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28/01/18

Pierre Mabille @ Galerie Jean Fournier, Paris - Exposition "Découpages en séquences"

Pierre Mabille : Découpages en séquences 
Galerie Jean Fournier, Paris
25 janvier – 10 mars 2018

La galerie Jean Fournier présente sa cinquième exposition personnelle de Pierre Mabille consacrée à un ensemble de peintures récentes.

Depuis 1997, la démarche de Pierre Mabille s’est concentrée autour de la répétition d’une même forme. Cette forme lui est apparue pour la première fois lors de la lecture d’un poème de Fernando Pessoa, « Bureau de tabac » dans lequel l’enseigne est présentée comme un repère visuel à partir duquel s’organise le développement narratif.

Si l’artiste opère un tel protocole, la répétition d’une même forme, c’est avant tout pour créer les conditions d’une exploration la plus large possible du champ coloré. La forme étant ainsi définie et répétée avec une grande liberté de variations, le peintre peut se concentrer sur le travail de la couleur, devenue le sujet son œuvre. Toute la tension de l’œuvre de Pierre Mabille réside dans un équilibre entre répétition et mise à jour des différences.

Les tableaux actuels sont issus de réflexions amorcées au printemps 2016 avec une série de collages réalisés pour l’exposition collective Matisse Now, présentée à la galerie et largement développées à l’été 2017 lors d’une résidence à la Fondation Albers dans le Connecticut. Pierre Mabille s’est davantage concentré sur la question de la découpe et de la contre-forme ouvrant ainsi son système à de multiples possibilités optiques et colorées. Morcelée, découpée, sa forme originelle se joue des contrastes et ses compositions évoquent certains aspects du travail de Bridget Riley. Séquencée, la forme introduit le mouvement dans le continuum de la peinture et l’idée d’interchangeabilité entre les tableaux d’un même polyptyque.

La vivacité des couleurs accentue le contraste entre les formes et les contre-formes. Si cette réflexion fond/forme a toujours régi le travail de Pierre Mabille, il prend ici une autre dimension avec la série des polyptyques où chaque tableau est vu comme partie d’un tout, comme une mise en abime de son propre système formel et conceptuel.

Dans « C’est cadeau », le livre publié à l’occasion de cette exposition, les dessins et les textes s’organisent dans un jeu de variation et de rythme en dialogue avec les peintures.

Le grand polyptyque sous la verrière, composé de douze tableaux, témoigne de son immense talent de coloriste faisant cohabiter les tons sourds aux teintes presque acides, et peut être compris tout à la fois comme un hommage à Matisse et à Albers.

PIERRE MABILLE est né en 1958 à Amiens. Il vit et travail à Montreuil. Il a été professeur de peinture à l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Nantes Métropole (2003 – 2017). Depuis octobre 2017, Pierre Mabille est professeur de couleur à l’Ecole Nationale Supérieure des des Arts Décoratifs.

GALERIE JEAN FOURNIER
22 rue du Bac, 75007 Paris

01/05/17

Nicolas Guiet, Jane Harris, Florindo Nanni, Pierre Mabille, Olivier Soulerin @ Galerie Jean Fournier, Paris - Exposition "Géométriquement douce"

Géométriquement douce
Nicolas Guiet, Jane Harris, Florindo Nanni, Pierre Mabille, Olivier Soulerin
Galerie Jean Fournier, Paris
27 avril – 3 juin 2017

La galerie Jean Fournier présente l’exposition Géométriquement douce qui s’inscrit dans son programme d’expositions collectives et thématiques initié depuis 2013.

Sous le commissariat d’Emilie Ovaere-Corthay et de Pierre Mabille, cette exposition réunit des artistes de la galerie comme Nicolas Guiet (né en 1976) et Pierre Mabille (né en 1958) et des artistes invités : Jane Harris (née en 1956), Florindo Nanni (né en 1952) et Olivier Soulerin (né en 1973).

Depuis les années 1950, les différentes typologies de l’art abstrait sont définies par des adjectifs qui évoquent des « sensations » : froide, chaude ou encore lyrique. Ces multiples définitions se sont basées sur la façon dont les artistes ont utilisé les couleurs, en la cernant ou en la mélangeant, par gestes spontanés ou contrôlés. Dans ce contexte les artistes historiques de la galerie Jean Fournier dans les décennies précédentes ont toujours indiqué des voies singulières échappant aux écoles et positions dogmatiques.

Aujourd’hui, les frontières entre ces territoires sont poreuses et largement bousculées mais on observe l’émergence d’une géométrie autre, aux confins de multiples expressions, poétique et douce. Inspiré du titre d’un film non réalisé de Michelangelo Antonioni, Techniquement douce (1966), le titre de l’exposition, Géométriquement douce, propose une relation entre deux registres apparemment éloignés et révèle une double notion : s’appuyer sur l’universalité formelle de la géométrie et la renouveler par la couleur et des processus très simples : la répétition, la superposition, la juxtaposition.

