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29/08/25

Dessins sans limite. Chefs-d'oeuvre de la collection du Centre Pompidou @ Grand Palais, Paris

Dessins sans limite. Chefs-d'oeuvre de la collection du Centre Pompidou
Grand Palais, Paris
16 décembre 2025 - 15 mars 2026

Avec plus de 35 000 dessins, la collection du cabinet  d'art graphique du Centre Pompidou est l'un des plus importants ensembles au monde d'œuvres sur papier des XXe et XXIe siècles. Ce fonds exceptionnel par sa richesse et sa diversité n'a encore jamais fait l'objet d'une grande exposition qui lui soit exclusivement consacrée. L'exposition Dessins sans limite est donc l'occasion de révéler pour la première fois les trésors inestimables de cette collection qui offre l'opportunité unique de comprendre comment ce medium s'est totalement réinventé au XXe siècle.

Car nombreux sont les artistes qui se sont emparés de ce mode d'expression originel et cathartique afin de transgresser les limites de l'art au point que le dessin est devenu aujourd'hui le laboratoire de tous les possibles. Au-delà de la feuille ou du traditionnel carnet, son domaine d'expression s'est étendu vers bien d'autres supports jusqu'à celui du mur ou de l'espace de l'installation. L'art graphique s'est ouvert à d'autres pratiques, étendant son champ à d'autres formes d'expression, photographiques, cinématographiques, ou encore numériques, ce qui rend ses frontières toujours plus mouvantes et ouvertes. Le regain d'intérêt porté par les jeunes générations d'artistes pour ce medium élémentaire et accessible est bien la preuve de sa grande actualité. S'il faut faire évoluer la notion même de dessin à l'aune des enjeux esthétiques et plastiques du XXIesiècle, cela n'exclut pas de se replonger dans les fondements d'une pratique qui, demeure par essence ouverte à l'invention et à l'expression de la pensée, qu'elle soit consciente ou inconsciente.

L'exposition Dessins sans limite met à l'honneur des pièces majeures de la collection rarement montrées notamment des œuvres de Balthus, Marc Chagall, Willem de Kooning, Sonia Delaunay, Jean Dubuffet, George Grosz, Vassily Kandinsky, Paul Klee, Fernand Léger, Henri Matisse, Amadeo Modigliani, Pablo Picasso, mais aussi Karel Appel, Jean-Michel Basquiat, Roland Barthes, Robert Breer, Trisha Brown, Marlène Dumas, William Kentridge, Robert Longo, Giuseppe Penone, Robert Rauschenberg, Kiki Smith ou encore Antoni Tàpies. Elle ne s'interdit pas d'aller au-delà du champ de la feuille de papier pour considérer le dessin en tant que performance, installation, ou bien encore dans sa forme animée.

Avec une sélection de près de 300 œuvres de 120 artistes, l'exposition « Dessins sans limites » n'a pas pour ambition de dresser une histoire du dessin aux XXe et XXIe siècles - une entreprise que la nature même du fonds rendrait impossible - mais propose une exploration sensible et subjective de la collection du Cabinet d'art graphique. Sans parti pris chronologique, le parcours est conçu sur le mode de l'anadiplose dans lequel les œuvres dialoguent à travers des face-à-face inédits et éclairants. Y sont considérées successivement quatre modalités du dessin, de la plus traditionnelle à la plus novatrice : étudier, raconter, tracer et animer.

Une exposition coproduite par le GrandPalaisRmn et le Centre Pompidou

Commissaires
Claudine Grammont, Cheffe de service, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Musée national d’Art Moderne
Anne Montfort-Tanguy, Conservatrice, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Musée national d’Art Moderne

GRAND PALAIS, PARIS

15/06/25

Exposition Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten @ Grand Palais X Centre Pompidou, Paris

Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten
Grand Palais X Centre Pompidou, Paris
20 juin 2025 – 4 janvier 2026 

Niki de Saint Phalle (1930−2002) et Jean Tinguely (1925−1991) marquent les premières décennies du Centre Pompidou avec des réalisations spectaculaires, telles Le Crocrodrome de Zig & Puce (1977) dans le forum du bâtiment ou la Fontaine Stravinsky (1983) au pied de l’Ircam. Cette exposition – qui inaugure la collaboration entre le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmn pendant la fermeture pour rénovation du site « Beaubourg » – met en lumière des moments clés de la carrière de ce couple mythique, uni par des liens artistiques indéfectibles et une vision de l’art comme acte de rébellion contre les normes établies.

C’est par le prisme de Pontus Hulten (1924−2006), premier directeur du Musée national d’art moderne au Centre Pompidou de 1977 à 1981, que l’exposition revient sur les créations de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Grâce à l’impulsion donnée par cette personnalité très tôt remarquée dans le monde des musées, les deux artistes bénéficient d’une importante visibilité. Pontus Hulten, animé par l’idée rimbaldienne de « changer la vie » et porté par une approche muséale radicale et novatrice, offre un soutien inconditionnel au couple d’artistes. Il partage leurs conceptions anarchistes au service d’un art pour tous, pluridisciplinaire et participatif, qui bouscule les conventions et déplace les lignes

Pontus Hulten favorise l’acquisition par les institutions d’œuvres majeures de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, et organise au Centre Pompidou des rétrospectives des deux artistes, celle de Niki de Saint Phalle en 1980 et de Jean Tinguely en 1988. Il orchestre également la réalisation de leurs projets d’installations hors normes, tant au Moderna Museet de Stockholm, la première institution qu’il dirige, avec la gigantesque Nana pénétrable Hon – en katedral en 1966, qu’à Paris au Centre Pompidou avec Le Crocrodrome de Zig & Puce et ses éléments de fête foraine, en 1977. C’est aussi grâce à Pontus Hulten que Niki de Saint Phalle parachève la réalisation d’une vie de Jean Tinguely après son décès, Le Cyclop, monstre de métal visitable ponctué d’œuvres d’amis artistes et caché au cœur des bois de Milly-la Forêt, près de Paris.

L’exposition « Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten » propose un parcours à la fois historique et ludique, où s’entrelacent art, amour, amitié et engagement, tout en soulignant la part d’utopie et de provocation artistique partagée par les trois protagonistes.

La richesse de la collection du Centre Pompidou, associée à des prêts majeurs d’institutions nationales et internationales, permet de découvrir ou redécouvrir des œuvres emblématiques des deux artistes. Les machines animées, plus ou moins autodestructrices et «inutiles», de Tinguely, sont une critique acerbe de la mécanisation et du progrès technologique de la société industrielle des Trente Glorieuses. Les Tirs de Niki de Saint Phalle, reliefs blancs renfermant des poches de couleurs sur lesquels elle tire pour «faire saigner la peinture », renversent tant les codes de l’art que de la société, en mettant en évidence le pouvoir féminin. Ses célèbres Nanas colorées et joyeuses s’inscrivent dans la continuité de cette approche iconoclaste. L’exposition présente également des films d’archives rares et toute une correspondance de lettres-dessins autour des œuvres et des projets titanesques de Niki Saint Phalle et Jean Tinguely, menés en complicité avec Pontus Hulten.

Au-delà de la célébration de deux artistes majeurs du 20e siècle, portés par la vision d’un homme de musée d’exception, cette exposition interroge leur horizon de pensée selon lequel la revendication d’une autonomie de l’art, la remise en question de l’institution et l’adresse directe au public, deviennent des moteurs de la création.

2025 marque le centenaire de la naissance de Jean Tinguely

Commissariat : Sophie Duplaix, conservatrice en chef, service des collections contemporaines, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou

Commissaire associée : Rita Cusimano, chargée de recherches, attachée de conservation, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou

Un catalogue est publié à l'occasion de cette exposition.

Niki de Saint Phalle
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hulten
Sous la direction de Sophie Duplaix
21 × 30 cm, 336 pages, 45€
Coédition Centre Pompidou / GrandPalaisRmn
Photo de couverture Niki de Saint Phalle
Photo repeinte de « Hon », 1979
Niki Charitable Art Foundation, Santee, Californie 
© 2025 Niki Charitable Art Foundation / Adagp, Paris

Exposition coproduite par le Centre Pompidou et le GrandPalaisRmn avec la participation de la Niki Charitable Art Foundation

GRAND PALAIS, PARIS
Galeries 3 et 4

CENTRE POMPIDOU, PARIS

06/12/24

Exposition Dolce&Gabbana, Grand Palais, Paris - « Du Coeur à la Main : Dolce&Gabbana »

Du Coeur à la Main
Dolce&Gabbana
Grand Palais, Paris
10 janvier - 31 mars 2025

Dolce&Gabbana
Photographie © Mariano Vivanco
« Entrez dans l’univers de Domenico Dolce et Stefano Gabbana, où s’entremêlent imagination et magie, légende et réalité. » -- Florence Müller, commissaire de l’exposition
Réunissant pour la première fois les créations uniques de la maison de mode de luxe, Du Coeur à la Main : Dolce&Gabbana est une lettre d’amour ouverte à la culture italienne, source d’inspiration constante de Domenico Dolce et Stefano Gabbana. L’exposition retrace l’itinéraire esthétique de leurs créations, d’abord portées dans leur coeur, puis exécutées à la main dans leurs ateliers.

