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18/05/21

Picasso-Rodin @ Musées Rodin & Picasso, Paris

Picasso-Rodin 
Musée Rodin, Paris 
Musée national Picasso-Paris 
Jusqu'au 2 janvier 2022 

Pour la première fois, le Musée Rodin et le Musée national Picasso-Paris s’unissent afin de présenter l’exposition-événement « Picasso-Rodin ». Ce partenariat exceptionnel entre deux grands musées monographiques offre un regard inédit sur ces artistes de génie qui ont ouvert la voie à la modernité dans l’art. Leurs chefs-d’oeuvre sont présentés simultanément au sein des deux monuments historiques qui abritent ces musées nationaux.

L’exposition invite à une relecture croisée des oeuvres de Auguste Rodin (1840-1917) et Pablo Picasso (1881-1973), ces deux grands artistes ayant durablement bouleversé les pratiques artistiques de leur temps pour les générations à venir. Il ne s’agit pas de montrer ce que Picasso a emprunté à Rodin, mais plutôt d’examiner les convergences signifiantes qui apparaissent entre l’œuvre de Rodin et plusieurs périodes de la production de Picasso. Cette relecture croisée de leurs oeuvres se décline en différents chapitres sur les deux lieux, au Musée Rodin d’une part à travers la crise de la représentation du début du XXe siècle, et au Musée Picasso d’autre part dans les processus créatifs mis en oeuvre par les deux artistes. A des époques et dans des contextes différents, Rodin et Picasso participent à une articulation décisive de l’histoire et sans doute est-ce là une des clés de leurs similitudes. A leur façon, ils inventent un nouveau mode de représentation, expressionniste chez Rodin, cubiste chez Picasso.

Pour Rodin, comme pour Picasso, l’atelier est un espace privilégié d’expérimentation sur les formes et les matériaux. Travail en série, fragmentation, assemblage, détournement sont autant d’approches singulières et novatrices. Le travail de l’artiste en perpétuel mouvement, explore un motif en constante métamorphose.

A travers un dialogue systématique, cette exposition riche de plus de 500 œuvres, peintures, sculptures, céramiques, dessins, documents d’archives, photographies invite le visiteur à une relecture inédite de leur parcours artistique foisonnant et innovant.

Catalogue avec les éditions Gallimard, 240 x 320 mm, relié, 424 pages, 490 illustrations, 45 €

Picasso Rodin
Picasso Rodin
Édition publiée sous la direction de 
Catherine Chevillot, Véronique Mattiussi 
et Virginie Perdrisot-Cassan
Livres d'Art, Gallimard, 2021

Commissariat :
Catherine Chevillot, Conservateur général du patrimoine, Directrice du Musée Rodin
Virginie Perdrisot-Cassan, Conservateur du patrimoine, responsable des sculptures, des céramiques et du mobilier Giacometti, Musée national Picasso-Paris
Véronique Mattiussi, Cheffe du service de la recherche et responsable scientifique du fonds historique, Musée Rodin

Musée national Picasso-Paris
5 rue de Thorigny, 75003 Paris

Musée Rodin
77 rue de Varenne, 75007 Paris

02/11/19

Barbara Hepworth @ Musée Rodin, Paris

Barbara Hepworth
Musée Rodin, Paris
5 novembre 2019 - 22 mars 2020

Le musée Rodin, en collaboration avec la Tate, présente l’oeuvre de BARBARA HEPWORTH (1903-1975), figure majeure de la sculpture britannique du XXe siècle. Encore aujourd’hui trop méconnue en France, Barbara Hepworth, qui côtoyait Henry Moore, Picasso ou Mondrian, a pourtant révolutionné la sculpture et fait émerger une nouvelle sensibilité esthétique. Ses oeuvres abstraites, aussi pures que poétiques aspirent à un monde idéal et pacifique. Le musée Rodin rend hommage à cette femme artiste et présente ses oeuvres saisissantes, entre vide et plein, qui s’emparent du visiteur et ne le quittent plus. 

