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16/04/25

Une passion chinoise. La collection de Monsieur Thiers @ Musée du Louvre, Paris

Une passion chinoise 
La collection de Monsieur Thiers  
Musée du Louvre, Paris
14 mai - 25 août 2025

Il est un fait relativement méconnu : l’art chinois est bien présent au Louvre. Le musée du Louvre conserve au département des Objets d’art plus de 600 œuvres d’origine chinoise, principalement issues des collections d’Adolphe Thiers, d’Adèle de Rothschild et des collections royales. Parmi elles se trouvent de véritables trésors.

De récents travaux ont mis en lumière celles de la collection Thiers, journaliste, historien, figure politique majeure du 19e siècle : député, ministre, président du conseil et, enfin président de la République française.

L’exposition se donne pour vocation de révéler au grand public ces œuvres exceptionnelles, en les rapportant au contexte historique, diplomatique et culturel de leur création puis de leur collecte par Thiers. Elle met en lumière la passion jusqu’alors méconnue de Thiers pour la Chine.

Elle rassemble plus de 170 œuvres datant majoritairement du 18e et du 19e siècle : rouleaux, pages d’albums, gravures, estampes, porcelaines, jades, laques, ivoires, bronze ou en bois incrustés de pierres et de nacres… La première section présente brièvement Adolphe Thiers, son regard particulier sur l’art, son approche de la collection, sa passion pour la Renaissance. La seconde section, formant le cœur de l’exposition, présente la collection chinoise, prise dans son ensemble. Thiers voulant écrire sur l’art chinois collectionnait livres sur la Chine, documents et objets d’art de manière concomitante. 

L’exposition suit les grands thèmes que l’on peut observer dans sa collection : l’histoire ancienne et contemporaine, les images de la Chine (paysages, architecture, costumes), quelques thèmes clés de la culture chinoise (la langue, l’écriture, les lettrés), les « trois sagesses » (bouddhisme, taoïsme, confucianisme), la porcelaine chinoise – dont il était un expert reconnu et enfin l’art impérial. Dans ce dernier domaine, la collection compte plusieurs chefs-d’œuvre dont un exceptionnel rouleau du Qingming Shanghe Tu réalisé pour l’empereur Qianlong. 

Commissaire de l'exposition : Jean-Baptiste Clais, conservateur en chef au département des Objets dArt, musée du Louvre.

Un catalogue, sous la direction de Jean-Baptiste Clais, accompagne l'exposition (à paraître le 14 mai 2025).

MUSÉE DU LOUVRE, PARIS

03/02/14

De la Chine aux Arts Décoratifs. L'art chinois dans les collections du Musée des Arts décoratifs, Paris

De la Chine aux Arts Décoratifs. L'art chinois dans les collections du Musée des Arts décoratifs 
Musée des Arts Décoratifs, Paris 
13 février - 29 juin 2014 

Brûle-parfum en forme de gui couvert, 
Chine, dynastie Qing, période Qianlong (1736-1796)
Emaux cloisonnés et champlevés sur cuivre
Dépôt public Fondation Salomon de Rothschild, 1923
Musée des Arts décoratifs, Paris, photo Jean Tholance

De la Chine aux Arts Décoratifs retrace l’apparition du goût pour l’art chinois qui prend une ampleur manifeste en France au XIXe siècle, mais aussi l’histoire particulière d’une collection. Le Musée Chinois à Fontainebleau inauguré par l’Impératrice Eugénie en 1863, ou encore les Expositions Universelles, sont les prémices de ce nouvel et vif intérêt pour des formes d’art que ces amateurs éclairés vont, pour certains, collectionner avec passion.

Les premières salles de l’exposition rendent hommage à ces collectionneurs et ces légataires, tels que Jules Maciet, Raymond Koechlin, Jean Schlumberger, Raoul Duseigneur, Mademoiselle Grandjean, mais aussi David David-Weill et la Baronne Salomon de Rothschild. En faisant don au musée des Arts décoratifs, ils revendiquent le souci de préserver, valoriser et transmettre un répertoire esthétique nouveau, ainsi que les secrets de certaines techniques, comme la laque ou encore la porcelaine.

Aiguière, Chine, dynastie Ming, XVIe siècle
Porcelaine de Jingdezheng, monture en bronze doré
Don Alexis Rouart, 1898, Musée des Arts décoratifs, Paris

Les raisons données par David David-Weill, lorsqu’il offre ses émaux cloisonnés au musée en février 1923, valent sans doute pour chacun d’entre eux : « La collection (…) pourra être un enseignement utile pour toute une branche d’artistes décorateurs ». Cet art chinois prisé par les créateurs et les amateurs occidentaux offre la possibilité de renouveler les techniques et d’ouvrir la porte à un nouveau répertoire iconographique. Les représentations de dragons ou encore de « chiens Fô » et d’autres chimères sont, pour le public européen de l’époque, des figures étranges et cryptiques qui suscitent toute leur curiosité.

