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17/04/25

Exposition Andrea Appiani @ Château de Bois-Préau, Rueil-Malmaison - Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau - "Appiani (1754-1817). Le peintre de Napoléon en Italie"

Appiani (1754-1817) 
Le peintre de Napoléon en Italie
Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau
Château de Bois-Préau, Rueil-Malmaison
16 mars - 28 juillet 2025

Andrea Appiani - Affiche
Appiani (1754-1817) 
Le peintre de Napoléon en Italie
Affiche de l'exposition
Courtesy GrandPalaisRmn

Andrea Appiani - Napoléon
Andrea Appiani 
Le Général Bonaparte et le Génie de la victoire 
gravant ses hauts faits à la bataille du pont de Lodi, 1796 
© Collection of the Earl of Rosebery

Andrea Appiani - Oeuvre
Andrea Appiani 
Zéphyr et Flore, 1792 
155 x 160 cm, Milan, Galleria d’Arte Moderna 
© Ville de Milan – tous droits réservés

Une centaine d’œuvres – peintures, dessins, gravures, médailles appartenant à des collections européennes publiques et privées – sont réunies pour la première rétrospective organisée en France sur cet artiste, considéré comme le plus important peintre de la période néo-classique au nord de l’Italie. L’exposition révéle un portraitiste attachant et un fresquiste brillant, malgré la destruction d’une partie de ses décors peints au Palais Royal et dans certains hôtels particuliers milanais durant les bombardements de 1943.

Victorieux à la bataille du Pont de Lodi le 10 mai 1796, le général Bonaparte fait son entrée dans Milan le 15. Il y rencontre Andrea Appiani dont le talent est reconnu pour des décors de théâtre, d’hôtels particuliers et d’églises ainsi que des portraits. La manière de l’artiste a déjà perdu de la relative raideur de ses débuts et le peintre-décorateur sait combiner la précision et la fermeté du trait avec la délicatesse du modelé et la suavité de la matière. Trois ans plus tard, au retour des Français, à l’occasion de la Deuxième campagne d’Italie, Andrea Appiani se voit confier par Napoléon la charge de sélectionner les œuvres d’art prélevées dans les églises et les couvents pour enrichir et faire rayonner les musées du Nord de la péninsule.

Andrea Appiani - Junon
Andrea Appoani
La Toilette de Junon ou Junon et les Grâces 
Fondazione Brescia Musei, Pinacoteca Tosio Martinengo, Brescia 
© Archivio Fotografico Musei Civici di Brescia- Fotostudio Rapuzzi

Andrea Appiani - Tableau
Andrea Appiani
 
Portrait de Francesca Ghirardi Lecchi, 1803 
Huile sur toile 97,5 x 72,5 cm 
Fondazione Trivulzio, Milan 
© Fondazione Trivulzio, Milano 

L’ascension d’Appiani, iconographe de la république puis du Royaume d’Italie est consacrée par le nombre important de commandes publiques et privées qu’il reçoit alors. En cinq séquences chronologiques et thématiques, l’exposition permet de montrer l’œuvre de l’artiste à la fois fresquiste et peintre de chevalet : La carrière pré-napoléonienne, Les Fastes de Napoléon, Portraits publics et privés, Décors à fresque et, Fortune artistique d’Appiani.

Présentée dans les salons du château de Bois-Préau, l’exposition révèle au public le talent et la richesse de l’œuvre de cet artiste au service de l’Empereur.

L’exposition présente la manière sensible, monumentale ou intimiste du plus grand artiste milanais de son temps : les débuts d’un peintre formé au dix-huitième siècle, les scènes de la geste napoléonienne et de la république naissante, les effigies de Napoléon et Joséphine, les études et dessins préparatoires pour les décors des hôtels particuliers et des églises.

Exposition produite par le GrandPalaisRmn. L’exposition est réalisée en collaboration avec le Palazzo Reale de Milan qui en présentera une variante sous le titre "Appiani. Lo splendore di Milano dall’età di Parini a Napoleone", de septembre 2025 à janvier 2026.

