Pour sa 11e édition, Vichy propose un ensemble d'expositions photographiques en différents lieux de la ville : Esplanade du Lac d'Allier, Grand Etablissement thermal, Parvis de la gare. A côté d'expositions dédiées à un grand photographe, la manifestation présente une exposition collective de grande qualité.
06/04/23
Portrait(s) 2023 : Le rendez-vous photographique de Vichy
24/11/11
Bamako 2011 Expo Photo Panafricaine, Musée national du Mali - National Museum of Mali
9e RENCONTRES DE BAMAKO
BIENNALE AFRICAINE DE LA PHOTOGRAPHIE
Bamako, 1er novembre 2011 - 1er janvier 2012
Exposition Panafricaine au Musée national du Mali / Pan-African Exhibition at National Museum of Mali
L’exposition panafricaine, au sein des salles d’expositions temporaires du Musée National du Mali, réunit 45 photographes et 10 vidéastes, issus de 27 pays. Elle présente un panorama de la création contemporaine en Afrique, avec environ 280 photographies exposées.
The Pan-African Exhibit, in the temporary exhibition rooms of the National Museum of Mali, brings together 45 photographers and 10 videographers from 27 countries. The exhibit presents a panorama of contemporary photography in Africa, with about 280 photographs.
Commissaires de l'exposition / Curators : Michket Krifa & Laura Serani
PHOTOGRAPHIE / PHOTOGRAPHY
Nana Kof ACQUAH, Ghana
Akintunde AKINLEYE, Nigeria
Uzoma ANYANWU, Nigeria
Uzoma Anyanwu
Série « Log Jam »
© Uzoma Anyanwu
Sophia BARAKET, Tunisie / Tunisia
Arturo BIBANG, Guinée Equatoriale / Equatorial Guinea
Lien BOTHA, Afrique du Sud / South Africa
Drissa COULIBALY, Mali
Raymond DAKOUA, Côte d’Ivoire / Ivory Coast
Raymond Dakoua
La grande période de la traversée des animaux
Série « Djoliba et les gens du fleuve », 2009
© Raymond Dakoua
Emmanuel B DAOU, Mali-Côte d’Ivoire / Mali-Ivory Coast
Fatoumata DIABATE, Mali
Omar Victor DIOP, Senegal
Victor Omar Diop
Soif, série « Fashion 2112, L’élégance du 22e siècle », 2011
© Victor Omar Diop
Calvin DONDO, Zimbabwe
Hichem DRISS, Tunisie / Tunisia
Hichem Driss
Série « Le grand parcours », 2009-2010
© Hichem Driss
Hasan et Husain ESSOP, Afrique du Sud / South Africa
Hasan et Husain Essop
Fast Food, série « Hallal Art 2008 »
© Hasan et Husain Essop
Ymane FAKHIR, Maroc / Morocco
Amr FEKRY, Egypte / Egypt
Amr Fekry
Série « Cairo flying patterns »
© Amr Fekry
Elise FITTE-DUVAL, Martinique
Faten GADDES, Tunisie / Tunisia
François-Xavier GBRE, Côte d’Ivoire / Ivory Coast
Lotf GHARIANI, Tunisie / Tunisia
Bruno HADJIH, Algérie / Algeria
Nermine HAMMAM, Egypte / Egypt
Pieter HUGO, Afrique du Sud / South Africa
Délio JASSE, Angola
Mouna KARRAY, Tunisie / Tunisia
Mouna Karray
Série « L’équilibre précaire », 2006 et 2011
© Mouna Karray
Kiripi KATEMBO, Congo
Francis KODIA, Congo
Mamadou KONATE, Mali
N’Krumah LAWSON DAKU, Togo
N’Krumah Lawson Daku
Série « Kraftwerk made in Cotonou », 2009
© N’Krumah Lawson Dakou
Armel LOUZALA, Congo
Mário MACILAU, Mozambique
Sabelo MLANGENI, Afrique du Sud / South Africa
Fabrice MONTEIRO, Bénin / Benin
Tsvangirayi MUKWAZHI, Zimbabwe
Daniel NAUDE, Afrique du Sud / South Africa
Daniel Naudé
Quagga. Elsenburg, Stellenbosch, Western Cape
Série « Animal farm » 2010
© Daniel Naudé
Khalil NEMMAOUI, Maroc / Morocco
Jehad NGA, Libye / Libya
Jehad Nga
Série « Turkana », 2009
© Jehad Nga
Charles OKEREKE, Nigeria
Adolphus OPARA, Nigeria
Adolphus Opara
Série « Neglect », 2010
© Adolphus Opara
Nyaba Léon OUEDRAOGO, Burkina Faso
Nyani QUARMYNE, Ghana
Jo RACTLIFFE, Afrique du Sud / South Africa
Roberto STEPHENSON, Haiti
Michael TSEGAYE, Ethiopie / Ethiopia
Thandile ZWELIBANZI, Afrique du Sud / South Africa
Thandile Zwelibanzi
Market Photo Workshop, série « Still Existence 2010 »
© Thandile Zwelibanzi
VIDEO
Bakary DIALLO, Mali
Dimitri FAGBOHOUN, Benin
Em’Kal EYONGAKPA, Cameroun / Cameroon
Khaled HAFEZ, Egypte / Egypt
Katia KAMELI, Algérie / Algeria
Amal KENAWY, Egypte / Egypt
Brent MEISTRE, Afrique du Sud / South Africa
Grace NDIRITU, Kenya
Rina RALAY-RANAIVO, Madagascar
Ahmed SABRY, Egypte / Egypt
BAMAKO 2011 WEBSITE: www.rencontres-bamako.com
13/11/11
Breitner: Pioneer of Street Photography, Institut Néerlandais, Paris
Institut Néerlandais, Paris Through 22 January 2012
Rijksmuseum’s collection. Courtesy of the Rijksmuseum, Amsterdam
www.institutneerlandais.com
30/03/11
Expo Sabrina Biancuzi Le Crissement du temps - Centre Iris pour la photographie, Paris
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| SABRINA BIANCUZI |
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| SABRINA BIANCUZI |
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| SABRINA BIANCUZI |
08/02/11
Festival Photos à Bagatelle : Circulations - Exposition de 42 photographes - Festival de la jeune photographie européenne
05/01/11
Expo Valerie Belin, Paris, Galerie Jérôme de Noirmont
Exposition VALERIE BELIN, Black-Eyed Susan
Galerie Jérôme de Noirmont, Paris
Jusqu'au 27 janvier 2011
VALERIE BELIN, PHLOX NEW HYBRID (WITH DAHLIA REDSKIN), 2010
Impression pigmentaire sur papier marouflé sur Dibond
Edition à 3 exemplaires et 1 épreuve d´artiste. 164 x 130 cm.
