Showing posts with label Pierre Buraglio. Show all posts
Showing posts with label Pierre Buraglio. Show all posts

14/11/25

Bernard Plossu et Pierre Buraglio @ Galerie 8 + 4, Paris - Exposition 'Suivre Favignana'

Bernard Plossu et Pierre Buraglio
Suivre Favignana
Galerie 8 + 4, Paris
4 octobre - 20 décembre 2025

Pierre Buraglio Dessin
Pierre Buraglio
, Favignana, 2009
Crayon sur papier, 21 x 30  cm
© Pierre Buraglio

Bernard Plossu Photographie

Bernard Plossu
, Favignana, 2008
Photographie noir & blanc, 24 x 30 cm
© Bernard Plossu
« On sait juste que depuis longtemps, instinctivement, l’on adore tous les deux les travaux l’un de l’autre. « Ensemble », cela ne peut que fonctionner ! ».
Bernard Plossu
L’exposition Suivre Favignana, que présente la Galerie 8+4, réunit enfin Bernard Plossu et Pierre Buraglio qui espéraient poursuivre dans un espace d’exposition un dialogue imaginé il y a de nombreuses années et sans cesse reporté. Elle met en scène de façon dynamique un ensemble de dessins, collages et photographies. Constituée d’œuvres inédites, certaines réalisées pour cette occasion, l’exposition se veut une ode à la substance de notre monde : fragments de paysages épurés chez l’un comme chez l’autre, surgissements d’architectures vernaculaires, objets saisis dans leurs dépouillements…

Il s’agit ici d’une conversation laissée depuis trop longtemps en suspens, qui soudain se cristallise dans de joyeux allers-retours, et dévoile une amitié forgée à distance, par le truchement des œuvres, des prises de positions et de conversations intenses lors de rencontres interminables. L’estime que l’un porte à l’autre fut longtemps affaire de circonstances, presque de hasards. Si Bernard Plossu se souvient d’une évidence devant les dessins de Pierre Buraglio lors d’une exposition en 1989 au Musée Réattu à Arles, Buraglio aime à mentionner le Musée du quai Branly comme moment inaugural de leur rencontre, marqué entre autres par un portrait photographique réalisé in situ par Plossu. L’affinité est aussi vagabonde lorsqu’ils évoquent, ébahis, leur amour de l’Italie, le sud, les îles Favignana et Ponza, certains villages oubliés de la Sicile que tous deux ont traversé avec pour unique bagage l’envie d’arrêter le temps et de rendre cette suspension palpable.

Cette exposition est née de cette passion commune qu’ils portent à une contrée où la pesanteur du soleil les pousse à la sobriété. Austérité dans les compositions de Bernard Plossu, économie du trait dans un paysage à peine esquissé chez Pierre Buraglio. Ce territoire méridional se révèle être un terrain de jeu trop étroit pour leurs aspirations qu’ils élargissent à d’autres lieux en France, mais aussi aux États-Unis, au Mexique ou en Espagne, pour Plossu.

L’exposition, qui présente une trentaine d’oeuvres pour chacun des artistes, s’impose comme un échange entre les territoires de la photographie et ceux du dessin ou du collage. Si Pierre Buraglio perçoit dans les images noir et blanc de Bernard Plossu une sorte de singularité à contre-courant d’une photographie couleurs, si bavarde et criarde, s’il reconnaît justement dans les œuvres de Plossu ce même souci humaniste qu’il ne cesse de décliner dans ses oeuvres, s’il croit qu’il y a là justement un rapport au monde que lui-même défend depuis si longtemps en affirmant que l’engagement politique débute en capturant l’inframince du monde, alors cette exposition est bien un manifeste en faveur d’une « abstraction discrète » comme aime à l’affirmer Bernard Plossu. Une abstraction refusant l’évidence du formalisme pour aller vers une métaphysique abordant des territoires qui ouvriraient sur la substance même du monde. Nul besoin d’y convoquer l’être humain. Un pan de mur, un nuage, un panneau indicateur ou un camion, un simple intérieur avec deux jarres pour tout mobilier, la solitude d’un arbre brulé par le soleil sont autant de motifs qui se répondent pour nous parler d’un monde que l’on ne sait plus voir. Notre univers est tout autant marqué par le permanent que par le transitoire et il semble possible, à condition de prendre un certain recul, de lier les deux ensembles.

