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04/11/21

Peter Halley @ Galerie Xippas, Paris - Recent Paintings

Peter Halley : Recent Paintings
Galerie Xippas, Paris
Jusqu'au 15 janvier 2022

Peter Halley
Peter Halley
Activation, 2020
Acrylique, acrylique fluorescente et Roll-A-Tex sur toile
203 x 172 cm 
Courtesy de l’artiste et Xippas

Pour sa troisième exposition personnelle dans l'espace parisien de la galerie Xippas, Peter Halley présente pour la première fois en France ses « constructor paintings ». Ce nouveau cycle d’œuvres transcende la forme conventionnelle du carré ou du rectangle et réorganise le réel dans un puzzle à chaque fois différent.

Composées ouvertement de plusieurs châssis, les nouvelles peintures de Peter Halley se révoltent contre la planéité. Elles créent une illusion de volume, voire une perspective forcée, et amplifient leur caractère architectural. Des blocs de couleurs se juxtaposent comme des façades dans une vue de la rue, dessinant le profil de la ville moderniste. Les tours se dressent, grattent le ciel, semblant se détacher du sol (à moins que ce ne soit leurs fondations qui s’affaissent, comme cela arrive souvent aux tours d’ivoire). Des fenêtres quadrillées brillent mystérieusement et créent un paysage mi-physique, mi-numérique, qui pourrait tout aussi bien être le bureau d’un écran de portable sur lequel plusieurs applications sont ouvertes simultanément. Sortie de nulle part, apparaît une ville de science-fiction. Ville habitée par les lumières fluo des néons et des simulacres…

PETER HALLEY (né en 1953 à New York) est l’un des artistes les plus emblématiques de sa génération. Depuis les années 1980, il construit, peinture après peinture, tout un univers abstrait, régi par son propre langage et ses propres lois. Dans cet univers, les carrés sont des prisons, les cellules font allusion aux immeubles d’habitation, et la texture du stuc aux plafonds des motels. L’on y voit aussi des ”conduits” qui relient les carrés et ”canalisent” le réel alimentant les cellules de forces vitales. Ensemble, ces éléments créent un système hautement réglementé : une ”ville” d’abstraction gouvernée par la géométrie et les principes de surveillance et d’isolement.

Intégrées dans un contexte social, philosophique et conceptuel, les abstractions géométriques de Peter Halley se développent dans le langage des codes et racontent des histoires qui appartiennent autant au passé qu’au futur. Idéographiques, ses œuvres font référence à de multiples réalités à la fois, de l’architecture à l’histoire de l’art, en passant par les structures sociétales et numériques, et créent de merveilleuses énigmes alchimiques que le spectateur est invité à résoudre.

Peter Halley a notamment exposé au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux (1991), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid (1992), au Stedelijk Museum, Amsterdam (1992), au Des Moines Art Center (1992), au Dallas Museum of Art (1995), au Museum of Modern Art, New York (1997), au Kitakyushu Municipal Museum of Art (1998), au Museum Folkwang, Essen (1998), au Butler Institute of American Art (1999), au Disjecta interdisciplinary Art Center, Portland (2012), au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole (2014), au Schirn Kunsthalle, Francfort (2016), au Lever House Art Collection, New York (2018), au Museo Nivola, Sardaigne, ainsi qu’à The Ranch, Montauk (2021).

Dallas Contemporary (Texas) lui consacre actuellement une exposition majeure visible jusqu’au 13 février 2022. 

XIPPAS PARIS
108 rue Vieille du Temple, 75003 Paris

27/01/19

Matthew Porter @ Galerie Xippas, Genève

Matthew Porter: The Sheen, The Shine
Galerie Xippas, Genève
Jusqu'au 2 mars 2019

La Galerie Xippas présente pour la première fois en Suisse, une exposition du photographe new-yorkais Matthew Porter.

Les photographies de Matthew Porter sont souvent des compositions, présentant des références historiques et culturelles avec lesquelles il fait coexister des événements disparates, que ce soit à l’intérieur d’une seule image ou bien en la déployant d’une image à l’autre dans des série de photographies soigneusement éditées. Il évolue librement entre procédés numériques et argentiques, s’intéressant tant  à l’expérimentation en studio qu’à une photographie figurative, créant à la fois des récits fictionnels et des œuvres basées sur des processus précis.

