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16/04/25

Une passion chinoise. La collection de Monsieur Thiers @ Musée du Louvre, Paris

Une passion chinoise 
La collection de Monsieur Thiers  
Musée du Louvre, Paris
14 mai - 25 août 2025

Il est un fait relativement méconnu : l’art chinois est bien présent au Louvre. Le musée du Louvre conserve au département des Objets d’art plus de 600 œuvres d’origine chinoise, principalement issues des collections d’Adolphe Thiers, d’Adèle de Rothschild et des collections royales. Parmi elles se trouvent de véritables trésors.

De récents travaux ont mis en lumière celles de la collection Thiers, journaliste, historien, figure politique majeure du 19e siècle : député, ministre, président du conseil et, enfin président de la République française.

L’exposition se donne pour vocation de révéler au grand public ces œuvres exceptionnelles, en les rapportant au contexte historique, diplomatique et culturel de leur création puis de leur collecte par Thiers. Elle met en lumière la passion jusqu’alors méconnue de Thiers pour la Chine.

Elle rassemble plus de 170 œuvres datant majoritairement du 18e et du 19e siècle : rouleaux, pages d’albums, gravures, estampes, porcelaines, jades, laques, ivoires, bronze ou en bois incrustés de pierres et de nacres… La première section présente brièvement Adolphe Thiers, son regard particulier sur l’art, son approche de la collection, sa passion pour la Renaissance. La seconde section, formant le cœur de l’exposition, présente la collection chinoise, prise dans son ensemble. Thiers voulant écrire sur l’art chinois collectionnait livres sur la Chine, documents et objets d’art de manière concomitante. 

L’exposition suit les grands thèmes que l’on peut observer dans sa collection : l’histoire ancienne et contemporaine, les images de la Chine (paysages, architecture, costumes), quelques thèmes clés de la culture chinoise (la langue, l’écriture, les lettrés), les « trois sagesses » (bouddhisme, taoïsme, confucianisme), la porcelaine chinoise – dont il était un expert reconnu et enfin l’art impérial. Dans ce dernier domaine, la collection compte plusieurs chefs-d’œuvre dont un exceptionnel rouleau du Qingming Shanghe Tu réalisé pour l’empereur Qianlong. 

Commissaire de l'exposition : Jean-Baptiste Clais, conservateur en chef au département des Objets dArt, musée du Louvre.

Un catalogue, sous la direction de Jean-Baptiste Clais, accompagne l'exposition (à paraître le 14 mai 2025).

MUSÉE DU LOUVRE, PARIS

29/01/18

Le Bleu des mers, Fondation Baur, Genève - Dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe

Le Bleu des mers, dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe
Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève
Jusqu'au 25 février 2018

Courtesy Fondation Baur, Genève

Inscrite dans le courant d’intérêt qui se développe pour les relations entre l’Extrême-Orient, l’Asie et l’Europe, l’exposition revient sur l’exportation de la porcelaine chinoise bleu et blanc dont le commerce se démocratisa au XVIIe siècle avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ce siècle est connu pour être un véritable Âge d’or aux Pays-Bas. Grâce à sa réussite sur la route des Indes, la jeune République des Provinces Unies devint l’une des puissances commerciales les plus importantes d’Europe. Par sa tolérance de pensée, elle attira également nombre de personnalités, des écrivains, des penseurs, des savants qui créèrent un foyer culturel où purent s’épanouir les arts et les lettres. La bourgeoisie des négociants, enrichie du commerce maritime vers les Indes, fut le principal commanditaire d’œuvres d’art et acheteur de curiosités exotiques. Ce commerce avec l’Orient eut naturellement un effet sur la vie et l’art dans les provinces unies. Les porcelaines chinoises, en particulier, ont exercé une profonde influence sur la culture néerlandaise et l’aménagement des intérieurs. Elles entrèrent également dans les peintures de nature morte ou Vanités, où elles devenaient symbole d’une certaine prospérité. Ces tableaux nous révèlent ainsi l’utilisation de cette précieuse vaisselle et son impact dans la vie quotidienne.