Après Rodin (1840-1917), l’éclosion d’une nouvelle sculpture émerge. En 1905, Maillol redonne à la statuaire densité et autonomie. A partir de 1909, Brancusi porte ce retour aux caractères fondateurs de la sculpture à sa plus grande épure. Le deuxième acte se déroule durant les années 1920, avec en Angleterre, Henry Moore et Barbara Hepworth. Loin de l’expressionnisme puissant de Rodin, Barbara Hepworth est en quête d’une nouvelle esthétique, privilégiant le langage des volumes et des formes. La nature est la grande source d’inspiration de la poésie du volume développée par Barbara Hepworth.

La sculpture organique de Barbara Hepworth est aussi une vision du monde: après la Première Guerre mondiale, la société trouve dans cette nouvelle sensibilité une vision pacifiée loin des atrocités de la guerre. Le vocabulaire de Barbara Hepworth s’oppose aux mondes du pathos, de la construction ou de l’univers machiniste. En 1934, elle écrit que son objectif est de « projeter dans un médium plastique un peu de la vision abstraite et universelle de la beauté ». Son art réside tout entier dans le jeu entre formes convexes et concaves, dans une constante opposition entre vide et plein. Sous les dehors silencieux des formes pleines, l’univers de la sculpteure devient le lieu d’une nouvelle aspiration à un monde idéal, pour éviter, selon Barbara Hepworth, de « s’abandonner au désespoir ».

Cette exposition permet d’avoir une vue d’ensemble de sa carrière et de son oeuvre sculptée peinte et dessinée, ainsi qu’un aperçu de ses méthodes de travail grâce à l’évocation de son atelier. De nombreuses photographies provenant de la famille complètent le parcours de l’exposition. 

Le public français connaît mal Barbara Hepworth qui était pourtant loin d‘être une inconnue de son temps. En France, avec son mari, le peintre Ben Nicholson, elle fréquente les milieux artistiques, visite Brancusi, Picasso, Braque, Mondrian et rencontre Arp, Calder, Mirò. Barbara Hepworth travailla à partir de 1939 en Cornouailles dont les paysages influencèrent son oeuvre. Plus encore, elle a de son vivant une aura immense en Angleterre: en 1965 elle faite « Dame » de l’Empire britannique. Dès 1936, l’œuvre Discs in Echelon entre dans les collections du MoMA de New York. Les expositions se succèdent : à la Biennale de Venise, San Francisco, Sao Paulo ou Tokyo...

Le musée Rodin est l’un des très rares lieux français dans lesquels Barbara Hepworth présente ses oeuvres de son vivant. Il revenait donc au musée Rodin, qui l’avait accueillie lors de manifestations collectives il y a plus de 60 ans, de faire découvrir au public français la quintessence de son univers poétique et saisissant.

Commissariat de l'exposition : Catherine Chevillot, conservateur général, directrice du musée Rodin et Sara Matson, conservateur à la Tate St Ives.

MUSÉE RODIN 
77 rue de Varenne, 75007 Paris
musee-rodin.fr

09/04/11

Musée Rodin : L'invention de l'oeuvre, Rodin et les ambassaseurs. 100 oeuvres de Rodin confrontées à celles de grands maîtres de l'art moderne et contemporain

L’Invention de l’oeuvre, Rodin et les ambassadeurs 
Musée Rodin, Paris
6 mai - 4 septembre 2011

Jean Arp, Marcel Duchamp, Joan Miro, Jean Fautrier, Lucio Fontana, Jean Dubuffet, Alberto Giacometti , Willem de Kooning, Joseph Beuys, Marcel Broodthaers, Eduardo Paolozzi, Anthony Caro, Cy Twombly, Eric Cameron, Richard Serra, Bruce Nauman, Haim Steinbach, Sophie Ristelhueber, Ugo Rondinone, Douglas Gordon, Urs Fischer.

L’Invention de l’oeuvre, Rodin et les ambassadeurs s’intéresse à la réception de l’oeuvre de Rodin avec l’ambition de témoigner de son évolution, de la relecture dont elle a été et demeure l’objet. L’exposition propose de confronter une centaine d’oeuvres de AUGUSTE RODIN (1840-1917) à une trentaine d’oeuvres modernes et contemporaines, postérieures à 1945. 