Le titre de l’exposition « The Sheen, The Shine », littéralement : « l’éclat, la brillance », révèle à lui seul l’importance de la lumière dans les photographies de Matthew Porter. L’éclat : ce qui se reflète, réagit, et la brillance : ce qui illumine, sont les deux actions lumineuses exprimées dans les deux séries présentées dans l’exposition. Si la lumière permet à toute image d’exister en premier lieu, ici, Matthew Porter pousse ce principe à son paroxysme en usant de la lumière pour montrer le monde autrement. Elle est l’élément composite de toutes ses images, c’est elle qui donne le ton et qui va venir guider toutes ses expérimentations. Chez lui, tel un sculpteur, la lumière creuse, s’enfonce, jaillit, fait apparaître un relief, définit des espaces, des pleins et des vides, des volumes.

La première salle de l’exposition présente une série de photographies où figurent des compositions de matériaux à même le sol. Ces photographies ont été réalisées dans le studio de son père, un sculpteur qui a été marqué par les influences modernistes. Ces images ont pour objet le débris de fabrications de ses œuvres, des « restes » de matériaux inutilisés, qui reprennent vie derrière l’objectif. Ces constructions sont d’abord mises en scènes, puis composées par le medium photographique à l’aide d’expositions multiples. La lumière vient éblouir ces matériaux, son éclat réagissant différemment sur chaque matière : un miroir nous reflète un hors-champ quasi invisible, un métal blanchi nous éblouit, et ses ombres noires viennent créer des zones de vide absolu, une sorte de vertige dans l’image. L’action de la lumière qui se reflète à leur surface nous emmène dans une mutation des objets, vers un imaginaire nouveau, comme des villes utopiques ou des constructions du Bauhaus.

Ces constructions picturales rappellent aussi l’esthétique cubiste de Braque ou de Picasso, venant en quelque sorte créer une boucle temporelle. Matthew Porter met en lumière cette esthétique signant le début de la modernité en peinture, tout en le révélant avec le medium le plus moderne qui soit : la photographie. C’est ainsi qu’il confère un double hommage à l’histoire de l’art : celui de la sculpture, et celui de la peinture. C’est ce dialogue des techniques qui révèle une dialectique entre modernité et tradition, et qui délivre à tous les médiums artistiques un hommage esthétique évident.

La deuxième salle d’exposition présente une constellation d’une trentaine d’images de nature, de portraits ou de paysages. Elle se compose d’une série de photographies en couleur et en noir et blanc, représentant un lieu fictif centré sur la construction, l’abandon et la redécouverte d’une série de structures en forme de dôme. Ce lieu est une île tropicale sur laquelle plusieurs personnages discrets font des apparitions. On les voit accomplir des tâches, mais leur rôle et la chronologie de leur participation ne semblent jamais clairs. Leur objectif collectif semble ambitieux – la construction de structures liées à des dômes a une histoire étroitement liée à l’idéalisme utopique et à la résolution de problèmes futuristes. À la fois science-fiction, fantaisie et improvisation narrative, l’œuvre est un clin d’œil à la vision traditionnelle que l’orgueil post-colonial peut avoir sur les lieux tropicaux. Ces images, réalisées à partir de d’explorations stylisées de la lumière et de la couleur, nous emmènent vers un ailleurs. Ici, la lumière brille, illumine, parfois tellement que le sujet disparaît dans une sorte d’abstraction lumineuse et colorée. Dans un sens, ces photographies libèrent le spectateur d’un regard contraint par l’histoire de l’art pour entrer dans une dimension plus nostalgique. Ces images, entre références historiques et sensibilité moderne, nous forcent à penser au résultat de l’image et ce qu’elle représente au sens figuratif, plutôt qu’à penser à la photographie en tant qu’œuvre concrète. Seule une sorte de fil narratif tissé discrètement se fait ressentir. Matthew Porter cherche à nous raconter une histoire, ou mieux, nous invite à développer la notre à partir à partir de l’imagerie à laquelle il nous confronte, telles des histoires intimes faites de sensations et d’interprétations mêlées.

