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11/05/24

Exposition Paul Thek @ MAMCO Genève

Paul Thek
MAMCO Genève
Jusqu'au 9 juin 2024

Paul Thek
PAUL THEK 
Untitled (Self-Portrait as a Pyramid)
(from the series Technological Reliquaries), 1966-1967
Cire, peinture acrylique, bois, métal, Plexiglas
56.2 x 32.1 x 39.4 cm
Coll. Wilhelm Lehmbruck Museum – Zentrum
Internationaler Skulptur, Duisburg

Paul Thek
PAUL THEK
La Corazza di Michelangelo, 1963
Cire et acrylique sur céramique
40 x 30 x 20 cm
Deichtorhallen Hamburg / Falckenberg Collection

PAUL THEK (1933-1988) est l’un des artistes américains les plus singuliers de la seconde moitié du 20e siècle et a toujours refusé d’appartenir aux courants artistiques dominants de son époque. Au cours des années 1960, son travail s’est développé en marge du Pop Art et de l’art minimal, en prenant le corps comme sujet et en développant de nouveaux modes de représentation. 

L’artiste se fait d’abord connaître par sa série des Meat Pieces (plus tard nommés Technological Reliquaries) qui représentent des fragments corporels traités comme des morceaux de chair, sculptés dans de la cire colorée et enfermés dans des boîtes en Plexiglas. Les Technological Reliquaries sont présentées dans les galeries new-yorkaises les plus importantes du moment (Stable Gallery, Pace Gallery), mais la relative confidentialité de la réception du travail de Paul Thek et son aversion pour le système de l’art américain le conduisent à se mettre à distance de la société américaine et à choisir de passer la plupart de son temps en Europe (Hollande, Italie). 

Parallèlement aux grandes installations éphémères, collectives et immersives de la fin des années 1960 et du début des années 1970, basées sur le motif symbolique et universel de la pyramide, Paul Thek revient à une pratique du dessin et de la peinture qui reste au cœur de son travail jusqu’à la fin de sa vie (il meurt du sida en 1988).

C’est d’abord la vie simple, extatique et panthéiste qu’il mène sur l’île de Ponza, en Italie, où il réside une partie de l’année entre 1969 et 1975 qui est la source de nombreuses peintures sur papier journal – une manière pour lui de revenir aux origines de la création en représentant ce qui l’entoure, l’infini de la mer et sa vie en harmonie avec les éléments naturels. Puis, dans les années 1980, la peinture est un moyen de parler de sa quête mystique, alors qu’il fait plusieurs retraites dans des monastères du Vermont. 

La Suisse a joué un rôle particulier dans la réception du travail de Paul Thek, puisqu’il fut soutenu notamment par Harald Szeemann et par Jean-Christophe Ammann. Toutefois, depuis l’exposition itinérante Paul Thek. The Wonderful World that Almost Was qui a circulé au Migros Museum et à la Kunsthalle de Zurich en 1996, son travail n’a plus fait l’objet d’une présentation institutionnelle en Suisse. 

L’exposition que lui consacre le MAMCO s’inscrit dans le prolongement de cette histoire, tout en souhaitant porter un nouveau regard sur l’œuvre inclassable de cette figure singulière de la contre-culture américaine. Elle propose, à partir d’un choix d’œuvres qui attestent la diversité des moyens d’expression que Paul Thek a explorés (sculptures, peintures, dessins et gravures), une traversée de sa pratique du début des années 1960 à la fin des années 1980. Elle s’attache à souligner cet entremêlement entre le spirituel et le corporel, le sacré et le profane, la nature et la technologie, la vie et la mort – autant d’oppositions qui reviennent au fil de ses créations, contribuant à faire de son œuvre hors normes un voyage initiatique. 

L’exposition est organisée par Valérie Da Costa, en collaboration avec Françoise Ninghetto.