Empruntant dans le riche catalogue des formes géométriques, les cinq artistes réunis dans cette exposition manifestent une préférence pour les familles courbes et ondulatoires, relevant d’une géométrie indirecte, que la couleur peut enrichir et activer. Dans les oeuvres de ces artistes, la couleur est largement déployée, par transparence, modulations et vibrations variées, dans des gammes étendues allant des tons pastel aux teintes sourdes.

Jane Harris 
Familiars – Devill’s Advocate (diptyque), 2014 
Huile sur toile, 260 x 140 cm

La facture particulière des tableaux de Jane Harris tient à l’utilisation d’une peinture irisée modulée par l’inclinaison des brosses des pinceaux. Les tons sont rompus et parfois même volontairement désaccordés. L’arrondi des formes abstraites est démultiplié par la souplesse des gestes dans la matière-couleur. Jane Harris se joue des allitérations formelles et d’une fausse symétrie.

Florindo Nanni 
Ephéméride, 2016 
Huile et cire sur calque polyester, 153 x 220 cm

Ce dialogue avec la lumière se retrouve dans les voiles translucides de Florindo Nanni qui révèlent la structure formelle à travers l’écran immatériel d’une lumière colorée. Par la juxtaposition de calques, les tons sont rompus et les formes adoucies.

Pierre Mabille 
Sans titre (Série Tampa woodcut), 2016 
Gravure sur bois, 37 x 47,5 cm

Dans les gravures sur bois et les tableaux récents de Pierre Mabille, le motif en fuseau - devenu la forme-signature de son travail – s’inscrit dans une forme intermédiaire assurant la liaison entre le support rectangulaire et les courbes inversées du motif. Ici, pas de cerne ou de ligne, seules les veines du bois modulent imperceptiblement la couleur.

Olivier Soulerin 
A Cross, 2016 
Feutre Indian Ink, acrylique et 
papier imprimé sur pvc, 13,5 x 19 cm

Ce jeu sensible se retrouve dans les tableaux d’Olivier Soulerin dont le matériau de base est le tissu imprimé de motifs géométriques (quadrillages, lignes). Il perturbe les trames existantes par recouvrement et ajouts de motifs colorés, modifiant notre perception par effets optiques.

Nicolas Guiet 
jgh, 2017
Encre pigmentaire sur papier
Hahnemühle 300 g, 15 x 15 cm

Enfin, Nicolas Guiet présente en contrepoint une série de dessins numériques inédits. Pour la première fois, l’artiste, habituellement reconnu pour son travail de « tableaux – volumes » aborde la question du dessin. Avec des couleurs toujours franches et contrastées, il crée un univers formel « halluciné » réalisé numériquement, où il est question d’une géométrie en formation vue du côté du projet et de l’imaginaire. On y retrouve les courbes et contre-courbes observées dans ses volumes. Il obtient des effets de matière et de lumière qui confèrent à ses compositions, gourmandise et bizarrerie. Ces tirages uniques ont été réalisés en collaboration avec l’atelier Franck Bordas (Paris).

GALERIE JEAN FOURNIER
22 rue du Bac, 75007 Paris

Updated 28-04-2024

30/08/16

Dominique De Beir @ Galerie Jean Fournier, Paris + Catalogue

Dominique De Beir
Galerie Jean Fournier, Paris

8 septembre - 15 octobre 2016

Pour la première exposition personnelle de Dominique De Beir à la galerie Jean Fournier, celle-ci présente une série d’œuvres récentes de la série Altération et d'autres plus anciennes intitulées Zone, Dés(altérer), Macule, Il fait grand bleu.

Depuis 1997, l’artiste, par des gestes mécaniques et répétitifs, altère de multiples surfaces, papiers, cartons, polystyrène, à l’aide d’instruments et d’outils existants (poinçons, stylets, scalpels, échelles à pointes, chaussures cloutées... ) ou fabriqués spécifiquement en collaboration avec des artisans. Perforer, frapper, griffer, éplucher, brûler, retourner, tels sont les gestes que Dominique De Beir expérimente pour « attaquer » ses supports. Le recours à des matériaux « pauvres » associé à la mécanique gestuelle renvoie le travail de Dominique De Beir à certaines pratiques picturales de Pierre Buraglio ou encore Pierrette Bloch, deux artistes dont elle a toujours été très proche. Dominique De Beir se définit comme peintre avant tout, cherchant une forme de sensualité et de rapport tactile à la matière, actuellement une affirmation plus forte de  la couleur étant manifeste.