Cette union prend chez Pierre Buraglio la forme de dessins, certains simples croquis, d’autres plus détaillés et aboutis. Un ensemble de vêtements sur un portant, une cheminée d’usine, un coin de mur ou un balcon d’une maison italienne, une colline abritant un hameau, un tronc noueux. Comme pour mieux magnifier cette perception du monde, Buraglio a imaginé pour l’occasion une série étonnante de collages. Parmi ceux-ci, il enchâsse, dans une logique de montage très épuré, des morceaux de cette réalité volée. Bernard Plossu y répond par un choix d’images noir et blanc au cadrage serré. Si la plupart s’amusent à capturer la lumière et lui donner un poids singulier, d’autres s’aventurent vers une déambulation du regard envers les choses les plus ordinaires du réel mais soudain illuminées par le regard du photographe. Dans ses fameuses Histoire(s) du cinéma, Jean-Luc Godard nous rappelait « une image n’est pas forte parce qu’elle est brutale ou fantastique, mais parce que l’association des idées est lointaine et juste ». Plossu, comme Godard, mais aussi Buraglio tentent dans leurs compositions de montrer un œil qui écoute le temps pour le suspendre, le mettre dans l’évidence de nos regards.

L'exposition "Suivre Favignana" est réalisée en partenariat avec les galeries Ceysson Bénétieres et Camera Obscura.

PIERRE BURAGLIO

Pierre Buraglio
Pierre Buraglio 
© Bernard Plossu

Pierre Buraglio, né en 1939 à Charenton-le-Pont, se forme à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1959. Après un séjour à New York en 1963, il produit ses premiers « Papiers » et « Recouvrements ». Proche de Claude Viallat, Michel Parmentier et François Rouan, il se sent alors proche du mouvement Supports/Surfaces naissant. Dans les années 1960, il compose des oeuvres à partir de chutes de tableaux qu’il juge mauvais. En 1968, il participe à « Salle Rouge pour le Vietnam » à l’ARC puis s’investit dans l’atelier populaire des Beaux-arts de Paris en produisant nombre d’affiches murales. Dans les années 1970, il produit ses premiers « Camouflages » puis la série « Dessins… d’après… autour… selon… » et les « Caviardages » qui le rendent célèbre. Bénéficiant de nombreuses expositions en institutions, il développe en parallèle les « Fenêtres » et les « Cadres » dans les années 1980. En France, Pierre Buraglio a exposé au CAPC de Bordeaux (1999), au Musée des Beaux-Arts de Lyon (2004), au Musée National d’Art Moderne (2008), au Musée Fabre à Montpellier (2009), au Musée du Louvre (2011). Il a également été présenté à la Biennale de São Paulo, à la Fondation Joan Miró (Barcelone)… Une vaste rétrospective s’est déroulée en 2019 au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole (MAMC+). Pour la seule année 2025, l’oeuvre de Pierre Buraglio est exposée dans les musées des Beaux-Arts de Grenoble, d’Orléans et de Caen. Ses oeuvres sont présentes dans les principaux musées français et européens.

