Showing posts with label Musée des beaux-arts de Montréal. Show all posts
Showing posts with label Musée des beaux-arts de Montréal. Show all posts

21/01/24

O’Keeffe et Henry Moore : Géants de l’art moderne @ Musée des beaux-arts de Montréal

O’Keeffe et Henry Moore : 
Géants de l’art moderne
Musée des beaux-arts de Montréal
10 février – 2 juin 2024

O’Keeffe et Henry Moore : géants de l’art moderne



Yousuf Karsh, Georgia O’Keeffe
Yousuf Karsh (1908-2002), Georgia O’Keeffe, 1956 
MBAM, don d’Estrellita Karsh à la mémoire de Yousuf Karsh 

Henry Moore
Henry Moore dans l’atelier « du haut », à Perry Green. vers 1953 
Reproduit avec l’autorisation de la Henry Moore Foundation 
Photo Roger Wood

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) présente, en première canadienne, O’Keeffe et Henry Moore : géants de l’art moderne, une exposition d’envergure qui met pour la première fois en dialogue l’œuvre de la peintre américaine Georgia O’Keeffe (1887-1986) et celle du sculpteur anglais Henry Moore (1898-1986). Organisée par le San Diego Museum of Art, cette grande exposition dresse un parallèle inédit entre la vie et la production de ces deux artistes qui ont marqué le XXe siècle. A travers plus de 120 œuvres et la reconstitution de leur atelier personnel, elle retrace l’évolution de leur pratique artistique et témoigne de l’influence profonde du monde naturel sur leur travail.

Bien qu’ils aient vécu sur deux continents distincts, O’Keeffe et Moore ont partagé une vision semblable de l’art moderne. Le point commun entre ces deux artistes réside dans l’inspiration que chacun tire de la nature et dans leur association durable avec les vastes paysages ruraux environnants. Si d’autres de leurs contemporains, comme Piet Mondrian et Hans Arp, empruntent la voie des formes organiques pour atteindre l’abstraction, O’Keeffe et Moore centrent leur approche sur cet aspect fondamental.

Au cours de leurs excursions quotidiennes et de leurs voyages, les deux artistes amassent des pierres, des crânes et ossements d’animaux, des racines, des morceaux de bois, ainsi que des coquillages dont leurs ateliers regorgent. Leur vaste collection révèle des similitudes étonnantes. Pour la première fois, la reconstitution méticuleuse de leur atelier respectif permet au public d’observer comment ces objets trouvés façonnent leurs créations et leur inspirent certaines de leurs œuvres les plus importantes.

« À notre connaissance, les deux artistes ne se sont rencontrés qu’une seule fois, à l’occasion de la rétrospective Moore tenue au Museum of Modern Art en 1946. O’Keeffe a eu droit elle aussi à une rétrospective la même année. Il y a lieu de se questionner sur le message que cette grande institution a voulu lancer en mettant ces deux artistes à l’affiche à un moment où le monde se relevait du traumatisme de la guerre. A-t-elle voulu dire que leur œuvre offre quelque chose de vivifiant, de positif et de bienfaisant par le lien humaniste qu’elle entretient avec la nature ? », poursuit Anita Feldman, directrice adjointe de la conservation et de l’éducation, San Diego Museum of Art.

Georgia O’Keeffe et Henry Moore ont fait l’objet d’innombrables expositions. Pour la première fois sont réunies des œuvres des deux artistes provenant majoritairement de la Fondation Henry Moore, en Angleterre, et du Georgia O’Keeffe Museum, au Nouveau-Mexique, ainsi que d’une vingtaine de collections muséales et privées. L’exposition comprend des peintures, des œuvres sur papier et des sculptures réalisées à partir de diverses matières allant du plâtre au bronze, sans oublier le marbre, le calcaire Hoptonwood et l’albâtre de Cumberland. On y retrouve même une sculpture taillée à même une stalactite. Parmi les chefs-d’œuvre présentés, mentionnons Panier à oiseaux (1939), Figure allongée (1959-1964), « Trois morceaux no 3 : vertèbres », (1968) et Modèle de travail pour « Ovale avec pointes » (1968-1969) de Moore, et Arisème petit-prêcheur III (1930), Tête de bélier, belle-de-jour bleue (1938) et Le mont Pedernal vu depuis le ranch no 1, (1956) d’O’Keeffe. La présentation montréalaise est par ailleurs enrichie d’un « dessin de transformation » et de quatre sculptures de Moore, en plus d’un portrait d’O’Keeffe réalisé par Yousuf Karsh, tous issus de la collection du MBAM.