Double gourde (paire), Chine, dynastie Qing, laque, XVIIIe siècle
Dépôt public Fondation Salomon de Rothschild, 1923
Musée des Arts décoratifs, Paris

De la Chine aux Arts Décoratifs est l’occasion d’appréhender une collection qui révèle un héritage artistique inédit. A l’exception de pièces réalisées pendant les premières dynasties royales ou impériales chinoises, les objets exposés appartiennent aux dynasties des Song (960-1279), des Yuan (1279-1368) et, pour la majorité, aux deux dernières dynasties impériales, celles des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1912). Ces chefs-d’oeuvre datant des périodes les plus récentes sont parmi les plus prisés des collectionneurs de l’époque et forment ainsi une partie importante de l’exposition, permettant de se rendre compte de la finesse et de la richesse des fonds que conservent Les Arts Décoratifs. Le public est invité à admirer une grande diversité d’objets tels que des robes de cour (chaofu) ou de cérémonie (lifu), des habits semi-officiels (jifu), des armures, ou encore des textiles présentés sous forme d’échantillons plus ou moins grands, offrant un catalogue de motifs et de techniques extraordinaires qui ont fasciné les Européens. Des albums de papiers aquarellés du XVIIIe et du XIXe siècle, réalisés pour le marché occidental et illustrant le mode de vie et les décors chinois, sont sortis des archives de la bibliothèque des Arts Décoratifs pour l’occasion. 


Plat, Chine, dynastie Yuan (1279-1368)
Porcelaine avec décor en bleu de cobalt sous couverte
Achat Raoul Duseigneur, 1894
Musée des Arts décoratifs, Paris

Deux salles sont dédiées aux céramiques d’exportation provenant majoritairement des collections d’Alexandrine Grandjean et de Paul Pannier et des périodes plus anciennes sont classées par techniques, et mettent à jour des pièces d’exception comme le grand plat Yuan en porcelaine avec un décor bleu de cobalt sous couverte. Au même titre, des jarres, des vases ou encore des pots à anse en céramique évoquent l’époque durant laquelle les Compagnies des Indes orientales importaient par millions ces objets en Europe, alors que cette dernière recherchait encore le secret de la porcelaine. Ce parcours à travers l’histoire de l’art chinois retrace également l’évolution du goût des collectionneurs qui penchent pendant un temps pour les décors richement constitués d’émaux polychromes, et plus tardivement pour des objets initialement destinés au commerce en Chine.

Brûle-parfum en forme de li ding, Chine, dynastie Qing 
Bronze patiné, Achat Laurent Héliot, 1892
Musée des Arts décoratifs, Paris

Une autre partie de l’exposition, dédiée à un ensemble remarquable de cloisonnés provenant de dons de David David-Weill et de la Baronne Salomon de Rothschild, réunit l’une des collections les plus importantes de ce genre, très peu vues en Europe, offrant ainsi un panorama impressionnant qui retrace l’historique de cette technique. Ces chefs-d’oeuvre accompagnent des objets rares, tels qu’une vingtaine de cornes de rhinocéros sculptées appartenant aux dynasties Ming et Qing. Des pierres dures finement travaillées telles des vases, des pots et des coupes en jade, en agate et en lapis-lazuli sont également montrés au public et témoignent du raffinement de la culture chinoise. Aux côtés de ces pièces, s’ajoute une sélection d’éléments de mobilier dont des paravents qui rappellent la grande maitrise de la laque que les européens ont longtemps admirée des chinois.

L’exposition montre aussi des objets essentiellement fabriqués pour le marché chinois. Iconographies et symboliques des motifs sont décryptées au public pour mieux appréhender l’art et la culture de la Chine. Ces oeuvres figurant aujourd’hui au musée, sont ainsi l’occasion d’aborder les méthodes de création originales et anciennes, tout en distinguant le « goût chinois » de celui des français, dans la sphère des métiers d’art. En exposant cette collection, Les Arts Décoratifs souhaitent également apporter une ouverture sur la Chine du XXe siècle et contemporaine à travers des affiches et des jouets, mais aussi des oeuvres de designers ou de créateurs chinois.

En écho à l’exposition Les secrets de la laque Française. Le vernis Martin qui est installée dans la Nef du musée, De la Chine aux Arts Décoratifs s’étend dans les douze salles de la galerie d’étude, du 13 février à l’été 2014. Tout en mettant en lumière l’héritage du savoir-faire chinois et l’impact qu’il a eu sur les métiers d’art en Europe et en France en particulier, cet événement est ainsi l’occasion d’exposer une collection précieuse et riche, trop rarement montrée au public jusqu’à aujourd’hui. 

