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17/05/11

Expo Photos Domitille Chaudieu - Galerie Vieille du Temple

Expo Photo : Domitille Chaudieu 
Photographie 
Galerie Vieille du Temple, Paris 
Jusqu'au 28 mai 2011 

Photo © DOMITILLE CHAUDIEU
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Vieille du Temple, Paris

La jeune photographe DOMITILLE CHAUDIEU, par son regard sûr et précis, son univers mystérieux, a conquis la galerie Vieille du Temple, à Paris, qui présente actuellement une exposition de ses oeuvres. Pierre Wat, qui a suivi la photographe, livre dans les lignes qui suivent le regard qu'il porte sur son travail :

« Un léger vent de catastrophe souffle sur les paysages de Domitille CHAUDIEU. Pas un vent de tempête, non, une brise légère, mais constante, qui hante chaque motif jusqu’au cœur de son impassibilité. Rien de spectaculaire, jamais, dans ses photographies. Une maison, des arbres morts, un massif montagneux, une source un banc de pierre, une saline, un banc de pierre... En artiste qui sait, avec une gravité sans phrases, que l’apparente impassibilité du monde n’est qu’un masque derrière lequel gisent, inépuisablement, des images. Il faut posséder ce savoir – et ce qui est beau chez Domitille CHAUDIEU, c’est cette façon qu’elle a de sembler sincèrement ignorer qu’elle est porteuse de cela... ... peu importe qu’elle ne dise pas connaître ce tableau de Caspar David Friedrich, Tombes des héros antiques, auquel cette source de Loue fait irrésistiblement penser, car son travail, sans jamais se référer à nul tableau précis, ne cesse de nous ramener, par la photographie à la peinture. Nulle démarche pictorialiste, chez cette artiste, nulle volonté, par la photo, de simuler la peinture. Pas de jeu de citations, mais une façon de regarder, aiguisée devant des tableaux, qui donne à ses photographies ce grain si particulier... Domitille CHAUDIEU fait attention au monde. Et chacune de ses photos, quel qu’en soit le cadrage, semble avoir été prise de près, tant, ici, tout motif est comme précipité vers nous ». 
Extraits du texte de Pierre Wat, Cénotaphes, collection Cardinaux, 2009.

Un catalogue a été publié à l'occasion de cette exposition.

Marie Hélène de la Forest Divonne
Galerie Vieille du Temple 
23, rue Vieille du Temple 
75004 PARIS

15/03/07

Michel Parmentier : Peintures 1962 - 1994, Galerie Jean Fournier, Paris

Michel Parmentier : Peintures 1962 - 1994 
Galerie Jean Fournier, Paris
15 mars - 21 avril 2007

La galerie Jean Fournier expose un ensemble inédit de peintures sur toile et sur papier de MICHEL PARMENTIER (1938-2000) datant de 1962 à 1965. Cet ensemble est confronté, dans l’exposition, avec une bande grise peinte en 1967 et une peinture sur calque datant de 1994.

Au cours de l’année 1966, Michel Parmentier adopte le pliage et travaille à partir de toiles de grandes largeur (environ 250 cm) achetées au Marché Saint-Pierre qu’il plie au sol après les avoir préparées sur un châssis et qu’il peint, à la bombe ou au pistolet. La surface peinte est laquée, brillante, d’une facture totalement impersonnelle. La couleur employée changera selon les années : bleu en 1966, gris en 1967 et rouge en 1968.

Les peintures qui précèdent l’année 1966 montrent que Michel Parmentier « cherche un temps à produire une synthèse singulière de la peinture américaine et d’une certaine histoire française. S’il est, comme tous ceux qui, dans sa génération, formèrent la véritable avant-garde, d’une défiance absolue à l’égard de ce qui évoque l’Ecole de Paris et son abstraction bien tempérée, et si, à cet égard, il préfère ce qui se délite à ce qui est composé, il y a pourtant quelque chose de Nicolas de Staël qui passe dans sa façon, un temps, de construire l’espace par la couleur. Mais aussi – et c’est là un autre monde – quelque chose d’Henri Michaux qui traverse les toiles les plus sombres, où le gris et le noir balayent la quasi-totalité de la surface.

Mais l’essentiel est ailleurs, dans ce que Michel Parmentier fait subir à son travail : une démarche qui s’apparente à un processus délibéré et systématique de dégradation. Dégradation symbolique, qui le conduit à n’utiliser que des matériaux sans noblesse, c’est-à-dire étrangers au monde des beaux-arts : papiers d’emballage ou journaux, pour importer du motif déjà fait ; papier d’argent et peinture industrielle en guise de couleur. Mais aussi dégradation matérielle, car Michel Parmentier colle, recouvre, arrache autant si ce n’est plus qu’il ne peint, et ses toiles ressemblent parfois à de vastes repentirs qui conservent en leur sein la moindre trace des hésitations qui les ont constituées. Comme des espaces feuilletés dont chaque strate avoue plus qu’elle ne dissimule ce qu’elle recouvre. Singulièrement la peinture de Parmentier tend progressivement vers la maigreur alors même qu’il multiple les ajouts et collages.

Des premières toiles blanches composées de 1962 aux dernières toiles laquées et quasiment blêmes de 1965, c’est l’appauvrissement, la dématérialisation de l’œuvre que vise l’artiste. S’il existe une forme de continuité entre les travaux d’avant et ceux d’après 1966, elle réside dans ce mouvement vers le moins. Car là où il appauvrit peu à peu sa matière picturale de 1962 à 1965, Michel Parmentier fera subir plus tard un même sort à son support qui, à la fin des années 1980, passera de la toile au papier pour finir dans la translucidité du calque. Peinture toute entière tendue entre affirmation et négation. » (extrait du texte de Pierre Wat, « Parmentier, au seuil de la peinture » publié dans le catalogue de l’exposition)

Michel Parmentier est né à Paris en 1938, est mort à Paris en 2000. Il cesse de peindre de 1968 à 1983.

GALERIE JEAN FOURNIER, PARIS
www.galerie-jeanfournier.com

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