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16/10/25

Gerhard Richter @ Galerie David Zwirner, Paris - Exposition + Biographie

Gerhard Richter
Galerie David Zwirner, Paris
20 octobre - 20 décembre 2025

David Zwirner présente dans sa Galerie de Paris une sélection de peintures, dessins et installations de miroirs de Gerhard Richter. L’exposition marque la troisième collaboration du célèbre artiste allemand avec la Galerie depuis l’annonce de sa représentation en 2023. Elle fait suite aux expositions monographiques tenues à New York (2023) et à Londres (2024), et coïncide avec une rétrospective d’envergure s’ouvrant le 17 octobre 2025 à la Fondation Louis Vuitton à Paris, sous le commissariat de Nicholas Serota et Dieter Schwarz.

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Kl. Badende (Petite baigneuse), 1994
© Gerhard Richter 2025 (20102025) 
Courtesy the artist and David Zwirner

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Blumen, (Fleurs), 1992
Oil on canvas
© Gerhard Richter 2025 (20102025) 
Courtesy the artist and David Zwirner

Les oeuvres présentées chez David Zwirner témoignent de l’impressionnante diversité d’enjeux, d’échelles et de techniques que mobilise l’artiste dans son travail. Prises dans leur ensemble, elles mettent en lumière sa profonde compréhension du médium pictural et l’enquête sans cesse renouvelée qu’il mène autour du fait même de créer une oeuvre. Dans ses Fotobilder (Photo-peintures) – par exemple Blumen (Fleurs, 1992), Torso (Torse, 1997) ou Kl. Badende (Petite baigneuse, 1994) –, l’artiste utilise ses propres photographies comme point de départ, mais aussi des images trouvées au hasard de journaux, magazines ou publicités. Souvent, l’artiste floute ou dénature d’une façon ou d’une autre l’image qui résulte de ce travail de composition, rendant plus complexe encore la relation qui unit la photographie à la peinture : une expérience conceptuelle se joue dans ces transpositions itératives entre les deux médiums.

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Abstraktes Bild (Tableau abstrait), 2001
Oil on alu dibond
© Gerhard Richter 2025 (20102025)
Courtesy the artist and David Zwirner

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Abstraktes Bild (Tableau abstrait), 2001
Oil on alu dibond
© Gerhard Richter 2025 (20102025)
Courtesy the artist and David Zwirner

Avec la série des Abstrakte Bilder (Tableaux abstraits), Gerhard Richter explore le potentiel formel et conceptuel de la peinture sous un autre angle. Exécutées selon des principes de composition extrêmement rigoureux, ces oeuvres ont recours à l’abstraction pour mettre en exergue la matérialité de la peinture et de la couleur – une méthode de création à la fois aléatoire et planifi ée avec soin. Deux Tableaux abstraits datant de 2001 sont exposés, marbrés de peinture verte, rose vif ou jaune d’or se déployant harmonieusement sur toute la surface de la toile. Les deux oeuvres contrastent ainsi avec les dernières peintures à l’huile réalisées par l’artiste de 2015 à 2017, qui se caractérisent au contraire par des entrelacs complexes où la superposition de lignes et de touches appliquées avec vigueur créent une impression de relief. Ces peintures sont confrontées à Strip, tableau de 2024 s’étirant sur quatre mètres de largeur. Revisitant ses Tableaux abstraits grâce aux technologies numériques, Gerhard Richter orchestre dans la série des Strips un dialogue entre la peinture, la photographie, la reproduction d’images par impression et l’abstraction.

Des dessins récents de l’artiste figurent aussi dans l’exposition ; certains totalement inédits et d’autres ayant été présentés plus tôt cette année dans le cadre de Gerhard Richter: 81 Zeichnungen, 1 Strip-Bild, 1 Edition à la Staatliche Graphische Sammlung de Munich. Gerhard Richter a toujours accordé une place importante au médium du dessin dans sa pratique artistique, et le passage des années n’a pas démenti cet engagement fructueux. Les oeuvres présentées, incorporant souvent des encres de couleur et du crayon à mine de graphite, lui permettent d’explorer une autre dimension du rôle de la main de l’artiste dans le processus menant à la création d’un « récit » pictural abstrait mais dynamique.

L’exposition à Paris comprend également trois installations de surfaces réfl échissantes montées au mur, de tailles différentes, ainsi que 3 Scheiben (3 Panneaux de verre, 2023), où trois pans de verre transparent et réfl échissant sont dressés au sein d’un cadre en métal. Depuis 1967 et la création de son installation 4 Glasscheiben (4 Panneaux de verre), qui a marqué un tournant dans sa carrière, Gerhard Richter nourrit un grand intérêt analytique – qui confine à la fascination – pour le verre. De façon très personnelle, il mobilise ce matériau moins comme un élément de sculpture pure que comme une « réflexion », dans les deux sens du terme, de son investigation de la peinture et de la création d’image. Contempler ces oeuvres – et donc aussi les images qui se forment à leur surface – est une expérience radicalement paradoxale où la réalité, répliquée par le miroir de manière forcément fi dèle au monde réel qui entoure nécessairement l’oeuvre, devient pourtant inaccessible en tant que refl et, à la fois hors de portée et déformée. 
Dans les oeuvres en verre de Gerhard Richter, comme le soulignent Janice Bretz et Kerstin Küster, « les visiteurs ne restent pas spectateurs mais deviennent eux-mêmes créateurs ; ils se confrontent à l’écart entre l’espace d’exposition réel et le refl et aléatoire de la réalité sur le verre. […] L’artiste nous invite à réfl échir au fait même de voir et à considérer ce que l’on voit comme une seule réalité potentielle parmi de nombreuses autres. Voir est contextuel : la réalité dépend toujours de celui qui regarde ». – Janice Bretz and Kerstin Küster, “Transparent and Reflected: Mirrors, Glass, and Strips,” in Gerhard Richter: Abstraction. Exh. cat. (Potsdam: Museum Barberini, 2020), p. 198.
Artiste Gerhard Richter

Gerhard Richter est né en 1932 à Dresde en Allemagne. Il étudie les beaux-arts de 1951 à 1956 à la Hochschule für Bildende Künste de Dresde et se spécialise en peinture murale. En 1959, il visite la documenta II qui se tient à Cassel, alors en Allemagne de l’Ouest : une expérience fondatrice qui le mène à infl échir sa trajectoire artistique. Après avoir réussi à fuir l’Allemagne de l’Est en 1961, il entreprend un second cycle d’études à la Staatliche Kunstakademie de Düsseldorf. Il y cofonde un mouvement éphémère appelé « réalisme capitaliste » avec ses condisciples Sigmar Polke, Konrad Lueg (qui deviendra galeriste, plus connu sous le nom de Konrad Fischer) et Manfred Kuttner.

