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16/04/25

Une passion chinoise. La collection de Monsieur Thiers @ Musée du Louvre, Paris

Une passion chinoise 
La collection de Monsieur Thiers  
Musée du Louvre, Paris
14 mai - 25 août 2025

Il est un fait relativement méconnu : l’art chinois est bien présent au Louvre. Le musée du Louvre conserve au département des Objets d’art plus de 600 œuvres d’origine chinoise, principalement issues des collections d’Adolphe Thiers, d’Adèle de Rothschild et des collections royales. Parmi elles se trouvent de véritables trésors.

De récents travaux ont mis en lumière celles de la collection Thiers, journaliste, historien, figure politique majeure du 19e siècle : député, ministre, président du conseil et, enfin président de la République française.

L’exposition se donne pour vocation de révéler au grand public ces œuvres exceptionnelles, en les rapportant au contexte historique, diplomatique et culturel de leur création puis de leur collecte par Thiers. Elle met en lumière la passion jusqu’alors méconnue de Thiers pour la Chine.

Elle rassemble plus de 170 œuvres datant majoritairement du 18e et du 19e siècle : rouleaux, pages d’albums, gravures, estampes, porcelaines, jades, laques, ivoires, bronze ou en bois incrustés de pierres et de nacres… La première section présente brièvement Adolphe Thiers, son regard particulier sur l’art, son approche de la collection, sa passion pour la Renaissance. La seconde section, formant le cœur de l’exposition, présente la collection chinoise, prise dans son ensemble. Thiers voulant écrire sur l’art chinois collectionnait livres sur la Chine, documents et objets d’art de manière concomitante. 

L’exposition suit les grands thèmes que l’on peut observer dans sa collection : l’histoire ancienne et contemporaine, les images de la Chine (paysages, architecture, costumes), quelques thèmes clés de la culture chinoise (la langue, l’écriture, les lettrés), les « trois sagesses » (bouddhisme, taoïsme, confucianisme), la porcelaine chinoise – dont il était un expert reconnu et enfin l’art impérial. Dans ce dernier domaine, la collection compte plusieurs chefs-d’œuvre dont un exceptionnel rouleau du Qingming Shanghe Tu réalisé pour l’empereur Qianlong. 

Commissaire de l'exposition : Jean-Baptiste Clais, conservateur en chef au département des Objets dArt, musée du Louvre.

Un catalogue, sous la direction de Jean-Baptiste Clais, accompagne l'exposition (à paraître le 14 mai 2025).

MUSÉE DU LOUVRE, PARIS

15/10/23

Paris+ par Art Basel @ Jardin des Tuileries - La Cinquième Saison - Collaboration avec le Musée du Louvre - Liste des artistes + Oeuvres + Photos

La Cinquième Saison
Exposition dans le Jardin des Tuileries présentée par le musée du Louvre 
et Paris+ par Art Basel 
17 - 22 octobre 2023

Le musée du Louvre et Paris+ par Art Basel renouvellent leur collaboration dans le jardin des Tuileries. Pour l'édition 2023, ils ont invité une seconde fois Annabelle Ténèze à proposer aux visiteurs et aux promeneurs une exposition d’œuvres contemporaines conçues par vingt six artistes, La Cinquième Saison.

En dialogue avec ce lieu d’histoire, nature paysagée et promenade populaire au cœur de la ville, la Suite de l’histoire questionnait déjà en 2022 les nouvelles pratiques artistiques dans l’espace public, en proposant des monuments alternatifs. Cette seconde exposition interroge à nouveau les visiteurs : comment vivre et habiter différemment le jardin ? Qui demeure dans ce lieu où coexistent l'eau, le végétal et le minéral ? Sur fond de changement climatique, entre nécessité écologique et sauvegarde patrimoniale, dans un environnement urbain où les enjeux liés au réchauffement se trouvent exacerbés, les œuvres de plus d'une vingtaine d'artistes sont présentées comme autant d'objets doués de vie. Ceux-ci nous invitent à nous rendre sensibles aux mouvements du jardin et de leurs habitants : animaux, humains, arbres et plantes.

Ensemble, ils donnent à voir la vie et les énergies réfugiées dans les interstices, entre les pierres, les racines, les bassins, derrière le battement de la ville, retissant le lien avec le vivant. Ils soulignent nos interdépendances et rendent visibles les forces, les faiblesses et les dominations de ces coexistences, pour imaginer comment écrire et vivre ensemble les « suites de l’histoire ».

Une nouvelle fois, la collaboration entre le musée du Louvre et Paris+ par Art Basel s'incarne avec La Cinquième Saison dans une exposition conçue spécialement pour le jardin des Tuileries par une commissaire choisie conjointement par les deux partenaires. En 2024, les jardins seront au cœur du dispositif olympique et paralympique.

Pour les éditions 2025 et 2026, le commissariat de cette exposition sera confié à Mouna Mekouar, invitée à son tour à concevoir un parcours d'œuvres, au cœur du jardin.

INTRODUCTION par ANNABELLE TÉNÈZE, 
directrice du Louvre-Lens et commissaire de l’exposition
En écho au Jardin des Tuileries, nature paysagée et promenade historique au cœur de la ville, La Cinquième Saison explore le jardin comme espace d’activités et de cohabitation végétale, aquatique, minérale, animale et humaine. L’exposition réunit 26 artistes de différentes générations, issus de plusieurs continents, dont les créations semblent des objets doués de vie. Dans un monde en profonde transformation, entre nécessité écologique et sauvegarde patrimoniale, les artistes nous sensibilisent aux mouvements du jardin et du vivant : à rencontrer les animaux qui s’y promènent, les plantes qui y poussent, à chercher d’où l’eau s’y écoule, à voir les racines des arbres émerger, à questionner l’origine des matières, à percevoir comment les pierres s’y animent et comment les énergies se réfugient dans les interstices. Travaillant à même le paysage, ces artistes soulignent nos interdépendances, les forces et les faiblesses de ces coexistences. Pour eux, l’enjeu de l’habitat et de la nécessaire cohabitation au sein de la communauté terrestre est constant, afin que puisse se dessiner et se vivre, ensemble, cette mystérieuse Cinquième Saison à venir.

