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09/02/25

Exposition Rodin / Bourdelle @ Musée La Piscine, Roubaix - "Rodin / Bourdelle. Corps à corps" + Musée Ingres Bourdelle, Montauban

Rodin / Bourdelle. Corps à corps 
Musée La Piscine, Roubaix
1er mars - 1er juin 2025

Antoine Bourdelle (1861-1929) admira Auguste Rodin (1840-1917), de vingt ans son aîné. Rodin soutint Bourdelle. Bourdelle fut le praticien de Rodin, tailla pour lui des marbres, fut ses mains. Rodin fut le témoin de mariage de Bourdelle. Bourdelle portraitura ce maître, ce « vieux Faune » comme il aimait à l’appeler. Le maître perçut en cet héritier, volontiers indocile, un « éclaireur de l’avenir ». Sur Rodin, Bourdelle écrit. De Bourdelle, Rodin vante les oeuvres. Les deux hommes échangent des lettres et des oeuvres, des idées.

Cette relation en chiasme suffit à dire l’intensité des liens qui unirent deux artistes dont les carrières, mais aussi les vies, furent entremêlées et convoquèrent des personnalités qui, de Camille Claudel à Isadora Duncan, croisèrent le chemin de l’un comme de l’autre. Parallèles, souvent superposées, leurs trajectoires méritaient assurément une grande exposition. La confrontation donnera enfin à voir, avec une ambition et une ampleur inédites, les fraternités et réciprocités comme les divergences et antagonismes de deux créateurs, de deux univers plastiques, porteurs des enjeux majeurs de la modernité : refus du naturalisme et de la vraisemblance, retour aux sources de l’antique et de la matière première, expressionnisme du modelé, esthétique du fragment, hybridations et poétique de l’assemblage, réflexion sur le socle et le monumental, autonomie de la sculpture et volonté d’épure qui ouvrira la voie de l’abstraction.

Rassemblant plus de 170 oeuvres (sculptures, dessins, mais aussi photographies et archives), ce face à face entre deux grands maîtres de la sculpture est l’occasion unique de traverser presque cinquante années de création commune ou croisée, mais aussi d’en découvrir la postérité chez des artistes qui, de Chana Orloff à Ossip Zadkine, en passant par Germaine Richier, initieront après eux un autre chapitre dans l’histoire de la sculpture moderne.

Cette exposition a été initiée et conçue par le musée Bourdelle/Paris Musées et le musée Rodin. Elle est organisée en collaboration entre le musée Bourdelle/Paris Musées, le musée La Piscine de Roubaix et le musée Ingres Bourdelle de Montauban. Elle a été présentée du 2 octobre 2024 au 2 février 2025 au musée Bourdelle et, après La Piscine, sera présentée au musée Ingres Bourdelle de Montauban du 27 juin au 19 octobre 2025.

Commissariat général
Ophélie Ferlier-Bouat, directrice du musée Bourdelle à Paris
Florence Viguier-Dutheil, directrice du musée Ingres Bourdelle de Montauban
Bruno Gaudichon, conservateur en chef honoraire de La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent
Hélène Duret, directrice-conservatrice, La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent
Adèle Taillefait, conservatrice des collections Beaux-Art, La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent

Commissariat scientifique
Ophélie Ferlier-Bouat, directrice du musée Bourdelle
Jérôme Godeau, chargé de mission auprès de la directrice, musée Bourdelle
Valérie Montalbetti-Kervella, responsable des sculptures et des collections, musée Bourdelle
Colin Lemoine, responsable des photographies et des collections des XXe et XXIe siècles, musée Bourdelle
Véronique Mattiussi, chef de la Recherche, responsable scientifique du fonds historique, musée Rodin

Rodin Bourdelle. Corps à corps 
Un catalogue édité par Paris Musées
accompagne l’exposition 
272 pages, 21,8 x 28,5 cm

LA PISCINE, ROUBAIX
Musée d'art et d'industrie André Diligent

20/05/21

The Making of Rodin @ Tate Modern, London

The EY Exhibition 
The Making of Rodin 
Tate Modern, London 
17 May – 21 November 2021 

Tate Modern presents a major new exhibition of AUGUSTE RODIN (1840-1917). It shows how he broke the rules of classical sculpture to create a dramatically different image of the human body, mirroring the ruptures, complexities and uncertainties of the modern age. Featuring over 200 works, many of which have never been shown outside France, The EY Exhibition: The Making of Rodin offers a unique insight into Rodin’s ways of thinking and making. Thanks to a unique collaboration with the Musée Rodin in Paris, who have offered Tate unprecedented access to their collection, visitors are able to both appreciate the originality of iconic works such as the Thinker 1881 and The Three Shades 1886 as well as make fresh discoveries that reveal how the artist transformed modern sculpture.

Although Rodin is best known for his bronze and marble sculptures, he personally only worked as a modeller, capturing movement, emotion, light and volume in pliable materials such as clay which were then cast in plaster. The EY Exhibition: The Making of Rodin is the first show to focus in-depth on Rodin’s use of plaster, taking inspiration from the artist’s landmark self-organised exhibition at the Pavillon de l’Alma in 1900. It was here that Rodin made the unconventional decision to display his life’s work almost entirely in plaster, emphasising the crucial role the medium played in his career. Many of the star exhibits of 1900 such as the monumental casts of Balzac 1898 or The Inner Voice 1896 are shown at Tate Modern in a rare reunion.

The exhibition also evokes the atmosphere of the Pavillon de l’Alma, which in turn had riffed on an imaginary vision of the artist’s studio. Rather than show a workshop populated by models, carvers, casters, photographers and founders who turned Rodin’s creations and vision into traditional commercial sculptures, it foregrounded modelling and the notion of the ‘artist’s hand’ as the central drivers for Rodin’s work. A stockpile of plaster body parts on loan from the Musée Rodin reveal how he continually experimented with fragmentation, repetition and joining existing parts in unconventional ways. Individually crafted heads, hands, arms, legs and feet allowed him to dismantle and reassemble his works time and again in countless combinations and poses. The exhibition explores how these experiments went on to influence some of the artist’s best-known sculptures, including the newly restored plaster for The Burghers of Calais 1889 displayed as Rodin had originally intended.