Commissaire de l'exposition : Béatrice Quette, Musée des Arts décoratifs

MUSEE DES ARTS DECORATIFS
107, rue de Rivoli – 75001 Paris
www.lesartsdecoratifs.fr

26/01/14

Jiang Shanqing, Art Paris Art Fair 2014, IFA Gallery

JIANG SHANQING
à ART PARIS ART FAIR 
27 - 30 mars 2014
Stand IFA Gallery

La Chine est l'invitée d'honneur de l'édition 2014 d'Art Paris Art Fair. Cette invitation, qui coïncide avec le cinquantième anniversaire de la reconnaissance de la Chine populaire par la France, met en lumière différentes générations d'artistes chinois représentés aussi bien par des galeries venues de Pékin, Shanghaï et Hong Kong que par des galeries occidentales. 

Jiang Shanqing
 JIANG SHANQING
(c) Jiang Shanqing / IFA gallery

Du 27 au 30 mars 2014, IFA GALLERY présente un accrochage représentatif de son attachement à la création artistique chinoise et révèle, aux côtés de ses artistes emblématiques, les œuvres récentes de Jiang Shanqing.

Quand la nouveauté rencontre la force de la tradition millénaire de l'art chinois, quel serait le résultat ?
Le travail de l'artiste Jiang Shanqing en donne un aperçu, en fusionnant si habilement la modernité des représentations et la tradition de l'encre et du papier de la Chine ancienne.

Aussi abstrait qu'en soit le motif, le monde visible y demeure toujours sous-jacent si bien qu'il conserve tout son pouvoir d'évocation. De même que dans certaines de ses calligraphies l'artiste déforme le signe jusqu'à ce que se perde sa signification mais lui conserve sa force de suggestion, à la façon d'un accord musical.

« Son geste d'encre vient de l'écriture. Certaines de ses œuvres sont des interprétations d'idéogrammes oubliés. Personne, sinon des savants lettrés pourraient en deviner le sens. Jiang Shanqing joue avec la sémantique et compose des poèmes visuels, dont le sens est uniquement plastique » commente Alin Avila, historien et critique d'art.

Jiang Shanqing
JIANG SHANQING
(c) Jiang Shanqing / IFA gallery

JIANG SHANQING

Jiang Shanqing, est né en 1961 à Haining dans la province de Zhejiang en Chine. On le dit « habité par une lutte intérieure entre rationalité et intuition ». Il vit à Pékin, partage son temps entre la Chine et son atelier parisien et expose un peu partout dans le monde.

Dans les années 1980, Jiang Shanqing s'initie aux techniques artistiques traditionnelles chinoises au sein de la Société des Graveurs de Sceaux de Xiling située à Hangzhou.

Il développe son savoir-faire auprès du Maître Qian Juntao (1906-1998), qui lui enseigne les différentes techniques: la calligraphie, la peinture, les techniques de découpage ainsi que la lithographie. Il y découvre également la littérature. Il puise dans les origines de l'écriture chinoise, un répertoire de formes traditionnelles et modernes.

Le Professeur Ian Robertson du British Sotheby's Institute of Art, expert réputé du marché de l'art contemporain chinois, considère Jiang Shanqing, comme l'un des meilleurs spécialistes de la peinture à l'encre de Chine au pinceau.

05/12/10

Arts Asiatiques: Art Chinois, Sotheby’s Paris – Vente du 16-12-2010

Deux sculptures Arahts Ajita et Cudapanthaka en bronze doré, XVe-XVIe siecle - Lots 78 et 79 - Photo courtesy Sotheby's

Deux sculptures en bronze exceptionnelles 
provenant d’une collection privée européenne
Arahts Ajita et Cudapanthaka en bronze doré
Lots 78 et 79, estimation : 350 000 / 500 000 € chacun*
Photo courtesy of Sotheby's

 

La diversité des œuvres majeures de la prochaine vente d’arts asiatiques le 16 décembre chez Sotheby’s à Paris offre un riche panorama de la créativité et de la virtuosité de l’art chinois quelle que soit la discipline.

Les plus beaux exemples sont les deux arahts, Ajita et Cudapanthaka en bronze doré sino tibétain, XVe - XVIe siècle (lots 78 et 79, reproduits ci-dessus, estimation : 350.000 / 500.000 € chacun), qui proviennent d’une collection particulière européenne. Issus à l’origine d’une série de seize, ces arhats, étaient tous placés dans le même sanctuaire à l’est et à l’ouest du Bouddha Shakyamuni dont ils étaient les disciples. On connaît leur position grâce à l’inscription gravée sur leur base. Sur les seize, cinq sculptures sont répertoriées, une est conservée au Victoria and Albert Museum de Londres, une autre au  Staatliches Museum für Völkerkunde de Munich, les trois autres sont entre des mains privées. Sept sont donc désormais sept en comptant les deux proposés lors de la vente.