À partir de 1964, son travail fait l’objet de nombreuses expositions personnelles dans des galeries et musées du le monde entier. Sa première exposition monographique dans une institution publique se tient en 1969 au Gegenverkehr du Zentrum für aktuelle Kunst d’Aachen, en Allemagne de l’Ouest. En 1972, il est choisi pour représenter l’Allemagne à la Biennale de Venise, où il investit le pavillon national de ses seules oeuvres. Il est aussi l’artiste ayant présenté son travail le plus grand nombre de fois à la documenta (en 1972, 1977, 1982, 1987, 1992, 1997, 2007 et 2017). Le travail de Gerhard Richter a été montré tout autour du monde au fi l de nombreuses rétrospectives et expositions monographiques au sein d’institutions de premier plan, parmi lesquelles le Kunstverein für die Rheinlande und Westfalen à Düsseldorf (1971, 1986), la Kunsthalle de Brême en Allemagne de l’Ouest (1975), le Centre Pompidou à Paris (1977, 2012), la Städtische Kunsthalle de Düsseldorf (1986), la Neue Nationalgalerie de Berlin (1986, 2012), le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington D.C. (1988, 2003), le San Francisco Museum of Modern Art (1989, 2002), la Tate à Londres (1991, 2011), le Moderna Museet à Stockholm (1993), l’Art Institute de Chicago (2002), le MoMA à New York (2002), la Queensland Art Gallery à Brisbane (2017), le Met Breuer à New York (2020) et le National Museum of Modern Art de Tokyo (2022). En avril 2023, la Neue Nationalgalerie de Berlin inaugurait une installation semi-permanente intitulée Gerhard Richter: 100 Works for Berlin, rassemblant des prêts à très long terme consentis par la Fondation Gerhard Richter en 2021, parmi lesquels le cycle d’oeuvres Birkenau (2014), série de peintures abstraites de grandes dimensions.

Gerhard Richter est le lauréat de nombreux prix et distinctions prestigieux comme, parmi d’autres, le Kunstpreis Junger Westen de la Kunsthalle de Recklinghausen en Allemagne de l’Ouest (1967), le prix Arnold Bode de Cassel en Allemagne de l’Ouest (1982), le prix Oskar Kokoschka de Vienne (1985), le Goslarer Kaiserring de Goslar en Allemagne de l’Ouest (1988), le Lion d’or de la 47e Biennale de Venise (1997), le Praemium Imperiale de la Japan Art Association de Tokyo (1997), le prix Wexner du Wexner Center for the Arts de Columbus en Ohio (1998), le Foreign Honorary Membership de l’American Academy of Arts and Letters de New York (1998), le Staatspreis du Lander de Rhénanie-du-Nord-Westphalie de Düsseldorf (2000) et le Kunst- und Kulturpreis der deutschen Katholiken de la Deutsche Bischofskonferenz de Bonn (2004). En 2007, année où il crée un vitrail spectaculaire pour la cathédrale de Cologne, Gerhard Richter est élevé au rang de citoyen d’honneur de la ville.

David Zwirner représente Gerhard Richter depuis 2023. Cette année-là, sa galerie new-yorkaise accueille une exposition personnelle de l’artiste allemand. Rassemblant des peintures abstraites récentes, elle s’accompagne d’un catalogue richement illustré comportant un essai inédit de Dieter Schwarz. Au début 2024, une exposition monographique est consacrée à l’artiste chez David Zwirner London. Parmi les précédentes expositions de son travail s’étant tenues à New York, notons Gerhard Richter: Prints and Multiples 1966–1993 (1994), Gerhard Richter: Early Paintings (2000) et Gerhard Richter: Landscapes (2004). Les oeuvres de l’artiste sont présentes dans des collections publiques et privées de tout premier plan à travers le monde. Gerhard Richter vit et travaille à Cologne.

DAVID ZWIRNER, PARIS
108, rue Vieille du Temple, 75003 Paris

11/03/25

Gautier Willaume : Peintures abstraites, 2025 - "Lignes verticales irrégulières" - 15 peintures en ligne

Gautier Willaume
Lignes verticales irrégulières
Peintures abstraites, 2025

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste


L'artiste GAUTIER WILLAUME (né en 1968) présente, sur Wanafoto, une série de peintures en cours. 

Les peintures de cette séries sont peintes à l'acrylique appliquée au rouleau à encrer (ceux-ci sont normalement utilisés pour la réalisation de gravures ou de lithographies). La démarche de Gautier Willaume repose sur une part de hasard dans le tracé et les "imperfections" qui en découlent et qui font le charme de ces peintures. 

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste


Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Dans ses travaux précédents, Gautier Willaume, peintre abstrait, avait plutôt travaillé sur des peintures aux lignes bien tracées. Si l'abstraction est au coeur de l'ensemble de son travail d'artiste, cette série innove, par exemple, par rapports à ses peintures aux formes géométriques ou encore celles de la série "Théodore Géricault" d'inspiration pop art. 

La série présentée dans ce post est constituées de petit formats (feuilles 300 gr. A 4) alors que les autres peintures de Gautier Willaume sur papiers sont, pour la majorité d'entre elles, au format 50 x 65 cm (format Vigne) et ses toiles au format 60 x 80 cm. On peut donc imaginer que ces peintures sont des travaux préparatoires à des oeuvres de plus grande dimension.

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

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Si vous êtes artiste amateur, comme Gautier Willaume, et que vous souhaitez présenter votre travail sur ce blogzine, n'hésitez par à utiliser le formulaire de contact (en haut à gauche). C'est gratuit bien sûr ;)

21/12/23

Jean Paul Riopelle @ Centre Pompidou, Paris - Exposition du Centenaire de la naissance de l'artiste

Centenaire 
Jean Paul Riopelle 
Centre Pompidou, Paris 
15 décembre 2023 - 1er avril 2024 

Le Centre Pompidou se joint à la célébration internationale du centenaire de la naissance de l’artiste canadien JEAN PAUL RIOPELLE (1923 - 2002) en proposant cet accrochage monographique, salle 36 du niveau 5. Composé de pièces essentielles de l’artiste, le fonds du Centre Pompidou comprend notamment trois peintures incontournables, la monumentale Chevreuse (1954), La Mi-été chez Georges (1973) et le triptyque Mitchikanabikong (1975). A cet ensemble, restauré pour l’occasion, se joignent plusieurs œuvres provenant de collections particulières.

