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24/04/25

Fêtes et célébrations flamandes - Brueghel, Rubens, Jordaens... @ Palais des Beaux-Arts de Lille

Fêtes et célébrations flamandes
Brueghel, Rubens, Jordaens...
Palais des Beaux-Arts de Lille
26 avril - 1er septembre 2025

Fetes et celebrations flamandes
Fêtes et célébrations flamandes
Brueghel, Rubens, Jordaens...
Palais des Beaux-Arts de Lille
Affiche de l'exposition

Pieter II Brueghel
Pieter II Brueghel (ou atelier de)
Kermesse avec théâtre et procession
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
© Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles /
photo : J. Geleyns - Art Photography

Les fêtes répondent à deux impératifs : constituer un moment de sociabilité, visant à créer et à entretenir un sentiment d’appartenance à une communauté, et une manifestation de réjouissances. C’est à travers le prisme du divertissement collectif que cette exposition se propose d’explorer les fêtes flamandes aux XVIe et XVIIe siècles, des bals princiers, cérémonies religieuses et fêtes solennelles et urbaines aux kermesses et fêtes des rois. Dans une société hiérarchisée et corporative, la fête sert à la fois de rituel social et de soupape de décompression. Aux XVIe et XVIIe siècles, les habitants des Pays-Bas sont touchés régulièrement par des épidémies et subissent les outrages de la Guerre de Quatre-Vingts Ans. La fête constitue alors un moment crucial pour relâcher les tensions et renforcer le tissu social. 
Comme le souligne Juliette Singer, Directrice du Palais des Beaux-Arts de Lille et du Musée de l'Hospice Comtesse, et commissire générale de l’exposition : "La fête a bien sûr valeur d’exutoire. Mais elle est aussi une réaction vitale ; faire la fête, revient à faire société, réunir ensemble une population qui dans sa mixité, s’unit le temps de la fête : hommes et femmes, enfants, vieillards, mais aussi mendiants et puissants."
Pieter Brueghel I - Mendiants
Pieter Brueghel I
Les Mendiants, 1568
Paris, musée du Louvre
© GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Tony Querrec

L’exposition explore les sens de l’imagerie festive. Des représentations telles que les kermesses et la Fête des rois constituent des genres picturaux à part entière, appréciés bien au-delà des frontières. Aux Pays-Bas, l’État spectacle puise abondamment dans les coutumes locales, faisant des solennités un moyen de négociation entre les différents niveaux d’autorité. Les multiples représentations de ces célébrations montrent aussi comment l’État et l’Église tentent, à cette époque, de réguler les excès festifs. Malgré cela, l’aspect ludique et divertissant des fêtes perdure.

L’exposition met en lumière les collections du Palais des Beaux-Arts et du musée de l’Hospice Comtesse, enrichies par des prêts prestigieux du Musée du Louvre et des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Elle réunit un corpus de peintures, albums, gravures et dessins du XVIe au XVIIe siècle, ainsi que divers objets (instruments de musique, céramiques...).

Le parcours permet aux visiteurs de plonger dans l’univers des fêtes flamandes, un patrimoine immatériel, toujours riche aujourd’hui, incarnant des valeurs telles que la mixité, le vivre-ensemble et le sens du collectif.  

Fêtes et célébrations flamandes - Un pacours en quatre sections :

I. Introduction : Guerre et fête
Au 16e et 17e siècle, aux Pays-Bas, comme dans le reste de l'Europe, la guerre est une réalité omniprésente. C'est au cours des périodes de paix que les fêtes prennent place. 

II. Fêtes et cérémonies urbaines

Alexander van Bredael
Alexander van Bredael
Fête traditionnelle à Anvers avec le géant Druon Antigon
XVII siècle
Lille, musée de l'Hospice Comtesse
© GrandPalaisRmn / Stéphane Maréchalle

Antoon Sallaert
Antoon Sallaert (et atelier)
L'infante Isabelle abattant l'oiseau au tir de la corporation
des Arbalétriers de Notre-Dame, le 15 mai 1615 au Sablon à Bruxelles
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
© Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles /
photo : J. Geleyns - Art Photography

Section la plus fournie en oeuvres, elle présente les principaux types de fête dans les villes des Pays-Bas. On y trouve ainsi des oeuves présentant les cérémonies fêtant l'arrivée du prince dans la ville, comme celle du Cardinal Infant Ferdinand en 1635 qui a fait l'objet de plusieurs tableaux de Rubens (deux appartiennent au Musée des Beaux-Arts de Lille). On trouve aussi dans cette section de l'exposition les fêtes religieuses et celles organisées par les corporations "militaires".