Le thème historique des “Quatre saisons”, dont sont emblématiques les cycles de peintures d’Archimboldo ou de Nicolas Pousssin conservées au musée du Louvre, témoigne de ce que les artistes ont constamment exploré le rapport de l’humain à la nature, aussi bien les traces que l’humain laisse sur elle, que celles qu’elles laissent sur nous. Avec La Cinquième Saison, les artistes s’inscrivent de manière inédite dans cette histoire du paysage, à un moment de transformation dramatique du vivant.
LISTE DES ARTISTES ET OEUVRES EXPOSÉES

Joël Andrianomearisoa
Sérenade, Sérénade, 2023
Installation conçue pour les exèdres du jardin des Tuileries. 
Présentée par Almine Rech (Paris, Bruxelles, Londres, New York, Shanghai)

Joël Andrianomearisoa
Joël Andrianomearisoa 
SERENADE SERENADE
SERENADE AND THE TRIUMPH OF ROMANCE
Dessin préparatoire, 2023
© Courtesy of the artist et Almine Rech Gallery

Alex Ayed
Untitled (Belt el hmam I), 2023. 
Présentée par Balice Hertling (Paris) et ZERO… (Milan).

Alex Ayed
Alex Ayed
Untitled (Belt el hmam I), 2023
Bois d'olivier, chaux, acier, plâtre, argile, foin
410 x 175 x 180 cm
Courtesy of the artist, Balice Hertling, Paris and ZERO…, Milan

Meriem Bennani
Windy, 2022
Présentée par Clearing (New York, Bruxelles, Los Angeles).

Meriem Bennani
Meriem Bennani 
Windy, (2022) 
Acier, aluminium, moteurs de vélos électriques, mousse 
243.8 x 152.4 x 152.4 cm
© Meriem Bennani 
Courtesy: l’artiste, High Line et Audemars Piguet,
 CLEARING Brussels, New York, Los Angeles
Photographie : Une co-commission High Line Art 
et Audemars Piguet Contemporary

Julien Berthier
L'Invisible, 2021 
Présentée par Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois (Paris)

Julien Berthier
Julien Berthier 
L’Invisible (2021) 
Polystyrène, résine époxy, peinture, bateau d'occasion, moteur. 
220 x 420 x 232 cm
© Photo Julien Berthier ; 
Courtesy de l'artiste et Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris

Claudia Comte
Five Marble Leaves, 2023 
Présentée par Albarrán Bourdais (Madrid).

Claudia Comte
Claudia Comte 
Five Marble Leaves (2022).
Marbre blanc de Carrare, dimensions variables
© Courtesy of the artist and Albarrán Bourdais

Tony Cragg
Willow,  2014. 
Présentée par Buchmann Galerie (Berlin et Lugano).

Tony Cragg
Tony Cragg 
Willow (2014) 
Bronze, 235 x 232 x 251 cm 
© Photo: Michael Richter Courtesy de l’artiste et Buchmann Galerie, Berlin

Gloria Friedmann
Les représentants, 2022. 
Présentée par Ceysson & Bénétière (Paris, Luxembourg,  New York, Saint-Étienne).

Gloria Friedmann
Gloria Friedmann 
Les Représentants (2022) 
Résine, terre, acier, peinture, vernis, 550 x 200 x 200 cm
Courtesy of Ceysson & Bénétière

John Giorno
Let it Come, Let it Go, 2017.  
Présentée par la Galerie Eva Presenhuber (Zurich, Vienne)

John Giorno
John Giorno 
LET IT COME, LET IT GO (2017) 
Pierre calcaire taillée, 90 x 170 x 80 cm 
By courtesy of the John Giorno Foundation, New York, 
and Galerie Eva Presenhuber, Zurich / Vienna 
© John Giorno Foundation
Photo de Thomas Garnier

General Idea
AIDS Sculpture, 1989-2023. 
Présentée par Esther Schipper (Paris, Berlin, Séoul) en collaboration avec Mai 36 Galerie (Zurich), Maureen Paley (Londres), et Mitchell-Innes & Nash (New York).

General Idea
General Idea
AIDS Sculpture (1989/2023)
Exhibition view Stedelijk Museum, Amsterdam, 2023
Acier inoxydable, 195 x 195 x 97.5 cm
© Peter Tijhuis
Courtesy of the Estate of General Idea and Mai 36 Galerie, Zurich; 
Maureen Paley, London; Mitchell-Innes & Nash, New York; 
and Esther Schipper, Berlin/Paris/ Seoul

Emma Jääskeläinen
At Her Fingertips, 2022 
Présentée par PSM (Berlin)

Emma Jääskeläinen
Emma Jääskeläinen 
At Her Fingertips
Vue d'exposition, 2022, Tampere Art Museum, Tampere, Finlande.
Marbre rose norvégien, chaîne en métal, pierres. Dimensions variables.
Courtesy of the artist © Paavo Lehtonen

Jacqueline de Jong
Baked Potatoes, 2006  
Présentée par Dürst Britt & Mayhew (La Haye).

Jacqueline de Jong
Jacqueline de Jong 
Baked Potatoes (2006) 
Céramique émaillée, dimensions variables 
© Gert Jan van Rooij, courtesy of the artist 
and Dürst Britt & Mayhew, The Hague

Hans Josephsohn
Untitled, 2005  
Présentée par Skarstedt (Paris, New York, Londres) et Max Hetzler (Paris, Berlin, Londres, et Marfa).

Hans Josephsohn
Hans Josephsohn 
Untitled (2005) 
Laiton, édition 2/6 + 2 AP. 69 x 225 x 72 cm 
© Kesselhaus Josephsohn, St.Gallen
Courtesy of the Estate et Galerie Max Hetzler Berlin/Paris/ London

Nicène Kossentini
The Butterfly, 2014 
Présentée par Selma Feriani Gallery (Tunis et Londres).

Nicène Kossentini
Nicène Kossentini 
The Butterfly (2014) 
Fibre de verre translucide, tissu japonais et résine 
180 x 150 x 10 cm
© Courtesy of Selma Feriani Gallery et de l’artiste

Vojtech Kovarík
Ares, 2023. 
Présentée par la Galerie Derouillon (Paris).

Alicja Kwade
Stella Stella, 2023. 
Présentée par Mennour (Paris).

Alicja Kwade
Alicja Kwade
Stella Stella, 2023.
Bronze patiné, pierre. 123.5 x 59 x 128 cm
© Alicja Kwade, Courtesy the artist and Mennour, Paris

Tony Matelli
Lion (Bananas), 2022  
Présentée par Andréhn-Schiptjenko (Paris et Stockholm).