Après le Canada, terre natale de Jean Paul Riopelle, figure majeure de l'abstraction gestuelle et artiste de renommée internationale, la Fondation Riopelle et ses partenaires célèbrent le centenaire de l'artiste dans toute l'Europe en 2023-2024. Au Centre Pompidou, cet accrochage rappelle la place singulière d’un artiste intimement lié à la scène artistique parisienne à partir de 1947, date de son premier séjour dans la capitale.
« Dès son premier séjour à Paris dans les années 1940, Jean Paul Riopelle a établi des ponts entre sa terre natale, le Canada, et sa terre d’adoption, la France, où il passera près de 40 années de sa vie, dont certaines de ses périodes de création les plus prolifiques et marquantes. Son œuvre est ainsi un véritable trait d’union entre les cultures de nos deux nations. Il était donc important, pour la Fondation Riopelle, d’inclure un volet français à la programmation officielle des célébrations du centenaire de l’artiste. Une programmation qui se veut à l’image de l’œuvre de Riopelle : riche, diversifiée et haute en couleurs.»
Manon Gauthier, directrice générale de la Fondation Riopelle et commissaire générale des célébrations du centenaire de l’artiste
Commissariat
Christian Briend, chef du service des collections modernes, Musée national d’art moderne
Assisté de Manon Thibodot, Chargée de recherches, service des collections modernes

CENTRE POMPIDOU, PARIS

03/05/23

Exposition Mildred Thompson @ Galerie Lelong & Co., Paris - L’Appel de la Lumière

Mildred Thompson 
L’Appel de la Lumière 
Galerie Lelong & Co., Paris 
10 mai – 13 juillet 2023 

Mildred Thompson
MILDRED THOMPSON
Radiation Explorations 8, 1994
Huile sur toile, 222 x 139,5 cm
© The Estate of Mildred Thompson / 
Courtesy Galerie Lelong & Co.

Mildred Thompson
MILDRED THOMPSON
Advancing Impulses, 1997
Huile sur vinyle, 127 x 127 cm
© The Estate of Mildred Thompson /
Courtesy Galerie Lelong & Co.

L'exposition présente des peintures et œuvres sur papier de l'artiste afro-américaine MILDRED THOMPSON (1936-2003) qui, pendant une vingtaine d’années, du milieu des années 1960 au milieu des années 1980, a vécu et travaillé en Allemagne et en France. Cette artiste a utilisé les modes d’expression visuelle du modernisme pour interpréter et représenter les phénomènes naturels et cosmiques. L’exposition met en valeur les images de la lumière et de l'énergie, propres à l’œuvre de Mildred Thompson, allant de ses premières influences à Paris au milieu des années 1980 jusqu'aux œuvres ultérieures créées à son retour aux États-Unis.

Pendant plus de cinq années parisiennes, Mildred Thompson a approfondi ses recherches artistiques formelles et conceptuelles. Elle y a développé sa capacité remarquable à interpréter les couleurs observées dans le monde qui l'entourait pour les transposer en des paysages atmosphériques imaginaires. L'exposition tire son titre de deux petits collages de 1982 que Mildred Thompson réalisa à Paris, leurs palettes lumineuses et leurs compositions improvisées sont des précurseurs révélateurs de la plupart des œuvres que Mildred Thompson créera au cours des deux décennies suivantes. "L’Appel de la lumière" présente plusieurs œuvres sur papier créées pendant le séjour de l'artiste à Paris et des pièces réalisées peu après son départ de France. Des gouaches aqueuses et de subtils dessins aux crayons de couleur prismatiques témoignent de l'interprétation personnelle et continuelle de l'univers par Mildred Thompson. La première salle présente également une pièce (circa 1975) illustrant de façon caractéristique son travail du bois.

Dans la deuxième salle, de dynamiques pastels, des aquarelles et des peintures des années 1990 et 2000 se caractérisent par un marquage énergique, une compréhension profonde de la couleur et de complexes compositions. Des œuvres issues de ses deux principales séries de peintures - "Radiation Explorations" et "Advancing Impulses" – y sont présentées et mettent en lumière son approche personnelle de l'abstraction. Ces œuvres ont bénéficié d'un intérêt croissant de la part des institutions au cours de ces dernières années, à mesure que les conceptions de l'abstraction évoluaient vers une plus grande prise en compte de l’apport des femmes de couleur artistes.

Mildred Thompson
MILDRED THOMPSON
Sans titre, 2003
Pastel sur papier, 65 x 50 cm
© The Estate of Mildred Thompson /
Courtesy Galerie Lelong & Co.

MILDRED THOMPSON est née en 1936 à Jacksonville (Floride), et décédée en 2003 à Atlanta (Géorgie). Diplômée de l'Université Howard à Washington, DC en 1957, elle avait étudié auprès de l'historien de l'art afro-américain James A. Porter. Récemment, son travail a fait l'objet d'importantes expositions collectives parmi lesquelles "Magnetic Fields : Expanding American Abstraction, 1960s to Today", présentée au Kemper Museum of Contemporary Art, Kansas City, Missouri puis au National Museum of Women in the Arts, Washington, D.C., et au Museum of Fine Arts, St. Petersburg, Floride ; "The Dirty South : Contemporary Art", "Material Culture and the Sonic Impulse", qui a été présentée au Virginia Museum of Fine Arts, Richmond, Virginie puis au Crystal Bridges Museum of American Art, Bentonville, Arkansas, et au Museum of Contemporary Art, Denver, Colorado ; ainsi que dans l’exposition "Doro Olowu : Seeing Chicago" au Museum of Contemporary Art, Chicago (Illinois). En 2019, le Spelman College Museum of Fine Art a présenté une exposition monographique de ses œuvres intitulée "Mildred Thompson : The Atlanta Years, 1986-2003". En 2018, ses "Wood Pictures" ont fait l'objet d'une exposition personnelle, "Mildred Thompson : Against the Grain" au New Orleans Museum of Art ainsi qu'à la 10e Biennale de Berlin. Les œuvres de Mildred Thompson figurent dans les collections permanentes du Museum of Modern Art de New York, du National Museum of Women in the Arts de Washington, du New Orleans Museum of Art de Louisiane, du Virginia Museum of Fine Arts de Virginie, du Glenstone Museum de Potomac (Maryland), du Museum of Fine Arts de Houston (Texas), des Harvard Art Museums de Cambridge (Massachusetts) et du Smithsonian American Art Museum de Washington D.C.

GALERIE LELONG & CO.
13 rue de Téhéran 75008 Paris

07/04/23

Exposition Al Held @ White Cube Paris - Watercolours

Al Held : Watercolours
White Cube Paris
19 avril – 27 mai 2023

Al Held
AL HELD
c. 1992-1994, Camerata, Italy 
© Al Held Foundation, Inc. 
Photo © Janice Mehlman

Al Held

AL HELD
Particular Paradox #20, 1999
Watercolour on paper mounted on board
121.3 x 162 x 7.4 cm | 47 3/4 x 63 3/4 x 2 15/16 in. (framed)
© Al Held Foundation, Inc. 
Photo © White Cube (David Westwood)

Al Held
AL HELD
27, c. 2002
Watercolour on paper mounted on board
86.8 x 137.2 x 7.7 cm | 34 3/16 x 54 x 3 1/16 in. (framed)
© Al Held Foundation, Inc. 
Photo © White Cube (David Westwood)

Al Held
AL HELD
9, 2003
Watercolour on paper mounted on board
111.9 x 136.4 x 5.6 cm | 44 1/16 x 53 11/16 x 2 3/16 in. (framed)
© Al Held Foundation, Inc. Photo 
© White Cube (David Westwood)

White Cube Paris présente une exposition d'aquarelles d'AL HELD (1928-2005). Aspect important de l'exploration par Al Held de la forme, de la couleur et de l'espace, cette sélection d’œuvres témoigne de la "joie pure et sensuelle" que l’artiste ressentait lorsqu'il travaillait avec ce médium et met en lumière la dimension visionnaire d'une hard-edged abstraction qui l’absorba tout au long de sa carrière.