En effet, la série « Altération », commencée à l’été 2014, lui a permis d’introduire la couleur dans ses œuvres,  elle utilise de grandes plaques de polystyrène teinté (saumon, violet, vert ), qu'elle recouvre d’une fine couche de peinture, parfois de cire et qu’elles « maltraitent » à l’aide de ses instruments. La dernière étape consiste à chauffer la surface donnant naissance à des excroissances, des creux, des bosses, à une nouvelle appréhension du matériau. Cette dernière étape laisse une grande place au hasard et à l’aléatoire. La couleur apparait, par craquelures, au cœur de la matière. L’œuvre oscille entre la brutalité apparente du matériau et la douceur des tons pâles. Ces matériaux banals, « bruts » sont comme transcendés, et on pense à Janis Kounellis, Mario Merz et plus généralement au courant de l’Arte Povera, que les années 2010 font largement redécouvrir. Cette confrontation avec la matière se retrouve également dans les les blocs «  Altération » posés tels des stèles ponctuant le mur de la galerie. « Il fait grand Bleu » (2007) est un « simple » carton perforé où la couleur migre par altération et perforation. Le titre, poétique et climatique, fait écho aux changements de la matière, lunatique et versatile, triturée au gré des gestes de l’artiste. C’est aussi la question de la vie, du mouvant, du sensible que Dominique De Beir aborde dans son oeuvre, révélant, par le changement d’échelle, la matière dans son intégrité et dans les moindres détails. « La réalité physique des matériaux utilisés par Dominique De Beir, le papier, le carton, le polystyrène, se manifeste dans la transformation pour devenir des récits qui engagent le spectateur dans des expériences de perception physique et conceptuelle." (1)

Ce travail sur le vivant, et par-là même le corps, se retrouve également dans la série d’œuvres sur papier intitulée « Macule » commencée en 2013. Ce mot a plusieurs significations. Ce peut être une salissure sur une surface, une maladie dermatologique, ou encore une trace d’encre sur une feuille imprimée dans le domaine de l’imprimerie. La paraffine versée sur le papier crée une auréole translucide autour du motif imprimé, laissant à peine deviner un deuxième plan. Il s’agit d’une variation sur la lumière et ses multiples variations colorées afin d'en éprouver la profondeur,  transparaître au travers de l'opacité des choses.
« On parle en général de beauté pour certains matériaux naturels tels que la pierre ou le bois, l’usure du bois peut être « belle. Et aujourd’hui, nous pouvons parler de la même manière de matériaux synthétiques industriels. Je crois que tout matériau a propre présence, autant un morceau de polystyrène qu’une écorce de chêne." (2)


Dominique de Beir
Dominique de Beir
(c) Editions Hermann, 2016

Parution d’une monographie aux éditions Hermann, Paris avec un entretien de Diane Watteau et des textes de Dominique De Beir, Jean-Michel Le Lannou et Louis Doucet (traduit en anglais)

(1) Dominique De Beir, entretien avec Diane Watteau, Les matières du monde de Dominique De Beir, entretien avec l’artiste, monographie Dominique De Beir, Editions Hermann, Paris, 2016
(2) Ibid.

GALERIE JEAN FOURNIER
22 rue du Bac - 75007, Paris
www.galerie-jeanfournier.com

21/01/16

Kimber Smith @ Galerie Jean Fournier, Paris

Kimber Smith, oeuvres sur papier, 1957-1975
Galerie Jean Fournier, Paris
21 janvier - 5 mars 2016

La galerie Jean Fournier présente une exposition personnelle de KIMBER SMITH au travers d’une vingtaine de dessins sélectionnés en collaboration avec l’artiste américain Joe Fyfe.

Kimber Smith est de ces artistes « pour artistes », une figure à la marge telle que les affectionnait Jean Fournier, marchand d’art à Paris de 1956 à 2006. Kimber Smith fut le compagnon de route de Shirley Jaffe ou encore de Sam Francis parmi les artistes américains vivant à Paris durant les années cinquante. La galerie Jean Fournier sera l’un des lieux incontournables pour la peinture américaine en France où ces artistes se retrouvaient. En 2016, dix ans après la disparition de Jean Fournier, la galerie organise la première exposition personnelle de Kimber Smith à la galerie puisqu’aucune ne sera organisée de son vivant. Les deux hommes se sont effectivement rencontrés en 1958. Jean Fournier était alors directeur de la galerie Kléber, et présentera le travail de Kimber Smith dans des expositions collectives jusque dans les années 1990.

L’exposition présente une vingtaine d’œuvres sur papier réalisées entre 1957 et 1975 qui rendent compte des différentes périodes et étapes de son œuvre graphique et pictural. Il se dégage de ces œuvres un sentiment de liberté formelle et gestuelle, une rapidité d’exécution et de composition. Kimber Smith utilise un lexique condensé de formes simples comme des losanges, des cercles, des lignes en zigzag, des rectangles disposées sur la feuille avec une apparente simplicité. Il en est de même pour les couleurs, juste sorties du tube de peinture et l’utilisation d’une palette limitée. Cette rapidité, cette efficacité du geste, est parfois accentuée par l’utilisation de techniques « ordinaires », comme le marqueur ou la peinture à la bombe.

