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15/06/25

Exposition Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten @ Grand Palais X Centre Pompidou, Paris

Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten
Grand Palais X Centre Pompidou, Paris
20 juin 2025 – 4 janvier 2026 

Niki de Saint Phalle (1930−2002) et Jean Tinguely (1925−1991) marquent les premières décennies du Centre Pompidou avec des réalisations spectaculaires, telles Le Crocrodrome de Zig & Puce (1977) dans le forum du bâtiment ou la Fontaine Stravinsky (1983) au pied de l’Ircam. Cette exposition – qui inaugure la collaboration entre le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmn pendant la fermeture pour rénovation du site « Beaubourg » – met en lumière des moments clés de la carrière de ce couple mythique, uni par des liens artistiques indéfectibles et une vision de l’art comme acte de rébellion contre les normes établies.

C’est par le prisme de Pontus Hulten (1924−2006), premier directeur du Musée national d’art moderne au Centre Pompidou de 1977 à 1981, que l’exposition revient sur les créations de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Grâce à l’impulsion donnée par cette personnalité très tôt remarquée dans le monde des musées, les deux artistes bénéficient d’une importante visibilité. Pontus Hulten, animé par l’idée rimbaldienne de « changer la vie » et porté par une approche muséale radicale et novatrice, offre un soutien inconditionnel au couple d’artistes. Il partage leurs conceptions anarchistes au service d’un art pour tous, pluridisciplinaire et participatif, qui bouscule les conventions et déplace les lignes

Pontus Hulten favorise l’acquisition par les institutions d’œuvres majeures de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, et organise au Centre Pompidou des rétrospectives des deux artistes, celle de Niki de Saint Phalle en 1980 et de Jean Tinguely en 1988. Il orchestre également la réalisation de leurs projets d’installations hors normes, tant au Moderna Museet de Stockholm, la première institution qu’il dirige, avec la gigantesque Nana pénétrable Hon – en katedral en 1966, qu’à Paris au Centre Pompidou avec Le Crocrodrome de Zig & Puce et ses éléments de fête foraine, en 1977. C’est aussi grâce à Pontus Hulten que Niki de Saint Phalle parachève la réalisation d’une vie de Jean Tinguely après son décès, Le Cyclop, monstre de métal visitable ponctué d’œuvres d’amis artistes et caché au cœur des bois de Milly-la Forêt, près de Paris.

L’exposition « Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten » propose un parcours à la fois historique et ludique, où s’entrelacent art, amour, amitié et engagement, tout en soulignant la part d’utopie et de provocation artistique partagée par les trois protagonistes.

La richesse de la collection du Centre Pompidou, associée à des prêts majeurs d’institutions nationales et internationales, permet de découvrir ou redécouvrir des œuvres emblématiques des deux artistes. Les machines animées, plus ou moins autodestructrices et «inutiles», de Tinguely, sont une critique acerbe de la mécanisation et du progrès technologique de la société industrielle des Trente Glorieuses. Les Tirs de Niki de Saint Phalle, reliefs blancs renfermant des poches de couleurs sur lesquels elle tire pour «faire saigner la peinture », renversent tant les codes de l’art que de la société, en mettant en évidence le pouvoir féminin. Ses célèbres Nanas colorées et joyeuses s’inscrivent dans la continuité de cette approche iconoclaste. L’exposition présente également des films d’archives rares et toute une correspondance de lettres-dessins autour des œuvres et des projets titanesques de Niki Saint Phalle et Jean Tinguely, menés en complicité avec Pontus Hulten.

Au-delà de la célébration de deux artistes majeurs du 20e siècle, portés par la vision d’un homme de musée d’exception, cette exposition interroge leur horizon de pensée selon lequel la revendication d’une autonomie de l’art, la remise en question de l’institution et l’adresse directe au public, deviennent des moteurs de la création.