Joyeusement chromatiques et ayant souvent recours à une palette de couleurs chaudes, les aquarelles d’Al Held forment un corpus d'œuvres à part, démontrant la place qu’occupait cette discipline en parallèle de sa pratique de la peinture ; l’aquarelle était pour lui un espace où il pouvait librement formuler des idées et faire progresser son art. Ce groupe d'œuvres a été peint exclusivement en Italie, où il eut un atelier à partir de la fin des années 1980, à la suite d’une prestigieuse résidence à l'American Academy de Rome. Afin de disposer d’un lieu en immersion créative, Al Held fit l’acquisition d’une ferme ancienne en Ombrie en complément de ses lieux de résidence dans l’État de New York, un loft à Manhattan et une vaste grange dans les montagnes Catskills.

Associé à ses débuts à une génération de peintres abstraits américains, Al Held fut très tôt dans sa carrière attiré par l'Europe, profitant du GI Bill pour s'installer à Paris entre 1951 et 1953 et se familiariser avec les maîtres anciens et l'avant-garde européenne. Plus tard, lors d'un séjour en Italie, Al Held s’attacha à étudier de façon approfondie la peinture de la Renaissance, afin d'étendre son vocabulaire au bénéfice de peintures de plus en plus complexes et monumentales.

Réalisées à la fin des années 1990 et au début des années 2000, les aquarelles italiennes - comme les peintures de Giotto, Piero della Francesca et Michel-Ange qu'il admirait tant - sont imprégnées de lumière, apparaissant presque translucides comme si elles étaient éclairées de l'intérieur. Plus profondément, l'aquarelle a offert à Al Held un moyen d’emplir ses œuvres de lumière, transformant ses formes solides en une masse en apesanteur.

Dans ces aquarelles, dont plusieurs sont de très grand format, Al Held se concentre sur la construction d'un espace multidimensionnel par le biais de structures paradoxales et de perspectives superposées. Jouant avec une forte géométrie et exploitant ses dons manifestes de dessinateur, Al Held a su tirer profit du potentiel de transparence du médium pour superposer et fusionner ses formes, résolvant ses compositions semi-illusionnistes avec une immédiateté qui s’oppose à leurs structures soigneusement organisées et imbriquées.

Le statut d’Al Held en tant que coloriste hors-pair et pionnier de l' hard-edged abstraction est confirmé par ses aquarelles. En confrontant perspectives et trajectoires impossibles, elles donnent l'impression d'une vaste et vertigineuse étendue volumétrique, comme si nous regardions au bord d'un espace tridimensionnel en perpétuel recul au sein duquel des rubans sinueux viennent se faufiler à travers des plans à motifs et des formes architecturales qui se projettent vers l'observateur avec une intensité magique. Le motif répété d'immenses anneaux imbriqués dans un espace profond et récessif vient faire écho à ses grandes peintures murales dans l’espace public de la même époque, tandis que les dômes, les arcades et les caissons peuvent rappeler l'architecture de la Renaissance italienne.

À la fois œuvres achevées et prologues aux peintures, les aquarelles d’Al Held visualisent une profondeur de compréhension au-delà de la perception humaine, touchant à des thèmes aussi insondables que la multidimensionnalité et la théorie des cordes. Reflétant sa préoccupation pour la réinterprétation poétique de la théorie scientifique et ses réflexions sur le multivers, Al Held a su canaliser le passé et l'avenir dans ces œuvres lumineuses et visionnaires. Comme l'a écrit Barbara Rose : « Dans le paysage qui a vu naître la Renaissance, [Held] a dessiné et redessiné des formes paradoxales et conflictuelles flottant dans un espace infini et inexploré ».

WHITE CUBE PARIS
10 avenue Matignon, 75008 Paris

02/04/23

Mondrian, la quête de l'abstraction @ Château des Baux-de-Provence

Mondrian, la quête de l'abstraction 
Château des Baux-de-Provence
A partir du 14 avril 2023

En écho à la programmation des Carrières des Lumières, le Château des Baux-de-Provence propose au public une exposition en plein air retraçant la vie et l’oeuvre de l’artiste néerlandais Piet Mondrian (1872-1944). À partir du 14 avril 2023, les visiteurs pourront déambuler librement dans les jardins des Baux-de-Provence et admirer au sein de ce cadre unique les oeuvres emblématiques de cet artiste majeur du XXe siècle.

Peintre et théoricien néerlandais, Piet Mondrian est aujourd’hui reconnu pour ses fascinantes oeuvres abstraites construites à partir de lignes droites horizontales et verticales se recoupant en angle droit et résultant en un enchaînement de surfaces quadrangulaires. En quête d’un langage pictural universel adapté à l’ère moderne, Mondrian a joué un rôle important dans le développement de l’art abstrait. Il est notamment connu pour être le fondateur du néoplasticisme, mouvement artistique qui défend l’abstraction rigoureuse en suivant un processus créatif quasi-doctrinal. Cette vision esthétique se rattache à la revue De Stijl (« Le Style » en néerlandais) et au groupe du même nom fondés en 1917 par Mondrian avec son compatriote, Theo van Doesburg. Les travaux de Mondrian, révolutionnaires et influents, ont contribué à faire de l’art abstrait une forme d’expression artistique majeure du XXe siècle.

Mais s’il reste célèbre pour ses oeuvres abstraites, Mondrian travaille pourtant l’art figuratif au début de sa carrière. Il parcourt un long cheminement dans sa réflexion esthétique avant d’aboutir à l’abstraction totale de ses oeuvres. Il entreprend sa carrière d’artiste en se basant notamment sur la tradition paysagère néerlandaise de la fin du XIXe siècle, puis s’exerce au symbolisme, au néo-impressionnisme, au luminisme ou encore au cubisme. C’est à partir des années 1914-1915 qu’il trouve son propre langage pictural : s’affranchissant de la figuration, il emploie alors un trait radicalement géométrique et une palette de couleurs pures et primaires. Tout au long de sa quête stylistique, Mondrian livre nombre d’oeuvres novatrices, non seulement par la force expressive et la puissance chromatique qui les caractérisent, mais aussi par le dynamisme de leurs traits.

