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07/11/12

Expo Bernd & Hilla Becher, Paris Photo 2012 - Le Musée de L'Elysée, Lausanne, à Paris


Bernd et Hilla Becher, Imprimés 1964-2012
Expo "A livre ouvert", Paris Photo 2012, Grand Palais, Paris
15 au 18 novembre 2012

Après sa présentation à Lausanne, le salon Paris Photo 2012 et le Musée de l’Elysée présentent l’exposition "A livre ouvert" Bernd & Hilla Becher - Imprimés 1964-2012, qui propose une lecture de l’oeuvre des deux photographes allemands à travers l’imprimé. 


BERND & HILLA BECHER, Anonyme Skulpturen, Art Press Verlag, Cologne 1970
© Bernd & Hilla Becher - Courtesy Musée de l'Elysée, Lausanne


BERND & HILLA BECHER
Extrait des 10 photographies tirées pour le livre d’artiste Industriebauten 10 Fotografien von B. und H. Becher, Städtisches Museum Mönchengladbach, Allemagne, 1968 
© Bernd & Hilla Becher - Courtesy Musée de l'Elysée, Lausanne


BERND & HILLA BECHER 
Affiche de l'exposition Form Genom Funktion, Moderna Museet, Stockholm, 14 novembre - 13 décembre 1970 © Bernd & Hilla Becher - Courtesy Musée de l'Elysée, Lausanne

Le travail remarquable d’Antoine de Beaupré a permis de réunir l’ensemble des imprimés – livres, catalogues, éditions limitées, brochures, cartons d’invitation, affiches, etc. – consacrés à ces artistes majeurs du 20e siècle. Les imprimés ont en effet joué un rôle considérable dans l’émergence de leur oeuvre. Ils permettent de mesurer le chemin parcouru depuis leurs premières années de collaboration.

Le projet s’attache à la manière dont Bernd et Hilla Becher mirent en page la représentation de leur œuvre.

Commissaires de l'exposition : Antoine de Beaupré et Jean-Christophe Blaser

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ELSE, numéro 4 - Couverture du magazine
© Musée de l'Elysée, Lausanne

Organisateur de cette intéressante exposition, le Musée de L'Elysée, Lausanne, présente le numéro 4 de ELSE, "le magazine suisse de l’autre photographie" qu'il édite. Au sommaire questions et analyses sur la photographie contemporaine et, bien entendu, de nombreuses photographies d'auteurs.
Après l’avoir vu passer du statut de document à celui d’œuvre d’art, tandis que son format ne cessait de grandir pour gagner la taille des tableaux, qu’avons-nous à dire aujourd’hui de la photographie ? De toute évidence, son renouvellement ne se joue plus sur le terrain de l’esthétisme. Ce n’est plus tant la photographie qui change que le regard qu’on lui porte. Et si la reconnaissance institutionnelle a bien eu lieu, le temps est venu de la déconstruction des modèles de référence. ELSE s’y emploie avec force, en clamant que la photographie ne se regarde pas seulement en face, mais aussi de côté. Car, à côté de la photographie, il y a l’autre photographie, une gigantesque collection d’images qui attend qu’on la réveille. 
Retrouvez notamment dans les pages d’ELSE 4 : des photographies grattées : Eric Baudelaire ;  des photographies collectées : Ludovic Burel ou Martin Parr ; des photographies découpées : Roger Dambron ; des photographies cibles : Type A ; des photographies imprimées : Danse macabre ; ou encore des photographies repeintes : Luciano Rigolini...

Le magazine ELSE sera présent à Paris Photo 2012 ainsi qu'au Salon du livre Offprint Paris 2012 aux Beaux-arts.

Pour la programmation des expositions à Lausanne, le site internet du Musée de l'Elysée : www.elysee.ch

22/11/10

Expo Photos Irving Penn, Les petits métiers au Musée de l’Elysée à Lausanne

Irving Penn, Les Petits métiers 
Musée de l’Elysée, Lausanne 
Jusqu'au 16 janvier 2011


IRVING PENN, Chestnut Vendor, New York, 1951
IRVING PENN, Chestnut Vendor, New York, 1951 
Copyright by The Irving Penn Foundation

LES PETITS METIERS A TRAVERS L'OBJECTIF D'IRVING PENN 

Pendant plus de soixante ans, IRVING PENN (1917-2009) a marqué l’histoire de la photographie par ses images de mode, ses natures mortes et ses portraits. Photographe pour le magazine Vogue, Irving Penn a réalisé au début des années 1950 Les Petits Métiers –Small Trades. Recrutés dans les rues de Paris, Londres puis New York, les vendeurs de journaux, marchands de rues, chiffonniers, ramoneurs posaient en tenue de travail pour le photographe new-yorkais qui était convaincu que nombre de ces activités allaient disparaître. Envoyé à Paris par Vogue en juin 1950 pour couvrir ses premières collections de haute-couture, Irving Penn saisit l’opportunité d’entreprendre ce projet personnel basé sur son admiration pour ces petits métiers, incontestablement associés à l’image de la ville.