AUGUSTE RODIN
Assemblage : Masque de Camille Claudel et main gauche de Pierre de Wissant 
Photo Christian Baraja. Courtesy Musée Rodin, Paris.

Une approche inédite de l'oeuvre de Rodin

Cette approche inédite situe l’oeuvre du sculpteur dans le contexte du regard critique qui lui a été porté depuis l’après-guerre. Elle considère aussi bien les oeuvres reconnues tels que L’Âge d’airain, Le Baiser, Balzac, L’Homme qui marche que la présentation des nombreux modèles, qui figuraient dans l’atelier à la mort de l’artiste et dont l’étude a largement progressé depuis cette époque. Une telle relecture procède évidemment d’un travail de critiques, d’historiens de l’art et de conservateurs qui ont permis de découvrir et de valoriser le corpus de l’oeuvre en l’élargissant aux plâtres, aux figures partielles et aux assemblages. Sorte de work in progress, la création chez Rodin se nourrit d’une tradition dont l’artiste fait sa propre histoire en même temps que le sculpteur fait de son atelier un vaste chantier de recyclage, de réactivation, et de sa propre oeuvre une matrice qui vient s’alimenter elle-même, se reproduire, se répéter, s’assembler et se recomposer.

Le renouvellement du regard sur l'oeuvre de Rodin

Le renouvellement du regard sur l’oeuvre de Rodin est aussi le fait du travail artistique, c’est-à-dire de la production de certains artistes de l’immédiat après-guerre jusqu’à aujourd’hui. Leurs préoccupations - pour la matière et le modelé mais aussi la valorisation du fragment ou le recours à la combinaison d’éléments - ont eu des répercussions sur la façon de regarder Rodin comme sur la manière d’envisager la création contemporaine. De MARCEL DUCHAMP (1887-1968) à URS FISCHER (né en 1973), chacun de ses artistes se fait « l’ambassadeur » d’un regard sur le monde, sur son oeuvre, et sur les oeuvres du présent comme du passé.

Un parcours de l'exposition en 11 sections

En se plaçant au niveau des procédés de la sculpture, comme le matériau, le lisse et le poli, l’assemblage ou la série, pour ne prendre que ces quelques catégories, l’exposition se donne pour enjeu non pas d’établir des filiations ou des descendances mais d’interroger des permanences, des variations, des glissements. Les choix effectués, aussi bien concernant les onze sections qui structurent l’exposition, que dans la sélection des oeuvres présentées, celles de Rodin et celles des 21 autres artistes visent à susciter un écart, une tension, entre les unes et les autres, sans chercher de justifications historiques ou formelles.

On en veut pour seuls exemples le vis à vis entre les assemblages de Rodin et Butt To Butt de BRUCE NAUMAN, le face à face entre La Robe de chambre de Balzac et La Peau de JOSEPH BEUYS, ou bien encore dans le chapitre « séries et variations » la confrontation entre les 28 bustes exécutés pour le portrait de Georges Clemenceau et les 64 sculptures en cire moulées Diary of Clouds d’UGO RONDINONE

L’exposition se prolonge dans la cour d’honneur de l’Hôtel Biron où, entre Le Penseur et La Porte de l’Enfer, sont présentées pour la première fois en extérieur trois oeuvres monumentales en fonte d’aluminium d’URS FISHER.

Laissant aux oeuvres le pouvoir de dialoguer entre elles, cette exposition devrait permettre au spectateur de développer son propre parcours et de libres associations.

Un prolongement à l’hôtel Biron : DOUGLAS GORDON

Et de poursuivre sa visite au sein des collections, à l’hôtel Biron, au premier étage duquel sera présentée l’oeuvre de Douglas Gordon, Predictable Incident in Unfamiliar Surroundings (1995), réalisée à partir de scènes de « baisers » extraites de la célèbre série télévisée américaine Star Trek. Par son principe de reprise et de répétition, cette installation vidéo vient en écho, et comme point d’orgue à l’exposition L’invention de l’oeuvre, Rodin et les ambassadeurs.

MUSEE RODIN 
79, rue de Varenne
75007 PARIS