© Valérie Belin. Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont, Paris.
Où femmes et fleurs fusionnent...
La photographie vit aujourd’hui les mêmes bouleversements que la peinture à l’époque où la photographie est apparue ; la peinture n’eût alors plus besoin de reproduire le réel, elle devint abstraite…
S’inscrivant dans le prolongement des investigations de l’artiste sur la nature hybride de la photographie, Valérie Belin nous dévoile le fruit de ses dernières expérimentations dans cette nouvelle exposition présentée à la galerie depuis le 1er décembre jusqu’au 27 janvier 2011 : une nouvelle série où des visages de femmes se mélangent de manière quasi-fusionnelle avec des bouquets de fleurs…
La naissance de la photographie à la fin du 19e siècle donna à la peinture une nouvelle liberté, l’affranchissant de son rôle de représentation du réel, de transcription d’une vérité, et lui offrit de nouveaux développements en l’obligeant à une remise en question du sujet.
Aujourd’hui, ce nouveau travail de Valérie Belin s’inscrit dans un même questionnement autour du médium: initialement conçue pour reproduire la réalité – en particulier dans l’art du portrait – la photographie s’ouvre maintenant à des perspectives inédites de création, grâce aux nouvelles technologies de l’image qui lui ôtent tout caractère analogique et lui permettent de devenir virtuelle, abstraite et intemporelle.
A l’instar de la musique électronique née avec l’apparition de nouveaux instruments et de nouvelles techniques musicales, l’artiste élabore ainsi un nouveau vocabulaire plastique en utilisant des techniques digitales reconnues de façon inédite. Loin de leur rôle initial de correction et de retouche, les technologies de l’image ouvrent en effet aujourd’hui de nouveaux horizons de création, avec la possibilité de créer des images totalement irréelles.
Valérie Belin travaille ici en deux temps : elle réalise deux images distinctes, d’abord le portrait d’une femme élégante dans une esthétique très années 50, puis un bouquet de fleurs qui sera associé au portrait pour constituer l’oeuvre finale en « incrustant » les deux images l’une dans l’autre. Résulte de cette imbrication une image surprenante, évoquant une forme particulièrement sophistiquée de surimpression.
Les femmes choisies pour cette série sont des femmes élégantes, sélectionnées pour leur beauté formelle et plastique, dans un style se référant aux codes esthétiques des années 50, avec des formes rigides, artificiellement « montées », qui rappelle certaines icones conventionnelles de l’époque. L’artiste les a « décorées » de parures, maquillages et coiffures afin qu’elles entrent en relation avec les formes baroques des fleurs1. Les vagues et volutes des cheveux, les formes rondes des colliers de perles, la chromie des maquillages assurent alors le dialogue avec les fleurs et feuillages, qui prennent l’apparence d’ornements surajoutés au visage et à la peau.
Dans un même souci de formalisme, voulant recréer avec les bouquets de fleurs une sorte de trame végétale et décorative dans laquelle le visage de la femme s’inscrit comme faisant partie d’un tout, comme dans un papier peint, l’artiste a choisi des fleurs au dessin simple et précis, utilisé ici pour son caractère purement graphique.
La gamme colorée est réduite à deux ou trois nuances, avec une prédominance du noir, évoquant la mise en couleur simplifiée de la BD et apparaissant ici comme un fard apposé à la surface des choses.
Dans chacune des images de cette série, Valérie Belin s’est appliquée à créer une équivalence dans l’image entre femmes et fleurs, en travaillant à la fois par addition de formes et soustraction d’informations. Femmes et fleurs se voient ainsi attribuer la même importance et le même statut de pur décor. Cette surenchère de décor semble placer l’image dans une esthétique totalement formaliste, le sujet se dérobant sous les effets de style.