Conçue par l’historienne de la mode Florence Müller, l’exposition célèbre Dolce&Gabbana en tant que symbole du style italien, et remonte à l’origine du songe extraordinaire devenu la réalité de leur Alta Moda. Elle explore une approche singulière dans le monde du luxe, faite d’élégance et de sensualité, mais aussi d’humour, d’impertinence et d’extravagance.

Les modèles exposés, des pièces uniques réalisées par des artisans italiens dotés de savoir-faire incomparables, mettent en évidence les différents éléments de la culture italienne qui nourrissent les créations de Dolce&Gabbana. L’exposition, selon un parcours thématique, reflète la richesse de leurs inspirations puisées dans l’histoire de l’art italien, l’architecture, l’artisanat, les cultures régionales, la musique, l’opéra, le ballet, le cinéma, les traditions folkloriques, le théâtre et bien sûr – « la dolce vita ».

GRAND PALAIS, PARIS 
Galeries 3.2, 4.1 et 4.2

05/12/24

Chiharu Shiota - Exposition Grand Palais Paris : "The Soul Trembles" [Les frémissements de l’âme]

Chiharu ShiotaThe Soul Trembles*
Grand Palais, Paris
11 décembre 2024 - 19 mars 2025
* Les frémissements de l’âme
En avant-première de la réouverture de l’ensemble de ses galeries en juin 2025, le Grand Palais présente une exposition consacrée à l’œuvre poétique et sensible de l’artiste japonaise Chiharu Shiota.

Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin. Elle combine performances, art corporel et installations dans un processus centré sur le corps. 

Depuis le milieu des années 90, l’artiste produit des installations de fils de laine entrelacés, créant des réseaux graphiques spectaculaires, au travers desquels le visiteur doit trouver son chemin et sa place. Ces toiles gigantesques enveloppent très souvent des objets de son quotidien (chaises, lits, pianos, vêtements, etc.) et invitent à un voyage onirique majestueux. Si l’art de l’enchevêtrement a fait sa renommée, la pratique de l’artiste s’étend également à la sculpture, la photographie, la vidéo et au dessin, dont l’exposition présentera un corpus. Ses créations protéiformes explorent les notions de temporalité, de mouvement, de mémoire et de rêve, qui requièrent l’implication à la fois mentale et corporelle du spectateur.

Chiharu Shiota a été exposée à travers le monde, notamment au Nakanoshima Museum of Art, Osaka, Japon (2024), au Hammer Museum, Los Angeles, États-Unis (2023), au P.S.1 Contemporary Art Center, New York (2003), au K21 Kunstsammlung NRW, Düsseldorf (2014), au Smithsonian, Washington DC (2014). En 2015, Chiharu Shiota a représenté le Japon à la Biennale de Venise. 

L’exposition, co-organisée  par le GrandPalaisRmn, Paris et le Mori Art Museum, Tokyo, est la plus importante jamais consacrée à Chiharu Shiota. Elle retrace plus de 20 ans de sa carrière. Elle offrira au public une expérience sensible à travers plusieurs installations monumentales déployées sur plus de 1200 mètres carrés.
Ayant fait l’expérience directe, et à de multiples occasions, de la vulnérabilité de la vie qui lui a été accordée, Shiota espère que cette exposition pourra transmettre aux autres, avec l’ensemble de son corps, les tremblements de sa propre âme. 
Avec sept installations à grande échelle, des sculptures, des photographies, des dessins, des vidéos de performance et des documents d’archives liés à son projet de mise en scène, l’exposition représente l’occasion de se familiariser avec la carrière de Chiharu Shiota, qui s’étend sur plus de vingt ans.

Sept étapes successives ont déjà eu lieu au Japon, en Corée du Sud, à Taiwan, en Australie, en Indonésie et en Chine. Une étape est prévue à Turin au musée d’Art Oriental, d’octobre 2025 à l’été 2026.

Commissariat : Mami Kataoka, Directrice du Mori Art Museum, Tokyo

Chiharu Shiota. The Soul Trembles
Catalogue de l'exposition - GrandPalaisRmnÉditions
Paru en décembre 2024 - Code EAN : 9782711880706
Broché cousu, dos apparent avec fil de couleur rouge
16,2 x 21,6 cm - 208 pages - 180 illustrations - 25 €
Le catalogue reproduit de manière généreuse les œuvres exposées (installations monumentales, vidéos, sculptures, dessins et documents d’archives), tout en présentant le parcours et la vision de l’artiste. Le catalogue propose également une version augmentée qui permet de voir les œuvres de l’artiste en situation, dans le Grand Palais rénové.

GRAND PALAIS, PARIS
Entrée Porte H - Galerie 9 et 10.2 

30/08/23

Didier Fusillier : Président de la Rmn et du Grand Palais

Didier Fusillier nommé président de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais

Sur proposition de Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, le Président de la République a nommé Didier Fusillier président de l’Etablissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Elysées pour un mandat de cinq ans à compter du 1er septembre 2023.

Rima Abdul Malak salue la nomination de ce grand professionnel de la culture, bouillonnant d’idées, qui saura mettre sa vision, son expérience, son talent pour les coopérations et son sens de l’innovation au service de la Rmn-GP et de ses multiples métiers.

Né en 1959, Didier Fusillier a commencé sa carrière à Maubeuge, en créant les festivals Les inattendus et le Via puis en prenant la tête du Manège, Scène Nationale à vocation transfrontalière reliant Maubeuge et Mons en Belgique. Directeur de la Maison des arts de Créteil (MAC), de 1993 à 2015, il a également piloté le projet de Lille capitale européenne de la culture 2004, et assuré ensuite la direction du programme culturel Lille 3000. Tout au long de son parcours, Didier Fusillier a profondément renouvelé les propositions et le modèle des structures qu’il a dirigées, faisant dialoguer toutes les formes d’art, s’ouvrant constamment à l’innovation et aux nouvelles technologies, et initiant de grands événements autant créatifs que festifs, à la fois internationaux et pleinement ancrés localement. Il n’a eu de cesse de rapprocher la culture de celles et ceux qui n’y ont pas accès, les invitant à vivre des aventures artistiques audacieuses.

Depuis 2015, Didier Fusillier était président de l'Établissement public du Parc et de la Grande Halle de La Villette où il a impulsé une dynamique d’ouverture et de transversalité, portée par une programmation foisonnante pour tous les publics, mêlant artistes confirmés et nouveaux talents, expérimentations pointues et grands événements populaires, fédérant un large réseau de partenaires.  

Didier Fusillier a également inventé et développé les « micro-folies », conçues par La Villette en collaboration avec 12 établissements culturels nationaux et les collectivités locales. Ce réseau de près de 400 implantations irrigue aujourd’hui tout le territoire national et rayonne à l’étranger, contribuant à rendre l’art accessible au plus grand nombre.

A la tête de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais, Didier Fusillier devra finaliser les travaux de restauration du Grand Palais en vue des Jeux olympiques et paralympiques, puis mener à bien la réouverture du site en renouant avec les grands événements et expositions emblématiques qui font son identité.

Il travaillera étroitement avec le Centre Pompidou autour d’un partenariat stratégique inédit, pendant la fermeture du site de Beaubourg de 2025 à 2030, qui permettra de déployer une programmation exceptionnelle dans six galeries du Grand Palais valorisant les collections du musée national d’art moderne en s’associant chaque fois que possible avec d’autres musées nationaux, territoriaux ou étrangers.

Dans la lignée de son histoire depuis l’Exposition universelle de 1900, le Grand Palais rénové sera un lieu majeur de valorisation des industries créatives. Qu’il s’agisse de la mode, des métiers d’art, de la gastronomie, du livre, des galeries d’art ou de la photographie, le Grand Palais amplifiera son rôle fédérateur pour les entreprises culturelles et contribuera à renforcer la place de Paris dans le paysage international.