GEORGIA O’KEEFFE ET HENRY MOORE : 
GÉANTS DE L’ART MODERNE
PARCOURS DE L'EXPOSITION

Déployée en six sections, l’exposition propose une série de galeries thématiques qui portent un regard approfondi sur les formes naturelles qui ont marqué les créations d’O’Keeffe et de Moore. Elle débute par une présentation des premières études d’après nature des deux artistes. Elle offre un aperçu de l’influence, sur leur travail, du mouvement surréaliste qui se répand dans les années 1930. Ce mouvement se caractérise par un intérêt pour les thèmes de la transformation et de la métamorphose, ainsi que pour les juxtapositions d’objets insolites et les ruptures d’échelle.

Une section de l’exposition est consacrée à l’une des plus importantes sources d’inspiration de Georgia O’Keeffe et de Henry Moore : les ossements. Les deux artistes explorent la complexité interne des crânes et admirent la puissance et la robustesse des ossements, tout comme leurs arêtes tranchantes. Tous deux les mettent en relation avec le ciel qu’ils regardent par leurs ouvertures de manière à jouer avec la perspective et l’échelle.

Dans les années 1940, Georgia O’Keeffe et Henry Moore quittent respectivement les centres artistiques de New York et de Londres. La première s’installe dans les collines désertiques du Nouveau-Mexique, où elle vit et travaille au gré des saisons : à Ghost Ranch (en été et en automne) et à Abiquiú (en hiver et au printemps). Comme O’Keeffe, Moore travaille dans divers ateliers avant de s’installer dans le paysage rural de Perry Green, dans le Hertfordshire, après que sa résidence londonienne a été endommagée par les bombardements. Là-bas, il occupe plusieurs ateliers aménagés dans des hangars et des écuries reconvertis, au milieu de vastes pâturages.

Des meubles originaux et des répliques donnent vie aux ateliers reconstitués dans les salles de l’exposition et illustrent l’environnement dans lequel Georgia O’Keeffe et Henry Moore travaillent, entourés d’objets trouvés dans la nature. L’atelier d’O’Keeffe à Ghost Ranch intègre notamment un chevalet et des tableaux inachevés de l’artiste, ainsi que des pinceaux taillés par ses soins, des pastels de sa confection, des fiches chromatiques destinées à consigner des couleurs précises et même des outils lui servant à tendre ses toiles. L’atelier de Moore, Bourne Maquette Studio, contient pour sa part des étagères pleines d’objets trouvés et de petites sculptures directement moulées sur ces objets, notamment des maquettes en plâtre de figures humaines, des coquillages, du bois flotté, des bouts de silex ainsi que des os et cornes d’animaux amassés au cours de ses promenades dans les champs de moutons. On y trouve également quelques raretés telles qu’un crâne de rhinocéros noir et une vertèbre de girafe que l’artiste a reçus en cadeau de la part de l’éminent biologiste Julian Huxley. Cet arrangement de formes et d’objets souligne la relation intrinsèque qui unit tous les êtres vivants.

Une autre section porte sur les vastes collections de galets, de silex, de roches de rivière et de roches ferrugineuses des deux artistes qui, superposés et imbriqués, servent à réaliser bon nombre de leurs œuvres. Tous deux sont fascinés par l’immense variété des pierres aux surfaces tantôt corrodées et texturées, tantôt lisses et nuancées, allant même jusqu’à explorer des sites archéologiques pour étudier la manière dont ces pierres monumentales s’intègrent les unes aux autres. L’exposition examine par ailleurs l’évolution du travail de chaque artiste avec les formes organiques, explorant des formes internes et externes comme celles des fleurs et des coquillages. Le dialogue fécond entre les œuvres présentées jette un éclairage nouveau sur les peintures florales d’O’Keeffe qui tranche avec l’habituelle interprétation sexualisée de son œuvre, qu’elle n’a cessé de réfuter.