The complex dynamics of Rodin’s work with different models are considered from the perspective of some of the extraordinary women with whom he worked, including his onetime studio assistant and collaborator Camille Claudel. Rather than conceive an ideal, Rodin strongly responded to the individual character and physicality of his models. This is especially evident in his numerous portraits of the actress Ohta Hisa (1868-1945), who under her stage name Hanako performed westernised adaptations of Kabuki theatre to French audiences enthralled by all things Japanese. Busts depicting Rodin’s friend and correspondent, the German aristocrat Helene Von Nostitz née Hindenburg (1878–1944), also illustrate how he embraced visible traces of his work’s creation, believing the ‘process’ to be as significant as the finished form.

Archival images, many of which Rodin chose to display alongside his plaster works at the Pavillon de l'Alma, show how he used photography to explore combinations of forms and analyse his sculptures from multiple viewpoints. These are joined by a series of the artist’s delicate watercolour drawings in which he further experimented and re-worked bodily forms.

The EY Exhibition: The Making of Rodin is curated by Nabila Abdel Nabi, Curator, International Art, Tate Modern, Chloé Ariot, Curator for Sculpture, Musée Rodin, Paris and Achim Borchardt-Hume, Director of Exhibitions and Programmes, Tate Modern, with Helen O’Malley, Assistant Curator, Tate Modern. The exhibition is organised by Tate Modern and Musée Rodin, Paris. 

The exhibition is accompanied by a fully illustrated catalogue.

The Making of Rodin
The Making of Rodin exhibition book
By Nabila Abdel Nabi & Achim Borchardt-Hume 
Tate, 2021

TATE MODERN

18/05/21

Picasso-Rodin @ Musées Rodin & Picasso, Paris

Picasso-Rodin 
Musée Rodin, Paris 
Musée national Picasso-Paris 
Jusqu'au 2 janvier 2022 

Pour la première fois, le Musée Rodin et le Musée national Picasso-Paris s’unissent afin de présenter l’exposition-événement « Picasso-Rodin ». Ce partenariat exceptionnel entre deux grands musées monographiques offre un regard inédit sur ces artistes de génie qui ont ouvert la voie à la modernité dans l’art. Leurs chefs-d’oeuvre sont présentés simultanément au sein des deux monuments historiques qui abritent ces musées nationaux.

L’exposition invite à une relecture croisée des oeuvres de Auguste Rodin (1840-1917) et Pablo Picasso (1881-1973), ces deux grands artistes ayant durablement bouleversé les pratiques artistiques de leur temps pour les générations à venir. Il ne s’agit pas de montrer ce que Picasso a emprunté à Rodin, mais plutôt d’examiner les convergences signifiantes qui apparaissent entre l’œuvre de Rodin et plusieurs périodes de la production de Picasso. Cette relecture croisée de leurs oeuvres se décline en différents chapitres sur les deux lieux, au Musée Rodin d’une part à travers la crise de la représentation du début du XXe siècle, et au Musée Picasso d’autre part dans les processus créatifs mis en oeuvre par les deux artistes. A des époques et dans des contextes différents, Rodin et Picasso participent à une articulation décisive de l’histoire et sans doute est-ce là une des clés de leurs similitudes. A leur façon, ils inventent un nouveau mode de représentation, expressionniste chez Rodin, cubiste chez Picasso.

Pour Rodin, comme pour Picasso, l’atelier est un espace privilégié d’expérimentation sur les formes et les matériaux. Travail en série, fragmentation, assemblage, détournement sont autant d’approches singulières et novatrices. Le travail de l’artiste en perpétuel mouvement, explore un motif en constante métamorphose.

A travers un dialogue systématique, cette exposition riche de plus de 500 œuvres, peintures, sculptures, céramiques, dessins, documents d’archives, photographies invite le visiteur à une relecture inédite de leur parcours artistique foisonnant et innovant.

Catalogue avec les éditions Gallimard, 240 x 320 mm, relié, 424 pages, 490 illustrations, 45 €

Picasso Rodin
Picasso Rodin
Édition publiée sous la direction de 
Catherine Chevillot, Véronique Mattiussi 
et Virginie Perdrisot-Cassan
Livres d'Art, Gallimard, 2021

Commissariat :
Catherine Chevillot, Conservateur général du patrimoine, Directrice du Musée Rodin
Virginie Perdrisot-Cassan, Conservateur du patrimoine, responsable des sculptures, des céramiques et du mobilier Giacometti, Musée national Picasso-Paris
Véronique Mattiussi, Cheffe du service de la recherche et responsable scientifique du fonds historique, Musée Rodin

Musée national Picasso-Paris
5 rue de Thorigny, 75003 Paris

Musée Rodin
77 rue de Varenne, 75007 Paris

02/02/21

Exposition Rodin / Arp, Fondation Beyeler, Riehen / Bâle

Rodin / Arp
Fondation Beyeler, Riehen / Bâle
Jusqu'au 16 mai 2021

Auguste Rodin

AUGUSTE RODIN 
AU MILIEU DE SES OEUVRES  DANS LE PAVILLON DE L'ALMA 
À MEUDON, VERS 1902
Photo : Eugène Druet
© Musée Rodin, Paris

»Et ainsi la vérité de mes figures, au lieu d’être superficielle, sembla s’épanouir du dedans au dehors comme la vie même.« 
Auguste Rodin

»Nous ne voulons pas copier la nature. Nous ne voulons pas reproduire, nous voulons produire. Nous voulons produire comme une plante qui produit un fruit et ne pas reproduire.«
Hans Arp

Pour la première fois, une exposition muséale fait dialoguer AUGUSTE RODIN (1840–1917) et HANS ARP (1886–1966), mettant face à face l’oeuvre pionnier du grand réformateur de la sculpture du 19ème siècle finissant et l’oeuvre influent d’un des protagonistes majeurs de la sculpture abstraite du 20ème siècle. Les deux artistes possédaient une puissance d’innovation artistique et un goût pour l’expérimentation exceptionnels. Leurs oeuvres ont fortement marqué leur époque et ont conservé toute leur actualité.