À travers onze stations de panneaux grands formats mêlant photographies et reproductions, cette exposition revient sur les moments forts de la carrière de Mondrian et sur les différentes influences esthétiques et philosophiques qui le nourrirent. Elle mettra en évidence la réflexion esthétique qui l’accompagna tout au long de sa carrière, depuis ses oeuvres de jeunesse académiques jusqu’à ses oeuvres les plus abstraites et qui fit de lui une figure majeure de l’art abstrait du XXe siècle.

CHÂTEAU DES BAUX-DE-PROVENCE
13 520 Les Baux-de-Provence

01/02/23

Abstraction Is Freedom @ 193 Gallery, Paris - Avec les artistes Hongrois : Zsofi Barabas, Judit Horvath Loczi, Bea Kusovszky, Marton Nemes, Eszter Poroszlai

Abstraction Is Freedom 
Zsofi Barabas, Judit Horvath Loczi, Bea Kusovszky, Marton Nemes, Eszter Poroszlai 
193 Gallery, Paris 
7 janvier - 25 février 2023 

Zsofi Barabas
Zsofi Barabas
Black Cloud 2, 2022
Acrylique et huile sur bois, 49 x 67 x 3 cm

Marton Nemes
Marton Nemes 
Meta painting 20, 2022
70 x 50 x 4 cm

La 193 Gallery présente une exposition consacrée à l'abstraction hongroise contemporaine. Abstraction Is Freedom regroupe des oeuvres de Zsofi Barabas (n. 1980), Judit Horvath Loczi (n. 1981), Bea Kusovszky (n. 1986), Marton Nemes (n. 1986) et d' Eszter Poroszlai (n. 1974). Ces artistes sont nés alors qu'un rideau de fer divisait encore l'Europe. Mais ils ont évolués dans un monde libre après la chute du mur de Berlin. A travers les oeuvres de ces artistes, la 193 Gallery nous invite à découvrir la richesse et la diversité de la création en Hongrie, trente ans après qu'un vent de liberté ai soufflé sur l'Europe de l'Est.

193 GALLERY
24 rue Béranger, 75003 Paris

02/09/22

Leslie Smith III @ Galerie Isabelle Gounod, Paris - The Depth of Thoughts: New Abstractions

Leslie Smith III
The Depth of Thoughts: New Abstractions
Galerie Isabelle Gounod, Paris
3 septembre - 15 octobre 2022

Leslie Smith III
LESLIE SMITH III
 
Spring Kept Its Promise Once Again, 2021
Huile sur toile sur châssis découpés, 161,5 x 192 cm
© Leslie Smith III, courtesy Galerie Isabelle Gounod

Leslie Smith III s’intéresse à notre effort conscient d’altération de notre perception : ses peintures et œuvres sur papier explorent les thèmes de la compatibilité, du ressentiment, de la transparence et de l’opacité, comme autant de personnages influençant nos interactions.

Peintre afro-américain, Leslie Smith III propose une nouvelle interprétation de l’abstraction contemporaine, de sensibilité différente de celle des années 1950 et 1960, dérivée d’une vision alternative du monde, faite d’inclusion et d’acceptation, qui s’inscrit dans une quête de déstigmatisation de l’altérité. Il s’intéresse aux propriétés subjectives et politiques inhérentes à l’abstraction qu’il considère comme facteurs d’émancipation des minorités noires.

Suggérant nos identités complexes à multiples facettes, les peintures de Leslie Smith III sont composées de plusieurs toiles et châssis individuellement découpés, façonnés, assemblés agissant comme les fragments d’un tout. Chacune de ces « citations » singulières crée des rencontres picturales souvent disparates, contrastées, constituant un corpus d’archives, à la recherche d’une esthétique stimulante, mais familière. La peinture devient ainsi un objet tridimensionnel médiateur d’expériences sensibles, au-delà de la planéité.

Pour cette deuxième exposition à la galerie Isabelle Gounod, Leslie Smith III nous invite à la contemplation, au temps long, à la perception accrue de l’esprit. Si les pensées sont souvent fugaces, beaucoup sont profondément enracinées. Elles reflètent notre approche de la compréhension du monde et la conscience que nous avons de nous-mêmes, pour mieux révéler harmonie et tension, discorde et convergence. A travers ses récentes compositions Leslie Smith III explore ainsi des réflexions sur l’être, où s’expriment les notions de perte, de désir, d’attente…

LESLIE SMITH III est né en 1985 à Silver Springs, Maryland. Il vit à Madison, Wisconsin. Leslie Smith a obtenu un BFA au Maryland Institute College of Art ainsi qu’un MFA (Master of Fine Art) à la Yale School of Art. Il est Professeur de peinture et de dessin à l’Université du Wisconsin-Madison.

Expositions personnelles (sélection) : Stranger days, Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2022) ; Locus of Control, Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2017) ; As I Remembered, beta pictoris gallery / Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2014) ; I Dream Too Much, Madison Museum of Contemporary Art, Madison, Wisconsin (2013).

Exposition collectives (sélection) : ( À venir) Anyone Can Move a Mountain, Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2022) ; Darker than Blue, Maus Contemporary Gallery, Birmingham, Alabama (2021) ; Night in America, Maus Contemporary Gallery, Birmingham, Alabama (2020) ; Aftereffect: Georgia O’Keeffe and Contemporary Art, Museum of Contemporary Art Denver, Denver, Colorado (2019) ; Black In The Abstract Part II: Hard Edges/Soft Curves, cur.Valerie Cassel Oliver, Bill Arning & Dean Daderko, Contemporary Art Museum Huston, Houston, Texas (2014) ; Parallax Futured: Transtemporal Subjectivities, Skirball Museum, Cincinnati, Ohio (2014).

Ses oeuvres figurent dans de nombreuses collections privées et les collections permanentes du High Museum of Art d’Atlanta, du Virginia Museum of Fine Art de Richmond, du Birmingham Museum of Art, de l’Abroms-Engel Institute for the Visual Arts de Birmingham ainsi que du FRAC Auvergne (2021).

GALERIE ISABELLE GOUNOD
13 rue Chapon, 75003 Paris


















02/08/22

Simon Hantaï @ Fondation Louis Vuitton, Paris - Simon Hantaï (1922-2008). L'exposition du centenaire

Simon Hantaï (1922-2008)
L'exposition du centenaire
Fondation Louis Vuitton, Paris
18 mai - 29 août 2022

A l’occasion du centenaire de la naissance de Simon Hantaï (1922-2008), la Fondation présente une exposition rétrospective, sous le commissariat d’Anne Baldassari et organisée en collaboration avec la famille Hantaï, rassemblant environ 150 oeuvres de l’artiste dont près de la moitié jamais exposées, pour la plupart de grands formats et centrée sur les années 1957-2004. Ce panorama impressionnant de l’oeuvre de l’artiste est présenté sur trois niveaux du bâtiment de Frank Gehry totalisant une surface d’environ 2 700 m2.