Le parcours se termine par la présentation d’œuvres tardives, des paysages caractérisés par des formes épurées et des échelles démesurées qui créent une monumentalité dans la simplicité. Certaines œuvres de Moore illustrent sa façon de transformer une figure en paysage métaphorique, tandis que les compositions d’O’Keeffe, constituées de bandes de couleur et de lumière, illustrent l’immobilité et le passage du temps.

Une exposition organisée par le San Diego Museum of Art, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.

Commissariat : Anita Feldman, directrice adjointe de la conservation, San Diego Museum of Art. Iris Amizlev, conservatrice – Projets et engagement communautaires, est responsable de la présentation montréalaise.

Publication : L’exposition est accompagnée d’un élégant ouvrage illustré, publié en anglais par Marquand Books, et adapté en français par les Éditions du Musée des beaux-arts de Montréal. Sous la direction d’Anita Feldman, il réunit des essais d’Hannah Higham, de Jennifer Laurent, de Barbara Buhler Lynes, d’Ariel Plotek et de Chris Stephens, qui offrent un éclairage nouveau sur les méthodes de travail d’O’Keeffe et de Moore, artistes dont la pratique est profondément ancrée dans leur environnement.
MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL
1380, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3G 1J5

22/08/16

Toulouse-Lautrec @ MBAM, Montréal

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque
Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)
Jusqu'au 30 octobre 2016

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) invite à revivre  l’âge d’or des cabarets parisiens à travers l’exposition TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE. Celle-ci dévoile une collection particulière exceptionnelle qui regroupe presque toutes les estampes et affiches les plus célèbres de Toulouse-Lautrec, ce grand maître français du XIXe siècle, qui a révolutionné l’art de la gravure. Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC), l’exposition offre une occasion extraordinaire d’admirer près de 100 estampes et affiches couvrant l’ensemble de la production lithographique de l’artiste, de 1891 à 1900, aussi bien des images emblématiques que des épreuves uniques rarement exposées, choisies pour leur qualité et leurs couleurs incomparables.

L’exposition présente également quelques oeuvres de proches de Toulouse-Lautrec, dont une toile de Louis Anquetin, L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton. Longtemps considérée comme un projet inachevé connu que par ses études préparatoires, elle est pour la première fois révélée au grand public. Sans nul doute une redécouverte majeure de l’histoire de l’art du Paris « fin de siècle ».


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Moulin Rouge – La Goulue
1891
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en noir, pierres de couleurs en jaune, rouge et bleu sur trois feuilles sur vélin
191 x 117 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Ambassadeurs : Aristide Bruant
1892
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en cinq couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en orangé, rouge, bleu et noir sur vélin, sur deux feuilles
134,5 x 93 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Divan Japonais
1892-1893
Lithographie au crayon gras, au pinceau et au crachis, avec trame report. Imprimé en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en noir, jaune et rouge sur vélin
80,8 x 60,8 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

A travers son oeuvre lithographique, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) a saisi comme nul autre l’âme de la vie nocturne parisienne de la Belle Époque, dans des scènes dynamiques de bals et de cabarets inspirées par le quartier des spectacles, alors en plein essor. Installant son atelier dans le quartier bohème de Montmartre, il est devenu un habitué des boîtes de nuit telles que le Chat Noir, le Mirliton et le Moulin Rouge. Il a représenté leurs spectacles, esquissant le portrait de la vie moderne parisienne.

« Lors de l'inauguration de Warhol s'affiche en 2014, nous voulions déjà rendre hommage à son illustre prédécesseur, Toulouse-Lautrec : c'est fait. Grâce à une collection particulière d'exception, aujourd'hui révélée au Musée des beaux-arts de Montréal, puis à la Phillips Collection de Washington. Une centaine d'estampes et d’affiches, plus quelques dessins et tableaux de l'artiste et de son cercle, sont dévoilés dans un état de conservation exceptionnel – il faut le souligner, car ces éphémérides n’étaient pas conçues pour durer. C’est une occasion de traverser le Paris de la Belle Époque, ses vedettes et ses cabarets... », affirme Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM.