Tony Matelli
Tony Matelli
Lion (Bananas), 2022 
Béton, bronze peint. 91.5 x 152.5 x 46 cm. 
Courtesy de l’artiste; Andréhn-Schiptjenko, Paris
© Tony Matelli Studio et Andréhn-Schiptjenko

Zanele Muholi
The Politics of Black Silhouettes, 2023 
Présentée par la Galerie Carole Kvasnevski (Paris).

Zanele Muholi
Zanele Muholi 
Muholi V . Bronze
© Courtesy Galerie Carole Kvasnevski 
& Muholi International Productions

Romina De Novellis
Voulez-vous danser avec moi ? Merci, je ne préfère pas !, 2023  
Présentée par Galerie Alberta Pane (Paris et Venise)

Romina De Novellis
Romina De Novellis
Voulez-vous danser avec moi ? Merci, je ne préfère pas ! (2023)
Sculpture et performance, 400 x 240 x 240 cm
Arachne, performance de Galatina à Punta Ristola, vidéo 24'52"
© De Novellis/Bordin, 2018, Courtesy Galerie Alberta Pane et Ramdom

Henrique Oliveira
Desnatureza 5, 2022   
Présentée par Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, (Paris )

Henrique Oliveira
Henrique Oliveira 
Desnatureza 5 (2022) 
Métal, papier mâché, bois de récupération 
250 x 700 x 550 cm 
Vue de l'exposition "Les Extatiques", 2022 
© Martin Argyroglo. By courtesy of Galerie GP & N Vallois, Paris

Gaetano Pesce
Double Heart Lamp, 2022  
Présentée par  Champ Lacombe (Biarritz) 

Gaetano Pesce
Gaetano Pesce 
DOUBLE HEART LAMP (2022)
© Courtesy of the artist 

Solange Pessoa
Bronzôcos, 2005/2023. 
Présentée par Mendes Wood DM ( São Paulo, Bruxelles, New York, Paris)

Solange Pessoa
Solange Pessoa
 
Bronzôcos (2005/2023)
Installation de 6 sculptures en bronze, dimensions variables
Courtesy de l’artiste et Mendes Wood DM, São Paulo, Brussels, Paris, New York
© Fernando Lima (Photographie), Solange Pessoa

Jean Prouvé et Pierre Jeanneret
Maison F 8 X 8 BCC, 1942. 
Présentée par la Galerie Patrick Seguin (Paris)

Jean Prouvé et Pierre Jeanneret
Jean Prouvé et Pierre Jeanneret
Maison démontable F 8x8 BCC, 1941. 
Système constructif Jean Prouvé, Pierre Jeanneret, architectes
Acier, bois et verre. 330 x 1070 x 829 cm
Exposée à l’Ambassade de France à Tokyo, 2016 
© Galerie Pierre Seguin

Kathleen Ryan
Shell, 2023. 
Présentée par Karma (Paris, Berlin, Londres, et Marfa).

Oscar Tuazon
Oil and Water, 2023 
Présentée par Morán Morán (Los Angeles, Mexico City)

Oscar Tuazon
Oscar Tuazon
 
Oil and Water (2023)
Marbre, aluminium poli, eau, pompe à eau 
et composants électriques, 88.9 x 58.4 x 58.4 cm
© Courtesy de l’artiste et Morán Morán

Claudia Wieser
But round my chair the children run, 2023. 
Présentée par Sies + Höke (Düsseldorf) et von Bartha (Bâle, Copenhague).

Claudia Wieser
Claudia Wieser 
But round my chair the children run, 2023
Carreaux de céramique émaillée, plaques de cuivre
sur panneaux de bois contreplaqué
313 x 293 x 232 cm
© Claudia Wieser,
Courtesy of the artist; Sies + Höke, Düsseldorf; 
von Bartha, Basel/Copenhagen

Jardin des Tuileries  
Horaires d’ouverture
Accès libre, tous les jours, de 7h30 à 19h30

Entrées :
Place de la Concorde
Rue de Rivoli
Quai des Tuileries
Avenue du général Lemonnier
Passerelle Solferino

21/10/22

Dessins bolonais du XVIe siècle dans les collections du Louvre @ Musée du Louvre, Paris

Dessins bolonais du XVIe siècle dans les collections du Louvre
Musée du Louvre, Paris
21 Septembre 2022 – 16 Janvier 2023

Cette exposition propose de découvrir l’évolution du dessin bolonais tout au long du XVIe siècle à  travers une sélection de quarante-quatre feuilles, en mettant en valeur des personnalités artistiques majeures aux côtés d’autres demeurant parfois encore dans l’ombre, mais ayant énormément dessiné. L’exposition accompagne la parution du tome XII de l’Inventaire général des dessins italiens, consacré à l’école bolonaise du XVIe siècle, comprenant des dessins exécutés par des artistes natifs de la ville de Bologne, ou bolonais d’adoption, actifs avant l’arrivée des Carrache.

Dans les toutes premières années du Cinquecento, dans les ateliers de Francesco Francia, Peregrino da Cesena, Marcantonio Raimondi ou Amico Aspertini s’affirme une nouvelle manière de dessiner, raffinée et élégante, qui pousse parfois jusqu’au fantasque. Les personnalités moins connues d’Innocenzo da Imola, Bagnacavallo, Biagio Pupini et Girolamo da Treviso, actifs entre 1515 et 1550 environ, imprégnées de culture classique et raphaélesque, contribuent progressivement à la création d’un style nouveau, caractérisé par des effets d’ombre et de lumière particulièrement intenses, qui ouvrent la voie à la manière moderne.

Vers le milieu du siècle, Pellegrino Tibaldi importe à Bologne, depuis Rome, un nouveau langage monumental inspiré de Michel-Ange et dont le raffinement calligraphique doit beaucoup à Perino del Vaga.
 
Puis, dans la seconde moitié du XVIe siècle, Prospero Fontana, Lorenzo Sabatini ou Orazio Sammachini, après s’être distingués dans plusieurs décors palatiaux, exportent leur style dans toute l’Emilie, puis, lorsqu’ils furent appelés au service du pape bolonais Grégoire XIII, à Rome et ses alentours.

Dans ces mêmes années, avec ses dessins de facture soignée, mais énergique, Bartolomeo Passerotti, l’artiste le plus puissant de l’école bolonaise, impose son nouveau regard analytique du naturel, prémices du langage artistique de la génération suivante.
 