L’œuvre de Kimber Smith se singularise par une attention particulière portée à la composition par la combinaison d’éléments aux factures et  traitements différents. La signature de l’œuvre « K S » en constitue un élément important. Souvent disproportionnée, réalisée au crayon, elle est parfois placée au milieu du dessin. Elle semble constituer un élément essentiel à la composition, direct et très expressif, mais au statut ambigu : est-ce une signature fonctionnelle ? Est- ce un signe  formel ?

Dans l’œuvre de Kimber Smith, tout est question de fragilité et d’équilibre. Tant influencé par Le Tintoret, Fra Angelico ou Cimabue que par des éléments de son quotidien tels l’un de ses fils jouant au piano ou une cathédrale visitée lors d’un été en Bretagne, ces œuvres témoignent de ce dialogue entre réalité et imaginaire, entre souvenirs et interprétations.

A l'occasion de l'exposition, publication d'un catalogue avec des textes de Joe Fyfe, Eric Suchère ainsi qu’une biographie détaillée.

Galerie Jean Fournier
22, rue du Bac - 75007 Paris - France

30/11/15

Christophe Robe @ Galerie Jean Fournier, Paris

Christophe Robe, des peintures, des dessins
Galerie Jean Fournier, Paris
3 décembre 2015 - 16 janvier 2016

Pour la première exposition personnelle de CHRISTOPHE ROBE à la galerie Jean Fournier, cette dernière présente un ensemble de peintures et de dessins témoignant des travaux les plus récents de l’artiste.

Christophe Robe développe une recherche aux frontières de la figuration et de l’abstraction. D’emblée, son univers onirique attire le spectateur par son étrangeté et l’utilisation récurrente d’éléments figuratifs, le plus souvent végétaux ou organiques qui jouxtent des éléments plus abstraits... Comme il fait se côtoyer plusieurs univers, il recourt à de multiples techniques. Il ponce, lessive, accumule et multiplie les couches picturale.  

Cette accumulation « gourmande » de techniques et de méthodes en appelle à l’imagination du spectateur aux confins des contes pour enfants ou de la fiction. Chaque tableau est un univers en lui-même : un paysage, un sous-bois, un fond marin. Une ambiguïté se crée entre la profondeur et la surface, entre la dimension physique et optique de la peinture. Des branches entrelacées se mêlent à des formes géométriques aux contours très précis, à des formes incertaines ou bien encore à des excroissances de matière aux interprétations multiples. Certains éléments semblent reconnaissables immédiatement mais l’artiste brouille les pistes. La succession de couches de matière quant à elle renforce la profondeur de l’image. Cette stratification de la peinture correspond à une remontée de la mémoire perceptive de l’artiste.

"De strates en strates, par porosité, capillarité et transferts, le regard s’infiltre dans des profondeurs haptiques que seul le vocabulaire de la gourmandise semble parvenir à décrire : copeaux de lumière cristallisés, nappages de nuances douces-amères, roulés de couleurs confites, flans de peinture montée en neige, tonalités crémeuses, caramels chromatiques … Tout un inventaire inédit de complicités entre le peindre et le savourer, qui jette le spectateur-goûteur derrière l’écran du visible, pour rejoindre les eaux troubles et délicieuses de la cécité de la peinture." (1)

La même foisonnance se retrouve dans le travail graphique. Si cette pratique riche en recherches formelles est totalement indépendante du travail pictural, elle présente néanmoins de multiples liens avec celui-ci. C’est pourquoi l’accrochage fait cohabiter les grands et petits tableaux avec les dessins,  comme autant de gros plans ou de longs plans séquence. 

A l'occasion de l'exposition, publication d'un catalogue avec un texte de Stéphanie Katz (Edtions Galerie Jean Fournier) 

(1) Stéphanie Katz, Ni homme, ni bête, seul l'arbre, in catalogue exposition Galerie Jean Fournier, Paris, 2015 

Exposition suivante à la galerie Jean Fournier : Kimber Smith, oeuvres sur papier, 21 janvier - 5 mars 2016

Galerie Jean Fournier
22 rue du Bac
75007, Paris - France
www.galerie-jeanfournier.com

10/11/13

Expo Peter Soriano, Galerie Jean Fournier, Paris

Peter Soriano : Panorama 
Galerie Jean Fournier, Paris 
21 novembre 2013 - 4 janvier 2014

La galerie Jean Fournier présente Panorama, une exposition des œuvres récentes de PETER SORIANO sous la forme d’un dialogue entre une peinture murale monumentale et un ensemble inédit d’oeuvres sur papier.

