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01/10/15

Expo Warhol Unlimited, MAM, Paris

Warhol Unlimited 
Musée d'Art moderne de la Ville de Paris 
2 octobre 2015 - 7 février 2016

A l’occasion de la première présentation en Europe des Shadows (1978-1979) dans leur totalité, le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris (MAM) consacre une exposition exceptionnelle à Andy Warhol (1928-1987). Avec plus de 200 œuvres, elle met en valeur la dimension sérielle de l’œuvre de Warhol, aspect incontournable de son travail, et sa capacité à repenser les principes de l’exposition. 

Conservée à la Dia Art Foundation, les Shadows, étonnant ensemble de 102 toiles sérigraphiées de 17 couleurs différentes se déploient sur une longueur de plus de 130 mètres. Elles rappellent de façon magistrale la capacité de Warhol à ébranler les conventions de l'art, depuis la conception des œuvres jusqu'à leur mise en scène. A la question de savoir si elles étaient de l’art, Warhol répondait non : « ... on passait de la disco durant le vernissage, je suppose que ça en fait un décor disco ». L’art de Warhol se présente comme un défi que l’exposition du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris étend à plusieurs séries comme les Electric Chairs (1964-1971), les Jackies (1964), les Flowers (1964-1965), les Maos (1972-1973). 

La manière souvent controversée avec laquelle l'artiste mettait en scène son propre travail est au centre de toutes les interrogations qui légitiment cette exposition. On y retrouve le souci constant de l’artiste d'investir l'espace et le temps pour en remodeler notre perception. Le visiteur est invité à se laisser submerger par l’accumulation des œuvres d’Andy Warhol, des Self-portraits (1966-1967, 1981) aux Brillo Boxes (1964), des portraits filmés (les Screen Tests, 1964-1966) aux papiers peints les Cows (1966), des ensembles de Flowers aux frises de Maos, du cinéma expérimental (le célèbre film Empire de huit heures, 1964) aux Silver Clouds (1966), sans oublier les environnements spectaculaires des concerts du Velvet Undergound (l'Exploding Plastic Inevitable, 1966). 

Aussi encensé que critiqué, l'artiste possède toujours la capacité de bouleverser les attentes du visiteur et cela malgré la surmédiatisation à laquelle il a pratiquement toujours été exposé. Au-delà de son image superficielle de « roi du Pop Art », Warhol n’a eu de cesse de réinventer le rapport du spectateur à l’œuvre d'art. Débordant sans cesse des cadres qu’on lui assigne, Andy Warhol s’impose comme l’artiste de la démesure. Quelles que soient les formes explorées, son rapport à l’œuvre tend vers l’abolition des limites. 

Commissaires de l’exposition :
Sébastien Gokalp
Hervé Vanel

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson - 75116 Paris
www.mam.paris.fr

15/10/14

Exposition Sonia Delaunay, Paris, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

Sonia Delaunay - Les couleurs de l’abstraction 
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris 
17 octobre 2014 - 22 février 2015 

Première grande rétrospective parisienne consacrée à Sonia Delaunay depuis 1967, l’exposition organisée par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris rassemble, aux côtés de trois reconstitutions exceptionnelles d’environnements, plus de 400 œuvres : peintures, décorations murales, gouaches, estampes, mode et textiles. Cette monographie qui suit l’évolution de l’artiste de l’aube du XXème siècle à la fin des années 1970, met en lumière l’importance de son activité dans les arts appliqués, sa place spécifique au sein des avant-gardes européennes, ainsi que son rôle majeur dans l’abstraction dont elle figure parmi les pionniers.

Le parcours chronologique, largement documenté, illustre la richesse et la singularité de l’œuvre de Sonia Delaunay marquée par un dialogue soutenu entre les arts. L’ensemble des œuvres choisies révèle une approche personnelle de la couleur, réminiscence de son enfance russe et de son apprentissage de la peinture en Allemagne. 

Tandis que Robert Delaunay conceptualise l’abstraction comme un langage universel, Sonia Delaunay l’expérimente sur les supports les plus variés (tableaux, projets d’affiches, vêtements, reliures, objets domestiques) et crée à quatre mains avec le poète Blaise Cendrars La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France. Durant la Grande Guerre, son passage en Espagne et au Portugal coïncide avec un premier développement de ses activités dans les domaines du théâtre et de la mode qu’elle commercialise à Madrid dès 1918, puis à son retour à Paris dans les années 1920. La décennie suivante marque l’épanouissement d’une abstraction épurée, caractéristique du style international, et en harmonie avec l’architecture comme en témoignent les grandes décorations murales du Pavillon de l’Air de l’Exposition internationale des arts et techniques, présentées à Paris pour la première fois depuis 1937. Le rôle de « passeur » de l’artiste entre la génération des pionniers de l’abstraction et celle de l’après-guerre se manifeste à travers sa participation aux Salons des Réalités Nouvelles, son implication dans les projets d’architecture et sa présence au sein de la galerie Denise René. Dès l’après-guerre, la peinture de Sonia Delaunay connaît un profond renouvellement qui culmine, à la fin des années 1960, dans un art abstrait intensément poétique. Sa créativité formelle et technique s’exprime alors dans des œuvres monumentales (peinture, mosaïque, tapis, tapisserie) et son œuvre tardive connaît un ultime essor dans les albums d’eaux-fortes et les éditions Artcurial. 