Recrutés dans la rue, les modèles se rendaient au studio du photographe, dans leurs tenues de travail. En plus des petits vendeurs traditionnels, Penn photographiait également les gens de la classe ouvrière du quartier Mouffetard, comme les sculpteurs bohêmes ou la chanteuse Benoîte Lab. Irving Penn poursuivit son projet à Londres en septembre de la même année et continua son exploration des métiers de retour à New York. Ayant à l’esprit combien ces ouvriers s’identifiaient à leur travail, il a sciemment inclus leurs outils (de même que leurs tenues) dans ses portraits. Afin de créer des compositions équilibrées et élégantes qui mettent en valeur leurs spécificités, il mettait en scène avec précaution les travailleurs et leurs outils. En convoquant « les petits métiers » dans le territoire neutre du studio, Penn démontrait ainsi son intérêt pour l’individualité des modèles plus que pour leur milieu social. Après avoir publié dans un premier temps des extraits de chaque série dans les éditions française, anglaise et américaine de Vogue, Penn rassembla 91 portraits tirés des Petits Métiers dans l’ouvrage Moments Preserved  (1960) et inclut 10 portraits dans la publication World in a Small Room (1974) où il fit ce commentaire:
« Eloigner les modèles de leur environnement naturel et les installer dans un studio face à l’objectif n’avaient pas seulement pour but de les isoler, cela les transformait. »
IRVING PENN ET LE TIRAGE AU PLATINE 
 
Au milieu des années 1960, Penn commença une période d’expérimentations approfondies qui lui permit d’abord de maîtriser et ensuite de perfectionner la technique de tirage au platine. Ce procédé diffère significativement du tirage gélatino-argentique : pour le procédé au platine, la couche sensible à la lumière est absorbée dans les fibres du papier du support qui reste donc visible. Alors que dans les tirages gélatino-argentiques, les particules sensibles à la lumière sont suspendues dans une émulsion de gélatine qui masque le support.

Irving Penn a testé d’infinies variations du procédé, y compris en combinant deux ou plusieurs négatifs de contrastes variables, ou en recouvrant le tirage de diverses combinaisons de platine et de palladium et en l’exposant une nouvelle fois sous le même négatif ou sous un autre. Relativement fort en contraste, les tirages gélatino-argentiques décrivent bien les tenues et les outils, modelés par la lumière naturelle. Les tirages au platine sont plus resserrés sur les figures et leurs dimensions sont plus grandes que les tirages gélatino-argentiques, ce qui donne aux modèles une monumentalité quasi sculpturale. Les tirages qui en résultent sont très expressives, révélant une gamme de tonalités allant des gris nuancés aux noirs profonds.

IRVING PENN, LES PETITS METIERS : LES PUBLICATIONS 

L’année de leur création, plusieurs sélections des Petits métiers de Paris, Londres et New York apparurent dans les éditions internationales de Vogue. Les portraits des artisans réalisés par Penn démontrent non seulement la diversité des métiers découverts dans chaque ville, mais aussi les différentes attitudes des travailleurs face à leurs activités. Dans l’ouvrage Worlds in a Small Room de 1974, Penn fit l’observation suivante:
« En général, les Parisiens doutaient que nous ferions exactement ce que nous avions promis. Ils pensaient que quelque chose de louche allait arriver, mais ils arrivaient au studio plus ou moins comme convenu – motivés par le cachet. Les Londoniens étaient assez différents des Français. Il leur semblait tout à fait logique d’être photographiés en tenues de travail. Ils arrivaient au studio, toujours à l’heure et se présentaient devant l’appareil photo avec un sérieux et une fierté tout à fait remarquables. Des trois, les Américains étaient les plus imprévisibles. En dépit de nos recommandations, quelques-uns arrivèrent aux séances changés de pied en cap, rasés de frais et parfois même dans leurs costumes sombres du dimanche, convaincus de faire leur premier pas vers Hollywood. »
IRVING PENN : L'EXPOSITION AU MUSEE DE L'ELYSEE A LAUSANNE 

L’exposition est organisée en collaboration avec le J. Paul Getty Museum de Los Angeles, qui a acquis en 2008 l’ensemble le plus complet de cette série. Conçue par Virginia A. Heckert et Anne Lacoste, conservatrice associée et conservatrice adjointe du département de photographies du J. Paul Getty Museum, elle comporte une centaine  de tirages montrés pour la première fois en Suisse. En outre l’exposition propose une confrontation des différents procédés d’impression utilisés par Penn en comparant les tirages originaux gélatino-argentiques avec les tirages plus tardifs au platine de ses séries.

BIOGRAPHIE : IRVING PENN  (Plainfield/USA, 1917 - New York, 2009) 

Né en 1917, Irving Penn s’oriente d’abord vers la peinture et le dessin. Il étudie le graphisme auprès d’Alexey Brodovitch à Philadelphie. En 1938, il s'installe à New York où il travaille en free-lance. Il débute véritablement  sa carrière  au début des années 1940. En 1941, il réalise ses premières photographies de mode pour le Harper's Bazaar. En 1943, il fait la couverture pour l’édition américaine de Vogue magazine avec la photographie d'une nature morte en couleur. De 1943 à 1948, ses photographies paraissent régulièrement dans Vogue et d'autres magazines. Plus de 150 photographies sont publiées durant cette période. En quelques années seulement, Irving Penn invente sa lumière dans un souci d’authenticité. Il se confronte également à des sujets académiques comme le nu ou la nature morte. En plus des séances photo pour Vogue, il photographie les plus grands ; actrices, écrivains, mannequins (Picasso, Colette, Marlène Dietrich…). Décédé en 2009, Irving Penn a imposé pendant plus de soixante ans une nouvelle façon de voir.

Irving Penn, Small Trades
CATALOGUE : IRVING PENN, SMALL TRADES


Textes de Virginia A. Heckert et d’Anne Lacoste, conservatrice associée et conservatrice adjointe du département de photographies du J. Paul Getty Museum. Publié par le J. Paul Getty Museum, Los Angeles (2009), 272 pages, 259 illustrations. Edition anglaise. CHF 59.- à la librairie du Musée de l’Elysée.

IRVING PENN - LES PETITS MÉTIERS
MUSEE DE L'ELYSEE, LAUSANNE - SUISSE 

9 octobre 2010 - 16 janvier 2011 
www.elysee.ch