Didier Fusillier entend tirer profit de la modularité des espaces rénovés, des jardins et espaces extérieurs, de tous les interstices du monument et du calendrier, mais aussi de tous les acteurs impliqués, au premier rang desquels Universcience qui opère le Palais de la découverte et le Centre Pompidou, ainsi que les organisateurs de foires et Salons, pour mettre en place une nouvelle dynamique de programmation, élargir les publics et attirer davantage les jeunes générations. Formations de musiques populaires, floralies contemporaines, fête de la gastronomie, projets d’écoles d’art ou nouvelles pratiques artistiques du Grand Paris : Didier Fusillier compte ouvrir grand le champ des possibles.

Fort de son expérience territoriale, il aura à cœur d’accompagner les seize musées nationaux « service à compétence nationale » gérés par la RMN-GP, mais également de tisser des partenariats avec divers acteurs publics et privés en région, autour d’expositions, fêtes, projets immersifs, ou encore ateliers de découverte artistique. La présidence de Didier Fusillier doit permettre de consolider les activités de boutiques de musées, d’édition, de médiation et d’agence photographique de la RMN-GP tout en construisant de nouvelles synergies avec le Centre des monuments nationaux pour renforcer les activités réalisées par les deux établissements au service des musées, des monuments et de leurs publics.

Rima Abdul Malak tient à saluer l’action de Chris Dercon à la tête de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais, de 2019 à 2023. Sous son impulsion, le chantier du Grand Palais a pris une nouvelle orientation, plus sobre, plus écologique et plus respectueuse de l’histoire du monument. Surmontant les conséquences de la crise sanitaire, Chris Dercon a su donner un nouvel élan à la programmation, à la politique de médiation, tisser de nouveaux partenariats et initier une nouvelle approche des événements accueillis au Grand Palais éphémère et, prochainement, dans la nef du Grand Palais. Le succès de Paris+ par Art Basel, de l’exposition consacrée à Anselm Kiefer, du Grand Palais immersif, des parcours MUSE déployés à Saint Dizier, Maubeuge et Barentin, ou encore de l’ambitieux projet EuroFabrique, qui a réuni 400 élèves d’écoles d’art françaises et européennes, témoignent de cette dynamique. La ministre de la culture souhaite par ailleurs remercier Christophe Chauffour, le directeur général délégué de la Rmn-GP, pour avoir assuré l’intérim de la présidence ces dernières semaines.

MINISTERE DE LA CULTURE
www.culture.gouv.fr

28/01/22

Art Basel @ Grand Palais of Paris - Art Basel selected to stage new contemporary and Modern art fair in the iconic Grand Palais of Paris

Art Basel selected to stage new contemporary and Modern art fair in the iconic Grand Palais of Paris

Art Basel, together with its parent company MCH Group, has been awarded a seven-year contract to stage a new contemporary and Modern art fair at the prestigious Grand Palais in Paris, following a public competition initiated by the Réunion des musées nationaux – Grand Palais in December last year. Launching in October 2022, this new project of international stature will build bridges with France’s cultural industries– from fashion and design to film and music – to create a flagship event that radiates throughout the city and is firmly embedded in Paris and its cultural scene. The new fair will initially take place at the Grand Palais’s temporary venue, the Grand Palais Éphémère, located in the historic heart of Paris on the Champ-de-Mars, until the restoration of the Grand Palais is completed in 2024.
‘With its incomparable history and contemporary dynamism, Paris is uniquely positioned as a pivotal epicenter of the international cultural scene,’ says Marc Spiegler, Global Director, Art Basel. ‘We aim to build on Paris’s unparalleled standing as a global metropolis to help create a vibrant week that even further amplifies the city’s international resonance as a cultural capital.’
Art Basel brings to this project its 50-year history of creating the world’s leading art fairs in Europe, the Americas and Asia. Defined by its host city and region, each Art Basel show is unique, which is reflected in its participating galleries, artworks presented, and the parallel programming produced in collaboration with local institutions for each edition. As in Basel, Miami Beach and Hong Kong, Art Basel will work closely with Paris’s museums, private institutions, galleries and other cultural spaces, to create an active cultural program from morning to night, all week, and throughout the city.

‘By combining the history of Art Basel and the cultural heritage of Paris, our ambition is to launch a new event that brings together artists, collectors, curators and gallery owners from all over the world and unites Parisian cultural actors beyond the Grand Palais. To deliver this ambitious new project for Paris, Art Basel will establish a new French entity and employ a dedicated team on the ground, as well as work closely with France’s gallery community and ensure their strong representation in the fair’s Selection Committee. In addition, Art Basel intends to develop an identity and a brand specific to the Parisian fair.’ 
‘This is exciting news not only for MCH Group.’ says Beat Zwahlen, Group CEO. ‘Our Art Basel team has done a tremendous job preparing a compelling bid, and I’d like to thank the Réunion des musées nationaux – Grand Palais for their trust in us. This is another step towards our goal to ensure the long-term success of MCH Group, and it’s gratifying to see that our strategy is beginning to bear fruit.'
ART BASEL

10/12/20

Diana Velásquez, Grand Palais, Paris - Installation L'attente sur la Façade du Grand Palais

Diana Velásquez, L'attente
Installation - Façade du Grand Palais, Paris
9 décembre 2020 - 24 février 2021

Diana Velásquez
DIANA VELASQUEZ
L’attente 
© Diana Velásquez

“-Been waiting long?
-All my life.”
(Once upon a time in America)
Le Grand Palais a invité l’artiste colombienne Diana Velásquez à présenter son oeuvre « L’attente » composée de 10 toiles de 5m de haut par 2m de large, directement sur les colonnes de la façade du Grand Palais, avenue Winston Churchill. Profitant de l’espace entre chaque colonne, l’artiste met en scène une file de personnes âgées qui attendent, chacune à distance de celle qui la précède. 
« Cette oeuvre cherche à faire réfléchir à quel point la pandémie a mis en lumière la précarité dans laquelle nous nous trouvons tous, mais qui atteint d’abord les plus faibles.
Martin Luther King disait « Il est possible que nous soyons tous arrivés dans des embarcations différentes, mais maintenant nous sommes tous dans le même bateau ». Ce projet veut remettre en mémoire certains des passagers de notre bateau, les personnes âgées, et l’attente qu’ils affrontent au milieu d’une grande incertitude, et dans beaucoup de cas, d’une grande solitude. », Diana Velásquez.
Après l’intervention de Sammy Baloji avec ses deux sculptures monumentales dans le cadre d’Africa 2020, et celle de Nayel Zeaiter avec une fresque qui raconte l’histoire du Grand palais sur la palissade de chantier, l’installation de Diana Velásquez permet à ce monument républicain de faire écho aux questions les plus urgentes, les plus contemporaines, préfigurant ainsi l’ambition artistique du nouveau Grand Palais, avec des créations qui se déploieront à l’intérieur comme à l’extérieur.
« Le Grand palais ne doit pas se laisser enfermer dans le passé. Il est important de transmettre l’histoire mais il faut aussi résolument se tourner vers les générations futures et les questions qu’elles portent, qui sont aujourd’hui globales. Le travail sur l’héritage colonial de Sammy Baloji, celui sur l’attente de Diana Velásquez, nous parlent des crises sociales partout dans le monde. Après Bogota, puis Gijón en Espagne, l’oeuvre de Diana est mise à l’échelle d’un monument qui devient lui-même récit, comme l’avaient voulu ses créateurs en l’ornant de fresques et de sculptures. », Chris Dercon.
Diana Velásquez est née en 1978 à Bogota. Elle vit et travaille aujourd’hui à Madrid, après avoir étudié les arts plastiques en Colombie et à New-York. Ses oeuvres qui utilisent différents média, interrogent la réalité des efforts qui sont faits pour atteindre le bien commun, et notamment la profonde fracture du consensus social et la montée d’une démagogie qui cherche à édulcorer les tensions plutôt qu’à les apaiser. Elles narrent les mésaventures de ce qu’on appelle le progrès.
« Attendre et faire la queue, sont des phénomènes qui sont allés s’amplifiant au fur et à mesure que le bien-être des citoyens s’est trouvé remis en cause. Les longues files d’attente montrent les difficultés de la société pour faire face aux problématiques sociales, économiques, sanitaires : ce sont des horloges arrêtées à l’intérieur desquelles sont lancées, non seulement les efforts concrets de ceux qui attendent, mais aussi leurs aspirations, leurs angoisses, leurs désirs.