Tout au long de sa carrière, l’artiste a remis en question les frontières entre réel et virtuel, depuis les Verres (1993) et miroirs de Venise I et II (1997) jusqu’aux Mannequins (2003), Modèles et Métisses (2006), dans le cadre général d’une investigation sur les limites de la photographie. Ses œuvres photographiques ont toujours eu un caractère surréel, obtenu par des effets d’optique ou par un surdimensionnement du sujet. Dans ses séries récentes comme Lido (2007) ou les Têtes Couronnées (2009), l’artiste choisissait des sujets ayant une image forte, un fort pouvoir de représentation, qualités mises en valeur dans un traitement totalement onirique du portrait grâce à des technologies nouvelles et différentes selon la série.
Aujourd’hui, Valérie Belin poursuit sa quête « surréaliste » autour de cette nouvelle hybridation du medium photographique en repoussant une fois encore les frontières de la création, la technique devenant le sujet même de sa création. N’est-il d’ailleurs pas amusant de constater qu’elle retrouve ici dans une certaine forme de « transparence » les recherches plastiques qu’effectuait Picabia au début du XXe siècle, artiste qui a toujours inspiré Belin dans sa perpétuelle remise en question de la peinture ?
Galerie Jérôme de Noirmont, Paris
Oeuvres exposées
11 œuvres de Valérie Belin sont présentées lors de cette exposition. Ces oeuvres sont toutes datées 2010. Chaque image est de format 164 x 130 cm. Impression pigmentaire sur papier marouflé sur aluminium. Edition limitée à 3 exemplaires et 1 épreuve d’artiste.
EXPOSITIONS VALERIE BELIN sera aussi présente lors de la prochaine exposition à la Galerie Jérôme de Noirmont, ALREADY-MADE ? une exposition collective, 4 février - 24 mars 2011. A l'approche de l'été 2011, Valérie Belin présentera son travail à la Sikkema Jenkins & Co Gallery, New York, 21 Mai - 2 Juillet 2011
CATALOGUE Pour ceux et celles qui apprécie le travail de Valérie Belin, on ne saurait trop recommander le catalogue édité par la Galerie Jérôme de Noirmont lors de la dernière exposition de l'artiste à la galerie (7 Novembre 2008 - 31 Janvier 2009). Ce catalogue d'exposition reproduit l'ensemble des oeuvres qui avaient alors été présentées : la série de photographies d'une danseuse du Lido, la série de photos de magiciens et une troisième série consacrée aux bouquets de fleurs. Ce catalogue qui est une édition limitée à 2000 exemplaires est pour l'instant encore disponible à la galerie Jérôme de Noirmont. Les oeuvres de Valérie Belin sont accompagnées dans ce catalogue d'un texte bilingue français/anglais très éclairant de Larisa Dryansk.
© & courtesy Valérie Belin – Galerie Jérôme de Noirmont, Paris
VALERIE BELIN
Edité par la Galerie Jérôme de Noirmont, Paris
Texte bilingue français/anglais de Larisa Dryansk
Publication : octobre 2008
Edition limitée à 2000 exemplaires
34 x 27,3 cm - 52 pages
16 illustrations pleine page noir et blanc
ISBN : 2-912303-28-1 - 30 EUR
GALERIE JEROME DE NOIRMONT
36-38 avenue Matignon
75008 PARIS
22/11/10
Expo Photos Irving Penn, Les petits métiers au Musée de l’Elysée à Lausanne
Musée de l’Elysée, Lausanne
Jusqu'au 16 janvier 2011
Copyright by The Irving Penn Foundation
LES PETITS METIERS A TRAVERS L'OBJECTIF D'IRVING PENN
Pendant plus de soixante ans, IRVING PENN (1917-2009) a marqué l’histoire de la photographie par ses images de mode, ses natures mortes et ses portraits. Photographe pour le magazine Vogue, Irving Penn a réalisé au début des années 1950 Les Petits Métiers –Small Trades. Recrutés dans les rues de Paris, Londres puis New York, les vendeurs de journaux, marchands de rues, chiffonniers, ramoneurs posaient en tenue de travail pour le photographe new-yorkais qui était convaincu que nombre de ces activités allaient disparaître. Envoyé à Paris par Vogue en juin 1950 pour couvrir ses premières collections de haute-couture, Irving Penn saisit l’opportunité d’entreprendre ce projet personnel basé sur son admiration pour ces petits métiers, incontestablement associés à l’image de la ville.
« Eloigner les modèles de leur environnement naturel et les installer dans un studio face à l’objectif n’avaient pas seulement pour but de les isoler, cela les transformait. »
Au milieu des années 1960, Penn commença une période d’expérimentations approfondies qui lui permit d’abord de maîtriser et ensuite de perfectionner la technique de tirage au platine. Ce procédé diffère significativement du tirage gélatino-argentique : pour le procédé au platine, la couche sensible à la lumière est absorbée dans les fibres du papier du support qui reste donc visible. Alors que dans les tirages gélatino-argentiques, les particules sensibles à la lumière sont suspendues dans une émulsion de gélatine qui masque le support.