Servie par la reconstitution d’ensembles et de dispositifs inédits, et la présence de photographies et de films d’époque, l’exposition souligne le paradoxe d’une œuvre profondément inscrite dans son temps – de la belle époque aux années 1970 – et la constance des recherches formelles et la quête de synthèse des arts rendent également atemporelle.

Commissaires de l’exposition
Anne Montfort
Cécile Godefroy

L’exposition sera ensuite présentée à la Tate Modern de Londres du 15 avril au 9 août 2015.

Exposition réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France et du Centre Pompidou

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris

08/12/13

Decorum. Tapis et tapisseries d'artistes, MAM, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Decorum. Tapis et tapisseries d’artistes 
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris 
Jusqu'au 9 février 2014

Caroline Achaintre
Caroline Achaintre
Moustache-Eagle, 2008
Courtesy Saatchi Gallery, London
© Caroline Achaintre

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris met l’art textile en lumière avec l'exposition Decorum qui présente plus d’une centaine de tapis et de tapisseries signés par des artistes modernes (Francis Bacon, Fernand Léger, Pablo Picasso) et contemporains : Caroline Achaintre, Latifa Echakhch, Elsi Giauque, Helen Frances Gregor, Sheila Hicks, Nathalie Du Pasquier, Maryn Varbanov, Pae White...

Latifa Echakhch
Latifa Echakhch
Frames (rouge, bleu, vert), 2009
Installation au sol de trois contours de tapis
123 x 71 cm chacun
Courtesy de l’artiste et galerie Kamel Mennour, Paris
© Latifa Echakhch.
Photo : Fabrice Seixas

Decorum permet de découvrir les oeuvres tissées, souvent insoupçonnées, d’artistes majeurs et le travail d’artistes injustement méconnus (Guidette Carbonell). Des pièces anonymes de différentes époques et régions sont également exposées afin de déceler des influences et d’engager des confrontations. 

Objets à la fois visuels et tactiles, esthétiques et fonctionnels, facilement transportables (Le Corbusier qualifiait ses tapisseries de « Muralnomad »), tapis et tapisseries transcendent les habituelles frontières des arts décoratifs et du design. 

Elsi Giauque
Elsi Giauque
Élément spatial, 1979
Tapisserie tridimensionnelle, lin, soie, laine, métal
20 cadres 90 × 95 × 0,5 cm (chaque)
Mudac – musée de design et des arts appliqués contemporains, Lausanne
Droits réservés. Photo : 1m3 – Mathilde Agius 

Helen Frances Gregor
Helen Frances Gregor
Totem n°5, 1976
Tapisserie de basse-lice en laine
250 x 180 x 25 cm
Fondation Toms Pauli, Lausanne
© Helen Frances Gregor
Photo: Fibbi-Aeppli, Grandson

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, les peintres se limitaient au dessin du carton destiné à être tissé ou à la représentation de tapis orientaux dans leurs tableaux (Lotto, Holbein, Delacroix). Au cours du XXème siècle, les avant-gardes artistiques européennes révolutionnent l’esthétique et la technique de l’art textile. Les artistes tissent eux-mêmes leurs tapis en faisant référence à des pièces anciennes ou en utilisant des motifs ethniques et géométriques. 

Souvent porteurs d’un message politique ou féministe à partir des années 1960, tapis et tapisseries suscitent un regain d’intérêt sensible depuis les années 2000. De jeunes artistes contemporains comme Caroline Achaintre ou Pae White produisent des pièces tissées originales qui intègrent tradition, modernité ou influences extra-occidentales et expérimentent de nouvelles techniques, comme le tissage numérique. 

Pae White
Pae White 
Berlin B, 2012 
Tapisserie coton, polyester et toile trevira 
290 x 440 cm 
Courtesy de l’artiste et Neugerriemschneider, Berlin 
Photo : Jens Ziehe, Berlin 
© Pae White 

L’exposition va ainsi à l’encontre des idées reçues présentant la tapisserie comme un art mineur ou anachronique. Elle permet par ailleurs de renouer avec une histoire peu connue du musée qui possédait un département Art et Création Textile dans les années 1980. 