Lorsque l’approvisionnement en porcelaines diminua drastiquement en raison des troubles politiques en Chine à la fin de la dynastie Ming (1368-1644), notamment la guerre civile qui sévit dans ce pays entre 1644 et 1647, les céramiques chinoises furent momentanément remplacées par des copies japonaises et perses. Depuis des siècles, la Perse importait en effet cette vaisselle de Chine, vaisselle qui avait inspiré les potiers et les peintres de miniatures.

Le visiteur a l’occasion de découvrir, au fil des salles, une mise en regard des peintures de natures mortes figurant des porcelaines bleu et blanc - si prisées par une Europe en expansion et en quête d’exotisme - face aux porcelaines qui les ont inspirées, leurs copies en faïence perse et des miniatures du monde de l’Islam avec des représentations de céramiques. 

Dans un dialogue transculturel avec les collections de la Fondation Baur et en particulier les céramiques d’exportation de la donation de Thérèse et John-D. Blum reçue en 2002 ainsi que du legs de l’ambassadeur et Mme Charles Müller accepté en 2004, le visiteur peut admirer de nombreuses et précieuses œuvres provenant de partenaires européens : des peintures des musées des Beaux-Arts de Besançon, Chambéry, Cherbourg, Lille, du musée du Prado à Madrid, du musée Rietberg et du Kunsthaus à Zurich, du MAH et du Cabinet d’arts graphiques et de la Galerie De Jonckheere à Genève, ainsi que des céramiques du musée Ariana à Genève, du Victoria and Albert Museum à Londres, des musées Guimet et des Arts décoratifs à Paris et de collections privées. 

Exposition réalisée avec le soutien d’une fondation privée genevoise et de De Jonckheere, Genève - Monaco

Commissariat de l’exposition : Monique Crick
Commissaire invitée : Yolande Crowe

Auteurs du catalogue : Monique Crick, Yolande Crowe et Alice Frech

Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient
8 rue Munier-Romilly - 1206 Genève – Suisse
www.fondation-baur.ch

22/11/14

Samiro Yunoki, MNAAG, Musée Guimet, Paris : La danse des formes. Textiles de Samiro Yunoki

La danse des formes. Textiles de Samiro Yunoki 
MNAAG, Musée Guimet, Paris
Jusqu'au 12 janvier 2015

Cette exposition marque l’entrée dans les collections de 71 œuvres, essentiellement textiles, données au musée national des arts asiatiques - Guimet par Samiro Yunoki, artiste japonais né en 1922 à Tokyo.

Issu d’une famille d’artistes, Samiro Yunoki s’oriente vers des études d’histoire, d’art et d’esthétique au sein de l’université de Tokyo et s’intéresse après la Seconde Guerre mondiale au travail du textile et des techniques artisanales, en suivant les enseignements de Keisuke Serizawa, grand artiste japonais (1895-1984) dont il fut l’élève.

La diversité des pièces de la donation reflète la variété de son œuvre qui allie savoir ancestral et vision moderne, tant dans les techniques et matériaux employés que dans les motifs décoratifs eux-mêmes. Eclatantes de modernité, ces œuvres attestent d’une parfaite maitrise de la technique japonaise de la teinture au pochoir, technique du katazome, littéralement « teinture à partir d’une forme ».

L’artiste se distingue également par l’emploi de couleurs vives, en parfaite harmonie avec la texture du tissu ainsi que par des motifs imaginaires abstraits mais si évocateurs qu’ils en deviennent presque figuratifs. Une extrême clarté des formes et un remarquable sens du mouvement donnent un caractère singulier à l’œuvre de Samiro Yunoki qui, outre les textiles, s’exprime sur des supports très diversifiés tels que peinture sur verre, collages, sculptures ou livres illustrés pour enfants.

En marge d’œuvres imprégnées par le Japon traditionnel, une grande partie de son travail est très ouvertement influencée par l’Occident et notamment Matisse. Yunoki ne considère pas ses textiles comme de simples décors en aplats mais comme des objets d’art tridimensionnels et dynamiques qui se déploient dans l’espace.