Commissariat : Roberta Serra, ingénieur d’études au département des Arts graphiques, musée du Louvre.

Dessins Italiens du musée du Louvre
Inventaire général des dessins italiens, Tome XII
Dessins bolonais du XVIe siècle dans les collections du Louvre
Catalogue de l’exposition 
Sous la direction de Roberta Serra, musée du Louvre
Coédition musée du Louvre éditions / Silvana Editoriale
400 p., environ 600 ill., 95 €

MUSÉE DU LOUVRE
Rue de Rivoli, 75001 Paris

30/09/17

Exposition Théâtre du pouvoir @ Musée du Louvre, Paris - Art et pouvoir politique - Petite Galerie du Musée du Louvre

Théâtre du pouvoir
La nouvelle exposition de la Petite Galerie
Musée du Louvre, Paris
27 septembre 2017 - 2 juillet 2018
 
En 2017-2018, l’exposition de la Petite Galerie du Musée du Louvre montre le lien qui unit l’art et le pouvoir politique. Gouverner, c’est se mettre en scène pour assoir son autorité, sa légitimité et son prestige. L’art, au service des commanditaires mécènes, devient alors instrument de propagande ; il peut également se faire contestataire et bousculer l’ordre établi. 

De l’Antiquité à nos jours, une cinquantaine d’oeuvres des collections du musée du Louvre, du Musée national du Château de Pau, du Château de Versailles et du musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris illustrent l’évolution des codes de représentation du pouvoir politique.

L’exposition se décline en quatre parties :

- « Les figures du prince » : dans la première salle sont présentées les fonctions du roi (roi prêtre ; roi bâtisseur ; roi de guerre protecteur) qui permet d’évoquer les différentes techniques artistiques. On y trouve notamment Louis XIII de Philippe de Champaigne, le Retable de la crucifixion, émail de Léonard Limousin et la Triade d’Osorkon II ;

- La deuxième salle, intitulée « Persuader pour légitimer le pouvoir » s’attarde sur la figure emblématique d’Henri IV, à la fois roi en quête de légitimité puis modèle pour les héritiers des Bourbons, de Louis XVI à la Restauration (sculptures de Barthélémy Prieur et de François-Joseph Bosio, peintures de Pourbus le Jeune, d’Ingres, …) ;

- « Le modèle antique » occupe la troisième salle, autour du thème de la statue équestre, dont le Louvre possède plusieurs exemples remarquables (feuillet de l’Ivoire Barberini, bronze de Charles le Chauve, Louis XIV par François Girardon) ;

- La dernière salle présente « Les insignes du pouvoir » : de majestueux portraits de monarques y sont exposés (Louis XVI par Antoine-François Callet, Napoléon 1er par François Gérard), à proximité des regalia, objets du sacre des rois de France. La dernière partie met enfin en lumière les ruptures historiques et iconographiques nées avec la Révolution française.

« La Petite Galerie a pour ambition de donner aux visiteurs des clés d’observation et d’explication des oeuvres, pour faire de la visite au musée un moment de plaisir et de découverte », dit Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre. 

Cinq parcours dans les collections permanentes du Louvre complètent la visite : Pharaon d’Egypte ; Art et pouvoir en terres d’Islam ; Pouvoir royal dans l’Orient ancien ; Empereurs de Rome ; Le roi, maître des arts.

Commissaires de l’exposition : Paul Mironneau, directeur du Musée national et domaine du Château de Pau et Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre.

PUBLICATION : Théâtre du pouvoir, sous la direction de Jean-Luc Martinez et Florence Dinet. Une coédition musée du Louvre éditions / Editions du Seuil. 168 pages, 150 illustrations, 29€

MUSÉE DU LOUVRE, PARIS

26/02/17

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, Exposition au Musée du Louvre, Paris

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre
Musée du Louvre, Paris
22 février - 22 mai 2017

C’est une exposition-événement que le musée du Louvre, en collaboration avec la National Gallery of Ireland et la National Gallery of Art de Washington, organise autour de la figure aujourd’hui si célèbre de Vermeer.

Réunissant pour la première fois à Paris depuis 1966 douze tableaux de Johannes Vermeer (soit un tiers de l’œuvre connu du maître de Delft), l’exposition explore le réseau fascinant des relations qu’il a entretenues avec les autres grands peintres du Siècle d’or hollandais. 

Les prêts exceptionnels consentis par les plus grandes institutions américaines, britanniques, allemandes et bien sûr néerlandaises, permettent de montrer Vermeer comme jamais auparavant.

La légende d’un artiste isolé dans son monde inaccessible et silencieux s’efface, sans pour autant que Vermeer tende à n’être plus qu’un peintre parmi d’autres. En réalité, mis au contact de celui des autres, son tempérament d’artiste, au contraire, se précise, s’individualise. Plus qu’un lanceur de styles, Vermeer apparaît comme un peintre de la métamorphose.

Vermeer, c’est le « Sphinx de Delft ». Cette expression fameuse, due au Français Théophile Thoré-Bürger lorsqu’il révéla le peintre au monde à la fin du XIXe siècle, a largement figé la personnalité artistique de Vermeer dans une pose énigmatique. Le mythe du génie solitaire a fait le reste. Johannes Vermeer (1632-1675) n’est cependant pas parvenu à son degré de maîtrise et de créativité en restant coupé de l’art de son temps.

Cette exposition cherche à démontrer, au moyen de rapprochements avec les œuvres d’autres artistes majeurs du Siècle d’or à l’image de Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher ou encore Frans van Mieris, l’insertion de Vermeer dans un réseau de peintres, spécialisés dans la représentation de scènes élégantes et raffinées – cette représentation faussement anodine du quotidien, vraie niche à l’intérieur même du monde de la peinture de genre. Ces artistes s’admiraient, s’inspiraient mutuellement et rivalisaient les uns avec les autres.

Le troisième quart du XVIIe siècle marque l’apogée de la puissance économique mondiale des Provinces-Unies. Les membres de l’élite hollandaise, qui se font gloire de leur statut social, exigent un art qui reflète cette image. La « nouvelle vague » de la peinture de genre voit ainsi le jour au début des années 1650 : les artistes commencent alors à se concentrer sur des scènes idéalisées et superbement réalisées de vie privée mise en scène, avec des hommes et des femmes installant une civilité orchestrée. 