L’année de leur création, plusieurs sélections des Petits métiers de Paris, Londres et New York apparurent dans les éditions internationales de Vogue. Les portraits des artisans réalisés par Penn démontrent non seulement la diversité des métiers découverts dans chaque ville, mais aussi les différentes attitudes des travailleurs face à leurs activités. Dans l’ouvrage Worlds in a Small Room de 1974, Penn fit l’observation suivante:
« En général, les Parisiens doutaient que nous ferions exactement ce que nous avions promis. Ils pensaient que quelque chose de louche allait arriver, mais ils arrivaient au studio plus ou moins comme convenu – motivés par le cachet. Les Londoniens étaient assez différents des Français. Il leur semblait tout à fait logique d’être photographiés en tenues de travail. Ils arrivaient au studio, toujours à l’heure et se présentaient devant l’appareil photo avec un sérieux et une fierté tout à fait remarquables. Des trois, les Américains étaient les plus imprévisibles. En dépit de nos recommandations, quelques-uns arrivèrent aux séances changés de pied en cap, rasés de frais et parfois même dans leurs costumes sombres du dimanche, convaincus de faire leur premier pas vers Hollywood. »
L’exposition est organisée en collaboration avec le J. Paul Getty Museum de Los Angeles, qui a acquis en 2008 l’ensemble le plus complet de cette série. Conçue par Virginia A. Heckert et Anne Lacoste, conservatrice associée et conservatrice adjointe du département de photographies du J. Paul Getty Museum, elle comporte une centaine de tirages montrés pour la première fois en Suisse. En outre l’exposition propose une confrontation des différents procédés d’impression utilisés par Penn en comparant les tirages originaux gélatino-argentiques avec les tirages plus tardifs au platine de ses séries.
Né en 1917, Irving Penn s’oriente d’abord vers la peinture et le dessin. Il étudie le graphisme auprès d’Alexey Brodovitch à Philadelphie. En 1938, il s'installe à New York où il travaille en free-lance. Il débute véritablement sa carrière au début des années 1940. En 1941, il réalise ses premières photographies de mode pour le Harper's Bazaar. En 1943, il fait la couverture pour l’édition américaine de Vogue magazine avec la photographie d'une nature morte en couleur. De 1943 à 1948, ses photographies paraissent régulièrement dans Vogue et d'autres magazines. Plus de 150 photographies sont publiées durant cette période. En quelques années seulement, Irving Penn invente sa lumière dans un souci d’authenticité. Il se confronte également à des sujets académiques comme le nu ou la nature morte. En plus des séances photo pour Vogue, il photographie les plus grands ; actrices, écrivains, mannequins (Picasso, Colette, Marlène Dietrich…). Décédé en 2009, Irving Penn a imposé pendant plus de soixante ans une nouvelle façon de voir.
MUSEE DE L'ELYSEE, LAUSANNE - SUISSE
9 octobre 2010 - 16 janvier 2011
www.elysee.ch
11/10/10
Expo Photos Bruno Boudjelal, Alger
Bruno Boudjelal, Goudron Tanger - Le Cap
Centre culturel français d'Alger
28 octobre - 25 novembre 2010
© BRUNO BOUDJELAL / AGENCE VU
Le Centre culturel français d'Alger propose une exposition de photographies de Bruno Boudjelal. Cette exposition a été réalisée avec la collaboration de Patricia Morvan / Agence Vu. Le vernissage aura lieu, en présence de l'artiste photographe.
Bruno Boudjelal, membre de l'Agence Vu, pratique la photographie comme un mode de vie qui interroge sans cesse sa propre identité pour la confronter à celle des autres.
Tendu entre deux continents, entre deux cultures, BRUNO BOUDJELAL a traversé l’Afrique du Nord au Sud et présente le résultat de cette traversée et de ses rencontres à travers des photographies et des vidéos réalisées entre 2005 et 2009. La traversée des routes et des frontières africaines de Tanger au Cap, rythmée par les diverses difficultés et entraves, montre que les frontières interafricaines sont tout aussi périlleuses, contrôlées et infranchissables que celles qui mènent vers l’Europe.
Bruno Boudjelal interroge, à travers ce travail, la situation des pays africains, les conditions de circulation des humains et des marchandises sur ce continent. Son écriture restitue tout cela avec une poésie qui accompagne tout au long du voyage la valeur documentaire de son récit.
Vernissage jeudi 28 octobre à 18h00 au centre culturel français d'Alger.
Pour en savoir plus sur Bruno Boudjelal, lire son interview sur le site Fill-In
28/09/10
Emmanuel Peillet Photographe Expo à Reims, Bibliothèque Carnégie
Emmanuel Peillet Photographe
Bibliothèque Carnegie, Reims
Jusqu'au 2 octobre 2010
Affiche de l’exposition © Ville de Reims et L'Hexaèdre, éditeur
Photo d’Emmanuel Peillet sur l’affiche © Rafael de Luc
Emmanuel Peillet (1914-1973), philosophe né à Reims, professeur de philosophie à Reims puis à Paris, fut aussi un photographe passionné. La bibliothèque Carnegie à Reims, qui dispose d’un fonds important de photographies du philosophe, a organisé la première rétrospective consacrée au photographe et philosophe depuis cinquante ans. Au total, 130 clichés sont dévoilés au public, portraits, natures mortes, surimpressions, mises en scènes inattendues d’où filtrent humour et ironie, mais aussi séries photographiques sur la Champagne d’après-guerre et paysages ardennais…
Depuis 2004, Rafael de Luc a fait don à la bibliothèque municipale de Reims de nombreux documents concernant Emmanuel Peillet : on trouve aujourd’hui dans ce fonds des archives privées, des manuscrits, des brouillons, des notes, des lettres, des coupures de presse… Mais la partie la plus remarquable du fonds est certainement l’immense collection de clichés qu’Emmanuel Peillet réalisa entre 1936 et 1973 : plus de 8000 négatifs, plusieurs centaines de tirages, et 15 albums… parmi lesquels la bibliothèque Carnegie a sélectionné 130 clichés, imprimés sur canson à partir de négatifs restaurés.