BERNARD PLOSSU

Bernard Plossu
Bernard Plossu 
© Bernard Plossu

Né en 1945, Bernard Plossu appartient à cette génération française qui dans l’immédiat après-guerre révolutionne l’idée de la photographie. Au lieu de s’attacher à l’idée de reportage ou même d’instant décisif, Bernard Plossu développe dès le milieu des années 1960 une photographie du voyage où dans les contrées qu’il traverse – le Mexique (1965) puis l’Ouest américain (1967-1977), l’Afrique (1975) et l’Europe – il saisit une forme de suspension du temps. Humains, paysages mais surtout architectures ou simples objets, deviennent sous son regard des évocations de notre condition, des sortes de poèmes révélant l’inframince du monde ou ce qu’il nomme des « paysages intermédiaires ». Essentiellement en noir et blanc ses photographies tracent en creux une écriture intime qui loin d’être autobiographique atteste surtout d’un regard décalé, empreint de tendresse envers la richesse du réel. La considération dont il bénéficie dès les années 1970 l’entraîne à exposer dans les grandes institutions européennes et internationales (exposition itinérante aux États-Unis en 1987) et permet à ses images d’intégrer de prestigieuses collections. Depuis le milieu des années 1980, il a bénéficié de plusieurs expositions telle une rétrospective au Centre Pompidou en 1988, puis sous la direction de Gilles Mora, une deuxième qui circule quelques années plus tard en Europe (Salzbourg, Barcelone, Lisbonne, Paris), complétée en 1997 par celle de l’IVAM à Valence (Espagne). Il fut également présenté par la Maison européenne de la photographie (2015), aux Rencontres d’Arles (2016), et au musée Granet (2022). Il est également l’auteur de plus de 300 ouvrages sur ses photographies.

GALERIE 8 + 4
13 rue d'Alexandrie, 75002 Paris

09/08/24

Oeuvres de Philippe de Champaigne @ Musée de Grenoble - Exposition "La Grâce et le silence. Autour de Philippe de Champaigne (1602 - 1674)"

La Grâce et le silence 
Autour de Philippe de Champaigne 
(1602 - 1674)
Musée de Grenoble 
19 octobre 2024 - 12 janvier 2025

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Saint Jean-Baptiste, vers 1656
Musée de Grenoble

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Louis XIV, au lendemain de son sacre, reçoit le serment 
de son frère Monsieur, duc d’Anjou, comme chevalier 
de l’Ordre du Saint-Esprit à Reims, le 8 juin 1654, 1665
Musée de Grenoble

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Portrait de Louis XIII, vers 1639
Banque de France

Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne 
Le Christ mort sur la Croix, 1655
Musée de Grenoble

Philippe de Champaigne (1602-1674) a été, avec Nicolas Poussin et Georges de La Tour, l’un des maîtres incontestés de la peinture française du XVIIe siècle, incarnation du classicisme, plébiscité tant par le roi que par l’Église. Depuis sa création, le musée de Grenoble a rassemblé plusieurs chefs-d’œuvre de ce peintre magistral et en conserve aujourd’hui l’une des plus importantes collections avec celle du Louvre. Il invite à les redécouvrir à l’occasion du 350e anniversaire de sa mort. Ses peintures, dessins et ceux de ses élèves sont exceptionnellement présentés au public, ainsi que quelques œuvres prêtées par des institutions de la région.

Pour compléter ce parcours dans les salles de la collection permanente, un accrochage propose de revoir une sélection des dessins français du XVIIe siècle de la collection. Les œuvres de Philippe de Champaigne et de ses élèves côtoient celles de Charles Le Brun ou Laurent de La Hyre, parfois jamais encore exposées.

Pierre Buraglio
Avec, Autour, Selon 
Dessins d'après Philippe de Champaigne

Pierre Buraglio a, par son œuvre, marqué la création en France depuis le début des années 1960. Invité en résidence au musée de Grenoble à l’été 2024, l’artiste a travaillé devant les tableaux de Philippe de Champaigne. Une œuvre qui s’inscrit dans une relecture des grands artistes depuis plus de quarante ans.