L'année 2012 constitue un tournant dans l’œuvre de Peter Soriano. L’artiste délaisse les câbles en acier, les tuyaux en aluminium et les lignes et symboles peints à la bombe utilisés ces dernières années. Il en résulte un travail plus dépouillé mais également plus complexe. « Le travail a été réduit à son essence : les éléments en trois dimensions ont été aplatis et fusionnés avec la peinture sur le mur. Plus complexe parce qu’une fois réduite, l’œuvre peut être plus difficile à comprendre, sans les fils et les câbles. La relation entre l’œuvre et l’espace qu’elle occupe devient moins tangible, plus théorique. (Peter Soriano, décembre 2012)

Pour cette exposition, Peter Soriano réalise une grande peinture murale spécifiquement conçue pour la galerie. Cette œuvre reproduit ce que l’artiste voit depuis son atelier dans le Maine dont la fenêtre surplombe quatre rochers escarpés, rochers que l’on retrouve régulièrement dans la composition sous la forme de quadrilatères aux formes irrégulières. Pour l’artiste, ces œuvres murales sont considérées comme des paysages, donnant ainsi à l’exposition son titre, Panorama.

Les éléments peints à la bombe, plus déliés, entrent en contraste avec les tracés réguliers des quadrilatères et des rectangles, les flèches guidant le regard du spectateur. Ces lignes de peinture fines et nettes suggèrent des espaces en trois dimensions.

Peter Soriano détaille toutes les instructions nécessaires à la réalisation de l’œuvre dans un document autonome à sa présentation offrant ainsi une « spontanéité guidée ». L’artiste compare parfois ses pièces à des partitions musicales, certains détails étant laissés à la discrétion et l’imagination de celui qui reproduit l’oeuvre.

Le regard se laisse guider pour découvrir peu à peu le « panorama » lequel, telle une phrase se déployant le long du mur de la galerie, conduit jusqu’à l’espace sous la verrière de la galerie. Dans les oeuvres sur papier, autonomes et réalisées en écho de la peinture murale, on retrouve les lignes, flèches, cercles, annotations, zones d’ombres mais également des éléments plus figuratifs. Sur des feuilles de papier Japon superposées et pliées aux bords irréguliers, Peter Soriano traduit ici ce que son œil voit et le mouvement que celui-ci fait lorsque l’artiste laisse errer son regard dans l’espace retranscrit, souvent des lieux de vie ou de l’atelier. Ces oeuvres sont désignées comme des dessins « sites ».

Les œuvres sur papier présentent une palette de couleur plus variée grâce au recours de techniques diverses. La peinture à la bombe côtoie la mine de plomb et l’aquarelle. Les signes graphiques, les lignes, les lettres rappelant le titre de l’exposition, les traces de pliage des feuilles de papier traduisent l’ensemble des mouvements opérés par le regard de l’artiste.

Ainsi, l’exposition Panorama présente un ensemble d’œuvres où l’œil se fait moteur, du regard créatif de l’artiste jusqu’aux déplacements du spectateur.

A l’occasion de l’exposition, publication d’un dépliant conçu par l’artiste. 

Galerie Jean Fournier 
22, rue du Bac, 75007 Paris 

30/09/13

Expo artistes galerie Jean Fournier, Paris : Presque noire et blanche, conversation des artistes de la galerie

Presque noire et blanche : conversation des artistes de la galerie 
Galerie Jean Fournier, Paris 
10 octobre - 16 novembre 2013 

La galerie Jean Fournier présente l’exposition Presque noire et blanche conçue sous la forme d’une conversation entre des œuvres d’artistes, réunis autour de la question de l’utilisation du noir, sujet récurrent et prétexte à faire dialoguer des œuvres entre elles pour la première fois. 

Presque noire et blanche annonce une programmation régulière d’expositions pensées à partir d’une thématique, qui croiseront les différentes générations d’artistes présents à la galerie depuis sa création dans les années cinquante jusqu'à aujourd'hui. Cette programmation in progress rend hommage au fondateur Jean Fournier qui avait à coeur de confronter les regards, et défendait avec le même engagement de grandes figures comme Simon Hantaï ou Sam Francis et des artistes des générations suivantes.

Puisant dans l’histoire de la galerie, cette programmation se veut être un musée imaginaire où les visiteurs assidus redécouvriront des œuvres aux côtés d’autres jamais montrées. Sur un mode domestique, comme un collectionneur le fait chez lui, les œuvres dialoguent par ricochet, atemporelles.

Pour cette première édition, l’exposition témoigne des multiples recours au noir, au travers de techniques les plus variées : le dessin, la peinture, l’estampe, le collage, le pliage ou le tressage comme dans le pastel sur papier de François Rouan de 1967. Chaque artiste considérant le noir singulièrement - par confrontation entre le fond et la forme ou encore comme source de lumière - la diversité des moyens utilisés révèle les transformations du noir, en tant que forme, couleur, matière ou dessin.

