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03/08/22

Verre - 30 ans d'innovations au Cerfav @ Musée des Beaux-Arts de Nancy

Verre - 30 ans d'innovations au Cerfav
Musée des Beaux-Arts de Nancy
26 mars - 18 septembre 2022

Verre - 30 ans d'innovations au Cerfav
Verre - 30 ans d'innovations au Cerfav
Exposition au Musée des Beaux-Arts de Nancy

L’exposition est organisée à l'occasion des 30 ans du Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers (Cerfav). Les réalisations de créateurs verriers formés au Cerfav, depuis son installation à Vannes-le-Châtel en 1991, sont réunies dans différents espaces du musée des Beaux-Arts de Nancy.

Aline Thibault
ALINE THIBAULT
Au fil de, 2015 
Plomb, verre float, MNA, soufflé, 
vergettes en acier, étain, machine à coudre 
© François Golfier
Aline Thibault est née en 1985, à Angers. Après un master dans les métiers des arts et de la culture à la Sorbonne, elle poursuit par un master en relations internationales à l’Institut français. Elle participe à des projets de coopération et d’action culturelle à l’étranger avant de se convertir aux techniques verrières au Cerfav. Diplômée Créateur verrier en 2015, elle poursuit en Concepteur créateur en 2019. Désormais à son compte, elle travaille la matière de manière sensible et poétique. Elle cultive une curieuse alchimie entre la pensée et la conception, le matériau et l’outil, l’intention et le hasard.
Elise Dufour
ÉLISE DUFOUR
Orageuse, 2021
Feuille de verre thermoformée et sablée
Collection de l’artiste
© Isabelle Martin
Élise Dufour est née en 1982, à Louviers. Elle se forme d’abord à l’École supérieure d’art et de design d’Orléans (2003), où elle apprend à expérimenter plusieurs matériaux. C’est finalement le verre qu’elle choisit, pour sa transparence et la diversité des techniques de travail de la matière à chaud et à froid. Elle poursuit sa formation au Cerfav, d’abord en obtenant le titre de compagnon verrier européen (2007-2008), puis de concepteur créateur en métier d’art (2008-2009). Installée en Île-et-Vilaine depuis 2020, elle conçoit dans son atelier aussi bien des sculptures que des objets utilitaires et des bijoux en verre. 
Le visiteur découvre au rez-de-chaussée des salles d’exposition temporaire une sélection de projets artistiques et design, constituant à la fois la rétrospective des trente années d’existence du Cerfav, tout en soulignant la place indéniable qu’occupent ses élèves devenus les acteurs de la création verrière contemporaine. Une déambulation poétique est proposée au fil d'une cinquantaine d’oeuvres, regroupées autour de notions récurrentes dans l'univers des créateurs verriers : Équilibres, Éclats, Textures, Illusions, Fictions, Mémoires et Hybridations.

En complément à l’exposition, plusieurs oeuvres s’intègrent dans le parcours permanent. Tout en témoignant de la vigueur créative des artistes verriers contemporains, elles invitent à interroger le rapport habituel aux collections et suscitent des rapprochements inédits.

Organisée par les équipes de Nancy-Musées en partenariat avec le Cerfav, l’exposition rassemble des oeuvres d’art contemporaines en verre, des photographies, des vidéos et des documents d’archives, au sein d’un double parcours réparti entre le rez-de-chaussée des salles d’exposition temporaire et certains espaces du parcours permanent du musée des Beaux-Arts de Nancy.

Commissariat général :
Susana Gállego Cuesta, directrice du musée des Beaux-Arts de Nancy
Denis Garcia, directeur du Cerfav (2000-2021) – Marie-Alice Skaper, directrice du Cerfav (2022-)
Commissariat scientifique :
Marion Pacot, chargée des collections XIXe-XXIe siècles du musée des Beaux-Arts de Nancy
Anne Pluymaekers, responsable du service médiation artistique, culturelle, scientifique et technique du Cerfav

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE NANCY 
3 place Stanislas, Nancy

07/11/21

Daniel Buren @ Musée des Beaux-Arts de Dijon - BJRV in situ sur plateau

Daniel Buren
BJRV in situ sur plateau
Musée des Beaux-Arts de Dijon
17 novembre 2021 - 28 février 2022

Grâce à un partenariat initié par l’association Interface, le Musée des Beaux- Arts de Dijon réactive un ensemble d’éditions de Daniel Buren, issu du projet développé par l’artiste en 2013 pour la page centrale du journal horsd’oeuvre n°32. Le journal, édité par Interface, propose à chaque numéro une page blanche centrale, offerte comme support à un artiste invité, et conçue comme une extension à son activité de programmation d’expositions.