Photographies d’ EMMANUEL PEILLET © Rafael de Luc
Philosophe, Emmanuel Peillet a été cofondateur du "Collège de pataphysique" et également l'un des initiateurs de l’Oulipo. Photographe, il prenait ses photos avec un Leica 24x36 puis un Rolleiflex 6x6. L'exposition Emmanuel Peillet photographe retrace l’histoire de ses travaux depuis ses premières superpositions surréalistes dans les années 1940, jusqu’aux châteaux et églises de la vallée de l’Ardre, et aux études rimbaldiennes réalisées dans les Ardennes dans les années 1950. Enfin, dans la dernière période de sa vie, le philosophe, qui s’installe à Lozère-sur-Yvette après avoir quitté le laboratoire photographique de son domicile rémois, passe du noir et blanc à la couleur et commence à se concentrer presque exclusivement sur ses cactus. Il aura ainsi pratiqué la photographie toute sa vie durant, avec application comme avec inspiration, allant parfois jusqu’à calculer, pour obtenir la lumière voulue, l’heure exacte du cliché : « un éclairage de cinq heures du soir, quelque chose d’inoubliable », disait-il à Henri Bouché, lors d’une expédition dans la vallée de l’Ardre.
Catalogue Emmanuel Peillet photographe, coédité par L’Hexaèdre éditeur et la Ville de Reims, 160 p., 20 x 20, comprenant les 130 photos de l'exposition - 20 €
Avec des textes de : Remy Bellenger, Paul Gayot, Matthieu Gerbault, Christophe Henrion.
Bibliothèque Carnegie
2, place Carnegie
51100 Reims
Site internet de la Ville de Reims : www.reims.fr
Bibliothèque municiaple de Reims : www.bm-reims.fr
Autres messages récents du blog sur les expos à Reims :
Exposition de Stéphanie Aubin et Arnaud Baumann, Palissade des Halles du Boulingrin, Jusqu'au 20 novembre 2010
Nos meilleurs souvenirs, Expérience Pommery #8 - Jusqu'au 31 mars 2011
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L'Hexaèdre, co-éditeur du catalogue de l'exposition, a également édité 18 cartes portales de photos de Emmanuel Peillet faisant partie de l'exposition.
L'Hexaèdre a également édité ou réédité des livres d'Emmanuel Paillet :
Emmanuel Peillet, Canticum canticorum, 2nde édition piqûre métal, 15 €
Emmanuel Peillet, Philosophie du Départ, 64 p, 13x18 cm, Broché piqûre - 13 €
Emmanuel Peillet, L’Ordre, 64 pages, 13 x 18 cm, Broché cousu - 13 €
Emmanuel Peillet, A l’amiable, 128 pages, 24 x 24 cm - 62 collages, impression quadri (offset) sur papier couché mat 170g cousu collé - 99 €
Emmanuel Peillet, Antonin Artaud, 64 pages, 13 x 18 cm, Broché cousu - 13 €
Et, toujours chez le même éditeur, une biographie consacrée à Emmanuel Paillet : Ruy Launoir, Biographie d’Emmanuel Peillet, 17 x 23 cm, Broché avec rabats, 400 pages, plus deux cahiers photos (n/b et couleur) de 16 pages, plus de 200 illustrations, dont de nombreuses inédites. 30 €
Site de l'éditeur où il est possible de commander en ligne : www.hexaedre.fr
06/09/10
Lieu d’exposition photo : le BAL à Paris 18e - Un nouvel espace d’art prometteur
NB : Ce message est une présentation du BAL. Pour l'actualité du BAL sur ce blog c'est ici :)
Favoriser le dialogue entre les médias par la confrontation d'oeuvres de photographies, vidéastes et cinéastes
Organiser une programmation cinéma hors les murs en partenariat avec le cinéma des cinéastes, voisin du BAL
Inviter des artistes et des commissaires indépendants à concevoir des projets d'expositions exigeants et audacieux
Coproduire des expositions avec des institutions partenaires, françaises et étrangères (de 3 à 4 cycles d'exposition par an)
Organiser des conférences et séminaires pour penser les modalités de conception, production, diffusion et réception des images-documents
Ouvrir la réflexion à des intervenants de tous horizons (sociologues, historiens, juges, géographes...)