Presque noire et blanche est née de l’envie de présenter de nouveau la série Les Récits de Pierre Mabille, dessins réalisés à l’encre et exposés à la galerie en 2010. Dans ces œuvres, le noir, dans un même geste, peint et dessiné a` la fois, y joue tous les rôles : forme, fond, source de contrastes. Extrêmement matissiennes par la vibration lumineuse et la démultiplication de l’espace pictural, ces œuvres ont influencé les choix voisins : la lithographie de Shirley Jaffe réalisée avec l’atelier Eric Seydoux en 2004 ou encore la linogravure de Claude Viallat de 1966.

Certains artistes ont contribué au choix en réalisant spécifiquement des œuvres pour l’exposition, comme Frédérique Lucien ou Claude Tétot. 

Une œuvre exceptionnelle de Simon Hantaï, de la série des Laissées, encore jamais exposée à la galerie est l’un des points d’orgue de cette exposition. 

Par le recours à une matière ou une méthodologie singulière, certaines œuvres dialoguent naturellement entre elles (Jean François Maurige, Didier Demozay et Stéphane Bordarier). 

D’autres rencontres sont plus surprenantes et inédites (Michel Parmentier (1963) et Claire-Jeanne Jézéquel). 

L’exposition est aussi l’occasion de redécouvrir les œuvres de Kimber Smith, l’un des artistes américains dont Jean Fournier a fait découvrir le travail en France. 

Le noir se fait aussi graphique et plus linéaire avec les dessins de Gilgian Gelzer et Nathalie Elemento qui, dans des registres très différents, animent la feuille blanche en multiples réseaux. 

Enfin, Pierre Buraglio propose un ensemble de peintures récentes autour du thème de la nuit, presque noires.

L’exposition est conçue comme un parcours où le regard voyage et déambule au gré de la découverte d’œuvres majeures et iconiques, intimes et plus confidentielles, en écho aux propos de Jean Fournier : « Je n’ai jamais effectivement imaginé faire une chambrette à part, une petite pièce pour mettre les jeunes peintres, timidement, et installer leurs prédécesseurs dans le salon. Je les ai toujours considérés comme un groupe de peintres » (Catalogue de l’exposition La couleur toujours recommencée, Musée Fabre, Montpellier, 2007, page 180)

Commissariat de l’exposition : Emilie Ovaere-Corthay, directrice de la galerie

Exposition suivante à la Galerie Jean Fournier : Peter Soriano, 21 novembre 2013 - 4 janvier 2014 

GALERIE JEAN FOURNIER
22 rue du Bac - 75007 Paris
www.galerie-jeanfournier.com

12/11/10

Sam Francis, Prints 1975-1978 Exposition à la Galerie Jean Fournier, Paris

Sam Francis, Prints 1975-1978 Galerie Jean Fournier, Paris Jusqu'au 20 novembre 2010  

La galerie Jean Fournier présente actuellement, jusqu'au 20 novembre, une exposition en hommage à SAM FRANCIS (San Mateo, Californie 1923 - Santa Monica, Californie 1994). Cette exposition regroupe pour la première fois un ensemble de lithographies réalisées entre 1975 et 1978 dans lesquelles le noir et le blanc sont travaillés de manière essentielle, certaines étant rehaussées par des tons de brun, mauve, vert olive et bleu marine. L’ensemble de ces éditions fut réalisé à l’atelier Litho Shop à Santa Monica, Californie et imprimé par George Page avec qui Sam Francis réalisa de nombreuses éditions. 

Jean Fournier découvre le travail de Sam Francis en 1956 sur les recommandations de Simon Hantaï. Fasciné par les oeuvres de l’artiste américain, il présente en 1957 une de ses peintures à l’occasion de l’exposition L’exemplaire dans l’aventure picturale des dix dernières années. A la suite de cet événement Sam Francis entre à la galerie où ses œuvres seront régulièrement exposées. Se succèderont ainsi, pendant presque quarante ans, une quinzaine d’expositions personnelles de Sam Francis. En 1979, la galerie rue Quincampoix sera inaugurée avec Des toiles nouvelles, exposition personnelle de Sam Francis. 

Plus connu pour ses qualités de coloriste remarquable, Sam Francis explore à travers ces lithographies l’étonnante intensité lumineuse que peuvent révéler les variations de noirs et de gris travaillés en regard de la réserve de la feuille. Les lithographies détiennent une place très importante dans l’oeuvre de l’artiste qui appréciait tout particulièrement ce médium. « What has happened is that I have found a way to get into that machine (the printing press). When I am working with these prints, I am the paper, I am the paint, I am the machine, I am not trying to `make something´. »[1] 

Ces lithographies présentent en leur centre des formes géométriques. Le triangle, le carré et la grille sont récurrents ainsi qu’au même moment dans ses peintures et œuvres sur papier. Sam Francis pense chaque suite en convoquant ces trois médiums. De plus petit format que les peintures, les lithographies lui fournissent l’occasion d’une recherche d’un espace plus intime révélant une autre intensité. 