Commissaire de l'exposition : Rémi Cariel, Conservateur en chef du patrimoine au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau

Directrice du musée : Elisabeth Caude, Directrice du Service à Compétence Nationale des musées nationaux des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, de l’île d’Aix et de la Maison Bonaparte à Ajaccio

CHATEAU DE BOIS-PREAU
1 B Av. de l'Impératrice Joséphine, 92500 Rueil-Malmaison

15/01/14

Guido Guidi, Fondation HCB, Paris - Veramente - Une figure majeure de la photographie contemporaine italienne

Guido Guidi, Veramente
Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris
16 janvier - 27 avril 2014

Guido Guidi
GUIDO GUIDI
Elblag, Pologne, 08.1994
© Guido Guidi

Guido Guidi
GUIDO GUIDI
Fosso Ghiaia, Ravenna, Italie, 1971
© Guido Guidi

La Fondation Henri Cartier-Bresson présente une importante exposition de Guido Guidi, figure majeure de la photographie contemporaine italienne, qui considère la photographie comme un prolongement du regard, une manière de vivre. Pour la première fois en France, les quarante ans de carrière du photographe, pionnier du renouveau de la photographie du territoire, sont retracés. Sur deux étages, les expérimentations en noir et blanc des années soixante-dix côtoient les séries couleur emblématiques telles que In between cities, A New map of Italy ou Preganziol.

Né en 1941 à Cesena, au Nord-Est de l’Italie, Guido Guidi souhaite devenir architecte ou peintre, il suit alors des cours d’architecture à l’IUAV (Institut universitaire d’architecture de Venise) puis au Corso Superiore di Disegno Industriale de Venise. Parmi ses professeurs, des architectes de renom comme Carlo Scarpa ou Luigi Veronesi qui auront une influence majeure sur son travail. Au cours de cette formation, il commence à s’intéresser à la photographie pour s’y consacrer totalement à partir du milieu des années soixante. Pendant les premières années de sa carrière, attiré par le travail de Walker Evans, de Lee Friedlander et par le néoréalisme italien, il s’essaie à la photographie en noir et blanc et réalise des séries dans la mouvance de l’art conceptuel de l’époque.

A partir de 1970, il travaille comme photographe pour le département d’urbanisme de l’université de Venise et se concentre sur le paysage contemporain et ses transformations. Il abandonne alors le noir et blanc et se consacre au travail à la chambre avec un film couleur grand format. Il souhaite documenter l’Italie, enregistrer la vie italienne non pas en s’intéressant aux espaces culturels mais en se concentrant sur les espaces périphériques, à la marge. Pour Guido Guidi, « travailler à la frontière implique de travailler en étant privé de certitudes et d’observer des situations non codifiées, incertaines, ouvertes, mal comprises ou incomprises. Insister sur la marge, et même la photographie a une marge, cela signifie porter un regard plus large sur les choses, sans préjugés ». Dans son essai, Marta Dahó souligne que Guido Guidi « ne cherche pas à monumentaliser ces espaces ; il essaie d’observer ce qu’il y a à côté, au-dessus ou à l’ombre de ces espaces ». Pour répondre à ses interrogations, il met en œuvre des enquêtes personnelles menées sur le long terme et participe à des commissions publiques sur le territoire.

Dans un premier temps, il se focalise sur les espaces quotidiens et familiers qui se trouvent autour de lui, de sa ville. Pour lui, « les périphéries des villes étaient des sortes de zones libres qui offraient des possibilités infinies ». Il réalise ainsi ses premières enquêtes photographiques personnelles en Emilie-Romagne, à Ravenne, à Porto Marghera. Afin de documenter l’expansion de l’union européenne et les nouveaux territoires urbains, il n’hésite pas à s’éloigner; en 1993, il entreprend avec l’architecte Marco Venturi un périple en Europe. Lors de trois voyages de deux semaines, ils suivent le maillage routier qui relie Saint-Pétersbourg à Finisterra (Espagne). Ce voyage aboutira en 2003 à la publication d’un livre In Between cities. Un itinerario attraverso l’Europa 1993-1996. Dans ces photographies, que l’on retrouve en partie au premier étage de l’exposition, Guido Guidi s’intéresse aux espaces indéfinis entre les villes européennes, territoires en mouvement, sans cesse transformés par l’homme.

