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23/01/24

Exposition Anselm Kiefer @ White Cube, Paris - For Jean-Noël Vuarnet

Anselm Kiefer
For Jean-Noël Vuarnet
White Cube Paris
24 janvier – 2 mars 2024

Anselm Kiefer
Anselm Kiefer
Aurora, 2014
Watercolour and pencil on collage of paper
41.5 x 55.5 cm | 16 5/16 x 21 7/8 in.
© Anselm Kiefer 
Photo © White Cube (Thomas Lannes)

Anselm Kiefer
Anselm Kiefer
Semele, 2013
Watercolour and pencil on paper
50.5 x 40.5 cm | 19 7/8 x 15 15/16 in.
© Anselm Kiefer 
Photo © White Cube (Thomas Lannes)

White Cube Paris présente une exposition d'aquarelles d'Anselm Kiefer, réalisées au cours de la dernière décennie dans l'atelier de l'artiste en France. Cette exposition, qui met en lumière un aspect distinct et important de la pratique de Kiefer, est la première depuis plus de 40 ans à être uniquement consacrée à ses aquarelles.

Comprenant une sélection d'œuvres sur papier, l'exposition est intitulée d’après le philosophe et écrivain français Jean-Noël Vuarnet (1945-1996), dont le séjour à la Villa Médicis (Académie de France à Rome) à la fin des années 1970 inspira son livre Extases féminines (1980).

Représentant des figures littéraires, bibliques, mythiques et artistiques, dont Aurora, la déesse romaine de l'aube, et Die Windsbraut, d'après le tableau d'Oskar Kokoschka de 1913-14, ainsi que des images de fleurs et de paysages, ces œuvres offrent une occasion rare de découvrir les aquarelles les plus intimes de Kiefer.

WHITE CUBE
10 avenue Matignon, 75008 Paris

20/11/23

Georges Rousse @ Galerie Catherine Putman, Paris - Exposition "Couleurs"

Georges Rousse : Couleurs
Galerie Catherine Putman, Paris
18 Novembre - 22 Décembre 2023
« Mon travail est évidemment photographique, mais il est avant tout la réalisation de dessins dans l’espace. Avant de réaliser un projet, je concrétise avec l’aquarelle la transparence de la lumière, proche dans cette technique de la transparence de la photographie. L’aquarelle préparatoire me permet d’explorer l’espace, de vivre intimement la relation de la couleur et de la lumière dans ces lieux avant de me projeter dans l’espace réel. Mon travail c’est la couleur, la lumière, le dessin. »

Georges Rousse
La galerie Catherine Putman présente une exposition de Georges Rousse. L'accrochage réunit photographies et aquarelles de ses projets récents et les murs accueillent une installation in situ de l'artiste permettant aux visiteurs d'appréhender sa façon de travailler dans l'espace.

Dès 2006 Catherine Putman a été la première à exposer les aquarelles de Georges Rousse, artiste français internationalement reconnu pour ses installations et son travail photographique. Par un jeu d'optique établi par la création de formes en anamorphose, Georges Rousse réinvente les espaces en définissant un point de vue unique du spectateur. Un principe de travail qu'il fait évoluer depuis des décennies avec une extraordinaire variété : par la peinture ou la réalisation de constructions qu'il nomme archi-sculptures, il travaille aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, dans des lieux patrimoniaux, [la Citadelle d'Ajaccio] des ruines ou des bâtiments en cours de rénovation [Cancale], ou directement sur un immense échafaudage de chantier [Paris].

Ses oeuvres, encore au stade de projets lorsqu'il s'agit d'aquarelles ou ses photographies témoins de ses installations, offrent une explosion de couleurs. Georges Rousse parle un langage universel grâce à la dominance de formes géométriques  - rond, triangle, carrée, pentagone - et à l'usage de couleurs primaires et secondaires.

L'exposition présente des photographies et aquarelles inédites d'installations réalisées ces trois dernières années. La qualité remarquable des aquarelles préparatoires à ces projets témoigne de l'importance grandissante que l'artiste accorde à cette étape de la création et du plaisir que lui procure la pratique de la peinture sur papier. L'aquarelle lui permet d'obtenir une transparence qui fait écho aux effets recherchés sur la lumière et la profondeur de l'espace qu'il met à l'oeuvre dans ses installations in situ. La galerie fait la part belle à la présentation de ces peintures, envisageant plusieurs versions pour une même intervention, mais aussi des images restées, pour l'instant, à l'état de projets.