2025 marque le centenaire de la naissance de Jean Tinguely

Commissariat : Sophie Duplaix, conservatrice en chef, service des collections contemporaines, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou

Commissaire associée : Rita Cusimano, chargée de recherches, attachée de conservation, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou

Un catalogue est publié à l'occasion de cette exposition.

Niki de Saint Phalle
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten
Sous la direction de Sophie Duplaix
21 × 30 cm, 336 pages, 45€
Coédition Centre Pompidou / GrandPalaisRmn
Photo de couverture Niki de Saint Phalle
Photo repeinte de « Hon », 1979
Niki Charitable Art Foundation, Santee, Californie 
© 2025 Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris

Exposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmn avec la participation de la Niki Charitable Art Foundation

GRAND PALAIS, PARIS
Galeries 3 et 4

CENTRE POMPIDOU, PARIS

29/01/25

Mon petit Chantilly par Marie Sellier - GrandPalaisRmnÉditions - Jeunesse

Mon petit Chantilly par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions - Jeunesse
Parution : 29 janvier 2025

Pour les plus jeunes, GrandPalaisRmnÉditions propose une collection qui leur permet une découverte ludique et largement illustrée des grands Musées et lieux du Patrimoine. Marie Sellier est l'autrice des textes et use de son talent pour présenter l'Art et les lieux prestigieux qui les exposent, avec des mots simples, adaptés au public Jeunesse. C'est à Chantilly que nous emmène le dernier livre de cette collection.

Mon petit Chantilly
par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions 
Relié, 22 x 22 cm - 48 pages - 40 illustrations
Code EAN : 9782711880768 - Prix : 10 €

Mon petit Chantilly
 par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions 

Mon petit Chantilly
 par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions 

Entre le château, le parc et les grandes écuries, impossible de s’ennuyer au domaine de Chantilly ! Il y en a pour tous les goûts : fans d’histoire ou d’art, amoureux de la nature ou encore passionnés de chevaux.

Ancienne forteresse médiévale complétée d’un château partiellement détruit à la Révolution, ce n’est qu’au XIXe siècle qu’est construite la partie la plus moderne du château, dans un style inspiré de la Renaissance qui lui confère une allure digne d’un conte de fées.

Le dernier propriétaire du château au XIXe siècle s’appelle Henri d’Orléans, duc d’Aumale. Il a pour ancêtre le frère de Louis XIV, et a eu une vie particulièrement romanesque ! Il a consacré son immense fortune à réunir une incroyable collection d’art et de livres. Le château, outre une somptueuse bibliothèque, abrite la seconde plus grande collection de peintures anciennes après le Louvre. Dans la galerie de peintures, on peut voir des chefs-d’œuvre signés Raphaël, Clouet, Ingres ou Delacroix, accrochés comme on le faisait au XIXe siècle.

Les Grands Appartements, à travers des lieux emblématiques comme la galerie des Batailles ou la Grande Singerie, permettent de découvrir le faste des grands seigneurs de l’Ancien Régime. Le Parc comprend un jardin anglais romantique, un jardin anglo-chinois avec un hameau ainsi qu’un grand parterre à la française dessiné par le fameux jardinier de Louis XIV, André Le Nôtre. Il abrite également les Grandes Écuries, construites au XVIIIe siècle par le prince de Condé, qui sont encore aujourd’hui l’un des hauts lieux de l’art équestre.

Marie Sellier est l’autrice d’une centaine d’ouvrages jeunesse sur l’art. Romancière et scénariste, elle a consacré livres et scénarios à des artistes majeurs (Camille Claudel et Auguste Rodin, Van Gogh, etc.) et a travaillé avec de nombreuses illustratrices contemporaines. Au GrandPalaisRmn, elle a signé de nombreux succès, parmi lesquels L’Afrique, petit Chaka… (2001, avec Marion Lesage) ou, plus récemment, L’Arbre de Sobo (2018, avec Charlotte Gastaut) et Où vont les lapins la nuit ? (2022, avec Marie Assénat). Officier des Arts et des Lettres (2013) et Chevalier de la Légion d’honneur (2014), elle a également présidé le Conseil permanent des écrivains (2012-2014) et la Société des gens de lettres (2014-2019).