Pour cette rétrospective, le fonds d’atelier, en grande partie inédit, de l’oeuvre de Simon Hantaï est montré de manière exceptionnelle. A ce fonds d’atelier sont jointes une quinzaine d’oeuvres à caractère historique, emblématiques de sa démarche des années 1957-1960, dont l’artiste fit le plus souvent don à des institutions publiques ou issues de grandes collections particulières en France ou à l’étranger. Enfin, sept oeuvres de Simon Hantaï conservées dans la collection de la Fondation Louis Vuitton complètent cet ensemble.

L’exposition prend comme point de départ de son parcours didactique la peinture Écriture rose (1958 - 1959, donation de l’artiste à l’Etat. Musée national d’art moderne / CNACGP) et couvre les grandes périodes successives de son oeuvre depuis les Peintures à signes, Monochromes, Mariales, Catamurons, Panses, Meuns, Études, Blancs, Tabulas, Peintures polychromes, Sérigraphies, Laissées, Suaires et Buées (H.B.L). Le parcours inclut une salle dédiée au « dernier atelier » (après 1982) photographié par Edouard Boubat.

Les influences artistiques décisives au développement de Simon Hantaï sont mises en valeur à travers la présentation d’oeuvres de Henri Matisse et de Jackson Pollock. Enfin, les relations d’amitié et de travail nouées au début des années 1960 entre Simon Hantaï et les jeunes artistes de son entourage à la Cité des Fleurs, Michel Parmentier et Daniel Buren sont évoquées dans l’exposition par une confrontation. Une intervention monumentale intitulée Mur(s) pour Simon, travaux in situ et en six mouvements a été conçue par Daniel Buren comme un hommage à Hantaï, est présentée dans le parcours de l’exposition.

Artiste français d’origine hongroise, Simon Hantaï (1922-2008), s’est installé à Paris en 1948 et y a réalisé l’ensemble de son oeuvre. Reconnu par André Breton dès 1953 qui lui consacre sa première exposition personnelle parisienne à la galerie surréaliste « À l’Etoile scellée », Simon Hantaï accomplit une oeuvre d’une originalité et d’une fécondité exceptionnelle qui le conduira à recevoir le premier prix de la Fondation Maeght en 1967, puis le Grand Prix national des arts plastiques en 1980, ainsi qu’à représenter la France à la 40ème Biennale de Venise en 1982. Simon Hantaï est représenté par 139 oeuvres dans les collections publiques françaises et par une cinquantaine d’oeuvres dans les collections publiques à l’étranger.

Commissariat général : Anne Baldassari, Conservateur général honoraire du Patrimoine, assistée de Anne-Emmanuelle Laurent.

Simon Hantaï
Simon Hantaï (1922-2008)
L’exposition du centenaire
Le catalogue de l’exposition, publication scientifique de 220 pages, est coédité par la Fondation Louis Vuitton et les Éditions Gallimard, en version française et anglaise. Contributions de Zsuzsa Hantaï, Anne Baldassari, Jean-Luc Nancy, Georges Didi-Huberman, Jean-Louis Schefer et Daniel Buren
FONDATION LOUIS VUITTON
8 avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, 75116 Paris

01/08/22

Shirley Jaffe @ Centre Pompidou, Paris - Une Américaine à Paris - Exposition Rétrospective

Shirley Jaffe
Une Américaine à Paris
Centre Pompidou, Paris
20 avril - 29 août 2022

Peintre américaine installée à Paris depuis les années 1950, Shirley Jaffe (1923 - 2016) est une référence de la peinture abstraite du tournant des 20e et 21e siècles. Non sans provocation, elle affirmait avoir découvert Pierre Bonnard à New York puis Jackson Pollock et Andy Warhol à Paris.

Cette exposition constitue sa première rétrospective. Suivant un déroulement chronologique, l’accrochage présente ses débuts expressionnistes abstraits, suivis des deux ruptures radicales conduisant à l’abandon de la gestualité à la fin des années 1960 et aux grandes toiles caractéristiques de la maturité par leur formes libres et unies et la présence d’un blanc incisif. Il souligne aussi la voie parallèle suivie avec ses « gouaches » sur papier, d’exécution rapide, contrairement aux tableaux, trépidants comme la vie urbaine, mais toujours longs à aboutir. Shirley Jaffe tenait pour elle-même un « journal » de ses tableaux en cours. En regard des œuvres, on découvre ces précieuses notes d’atelier et des archives inédites conservées à la bibliothèque Kandinsky.

Après son décès en 2016, un ensemble de douze toiles, versé par dation à l’État français, a été reçu par le Musée national d’art moderne en 2019.

L’exposition est présentée au Kunstmuseum de Bâle (25 mars - 30 juillet 2023) et au musée Matisse à Nice (11 octobre 2023 - 8 janvier 2024) dans des parcours adaptés à chaque lieu.

Née en 1923 dans le New Jersey, Shirley Jaffe étudie à Cooper Union, à New York, qu’elle quitte pour Paris, où elle se fixe en 1949. Proche de Jules Olitski, Al Held, Jean-Paul Riopelle, Sam Francis, elle est rapidement reconnue comme une peintre majeure de la nouvelle abstraction. Elle fait partie de la communauté d’artistes américains installés en France après-guerre. Elle sous-loue l’atelier de Louise Bourgeois dans la même rue que Joan Mitchell avec qui elle entretient une dynamique émulation, notamment à la galerie Fournier qui les représente longtemps.

Le Centre culturel américain de Paris l’expose en trio avec Sam Francis et Kimber Smith en 1958. Puis c’est en Suisse à Berne et à Bâle qu’elle fait ses premières expositions personnelles en galerie. Bâle où elle trouvera en la personne d’Arnold Rüdlinger, directeur de la Kunsthalle, un soutien zélé et communicatif. Dans les années 1960, elle tourne le dos à des débuts prometteurs dans l’esprit de l’Expressionnisme abstrait. D’abord en 1963-64, grâce à une bourse de la Fondation Ford qui l’éloigne à Berlin, puis en 1969 lors de sa deuxième exposition personnelle chez Jean Fournier, où elle surprend en évacuant toute gestualité.

A partir des années 1970, se développe son écriture personnelle aux contours ciselés qui, sans permettre de l’assimiler à la vague Hard Edge alors déclinante, la tient à égale et respectueuse distance de ses anciens pairs expressionnistes américains et des tenants européens de l’art concret comme Gottfried Honegger, qui l’admire. Sa géométrie est bien ordonnée, mais savamment contrariée, toujours dévoyée, aléatoire en apparence, mais scrupuleusement dictée par une exigence implacable. Shirley Jaffe répugnait à voir des paysages naturels dans ses tableaux précédents, les œuvres sont désormais d’inspiration urbaine, damiers et stèles d’abord, puis solides blocs méthodiquement disjoints, isolés par un ciment blanc de plus en plus insinuant. Depuis qu’elle découvre le chantier de démolition de l’ancienne gare Montparnasse en 1967, l’idée de chaos est une métaphore et un moteur jubilatoire pour cette artiste patiente et organisée.