III. Kermesses, noces et fêtes villageoises

Gillis van Tilborgh
Gillis van Tilborgh
Fête villageoise
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
© Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles /
photo : J. Geleyns - Art Photography

Thomas van Apshoven
Thomas van Apshoven
Fête de village avec joueur de cornemuse sur un tonneau
Milieu du XVII siècle
Lille, Palais des Beaux-Arts
© GrandPalaisRmn (PBA, Lille) / Hervé Lewandowski

Tout comme les fêtes des villes, celles des villages ont bien sûr aussi inspirés les artistes de l'époque. Il ne faut pas manquer d'admirer le tableau Les noces paysannes en présence des archiducs Albert et Isabelles, oeuvre de Jan Brueghel l'Ancien, appartenant au musée du Prado à Madrid.

IV. Fêtes de cour, fêtes des rois

Jacques Jordaens, Le roi boit
Jacques Jordaens
Le roi boit
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
© Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles /
photo : J. Geleyns - Art Photography

Dans cette section les fêtes ne se déroulent plus à l'extérieur mais à l'intérieur avec, en particulier, les banquets de cour. Là aussi, parmi les impressionnantes oeuvres exposées, il ne faut manquer le tableau Le Roi boit de Jacques Jordaens qui est une des peintures les plus connues de l'art flamand du 17e siècle.

Concerts, banquets et rencontres enrichissent la programmation de cet événement, faisant du Palais des Beaux-Arts de Lille un lieu incontournable de cette saison lille3000

Commissariat général : Juliette Singer, Directrice du Palais des Beaux-Arts de Lille et du Musée de l’Hospice Comtesse

Commissaires scientifiques
Blaise Ducos, Conservateur en chef, responsable des peintures flamandes et hollandaises au Musée du Louvre
Sabine Van Sprang, Conservatrice de la peinture flamande, 1550 - 1650 aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Un catalogue publié par GrandPalaisRmnEditions accompagne l'exposition. Connaisance des arts publie un hors-série à l'occasion de l'exposition.

Fêtes et célébrations flamandes - Catalogue
Fêtes et Célébrations Flamandes :
Brueghel, Rubens, Jordaens...
GrandPalaisRmnEditions
Catalogue de l'exposition
Direction d’ouvrage :
Juliette Singer, Sabine van Sprang et Blaise Ducos
208 pages - en français - Prix: 39€

Fetes et celebrations flamandes - Connaissance des arts
Fêtes et Célébrations Flamandes
Connaissance des arts, Hors-série

Exposition coproduite par le GrandPalaisRmn et le Palais des Beaux-Arts de Lille, dans le cadre de la saison Fiesta de lille3000. Elle bénéficie d’un partenariat exceptionnel avec les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, et le musée du Louvre, Paris.

PALAIS DES BEAUX-ARTS DE LILLE
Place de la République, 59000 Lille

21/03/25

Rinko Kawauchi, M/E, Delpire & Co - Livre de Photographies

Rinko Kawauchi
M/E 
Delpire & Co, 2025 

Rinko Kawachi
Rinko Kawauchi
M/E
© Edité par Delpire & Co
Relié, toilé avec marquage argent
216 pages, 22 x 28,5 cm
EAN: 979-10-95821-80-9
Ouvrage bilingue français – anglais
En librairie le 27 mars 2025

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi
Abeille et les dieux

Abeille au cœur des fleurs
Fleurs dans les jardins
Jardins entourés de murs en terre
Murs dans les villages
Villages au cœur du Japon
Japon dans le monde
Monde au sein des dieux
Puis, puis… les dieux
Au cœur des frêles abeilles

Misuzu Kaneko
Ce poème de Misuzu Kaneko, poétesse japonaise du début du XXe  siècle injustement oubliée et redécouverte par le grand public japonais au moment de la catastrophe de Fukushima (ses poèmes étaient lus à la télévision), a inspiré à Rinko Kawauchi ce nouveau livre. Rendant hommage à cette autrice, la photographe explore notre rapport au monde nous incitant à reconsidérer nos liens en tant qu’êtres humains avec la nature.

Rinko Kawauchi a baptisé son livre M/E en référence à Mother/Earth mais n’en a gardé que les initiales (me en anglais) pour souligner le lien qu’elle entretient avec la terre-mère. Elle pose son regard singulier, empreint de douceur, sur le monde vivant pour en capter la beauté fragile : celle d’une goutte de rosée sur une feuille ou le front gigantesque d’un glacier devant lequel lévite le halo blanc d’un nuage de vapeur provoqué par l’effondrement de la glace dans la mer.

La démarche de l’artiste est très intuitive, ses images ne sont pas construites, elles « arrivent ». Le résultat : des images presque méditatives, comme issues d’un rêve. Elles peuvent être poétiques, mystérieuses, voire même bizarres. D’ailleurs elles ne sont pas parfaitement nettes. Rinko Kawauchi cherche l’éphémère, elle capture cet instant fugace qui précède l’accommodation de l’œil.