Organiser des soirées performances pour se confronter autrement aux oeuvres
Travailler en partenariat avec des universités françaises et étrangères pour susciter des échanges autour de visual studies
Concevoir des programmes pilotes avec les enseignants et les équipes pédagogiques
Former les enseignants à la pédagogie de l'image
Organiser une fois par an un séminaire automnal autour des enjeux de la création documentaire, à destination des enseignants, des professionnels et du public
Proposer des programmes de formation pour tous les publics
Proposer deux titres par an de "l'anti-collection": un graphiste de talent s'empare d'une oeuvre jamais publiée et conçoit un livre d'artiste en duo avec l'auteur
Publier des actes de séminaires et tous types de supports de réflexion liés aux activités du BAL LAB
6, impasse de la défense (au niveau du 20, avenue de Clichy)
75018 Paris
Métro Place de Clichy - lignes 2,13
Bus 54, 74, 81
Site internet : www.le-bal.fr
16/08/10
Exposition Rashid Rana - Musée Guimet, Paris
Rashid Rana
Perpétuel Paradoxe
Musée Guimet, Paris
Jusqu'au 15 novembre 2010
Le musée Guimet présente jusqu’au 15 novembre 2010 l’exposition Perpétuel Paradoxe et expose pour la première fois en France les oeuvres contemporaines de Rashid Rana, considéré comme le plus grand artiste pakistanais contemporain pour ses montages de photographies numériques, ses sculptures ou encore ses installations vidéos.
Une vingtaine d’oeuvres sont dispersées dans la collection permanente du musée, offrant ainsi l’occasion de confronter art contemporain et oeuvres asiatiques millénaires du musée Guimet, questionnant ainsi la tradition et ses « illusions de permanence », les temps profonds et les temps contemporains.
A travers cette présentation nouvelle, le musée Guimet se lance pleinement dans le champ de l’art contemporain. Jacques Giès, Président du musée Guimet justifie ainsi sa démarche : « Le musée est bien plus qu’un dépôt de trésors. En regard de l’importance de la « question asiatique » dans notre monde contemporain – où ces cultures se font pour la première fois, dans notre propre histoire et dans un devenir commun, une place de plus en plus large –, il est temps, telle est notre conviction, de revoir, de repenser notre conception muséale. »
Depuis une dizaine d’année, RASHID RANA, peintre à l’origine reconnu publiquement au Pakistan et dans de nombreux pays du Moyen Orient et en Europe, a choisi de travailler l’image digitale, lui permettant d’associer dans une même oeuvre des éléments opposés par micro-incrustations de détails photographiques et pixellisation de l’image. En associant le vu et le non vu, l’artiste souligne les antagonismes qui se jouent entre les cultures et pointe la responsabilité de ceux qui fabriquent les images d’aujourd’hui en jouant un rôle dans la construction des traditions de demain… « En ces temps incertains, nous avons perdu le privilège d’avoir une vision du monde sans équivoque. Aujourd’hui, chaque image, chaque idée ou chaque vérité comprend en même temps son contraire » note Rashid Rana.
Commissariat de l'exposition - Musée Guimet : Jacques Giès, Président et Caroline Arhuero, chargée d’études documentaires – Commissaires invités : A&E, Arianne Levene et Eglantine de Ganay
Rashid Rana, Perpétuel Paradoxe, 7 juillet - 15 novembre 2010
Musée Guimet - 6 place d’Iéna - 75116 Paris - www.guimet.fr
12/06/10
Sophie Calle Exposition au Danemark, Musée d'art moderne Louisiana, Humlabaek
Sophie Calle (née en 1953, Paris), artiste contemporaine française parmi les plus connues, expose une sélection de ses oeuvres au Musée d'art moderne de Lousiana, à Humlebaek, au Danemark. L’exposition présente un ensemble relativement important d'oeuvres de l'artistes dont l'installation Prenez Soin de Vous, qui a suscité un grand intérêt à la Biennale de Venise en 2007 et dont une version anglaise, Take care of You, a été conçue.
Avec ses photographies, textes et installations vidéo, Sophie Calle crée des oeuvres dites réalistes mêlant souvent vie privée et vie publique. Cet aspect de sa démarche était apparu dès ses tous premiers travaux photographiques menés, notamment, aux Etats-Unis dans les années 1970. Sophie Calle travaille sur des thèmes aussi divers que la journalistique, l’anthropologie ou la psychanalyse et en s’inspirant de formes de création artistique très variées, telle que la littérature, les journaux intimes et les romans-photos, jouent ainsi avec notre perception de la réalité.
Louisiana Museum of Modern Art
Gl. Strandvej 13, 3050 Humlebæk, Danemark
27/05/10
Valérie Jouve Exposition à Beaubourg Centre Georges Pompidou
Valérie Jouve, Sans titre, 2010 © et courtesy Valérie Jouve
Exposition personnelle de Valérie Jouve
Centre Georges Pompidou
23 juin - 13 septembre 2010
Musée national d’art moderne
14/05/10
Expo Photos Etaples Du Cliché au numérique, Musée Quentovic
Exposition de photographies > France > Région Nord-Pas de Calais > Etaples-sur-Mer 62630
Exposition de photographies > Achille Caron
Du cliché au numérique
Musée d’Archéologie Quentovic
20 février - 14 juin 2010
Etaples, Cité des pêcheurs.
Comment décrire ce village de marins au début du 20ème siècle ?