A l’instar de ces toiles, nous retrouvons ici les dripping qui recouvrent les formes géométriques. Ce réseau de coulures colorées, semblables à des fils, relie les taches entre elles. Parfois le dessin envahit le papier, l’absence de marge offre alors la possibilité de dépasser la notion de cadre et propose un paysage se déployant à l’infini. Les formes géométriques semblent flotter dans un univers chaotique, comme suspendues à une voûte céleste. Nous pouvons observer le tour de force de l’artiste que constituent ces dripping, même dans le chaos il continue de composer et d’organiser. En apparence si spontanées ces lithographies ont en réalité fait l’objet d’études préparatoires. Ces éditions alternent entre des moments d’expansion et de concentration ; moment de blancheur et de densité noire. 

Dans les années 70, Sam Francis réalise régulièrement des tirages noir et blanc de lithographies très colorées. La galerie Jean fournier présente deux de ces éditions. Cette opposition des lithographies colorées et dans des nuances de noir et de blanc donne une vraie présence à l’univers pictural de Sam Francis. Ces tonalités de gris, très rapprochées les unes des autres modifient l’espace créé, le plus souvent en donnant une densité et une étroitesse à la composition de la structure qui s’oppose à la profondeur et à l’impression aérée des couleurs brillantes des autres versions imprimées de ces mêmes dessins. 

[1] Sam Francis, in The Prints of Sam Francis, A Catalogue Raisonné 1960-1990, 2ème de couverture, Hudson Hills Press, 1992. 

GALERIE JEAN FOURNIER
22, rue du Bac
75007 Paris 
www.galerie-jeanfournier.com 

Prochaine exposition à la Galerie Jean Fournier :
Michel Parmentier, Peintures 1961-1968, 25 novembre 2010 - 8 janvier 2011 

Précédentes expositions :
Nicolas Guiet, otrtreotrpoto, 2 septembre - 9 octobre 2010
Pierre Mabille, Récits, 27 mai - 26 juin 2010

01/04/09

François Rouan: Sempervirens, Galerie Jean Fournier, Paris

François Rouan: Sempervirens
Galerie Jean Fournier, Paris
2 avril - 16 mai 2009

François Rouan présente à la galerie Jean Fournier un ensemble de peintures à la cire sur papier, de travaux photographiques ainsi qu’une vidéo intitulée « Laversine 15 x 32 », réalisés dans le continuum d’un dialogue commencé voici cinq ans avec l’œuvre de Francesco Primatice.

En effet, c’est en 2004 que François Rouan invité par Dominique Cordellier (conservateur en chef au département des Arts graphiques du Louvre) commence à travailler autour de l’œuvre de Francesco Primatice (1504 – 1570) pour une intervention dans le cadre de l’exposition du Louvre. Cette exposition sera la première grande monographie de cet artiste italien, né à Bologne, qui est venu travailler à Fontainebleau à la demande de François 1er et qui consacrera quarante ans de sa vie à servir par son art le prestige des rois de France.

A cette commande François Rouan répond par la création d’un ensemble d’œuvres, un film « Di sotto in su », des photographies et des peintures, en dialogue avec son regard porté sur Primatice. Ces oeuvres, aux médiums et techniques différents, seront regroupées sous le titre générique de Tombeau de Francesco Primaticcio.

Certaines de ces œuvres seront présentées en 2006 au Musée des Abattoirs de Toulouse dans l’exposition importante consacrée aux œuvres de François Rouan des années soixante jusqu’aux plus récentes.

C’est en novembre 2008 que les Editions Galilée publient un double ouvrage regroupant à la fois un premier volume de textes écrits par Dominique Cordellier intitulé « Rouan Le peintre » et un deuxième, une sorte d’album d’images non référencées, qui permet de prendre la mesure de toute l’importance des œuvres réalisées par François Rouan dans son dialogue avec le peintre maniériste italien.

A la galerie Jean Fournier sont montrés à la fois un ensemble de peintures sur papier, des tressements photographiques et une vidéo, travaillés à partir de ce qui pour l’artiste participe du Sempervirens (le toujours verdissant) de l’œuvre de Primatice. L’évidence du motif présente dans ces œuvres est mis à l’épreuve d’opérations de disparitions. Cette volonté de faire disparaître le référent initial participe de l’Eros, de cela même qui ne peut se dire, sinon se dessiner, saisi au regard devant les feuilles du Primatice.

Il y a dans les œuvres de François Rouan une dichotomie manifeste entre inscription et effacement, entre abstraction et représentation sur laquelle l’artiste s’appuie pour interroger à travers cette ronde des médiums (photographie, film, peinture) le pictural qui ne cesse de l’agir et d’être le cœur même de sa création.