Les créations d’Auguste Rodin et de Hans Arp illustrent de manière impressionnante et exemplaire des aspects fondamentaux du développement de la sculpture moderne. Auguste Rodin a ainsi introduit des idées et des possibilités artistiques radicalement nouvelles dont Hans Arp s’est saisi plus tard dans ses formes biomorphes, les faisant évoluer, les réinterprétant ou les contrastant. Il n’est à ce jour pas certain que Rodin et Arp se soient jamais rencontrés personnellement, mais leurs oeuvres présentent des liens de parenté artistique et de références communes, tout comme des différences, qui font de la confrontation de leurs créations singulières une expérience visuelle particulièrement éloquente.

L’exposition prend pour point de départ la sculpture de Hans Arp Sculpture automatique (Hommage à Rodin) de 1938 et son poème Rodin de 1952, hommages explicites au grand précurseur, qui illustrent aussi le vaste éventail créatif de Arp, allant de la sculpture à la poésie. Outre ces références explicites, le dialogue entre Rodin et Arp révèle aussi de nombreux autres liens, repères et préoccupations artistiques communs. L’exposition met ainsi en lumière des rapports de contenu et d’approche conceptuelle qui s’enracinent dans l’exploration de thèmes existentiels tels la création, la croissance, la transformation et la déchéance. Il en résulte des représentations de corps humains, animaux ou végétaux qui se fondent de manière nouvelle. On rencontre chez Auguste Rodin et chez Hans Arp une conception de la nature et de l’art toute singulière et pourtant comparable, qui met en avant le processuel et l’expérimental, et fait aussi du hasard un principe artistique. Les deux artistes s’intéressent à l’idée du vivant en tant que thème philosophique, auquel ils donnent corps dans des sculptures éclatantes de vitalité. Les sculptures de Rodin et de Arp, mouvementées et émouvantes, fascinent aussi par leur jeu de volumes sensuels, fluides et immaculés d’une part et de surfaces et de formes altérées et accidentées d’autre part, qui trouvent leur idéal dans le torse. L’articulation entre construction et déconstruction est aussi palpable dans le genre de l’assemblage, que Rodin introduit en sculpture et que Arp développe plus avant. Il apparaît aussi chez les deux artistes des liens dans la méthode, par exemple dans le transfert des figures d’un matériau à un autre, et dans leur réalisation à différentes échelles allant du petit format au monument. Leur attention porte aussi sur la présentation de leurs sculptures, en particulier sur le socle, que Rodin est le premier à remettre en question. Enfin, il existe entre Rodin et Arp des liens en termes de motifs, par exemple celui de l’ombre, de la main créatrice ou du vase en tant qu’objet et volume. Les deux artistes puisent pour cela souvent dans la littérature, par exemple la mythologie antique ou la Divine Comédie de Dante.

Réunissant environ 110 oeuvres de musées et de collections privées du monde entier, «Rodin / Arp» est l’une des expositions de sculpture les plus vastes présentées à ce jour par la Fondation Beyeler. Si l’exposition met l’accent sur les sculptures d’Auguste Rodin et de Hans Arp (y compris une sculpture d’extérieur monumentale dans le parc du musée), elle présente également des reliefs de Arp ainsi que des dessins et des collages des deux artistes.

L’exposition réunit des oeuvres emblématiques comme Le Penseur et Le Baiser de Rodin ou Ptolémée et Torse de Arp. Des oeuvres moins célèbres font apparaître d’autant plus clairement les liens artistiques qui unissent les deux artistes.

L'exposition a été conçue par la Fondation Beyeler, Riehen/Bâle, en coopération avec le Arp Museum Bahnhof Rolandseck, Remagen, et organisée en collaboration avec le Musée Rodin, Paris. L’exposition est placée sous le commissariat de Dr. Raphaël Bouvier, commissaire d’exposition à la Fondation Beyeler.

FONDATION BEYELER
Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen

Du fait du COVID-19, la Fondation est fermée actuellement. Pensez à vérifier sur le site la date de réouverture.

15/12/17

Rodin at The Met, NYC

Rodin at The Met
The Metropolitan Museum of Art, New York
Through January 15, 2018



Auguste Rodin
Auguste Rodin (French, Paris 1840–1917 Meudon)
The Thinker 
Founder: Cast by Alexis Rudier (French)
Modeled ca. 1880 cast ca. 1910
Bronze
Overall (wt. confirmed): 27 5/8 in., 185 lb. (70.2 cm, 83.9 kg)
The Metropolitan Museum of Art, Gift of Thomas F. Ryan, 1910



Auguste Rodin
Auguste Rodin (French, Paris 1840–1917 Meudon)
Orpheus and Eurydice 
Modeled probably before 1887, carved 1893
Overall (confirmed (wt. on pallet)): 48 3/4 × 31 1/8 × 25 3/8 in., 914 lb.
(123.8 × 79.1 × 64.5 cm, 414.6 kg)
The Metropolitan Museum of Art, Gift of Thomas F. Ryan, 1910

On the centenary of the death of AUGUSTE RODIN (1840–1917), The Metropolitan Museum of Art celebrates its historic collection of the artist’s work in Rodin at The Met,. Nearly 50 marbles, bronzes, plasters, and terracottas by Auguste Rodin, representing more than a century of acquisitions and gifts to the Museum, is displayed in the newly installed and refurbished B. Gerald Cantor Sculpture Gallery (Gallery 800). The exhibition features iconic sculptures such as The Thinker and The Hand of God, as well as masterpieces such as The Tempest that have not been on view in decades. Paintings from The Met’s collection by some of Auguste Rodin’s most admired contemporaries, including his friends Claude Monet (1840–1926) and Pierre Puvis de Chavannes (1824–1898), are presented in dialogue with the sculptures on display.