C’est au travers de la collection de photos anciennes prises par un étaplois, Achille CARON, que nous pouvons constater qu’Etaples a sensiblement conservé bâtiments et maisons de pêcheurs malgré les guerres et le passage à la modernité.
Certaines rues ont disparu, remplacées par des nouvelles constructions.
Etaples détient à jamais un passé riche en coutumes mais aussi en épreuves et en drames.
L’exposition « Du cliché au numérique… » raconte l’histoire d’une cité de pêcheurs de 1900 à nos jours.
Musée d’Archéologie Quentovic
8, place du général de Gaulle
62630 Etaples-sur-Mer
Horaires : du mercredi au samedi de 14h à 17 h et Dimanche de 14h30 à 17h30
10/05/10
Exposition de photos de Lisette Model au Jeu de Paume, Paris
C’est sur la promenade des anglais à Nice, en 1934, que Lisette Model a réalisée sa première série de photos : des portraits de la “classe de loisirs” (Veblen) c’est à dire de la bourgeoisie oisive.
"Lorsque je pointe mon objectif sur quelque chose, je pose une question, à laquelle la photographie permettra peut-être de répondre. En d’autres termes, je ne suis pas celle qui sait ou qui veut prouver quelque chose, mais celle qui reçoit une leçon (1)." – Lisette Model
Dans le contexte d’une certaine photographie documentaire — la street photography qui se développe à New York pendant les années quarante avec les travaux de Weegee, Helen Levitt, Roy de Carava…—, l’oeuvre de Lisette Model apparaît comme étant unique : pour elle, réussir une photographie c’est, selon ses propres termes, photographier "avec ses tripes".
National Gallery of Canada, Ottawa, don de la Succession de Lisette Model, 1990, sous la direction de Joseph G. Blum, New York, par l'entremise des American Friends of Canada.
© The Lisette Model Foundation, Inc. (1983). Used by permission
Lisette Model était passionnée par le monde du spectacle et des arts vivants. Elle y consacra de nombreuses photos à l’image de la photographie bien connue d’un artiste travesti.
Avec 120 photographies, l’exposition regroupe des extraits de l’ensemble des grandes séries de l’artiste, de ses premières photographies prises à Paris et à Nice au début des années 30, à celles du Newport Jazz Festival ou de l’hippodrome de Belmont Park prises à New York dans les années 50. Cristina Zelich, commissaire de l’exposition s’est attachée à mettre en avant les aspects les plus caractéristiques des prises de vue de Lisette Model : approche audacieuse et franchise du regard ; utilisation du gros plan ; contreplongée ; cadrages radicaux (elle n’hésitait pas à recadrer certains négatifs pour en éliminer les détails superflus, leur imprimer un certain dynamisme et conférer à l’image plus de force ou d’expressivité) ; accentuation du noir afin d’augmenter les contrastes lors du tirage des épreuves.
Les photographies sont accompagnées de vidéos et d’enregistrements sonores qui permettront de voir et d’entendre Lisette Model, ainsi que de revues originales avec lesquelles elle a collaboré telles que Regards ou Harper’s Bazaar.
(1) Model, Lisette texte pour Invisions Portfolio. Document d’archive de la National Gallery of Canada, réf. LM.AR5.PRP.03.11 n.d.
Commissaire de l'exposition : Cristina Zelich
Exposition organisée par le Jeu de Paume et la Fundación Mapfre.
11/04/10
Gilles Saussier Le tableau de chasse
Livre et exposition de photographies jusqu’au 6 juin 2010
Le Point du Jour, Centre d’art. Editeur
GILLES SAUSSIER
Le tableau de chasse
En 1989, Gilles Saussier avait couvert pour l'agence Gamma, la révolution en Roumanie. Depuis 2003, il y est revenu régulièrement pour pratiquer une relecture de ses photographies d'actualité, et mettre en relation les événements de 1989 avec le passé plus lointain et la situation actuelle du pays. Vigoureuse critique du photoreportage, Le Tableau de chasse est aussi une méditation sur l'art et la mort, l'histoire racontée par les pouvoirs et la mémoire des sans-voix.
GILLES SAUSSIER, né en 1965, développe des projets qui entrecroisent photographie documentaire, art conceptuel et anthropologie visuelle. A l'étranger, son travail a notamment été présenté à la Documenta de Kassel (2002), au Kunstmuseum de Bâle (2005) et au MACBA de Barcelone (2008). Il a déjà publié au Point du Jour en 2006 Studio Shakhari bazar (ce message du blog présente le livre et une exposition de photographies du livre organisée en 2007 ; vous y trouverez un bref complément biographique). Ses photographies ont également été publiées dans Le Ruban documentaire en 2003 avec des textes de Octave Debary et Arnaud Tellier, co-édité par 779 Editions et la Société Française de Photographie. A lire aussi dans ce blog la présentation de son exposition L’Ile d’après à la Galerie Zurcher (qui le représente depuis 2003) en mai-juin 2009.