Sur le format A2 du journal (59,4 x 42 cm), Daniel Buren a laissé le champ ouvert à 4 possibilités grâce à 4 couleurs (bleu, jaune, rouge, vert) utilisées une par une, à chaque quart du tirage global avec un renversement ou/et une inversion « en miroir » de la forme proposée, qui permettent d’obtenir 4 pages différentes. Pour réunir une vue d’ensemble, il fallait donc, au moment de la diffusion du journal, cueillir 4 exemplaires différents déposés arbitrairement dans les lieux d’art contemporain où il est distribué.

Chaque page fonctionne toutefois de façon autonome, sans trahir le principe de base du travail de l’artiste, malgré le format imposé : une répartition de rayures verticales (d’une largeur habituelle de 8,7 cm) à partir du centre du papier, le tout coupé par sa diagonale pour former un aplat de la même couleur que les rayures qui formaient le reste du format. La largeur du papier n’étant pas un multiple exact de 8,7 cm, les bandes sur les extrémités gauche et droite sont légèrement plus petites : ce n’est donc pas une erreur d’impression, la diagonale ne passe pas tout à fait par les angles du papier. Ces dimensions données offrent à l’artiste une manière de questionner la notion d’espace, de hors champ, et d’amorcer une réflexion au-delà du format imposé. La diagonale est tracée comme si les bandes extrêmes étaient complètes, d’où ce décalage de quelques millimètres par rapport à l’angle du papier. Le jeu des 4 couleurs, le renversement ou basculement du dessin original apportent de la matière à faire oeuvre et pas seulement édition.

Au moment de certifier les éditions, l’artiste propose deux principes fondamentaux qui déterminent la façon de les présenter. Il s’agit tout d’abord de respecter l’ordre alphabétique des couleurs de haut en bas (donc : bleu, jaune, rouge, vert) et de présenter les unes au-dessus des autres les 4 éditions. Une liberté est laissée à l’acquéreur de tourner dans un sens ou dans l’autre (tête-bêche) chacune des éditions en respectant évidemment le sens des rayures verticales. Ce détail produit au final 16 variantes d’accrochage à partir d’un même ordre des couleurs.

Dans une nouvelle configuration, à plat sur un plateau permettant une vue plongeante opposée à la lecture habituelle sur murs verticaux, l’oeuvre vient poser sa rigueur géométrique et ses combinatoires géométriques au sein du décor médiéval de la Tour de Bar, le plus ancien bâtiment du musée. Cette présentation témoigne du dialogue toujours fécond qu’entretiennent le musée et sa collection avec l’art d’aujourd’hui.

Au-delà de l’installation, Interface fait don au musée d’une série de quatre tirages originaux numérotés par l’artiste, qui permettra à l’oeuvre de Daniel Buren de faire son entrée dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Dijon.

Après les expositions Yan Pei-Ming L’Homme qui pleure, organisée en 2019 en partenariat avec le Consortium, et après Halle 38 années tropiques, fruit en 2020 d’un travail en commun avec le Frac Bourgogne, associant des jeunes artistes pour la plupart issus de l’ENSA de Dijon, le Musée des Beaux-arts poursuit une politique de collaboration avec les acteurs de l’art contemporain dijonnais en offrant à Interfaces la possibilité d’investir une salle du musée. 