Bien que ces artistes aient peint dans différentes villes de la République des Provinces-Unies des Pays-Bas, leurs œuvres présentent de fortes similitudes sur le plan du style, des sujets, de la composition et de la technique. Cette rivalité artistique dynamique a contribué à la qualité exceptionnelle de leurs œuvres respectives.

Commissaires de l’exposition : Blaise Ducos, conservateur du Patrimoine, département des Peintures, musée du Louvre ; Adriaan E. Waiboer, conservateur, National Gallery of Ireland, Dublin et Arthur K. Wheelock Jr., conservateur, National Gallery of Art, Washington.

Catalogue de l’exposition
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre
Sous la direction de Adriaan E. Waiboer, Blaise Ducos et Arthur K. Wheelock Jr. 
Coédition musée du Louvre éditions / Somogy éditions d’art, 448 pages, 300 illustrations, 39 €

MUSÉE DU LOUVRE, PARIS 

18/09/16

Bouchardon (1698 - 1762). Une idée du beau - Exposition au Musée du Louvre, Paris

Bouchardon (1698 - 1762)
Une idée du beau
Musée du Louvre, Paris
14 septembre - 5 décembre 2016

Le musée du Louvre et le J. Paul Getty Museum de Los Angeles rendent hommage à Edme Bouchardon, sculpteur et dessinateur de renom, qui fut considéré dès son époque comme «le plus grand sculpteur et le meilleur dessinateur de son siècle» (Cochin). Cité dans l’Encyclopédie comme le continuateur de Puget et de Girardon, Bouchardon fut perçu par ses contemporains comme le promoteur du renouveau dans les arts. Alors que de nombreuses études ont favorisé une nouvelle approche du néo-classicisme, cette première exposition monographique d’envergure permettra d’appréhender l’esthétique du sculpteur, parfait équilibre entre la référence antique et la fidélité à la nature.

Fils d’architecte sculpteur, Edme Bouchardon se forma à l’Académie royale de peinture et de sculpture à Paris avant de faire un fécond séjour à l’Académie de France à Rome (1723-1732), couronné par des projets soumis au pape et par son élection à l’Académie de Saint-Luc. Rappelé en France par le directeur des Bâtiments du roi, alerté de sa grande réputation, il reçut rapidement atelier et logement au Louvre. Agréé à l’Académie en 1735, il devint ainsi sculpteur du roi.

Il fut admiré et célébré pour ses oeuvres sculptées, la fontaine de la rue de Grenelle, le décor du choeur de l’église Saint-Sulpice, la statue en marbre de L’Amour se faisant un arc de la massue d’Hercule et le monument équestre de Louis XV installé au centre de la place Louis XV (future place de la Concorde). Ses suites de dessins, dont Les Cris de Paris, connurent également un grand succès.

Commissaires de l’exposition : Guilhem Scherf, conservateur général, département des Sculptures, musée du Louvre et Juliette Trey, conservateur, département des Arts graphiques, musée du Louvre. 

Publications

Catalogue de l’exposition
Edme Bouchardon (1698 - 1762). Une idée du beau
par Anne-Lise Desmas, Edouard Kopp, Guilhem Scherf et Juliette Trey. Coédition musée du Louvre éditions / Somogy.
448 pages et 515 illustrations, 49 €.

Album de l’exposition
Coédition musée du Louvre éditions / Somogy. 48 pages, 40 illustrations, 8 €.

Catalogue raisonné
Inventaire général des dessins du musée du Louvre. Ecole française. Edme Bouchardon (1698-1762)
Par Juliette Trey, avec la participation d'Hélène Grollemund. Coédition Mare & Martin/musée du Louvre. 720 pages, 110 €.

Solo Edme Bouchardon. L'Amour se faisant un arc de la massue d'Hercule
Par Guilhem Scherf. Coédition musée du Louvre éditions / Somogy.

MUSÉE DU LOUVRE, PARIS
www.louvre.fr

29/11/10

Exposition Tony Cragg au Musée du Louvre, Paris

Tony Cragg Musée du Louvre, Paris 28 janvier - octobre 2011

A l’occasion de la première rétrospective du sculpteur allemand Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783), le musée du Louvre  présente un ensemble de sculptures de l’artiste anglais TONY CRAGG (né en 1949), artiste majeur de la scène contemporaine, dans les cours Marly et Puget. Un rapprochement entre l’œuvre des deux artistes avait déjà été présenté au Belvédère à Vienne en 2008. Mais au Louvre la confrontation de l’œuvre de Tony Cragg avec les « têtes de caractère » de Messerschmidt concerne plus particulièrement une sculpture en bronze, Level Head, (2005) représentant sous un certain angle de vue, par ses déformations et superpositions de strates, un profil humain particulièrement expressif.

La pyramide du Louvre accueillera une sculpture monumentale de l’artiste spécialement produite pour l’exposition. La nouvelle sculpture sera présentée sur la colonne d’entrée sous la pyramide de Pei. Cet espace demeuré vacant depuis l’ouverture en 1989, a cependant été conçu pour accueillir une œuvre contemporaine.

Les cinq autres sculptures ont été choisies par Tony Cragg pour dialoguer  avec l’espace des cours Marly et Puget. Elles sont de taille, de forme et de nature variées reflétant ainsi la diversité de sa pratique de sculpteur  tant dans les matériaux (bronze, marbre, fibre de verre, bois ) les couleurs (blanc, rouge, noir), que dans les méthodes utilisées (circonvolutions autour d’un axe central, déplacement latéral des volumes en oblique et en surplomb, accumulation de fines strates, percement de la surface). Des sculptures conçues sur le même principe, mais de différentes tailles permettent ainsi d’aborder la question de l’échelle, et une sculpture en deux parties, Double Zig, fait écho à certaines œuvres de la collection.

TONY CRAGG – BIOGRAPHIE (brève) 

Né en 1949 à Liverpool, diplômé de la Royal Academy de Londres, Tony Cragg vit et travaille depuis 1977 en Allemagne, à Wuppertal. Il a exploré de nombreuses voies nouvelles dans le domaine de la sculpture. La contribution de Tony Cragg au débat sur la sculpture contemporaine est considérable. Alors que ses œuvres de jeunesse des années 1970 étaient pour la plupart réalisées à partir d’objets récupérés, il recourt dans ses travaux plus tardifs à des matériaux  traditionnels, tels que le bois, le bronze et le marbre, renouvelant constamment les formes dans la direction d’une appréhension abstraite du corps humain. Aujourd’hui aucun sculpteur ne travaille le bronze avec autant de subtilité que Tony Cragg grâce à un procédé de fonte qui lui permet d’obtenir des formes molles, voire liquides. Il a remporté le Turner Price  en 1988 et a été élu à la Royal Academy en 1994. En septembre  2008, Tony Cragg a ouvert un parc de sculptures à Wuppertal, en Allemagne.
Commissaire de l’exposition : Marie-Laure Bernadac, conservateur général, chargée de mission pour l'art contemporain au Louvre.