Commissariat :
Joëlle Vaissière, conservatrice en charge de l’art ancien, musée de Grenoble
Sébastien Gokalp, directeur du musée de Grenoble

MUSÉE DE GRENOBLE 
5 place Lavalette - 38000 Grenoble 

28/02/18

Images en lutte @ Palais des Beaux-Arts, Paris - La culture visuelle de l ’extrême gauche en France (1968-1974)

Images en lutte. La culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974)
Palais des Beaux-Arts, Paris
Jusqu'au 20 mai 2018

Fosse qui ferme
Affiche sérigraphiée
70 x 50 cm
Coll. des Archives nationales

Fruit des regards croisés de deux disciplines souvent opposées, l’histoire de l’art et l’histoire, cette exposition propose une lecture documentée de ce moment particulier de l’histoire contemporaine, les années 1968-1974, où l’art et le politique, la création et les luttes sociales et politiques furent intimement mêlés.

L’exposition n’est pas une histoire visuelle du politique mais une histoire politique du visuel. Elle présente des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues, des livres et des magazines, dont quelque 150 publications consultables dans le cadre d’une bibliothèque ouverte.

Poing levé
Affiche sérigraphiée de l’Atelier Populaire
Coll. des Beaux-Arts de Paris

Grève illimitée
Affiche sérigraphiée de l’Atelier Populaire
Coll. des Beaux-Arts de Paris

C’est donc un long cortège qui est ici dévoilé , qui commence dans les grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, s’attarde dans l’Atelier populaire des Beaux-Arts en mai et juin 1968 pour, dans les années suivantes, parcourir les boulevards parisiens, occuper les usines, les mines, les universités, les prisons et tant d’autres lieux dans toute la France.

La mémoire collective des événements de mai 68 est largement liée aux affiches produites par l’Atelier Populaire, émanation de l’occupation de l’École des Beaux-arts de Paris à partir du 14 mai par ses étudiants et ses enseignants, bientôt rejoints par de nombreux artistes.

Mort pour la cause du peuple (Pierre Overney), 1972
Affiche, 60 x 50 cm
Coll. particulière

Merri Jolivet
Pompidou Overney, 1972
Technique mixte sur toile
115 x 148 cm
Coll. Jean-Claude Meunier

Ces affiches témoignent bien sûr de la mobilisation en France et à travers le monde de toute une génération dans cette révolte politique du tournant des années 1960-1970 ; mais ces affiches sont aussi porteuses d’une autre histoire, loin de celles des partis politiques désireux de participer au système parlementaire, mais proche de celles des organisations d’extrême gauche interdites dès juin 1968 et qui vont se multiplier pendant plusieurs années, changeant de noms au fil des opérations de police et des scissions, jusqu’à l’auto-dissolution de la Gauche prolétarienne (GP, maoïste) le 1er novembre 1973, un mois après le coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili.

Elles démontrent que ce soulèvement d’une génération, qui est allé jusqu’à l’épuisement des utopies dans le terrorisme, la découverte des massacres commis en leur nom en Extrême-Orient (Chine de la Révolution culturelle, Cambodge des Khmers rouges) et la possibilité de l’accession au pouvoir de la gauche de gouvernement (avec l’adoption du Programme commun par les socialistes, les communistes et les radicaux, en 1972), a partie liée avec les images et avec l’art d’avant-garde de cette époque – non sans contradictions. Elles ne sont en même temps que la partie la plus connue d’un foisonnement de la création, qui répond à une volonté de renverser radicalement les systèmes en place, dont la plupart des résultats, lorsqu’ils sont montrés aujourd’hui, le sont en mettant de côté leur signification politique, au profit d’une esthétisation réductrice.