Auguste Rodin
Auguste Rodin (French, Paris 1840–1917 Meudon)
The Tempest 
Carved before 1910
Marble
Overall (confirmed): 13 5/8 x 14 7/8 x 7 3/4 in., 73lb.
(34.6 x 37.8 x 19.7 cm, 33.1126kg);
Footprint of sculpture (confirmed): 14 1/2 x 6 1/2 in. (36.8 x 16.5 cm); 
Length of rod mount: 2 9/16 in. (6.5 cm)
The Metropolitan Museum of Art, Gift of Thomas F. Ryan, 1910



Auguste Rodin
Auguste Rodin (French, Paris 1840–1917 Meudon)
Pair of Standing Nude Male Figures Demonstrating the Principles of Contrapposto according to Michelangelo and Phidias 
Ca. 1911
Terracotta
Height (each): 14 1/2 in. (36.8 cm)
The Metropolitan Museum of Art, Gift of Iris and B. Gerald Cantor Foundation, 1987

The extraordinary range of The Met’s holdings of Auguste Rodin’s work is highlighted in an adjacent gallery (Gallery 809) with a selection of drawings, prints, letters, and illustrated books, as well as photographs of the master sculptor and his art. This focused presentation introduces visitors to the evolution of Rodin’s draftsmanship and demonstrate the essential role of drawing in his practice. It will also address Rodin’s engagement with photographers, especially Edward Steichen (1879-1973), who served as a key intermediary in bringing Auguste Rodin’s drawings to New York.



Auguste Rodin
Auguste Rodin (French, Paris 1840–1917 Meudon)
The Embrace 
1900–1910
Graphite, watercolor, and gouache on cream wove paper
12 13/16 x 9 7/8 in. (32.5 x 25.1 cm)
The Metropolitan Museum of Art, John Stewart Kennedy Fund, 1910

Rodin at The Met begins a new chapter in the Museum’s long-standing engagement with Auguste Rodin. In 1912, The Met opened a gallery dedicated to Auguste Rodin’s sculptures and drawings—the first at the Museum devoted exclusively to the work of a living artist. Displayed in that gallery were almost 30 sculptures and, within a year, 14 drawings. During the late 20th century, the historic core of The Met’s Auguste Rodin collection was further enhanced by Iris and B. Gerald Cantor and their Foundation’s gifts of more than 30 sculptures, many of them from editions authorized by the artist and cast posthumously. Today, The Met’s holdings of Auguste Rodin’s art are among the largest and most distinguished in the United States.



Auguste Rodin
Auguste Rodin (French, Paris 1840–1917 Meudon)
The Age of Bronze 
Founder: Cast by Alexis Rudier (French)
Modeled 1876, cast ca. 1906
Bronze
Overall (wt. confirmed): 72 in., 275 lb. (182.9 cm, 124.7 kg)
The Metropolitan Museum of Art, Gift of Mrs. John W. Simpson, 1907



Auguste Rodin
Auguste Rodin (French, Paris 1840–1917 Meudon)
Eternal Spring 
Modeled ca. 1881, carved 1907 Marble
Overall (wt. confirmed): 28×29×18 in., 433 lb.
(71.1 × 73.7 × 45.7 cm, 196.4 kg)
The Metropolitan Museum of Art, Bequest of Isaac D. Fletcher, 1917

Rodin at The Met is organized by Denise Allen, Curator in The Met’s Department of European Sculpture and Decorative Arts; Ashley Dunn, Assistant Curator in the Department of Drawings and Prints; and Alison Hokanson and Asher Ethan Miller, both Assistant Curators in the Department of European Paintings.

The exhibition is made possible by the Iris & B. Gerald Cantor Foundation.

MMA, New York
The Met Fifth Avenue
B. Gerald Cantor Sculpture Gallery
www.metmuseum.org

16/09/16

L’Enfer selon Rodin, Musée Rodin, Paris

L’Enfer selon Rodin
Musée Rodin, Paris
18 octobre 2016 - 22 janvier 2017


Rodin
RODIN
L’homme au serpent, 1887, bronze,
prêt du musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne,
© musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne,
ph. Nora Rupp, musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne

L’exposition L’Enfer selon Rodin invite le public à revivre la création d’une icône de l’art : La Porte de l’Enfer. Plus de 170 oeuvres – dont 60 dessins rarement présentés au public et de nombreuses sculptures restaurées pour l’exposition – plongeront les visiteurs dans l’histoire fascinante de ce chef-d’oeuvre dont l’influence fut considérable dans l’évolution de la sculpture et des arts. Avec cette porte mystérieuse et imposante qui ne s’ouvre pas, Rodin offre une vision spectaculaire des Enfers, pleine de fièvre et de tourments.

Une double inspiration littéraire. La Porte de l'Enfer est l'oeuvre centrale de toute la carrière de Rodin. Lorsque le sculpteur obtient en 1880 la commande de ce qui devait être une porte destinée au musée des arts décoratifs, il est un artiste encore peu connu. Il se lance dans des recherches passionnées pendant près d'une décennie, s'inspirant d’abord de la Divine Comédie de Dante puis de plus en plus des Fleurs du Mal de Baudelaire. Travaillant aussi bien la dimension architecturale de la Porte (bas-reliefs, pilastres, éléments décoratifs) que les personnages qui grouillent à sa surface, Rodin crée des formes inédites pour exprimer les passions humaines – selon les mots du critique Gustave Geffroy, « les recherches et les trouvailles du sculpteur apparaissent visibles dans ces réalisations triomphantes de sa pensée et de ses mains : des attitudes nouvelles ».