« Je me réjouis de cette première collaboration de la Phillips Collection avec le Musée des beauxarts de Montréal –, et ce, pour une exposition internationale majeure telle que Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque, affirme Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection. Ce projet marque la première monographie de Toulouse-Lautrec à la Phillips Collection depuis près de 80 ans. Nous sommes ravis de partager cette collection inédite avec le public américain et canadien. »

Présentée dans le pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM, l’exposition se déploie en quatre sections qui évoquent les principaux thèmes explorés par l’artiste : Vie moderne, Théâtre, Caféconcert et Dans la nuit. Elle témoigne de la vie contemporaine du Paris de la fin du XIXe siècle, de ses cabarets, hauts lieux d’excès et de festivités nocturnes, tout comme des divertissements tels que le cirque, les courses, les balades à vélo, l’automobile – récemment inventée – tout comme les promenades avec animal de compagnie.


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La Chaîne Simpson
1896
Lithographie au pinceau, au crayon gras et au crachis. Impression en trois couleurs. Pierre de trait tirée en bleu, pierres de couleurs en rouge et jaune sur vélin
82,8 x 120 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : UNE COLLECTION D’EXCEPTION RÉVÉLÉE

Les expositions portant sur les estampes et les affiches de Toulouse-Lautrec ne sont pas rares, mais celle-ci révèle une collection d’exception, composée de près d’une centaine d’oeuvres réunies au cours des dernières années par un particulier.

Presque toutes les estampes exposées sont dans un état de conservation remarquable, leurs encres et les couleurs n’ayant rien perdu de leur éclat d’origine. On doit à l’expertise du collectionneur et au grand soin qu’il porte à ses oeuvres – des exemplaires de la presque totalité des lithographies de Toulouse-Lautrec appartiennent à cette collection en constant essor – de pouvoir aujourd’hui mieux comprendre et apprécier l’estampe comme mode d’expression des ambitions de l’artiste.

Cette collection comprend des épreuves d’essai rares et exceptionnelles, dont certaines non répertoriées et plusieurs jamais publiées. Parmi ces oeuvres qui n’ont jamais été révélées au grand public se trouvent des tirages uniques (épreuve d’essai de Moulin Rouge – La Goulue et du rarissime Pendu) ainsi que des estampes très rares (épreuves d’essai ou définitives pour Reine de Joie, May Milton, May Belfort et pour la célèbre affiche Jane Avril).


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Jane Avril
1899
Lithographie au pinceau. Impression en quatre couleurs sur trois pierres. Pierre de trait tirée en noir, une pierre de couleur en rouge, une en jaune et bleu (le serpent sur la robe imprimée avec une seule pierre) sur vélin
56 x 38 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

Elle compte également quatre oeuvres exécutées par deux suiveurs proches de l’artiste : un dessin au crayon de couleur représentant une salle de bal de même qu’une version grand format de la célèbre affiche Tournée du Chat Noir de Théophile Alexandre Steinlen ; ainsi qu’un pastel intitulé Au cirque et la fascinante peinture L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton de Louis Anquetin, pour la première fois exposée.

Le MBAM possède pour sa part cinq lithographies réalisées par Toulouse-Lautrec entre 1894 et 1898. Trois d’entre elles viennent de s’ajouter à la collection du Musée grâce à un don de Freda et Irwin Browns. De plus, la bibliothèque du Musée détient l’album complet Yvette Guilbert. Publié en 1898 en Grande-Bretagne à l’attention d’un public anglais, il est composé de neuf lithographies (incluant la couverture) de Toulouse-Lautrec, accompagnées d’un texte d’Arthur Byl. Il se termine par une image qui illustre la chanteuse Yvette Guilbert, lors d’un rappel, interprétant l’un de ses succès.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : COMMISSARIAT ET CRÉDITS

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC).

A Montréal, le commissariat de l'exposition est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, et Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens au MBAM.

A Washington (DC), le commissariat est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection.