Monique Frydman
Maquette pour l’affiche d’Histoires d’A.,
film de Charles Belmont et Marielle Issartel, 1973
Crayon de couleurs et feutre sur calque (4 feuilles)
50 x 32 chaque.
Courtoisie : Monique Frydman et Marielle Issartel

Pierre Buraglio
Exercice de Camouflage, 1968
Tissu de camouflage, toile peinte
100 x 100 cm
Courtoisie : galerie Jean Fournier, Paris
Crédit photo : Alberto Ricci

L’exposition IMAGES EN LUTTE, la culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974), entend redonner à la création portée par ces utopies révolutionnaires, sans distinguer a priori ce qui relève de l’art et ce qui tient de la propagande visuelle, leur soubassement et leur complexité, en même temps qu’elle souhaite interroger les contradictions et les ambiguïtés des rapports entre art et politique, en considérant, depuis une époque où ces rapports ont perdu de leur acuité, une période où une grande partie de la création ne pouvait se penser sans eux.

L’exposition est construite comme une suite de lieux successivement investis par l’extrême gauche et permettant ainsi de lire une chronologie événementielle dans l’exposition elle-même. Elle vise à appréhender la façon dont la volonté politique de changer profondément la société dans un cadre révolutionnaire, que celui-ci trouve son moyen dans le trotskysme, le maoïsme ou l’élan libertaire, affecte les images, aussi bien lorsque celles-ci relèvent du champ explicitement artistique que lorsqu’elles appartiennent au champ plus large de la communication et de la diffusion des luttes politiques.

Louis Cane
Sol/Mur rouge n°73 A 24, 1973
Acrylique sur toile
264 x 212 et 204 x 172 cm
Coll. MJS, Paris

Eduardo Arroyo
Nature morte, Burgos, 1970,
La table du colonel Ordovas, Président du tribunal militaire, 1971
Huile sur toile
Coll. H. Parienté

L’exposition présente donc des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues et des publications, dont quelque 150 livres, brochures et magazines en consultation libre, choisis à la fois pour leur signification historique et pour leur qualité visuelle, sans prétendre à l’exhaustivité mais en opérant un choix guidé par l’efficacité et la participation à une bonne articulation du parcours ainsi tracé. Il importe en outre de laisser à chacun de ces types d’images une inscription dans un régime propre de visibilité et de diffusion, qui ne les aplatissent ni dans le sens d’une esthétisation généralisée, ni dans celui d’une neutralisation documentaire.

Avec les oeuvres de Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Pierre Buraglio, Louis Cane, Coopérative des Malassis, Noël Dolla, Gérard Fromanger, Monique Frydman, Michel Journiac, Julio Le Parc, Annette Messager, Olivier Mosset, Jean-Pierre Pincemin, Bernard Rancillac, Martial Raysse, Claude Rutault, Carole Roussopoulos, Nil Yalter...

Commissaires de l'exposition : 
Philippe Artières, directeur d’études au CNRS (Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, EHESS)
Eric de Chassey, professeur d’histoire de l’art à l’ENS de Lyon, directeur de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA).

Comité scientifique :
Jean-Michel Alberola, artiste, professeur aux Beaux-Arts de Paris ;
Françoise Banat-Berger, directrice des Archives nationales, Pierrefitte /Seine;
Emmanuelle Giry, conservatrice du patrimoine, Archives nationales, Pierrefitte /Seine;
Anne-Marie Garcia, conservatrice du patrimoine, responsable du service des collections aux Beaux-Arts de Paris ;
Pascale Le Thorel, responsable du service des éditions des Beaux-Arts de Paris ;
Nathalie Léger, directrice générale de l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC), Abbaye d’Ardenne ;
Marc Pataut, photographe, professeur aux Beaux-Arts de Paris ;
Valérie Tesnière, directrice d’études à l’EHESS, directrice de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, Paris.

Cette exposition bénéficie d’un partenariat avec les Archives nationales et avec la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC).

La réalisation de cette exposition, ainsi que les évènements associés qui se dérouleront du 12 au 20 mai aux Beaux-Arts de Paris, sont rendus possibles grâce au soutien et à l’engagement de la Maison Sonia Rykiel et de son président Jean-Marc Loubier.