La genèse du chef d’oeuvre. Les très nombreux groupes et figures de damné(e)s que Rodin dessine, modèle et assemble constituent un véritable répertoire de formes qu'il réutilise ensuite jusqu'à la fin de sa carrière, avec une inventivité toujours renouvelée. Bien des oeuvres parmi les plus connues découlent de cet élan qui propulse Rodin sur le devant de la scène artistique, à commencer par le Penseur, le Baiser, Ugolin la Danaïde ou les Ombres. La lecture de La Porte de l’Enfer éclaire toute l’oeuvre de Rodin. On y trouve uncondensé de ses recherches stylistiques, et un point de départ pour de nombreuses variations permises par ses techniques de prédilection : fragmentation, assemblage, agrandissement, réduction, répétition...
Des oeuvres inédites. Fasciné par le corps, qu’il soit douloureux, violent ou érotique, Rodin dessine, modèle et retravaille sans cesse ses créations antérieures afin de saisir et d’exprimer tous les élans de l’âme. La présentation exceptionnelle de plus de 50 « dessins noirs », souvent annotés par Rodin, donnera à voir cette recherche de la composition et du mouvement. Particulièrement fragiles et précieux, ces dessins au trait rehaussés de lavis d’encre et de gouache ne sont exposés qu’avec parcimo-nie. Une trentaine de sculptures restaurées pour l’exposition seront présentées pour la première fois.

Le parcours de l’exposition se poursuivra dans le jardin de sculptures du musée, où se trouve un exemplaire en bronze de la Porte, tandis que les visiteurs du musée Rodin de Meudon pourront admi-rer le grand plâtre que Rodin présenta au public dans sa grande exposition personnelle de 1900 – une version dépouillée de ses figures et groupes les plus en saille, état d’une oeuvre où l’effet de foule tenait pourtant une place si importante. Sur le site Internet du musée, des ressources en ligne permettront d’approfondir la visite.

Commissaire de l'exposition : François Blanchetière, conservateur du patrimoine, adjoint au responsable du service de la conservation.

MUSEE RODIN

16/06/14

Exposition Carrier-Belleuse, le Maître de Rodin, Palais de Compiègne

Carrier-Belleuse, le Maître de Rodin
Musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne
Jusqu'au 27 octobre 2014

Albert Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) fut l’un des sculpteurs les plus célèbres et certainement les plus omniprésents du Second Empire. Après des débuts dans un atelier d'orfèvre, il gravit les échelons de la formation de sculpteur jusqu'à la consécration au Salon. « C’est presque une machine à sculpter... Chaque jour sortent de son atelier des bustes, des ornements, des statues, des statuettes, des bronzes, des candélabres, des cariatides ; bronze, marbre, plâtre, albâtre, il taille tout, il façonne tout, il creuse tout; mais que cette machine a d’esprit, d’imagination, de verve!» (Edouard Lockroy, « Le Monde des Arts », L’Artiste, vol.77, 1865, 40)

En effet, doué d'une aisance époustouflante il dessinait et modelait tout ce que croisait son regard. Son style naturaliste, nourri de réminiscences de la Renaissance bellifontaine et d'une fascination pour le XVIIIe siècle, s'adaptait à tous les types de sculpture et aux arts décoratifs auxquels il ne cessa de fournir des modèles. Outre ses présentations aux Salons, il produisit des éditions de sujets tirés de la mythologie, de l’histoire ou de pure fantaisie, en terre cuite, bronze ou marbre, grâce à une utilisation novatrice de la technologie du temps. Il n'est aucun domaine auquel il ne contribua.

Selon la pratique du XIXe siècle, il organisa un atelier où collaboraient de nombreux praticiens qui oeuvraient à la production de ses sculptures et de leurs «dérivés». Le jeune Auguste Rodin y travailla à ses débuts et trouva chez son maître une veine décorative perceptible par la suite dans son oeuvre; il y apprit en outre à maîtriser les moyens de sa diffusion. L’exposition, première rétrospective consacrée à Carrier-Belleuse, montre comment, à côté de Carpeaux, il incarne la sculpture du Second-Empire, son éclectisme, sa générosité, sa capacité d'invention et ses ouvertures sur des perspectives multiples qui expliquent que Rodin fut profondément marqué par son maître.

Des prêts exceptionnels des musées d'Orsay, Rodin, des Arts décoratifs de Paris, de la Cité de la Céramique, du Metropolitan Museum of Art de New York, de collections publiques et privées permettent d'apprécier l'extraordinaire qualité de son oeuvre et de mesurer son influence sur Auguste Rodin. 

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le Palais de Compiègne

Commissaire de l'exposition : June Hargrove, professeur à l’University of Maryland, Gilles Grandjean, conservateur en chef au Palais de Compiègne
Directeur : Emmanuel Starcky, directeur des musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne et de Blérancourt
Scénographe : Loretta Gaïtis – architecte DESA scénographe

Publication : Catalogue de l'exposition, Editions de la RMN Grand Palais, 2014, 192 p., 180 illustrations.

Musées et domaine nationaux de Compiègne 
Site internet : www.musee-chateau-compiegne.fr

09/04/11

Musée Rodin : L'invention de l'oeuvre, Rodin et les ambassaseurs. 100 oeuvres de Rodin confrontées à celles de grands maîtres de l'art moderne et contemporain

L’Invention de l’oeuvre, Rodin et les ambassadeurs 
Musée Rodin, Paris
6 mai - 4 septembre 2011

Jean Arp, Marcel Duchamp, Joan Miro, Jean Fautrier, Lucio Fontana, Jean Dubuffet, Alberto Giacometti , Willem de Kooning, Joseph Beuys, Marcel Broodthaers, Eduardo Paolozzi, Anthony Caro, Cy Twombly, Eric Cameron, Richard Serra, Bruce Nauman, Haim Steinbach, Sophie Ristelhueber, Ugo Rondinone, Douglas Gordon, Urs Fischer.