MAMCO GENÈVE
MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN
10 rue des Vieux Grenadiers, 1205 Genève

PAUL THEK -  MAMCO GENÈVE - 5.3 - 9.6.2024

05/10/22

Wild Strawberries - Inaugural Exhibition @ 125 Newbury Gallery, New York - Featuring 17 artists

Wild Strawberries 
Inaugural Exhibition
125 Newbury, New York
September 30 – November 19, 2022

Paul Thek
Untitled (Hand with Ring), 1967 
Photo: Richard Gary 
© The Estate of George Paul Thek 
Courtesy Alexander and Bonin, New York 

Deana Lawson 
Portal, 2017 
Courtesy of the artist, 
David Kordansky Gallery, Los Angeles and New York, 
and Sikkema Jenkins & Co., New York 

Lucas Samaras
 
Untitled, 1964 
© Lucas Samaras, courtesy Pace Gallery  

Kiki Smith 
Virgin Mary, 1992 
© Kiki Smith, courtesy Pace Gallery

125 Newbury, the new project space spearheaded by Arne Glimcher, opens to the public with Wild Strawberries, an intergenerational show featuring 17 artists whose work traffics in the dreamlike exchange between threat and seduction. Inspired by Ingmar Bergman’s 1957 cinematic masterpiece, Wild Strawberries, the exhibition brings together sculpture, painting, photography, and film by a wide range of artists, including Lynda Benglis, Lee Bontecou, Julie Curtiss, Alex Da Corte, Doreen Lynette Garner, Robert Gober, David Hammons, Deana Lawson, Shahryar Nashat, Brandon Ndife, Kathleen Ryan, Lucas Samaras, Max Hooper Schneider, Kiki Smith, Paul Thek, Hannah Wilke, and Zhang Huan. The exhibition also includes excerpts from narrative and experimental films that reflect a similar sensibility, which have been selected in collaboration with filmmaker and scholar Vito Adriaensens.

Wild Strawberries cultivates a garden of widely divergent practices, which germinate and transform the body. Probing the power of sensation, the works investigate art’s capacity to stimulate pleasure and incite horror in the same gesture. The exhibition is grounded in the work of key figures of the post- 1960s generation who mobilized the aesthetics of bodily abjection toward fascinating, disturbing, and political ends. The nightmarish forms of Bontecou are juxtaposed with the exquisite formlessness of Benglis, and the corporeal poetry of Wilke contrasts with the cruel delights of Samaras and Thek. Engaging the viewer on a visceral level, these works are brought into dialogue with sculpture and photography from the 1980s and ’90s by Hammons, Smith, Gober, and Zhang in which the language of abjection has become infused with struggles of power, politics, race, and gender.

Oscillating between feelings of repulsion and attraction, Wild Strawberries traces this dialogue further in the work of an emerging cohort of contemporary artists, including Da Corte, Curtiss, Garner, Nashat, Ndife, Ryan, and Schneider. Their practices draw on earlier precedents while forging new cross-pollination between painting, sculpture, film, photography, and installation. 

Wild Strawberries Artist List:

Lynda Benglis (b. 1941)
Lee Bontecou (b. 1931)
Julie Curtiss (b. 1982)
Alex Da Corte (b. 1980)
Doreen Lynette Garner (b. 1986)
Robert Gober (b. 1954)
David Hammons (b. 1943)
Deana Lawson (b. 1979)
Shahryar Nashat (b. 1975)
Brandon Ndife (b. 1991)
Kathleen Ryan (b. 1984)
Lucas Samaras (b. 1936)
Max Hooper Schneider (b. 1982)
Kiki Smith (b. 1954)
Paul Thek (1933 – 1988)
Hannah Wilke (1940 – 1993)
Zhang Huan (b. 1966)

Gallery 125 Newbury, New York. A Project Space Helmed by Arne Glimcher

125 NEWBURY
395 Broadway at Walker Street, New York City (Tribeca)