Malheureusement, l’attente ne se définit pas comme le temps que prend la solution pour arriver, mais plutôt comme une frontière indéterminée qui nous sépare de l’aboutissement heureux que nous espérons.
La société contemporaine s’est habituée à attendre et à faire des queues, longues parfois de plusieurs jours, pour accéder non pas à des services, ou à une démarche administrative, mais simplement pour manger ou acheter à manger, pour fuir de la guerre, demander asile, ou d’autres nécessités qui conditionnent la survie de l’individu. L’attente met à l’épreuve notre résistance, c’est un mécanisme qui inévitablement se met en place dès qu’il y a une impossibilité d’être proactif dans la situation.

La pandémie actuelle a constitué une rupture dans notre condition et notre bien-être. La population entière, sans distinction de race ou d’âge, a été mise en échec, car rien ne permettait d’esquiver.
Nous avons dû attendre des informations, des nouvelles, des avancées, des mesures, des politiques, et maintenant un vaccin. Nous avons dû attendre, confinés, c’est-à-dire sans possibilité de faire, ni d’interagir au-delà de notre groupe nucléaire.
Nous avons et continuons d’avoir une attente consciente que le nouvel ordre ne nous fasse pas disparaitre. »
Diana Velásquez
Le travail de Diana Velásquez a été sélectionné en 2013 par les Circuitos de Artes Plásticas de Madrid (2013)- l’un des prix les plus importants pour les artistes de moins de 35 ans en Espagne, par la Biennale de Bolivieen 2016, pour l’exposition collective Paz en las mesas? (2019) au Musée d’Art Contemporain de Bogota. Elle a également participé à la Hybrid Art Fair à Madrid (2017) et à Poppositions Art Fair (2016) à Bruxelles. « L’Attente » a été développée à Gijón dans le cadre de la Bourse AlNorte.

GRAND PALAIS, PARIS
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris

Site web de Diana Velásquez 

11/03/19

Rouge. Art et utopie au pays des Soviets @ Grand Palais, Paris

Rouge. Art et utopie au pays des Soviets 
Grand Palais, Paris 
20 mars – 1er juillet 2019

Affiche de l’exposition Rouge, art et utopie au pays des Soviets
Gustav Klucis, reproduction d’après "L'URSS est la brigade de choc 
du prolétariat mondial" (affiche) (détail), 1931 
© Musée national des Arts de Lettonie, Riga

En 1917, la révolution d’Octobre provoque un bouleversement de l’ordre social dont les répercussions sur la création artistique s’avèrent déterminantes. De nombreux artistes adhèrent au projet communiste et veulent participer par leurs œuvres à l’édification de la société nouvelle. Conduits pour la plupart par d’authentiques convictions, à l’instar de Maïakovski, ces artistes s’opposent dans la définition de ce que doit être l’art du socialisme. Mais dès la fin des années 1920, les débats sont clos par la mise en place du régime stalinien. Celui-ci entraîne l’instauration progressive du réalisme socialiste, doctrine esthétique qui régit peu à peu tous les secteurs de la création. Dans les pays capitalistes, ces débats sont suivis avec attention : de multiples échanges artistiques se nouent avec la jeune Russie soviétique, qui attire intellectuels et artistes curieux de découvrir la « patrie du socialisme ».

Quarante ans après la mythique exposition Paris-Moscou au Centre Pompidou, c’est cette histoire, ses tensions, ses élans comme ses revirements, que relate l’exposition à travers une série d’œuvres majeures prêtées par les grands musées russes et le Centre Pompidou ; une histoire où innovations plastiques et contraintes idéologiques, indissociablement liées, posent la question d’une possible politisation des arts.

L’art dans la vie : le productivisme

La première partie de l’exposition met en exergue les débats qui animent avec vigueur la scène artistique soviétique au lendemain de la révolution et se prolongent durant les années 1920 : que doit être l’art de la nouvelle société socialiste ? Le parcours s’articule autour du projet porté par une large part des avant-gardes : abandonner les formes d’art jugées « bourgeoises » au profit d’un « art de la production » susceptible de participer à la transformation active du mode de vie. Le design, le théâtre, le photomontage et le cinéma s’affirment comme les médiums privilégiés de cette entreprise radicale, autour de figures-clefs comme Gustav Klutsis, Vladimir Maïakovski, Lioubov Popova, Alexandre Rodtchenko ou Varvara Stepanova. L’architecture constructiviste se place au service de la « commande sociale ». Elle invente de nouvelles typologies de bâtiments - clubs ouvriers, habitats collectifs – et rêve de villes idéales.

Cette utopie artistique de fusion de l’art dans la vie est rapidement contrariée par l’hostilité croissante du pouvoir bolchevique vis-à-vis des avant-gardes. Ceux-ci favorisent un art « compréhensible des masses », reflétant les transformations en cours de la société, tandis que sont organisées sur le territoire soviétique de grandes expositions consacrées à l’art révolutionnaire des pays capitalistes, notamment allemand (1924).

La vie rêvée dans l’art : vers le réalisme socialiste

La concentration des pouvoirs entre les mains de Staline, totale en 1929, entraîne la fin du pluralisme défendu jusqu’alors par Trotski ou Boukharine. Alors que la répression s’abat sur l’art de gauche, accusé de « formalisme bourgeois », un consensus s’établit autour de la figuration, considérée comme la plus apte à pénétrer les masses et à leur présenter les modèles du nouvel homme socialiste.

Un groupe d’artistes modernistes, formés à l’école des avant-gardes, joue un rôle central dans la lente définition des fondements picturaux du réalisme socialiste : la Société des peintres de chevalet à Moscou – avec Alexandre Deïneka ou Youri Pimenov - et le Cercle des artistes à Leningrad – Alexandre Samokhvalov ou Alexeï Pakhomov - proposent une peinture monumentale célébrant des héros idéalisés, dont l’exposition rend compte par grandes sections thématiques consacrées notamment au travail ouvrier, au corps et à l’avenir radieux. 

Un ensemble spectaculaire d’œuvres sera également consacré à l’architecture stalinienne qui, comme la peinture, se monumentalise : tandis qu’ouvrent à Moscou les premières lignes de métro, aux stations luxueusement décorées, des projets pharaoniques sont conçus pour faire de la ville une capitale mondiale. De fait, Moscou accueille alors de nombreux artistes de l’Internationale communiste, de John Heartfield à Diego Rivera, pour des séjours plus ou moins prolongés.

L’exposition se conclut par une sélection d’œuvres témoignant de l’avènement du dogme réaliste socialiste, à travers des tableaux de facture académique qui mettent en scène la figure mythifiée du chef en recyclant les poncifs de la peinture d’histoire. Entièrement assujetti à l’idéologie, transformé en machine à produire des images, l’art se noie dans un kitsch d’état.

Commissariat : Nicolas Liucci-Goutnikov, conservateur, assisté de Natalia Milovzorova, chargée de recherche au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou
Scénographie : Valentina Dodi et Nicolas Groul

GRAND PALAIS, PARIS
www.grandpalais.fr

12/02/18

Kupka. Pionnier de l’abstraction, Grand Palais, Paris

Kupka. Pionnier de l’abstraction 
Grand Palais, Paris
21 mars – 30 juillet 2018

Première rétrospective, depuis l’exposition de 1975-1976 au Solomon R. Guggenheim Museum de New York et au Kunsthaus de Zurich, et celle de 1989 au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, elle couvre l’ensemble de l’œuvre de l’artiste, de ses débuts marqués par le symbolisme jusqu’à ses dernières réalisations dans les années cinquante. Grâce au parcours européen de František Kupka (1871-1957), enraciné dans sa Bohème natale, formé dans la Vienne fin de siècle et dans le Paris des avant-gardes, l’exposition conduit à une nouvelle approche de deux courants majeurs des XIXe et XXe siècles, le symbolisme et l’abstraction, dont Kupka fut l’un des principaux acteurs.

Conjuguant parcours chronologique et thématique, cette exposition rassemble quelque 300 œuvres – peintures, dessins, gravures, manuscrits, journaux, livres illustrés, photographies et films – déployées en cinq sections qui permettent au public d’entrer de façon attractive dans l’univers spécifique du créateur : Chercher sa voie ; Un nouveau départ ; Inventions et classifications ; Réminiscences et synthèses ; et enfin Ultimes renouvellements.

Elle met l’accent sur les moments-clés de sa période créatrice, les chefs-d’œuvre symbolistes et les premiers portraits expressionnistes parisiens, son passage à l’abstraction en 1912, le cycle des peintures organiques saturées de couleurs, l’abstraction géométrique finale tout en évoquant des épisodes moins connus comme la période dite « machiniste » à la fin des années vingt.

L’exposition met également en valeur la personnalité riche et singulière de František Kupka, habité par une quête existentielle et souligne son intérêt pour la philosophie, les cultures anciennes et orientales, les religions, la poésie ou encore la science.

​Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais en partenariat avec le Centre Pompidou, Paris, la Národní Galerie v Praze, Prague, et l’Ateneum Art Museum, Helsinki. Elle sera présentée par la Galerie nationale de Prague au Palais Wallenstein du 7 septembre 2018 au 20 janvier 2019 puis à l’Ateneum Art Museum, à Helsinki, du 21 février au 19 mai 2019.

Commissariat de l'exposition : Brigitte Leal, conservatrice générale, directrice adjointe chargée des collections du Musée national d’art moderne - Centre Pompidou ; Markéta Theinhardt, historienne de l’art, Sorbonne Université,  et Pierre Brullé, historien de l’art.

GRAND PALAIS, PARIS
www.grandpalais.fr

03/01/18

Salon des Indépendants 2018, Grand Palais, Paris

Le Salon des Indépendants 2018 
Grand Palais, Paris
14 - 18 février 2018



Comme chaque année, le Salon des Indépendants 2018 offre à des talents émergents ou à des artistes confirmés, la possibilité de s’exprimer devant un très large public. Depuis sa création, le Salon des Indépendants crée des passerelles entre artistes d’hier et d’aujourd’hui, permettant aux collectionneurs et autres acteurs du monde de l’art de découvrir les artistes d’aujourd’hui.

L’histoire de l’art est jalonnée du succès d’artistes issus du Salon des Indépendants, dont certains font aujourd’hui la gloire des grands musées internationaux. Parmi les exposants des premières éditions on croise d’immenses peintres parmi lesquels :  Le Douanier Rousseau, Van Gogh, Toulouse Lautrec, Van Dongen, Bonnard, Munch, Cézanne, Braque, Kandinsky, Modigliani ou encore Marcel Duchamp.

Alors qu’ils étaient jeunes et inconnus, ils ont exposé leurs oeuvres au Salon des Indépendants. Une exposition leur rend hommage dans le cadre de cette nouvelle édition. En Février prochain, les tendances de l’art contemporain seront représentées. La Présidente du Salon des Indépendants, Lyliane Merit, a misé sur le développement de la diversité des créations dans les domaines tels que la peinture, la sculpture, le dessin ou encore la photographie, l’art numérique, la céramique et les installations.

En 2018, le Salon des Indépendants confirmera son rayonnement avec plus de 550 artistes de tous les horizons et les délégations internationales. Près de 30 pays seront représentés parmi lesquels les Etats-Unis et les principaux pays européens sans oublier la Suisse et la Turquie. De plus l’Australie, l’Inde, l’Argentine, la Colombie, la Tunisie, le Cameroun nous ont rejoint cette année.

Jeunesse et modernité sont à l’honneur dans ce salon, où aucune norme n’est imposée aux artistes. Les jeunes artistes sont de plus en plus nombreux à s’inscrire pour exposer dans ce climat de liberté. Une telle atmosphère est propice à l’affi rmation de la singularité de chacun et le choix d’orientations esthétiques individuelles, non dictées par la mode ou les résultats des enchères. Cette émancipation par rapport aux lois du marché est l’essence même du salon qui fait la part belle aux découvertes et à l’émergence de nouveaux talents.

Parmi les nouveautés 2018, citons :
• un espace « mémoire » sur les temps forts du Salon des Indépendants, depuis sa création,
• un programme de médiation culturelle en liaison avec une école d’art française,
• la présence de Laurent Jacquey, pianiste attiré du Salon des Indépendants,
• la volonté de Lyliane Merit est de renforcer la participation de jeunes artistes.

Par sa renommée internationale, Le Salon des Indépendants tient bel et bien le pari de renouveler le regard sur la création actuelle. Nul doute que ces artistes du XXIème siècle susciteront l’enthousiasme au sein d’Art Capital, sous la verrière du Grand Palais dans une atmosphère de dialogue et de rencontre entre artistes, collectionneurs, amateurs d’art, conservateurs, professionnels du marché de l’art et passionnés de culture.

Rappelons qu’en 1884, la fondation des « Indépendants » représente une date charnière dans l’histoire de l’art moderne. A ce titre, la spécificité du Salon des Indépendants résulte d’une volonté profonde et vitale de liberté.

Les artistes novateurs du XIXème siècle, rejetés et décriés par l’Institution du Salon Officiel, décidèrent alors de se réunir au sein du Salon des Indépendants. L’absence de jury, propre au Salon, souligne une démarche originale et novatrice, motivée par l’envie de laisser s’exprimer les artistes en totale indépendance.

Depuis 2006, le Salon des Indépendants a rejoint Art Capital, en alliance avec 3 autres salons artistiques historiques présents au Grand Palais. L’artiste Lyliane Mérit assure la fonction de Présidente depuis 2016 et également cette année le rôle de commissaire d’exposition.

La Société des Artistes Indépendants
www.artistes-independants.fr

23/12/17

Art Paris Art Fair 2018, Grand Palais, Paris

Art Paris Art Fair 2018
Grand Palais, Paris
5 au 8 avril 2018



Du 5 au 8 avril 2018, Art Paris Art Fair réunit 140 galeries d’une vingtaine de pays au Grand Palais. Découverte et diversité sont les maîtres mots de ce rendez-vous incontournable au printemps qui mêle exploration régionale de l’art européen de l’après guerre à nos jours et regard cosmopolite sur la création mondiale émergente.

20 ans - un regard sur la scène française 

Art Paris Art Fair fête ses 20 ans en 2018. En écho à sa vocation d’origine de soutien à la scène française, la foire propose d’associer le regard subjectif, historique et critique, d’un commissaire d’exposition à la sélection de projets spécifiques dédiés à des artistes en France qui, hier et aujourd’hui, se sont tenus en indépendance voire en marge de l’histoire dominante. Ces projets, soumis par les galeries participantes, peuvent inclure une présentation monographique, un duo d’artistes ou une exposition thématique et feront l’objet d’une mise en avant particulière dans la communication de la foire.

Commissaire invité : François Piron, critique d’art et commissaire d’expositions François Piron est commissaire d’expositions indépendant, critique d’art et éditeur. Après des études littéraires et théâtrales, il est aujourd’hui responsable du post-diplôme de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, et co-fondateur de la coopérative éditoriale Paraguay à Paris. De 2000 à 2005, il a co-dirigé les Laboratoires d’Aubervilliers. De 2007 à 2012, il a co-dirigé l’espace d’art indépendant castillo/corrales à Paris.

Il a été commissaire d’Incorporated!, 5e édition de la biennale d’art contemporain Les Ateliers de Rennes en 2016, et a réalisé, avec Guillaume Désanges, l’exposition L’Esprit français. Contre-cultures 1969-1989, à La maison rouge, Paris, 2017. Il publie en juin 2017 Guy de Cointet, Théâtre complet, monographie consacrée aux écrits de l’artiste Guy de Cointet.


Le Grand Palais, Paris
© E. Nguyen Ngoc

La Suisse à l’honneur

Après l’Afrique, Art Paris Art Fair se met aux couleurs de la Suisse, pays invité d’honneur de l’édition 2018. Berceau d’artistes contemporains majeurs et carrefour à la croisée de différentes traditions et cultures, la Suisse fait partie des pays qui comptent sur l’échiquier de l’art. Si la « nouvelle scène artistique Suisse » des années 90 menée par des figures comme John Armleder, Thomas Hirschhorn, Peter Fischli et David Weiss, Pipilotti Rist ou Ugo Rondinone s’est imposée dans les musées internationaux, qu’en est il de la jeune création d’aujourd’hui ? L’invitation de la Suisse s’attachera à promouvoir la richesse et la diversité de la jeune scène helvète à travers une sélection de galeries et d’artistes peu ou pas connus en France, un programme vidéo, une section dédiée aux livres objets et des projets spéciaux qui offriront d’autres perspectives sur ce pays.

La programmation de la Suisse à l’honneur a été confiée à Karine Tissot, historienne de l’art et commissaire d’expositions. Karine Tissot dirige le Centre d’art contemporain d’Yverdon-les-Bains (CACY) qu’elle a mis sur pied en 2013. Historienne de l’art, licenciée ès lettres de l’Université de Genève, elle a travaillé de nombreuses années au Musée d’art et d’histoire de Genève, puis au Musée d’art moderne et contemporain de Genève (Mamco). Parallèlement à ses engagements institutionnels, elle a toujours exercé d’autres activités comme l’enseignement d’histoire de l’art ou la critique d’art (Art Review, Londres ; Flashart Magazine, Milan ; ArtPassions, Genève) et s’est engagée dans diverses associations et projets pour soutenir les artistes et la culture. Elle a monté de nombreuses expositions, contribué à plusieurs publications et édité une dizaine d’ouvrages (Lapage.ch) dont Les Objets de l’art contemporain (2011) ; Keliuaisikiqs (2015) ; Totchic (2016) ; Franziska Furteret Ex Machina (2017).