Gilles Saussier
Le tableau de chasse
Le Point du Jour
Mars 2010
158 pages - 17 x 23 cm
85 photographies en couleurs et noir & blanc
ISBN : 978-2-912132-63-5
27 €
L’exposition de photographies présentée par Gilles Saussier lui-même
© GILLES SAUSSIER, Le Tableau de chasse, 2003-2010
Ouvrière au trophée, usine ELBA, Timisoara
Exposition Le Tableau de chasse
EXPOSITION
6 mars - 6 juin 2010
Le Point du Jour, Cherbourg-Octeville
« Il ne suffit pas d´être au cœur des grands événements et de les photographier pour écrire l´histoire. Dans « Le Tableau de chasse », je reviens sur mes propres photographies de la révolution roumaine, prises entre le 23 et le 26 décembre 1989 lorsque j´étais reporter à l´agence Gamma. Ces photographies - dont un instantané de soldats sous le feu, publié dans Time, Stern, Paris-Match - permettent-elles de penser au présent l´histoire des événements de la révolution roumaine ?
Je suis retourné depuis 2003 à plusieurs reprises enquêter à Timisoara et montrer mes photographies à des acteurs de la révolution roumaine. Ces images, prises avec les premiers reporters étrangers, et ne concernant pas les journées décisives de l´insurrection entre le 16 et le 20 décembre, ont peu intéressé mes interlocuteurs roumains.
A Timisoara, aucune photographie n´a permis d'établir la responsabilité de l'armée roumaine dans le meurtre de 146 civils et les blessures infligées à 400 autres personnes. On sait cependant que c'est l'armée roumaine qui a tiré sur la foule désarmée et non pas la Securitate qu'aucun reporter étranger n'a pu voir ni photographier. Parce qu'elle montre des soldats de l'armée roumaine victimes de tirs, que les journaux ont systématiquement attribué à la Securitate, ma photographie de Stern a symboliquement dédouané l'armée de ses crimes envers les civils.
Vingt ans après les événements, on ne sait toujours pas qui tirait sur ces soldats mais on continue de publier ma photographie. Pour la profession, cette image reste une excellente image de guerre. Pour tous ceux qui cherchent à penser la révolution roumaine, elle est une image dont il faut travailler l'actualité.
C´est ce travail que je propose en confrontant cette photographie à des nouvelles séries d'images sur lesquelles on voit des journalistes tirer au fusil lors d'un voyage de presse de la fédération de chasse de Timisoara ou bien des portraits d'ouvrières de l´usine Elba, où a été déclenchée la première grève de la révolution roumaine.
La monumentalité des images-symboles, affranchie le plus souvent des exigences minimum de contextualisation, fige la pensée et le questionnement de l´histoire. Ces séries proposent au contraire d´autres lectures et une méditation sur le rapport des images à l'histoire, à la mémoire, au monument. Elle interrogent également la manière dont l'héroïsme des reporters peut parfois recouvrir celui des acteurs des événements eux-mêmes. » -- GILLES SAUSSIER
Le Point du Jour
Centre d'art/éditeur
107, avenue de Paris
50100 Cherbourg-Octeville
t. 33 (0)2 33 22 99 23
infos (at) lepointdujour.eu
24/03/10
Expo Photo Olivier Meriel Giverny 2010
OLIVIER MERIEL. LUMIERE ARGENTIQUE :
SUR LES TRACES DE L’IMPRESSIONNISME EN NORMANDIE
Musée des impressionnismes Giverny
4 juin - 31 octobre 2010
© OLIVIER MERIEL, Etretat-Les Barques, mai 2009.
Comme les impressionnistes en leur temps sont sortis de l’atelier pour se régénérer au contact de la nature, le photographe Olivier Mériel sillonne les lieux emblématiques de la côte normande et les bords de Seine. Il prend son temps et observe. Il attend une certaine correspondance entre l’heure, le lieu et son paysage intérieur. Devant les ciels changeants, devant la nature en perpétuel renouvellement, il s’interroge sur la manière de témoigner de l’éphémère. Le jour fuit comme l’ombre dit le cadran solaire. Reste la lumière, la même depuis la nuit des temps, le grand sujet d’Olivier Mériel finalement. Quelques lieux photographiés :
Les bords de Seine : Giverny, Jumièges, Les Andelys, Rouen, Villequier...
La Côte normande entre architecture balnéaire et falaises sauvages : Asnelles, Cabourg, Deauville, Dieppe, Étretat, Fécamp, Le Havre, Yport...
Les gares, symboles du mouvement et du départ vers l’inconnu : Saint-Lazare à Paris, Victoria à Londres...
© OLIVIER MERIEL, Cabourg, mai 2009.
Olivier Mériel occupe une place singulière dans le panorama photographique contemporain. Depuis ses premiers voyages en Irlande au début des années 70, il construit avec rigueur une œuvre qui se démarque par son homogénéité et son originalité. Un corpus unique constitué d’images d’une telle résonance qu’on ne peut les confondre ni les oublier. Ses images sont rares et précieuses comme leur processus de création, réalisées à la chambre photographique avec des temps de pose très longs, obtenues par contact et dont les tirages sont ensuite virés au platine et au sélénium sur des papiers riches en argent.
Cette exposition de photographies s’inscrit dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste (juin – septembre 2010).
Autres expositions au Musée des impressionnismes Giverny :
L’Impressionnisme au fil de la Seine de Renoir et Monet à Matisse, 1er avril - 18 juillet 2010
Maximilien Luce, néo-impressionniste. Rétrospective, 28 juillet - 31 octobre 2010