« Les oeuvres de Toulouse-Lautrec nous font découvrir le spectacle de la Belle Époque : les rêves, les ambitions, les désirs, les désillusions de ses acteurs, le tout mis en scène par un artiste au regard humaniste, qui les a fréquentés quotidiennement, sans les juger, ajoute Gilles Genty, historien de l’art et commissaire invité. Toulouse-Lautrec est l’héritier des caricaturistes du XIXe siècle (Daumier, Gavarni), et a annoncé en même temps, par ses affiches révolutionnaires, la culture visuelle du XXe siècle. »

Gilles Genty est historien de l’art et commissaire d’expositions. Ancien chargé de cours à l’École du Louvre et chargé de mission au Musée des monuments français, il a été co-commissaire de nombreuses expositions consacrées aux Nabis et au postimpressionnisme parmi lesquelles Paradis perdus : l’Europe symboliste (MBAM, 1995), Le temps des Nabis (MBAM et Florence, 1998), De Caillebotte à Picasso, chefs-d’oeuvre de la collection Oscar Ghez (Paris, Rotterdam et Québec, 2002, 2003-2006), De Gauguin aux Nabis, le droit de tout oser (Lodève, 2010) et, plus récemment, L’oeil d’un collectionneur : Redon & Denis. Rêve, amour, sacré (2013) et Les peintres graveurs (Bonnard, Vuillard et leurs amis) (2014) au musée Bonnard. Il est par ailleurs coauteur de Mille peintures des musées de France (Gallimard, 1993), L’ABCdaire du symbolisme et de l’Art nouveau (Flammarion, 1997) et Pierre Bonnard, inédits (Éditions Cercle d'art, 2003).

L’exposition sera ensuite présentée à la Phillips Collection, à Washington (DC), du 4 février au 30 avril 2017.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : LE LIVRE D’ART DE L’EXPOSITION

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est accompagnée d’un livre d’art de 134 pages et de quelque 120 illustrations. Il aborde l’univers social de Toulouse-Lautrec, son utilisation de la lithographie et fournit en annexe une liste détaillée des oeuvres, une chronologie de l’artiste et la description des personnalités et des lieux mythiques de Montmartre représentés par Toulouse-Lautrec.

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM ; Gilles Genty, historien de l’art ; Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens, MBAM, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection ; Chantelle Lepine-Cercone, historienne de l’art, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection, ont contribué à la rédaction de cet
ouvrage.

Ce livre est publié en français et en anglais par les Éditions scientifiques du MBAM (éditeur principal) et The Phillips Collection (éditeur associé), en collaboration avec les Éditions Hazan, Paris (éditeur associé). Sa conception graphique a été réalisée par le studio de design montréalais Feed.

Musée des beaux-arts de Montréal
www.mbam.qc.ca

09/03/97

Objectif corps, Musée des beaux-arts de Montréal - Exposition sur le corps humain dans la photographie

Objectif corps
Musée des beaux-arts de Montréal
6 mars – 1 juin 1997

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente Objectif corps, une importante exposition entièrement consacrée au thème du corps humain dans la photographie, de 1840 à 1990. Inspirée d'un livre de William A. Ewing intitulé Le corps - les grand maîtres de la photographie, cette présentation comprend près de 200 oeuvres superbes, étranges, parfois cruelles, provenant d'importantes collections publiques et privées d'Europe et d'Amérique du Nord. Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, l'exposition Objectif corps est présentée en exclusivité à Montréal.

Couvrant 150 ans de photographie, l'exposition se veut une exploration de la variété des regards posés sur le corps humain, qu'il s'agisse d'un point de vue artistique, scientifique, publicitaire, anthropologique, ethnologique ou commercial. Les photos sont divisées en huit thèmes : Forme, le corps en morceaux, détaillé, en gros plan ainsi que la tradition du nu en pied; Exploration, le corps objet de recherches, mesuré, disséqué, sous surveillance médicale; Idoles, le corps idéalisé, idolâtré et publicisé, le corps athlétique en mouvement, à l'apogée de sa condition physique; Chair, le corps érotique, objet de désir; Esprit, le corps imaginaire, obsessionnel, spirituel, en tant que révélation, en tant que contemplation, le corps transformé, devenu paysage, nuage, animal; Miroir, l'appareil photographique tourné vers le corps du photographe lui-même; Autre, le corps exposé au danger, opprimé, victime et mortel; Politique, le corps comme lieu de signification et de valeur contesté.

Des artistes majeurs figurent dans l'exposition, tels que le peintre et photographe Man Ray, l'un des chefs de file des mouvements dada et surréaliste, le Norvégien Edvard Munch, considéré comme l'expressionniste le plus influent avec Van Gogh. Les oeuvres de maîtres tels Eadweard Muybridge, Imogen Cunningham, Edward Steichen, Brassaï, Dieter Appelt, Andres Serrano, Diane Arbus, Richard Hamilton, Jacques-Henri Lartigue, parmi d'autres, seront également présentes. Plusieurs artistes canadiens font partie de cette sélection, dont Suzy Lake, Geneviève Cadieux, Jana Sterbak et Donigan Cumming.