A l’occasion de cette exposition, un catalogue est publié avec une texte de Richard Leydier, éditions LienArt et Galerie Jean Fournier, avril 2009.

François Rouan est né à Montpellier en 1943. Il vit et travaille à Laversine dans l’Oise. Etudiant à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dès 1961, sa première exposition personnelle a lieu à la galerie Lucien Durand à Paris 1971. De 1971 à 1978, il sera pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Il exposera à la galerie Pierre Matisse à New York en 1974, 1982, 1984 et 1988. En 1975 le Musée national d’art moderne de Paris présente une exposition importante autour de la série des Portes . Puis deux autres expositions au MNAM suivront en 1983 et 1994. La galerie Daniel Templon réalisera de nombreuses expositions de ses œuvres à partir de 1987. D’importantes rétrospectives ont été consacrées à ses œuvres : en 1994 à la Kunsthalle de Düsseldorf, en 1995 au Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq, en 1997 au Sezon Museum of Art à Tokyo, en 2000 au Musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonnes et en 2006 au Musée des Abattoirs de Toulouse.

GALERIE JEAN FOUNIER
22 rue du Bac, 75007 Paris

15/03/07

Michel Parmentier : Peintures 1962 - 1994, Galerie Jean Fournier, Paris

Michel Parmentier : Peintures 1962 - 1994 
Galerie Jean Fournier, Paris
15 mars - 21 avril 2007

La galerie Jean Fournier expose un ensemble inédit de peintures sur toile et sur papier de MICHEL PARMENTIER (1938-2000) datant de 1962 à 1965. Cet ensemble est confronté, dans l’exposition, avec une bande grise peinte en 1967 et une peinture sur calque datant de 1994.

Au cours de l’année 1966, Michel Parmentier adopte le pliage et travaille à partir de toiles de grandes largeur (environ 250 cm) achetées au Marché Saint-Pierre qu’il plie au sol après les avoir préparées sur un châssis et qu’il peint, à la bombe ou au pistolet. La surface peinte est laquée, brillante, d’une facture totalement impersonnelle. La couleur employée changera selon les années : bleu en 1966, gris en 1967 et rouge en 1968.

Les peintures qui précèdent l’année 1966 montrent que Michel Parmentier « cherche un temps à produire une synthèse singulière de la peinture américaine et d’une certaine histoire française. S’il est, comme tous ceux qui, dans sa génération, formèrent la véritable avant-garde, d’une défiance absolue à l’égard de ce qui évoque l’Ecole de Paris et son abstraction bien tempérée, et si, à cet égard, il préfère ce qui se délite à ce qui est composé, il y a pourtant quelque chose de Nicolas de Staël qui passe dans sa façon, un temps, de construire l’espace par la couleur. Mais aussi – et c’est là un autre monde – quelque chose d’Henri Michaux qui traverse les toiles les plus sombres, où le gris et le noir balayent la quasi-totalité de la surface.

Mais l’essentiel est ailleurs, dans ce que Michel Parmentier fait subir à son travail : une démarche qui s’apparente à un processus délibéré et systématique de dégradation. Dégradation symbolique, qui le conduit à n’utiliser que des matériaux sans noblesse, c’est-à-dire étrangers au monde des beaux-arts : papiers d’emballage ou journaux, pour importer du motif déjà fait ; papier d’argent et peinture industrielle en guise de couleur. Mais aussi dégradation matérielle, car Michel Parmentier colle, recouvre, arrache autant si ce n’est plus qu’il ne peint, et ses toiles ressemblent parfois à de vastes repentirs qui conservent en leur sein la moindre trace des hésitations qui les ont constituées. Comme des espaces feuilletés dont chaque strate avoue plus qu’elle ne dissimule ce qu’elle recouvre. Singulièrement la peinture de Parmentier tend progressivement vers la maigreur alors même qu’il multiple les ajouts et collages.

Des premières toiles blanches composées de 1962 aux dernières toiles laquées et quasiment blêmes de 1965, c’est l’appauvrissement, la dématérialisation de l’œuvre que vise l’artiste. S’il existe une forme de continuité entre les travaux d’avant et ceux d’après 1966, elle réside dans ce mouvement vers le moins. Car là où il appauvrit peu à peu sa matière picturale de 1962 à 1965, Michel Parmentier fera subir plus tard un même sort à son support qui, à la fin des années 1980, passera de la toile au papier pour finir dans la translucidité du calque. Peinture toute entière tendue entre affirmation et négation. » (extrait du texte de Pierre Wat, « Parmentier, au seuil de la peinture » publié dans le catalogue de l’exposition)

Michel Parmentier est né à Paris en 1938, est mort à Paris en 2000. Il cesse de peindre de 1968 à 1983.

GALERIE JEAN FOURNIER, PARIS
www.galerie-jeanfournier.com

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