Art Paris Art Fair 2017
© E. Nguyen Ngoc

Solo Show : privilégier les expositions monographiques

L’exposition monographique est un moment privilégié dans le parcours d’un artiste, favorisant la meilleure connaissance de son travail et par-delà, sa reconnaissance. Depuis 2015, le secteur «Solo Show» encourage, grâce à un tarif sponsorisé, la présentation d’une quinzaine d’expositions monographiques disséminées au sein de la foire. Ce secteur fait l’objet d’une mise en avant médiatique importante et d’une exposition itinérante «Solo show s’expose sur Bus expo» sur les navettes Le Bus Direct – Paris Aéroport qui sillonnent la capitale. 

Promesses, le soutien aux jeunes galeries et à la création émergente 

Le secteur «Promesses», situé au centre du Grand Palais, accueille 12 galeries de moins de six ans d’existence  qui peuvent présenter de un à trois artistes émergents maximum. 45% de la participation des galeries est pris en charge par la foire. En association avec L’art est vivant et The Fine Art Collective, Art Paris Art Fair a lancé un nouveau prix en 2017 destiné à soutenir à un moment clé de sa carrière un jeune talent représenté par les galeries du secteur «Promesses».

L’Art numérique en majesté sur la façade du Grand Palais

En collaboration avec les galeries sélectionnées, Art Paris Art Fair propose une programmation unique d’œuvres numériques projetées sur la façade du Grand Palais tous les soirs pendant la durée de la foire. En partenariat avec la société Vidélio, ces projections en vidéo mapping métamorphosent la majestueuse façade de ce monument historique parisien. 

Paris, capitale mondiale de l’art 

Un vent de renouveau souffle sur la France et Paris qui verra en 2018 l’ouverture de nouvelles fondations privées. La Ville Lumière s’affirme plus que jamais comme une capitale mondiale de l’art. Le parcours VIP « À Paris au printemps » témoignera de l’effervescence de la scène parisienne au printemps tout en mettant l’accent sur la présence suisse à Paris.


Art Paris Art Fair 2018 : Affiche


Comité de sélection Art Paris Art Fair    
Carina Andres Thalmann, Galerie Andres Thalmann (Zürich)
Alain Chiglien, Galerie Nec Nilsson et Chiglien (Paris)
Ernst Hilger, Galerie Ernst Hilger (Vienne)
Jean-François Keller, collectionneur
Diane Lahumière, Galerie Lahumière (Paris)
Marie-Ange Moulonguet, collectionneuse

HORAIRES
Vernissage (sur invitation), mercredi 4 avril de 18h à 22h
Jeudi 5 avril de 11h30 à 20h
Vendredi 6 avril de 11h30 à 21h
Samedi 7 avril de 11h30 à 20h
Dimanche 8 avril de 11h30 à 19h

ART PARIS ART FAIR
www.artparis.com

A lire aussi sur Wanafoto, le bilan de Art Paris Art Fair 2017

22/12/17

Irving Penn @ Grand Palais, Paris

Irving Penn 
Grand Palais, Paris
Jusqu'au 29 janvier 2018


Irving Penn 
Girl with Tobacco on Tongue (Mary Jane Russell)
[Jeune femme avec du tabac sur la langue (Mary Jane Russell)]
New York, 1951
Epreuve gélatino-argentique, 37,5 × 36,5 cm
The Metropolitan Museum of Art, New York, 
Promised Gift of The Irving Penn Foundation
© Condé Nast

L’année 2017 marque le centenaire de la naissance d’Irving Penn (1917-2009), l’un des maîtres de la photographie du XXe siècle. L’exposition est la première grande rétrospective consacrée à l’artiste américain en France depuis sa mort. Elle retrace les soixante-dix années de sa carrière, avec plus de 235 tirages photographiques entièrement réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, ainsi qu’une sélection de ses dessins et peintures. L’exposition Irving Penn offre une vision complète de l’ensemble des sujets majeurs de son travail : la mode, les natures mortes, les portraits, les nus, la beauté, les cigarettes et les débris. Certaines séries cultes, comme les nus, les mégots et les petits métiers seront ici présentées en profondeur. Issu d’une formation aux beaux-arts, Irving Penn développe un corpus d’images marqué par une élégante simplicité, un certain goût pour le minimalisme et une rigueur remarquable, du studio jusqu’au tirage auquel Penn accorde un soin méticuleux.

Suivant un parcours tout à la fois chronologique et thématique, les visiteurs découvrent la production de l’artiste depuis ses débuts à la fin des années trente, jusqu’à son travail autour de la mode et des natures mortes des années 1990-2000.

L’exposition s’ouvre sur les premières natures mortes en couleur que l’artiste a photographiées pour Vogue à partir de 1943, précédées par des scènes de rue à New York et des images du sud des Etats-Unis, du Mexique, de l’Europe. Après la guerre, son travail se déplace de la rue au studio, qui devient le lieu exclusif de ses prises de vue pendant toute sa carrière. En 1947-48, il réalise pour le magazine Vogue des portraits d’artistes, écrivains, couturiers et autres personnalités du monde de la culture, de Charles James et Salvador Dali à Jerome Robbins, Spencer Tracy, Igor Stravinsky et Alfred Hitchcock.

En décembre 1948, il voyage jusqu’à Cuzco au Pérou, où il photographie les habitants et les visiteurs venus en ville pour les festivités de fin d’année. Ses enfants de Cuzco sont devenus un chef-d’œuvre de l’histoire de la photographie.

Envoyé à Paris en 1950 par le magazine Vogue, Irving Penn est ensuite révélé comme véritable maître du portrait de mode, produisant quelques-unes des plus grandes icônes photographiques du XXe siècle. Beaucoup sont des études de Lisa Fonssagrives-Penn, la femme et muse de l’artiste, portant des modèles haute-couture des années 1950. En parallèle pendant ce séjour à Paris, il commence une étude photographique des Petits Métiers, une série de portraits qui puise ses racines dans une tradition établie en gravure depuis des siècles et qu’il continue à Londres et New York. Toutes ces prises de vue emploient le même fond, un rideau peint trouvé à Paris qu’il a conservé dans son studio tout au long de sa carrière et qui est présentée dans l’exposition.

Dans les années 50 et au début des années 60, Irving Penn est devenu un photographe fortement demandé. Il continue à réaliser des portraits pour Vogue que l’on peut qualifier de classiques : Picasso, Jean Cocteau, T.S. Eliot, Marlene Dietrich, Francis Bacon ou encore Colette. L’artiste les veut profonds et aboutis, comme l’art de Goya, Daumier ou Toulouse-Lautrec qu’il a étudiés.

Dans la partie suivante, les visiteurs découvrent un ensemble d’études de nus datant de  1949-1950, une célébration de chair pliée, tordue, tendue, relâchée, brillamment façonnée par le méticuleux tirage argentique et au platine de Penn.

Entre 1967 et 1971, Irving Penn a voyagé pour Vogue dans le Pacifique et en Afrique. L’ensemble suivant est constitué de portraits faits notamment au Dahomey (aujourd’hui le Bénin), en Nouvelle-Guinée et au Maroc. Là, Penn procédait à ses prises de vue dans un studio itinérant, aménagé dans une tente qu’il avait lui-même conçue et avec laquelle il voyageait.

Irving Penn a également photographié les détritus, l’éphémère, le processus de désintégration, notamment avec sa série des mégots de cigarette datée de 1972. Plus d’une vingtaine d’images sont présentées au même titre que les nus ou les portraits car, comme l’estimait Penn lui-même, « A stubbed out cigarette tells the character, it tells the nerves. The choice of cigarette tells the taste of the person » (« Une cigarette écrasée indique le caractère, elle révèle la nervosité. Son choix en dit long sur le goût d’une personne »). Les rebuts, blocs de métal, éléments de la rue et autres détritus démontrent l’intérêt constant d’Irving Penn pour les natures mortes, depuis ses premières images jusqu’à la fin de sa carrière.

L’ultime section de l’exposition est consacrée aux dernières photographies de mode et aux portraits de sa maturité, incluant des personnalités comme Tom Wolfe, Truman Capote, Alvin Ailey, Ingmar Bergman et Zaha Hadid.

Cette exposition est organisée par le Metropolitan Museum of Art à New York et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, en collaboration avec la Fondation Irving Penn. Elle a été présentée du 24 avril au 30 juillet 2017 au Metropolitan Museum of Art à New York : Irving Penn: Centennial.

