 1993
Tirage argentique sur papier baryté Ilford, 40x50cm
Courtesy Galerie Duboys, Paris

Les photographies de Benloy abordent des thèmes simples: enfants, paysages, portraits. Elle y parle de l’humain et du sensible, d’expériences vécues, nous propose des photos éloignées des effets et des modes. Personnage tout en discrétion, elle regarde, puis aborde précisément les sujets, efficace et silencieuse. Actrice, elle entre dans le sujet sans s’imposer et sait transformer l’image en un dialogue. Benloy a un rapport intime avec ses photos et ses préoccupations sont proches de celle du peintre, il lui faut comprendre le sujet puis elle y ajoute le faire et le plaisir de la matière en développant ses travaux. Benloy s’arrête sur des événements et des instants pour en offrir des images qui nous envoûtent lentement, réalisent nos rêves.

Photographe et comédienne, "Benloy" vit et travaille à Montreuil.
Cours Véra Gregh
ENSATT rue Blanche Paris
Conservatoire Royal de Liège

GALERIE DUBOYS
Contemporary Art Paris
6 rue des Coutures Saint-Gervais - 75003 Paris
www.galerieduboys.com

08/10/13

Expo photo Philippe Monsel : New York, Galerie Esther Woerdehoff, Paris

Philippe Monsel : New York
Galerie Esther Woerdehoff, Paris 
Jusqu'au 2 novembre 2013 

Avec New York, le photographe français PHILIPPE MONSEL présente à la galerie Esther Woerdehoff, Paris, une image de l’Amérique conceptuelle et très contemporaine. Son oeuvre s’intitule Triptyque Mansour Coca-Cola et résulte de l’assemblage de 300 photographies prise à New York en août 2012. 

Cette oeuvre immense déploie de façon cinématographique la journée de travail d’un livreur de boissons dans Manhattan devant son camion rouge au logo de Coca-Cola. Autorisant plusieurs niveaux de lecture, cette métaphore du rêve américain juxtapose une multitude de scènes qui découpent le temps et l’espace et interrogent la réalité et sa représentation. 



PHILIPPE MONSEL, NEW YORK MANSOUR’S PERFORMANCE,
01.08.2012 (6 h 21 - 13 h 34), 2012 (détails)
Tirage Lambda contre-collé sur alucobond, 80 x 120 cm (x 3)
© Philippe Monsel, Courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Cette exposition est présentée en parallèle à celle consacrée aux photographies de Simone Kappeler (post précédent).

Galerie Esther Woerdehoff
36 rue Falguière
75015 Paris - France
Site internet : www.ewgalerie.com