En 1969, elle s’installe dans le 5e arrondissement, rue Saint-Victor – atelier qu’elle ne quittera plus, et où elle peindra jusqu’à la dernière minute. De nombreux artistes, jeunes ou moins, inconnus ou célèbres, viennent lui rendre visite dans cet atelier : Polly Apfelbaum, Beatriz Milhazes, Sarah Morris, Bernard Piffaretti, Charline von Heyl, Amy Sillman… Elle en retrouvera certains en rejoignant la Galerie Nathalie Obadia à la fin des années 1990.

Personnalité secrète, bien qu’hospitalière, curieuse des autres, mais discrète à l’extrême sur sa vie personnelle, elle ne manifestera jamais publiquement ses convictions féministes, malgré l’amitié qui la lia plusieurs décennies à l’historienne engagée Linda Nochlin.

Shirley Jaffe
SHIRLEY JAFFE
L’exposition est accompagnée d’un catalogue publié par Bernard Chauveau Édition en coédition avec le Centre Pompidou, réunissant des textes de Svetlana Alpers, Claudine Grammont et Frédéric Paul ainsi qu’une interview inédite par Robert Kushner.

Commissariat : Frédéric Paul, conservateur, collections contemporaines, Musée national d’art moderne

CENTRE POMPIDOU, PARIS

30/11/21

Jacqueline Carron @ Maison nationale des artistes, Nogent-sur-Marne - Psicolor, la passion de la couleur

Jacqueline Carron 
Psicolor, la passion de la couleur 
Maison nationale des artistes, 
Nogent-sur-Marne
Jusqu'au 22 février 2022

Jacqueline Carron
Jacqueline Carron
Comme à la marelle, 2020-2021
Huile sur toile, 150 x 140 cm
Courtesy de l’artiste

Psicolor, la passion de la couleur, exposition présentée à la Maison nationale des artistes, revient sur un parcours artistique entièrement dédié à la peinture et sur la place omniprésente de la couleur dans l’oeuvre de JACQUELINE CARRON. L’exposition dévoile deux moments du travail, l’un où intervient encore la notion de sujet et de motif, l’autre où la couleur devient le seul et unique sujet.

Ancienne élève de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, diplômée des Beaux-Arts de Grenoble, passée par les Studios de la Victorine et un travail de dessin animé auprès de René Clément, puis par la publicité (notamment pour les Bas « DD »), Jacqueline Carron a également suivi les cours de Paul Colin pendant trois ans. Son parcours l’amène à réaliser des commandes monumentales dans divers établissements scolaires et à côtoyer le monde de l’industrie. Entre 1965 et 2002, elle expose dans des galeries parisiennes, au Palais des congrès de Monte-Carlo, à la Fondation Vasarely à Aix-en-Provence, à la Maison de l’Innovation à Clermont-Ferrand...

La rencontre, en 1976, à Beaubourg et au Muséum national d’Histoire naturelle, de scientifiques spécialistes de la couleur et notamment du physicien François Parra, ainsi que de Jacques Fillacier, Yves Charnay et Michel Albert-Vanel de l’Ensad, va être déterminante dans l’élaboration d’une nouvelle démarche picturale qui va entraîner Jacqueline Carron dans une recherche approfondie de la connaissance de la couleur. Dorénavant, la couleur sera pour elle la seule raison d’être du tableau.

Jacqueline Carron va ainsi créer les « Psicolors ». Ce sont des ensembles de carrés de 200 nuances de couleurs qui permettent, par leurs combinaisons, de vérifier l'interaction des couleurs, leur relativité, leur instabilité, pour démontrer qu'il n'y a pas une vérité de la couleur mais bien une sensation, une perception physiologique et psychologique liée à notre culture.

Jusqu’en 2019, elle travaille dans son « Atelier Recherche Couleur » dans la Drôme où elle reçoit scientifiques, architectes, médecins, artistes et entreprises. Elle poursuit désormais sa recherche depuis la Maison nationale des artistes, où elle réside.

Jacqueline Carron
Jacqueline Carron
Mouvement sable, 1993
Huile sur toile, 150 x 75 cm
Courtesy de l'artiste
« Ces couleurs du spectre s’installent partout, dans mon verre, sur le sol dans la tache de pétrole et les murs de ma maison, sur le paysage et sur les ailes de l’avion qui m’emporte. Puis il est présent dans ma tête, dans mes rêves et dans mon corps. Ainsi, je voyage en permanence emportée dans l’arc-en-ciel, couchée sur les ondes qui me bercent et m’emportent dans leur voyage lumineux, me noient en elles, me nourrissent. Je suis infinie particule installée au coeur de leur structure et promenée selon leur volonté ou leurs nécessités, voyage terrestre mais aussi peut-être menant vers un au-delà encore inconnu. Voilà donc cette aventure, où rien n’est acquis, où je dépends de ces phénomènes qui m’entourent. » Jacqueline Carron

La Maison nationale des artistes est un établissement de la Fondation des Artistes.

MAISON NATIONALE DES ARTISTES
14 rue Charles VII, 94130 Nogent-sur-Marne

04/11/21

Peter Halley @ Galerie Xippas, Paris - Recent Paintings

Peter Halley : Recent Paintings
Galerie Xippas, Paris
Jusqu'au 15 janvier 2022

Peter Halley
Peter Halley
Activation, 2020
Acrylique, acrylique fluorescente et Roll-A-Tex sur toile
203 x 172 cm 
Courtesy de l’artiste et Xippas

Pour sa troisième exposition personnelle dans l'espace parisien de la galerie Xippas, Peter Halley présente pour la première fois en France ses « constructor paintings ». Ce nouveau cycle d’œuvres transcende la forme conventionnelle du carré ou du rectangle et réorganise le réel dans un puzzle à chaque fois différent.

Composées ouvertement de plusieurs châssis, les nouvelles peintures de Peter Halley se révoltent contre la planéité. Elles créent une illusion de volume, voire une perspective forcée, et amplifient leur caractère architectural. Des blocs de couleurs se juxtaposent comme des façades dans une vue de la rue, dessinant le profil de la ville moderniste. Les tours se dressent, grattent le ciel, semblant se détacher du sol (à moins que ce ne soit leurs fondations qui s’affaissent, comme cela arrive souvent aux tours d’ivoire). Des fenêtres quadrillées brillent mystérieusement et créent un paysage mi-physique, mi-numérique, qui pourrait tout aussi bien être le bureau d’un écran de portable sur lequel plusieurs applications sont ouvertes simultanément. Sortie de nulle part, apparaît une ville de science-fiction. Ville habitée par les lumières fluo des néons et des simulacres…

PETER HALLEY (né en 1953 à New York) est l’un des artistes les plus emblématiques de sa génération. Depuis les années 1980, il construit, peinture après peinture, tout un univers abstrait, régi par son propre langage et ses propres lois. Dans cet univers, les carrés sont des prisons, les cellules font allusion aux immeubles d’habitation, et la texture du stuc aux plafonds des motels. L’on y voit aussi des ”conduits” qui relient les carrés et ”canalisent” le réel alimentant les cellules de forces vitales. Ensemble, ces éléments créent un système hautement réglementé : une ”ville” d’abstraction gouvernée par la géométrie et les principes de surveillance et d’isolement.