MATTHEW PORTER est né en 1975 à State College en Pennsylvanie aux Etats-Unis. Diplômé du Bard-ICP en 2006, il a depuis participé à de nombreuses expositions institutionnelles : «After Photoshop» au Metropolitan Museum of Art (New York, 2012), «Perspectives 2010» au Centre international de la photographie (New York, 2010). Récemment, il a pris part à des expositions collectives au George Eastman Museum de Rochester (New York, 2016), au Fotografiemuseum (Amsterdam, 2014). En France, son travail a été montré dans l’exposition « Autophoto » à la Fondation Cartier (Paris, 2017). Sa première monographie « Archipelago » a été publiée par Mack Books en 2015. Son travail fait partie de la collection permanente du Metropolitan Museum of Modern Art, (New York). En 2016, Matthew Porter a été invité par la maison Christian Dior à concevoir le design pour une ligne de sacs et d’accessoires pour le projet Dior Lady Art. Matthew Porter est représenté par les galeries M+B à Los Angeles, Invisible Exports à New York et Xippas.

GALERIE XIPPAS, GENEVE
Rue des Sablons 6 et rue des Bains 61, 1205 Genève
www.xippas.com

28/12/18

Michael Scott @ Xippas Paris

Michael Scott : Circle Paintings
Commissaire : Vincent Pécoil
Galerie Xippas, Paris
15 décembre 2018 - 16 février 2019

Michael Scott
Michael Scott, #142, 2018.
Peinture émail sur aluminium, 81,3 x 121,9 cm.
Courtesy de l’artiste et de Xippas Paris

Avec Circle Paintings, la première exposition personnelle de Michael Scott à Xippas Paris, l’artiste revisite et donne une nouvelle direction à ses premiers travaux, réalisés dans les années 80 – des peintures de cercles concentriques, quasi-identiques les unes des autres.

Ces tableaux, avec leur absence de style, leur refus manifeste de la maîtrise et de l’originalité, mettaient en avant l’idée en peinture. Ils valaient comme une prise de position par rapport au néo-expressionnisme alors triomphant à New York, et s’inscrivaient dans la voie ouverte par d’autres peintres comme Olivier Mosset ou Peter Halley. Réunies, ces peintures créaient un effet optique fort, qui est aussi un des ressorts de l’exposition à Xippas Paris.

Avec l’ajout de la couleur, les variations sur la taille et le cadrage, les peintures récentes sont nettement plus enjouées que les précédentes. Les choix d’accrochage suggèrent l’interchangeabilité de toutes les peintures, et conservent cette même méfiance vis-à-vis du concept d’originalité qui était le moteur des peintures des années 80. Dans le même temps, réalisées sur des panneaux d’aluminium, ces oeuvres ont une présence plus forte et se donnent comme des objets qui existent dans le monde, plutôt que comme des peintures « pures ».

Le travail de Michael Scott a été associé à celui de ses amis Steve di Benedetto, Matthew McCaslin et Steven Parrino, avec qui il a exposé de nombreuses fois. Sa peinture incarne depuis la fin des années 80 un versant majeur de l’art américain récent, héritier de la peinture abstraite radicale, mais aussi de l’art conceptuel et du pop art.

MICHAEL SCOTT est né en 1958. Il vit et travaille à New York. Ses peintures intègrent aujourd’hui des collections publiques importantes, parmi lesquelles : Le Consortium Museum, Dijon ; le Fonds National d’Art Contemporain ; le FRAC Nord-Pas-de-Calais ; le MAMCO, Genève ; le Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne ; la Kunsthalle Bern et le MACBA, Buenos Aires ; LACMA, Los Angeles. Michael Scott a été représenté par les galeries Tony Shafrazi (New York), Pierre Huber (Genève), Sandra Gering (New York) et Triple V (Paris). A Paris, son travail a été montré dans l’exposition Dynamo, au Grand Palais, en 2013. Parmi ses expositions institutionnelles significatives, figurent : le MAMCO, Genève (2017 et 2016) ; le Schneider Museum of Art, Ashland et le MACBA, Buenos Aires (2015) ; le Circuit, Lausanne (2014) ; le Consortium, Dijon et la Kunsthalle, Bern (2012) ; le CAPC, Bordeaux (2011) ; Le Magasin, Grenoble, (2009) ; la Fondation Vasarely, Aix-en-Provence (2008) ; le Musée Cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (2005) et le Naples Museum of Art, Naples (2001).