Les oeuvres sont exposées sous la pyramide et dans les cours Marly et Puget. L'exposition et l'installation de Tony Cragg sous la pyramide ont été rendues possibles grâce au mécénat principal de Maybach. 

Horaires d'ouverture : Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi. Nocturnes, mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Tarifs : Accès avec le billet d’entrée au musée : 9,50 EUR ; 6 EUR après 18h les mercredi et vendredi.

« Faces à faces » : Tony Cragg Seconde nature
Soirée d’art contemporain le vendredi 4 février 2011 à 20h à l’Auditorium du Louvre
Tony Cragg en discussion avec Jon Wood, Henry Moore Institute, Leeds.
Loin d’une vision statique et immuable de la sculpture, Tony Cragg développera les notions de fluidité et de passage, centrales dans son œuvre. C’est notamment en s’inspirant de la figure humaine et de ses représentations comme celles du sculpteur Messerschmidt, mais de manière plus générale des formes organiques puisées dans la nature qu’il élabore un langage artistique propre. Il abordera ces questions avec Jon Wood, spécialiste de la sculpture moderne et contemporaine.
Accès libre dans la mesure des places disponibles. Programmation : Charlotte Chastel-Rousseau ; Marcella Lista, assistées de Camille Palopoli.

MUSEE DU LOUVRE, PARIS 

20/04/10

Exposition Contrepoint Russe, Musée du Louvre, Paris

Contrepoint russe,
de l’icône au musée en passant par l’avant-garde
Musée du Louvre
14 octobre 2010 - 24 janvier 2011

En contrepoint  de  l’exposition « Sainte Russie »,  et à l’occasion de l’Année France-Russie 2010, le musée du Louvre souhaite rendre compte de la création contemporaine russe, en présentant les travaux d’une dizaine d’artistes, dont Yuri Albert, Alexander Brodsky, Erik Boulatov, Olga Chernysheva, Emilia et Ilya Kabakov, Alexeï Kallima, Valery Koshlyakov, Yuri Leiderman, Andrei  Monastyrsky, Pavel Pepperstein, Vadim Zakharov.

Peintures, sculptures, dessins, photographies, vidéos, ces œuvres font souvent référence à la  tradition artistique russe ou à une lecture critique de l’histoire de l’art : de l’icône au suprématisme, de l’esthétique soviétique au réalisme poétique. La plupart des artistes produiront une oeuvre spécifique adaptée à l’architecture du lieu.

Deux séances sont prévues à l’auditorium, l’une consacrée à la rencontre entre un artiste et un critique, Ilya Kabakov et Boris Groys, l’autre avec  un groupe d’artistes de Saint- Pétersbourg, Chto Delat  (Que Faire ?).

Commissaire de l’exposition  : Marie-Laure Bernadac, conservateur général, chargée de mission pour l'art contemporain au musée du Louvre, assistée de Pauline Guelaud.
En partenariat avec le NCCA,  National center for contemporary art, Irina Gorlova et Mikhaïl  Mindlin.
Exposition organisée dans le cadre de l'Année France-Russie 2010.

Contrepoint russe, de l’icône au musée en passant par l’avant-garde
Musée du Louvre

Louvre médiéval et salle de la maquette
14 octobre 2010 - 24 janvier 2011

Informations pratiques
Horaires : Tous les jours, sauf le mardi, de 9h à 18 h, le samedi jusqu’à 20h et les mercredi et vendredi jusqu’à 22h - Tarifs : Accès avec le billet d’entrée au musée : 9,5 € ; 6 € après 18 h les mercredi et vendredi. Gratuit pour les moins de 18 ans, les chômeurs, les titulaires des cartes Louvre jeunes, Louvre enseignants, Louvre professionnels, Louvre étudiants partenaires ou de la carte Amis du Louvre

20/03/10

Cy Twombly : Décor pour le Musée du Louvre

CY TWOMBLY THE CEILING 
UN PLAFOND PEINT POUR LE
Musée du Louvre, Paris 
Salle des Bronzes antiques
Aile Sully, 1er étage
A partir du 25 mars 2010

Sélectionné par une commission d’experts internationaux, Cy Twombly est le troisième artiste invité à réaliser un décor pour le musée du Louvre : un plafond peint pour la salle des Bronzes.

L’inscription permanente d’une œuvre du XXIe siècle dans le décor et l’architecture du palais est le point d’orgue de la politique en matière d’art contemporain du Louvre. Ce projet ambitieux participe de l’histoire  du palais qui fut depuis sa création un cadre architectural idéal pour les commandes de décors peints et sculptés. Cy Twombly succède à Anselm Kiefer en 2007, François Morellet en ce début d'année 2010, mais aussi à une longue série d’artistes comme Le Brun, Delacroix, Ingres ou encore Georges Braque.

Au Louvre, la peinture de Cy Twombly prend place au plafond d’une salle aux dimensions impressionnantes, dans l’une des parties les plus anciennes du musée. C’est une œuvre monumentale par sa taille, plus de 350 m2, et surprenante par le parti pris inédit proposé par le peintre. 

Cy Twombly, est en effet connu pour ses peintures-écritures au graphisme nerveux ou bien pour ses éclaboussures et dégoulinures de couleurs vives. Ici, nulle trace de cette expressivité romantique, mais un immense ciel bleu, animé par le mouvement de sphères et rythmé par des cartouches blancs en réserve, avec les noms des principaux sculpteurs grecs actifs au - IVe siècle : Céphisodote, Lysippe, Myron, Phidias, Polyclète, Praxitèle, Scopas.

L’objectif de l’artiste était de répondre le plus parfaitement possible à l’architecture du lieu, à cette grande salle rectangulaire abritant la collection des bronzes antiques. Ainsi les formes rondes peuvent être interprétées comme des  boucliers, des planètes ou des pièces de monnaie tandis que l’espace bleu sera évocateur du ciel ou de la mer.