Scientifique ou esthétique, la photographie a eu indéniablement un profond impact sur la perception que l'on a du corps depuis plus d'un siècle, positif aussi bien que négatif. D'une diversité inégalée, l'exposition Objectif corps s'inscrit dans ce courant d'intérêt accru, à l'heure actuelle, pour le corps, qui occupe une place essentielle dans l'art contemporain.

William A. Ewing, historien renommé de la photo, est le conservateur invité de l'exposition Objectif corps. Il a présenté dans le passé de nombreuses expositions dans des musées et galeries d'Europe et d'Amérique du Nord. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages importants sur l'histoire de la photographie. En 1994, il avait présenté l'exposition Flora Photographica au Musée des beaux-arts de Montréal.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL
Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380 rue Sherbrooke ouest, Montréal
www.mmfa.qc.ca

24/11/96

Joe Fafard : les années de bronze, Musée des beaux-arts de Montréal

Joe Fafard : les années de bronze
Musée des beaux-arts de Montréal
21 novembre 1996 - 16 février 1997

Près d'une centaine de sculptures figuratives de l'artiste canadien Joe Fafard sont présentées dans le pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal. Ces oeuvres, réalisées entre 1981 et 1995, montrent l'évolution de l'artiste après qu'il ait délaissé la céramique pour le bronze, de même que sa grande maîtrise des patines. Cette exposition majeure, Joe Fafard : les années de bronze, est née d'une rencontre entre Pierre Théberge, directeur du Musée, et l'artiste en 1992. Les Montréalais avaient pu contempler quelques oeuvres de Joe Fafard qui figuraient, parmi d'autres sculptures d'artistes contemporains, sur le site du Vieux-Port de Montréal au cours de l'été 1995.

L'exposition est centrée sur trois groupes de sculptures dans l'oeuvre de Joe Fafard : bétail et chevaux, visions familières de l'environnement de son enfance, dans lesquels l'artiste explore les formes; les artistes, où se déploie son talent pour dégager l'essence des personnages; les tables, qui reflètent son sens de l'humour. Quelques sculptures antérieures en céramique, dont d'immenses têtes de Van Gogh et de Cézanne, ainsi qu'un petit Picasso assis, souligneront la continuité en même temps que le contraste offerts par les oeuvres en bronze.

JOE FAFARD
Né en 1942, à Sainte-Marthe, Saskatchewan, Joe Fafard est l'un des artistes les plus célèbres au Canada, mais relativement moins connu au Québec, où se trouvent ses racines. L'artiste a exposé à plusieurs reprises aux États-Unis. S'il crée des sculptures cinétiques au début de sa carrière, dès 1968 il réalise des portraits satiriques de personnalités du milieu artistique. À cette époque, il enseigne la sculpture à l'Université de la Saskatchewan à Regina, ce jusqu'en 1974. Il utilise la céramique à partir de 1972 et élargit son champ de représentation à la vie de sa communauté de Pense. Ses portraits et animaux lui valent un succès immense dans le pays. En 1984, il reçoit du Toronto Dominion Centre, à Toronto, une commande pour la réalisation d'une installation extérieure qui comprend sept vaches couchées, Le Pâturage. En 1985, il ouvre sa fonderie, Julienne Atelier Inc., à Pense, Saskatchewan. La même année Le Pâturage -- qui sera prêtée à l'occasion de l'exposition à Montréal -- est exposée de façon permanente au centre-ville de Toronto. Joe Fafard est titulaire de nombreux prix et a été nommé Officier de l'Ordre du Canada en 1981. Depuis 1987, l'artiste vit et travaille à Regina.

L'exposition Joe Fafard : les années de bronze est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, sous la direction de madame Mayo Graham, conservatrice en chef du Musée, avec la collaboration de Nancy Tousley, critique d'art et écrivain. 

Un important catalogue en versions française et anglaise est publié à l'occasion de cette présentation.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL
Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380 rue Sherbrooke ouest, Montréal
www.mmfa.qc.ca