GALERIE CATHERINE PUTMAN
40, rue Quincampoix, 75004 Paris

07/04/23

Exposition Al Held @ White Cube Paris - Watercolours

Al Held : Watercolours
White Cube Paris
19 avril – 27 mai 2023

Al Held
AL HELD
c. 1992-1994, Camerata, Italy 
© Al Held Foundation, Inc. 
Photo © Janice Mehlman

Al Held

AL HELD
Particular Paradox #20, 1999
Watercolour on paper mounted on board
121.3 x 162 x 7.4 cm | 47 3/4 x 63 3/4 x 2 15/16 in. (framed)
© Al Held Foundation, Inc. 
Photo © White Cube (David Westwood)

Al Held
AL HELD
27, c. 2002
Watercolour on paper mounted on board
86.8 x 137.2 x 7.7 cm | 34 3/16 x 54 x 3 1/16 in. (framed)
© Al Held Foundation, Inc. 
Photo © White Cube (David Westwood)

Al Held
AL HELD
9, 2003
Watercolour on paper mounted on board
111.9 x 136.4 x 5.6 cm | 44 1/16 x 53 11/16 x 2 3/16 in. (framed)
© Al Held Foundation, Inc. Photo 
© White Cube (David Westwood)

White Cube Paris présente une exposition d'aquarelles d'AL HELD (1928-2005). Aspect important de l'exploration par Al Held de la forme, de la couleur et de l'espace, cette sélection d’œuvres témoigne de la "joie pure et sensuelle" que l’artiste ressentait lorsqu'il travaillait avec ce médium et met en lumière la dimension visionnaire d'une hard-edged abstraction qui l’absorba tout au long de sa carrière.

Joyeusement chromatiques et ayant souvent recours à une palette de couleurs chaudes, les aquarelles d’Al Held forment un corpus d'œuvres à part, démontrant la place qu’occupait cette discipline en parallèle de sa pratique de la peinture ; l’aquarelle était pour lui un espace où il pouvait librement formuler des idées et faire progresser son art. Ce groupe d'œuvres a été peint exclusivement en Italie, où il eut un atelier à partir de la fin des années 1980, à la suite d’une prestigieuse résidence à l'American Academy de Rome. Afin de disposer d’un lieu en immersion créative, Al Held fit l’acquisition d’une ferme ancienne en Ombrie en complément de ses lieux de résidence dans l’État de New York, un loft à Manhattan et une vaste grange dans les montagnes Catskills.

Associé à ses débuts à une génération de peintres abstraits américains, Al Held fut très tôt dans sa carrière attiré par l'Europe, profitant du GI Bill pour s'installer à Paris entre 1951 et 1953 et se familiariser avec les maîtres anciens et l'avant-garde européenne. Plus tard, lors d'un séjour en Italie, Al Held s’attacha à étudier de façon approfondie la peinture de la Renaissance, afin d'étendre son vocabulaire au bénéfice de peintures de plus en plus complexes et monumentales.

Réalisées à la fin des années 1990 et au début des années 2000, les aquarelles italiennes - comme les peintures de Giotto, Piero della Francesca et Michel-Ange qu'il admirait tant - sont imprégnées de lumière, apparaissant presque translucides comme si elles étaient éclairées de l'intérieur. Plus profondément, l'aquarelle a offert à Al Held un moyen d’emplir ses œuvres de lumière, transformant ses formes solides en une masse en apesanteur.

Dans ces aquarelles, dont plusieurs sont de très grand format, Al Held se concentre sur la construction d'un espace multidimensionnel par le biais de structures paradoxales et de perspectives superposées. Jouant avec une forte géométrie et exploitant ses dons manifestes de dessinateur, Al Held a su tirer profit du potentiel de transparence du médium pour superposer et fusionner ses formes, résolvant ses compositions semi-illusionnistes avec une immédiateté qui s’oppose à leurs structures soigneusement organisées et imbriquées.

Le statut d’Al Held en tant que coloriste hors-pair et pionnier de l' hard-edged abstraction est confirmé par ses aquarelles. En confrontant perspectives et trajectoires impossibles, elles donnent l'impression d'une vaste et vertigineuse étendue volumétrique, comme si nous regardions au bord d'un espace tridimensionnel en perpétuel recul au sein duquel des rubans sinueux viennent se faufiler à travers des plans à motifs et des formes architecturales qui se projettent vers l'observateur avec une intensité magique. Le motif répété d'immenses anneaux imbriqués dans un espace profond et récessif vient faire écho à ses grandes peintures murales dans l’espace public de la même époque, tandis que les dômes, les arcades et les caissons peuvent rappeler l'architecture de la Renaissance italienne.