L’Invention de l’oeuvre, Rodin et les ambassadeurs s’intéresse à la réception de l’oeuvre de Rodin avec l’ambition de témoigner de son évolution, de la relecture dont elle a été et demeure l’objet. L’exposition propose de confronter une centaine d’oeuvres de AUGUSTE RODIN (1840-1917) à une trentaine d’oeuvres modernes et contemporaines, postérieures à 1945. 

AUGUSTE RODIN
Assemblage : Masque de Camille Claudel et main gauche de Pierre de Wissant 
Photo Christian Baraja. Courtesy Musée Rodin, Paris.

Une approche inédite de l'oeuvre de Rodin

Cette approche inédite situe l’oeuvre du sculpteur dans le contexte du regard critique qui lui a été porté depuis l’après-guerre. Elle considère aussi bien les oeuvres reconnues tels que L’Âge d’airain, Le Baiser, Balzac, L’Homme qui marche que la présentation des nombreux modèles, qui figuraient dans l’atelier à la mort de l’artiste et dont l’étude a largement progressé depuis cette époque. Une telle relecture procède évidemment d’un travail de critiques, d’historiens de l’art et de conservateurs qui ont permis de découvrir et de valoriser le corpus de l’oeuvre en l’élargissant aux plâtres, aux figures partielles et aux assemblages. Sorte de work in progress, la création chez Rodin se nourrit d’une tradition dont l’artiste fait sa propre histoire en même temps que le sculpteur fait de son atelier un vaste chantier de recyclage, de réactivation, et de sa propre oeuvre une matrice qui vient s’alimenter elle-même, se reproduire, se répéter, s’assembler et se recomposer.

Le renouvellement du regard sur l'oeuvre de Rodin

Le renouvellement du regard sur l’oeuvre de Rodin est aussi le fait du travail artistique, c’est-à-dire de la production de certains artistes de l’immédiat après-guerre jusqu’à aujourd’hui. Leurs préoccupations - pour la matière et le modelé mais aussi la valorisation du fragment ou le recours à la combinaison d’éléments - ont eu des répercussions sur la façon de regarder Rodin comme sur la manière d’envisager la création contemporaine. De MARCEL DUCHAMP (1887-1968) à URS FISCHER (né en 1973), chacun de ses artistes se fait « l’ambassadeur » d’un regard sur le monde, sur son oeuvre, et sur les oeuvres du présent comme du passé.

Un parcours de l'exposition en 11 sections

En se plaçant au niveau des procédés de la sculpture, comme le matériau, le lisse et le poli, l’assemblage ou la série, pour ne prendre que ces quelques catégories, l’exposition se donne pour enjeu non pas d’établir des filiations ou des descendances mais d’interroger des permanences, des variations, des glissements. Les choix effectués, aussi bien concernant les onze sections qui structurent l’exposition, que dans la sélection des oeuvres présentées, celles de Rodin et celles des 21 autres artistes visent à susciter un écart, une tension, entre les unes et les autres, sans chercher de justifications historiques ou formelles.

On en veut pour seuls exemples le vis à vis entre les assemblages de Rodin et Butt To Butt de BRUCE NAUMAN, le face à face entre La Robe de chambre de Balzac et La Peau de JOSEPH BEUYS, ou bien encore dans le chapitre « séries et variations » la confrontation entre les 28 bustes exécutés pour le portrait de Georges Clemenceau et les 64 sculptures en cire moulées Diary of Clouds d’UGO RONDINONE

L’exposition se prolonge dans la cour d’honneur de l’Hôtel Biron où, entre Le Penseur et La Porte de l’Enfer, sont présentées pour la première fois en extérieur trois oeuvres monumentales en fonte d’aluminium d’URS FISHER.

Laissant aux oeuvres le pouvoir de dialoguer entre elles, cette exposition devrait permettre au spectateur de développer son propre parcours et de libres associations.

Un prolongement à l’hôtel Biron : DOUGLAS GORDON

Et de poursuivre sa visite au sein des collections, à l’hôtel Biron, au premier étage duquel sera présentée l’oeuvre de Douglas Gordon, Predictable Incident in Unfamiliar Surroundings (1995), réalisée à partir de scènes de « baisers » extraites de la célèbre série télévisée américaine Star Trek. Par son principe de reprise et de répétition, cette installation vidéo vient en écho, et comme point d’orgue à l’exposition L’invention de l’oeuvre, Rodin et les ambassadeurs.

MUSEE RODIN 
79, rue de Varenne
75007 PARIS

08/02/11

Rodin - Sugimoto, Gagossian Gallery Paris

RODIN – SUGIMOTO
Gagosian Gallery Paris 
11 février - 25 mars 2011

HIROSHI SUGIMOTO
 Hiroshi Sugimoto, Stylized Sculpture 117, designer: Cristobal Balenciaga, 2007 
Gelatin silver print 58 3/4 x 47 inches (framed 71 3/4 x 60 inches) 
Edition of 5 SUGIM 2007. 0012 
© Hiroshi Sugimoto, Courtesy Gagosian Gallery

AUGUSTE RODIN
Auguste Rodin, Les Trois Ombres, 1881-86 : Bronze 
75 1/2 x 75 1/2 x 42 inches | 191.8 x 191.8 x 106.7 cm 
cast 4/8 RODIN 1898.0002 © Courtesy Gagosian Gallery

Pour sa seconde exposition à Paris, Gagosian Gallery Paris présente l'exposition Rodin - Sugimoto.