Cette présentation des éditions de Daniel Buren au musée des Beaux-Arts de Dijon s’inscrit en écho à l’oeuvre Point de vue ascendant, travail in situ produit par Interface pour le jardin de la Banque de France et visible par tous depuis la rue piétonne des Godrans à Dijon.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE DIJON
Palais des ducs et des États de Bourgogne
Place de la Sainte-Chapelle, 21000 Dijon
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17/05/21

Absolutely Bizarre ! @ Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux

Absolutely Bizarre !
Les drôles d’histoires de l’École de Bristol (1800-1840)
Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux
10 juin – 17 octobre 2021 

Francis Danby
FRANCIS DANBY
Sunset at Sea after a Storm, 1824 
Coucher de soleil sur la mer après une tempête 
Huile sur toile 
© Bristol, Bristol Museum & Art Gallery

Samuel Colman
SAMUEL COLMAN  
St James’s Fair, Bristol, 1824 
La Foire de Saint-James
Huile sur panneau 
© Bristol, Bristol Museum & Art Gallery.

Proches par leur situation géographique au Sud-Ouest de leurs pays respectifs et par leur passé commun de ports coloniaux, Bordeaux et Bristol sont jumelées depuis plus de 70 ans. Si de nombreux échanges existent entre les deux villes, l’école de peinture de Bristol, peu étudiée jusqu’à présent et peu connue en France, n’avait pas encore été mise à l’honneur de ce côté-ci de la Manche.

Cette exposition propose donc la première présentation d’ensemble, en France, de ce phénomène singulier qu’a représenté « L’École de Bristol ». Plus qu’un mouvement pictural autonome, il s’agit bien davantage d’une association informelle de peintres, principalement paysagistes, et d’amateurs (critiques, mécènes, écrivains), caractéristique des réalités artistiques de la première moitié du XIXe siècle. Des « sketching parties » (du terme « sketch », « esquisser ») dans les environs de Bristol et des réunions chez les uns et les autres cimentèrent l’unité de ce groupe dans les années 1820-1830. L’École de Bristol aborde alors une grande variété de genres qu’elle renouvelle : la peinture de la vie citadine et des scènes de genre, vues au prisme des transformations sociales de l’époque, le paysage, en inventant une forme très originale de vues pittoresques et péri-urbaines, et enfin la peinture fantastique, traitée avec une ambition inédite jusqu’alors.

De 1800 à 1840, Bristol est ainsi une pépinière de talents de grande valeur qui, pour certains, se feront remarquer jusqu’à Londres au point d’influer sur l’évolution de la création artistique de la capitale britannique. Parmi eux, on compte les peintres Edward Bird, Francis Danby, Edward Villiers Rippingille, Samuel Colman, Samuel Jackson, Rolinda Sharples – artiste femme qui réussit une brillante carrière au point de pouvoir vivre de son art - et enfin William James Müller. Ce dernier, qui réalisa un témoignage saisissant des émeutes embrasant Bristol en 1831, sera mis en regard, pour la première fois, d’un célèbre contemporain, William Turner, dont on pourra admirer de puissantes aquarelles représentant l’incendie du Parlement britannique, qui eut lieu trois ans plus tard.

Le musée des Beaux-Arts accueille environ 80 oeuvres provenant majoritairement du Bristol Museum & Art Gallery (65 aquarelles et peintures à l’huile), auxquelles s’ajoutent plusieurs prêts de la Victoria Art Gallery de Bath et de la Tate Britain de Londres ainsi que du musée du Louvre.

Un catalogue propose la première présentation d’ensemble, tant en France qu’en Grande-Bretagne, du phénomène singulier qu’a représenté « L’École de Bristol ». Il rassemble des essais d’introduction sur cette école mais aussi un ensemble de plus de 70 notices consacrées aux oeuvres exposées. Dirigé par Guillaume Faroult, conservateur en chef au musée du Louvre, cet ouvrage bénéficiera des contributions de David Solkin, professeur honoraire au Courtauld Institute de Londres, de Jenny Gaschke, conservatrice des collections anciennes (pré-1900) au Bristol Museum & Art Gallery, d’Amy Concannon, conservatrice des collections britanniques (1790-1850) à la Tate Britain, ainsi que des co-commissaires Sophie Barthélémy, conservatrice en chef et directrice du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, et Sandra Buratti-Hasan, directrice adjointe, conservatrice en charge des collections XIX-XXe siècles au sein du même établissement. Edition bilingue (français-anglais) illustrée, Coédition Musée des Beaux-Arts/Éditions Snoeck, à paraître à la fin de l’année 2020, 280 pages.

Absolutely Bizarre ! a été labellisée Exposition d’intérêt national par le ministère de la Culture.