À la fois œuvres achevées et prologues aux peintures, les aquarelles d’Al Held visualisent une profondeur de compréhension au-delà de la perception humaine, touchant à des thèmes aussi insondables que la multidimensionnalité et la théorie des cordes. Reflétant sa préoccupation pour la réinterprétation poétique de la théorie scientifique et ses réflexions sur le multivers, Al Held a su canaliser le passé et l'avenir dans ces œuvres lumineuses et visionnaires. Comme l'a écrit Barbara Rose : « Dans le paysage qui a vu naître la Renaissance, [Held] a dessiné et redessiné des formes paradoxales et conflictuelles flottant dans un espace infini et inexploré ».

WHITE CUBE PARIS
10 avenue Matignon, 75008 Paris

10/06/12

Concours Aquarelles Calendrier Hahnemuhle 2013


Flyer (allemand) du concours Hahnemule 2013 


La date de la fin du concours approche pour participer à la première phase de sélection des oeuvres qui figureront dans le calendrier aquarelle 2013 de Hahnemühle. Les oeuvres doivent se raporter au thème Délices Culinaires. Seules les œuvres non publiées et peintes en 2011 et 2012 sont acceptées.

Vous avez jusqu'au 30 juin 2012 pour envoyer par email une photo numérique ou un scan d'aquarelles n'ayant pas fait l'objet d'une publication antérieure (vous pouvez aussi envoyer un CD, mais je pense que si vous lizez ce post vous préférerez la solution du mail). Les oeuvres doivent avoir été peintes sur du papier Hahnemühle ou Moulin du Coq. 

La sélection des oeuvres qui seront publiées dans le calendrier Hahnemühle 2013 sera réalisée par un jury d'artistes. Le choix final se fera au vue de l'oeuvre originale, lors d'une étape suivante. 

Les artistes dont une oeuvre aura été selectionnée recevront 10 exemplaires de l'édition limitée du calendrier Hahnemühle 2013 ainsi qu'une sélection de matériel Hahnemühle, Schmincke et Da Vinci (cf. photo). Il est toutefois évident que la principale récompense est tout simplement d'être sélectionné.

Prix du concours Aquarelles Calendrier Hahnemule 2013

L'actualité du concours sur www.hahnemuehle.com à la rubrique Concours d’Illustrations.

L'oeuvre qui illustre le flyer reproduit ci-dessus est de Sven Brauer dont vous pouvez retrouver le travail sur : www.brauersven.artists.de

22/05/11

Kristina Bength: Within Cuts and Bends - L MD galerie, Paris

Exposition : Kristina Bength 
Within Cuts and Bends 
L MD Galerie, Paris
31 mai - 16 juillet 2011 




KRISTINA BENGHT, Within Cuts and Bends-9, 2010, 
Aquarelle sur papier / Watercolor on paper, 62 x 77 cm
Courtesy Kristina Bength & L MD galerie, Paris 

English version below

La galerie L MD à Paris présente, dans son espace principal, la nouvelle série d'acquarelles de l'artiste suédoise KRISTINA BENGHT, Within Cuts and Bends (dont une partie seulement a été présenté au Salon du Dessin Contemporain en mars dernier). Le travail Kristina Bength est une réactivation et une réinterprétation de faits passés à travers la pratique du dessin. Elle montre la possibilité de falsifier la mémoire et de rejouer le présent, à travers la vie et la destinée de la mystérieuse Amanda Kristina Pedersen.

Within Cuts and Bends reprend le point de départ des deux séries de dessins Transpositions Within The Image Of A Name et Physionomic Inquiries By Amanda Kristina Pedersen : l’histoire de la photographe et comédienne Amanda Kristina Pedersen, condamnée en 1904 pour fraude et falsification d’identités. Le procès eut lieu à Falun en Suède, la ville natale de l’artiste Kristina Bength qui, depuis 2008, s’est emparée de la vie et du destin de la faussaire.