BEAUX-ARTS DE PARIS
beauxartsparis.fr

22/07/16

Pierre Buraglio @ Galerie Catherine Putman, Paris

Pierre Buraglio
"94" imprimés/dessins
Galerie Catherine Putman, Paris
10 septembre - 26 octobre 2016


Pierre Buraglio
Pierre Buraglio
«94»B, 2015
Impression pigmentaire, rehauts à l’huile sur papier, 50 x 65,5 cm
Éditions Galerie Catherine Putman, Production Studio Franck Bordas

La galerie Catherine Putman présente "94" imprimés dessins, une exposition de Pierre Buraglio. L’exposition, sur le thème du Val-de-Marne, montre des œuvres sur papier : dessins, aquarelles et une production importante et originale d’œuvres imprimées. Des dessins et aquarelles récents de toits, cheminées, trouées de ciel, sélectionnés dans les carnets de l’artiste, montrent quel observateur inlassable de cette banlieue parisienne est Pierre Buraglio.

Né en 1939 à Charenton, il a toujours vécu et travaillé dans la même maison, celle de ses parents et grands-parents, à Maisons-Alfort. Ce lieu et ses environs n’ont jamais cessé d’être une source d’inspiration formelle et thématique. Passé et présent se confondent dans cette part de l’œuvre de Pierre Buraglio, qui y affirme son goût pour la construction, l’architecture et l’urbanisme. Petit-fils de maçon italien, son père, architecte, contribue à la reconstruction de la Manche, son grand-oncle – tonton Sérafino et ses frères Pietro et Angello – participent à la construction du fameux rocher artificiel de Vincennes, dont les croquis rythment les pages de ses carnets.

L’exposition met également l’accent sur la force d’expérimentation de Pierre Buraglio en matière d’impression. Avec la collaboration active du Studio Franck Bordas, il a réalisé deux tirages hors-cadre de très grand format, conçus spécialement pour les murs de la galerie, dont l’édition est à dimension variable, ainsi qu’un papier peint, respectant le standard des lés de 53 cm et jouant de la répétition du motif.

Depuis le début des années 90, une intense collaboration s’est développée entre la galerie Catherine Putman et Pierre Buraglio autour de l’imprimé : la galerie a édité de nombreuses lithographies, sérigraphies, tirages offset, tirages jet d’encre pigmentaire, sur lesquels, le plus souvent, l’auteur ré-intervient par des rehauts à l’encre ou à la peinture, des collages, agrafages ou variations des supports d’impression. Ensemble, avec la complicité des imprimeurs, ils ont développé une approche singulière du multiple.

Les dernières éditions de Pierre Buraglio, réalisées en 2015, présentes dans l’exposition, explorent également les possibilités offertes par les procédés d’impression numérique pigmentaire : les paysages urbains « 94 A & B », avec variations des papiers ou rehauts à l’huile et la suite de quatre interprétations du rocher de Vincennes : « Le rocher de tonton Sérafino » sur un tissu innovant en microfibres tendu sur châssis.

PIERRE BURAGLIO est né à Charenton en 1939. Il vit et travaille à Maisons-Alfort, Val-de-Marne. En 1959, il entre à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. En 1961, il participe pour la première fois au Salon de la Jeune Peinture et fréquente l’atelier de Roger Chastel à l’ENSBA. Pendant les événements de Mai 68, Pierre Buraglio est permanent à l’atelier populaire de l’École des Beaux-Arts de Paris. De 1969 à 1974, il cesse de peindre afin de se consacrer à une activité politique militante. A partir de 1976, il enseigne à l’école régionale des Beaux-Arts de Valence puis est nommé professeur à l’ENSBA.

Pierre Buraglio participe à l’exposition « 36/36, les artistes fêtent les congés payés » du 9 au 11 septembre 2016 à la Fête de l’Humanité (Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve). Les 36 oeuvres seront vendues aux enchères sous le marteau d’Antoine Godeau de la maison Pierre Bergé & Associés, au profit d’une association caritative.

Galerie Catherine Putman
40 rue Quincampoix - 75004 Paris
www.catherineputman.com