Auguste Rodin introduit la sculpture publique monumentale dans l’ère moderne. Issu d’un enseignement académique traditionnel, idéalisant les sujets de la sculpture classique et de la Renaissance, son engagement artistique s’est toutefois tourné vers la réalité de la nature. Sa capacité déroutante à donner vie à des matières inanimées, avec mouvement et sensibilité, révèle les singularités et les profondeurs psychologiques des sujets humains qu’il sculpte. Agile dans la retranscription des formes et audacieux dans le modelage, toujours à la poursuite du reflet de la lumière à la surface de ses sculptures, il est l’un des précurseurs de la sculpture moderne.

Trois sculptures monumentales, retraçant les trente dernières années de l’oeuvre de Rodin, symbolisent, dans cette exposition, la force et la vigueur de son approche artistique. Celle-ci reflète, par des surfaces détaillées et texturées, la qualité de la chair tout en suggérant l’émotion à travers le jeu de l’ombre et de la lumière.

Les Trois Ombres (c. 1880), provenant de la collection privée d’Iris Cantor, constitue une étude de groupe introspective dans laquelle le personnage d’Adam La Porte de l’Enfer est décuplée dans des perspectives différentes. Monument à Victor Hugo (1897), prêt de la très renommée Fondation Iris et B. Gerald Cantor, est une méditation ambigüe sur l’artiste et sa muse, une composition de personnages enlacés qui dépeint le grand artiste plongé dans ses pensées profondes. La Muse de Whistler (1908), prêt du musée Rodin, était à l’origine destinée à honorer la commande en hommage à le peintre American James Abbott McNeill Whistler, ce dernier ayant émis le souhait à Rodin de ne pas être physiquement représenté - raison pour laquelle l’artiste privilégiera l’image de la muse.
Représentée tel un fragment classique, la femme aux bras absents tente l’ascension d’un sommet, allégorie du défi de la création artistique.

Les sculptures de Rodin sont présentées ici en parallèle avec une série de photographies d’Hiroshi Sugimoto; une association inattendue et sans précédent. Sugimoto est l’un des photographes vivants les plus admirés. Il façonne le temps tel un sculpteur son argile, et explore ainsi les images sculptées dans l’ombre et la lumière, en relation avec l’évolution de l’histoire. Pour sa série Stylized Sculpture (2007), il a choisi des habits emblématiques de couturiers célèbres issus de la collection de l’Institut du Costume de Tokyo: la robe T de Vionnet – d’une modernité précoce, la robe taille de guêpe de Balenciaga, la géométrie stricte de la pièce d’Yves Saint Laurent ou encore le jupon à voile d’Issey Miyake. Chaque tenue représente, à sa façon, un moment charnière de l’histoire de la mode du 20ème siècle; le regard immuable de la caméra cristallisant leur dynamique corporelle.

Les vêtements, immortalisés dans une ambiance de clair-obscur, sur des mannequins dépourvus de tête, sont ainsi délestés de leur lien inhérent au corps humain, de ses associations et émotions. Les photographies retranscrivent la pure qualité formelle du vêtement en contraste avec sa forme, son volume ou encore sa surface. Sugimoto capture l’abstrait, la nature sculpturale intrinsèque à l’histoire du vêtement – une histoire aussi ancienne que l’humanité – et dépeint ainsi l’éternité au delà de l’évanescence.

L’exposition sera accompagnée d’un catalogue et d’un texte rédigé par l’historien d’art Kenneth Wayne.

AUGUSTE RODIN est né à Paris en 1840. En 1854, Rodin s’inscrit à l’Ecole Impériale de Dessin (la “petite” école), une école publique pour l’artisanat et le design. Dès l’âge de 17 ans il remporte deux prix de dessin et de modelage, pourtant il ne parvient pas à intégrer la prestigieuse école des Beaux Arts, qui le refuse trois fois. Il commençe à avoir recours aux modèles vivants en 1863. En 1870, il part à Bruxelles où il restera 6 ans. En 1877, il expose Le Vainqueur (dorénavant nommé L’âge de Bronze) au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles, puis au Salon des artistes français de Paris. Sa statue donne une telle impression de vie, qu'on l'accuse d'avoir fait un moulage sur un modèle vivant. En 1880, le Ministère des Beaux Arts lui commande La Porte de l’Enfer, sa première sculpture monumentale. Au début des années 1880, il expose de nombreuses sculptures présentées de manière indépendante. En 1900, l’oeuvre de Rodin atteint son apogée et des projets ambitieux tel Monument à Victor Hugo sont réalisés. En 1908, il s’installe à Meudon où il restera jusqu’à sa mort en 1917. L’oeuvre de Rodin a été exposée récemment en 2009 au musée d’Orsay sous le titre Oublier Rodin ? La sculpture à Paris, 1905-1914, ainsi qu’au Musée Rodin dans l’exposition Matisse & Rodin de manière permanente.

HIROSHI SUGIMOTO est né à Tokyo en 1948. En 1970, il déménage à Los Angeles où il étudie la photographie au Art Center College of Design. Son oeuvre a été exposée à travers le monde dans des musées, institutions et galeries prestigieuses tels le Metropolitan Museum of Art, New York (1995), Deutsche Guggenheim, Berlin (2000), Kunsthaus Bregenz, Autriche (2002), Serpentine Gallery, Londres (2003), et à la Fondation Cartier de l’art contemporain, Paris (2004). Une exposition majeure de son travail a été présentée au Mori Art Museum de Tokyo en 2005, puis au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington D.C. et Fort Worth Art Museum, Texas (2006). En 2007, une rétrospective européenne itinérante est inaugurée au K20 Kustsammlung Nordhein-Westfalen, Düsseldorf (2007), puis est présentée au Museum der Moderne, Salzburg, à la Neue Nationalgalerie, Berlin et au Kunstmuseum, Lucerne en Suisse (2008). Hiroshi Sugimoto vit et travaille à New York et à Tokyo.