Artiste américain, né en 1928 à Lexington en Virginie, CY TWOMBLY est aussi méditerranéen, puisqu’il vit en Italie depuis 1959 et qu’il a effectué de nombreux séjours en Grèce. Toute son œuvre s’inspire de la mythologie, de la poésie et des héros de l’antiquité. The Ceiling  est la seconde commande de l’artiste en France. En 1989, Cy Twombly signait le rideau de scène de l’Opéra Bastille. L’artiste recevait le Lion d’or de la Biennale de Venise en 2001. Récemment, la Tate Modern en 2008, suivi du Guggenheim de Bilbao et de  la Galleria Nazionale d’Arte Moderna et Contemporanea (Madrid) en 2009, lui consacrait une importante rétrospective. 

Commissaires : Marie-Laure Bernadac, conservateur général, chargée de mission pour l'art contemporain au Louvre,
assistée de Pauline Guelaud. 
Françoise Mardrus, conservateur, chargée de mission pour l’aménagement du palais.

Oeuvre réalisée grâce à la  générosité de la Fondation Janet Wolfson de Botton. 
Avec le soutien de la Gagosian Gallery

17/04/08

Richard Serra : Clara Clara, 1983 au Jardin des Tuileries, Paris

Richard Serra : Clara Clara, 1983 
Musée du Louvre, Jardin des Tuileries, Paris
14 avril – 3 novembre 2008 

Richard Serra
Richard Serra 
Clara Clara, 1983
Acier corten
Collection FMAC, Ville de Paris
© Dirk Reinartz

Le Louvre accueille dans le jardin des Tuileries, Clara Clara, oeuvre célèbre de Richard Serra, à l'occasion de Monumenta 2008 : Richard Serra / Promenade. La sculpture est installée pour six mois à l'entrée du jardin des Tuileries, au fer à cheval. Elle retrouve aujourd'hui l'emplacement pour lequel elle a été conçue en 1983, à la faveur de la rétrospective consacrée à l'artiste par le Centre Pompidou. 

Richard Serra est né à San Francisco en 1939. Après des études de littérature anglaise, il étudie les beaux-arts à l’université de Yale. Pour financer ses études, il travaille dans une aciérie, ce qui aura une grande influence sur ses travaux futurs. Il passe ensuite deux années à Paris et en Italie avant de s'installer à New York en 1966. En 1967 et 1968, l'artiste développe une liste de verbes tels que “éparpiller”, “enrouler”, “appuyer”, “couper” et “plier” pour décrire la plupart des processus qu'il mettra en œuvre tout le long de sa carrière. 

L’œuvre de Richard Serra marque la fin de la représentation en sculpture et le début de l’abstraction. La matière n’est plus prétexte à la forme, mais est valorisée pour elle-même. C’est une des raisons pour lesquelles Richard Serra choisit l’usine comme lieu de fabrication de ses œuvres et renouvelle ainsi l’idée d’un art sculptural dans lequel les matériaux prennent une place prépondérante. Ainsi ses immenses structures de métal s’inscrivent sur des sites tels que la cour extérieure du MoMA à New York.
  
Crée en 1983 pour le jardin des Tuileries la sculpture monumentale fut installée un temps au parc de Choisy, à Paris, puis conservée dans une réserve du Fonds municipal d’art contemporain. De retour, à l’occasion de Monumenta, dans les jardins de Le Nôtre l'oeuvre retrouve sa perspective, sa cohérence et de fait tout son sens.

Richard Serra interroge un espace, en modifie la perception. Il offre au spectateur l'opportunité de vivre l'oeuvre, de l'appréhender tant visuellement que physiquement. L’interaction du public avec l’oeuvre se manifeste par sa mobilité autour et à l'intérieur de la sculpture. 

Clara Clara, haute de 3,40 mètres et longue de 36 mètres, est une oeuvre véritablement monumentale. Les deux grandes courbes d'acier qui la composent sont légèrement inclinées et matérialisent l'axe royal. Les jeux d'équilibre entre les plaques, répondant aux courbes des rampes de Le Nôtre et s'inscrivant dans la perspective du palais du Louvre et de l'Arc de Triomphe, suscitent toujours une forte émotion. Clara Clara laissera de nouveau un souvenir marquant aux promeneurs du jardin des Tuileries.
« Ce que je veux, c'est que mon œuvre ne soit pas perçue uniquement comme une production esthétique de plus. Si elle devient un lieu de référence pour les gens de toutes opinions et si c'est ma sculpture qui constitue l'expérience leur permettant de se rencontrer, génial. Je voudrais que cette installation soit un espace public, ouvert, où tout le monde peut venir, surtout les jeunes.» Richard Serra 
L'installation est organisée en partenariat avec Monumenta 2008, avec le soutien de The Broad Art Foundation et grâce à la participation de la Gagosian Gallery.

« Faces à Faces »
Richard Serra : films

En conversation avec Yve-Alain Bois, Institute For Advanced Studies, Princeton

Vendredi 9 mai, à l’auditorium du Louvre à 20h
En partenariat avec Monumenta 2008

Richard Serra
Richard Serra 
Hand catching lead, 1968, film noir et blanc
© Richard Serra

Dans une série de films courts en plan fixe datés de 1968-1969, Richard Serra explore les éléments constitutifs de sa pratique de sculpteur : l’action de ses mains en rapport concret avec le matériau, les notions de poids et de résistance, les illusions optiques générées par l’échelle, le cadre, le point de vue. Ce dialogue avec l’image en mouvement, établi dans la première phase de son oeuvre, inaugure un travail sur la monumentalité qui implique intimement le corps actif et perceptif du spectateur.

Entrée libre dans la mesure des places disponibles.