Autour de l’exposition, tarifs, informations pratiques et horaires :
www.guimet.fr

Présidente de l’établissement : Sophie Makariou
Commissaire : Aurélie Samuel, chargée de la section textiles au MNAAG

Samiro Yunoki. La danse des formes 
Catalogue de l'exposition
Coédition musée national des arts asiatiques – Guimet / Réunion des musées nationaux – Grand Palais, 2014
Auteurs : Samiro Yunoki ; Aurélie Samuel ; Kévin Kennel, assistant section Textiles au MNAAG.
Broché, 48 pages, 40 illustrations - Prix : 10 euros 

03/02/14

De la Chine aux Arts Décoratifs. L'art chinois dans les collections du Musée des Arts décoratifs, Paris

De la Chine aux Arts Décoratifs. L'art chinois dans les collections du Musée des Arts décoratifs 
Musée des Arts Décoratifs, Paris 
13 février - 29 juin 2014 

Brûle-parfum en forme de gui couvert, 
Chine, dynastie Qing, période Qianlong (1736-1796)
Emaux cloisonnés et champlevés sur cuivre
Dépôt public Fondation Salomon de Rothschild, 1923
Musée des Arts décoratifs, Paris, photo Jean Tholance

De la Chine aux Arts Décoratifs retrace l’apparition du goût pour l’art chinois qui prend une ampleur manifeste en France au XIXe siècle, mais aussi l’histoire particulière d’une collection. Le Musée Chinois à Fontainebleau inauguré par l’Impératrice Eugénie en 1863, ou encore les Expositions Universelles, sont les prémices de ce nouvel et vif intérêt pour des formes d’art que ces amateurs éclairés vont, pour certains, collectionner avec passion.

Les premières salles de l’exposition rendent hommage à ces collectionneurs et ces légataires, tels que Jules Maciet, Raymond Koechlin, Jean Schlumberger, Raoul Duseigneur, Mademoiselle Grandjean, mais aussi David David-Weill et la Baronne Salomon de Rothschild. En faisant don au musée des Arts décoratifs, ils revendiquent le souci de préserver, valoriser et transmettre un répertoire esthétique nouveau, ainsi que les secrets de certaines techniques, comme la laque ou encore la porcelaine.

Aiguière, Chine, dynastie Ming, XVIe siècle
Porcelaine de Jingdezheng, monture en bronze doré
Don Alexis Rouart, 1898, Musée des Arts décoratifs, Paris

Les raisons données par David David-Weill, lorsqu’il offre ses émaux cloisonnés au musée en février 1923, valent sans doute pour chacun d’entre eux : « La collection (…) pourra être un enseignement utile pour toute une branche d’artistes décorateurs ». Cet art chinois prisé par les créateurs et les amateurs occidentaux offre la possibilité de renouveler les techniques et d’ouvrir la porte à un nouveau répertoire iconographique. Les représentations de dragons ou encore de « chiens Fô » et d’autres chimères sont, pour le public européen de l’époque, des figures étranges et cryptiques qui suscitent toute leur curiosité.

Double gourde (paire), Chine, dynastie Qing, laque, XVIIIe siècle
Dépôt public Fondation Salomon de Rothschild, 1923
Musée des Arts décoratifs, Paris

De la Chine aux Arts Décoratifs est l’occasion d’appréhender une collection qui révèle un héritage artistique inédit. A l’exception de pièces réalisées pendant les premières dynasties royales ou impériales chinoises, les objets exposés appartiennent aux dynasties des Song (960-1279), des Yuan (1279-1368) et, pour la majorité, aux deux dernières dynasties impériales, celles des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1912). Ces chefs-d’oeuvre datant des périodes les plus récentes sont parmi les plus prisés des collectionneurs de l’époque et forment ainsi une partie importante de l’exposition, permettant de se rendre compte de la finesse et de la richesse des fonds que conservent Les Arts Décoratifs. Le public est invité à admirer une grande diversité d’objets tels que des robes de cour (chaofu) ou de cérémonie (lifu), des habits semi-officiels (jifu), des armures, ou encore des textiles présentés sous forme d’échantillons plus ou moins grands, offrant un catalogue de motifs et de techniques extraordinaires qui ont fasciné les Européens. Des albums de papiers aquarellés du XVIIIe et du XIXe siècle, réalisés pour le marché occidental et illustrant le mode de vie et les décors chinois, sont sortis des archives de la bibliothèque des Arts Décoratifs pour l’occasion. 