GALERIE XIPPAS PARIS
108 rue Vieille du Temple 75003 Paris
www.xippas.com

11/06/16

Farah Atassi, Galerie Xippas, Paris

Farah Atassi
Galerie Xippas, Paris
11 juin - 30 juillet 2016

La galerie Xippas présente la troisième exposition personnelle de Farah Atassi. L’exposition comprend deux nouvelles familles d’œuvres qui s’inscrivent dans la continuité de sa démarche tout en annonçant de nouvelles orientations.

Chaque composition s’articule autour du binôme fond–figure ou fond–objet. Un motif universel qui se décline dans des formes vernaculaires se déploie en all-over. Grâce à une grille au scotch qui accuse la perspective du tableau, les lignes se cassent et se distordent créant une géométrie labyrinthique. Le fond est alors habité par des objets et des corps fabriqués à partir de formes synthétiques et de quasi-signes. Des interstices pleins de tension dynamisent la composition qui est rythmée par l’utilisation d’une palette chromatique élaborée.

Dans la première partie de l’exposition, Farah Atassi se penche sur l’aspect graphique du cubisme pour y prélever des formes, les revisiter et les intégrer dans son univers pictural. Puisant dans l’héritage des grands maîtres, elle s’approprie quelques uns des thèmes classiques de la peintures tels que la nature morte, le nu ou l’atelier et les réactive en appliquant son propre protocole au sein des displays. Dans les toiles Painter et Carnival, des éléments issus des chefs d’œuvre de la peinture sont librement réinterprétés et traduits dans un langage graphique.

Pour la deuxième famille d’œuvres, Farah Atassi s’inspire de l’esthétique psychédélique des années 1970 ainsi que de la théorie du musicalisme tel qu’il a été développé par Henry Valensi. A l’instar de l’op art, ses compositions saturées et complexes génèrent des effets d’illusions optiques où espace et objets fusionnent. Les toiles se transforment ainsi en surfaces vibrantes qui invitent à une expérience immersive.

Farah Atassi développe une peinture figurative à partir d’un vocabulaire de peintre abstrait. Ses tableaux sont chargés d’une matière épaisse et de repentirs qui contrastent avec la rigueur de ses lignes droites. Ils combinent méticuleusement, à la manière de collages, des formes anachroniques et d’apparence contradictoires, empruntées à la sculpture, la peinture ou le design. Par son attachement absolu à son médium, Farah Atassi invente une peinture à la fois conceptuelle et jubilatoire.

FARAH ATASSI
Farah Atassi est née en 1981 à Bruxelles. Elle vit et travaille à Paris.
Diplômée de ENSBA de Paris (2005), elle a été en résidence à l’International Studio & Curatorial Program (ISCP) à New York (2013).
Farah Atassi a été lauréate du prix Jean-François Prat en 2012 et nominée pour le prix Marcel Duchamp en 2013.
Parmi ses expositions personnelles citons : Extra City Kunsthal, Anvers (2015), Le Portique, Centre d’art contemporain, Le Havre (2014), Le Grand Café, Centre d’art contemporain (2014), Les Eglises, Centre d’art contemporain, Chelles (2011).
Son oeuvre a été également exposée au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo, au FRAC Centre, au MAC/VAL, au Musée d'Aquitaine, au Musée des Beaux Arts de Libourne, au Musée Régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon, à la Ferme du Buisson, à Grimm Gallery (Amsterdam), au Bureau (New York)…
Ses oeuvres figurent dans des collections publiques et privées telles que: ENSB-A, MNAM - Centre Pompidou, Fondation Louis Vuitton pour la création, FMAC, FNAC, FRAC Aquitaine, Société Générale…

GALERIE XIPPAS
 108, rue Vieille du Temple, 75003, Paris, France
www.xippas.com