Richard Serra, Hands scraping (1968), Film noir et blanc, silencieux, 3’40
Richard Serra, Hand catching Lead (1968), Film noir et blanc, silencieux, 3’
Richard Serra, Frame (1968), Film 16 mm noir et blanc, sonore, 20’
Richard Serra, Hands tied (1968), Film 16 mm noir et blanc, silencieux, 6’
Richard Serra, Hand Lead Fulcrum (1969), Film 16 mm noir et blanc, silencieux, 2’ 

MUSÉE DU LOUVRE - JARDIN DES TUILLERIES

19/03/00

Exposition Rembrandt au Musée du Louvre, Paris - Gravures et dessins

Rembrandt (1606-1669)
Gravures et dessins
Musée du Louvre, Paris
17 mars 2000 - 19 juin 2000

Le musée du Louvre présente quatre vingt dix des plus belles gravures de Rembrandt, issues de la collection Edmond de Rothschild, une quinzaine de dessins du Cabinet des dessins en rapport avec ces gravures et un cuivre prêté par la Fondation Custodia (collection Frits Lugt). Autoportraits, portraits, paysages, scènes religieuses, scènes de genre... c'est à la découverte de ces oeuvres rares, eaux fortes pour la plupart, qui tiennent dans le travail de l'artiste une place aussi importante que la peinture qu'invite l'exposition. Une sélection présentée pour la première fois depuis trente ans.
« Rembrandt, surnommé par ses contemporains le hibou, se complaît dans la solitude et cherche au creux des ténèbres la lumière de l'invisible. Le clair-obscur, principe général de l'illusionnisme extérieur, devient pour lui le langage intérieur, celui de l'âme, car il recèle un pouvoir inédit de révéler et de cacher, ce qui est l'essence même du mystère religieux » Maurice Sérullaz, Rembrandt et son temps, 1970.
Fils d'un meunier aisé, Rembrandt commence son apprentissage, qui durera trois ans, chez le peintre leydois Jacob Isaacsz van Swanenburch. En 1624, il étudie à Amsterdam avec le peintre d'histoire Pieter Lastman (1583-1638) qui lui apprend vraisemblablement la technique de l'eau-forte. Puis il retourne à Leyde ouvrir son propre atelier. Pendant ces années il grave et peint ses premiers autoportraits. A la fin de l'année 1631, Rembrandt s'installe à Amsterdam et se marie en 1634 avec Saskia Van Uylenburg. Il connaît rapidement la notoriété comme portraitiste, peintre d'histoire et graveur, obtenant de nombreuses commandes et enseignant à plusieurs élèves. Collectionneur passionné, Rembrandt remplit sa très belle demeure achetée en 1639 de curiosités et d'oeuvres d'art. En 1641, naît son fils Titus, qui deviendra peintre à son tour. En 1642, Saskia meurt de tuberculose et d'épuisement. Après une fulgurante ascension sociale et une très grande renommée, il va peu à peu connaître la faillite et l'opprobre : banqueroute en 1656, vente de ses collections en 1657 et de sa maison en 1658, procès intenté par sa première maîtresse engagée pour s'occuper de Titus, concubinage avec Hendrickje Stoffels blâmée par l'église réformée en 1654. Il mourra modeste, tandis qu'au delà des frontières hollandaises, dans les cours européennes et chez les amateurs d'art, sa gloire demeure immense.

Le génie de Rembrandt s'est exprimé avec une force égale dans la peinture et dans la gravure. L'oeuvre gravé de Rembrandt se caractérise par une pratique expérimentale et une exploitation de toutes les possibilités esthétiques de la pointe sèche et surtout de l'eau-forte, une technique récente au XVIIe siècle, apparue au début du XVIe dans le cercle de Dürer. Au lieu d'entailler la surface de la plaque de cuivre, l'artiste l'enduit uniformément de cire ou de vernis; sur cette préparation, il exécute son dessin à l'aide d'une aiguille. Partout où passe la pointe, la cire est pénétrée et dénude le cuivre. Ainsi, lorsque la plaque est plongée dans l'acide celui-ci attaque le métal aux endroits où il a été mis à nu. Le dessin s'inscrit alors en creux sur la plaque. Le plus souvent Rembrandt n'exécutait pas ses eaux fortes en une seule fois, mais les remaniait à plusieurs reprises. Aucun autre artiste n'apportait autant de changements d'un état à l'autre : « Les modifications données à ses eaux fortes lui apportait de la gloire et du profit, en particulier l'astuce consistant à effectuer de petits changements et ajouts, suite à quoi la même pièce pouvait être vendue une nouvelle fois.» A. Houbraken (1660-1719).

Son oeuvre gravé témoigne de l'originalité de son approche et de sa profonde indépendance. Il s'attacha en effet non seulement à revivifer les thèmes iconographiques traditionnels mais multiplia les inventions en présentant sous un jour nouveau les scènes, en renouvelant le choix des sujets cherchant à traduire plastiquement l'intériorité, la direction et l'épaisseur de ses hachures engendrant des effets de lumière d'une grande virtuosité. Les oeuvres de jeunesse Le vendeur de mort aux rats (1632), La Résurrection de Lazare ou L'Autoportrait à la casquette (1634) sont encore empreintes d'un pathétique ou d'une théâtralité qui laissent progressivement place à une expression plus intérieure et à une plus grande liberté de style. Dès 1639, Rembrandt offre un Autoportrait appuyé, considéré comme le plus beau autoportrait de son oeuvre gravé. Puis il grave des pièces célèbres d'une grande franchise technique conçues comme des tableaux et présentant le plus souvent plusieurs états comme autant de témoignages d'un fiévreux effort pour accuser à l'extrême les intentions : paysages (Les trois arbres, 1643), portrait (Rembrandt dessinant, 1648), scènes religieuses, scènes de genre (Mendiants à la porte d'une maison, 1648), ou encore Les trois croix (1653), l'une des plus grandioses compositions gravées par Rembrandt dont 3 états seront présentés dans l'exposition. Durant les dix dernières années de son activité de dessinateur et de graveur, Rembrandt se tourne à nouveau vers l'étude du nu féminin (Femme au bain), insistant sur le jeu subtil de l'ombre et de la lumière. A partir de 1665, il n'a plus exécuté aucune eau-forte.

L'exposition permet, par ailleurs, d'établir une liste complète des estampes composant une section prestigieuse de la collection Edmond de Rothschild, en essayant de rétablir certaines dates, certains états et même certaines attributions d'après les recherches récentes, et de relever, par la bétaradiographie, les filigranes qui font actuellement l'objet d'études dans les collections étrangères.

Catalogue :
Pierrette Jean-Richard, Editions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 2000.
180F, 180 pages, 30 ill. n.b. et 106 ill. couleur, format 21x30cm.

Exposition organisée par le département des Arts graphiques du musée du Louvre.

Commissaire de l'exposition : Pierrette Jean-Richard, chargée de la Collection Edmond de Rothschild.

Musée du Louvre, Paris
Aile Sully, salle de la Chapelle
Entrée par la pyramide