Plat, Chine, dynastie Yuan (1279-1368)
Porcelaine avec décor en bleu de cobalt sous couverte
Achat Raoul Duseigneur, 1894
Musée des Arts décoratifs, Paris

Deux salles sont dédiées aux céramiques d’exportation provenant majoritairement des collections d’Alexandrine Grandjean et de Paul Pannier et des périodes plus anciennes sont classées par techniques, et mettent à jour des pièces d’exception comme le grand plat Yuan en porcelaine avec un décor bleu de cobalt sous couverte. Au même titre, des jarres, des vases ou encore des pots à anse en céramique évoquent l’époque durant laquelle les Compagnies des Indes orientales importaient par millions ces objets en Europe, alors que cette dernière recherchait encore le secret de la porcelaine. Ce parcours à travers l’histoire de l’art chinois retrace également l’évolution du goût des collectionneurs qui penchent pendant un temps pour les décors richement constitués d’émaux polychromes, et plus tardivement pour des objets initialement destinés au commerce en Chine.

Brûle-parfum en forme de li ding, Chine, dynastie Qing 
Bronze patiné, Achat Laurent Héliot, 1892
Musée des Arts décoratifs, Paris

Une autre partie de l’exposition, dédiée à un ensemble remarquable de cloisonnés provenant de dons de David David-Weill et de la Baronne Salomon de Rothschild, réunit l’une des collections les plus importantes de ce genre, très peu vues en Europe, offrant ainsi un panorama impressionnant qui retrace l’historique de cette technique. Ces chefs-d’oeuvre accompagnent des objets rares, tels qu’une vingtaine de cornes de rhinocéros sculptées appartenant aux dynasties Ming et Qing. Des pierres dures finement travaillées telles des vases, des pots et des coupes en jade, en agate et en lapis-lazuli sont également montrés au public et témoignent du raffinement de la culture chinoise. Aux côtés de ces pièces, s’ajoute une sélection d’éléments de mobilier dont des paravents qui rappellent la grande maitrise de la laque que les européens ont longtemps admirée des chinois.

L’exposition montre aussi des objets essentiellement fabriqués pour le marché chinois. Iconographies et symboliques des motifs sont décryptées au public pour mieux appréhender l’art et la culture de la Chine. Ces oeuvres figurant aujourd’hui au musée, sont ainsi l’occasion d’aborder les méthodes de création originales et anciennes, tout en distinguant le « goût chinois » de celui des français, dans la sphère des métiers d’art. En exposant cette collection, Les Arts Décoratifs souhaitent également apporter une ouverture sur la Chine du XXe siècle et contemporaine à travers des affiches et des jouets, mais aussi des oeuvres de designers ou de créateurs chinois.

En écho à l’exposition Les secrets de la laque Française. Le vernis Martin qui est installée dans la Nef du musée, De la Chine aux Arts Décoratifs s’étend dans les douze salles de la galerie d’étude, du 13 février à l’été 2014. Tout en mettant en lumière l’héritage du savoir-faire chinois et l’impact qu’il a eu sur les métiers d’art en Europe et en France en particulier, cet événement est ainsi l’occasion d’exposer une collection précieuse et riche, trop rarement montrée au public jusqu’à aujourd’hui. 

Commissaire de l'exposition : Béatrice Quette, Musée des Arts décoratifs

MUSEE DES ARTS DECORATIFS
107, rue de Rivoli – 75001 Paris
www.lesartsdecoratifs.fr

18/02/12

Planete Manga, Centre Pompidou, Beaubourg, Paris

Planète Manga !
Une approche de la Bande Dessinée au Japon, à Taiwan, en Corée, en Chine
Centre Pompidou, Paris

Jusqu'au 27 mai 2012

Avec Planète Manga ! le Centre Pompidou se met à l'heure du manga, du manhwa et du manhua avec le Studio 13-16 qui propose gratuitement aux adolescents de pénétrer ce territoire de la création en bande dessinée au Japon, en Corée du Sud et en Chine.

 Planète Manga ! au Centre Pompidou, Paris © Centre Pompidou/ Visuel Pierre Vanni,
Direction de la communication et des partenariats,
conception graphique : Ch. Beneyton, Paris 2012

En présence de mangakas, les auteurs de mangas, de renommée internationale, et à travers  tous les registres du genre, les jeunes sont conviés à des rencontres, à des ateliers d’initiation,  à la conception de mangas, à des performances musicales et à des défilés de costumes manga…

Du manga japonais au manhwa coréen, en passant par le manhua taïwanais ou chinois, Planète Manga ! s’ouvre à toute la diversité de l’art du manga. Elle éclaire aussi l’univers des auteurs, invite à découvrir et à comprendre de manière ludique leur processus créatif,  les liens du manga avec la mode, la musique, les arts plastiques ou le cinéma.