Plat en porcelaine bleu blanc, Chine, Dynastie Ming, Epoque Yongle, XVeme siècle - Lot 32 - Photo courtesy of Sotheby's La porcelaine chinoise est également très largement représentée dans cette vente. A commencer par un plat au bouquet en porcelaine bleu blanc, Dynastie Ming, époque Yongle (1403-1424) et par une aiguière dans le gout ottoman datant également de l’époque Yongle (lot 32, estimation :  80.000 / 120.000 € – Photo courtesy Sotheby’s), ou encore un magnifique pot tankard  toujours en porcelaine bleu blanc (lot 33, estimation : 150.000 / 200.000 €) datant du  règne de Xuande (1426-1435), ainsi qu’un  plat bleu blanc à fond jaune portant la marque de l’empereur Zhengde (1506-1521) (lot 36, estimation : 100.000 / 150.000 €).  Cette dernière pièce provient de la collection de l’ambassadeur d’Allemagne en Extrême Orient pendant le premier quart du XXème siècle.

 Amitayus en porcelaine de la famille rose, Chine, Dynastie Qing, Epoque Qianlong - Lot 196 - Photo courtesy Sotheby's

La perfection atteinte sous la dynastie Qing est magnifiquement représentée par un Amitayus en porcelaine de la famille rose d’époque Qianlong (1736-1795) (lot 196, estimation : 60.000 / 80.000 € – Photo courtesy Sotheby’s) et une très belle gourde en porcelaine bleu blanc, également d’époque Qianlong (lot 199, estimation :  80.000 / 120.000 €).

 

Vase en bambou sculpté, Chine, Dynastie Qing, Epoque Qianlong, XVIIIeme siècle - Lot 15 - Photo courtesy of Sotheby'sL’éventail des arts de la Chine ne serait pas complet sans de très beaux objets d’art et jades sculptés. Les objets particulièrement dignes d’intérêt sont ceux issus des ateliers de lettrés comme par exemple un petit repose-pinceaux en bronze tâché d’or portant la marque de l’empereur Qianlong (1736-1795) de la dynastie Qing  (lot 75,  estimation : 3000 / 5000 €), ainsi que quelques  coupes libatoires en corne de rhinocéros très finement sculptées (lot 23, estimation : 40.000 / 60.000 € et lot 77, estimation : 70.000 / 90.000 €) ainsi qu’un vase en bambou sculpté escaladé par quatre enfants se faisant la courte échelle (H 19,5 cm, cf. photo courtesy Sotheby’s) toujours d’époque Qianlong (lot 15, estimation : 30.000 / 40.000 €). 

Pour la section des jades sculptés notons le sceptre ruyi du XVIIIème siècle (Lot 210, estimation 60.000 / 80.000 €), et un  écran de table impérial en jade vert épinard gravé de poèmes d’époque Qianlong (1736-1795) (lot 211, estimation 100.000 / 150.000 €).

Cette vente ne se cantonne pas aux arts de la Chine mais s’étend jusqu’au Vietnam d’où est proposé une collection de porcelaines dites  “Bleus de Huê” provenant de la cité interdite et ayant appartenu ensuite au prince Bao Long. Quant au Japon, il est représenté par des objets d’art en métal prouvant l’habileté des artisans japonais, comme une paire de vases d’époque Meiji (1868-1912) (lot 359, estimation : 20.000 / 30.000 €) et par une série complète des fameuses 36 vues du Mont Fuji d’Ando Hiroshige (1797-1858) (lot 401, estimation 15.000 / 20.000 €) et d’autres ensembles d’estampes japonaises.

Au total, ce sont 415 lots qui sont présentés lors de cette vente. Quatre journées d’expositions sont proposées aux amateurs d’arts asiatiques souhaitant voir ces pièces de toute beauté de plus prêt. Concernant les photos des lots, l’ensemble peut être consulté (à un format plus grand que sur ce blog et possibilité de zoomer), accompagné de fiches descriptives sur le site de Sotheby’s.

Exposition
Samedi 11 Décembre 10h - 18h
Lundi 13 Décembre 10h - 18h
Mardi 14 Décembre 10h - 18h
Mercredi 15 Décembre 10h - 18h

* Les estimations sont hors commission d’achat.

Vente dirigée par Cyrille Cohen.

www.sothebys.com