Dès les années quatre-vingt, au moment où s’installe en Italie un dialogue entre photographie et urbanisme, il est appelé à participer à plusieurs projets sur la transformation et l’évolution du territoire, financés par les services publics. À partir de 1986, Guido Guidi s’oriente également vers la pédagogie : il est régulièrement invité dans les universités italiennes pour mener des cours ou des ateliers et enseigne depuis la fin des années quatre-vingt à l’Académie des beaux-arts de Ravenne et à l’Institut universitaire d’architecture de Venise. En 1989, il crée avec Paolo Costantini et William Guerrieri l’association Linea di Confine per la fotografia contemporanea qui fait le lien entre photographie et paysage, en organisant par exemple des ateliers avec des photographes de renommée mondiale comme Stephen Shore ou Lewis Baltz et en publiant leurs recherches.

Guido Guidi est toujours resté attaché à l’architecture et a intégré la question dans nombre de ses projets. Il réalise par exemple une série sur la Tomba Brion, monument funéraire réalisé entre 1970 et 1978 par l’architecte et professeur du photographe, Carlo Scarpa. Guido Guidi a photographié pendant plusieurs années le monument, à différents moments du jour et de l’année, explorant ainsi les notions de temps et d’espace : « ce qui m’intéresse dans la photographie, c’est la relation entre les objets et l’espace ». Dans ces projets liés à l’architecture, Guido Guidi utilise la photographie non pas pour magnifier les œuvres des architectes mais comme un moyen pour se rapprocher de leurs intentions, de leur imaginaire.

L’oeuvre de Guido Guidi est encore mal reconnue en dehors de l’Italie. Ses publications sont quant à elles très recherchées. Parmi les plus importantes, il faut citer Varianti publié en 1995 et qui retrace le début de la carrière du photographe depuis son travail en noir et blanc jusqu’aux premières séries couleur. La monographie A New Map of Italy, dont est extraite une partie des tirages présentés au deuxième étage, est publiée en 2011. Guido Guidi explique : « pour ma recherche pour ‘A New Map of Italy’, j’ai préféré les endroits alternatifs, en lieu et place du cliché des destinations de vacances. Mon attention s’est toujours portée sur le paysage vu et vécu au quotidien. En même temps, j’ai choisi d’éviter tout stéréotype folklorique ou mythe historique, et de me concentrer sur la simple réalité actuelle ». Pour Gerry Badger, qui introduit l’ouvrage, les photographies de cette série sont originales, compliquées dans leur simplicité, ingénieuses et profondément ressenties. Elles sont peut-être quelconques mais aussi vraiment magnifiques.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue publié par MACK avec une introduction d’Agnès Sire, commissaire de l’exposition et un essai de Marta Dahó, historienne de la photographie. MACK vient de publier également Preganziol, 1983. Cette série, réalisée il y a 30 ans entre les quatre murs d’une cabane de jardinier abandonnée de Preganziol, est présentée sous sa forme originale dans la vitrine du deuxième étage. Les 16 tirages ne sont pas un simple exercice sur la lumière mais une recherche sur le temps et l’espace.

Cette exposition est le fruit d’une coproduction. Elle sera présentée à Huis Marseille, Amsterdam du 14 juin au 7 septembre 2014 puis au Museo d’Arte della Città de Ravenne du 11 octobre 2014 au 11 janvier 2015.

Commissaire de l'exposition : Agnès Sire

FONDATION HENRI CARTIER BRESSON - HCB
2, Impasse Lebouis, 75014 Paris 
www.henricartierbresson.org