Sheila Hicks
Sheila Hicks
Pteras Swoop, 2011
Tissage en coton et plumes
38 × 35 cm
Courtesy de l’artiste et Sikkema Jenkins & Co, New York
Image courtesy of Sikkema Jenkins & Co., New York
© Sheila Hicks

Nathalie Du Pasquier
Nathalie Du Pasquier
Equador, 1986
Tapis noué en laine sur trame de lin et chaîne de coton
(éditions Textiles Palmisano)
200 x 200 cm
Coll. particulière, Milan / Courtesy de l’artiste
Photo : Ilvio Gallo
© Nathalie Du Pasquier

Maryn Varbanov
Maryn Varbanov (atelier Sofia)
Arythmie, 1972
Tapisserie de basse-lice en laine
165 × 198 cm
Courtesy musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine, Angers
Cliché musées d’Angers, Pierre David
© Maryn Varbanov

L’artiste londonien Marc Camille Chaimowicz, directeur artistique invité, a conçu la scénographie inédite de l’exposition en collaboration avec l’architecte Christine Ilex Beinemeier. Jean-Philippe Antoine, professeur d’esthétique, propose une programmation de « musique d’ameublement », diffusée en fond sonore dans l’exposition.

Un catalogue, largement illustré et co-édité par Skira Flammarion est publié à cette occasion.

Commissaire de l’exposition : Anne Dressen 

Une exposition de l’ARC

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 av. du Président Wilson - Paris 16e
Site internet du musée : www.mam.paris.fr

07/12/13

Expo Zeng Fanzhi, Paris, MAM, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Exposition Zeng Fanzhi 
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris 
Jusqu'au 16 février 2014 

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première rétrospective française du peintre chinois ZENG FANZHI. Aussi bien reconnu par les collectionneurs que par le milieu institutionnel, Zeng Fanzhi utilise depuis les années 1990 un langage original, marqué par son évidente filiation à l’art asiatique ainsi que par les nombreuses influences occidentales parvenues jusqu’à lui. C’est au travers de cette écriture totale que le regardeur se souvient de la tradition du paysage dans la peinture chinoise, tout autant qu’il pense à Warhol, Bacon, Balthus ou Pollock. 

ZENG FANZHI
Portrait, 2004
200 x 150 cm
Collection de l’artiste 
© Zeng Fanzhi Studio

Cependant, l’oeuvre de Zeng Fanzhi peut difficilement être réduite à une assimilation de parangons traditionnels et modernistes. En ayant multiplié les styles et les thématiques, l’artiste fait preuve d’une volonté de recherche, tant picturale qu’intellectuelle, et d’une technique contrôlée. La confrontation à ces toiles laisse le spectateur seul face à une infinité, comme une étreinte dans le monde intérieur de l’artiste.

L’oeuvre de Zeng Fanzhi mélange histoire de la Chine et histoire personnelle. Ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il vivait près de l’hôpital de Wuhan, marque la première série de toiles qui représentent opérations, salles d’attente, viandes et corps dévêtus. D’autres toiles des années 2000 rappellent le passé politique de la Chine, comme Tian’An Men (2004) où l’on reconnaît Mao. 

ZENG FANZHI
Tian’An Men, 2004
215 x 330 cm
Kai Feng Foundation
© Zeng Fanzhi studio

ZENG FANZHI
Mask Series No.6, 1996
200 x 360 cm (en 2 panneaux)
Collection privée
© Zeng Fanzhi studio

Et si les tableaux appartenant aux Mask Series sont encore sous l’influence du Pop Art, les récents portraits et paysages s’approchent d’une abstraction plus sombre. Ces polyptyques gigantesques, barrés de ronces d’où fourmillent animaux et corps humains, sont d’un expressionnisme contenu qui se réfère à la peinture allemande et en particulier à celle de Dürer. 

ZENG FANZHI
Hare, 2012
400 x 400 cm (en 2 panneaux)
Pinault Collection
© Zeng Fanzhi studio

Cette exposition est l’occasion de découvrir l’ensemble de la carrière de Zeng Fanzhi, à travers un accrochage à rebours, d’une quarantaine de toiles et de sculptures de 2013 à 1990. A la suite de plusieurs expositions monographiques (The National Gallery for Foreign Art, Sofia, 2010 ; Rockbund Art Museum, Shanghai, 2010 ; Francisco Godia Foundation, Barcelone, 2009 ; Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole, France, 2007), le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris propose une lecture de cet oeuvre conçue en étroite collaboration avec l’artiste. 

ZENG FANZHI est né en 1964 à Wuhan (Chine). Formé à l’Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale, il découvre durant ces années d’enseignement l’art contemporain, chinois et occidental. Nourri par ces influences et soucieux de connaître un contexte plus effervescent, il part s’installer en 1993 à Pékin où il vit et travaille depuis. 

Un catalogue, largement illustré et édité par Paris-Musées, est publié à cette occasion. Prix : 30 euros.

Commissaire de l’exposition : François Michaud avec Marine Guyé

L’exposition est réalisée avec le soutien de la Fondation Yuz.

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson - 75116 Paris
www.mam.paris.fr