Avec Hagio Moto, Takemiya  Keiko ou encore Fumiyo Kôno, pour les grands maîtres japonais du genre et une ouverture sur la jeune bande dessinée indépendante avec des éditeurs tels que Taiwan comix (Taïwan), Saï comics (Corée) et Special Comix (Chine)…

Keiko Takemiya Dessin de Takemiya Keiko 
To Terra © Keiko Takemiya

Sobogi Manhwa The spirit of the universe and the meaning of life
de Sobogi  © Edition Saï comics, Corée

Une quarantaine d’auteurs reconnus animent Planète Manga ! , grâce à des partenaires prestigieux tels que l’Université Joshibi Art et design de Tokyo et le Musée international du Manga de Kyôto associé à l’université Seika de Kyôto, le Centre Culturel Coréen de Paris, l’Université Paris Diderot et l’Institut Confucius, le Bureau de représentation de Taïpeï à Paris ainsi que tous les partenaires privés taïwanais qui ont permis la venue de tous ces auteurs pour vivre et partager cette aventure singulière.

CYCLE DE FILMS D'ANIMATION ASIATIQUES AU CENTRE POMPIDOU

C'est une centaine de réalisateurs, majoritairement japonais, dont le Centre Pompidou présente les oeuvres : un panorama inédit en France du cinéma d’animation asiatique, une toute première programmation d’ampleur consacrée au manga, avec des inédits et des séances présentées par les artistes.

Dororo, Film de Gisaburo Sugii. Mangaka: Osamu Tezuka 

Dororo, film de Gisaburô Sugii, Japon. Mangaka: Osamu Tezuka, Japon, 1968 © Tezuka Productions/Mushi Production, 1969-1970

Astro Boy - Mangaka Osamu Tezuka ASTRO BOY, extrait du film d’animation
Mangaka: Osamu Tezuka
© Tezuka Productions 1980 

Enfin, un salon de lecture gratuit et ouvert à tous s’ouvre pour quatre mois à la Bibliothèque Publique d’Information avec une mangathèque de plus de 2500 albums en libre consultation !

La culture manga est aussi à l’honneur au salon du livre.

Chef de projet : Boris Tissot
Conseiller pour le cinéma : Ilan Nguyên

CENTRE POMPIDOU, BEAUBOURG, PARIS
www.centrepompidou.fr

05/12/10

Arts Asiatiques: Art Chinois, Sotheby’s Paris – Vente du 16-12-2010

Deux sculptures Arahts Ajita et Cudapanthaka en bronze doré, XVe-XVIe siecle - Lots 78 et 79 - Photo courtesy Sotheby's

Deux sculptures en bronze exceptionnelles 
provenant d’une collection privée européenne
Arahts Ajita et Cudapanthaka en bronze doré
Lots 78 et 79, estimation : 350 000 / 500 000 € chacun*
Photo courtesy of Sotheby's

 

La diversité des œuvres majeures de la prochaine vente d’arts asiatiques le 16 décembre chez Sotheby’s à Paris offre un riche panorama de la créativité et de la virtuosité de l’art chinois quelle que soit la discipline.

Les plus beaux exemples sont les deux arahts, Ajita et Cudapanthaka en bronze doré sino tibétain, XVe - XVIe siècle (lots 78 et 79, reproduits ci-dessus, estimation : 350.000 / 500.000 € chacun), qui proviennent d’une collection particulière européenne. Issus à l’origine d’une série de seize, ces arhats, étaient tous placés dans le même sanctuaire à l’est et à l’ouest du Bouddha Shakyamuni dont ils étaient les disciples. On connaît leur position grâce à l’inscription gravée sur leur base. Sur les seize, cinq sculptures sont répertoriées, une est conservée au Victoria and Albert Museum de Londres, une autre au  Staatliches Museum für Völkerkunde de Munich, les trois autres sont entre des mains privées. Sept sont donc désormais sept en comptant les deux proposés lors de la vente.