Artistes présentés

Edward Bird (1772–1819) 
Samuel Colman (1780–1845) 
Francis Danby (1793–1861) 
Samuel Jackson (1794-1869) 
James Johnson (1803–1834) 
John King (1788-1847) 
William James Müller (1812–1845)
Nicholas Pocock (1740–1821) 
James Baker Pyne (1800–1870) 
Edward Villiers Rippingille (1798–1859)
Thomas L. Rowbotham (1782-1853)
Rolinda Sharples (1793–1838)
Joseph Mallord William Turner (1775-1851)
William West (b.c.1793–1861)

GALERIE DES BEAUX-ARTS
Place du Colonel Raynal, 33000 Bordeaux

02/01/14

Joseph Cornell et les surréalistes à New York, Musée des Beaux-Arts de Lyon

Joseph Cornell et les surréalistes à New York 
Musée des Beaux-Arts de Lyon 
Jusqu'au 10 février 2014 

L’exposition Joseph Cornell et les surréalistes à New York s’intéresse à l’œuvre de l’artiste américain, pionnier du collage, du montage et de l’assemblage, des années 1930 à 1950. Elle propose de situer son œuvre dans le contexte du surréalisme, courant qui connaît alors son apogée aux Etats-Unis. Plus de 250 œuvres seront montrées parmi lesquelles des pièces majeures de Joseph Cornell (1903-1972), mais aussi d’artistes emblématiques du surréalisme comme Salvador Dalí, Marcel Duchamp, Max Ernst et Man Ray alors installés à New York. Cette exposition est la première consacrée à Joseph Cornell dans un musée français depuis l’exposition itinérante organisée par le Museum of Modern Art de New York et présentée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1981.

Souvent présenté comme un satellite dans la constellation surréaliste, Joseph Cornell est une figure essentielle de la création en Europe et aux Etats-Unis après la seconde Guerre mondiale. L’exposition se concentre sur les années 1930-1950, qui correspondent aux années de maturité de l’œuvre de l’artiste et à une phase de diffusion importante du surréalisme aux Etats-Unis. Le travail de Joseph Cornell se caractérise par la diversité et l’interrelation des pratiques et des formats en deux et trois dimensions : collages, pièces et boîtes réalisées à partir d’objets trouvés. L’artiste utilise aussi la photographie et le cinéma, ses « films collages » sont novateurs, ainsi que ce qu’il appelait ses « explorations », archives en tout genre de documents imprimés. 

Le surréalisme a eu une influence déterminante sur l’œuvre de Joseph Cornell. Il est à l’origine de sa méthode de travail : le collage et les processus associés que sont le montage, la construction et l’assemblage. Si Joseph Cornell doit beaucoup au surréalisme, notamment sa conception fondamentale de l’image comme produit de la juxtaposition poétique, l’inverse est également vrai. L’exposition permet de mieux comprendre ce que l’artiste a apporté au courant. Cette exposition a pour première ambition de faire découvrir l’un des plus grands artistes du 20e siècle et de dévoiler les échanges entre les scènes américaine et européenne. Si les courants transatlantiques avaient déjà été explorés en 2008 dans une précédente exposition, Repartir à zéro comme si la peinture n’avait jamais existé, c’est une autre traversée artistique et intellectuelle qui est proposée ici. 

L’exposition est organisée en collaboration avec le Fralin Museum of art, University of Virginia et avec le concours de collections françaises et étrangères, publiques et privées. Elle sera présentée au Fralin Museum of art dans une version adaptée. Cette manifestation est organisée avec le soutien de Terra Foundation for American Art, du réseau de coopération culturelle FraMe (French Regional American Museum Exchange), de la Fondation Annenberg, et de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique.

Commissaires d'exposition : Sylvie RAMOND, Conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon 
Matthew AFFRON, Muriel and Philip berman Curator of Modern art, Philadelphia Museum of Art

Cette exposition est accompagnée d’un riche catalogue publié aux éditions Hazan :

Joseph Cornell et les surréalistes à New York
Catalogue de l'exposition, Courtesy Hazan

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le Ministère de la culture et de la communication / Direction des musées de France. 

Musée des Beaux-arts de Lyon