Cette exposition est présentée du 24 mars au 1er juillet 2018 à la Fondation C/O de Berlin, et du 21 août au 25 novembre 2018 à l’Instituto Moreira Salles.

Commissariat de l'exposition : Maria Morris Hambourg, commissaire indépendante et fondatrice du Département de la Photographie au Metropolitan Museum of Art, New York et Jeff L. Rosenheim, Joyce Frank Menschel conservateur en charge du Département de la Photographie au Metropolitan Museum of Art, New York ; Jérôme Neutres, commissaire et directeur de la stratégie et du développement à la Rmn-Grand Palais.

Grand Palais, Paris
Galeries nationales, entrée Clemenceau
www.grandpalais.fr

A lire également sur Wanafoto : 
Irving Penn, Les Petits métiers, Musée de l'Elysée, Lausanne,  9 octobre 2010 - 16 janvier 2011 























05/04/17

Art Paris Art Fair 2017 : Bilan

Art Paris Art Fair 2017
Un très bon cru pour l’édition 2017 d’Art Paris Art Fair avec l’Afrique invitée d’honneur

Art Paris Art Fair 2017


Succès pour Art Paris Art Fair 2017 qui a clos ses portes au Grand Palais, le 2 avril au soir avec une hausse de fréquentation de 3% et un total de 54 537 visiteurs venus de 53 pays.

L’Afrique invitée d’honneur a « énergisé » cette édition 2017 qui réunissait du 30 mars au 2 avril 139 galeries de 29 pays. L’engouement était perceptible dès le vernissage qui a accueilli 15640 personnes (une hausse de 10% par rapport à 2016) porté par l’effervescence d’évènements parisiens qui faisaient écho au focus de la foire.

La création contemporaine africaine, mise pour la première fois à l’honneur dans une foire d’art moderne et contemporain en Europe, a suscité l’enthousiasme des collectionneurs et des visiteurs occasionnant de nombreuses ventes. Le public a pu découvrir notamment une jeune génération talentueuse d’artistes rarement présentés en France : Billie Zangewa chez AFRONOVA GALLERY (qui a fait un sold-out avec des prix entre 30 000 et 40 000 euros), Mohau Modisakeng à la galerie WHATIFTHEWORLD qui représentera l’Afrique du Sud à la prochaine Biennale de Venise, Gareth Nyandoro chez Tiwani Contemporary qui bénéficiera d’une exposition au Palais de Tokyo en 2017, Patrick Tatcheda Yonkeu à la Galerie MAM/Fondation Donwahi dont le grand livre a été cédé pour 80 000 euros, Mario Macilau à la Galerie Ed Cross Fine Art ou encore Marion Boehm chez ARTCO Gallery dont les collages sur papier ont été vendus entre 8 000 et 15 000 euros. Les œuvres d’artistes connus comme El Anatsui (October Gallery), Seydou Keïta (Galerie Nathalie Obadia), Chéri Samba et Romuald Hazoumé (Magnin-A) ont également suscité l’intérêt de nombreux collectionneurs ainsi que le programme vidéo «Les territoires du Corps» qui mettait en avant une jeune génération d’artistes du continent africain et de ses diasporas.

Le secteur Promesses pour les jeunes galeries qui réunissait une sélection à 100% internationale a été particulièrement plébiscité : Espace L de Genève s’est défait d’une quinzaine d’œuvres de Julien Spiewak proposées entre 3 800 euros et 500 euros. Anna Marra Contemporanea de Rome a vendu 6 œuvres de Elvio Chiricozzi entre 12 000 euros et 2 000 euros. Art 21 de Lagos a cédé une dizaine de photographies de Namsa Leuba entre 7 500 euros et 2 000 euros...

Au sein du secteur général, les ventes ont été inégales avec cependant plusieurs «sold out» de la Galerie Claude Bernard avec son solo show de Gao Xingjian. Idem pour le solo show de la Galerie Mathias Coullaud dont toutes les toiles de Jérôme Borel ont trouvé preneur. La Galerie Michel Giraud a remporté un succès notable avec une quasi exposition monographique dédiée à l’américain Denis Oppenheim dont trois dessins sont partis chez de grands collectionneurs au prix affiché de 50 000 euros chacun.

Si la plupart des exposants se félicitait d’un bilan des ventes satisfaisant malgré une conjoncture maussade, tous ont souligné la qualité de nouveaux contacts effectués. Beaucoup de visiteurs interrogés ont applaudi la qualité de la foire et le positionnement original d’Art Paris Art Fair : une foire de découvertes au printemps qui fait la place à des scènes culturelles multiples et à la nouveauté. 

Plus de 750 journalistes venus des 4 coins du monde ont été accrédités sur la foire contre 550 l’an passé. De nombreuses personnalités du monde politique, de l’art, du spectacle et des affaires se sont succédées dans les allées : Keziah Jones, Robert Longo, Lilian Thuram, Aure Atika, Jean-Pierre Mocky, Stéphane Bern, Jean-Michel Ribes, Laure Adler, Laurent Fabius, Claude Chirac, Rick Owens et Michèle Lamy mais également les représentants des institutions parisiennes : Bernard Blistène et Catherine David pour le Centre Pompidou, Suzanne Pagé pour la Fondation Louis Vuitton, Laurent Le Bon pour le musée Picasso...

La foire a également accueilli de nombreux groupes d’amis de musées, 29 venus de France et 42 d’Europe ainsi que quelques cercles issus de la diaspora africaine. On peut citer notamment les Tate Patrons, Les Amis de 1.54, The American Friends of the Louvre, Uberblick (Pays-Bas, Espagne, US), The Friends of the Museum of Women in the Arts (Washington), the Friends of the Johannesburg Art Gallery, NKW Freundeskreis Vienne, les Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, Collectors Club des MMK (Francfort), Amici del MAXXI (Rome), Kunstverein (Cologne), les Amis du Centre Pompidou Metz, ERSTE Foundation, (Vienne), The Independant Collectors (Berlin), The SMAK Patrons (Gand) etc...

82 visites décryptées ont été organisées pour les collectionneurs avec le concours de l’Observatoire de l’art contemporain.

L’édition 2017 a vu également le lancement du Prix L’art est vivant dont l’objectif est de soutenir à un moment clé de sa carrière un jeune talent exposé dans le secteur Promesses dédié aux galeries de moins de six ans d’existence. Celui-ci, d’une dotation de 5 000 euros, a été décerné, le jeudi 30 mars, à Dalila Dalléas Bouzar, née en 1974 et représentée par la Galerie Cécile Fakhoury (Abidjan).

Art Paris Art Fair a également accueilli Le prix Aurélie Nemours qui a été décerné à Jean-François Dubreuil (1946).

La prochaine édition d’Art Paris Art Fair, se tiendra au Grand Palais du 22 au 25 mars 2018.

ART PARIS ART FAIR
www.artparis.com

03/09/16

Exposition Hergé, Grand Palais, Paris

Hergé
Grand Palais, Galeries nationales, Paris
28 septembre 2016 – 15 janvier 2017


Hergé
Hergé
Composition sans titre
vers 1960
huile sur toile
50 x 60 cm
collection particulière
© Hergé/Moulinsart 2016

L’exposition offre l’occasion de décrypter l’art d’Hergé, dessinateur qui use de tous les moyens dont il dispose et ne se prive jamais de s’inspirer des autres arts. Les civilisations anciennes et primitives le fascinent. Il admire les grands maîtres depuis toujours. Il s’essaye lui-même à la peinture dans les années 1960. C’est à cette époque qu’il se passionne aussi pour les artistes les plus avant-gardistes de son temps et collectionne Warhol, Lichtenstein, Fontana, Dubuffet, Raynaud…

Dans ses cases, comme au cinéma, en peinture ou en photographie, il multiplie les plans, les cadres et les perspectives. Tout un ensemble de procédés l’aident à composer ces scènes, ces séquences et ces images dont la force a marqué des générations de lecteurs de Tintin.