Intégrées dans un contexte social, philosophique et conceptuel, les abstractions géométriques de Peter Halley se développent dans le langage des codes et racontent des histoires qui appartiennent autant au passé qu’au futur. Idéographiques, ses œuvres font référence à de multiples réalités à la fois, de l’architecture à l’histoire de l’art, en passant par les structures sociétales et numériques, et créent de merveilleuses énigmes alchimiques que le spectateur est invité à résoudre.

Peter Halley a notamment exposé au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux (1991), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid (1992), au Stedelijk Museum, Amsterdam (1992), au Des Moines Art Center (1992), au Dallas Museum of Art (1995), au Museum of Modern Art, New York (1997), au Kitakyushu Municipal Museum of Art (1998), au Museum Folkwang, Essen (1998), au Butler Institute of American Art (1999), au Disjecta interdisciplinary Art Center, Portland (2012), au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole (2014), au Schirn Kunsthalle, Francfort (2016), au Lever House Art Collection, New York (2018), au Museo Nivola, Sardaigne, ainsi qu’à The Ranch, Montauk (2021).

Dallas Contemporary (Texas) lui consacre actuellement une exposition majeure visible jusqu’au 13 février 2022. 

XIPPAS PARIS
108 rue Vieille du Temple, 75003 Paris

12/10/21

Anni et Josef Albers @ Musée d'Art Moderne de Paris - L'art et la vie

Anni et Josef Albers
L'art et la vie
MAM - Musée d'Art Moderne de Paris
Jusqu'au 9 janvier 2022

Josef et Anni Albers
Josef et Anni Albers 
dans le jardin de la maison des maîtres 
au Bauhaus, Dessau, vers 1925 
Photographe anonyme 
© The Josef and Anni Albers Foundation 

Le Musée d'Art Moderne de Paris présente une exposition inédite consacrée à Anni et Josef Albers, rassemblant plus de trois cent cinquante oeuvres (peintures, photographies, meubles, oeuvres graphiques et textiles) significatives du développement artistique des deux artistes.

Au-delà de la présentation très complète de leurs créations respectives, il s'agit de la première exposition en France dédiée au couple formé par les deux artistes. C'est en effet ce lien intime et très complice qui leur a permis, tout au long de leur vie, de se soutenir, de se renforcer mutuellement, dans un dialogue permanent et respectueux. Ils ont non seulement produit une œuvre considérée aujourd'hui comme la base du modernisme, mais ont aussi imprégné toute une nouvelle génération d'artistes de leurs valeurs éducatives.

Anni Albers (née Annelise Fleischmann, 1899-1994) et Josef Albers (1888-1976) se rencontrent en 1922 au Bauhaus et se marient trois ans plus tard. Ils partagent d’emblée la conviction que l’art peut profondément transformer notre monde et doit être au cœur de l’existence humaine : 
« Les oeuvres d’art nous apprennent ce qu’est le courage. Nous devons aller là où personne ne s’est aventuré avant nous. » - Anni Albers
Dès le début de leur travail, les deux artistes placent ainsi la fonction de l’art au coeur de leur réflexion. Ils adhèrent non seulement à la revalorisation de l’artisanat et aux atouts de la production industrielle (Bauhaus) pour rendre possible la démocratisation de l’art, mais ils estiment aussi que la création joue un rôle essentiel dans l’éducation de chaque individu. Ils ne cessent de démontrer, en tant qu’artistes mais aussi enseignants, l’impact incommensurable de l’activité artistique sur la réalisation de soi et, plus largement, sur la relation avec les autres. Forts de ces valeurs, ils cherchent à amener leurs élèves vers une plus grande autonomie de réflexion et à une prise de conscience de la subjectivité de la perception. Selon eux, l’enseignement ne se réduit pas à transmettre un savoir théorique déjà écrit mais consiste au contraire à susciter constamment des interrogations nouvelles : d’abord par l’observation sensible du monde – visuel et tactile – qui nous entoure ; puis par la découverte empirique que comporte l’expérimentation créatrice avec les matériaux à portée de main, sans préjuger de leurs valeurs esthétiques. 
« Apprenez à voir et à ressentir la vie, cultivez votre imagination, parce qu’il y a encore des merveilles dans le monde, parce que la vie est un mystère et qu’elle le restera. Mais soyons-en conscients. » - Josef Albers
L’exposition s’ouvre sur deux œuvres emblématiques de chaque artiste, illustrant d’emblée, tel un prologue, les valeurs formelles et spirituelles qui relient le couple. Puis elle suit, de manière chronologique, les différentes étapes de leur vie. Une première section rassemble leurs productions, riches et variées, issues du Bauhaus, de 1920 à 1933. Le départ du couple pour les États Unis en 1933 marque le début de la deuxième section, dédiée aux oeuvres réalisées au Black Mountain College. Puis deux autres temps forts de la visite s’attachent à présenter une sélection pointue de Pictorial Weavings de Anni Albers et de Homages to the Square de Josef Albers. Enfin, la dernière partie de l’exposition est consacrée au travail graphique d'Anni Albers, initié avec Josef Albers dans les années soixante et qu’elle va poursuivre jusqu’à la fin de sa vie.

Une salle, spécifiquement dédiée à leurs rôles respectifs en tant que professeurs, permet aux visiteurs, grâce à d’exceptionnels films d’archives, de se glisser dans la peau des étudiants et de suivre un cours « en direct ». Un grand nombre de documents (photographies, lettres, carnets de notes, cartes postales, etc.), réunis avec l’aide de la Fondation Josef et Anni Albers, permet également de contextualiser le travail des deux artistes.

L'exposition est organisée en étroite collaboration avec The Josef and Anni Albers Foundation à Bethany, Connecticut.

Elle sera également présentée à l'IVAM (Instituto Valenciano de Arte Moderno) à Valencia, Espagne, du 17 février au 20 juin 2022.

Un catalogue est publié aux éditions Paris Musées (272 pages, 45 €).

Commissaire
Julia Garimorth, assistée de Sylvie Moreau-Soteras

Comité scientifique
Nicholas Fox Weber, directeur de la Josef and Anni Albers Foundation, Bethany, Connecticut
Heinz Liesbrock, directeur du Josef Albers Museum Quadrat, Bottrop, Allemagne

A voir également au MAM l'exposition Les Flammes. L'Âge de la céramique 

MUSÉE D’ART MODERNE DE PARIS
11 Avenue du Président Wilson, 75116 Paris