La série d’aquarelle Within Cuts and Bends présente au spectateur des espaces vides et muets, inspirés par des photographies prises par Pedersen -qui fut photographe dans un hopital- au cours de ses multiples « vies ». La transposition de l’image argentique en aquarelle provoque un contraste, celui de la qualité liquide de l'eau créant des surfaces indéfinies qui défient le temps statique de photographie. Within Cuts and Bends joue sur la présence de cette eau, métaphore du souvenir et de l'oubli. En effet, en utilisant des images d’archives et en les réinterprétant dans sa peinture, Bength écrit de nouvelles histoires. Elle révèle les pièges de la mémoire et la réécriture de l'histoire au présent.

Les installations des dessins sont essentielles dans le travail de Kristina Bength. La série Transpositions Within The Image Of A Name fut suspendue sur câbles en tableaux successifs avec en fond sonore, le verdict prononcé à l’issue du procès de Pedersen. La série Physionomic Inquiries By Amanda Kristina Pedersen était exposée en plans horizontaux, sur des lits de fer rigoureusement ordonnés, accompagnée d’un tiroir d’archives présentant les notes du journal de Pedersen, un texte fictif écrit par l’auteur Vendela Fredricson. La scénographie clinique mise en place par Bength n’échappe pas à une relation physique avec les œuvres et au mélange des genres. D’une part, elle oblige à adopter soi-même le va-et-vient d’un médecin examinateur qui scrute les images comme s’il s’agissait de radiographies pour Transpositions Within the Image of a Name ou la position d’un patient pour Physionomic Inquiries by Amanda Kristina Pedersen.

Ainsi, pour l’installation de Within Cuts and Bends dans la galerie L MD, la succession des images suspendues par des fils d'acier donne l'impression d'être une construction qui a soudainement été arrêtée et a été abandonnée, à l’image de la série d’espaces représentés. Entre photographie, peinture et cinéma, le spectateur doit reconstruire le scénario imaginaire de Kristina Bength. L’histoire continue…

Kristina Bength est née en 1984 à Falun en Suède où elle vit et travaille.


Exhibition: Kristina Bength 
Within Cuts & Bends 
L MD Galerie, Paris - France
31 May - 16 July 2011 

L MD galerie (Paris - France) presents the last series of watercolors Within Cuts and Bends of the Swedish artist KRISTINA BENGTH.

Kristina Bength reactivates and translates past events into paintings and drawings. She reveals the possibility of distorting history and memory and replaying the present. For her participation to « Le Salon du Dessin Contemporain » at Carrousel du Louvre Kristina Bength shows a sample of the project Within Cuts and Bends that will open at L MD galerie in 31 May through 23 July 2011. Within Cuts and Bends departs from photographic archive material that comes from the photographer, actress and impostress Amanda Kristina Pedersen, who in 1904 was convicted of fraud and forgery in Falun, Kristina Bength’s hometown.

Since 2008, Kristina Bength has worked on the story of Amanda Kristina Pedersen by bringing the game of fraud and imposture into play in several ways. Within Cuts and Bends is a slide of watercolour paintings that resembles an immovable silent film telling a story in fragments at the point where photographic realism meets the flowing motion of the aquarelle. The paintings depict spaces devoid of human presence, and they both invite and exclude the spectator from entering these spaces. Mute surfaces that keep the gaze out are alternated with surfaces that move freely and provoke forms that heavily contrast with photography. In other words, the aquarelle paintings give dominant significance to how the water’s fluid, transformative quality conquers and challenges the static time of photography.

In terms of material and technique as well as content, water plays an important part in Within Cuts and Bends. Being both a means of the painting process and a motif alluded upon, Water signifies the attempt to trace histories/stories and give new form to them by changing them. In this sense water becomes a metaphor of recollection and oblivion, referring back to the overall question of what it means to remember and forget, but also to what it means to use archive material and restage it in new stories. The difficulties and pitfalls of returning to the past and re-write history is the main theme of Kristina Bength’s art. The events as such cannot return, but they can recur in other forms if painting succeeds to put the storytelling potential of the archive into use.

The installation’s sculptural form establishes an allegorical relation to cinema, and there is also something mechanical over the installation. The paintings creates a separate form and are attached to steel wires that outline their own geometry of lines and forms in the exhibition space, and the installation gives the impression of being a construction that has suddenly stopped, lost its motion and been abandoned, quite similar to the milieus that the series of paintings are showing. Another dimension of Bength’s installation is the tense meeting between the metallic firmness of the wires and the fragility of the aquarelle paintings’ paper and tape. This tension is also emphasized in the paintings.

Kristina Bength was born in 1984 in Falun (Sweden) where she also works and live.

L MD GALERIE
56 rue Charlot
75003 Paris - France

www.lmd-art.com