Hergé
Hergé
Les Aventures de Tintin,
Reporter du Petit Vingtième au pays des Soviets
Projet de couverture inédite
1930
encre de chine, gouache sur papier à dessin
50 x 34 cm
Collection Studios Hergé
© Hergé/Moulinsart 2016


Hergé
Hergé
Les Aventures de Tintin
L’Oreille cassée
Illustration pour la couverture du
Petit Vingtième du 30 janvier 1936
25,5 x 25 cm
Collection Studios Hergé
© Hergé/Moulinsart 2016

Ce qui singularise et distingue l’art d’Hergé c’est aussi son extraordinaire capacité à restituer le réel sous une forme inventive mais si familière que le lecteur se projette aisément dans ce monde, pourtant créé de toutes pièces. Par des traits simples, d’une justesse redoutable, il cerne les contours de notre existence et donne naissance à des personnages emblématiques qui incarnent les grandes valeurs de la société. Ces personnages se trouvent confrontés à toutes sortes de situations rocambolesques qui résonnent souvent avec l’histoire du XXe siècle. Mais l’exposition est aussi l’occasion de révéler une facette moins connue du grand public : sa brillante carrière de graphiste publicitaire dont témoigne des affiches d’une grande inventivité formelle.


Hergé
Hergé
Les Aventures de Tintin
Le Temple du Soleil
Illustration de couverture en couleur du premier numéro
du journal Tintin publiée le 26 septembre 1946
1946
fac-similé
Collection Studios Hergé
31,4 x 43,3 cm
© Hergé/Moulinsart 2016


Hergé
Hergé
Les Aventures de Tintin
Objectif Lune
couverture du journal Tintin publiée le 30 mars 1950
30 x 21 cm
Collection Studios Hergé
© Hergé/Moulinsart 2016

Tout a commencé le 10 janvier 1929 avec la publication des premières aventures de Tintin dans Le Petit Vingtième, et ne cessa d’évoluer au fil des années et des rencontres, celle de Tchang en 1934 notamment compte parmi les plus décisives. Alors qu’Hergé travaille sur l’idée d’un Tintin en Extrême Orient, ce jeune étudiant chinois l’initie à la culture de son pays et participe étroitement à l’élaboration du Lotus bleu, premier chef-d’oeuvre incontestable d’Hergé, après quatre histoires où l’on voit sa progression vers la maîtrise de son art. Sans trop s’en rendre compte, Hergé entame une fabuleuse carrière d’auteur, tout à la fois dessinateur et scénariste virtuose. Sans en avoir véritablement conscience, il crée un style, une ligne, une école. Sa notoriété et son succès ne feront que croître tout au long du vingtième siècle, en Belgique, en Europe et dans le monde entier.


Hergé
Hergé
Vers le Vrai
1933
Affiche publicitaire
118 x 83,6 cm
Collection Studios Hergé
© Hergé/Moulinsart 2016

En remontant le temps, l’exposition nous ramène également au tout jeune Georges Remi, ce gamin de Bruxelles qui, avant de devenir Hergé, se nourrissait à l’école du cinéma et découvrait l’esthétique du noir et blanc sur grand écran. Il se délectait tout autant des romans d’aventures que des histoires illustrées et des récits « à ballons » en provenance de France et des États-Unis. Sa passion pour le dessin date de cette époque et ses premières illustrations, publiées dans la presse catholique belge, montrent qu’il excellait déjà dans l’art de raconter des histoires.

Crée par Fanny Rodwell en 2009 à Louvain-la-Neuve, près de Bruxelles, le Musée Hergé s’associe à la Rmn - Grand Palais pour dévoiler les multiples facettes de son oeuvre à travers la plus grande réunion à ce jour de planches originales, de peintures dont il s’entourait, de photographies, tout en évoquant les rencontres qui guident sa vie et sa vision artistique. Ses interviews, ses écrits, ses témoignages expliquent ses choix, font revivre ses hésitations, sa vivacité, sa curiosité sans borne, et déroulent le parcours d’un grand artiste.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et le Musée Hergé.

Commissariat de l'exposition :
• Jérôme Neutres, directeur de la stratégie et du développement à la Rmn-Grand Palais
• Sophie Tchang, conservatrice au Musée Hergé

Informations et réservations :
www.grandpalais.fr

30/08/16

Exposition Mexique, Grand Palais, Paris : Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes

Mexique 1900 - 1950
Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes
Grand Palais, Galeries nationales, Paris

5 octobre 2016 – 23 janvier 2017


Diego Rivera
Affiche Rmn-Grand Palais / Photo Claudia Herrera 
DIEGO RIVERA, Río Juchitán, 1953-1955
© Museo Nacional de Arte, INBA

La Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le MUNAL, Museo nacional de Arte de Mexico, se sont associés pour organiser une exposition dressant, pour la première fois en France, un vaste panorama de la modernité mexicaine, depuis les prémices de la Révolution jusqu’au milieu du XXe siècle, complété par des interventions ponctuelles d’artistes contemporains.

L’art du Mexique au XXe siècle présente le paradoxe d’être étroitement connecté aux avant-gardes internationales, tout en présentant une incroyable singularité, une étrangeté même, et une puissance qui défient notre regard européen.

Dans la première partie de l’exposition, on découvre comment cette modernité puise son inspiration dans l’imaginaire collectif et les traditions du XIXe siècle. Cette relation, évidente dans l’art académique qui se développe après la restauration de la République en 1867, se prolongera dans les préceptes idéologiques de l’École Mexicaine de Peinture et de Sculpture, dirigée par José Vasconcelos à partir de 1921. Les courants internationaux viennent contrebalancer cet ancrage dans la tradition. Au tournant du XXe siècle, symbolisme et décadentisme trouvent au Mexique des expressions fascinantes comme le célèbre tableau d’Angel Zárraga, La Femme et le pantin (1909). Peu à peu s’affirment les expérimentations esthétiques d’artistes mexicains en contact avec l’avant-garde parisienne dans les premières décennies du siècle, au premier rang desquels Diego Rivera.

La deuxième partie de l’exposition s’attache à montrer comment la Révolution mexicaine, en tant que conflit armé, comportait la planification d’un nouveau projet national. La création artistique des années qui ont suivi la révolution revêt un caractère idéologique ; elle s’appuie sur d’autres moyens que la peinture sur chevalet, tels que le muralisme et le graphisme. L’exposition met naturellement l’accent sur les oeuvres des trois artistes phares du muralisme mexicain, los tres grandes : Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros, José Clemente Orozco. Cette révolution masculine, qui a ouvert la voie à de nombreuses possibilités nouvelles, a permis aux femmes de participer à l’effort économique ; cette situation a encouragé les femmes à se faire elles aussi une place sur la scène artistique, en tant que peintres ou mécènes.

L’arbre Frida Kahlo ne doit pas cacher une forêt de personnalités extraordinaires comme Nahui Ollin, Rosa Rolanda ou les photographes Tina Modotti et Lola Álvarez Bravo.

Parallèlement à l’École Mexicaine de Peinture et de Sculpture des années 20 et 30, cette période a également été marquée par l’avènement de nombreuses autres démarches expérimentales. Le triomphe du muralisme et de l’art nationaliste a éclipsé ces mouvements d’avant-garde alternatifs, qui ont revendiqué le droit de participer à la scène artistique internationale, indépendamment du paradigme révolutionnaire.

La troisième partie de l’exposition permet de découvrir toute une sélection d’artistes et d’oeuvres se présentant comme des alternatives aux discours idéologiques de l’époque, des masques hallucinants de Germán Cueto aux portraits énigmatiques de Robert Montenegro et aux abstractions de Gerardo Murillo « Dr. Atl », Marius de Zayas ou Rufino Tamayo.

Enfin, la quatrième partie, intitulée Rencontre de deux mondes : Hybridation, montre comment, depuis le début du XXe siècle, la présence d’artistes mexicains aux États-Unis, comme Marius de Zayas, Miguel Covarrubias et surtout les grands muralistes, a joué un rôle décisif pour les mouvements d’avant-garde de villes comme New York, Détroit ou Los Angeles. Et inversement, du fait de la notoriété acquise par les artistes mexicains à l’étranger durant les premières décennies du XXe siècle, de nombreux artistes étrangers ont décidé de délocaliser leur activité au Mexique. En collaboration avec les artistes locaux, ils sont parvenus à développer une scène particulièrement riche, en particulier autour du surréalisme avec Carlos Merida, Jose Horna, Leonora Carrington et Alice Rahon.

L’exposition clôt la chronique de ces échanges, sources d’une perpétuelle « renaissance », avec l’arrivée de Mathias Goeritz au Mexique en 1949, mais leur vitalité est encore illustrée dans les oeuvres d’artistes majeurs de la scène actuelle, à l’image de Gabriel Orozco et de ses « frottages » pris dans le métro parisien.

Cette exposition est organisée par la Rmn-Grand Palais et la Secretaría de Cultura / Instituto Nacional de Bellas Artes / Museo Nacional de Arte, Mexico.

Commissaire de l'exposition : Agustín Arteaga, directeur du Museo Nacional de Arte, Mexico

Grand Palais, Paris
www.grandpalais.fr