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi
Image issue de M/E (delpire & co, 2025)
Photographie © Rinko Kawauchi

L’artiste saisit aussi bien son environnement immédiat et sa famille que des sujets plus spectaculaires. Elle propose dans ce livre un dialogue entre des images d’Islande et du Japon, principalement autour de l’eau : nuages, pluie, arc-en ciel, glace, neige, torrents, brume... L’ouvrage est construit en jouant avec l’idée de transparence qui lui est chère. Les images sont imprimées sur un papier japonais très fin et se dévoilent progressivement. Des pages blanches, comme des silences, ponctuent les séquences. La couverture est, quant à elle, comme éclaboussée d’éclats d’argent qui reflètent la lumière.

Pour citer Teju Cole, l’auteur du texte qui clôt le livre : « les grands livres de photographie sont ceux qui modifient nos perceptions ». Celui-ci en fait assurément partie.

La photographe japonaise Rinko Kawauchi (née en 1972), connue pour ses images aux couleurs douces et lumineuses s’attache à dévoiler le mystère, la fragilité et la force de la vie sous toutes ses formes. Connue en France depuis son exposition à la fondation Cartier pour l’art contemporain en 2005, son œuvre fait partie de nombreuses collections publiques et privées à travers le monde. Son travail a été présenté cet été aux Rencontres d’Arles dans le cadre de l’exposition « Femmes photographes japonaise ». Attachant une grande importance au livre, elle a publié une vingtaine d’ouvrages. M/E est le cinquième à paraître en France.

DELPIRE & CO
13, rue de l’Abbaye - Paris

14/04/24

Le retable de Villefranche de Rouergue. Chef-d’oeuvre de la peinture sous verre à la Renaissance, par Aurélie Gerbier - GrandPalaisRmnÉditions

Le retable de Villefranche de Rouergue
Chef-d’oeuvre de la peinture sous verre à la Renaissance
Aurélie Gerbier - GrandPalaisRmnÉditions
Parution : 24 avril 2024

Chef-d’oeuvre méconnu du XVIe siècle, le retable provenant de la Chartreuse de Villefranche de Rouergue, six panneaux enchâssés dans un grand cadre en bois peint et doré, entre dans les collections du musée de Cluny en 1887, avant d’être transféré au musée de la Renaissance à Ecouen.

Les retables sont des constructions verticales décorées, placées en arrière-plan de l’autel d’une église, dont le rôle est principalement liturgique, avec une fonction décorative qui peut être essentielle.

Cette oeuvre incarne par bien des aspects l’art de la Renaissance. Elle en est tout d’abord le reflet par son iconographie : quatre scènes de la Passion du Christ puisées dans les répertoires de l’art de Raphaël et de l’art du Nord, diffusés à travers toutes l’Europe grâce aux estampes réalisées d’après les modèles des plus grands peintres du temps. La réalisation des panneaux est également en tout point fascinante. Ils ont été exécutés selon la technique de la peinture sous verre, qui conduit l’artiste à penser son oeuvre à rebours : la couche picturale et la dorure sont appliquées au revers du support en verre, en commençant par les rehauts et les ombres jusqu’à la couche de fond qui constitue l’arrière-plan. Il s’agit donc d’une technique particulièrement sophistiquée.

Néanmoins, plusieurs interrogations subsistent sur cette oeuvre, notamment sur le contexte de sa commande et sur son homogénéité ; son parcours, depuis sa création en 1549 jusqu’à sa première mention au milieu du XIXe siècle dans la presse locale, demeure tout aussi mystérieux.

Cet ouvrage propose aujourd’hui de faire le point sur ces interrogations, à l’aune des recherches et études récentes en conservation-restauration et en archives.
L'auteure Aurélie Gerbier est conservatrice en chef du patrimoine au musée national de la Renaissance - château d’Ecouen, responsable des collections de verre et de céramique. Elle a été commissaire de plusieurs expositions et auteur-éditeur scientifique de leurs catalogues : Au gré du Rhin. Les Grès allemands dans l’Europe de la Renaissance (2014), Masséot Abaquesne. L’éclat de la faïence à la Renaissance (2016) et Émailler le verre à la Renaissance. Sur les traces des artistes verriers entre Venise et France (2021).

Le retable de Villefranche de Rouergue
Chef-d’oeuvre de la peinture sous verre à la Renaissance
GrandPalaisRmnÉditions
Broché avec rabats
17 × 19,5 cm, 64 pages, 40 illustrations

SOMMAIRE

Introduction

I. Un chef-d’oeuvre de la peinture sous verre (Point technologique/terminologique)
Sources iconographiques
Question de l’atelier
Place de l’oeuvre dans le corpus des peintures sous verre

II. Des interrogations persistantes…
Une oeuvre composite et homogène ? La question du cadre
Une commande prestigieuse, sans commanditaire
Le silence des archives

Bibliographie
Annexe : liste des peintures sous verre du musée de la Renaissance

GrandPalaisRmnÉditions