GAGOSIAN GALLERY PARIS 
4 rue de Ponthieu, 75008 Paris - France

25/04/04

Auguste Rodin, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY - Rodin: A Magnificent Obsession, Sculpture from the Iris and B. Gerald Cantor Foundation

Rodin: A Magnificent Obsession, 
Sculpture from the Iris and B. Gerald Cantor Foundation
Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY
April 20 - July 3, 2004

The Albright-Knox is presentis the exhibition Rodin: A Magnificent Obsession, Sculpture from the Iris and B. Gerald Cantor Foundation. This fascinating exhibition features approximately 60 bronze sculptures from throughout the artist’s career, including many of his best-known and most-loved works: The Thinker, The Kiss, The Cathedral, Monumental Head of Pierre de Wiessant, Monumental Head of Balzac, and The Three Shades.

"Rodin is considered to be 'The Father of Modern Sculpture' because he revolutionized sculpture in the late 19th century," said Ken Wayne, the Gallery's Curator of Modern Art and organizer of the exhibition for its presentation in Buffalo. "He took sculpture in entirely new directions from what he believed it had become – somewhat stale, lifeless, and boring. Instead, Rodin injected passion, feeling and life into sculpture."

The exhibition also features works on paper by Auguste Rodin and a photograph of Rodin by legendary photographer Edward Steichen, plus large-scale documentary photo blow-ups for background. A special educational component will be a three-dimensional display explaining the lost-wax casting process by which bronze sculptures have been produced for centuries.

All of this material will be further supplemented by two Rodin sculptures from the Albright-Knox Art Gallery’s own collection, Eve and the Age of Bronze, allowing regular gallery visitors an opportunity to see familiar works from the museum’s permanent collection in a fresh, new context.

Auguste Rodin is recognized as the most important sculptor of the modern period. He expanded the range of subjects for sculpture, not limiting it to historical and religious figures or scenes. He consciously sought to reinvigorate the sculpture medium by injecting passion and emotion. Rodin avoided the literalness of academic sculpture by introducing the modernist qualities of ambiguity and open-ended meaning whereby a sculpture could have several meanings instead of just one. An excellent example is his famous work The Thinker. What is he thinking? Who is he? Why is he naked?

Another major contribution to modern sculpture was the fragment or partial figure, which Rodin felt held great power and mystery. He got the idea for making partial figures from the many ancient fragments that were surfacing on the Paris art market in the late 19th century following archaeological digs. Rodin reasoned that if we can admire and revere the many broken and partial ancient figures, such as the Venus de Milo, why can we not make such figures? Indeed, he saw himself as the true heir to Phidias, the ancient sculptor. He wanted to return sculpture to its rightful path after it had lost its way because of academic sculptors. Like the ancients, he wanted to create sculpture that embodied his time.

Born in 1840 to a modest French family, Auguste Rodin in his teens attended the government school for craft and design. Here he learned by drawing plaster casts of ancient sculpture and by modeling in clay, modeling being the basis of sculpture in his day. Although he sought admission to the École des Beaux Arts (the very prestigious government school for fine art), he was rejected three times. Rodin's struggle for recognition dominated his early career. For years he earned a living by producing, as an anonymous member of a workshop, ornamental sculpture for Carrier-Belleuse, a successful decorative sculptor of the period. While his work as a craftsman provided a steady income, Rodin yearned to exhibit his own work under his own name. In the 1860s he submitted his sculpture to the annual juried Paris Salon exhibitions – the most important shows of their day – but suffered a series of rejections. (His work was finally admitted in 1877.)

During Auguste Rodin’s lifetime, the most highly regarded sculptures were projects done for public places because they were thought to have universal rather than personal meaning. These projects were usually commissioned by committees specifically formed to oversee the creation of these works. Rodin received his first public commission in 1880; it was to create a sculptural entrance for a (never-built) museum of decorative arts in Paris. He chose to design the door as a showpiece for Dante’s The Divine Comedy, an epic poem written about 1308, which was very popular in France in the 19th century. The work Rodin created is called The Gates of Hell.

In the years that followed, Rodin was commissioned to create other monuments, including The Burghers of Calais (1884-88), the Monument to Honoré de Balzac (about 1897), and the Monument to Victor Hugo (about 1897-1900). In 1900 Rodin stood at the pinnacle of success: an entire pavilion at the Paris World Exposition was devoted to a retrospective exhibition of his work. In 1908 he moved to the Hôtel Biron, a large home where he lived and worked until he died in 1917. A year before he died, Rodin donated this estate and his studio and its contents to the French government, in exchange for France’s agreement to establish a museum there. Today the Hôtel Biron is home to the Musée Rodin.

B. Gerald Cantor (1916-1996) and his wife, Iris Cantor, built the largest private collection of Rodin works in the world: approximately 750 large- and small-scale sculptures, drawings, prints, photographs, and memorabilia. The Cantors have generously shared their collection with others through exhibitions and donations. They have given more than 450 works to more than 70 museums, including the Metropolitan Museum of Art, the Brooklyn Museum of Art, and the Los Angeles County Museum of Art. The Stanford University Museum of Art received 187 of those works.

The Cantors’ support of the arts was recognized in 1995 by President and Mrs. Clinton, who bestowed upon them the National Medal of Arts. The current exhibition has been organized and circulated by the Iris and B. Gerald Cantor Foundation, which was established to promote and encourage excellence through the support!of art exhibitions, scholarship, and the endowment of galleries and sculpture gardens at major museums. Since being established in 1978, the Foundation has circulated various Rodin exhibitions to more than 150 venues in the United States, Japan, Australia, Canada, and Singapore, attracting a total audience of more than 5 million people. 

ALBRIGHT-KNOX ART GALLERY
1285 Elmwood Avenue, Buffalo, New York 14222
www.albrightknox.org