Plat en porcelaine bleu blanc, Chine, Dynastie Ming, Epoque Yongle, XVeme siècle - Lot 32 - Photo courtesy of Sotheby's La porcelaine chinoise est également très largement représentée dans cette vente. A commencer par un plat au bouquet en porcelaine bleu blanc, Dynastie Ming, époque Yongle (1403-1424) et par une aiguière dans le gout ottoman datant également de l’époque Yongle (lot 32, estimation :  80.000 / 120.000 € – Photo courtesy Sotheby’s), ou encore un magnifique pot tankard  toujours en porcelaine bleu blanc (lot 33, estimation : 150.000 / 200.000 €) datant du  règne de Xuande (1426-1435), ainsi qu’un  plat bleu blanc à fond jaune portant la marque de l’empereur Zhengde (1506-1521) (lot 36, estimation : 100.000 / 150.000 €).  Cette dernière pièce provient de la collection de l’ambassadeur d’Allemagne en Extrême Orient pendant le premier quart du XXème siècle.

 Amitayus en porcelaine de la famille rose, Chine, Dynastie Qing, Epoque Qianlong - Lot 196 - Photo courtesy Sotheby's

La perfection atteinte sous la dynastie Qing est magnifiquement représentée par un Amitayus en porcelaine de la famille rose d’époque Qianlong (1736-1795) (lot 196, estimation : 60.000 / 80.000 € – Photo courtesy Sotheby’s) et une très belle gourde en porcelaine bleu blanc, également d’époque Qianlong (lot 199, estimation :  80.000 / 120.000 €).

 

Vase en bambou sculpté, Chine, Dynastie Qing, Epoque Qianlong, XVIIIeme siècle - Lot 15 - Photo courtesy of Sotheby'sL’éventail des arts de la Chine ne serait pas complet sans de très beaux objets d’art et jades sculptés. Les objets particulièrement dignes d’intérêt sont ceux issus des ateliers de lettrés comme par exemple un petit repose-pinceaux en bronze tâché d’or portant la marque de l’empereur Qianlong (1736-1795) de la dynastie Qing  (lot 75,  estimation : 3000 / 5000 €), ainsi que quelques  coupes libatoires en corne de rhinocéros très finement sculptées (lot 23, estimation : 40.000 / 60.000 € et lot 77, estimation : 70.000 / 90.000 €) ainsi qu’un vase en bambou sculpté escaladé par quatre enfants se faisant la courte échelle (H 19,5 cm, cf. photo courtesy Sotheby’s) toujours d’époque Qianlong (lot 15, estimation : 30.000 / 40.000 €). 

Pour la section des jades sculptés notons le sceptre ruyi du XVIIIème siècle (Lot 210, estimation 60.000 / 80.000 €), et un  écran de table impérial en jade vert épinard gravé de poèmes d’époque Qianlong (1736-1795) (lot 211, estimation 100.000 / 150.000 €).

Cette vente ne se cantonne pas aux arts de la Chine mais s’étend jusqu’au Vietnam d’où est proposé une collection de porcelaines dites  “Bleus de Huê” provenant de la cité interdite et ayant appartenu ensuite au prince Bao Long. Quant au Japon, il est représenté par des objets d’art en métal prouvant l’habileté des artisans japonais, comme une paire de vases d’époque Meiji (1868-1912) (lot 359, estimation : 20.000 / 30.000 €) et par une série complète des fameuses 36 vues du Mont Fuji d’Ando Hiroshige (1797-1858) (lot 401, estimation 15.000 / 20.000 €) et d’autres ensembles d’estampes japonaises.

Au total, ce sont 415 lots qui sont présentés lors de cette vente. Quatre journées d’expositions sont proposées aux amateurs d’arts asiatiques souhaitant voir ces pièces de toute beauté de plus prêt. Concernant les photos des lots, l’ensemble peut être consulté (à un format plus grand que sur ce blog et possibilité de zoomer), accompagné de fiches descriptives sur le site de Sotheby’s.

Exposition
Samedi 11 Décembre 10h - 18h
Lundi 13 Décembre 10h - 18h
Mardi 14 Décembre 10h - 18h
Mercredi 15 Décembre 10h - 18h

* Les estimations sont hors commission d’achat.

Vente dirigée par Cyrille Cohen.

www.sothebys.com