Dans la même collection : 

Mon Petit Orsay
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Louvre
, par Violaine Bouvet-Lanselle et Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Picasso
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon Petit Cluny
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Ma petite Orangerie
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon Luxembourg
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Guimet
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Versailles
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

Mon petit Fontainebleau
, par Marie Sellier
GrandPalaisRmnÉditions

14/04/24

Le retable de Villefranche de Rouergue. Chef-d’oeuvre de la peinture sous verre à la Renaissance, par Aurélie Gerbier - GrandPalaisRmnÉditions

Le retable de Villefranche de Rouergue
Chef-d’oeuvre de la peinture sous verre à la Renaissance
Aurélie Gerbier - GrandPalaisRmnÉditions
Parution : 24 avril 2024

Chef-d’oeuvre méconnu du XVIe siècle, le retable provenant de la Chartreuse de Villefranche de Rouergue, six panneaux enchâssés dans un grand cadre en bois peint et doré, entre dans les collections du musée de Cluny en 1887, avant d’être transféré au musée de la Renaissance à Ecouen.

Les retables sont des constructions verticales décorées, placées en arrière-plan de l’autel d’une église, dont le rôle est principalement liturgique, avec une fonction décorative qui peut être essentielle.

Cette oeuvre incarne par bien des aspects l’art de la Renaissance. Elle en est tout d’abord le reflet par son iconographie : quatre scènes de la Passion du Christ puisées dans les répertoires de l’art de Raphaël et de l’art du Nord, diffusés à travers toutes l’Europe grâce aux estampes réalisées d’après les modèles des plus grands peintres du temps. La réalisation des panneaux est également en tout point fascinante. Ils ont été exécutés selon la technique de la peinture sous verre, qui conduit l’artiste à penser son oeuvre à rebours : la couche picturale et la dorure sont appliquées au revers du support en verre, en commençant par les rehauts et les ombres jusqu’à la couche de fond qui constitue l’arrière-plan. Il s’agit donc d’une technique particulièrement sophistiquée.

Néanmoins, plusieurs interrogations subsistent sur cette oeuvre, notamment sur le contexte de sa commande et sur son homogénéité ; son parcours, depuis sa création en 1549 jusqu’à sa première mention au milieu du XIXe siècle dans la presse locale, demeure tout aussi mystérieux.

Cet ouvrage propose aujourd’hui de faire le point sur ces interrogations, à l’aune des recherches et études récentes en conservation-restauration et en archives.
L'auteure Aurélie Gerbier est conservatrice en chef du patrimoine au musée national de la Renaissance - château d’Ecouen, responsable des collections de verre et de céramique. Elle a été commissaire de plusieurs expositions et auteur-éditeur scientifique de leurs catalogues : Au gré du Rhin. Les Grès allemands dans l’Europe de la Renaissance (2014), Masséot Abaquesne. L’éclat de la faïence à la Renaissance (2016) et Émailler le verre à la Renaissance. Sur les traces des artistes verriers entre Venise et France (2021).

Le retable de Villefranche de Rouergue
Chef-d’oeuvre de la peinture sous verre à la Renaissance
GrandPalaisRmnÉditions
Broché avec rabats
17 × 19,5 cm, 64 pages, 40 illustrations

SOMMAIRE

Introduction

I. Un chef-d’oeuvre de la peinture sous verre (Point technologique/terminologique)
Sources iconographiques
Question de l’atelier
Place de l’oeuvre dans le corpus des peintures sous verre

II. Des interrogations persistantes…
Une oeuvre composite et homogène ? La question du cadre
Une commande prestigieuse, sans commanditaire
Le silence des archives

Bibliographie
Annexe : liste des peintures sous verre du musée de la Renaissance

GrandPalaisRmnÉditions