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01/03/25

Salon Complément Design 2025, Montréal, placé sous le thème Générative — Génération : Design en processus

Complément Design 2025, Montréal
Générative — Génération : 
Design en processus
Grand Quai du Port, Montréal
1 — 3 avril 2025

Complètement Design 2025
générative-génération, design en processus

Imaginé par Index-DesignComplètement Design est un événement annuel qui rassemble la communauté de pratiques professionnelles et éducatives de l’architecture et du design pour célébrer la création. Complément Design 2025 est la troisième édition de ce salon d'un genre particulier. Offrant une programmation dynamique mêlant exposition, conférences, rencontres et formations, l’événement invite à explorer le design sous toutes ses facettes. Complément Design 2025 est placé sous le thème Générative — Génération : Design en processus, est présentée par Tafisa Canada et se tiendra du 1er au 3 avril à Montréal, avec son point culminant, le salon-conférence du 3 avril au Grand Quai du Port de Montréal. Ce sont plus de 2000 professionnels qui sont attendus au Grand Quai du Port de Montréal pour un événement unique, présenté par Tafisa Canada avec une scénographie signée Ivy Studio. Au programme : 22 conférenciers de renom, 70 exposants, mêlant fabricants locaux et grandes marques internationales, ainsi que 36 créateurs québécois indépendants. En amont, les 1er et 2 avril, des séances de formation en petit groupe permettront d’approfondir la compréhension des enjeux actuels du design.

Complètement Design 2025 : Des visionnaires du design mondial à Montréal pour inspirer les pratiques 

matali crasset
Photo @Julien Jouanjus

matali crasset, L’échappée quotidienne
Photo @Atmosphera

matali crasset, La maison des petits, Cent quatre Paris
Photo © Jérôme Spriet

matali crasset, Ferme hibride, Villelaure
Photo @Anthony Lanneretonne

Complètement Design 2025 invite plusieurs figures majeures du design international, dont Matali Crasset (France), icône mondiale qui explore le design comme un projet humain, social et écologique. À travers des exemples concrets, elle illustrera comment la pensée écologiste inspire une nouvelle approche de la création. 

Harry Nuriev
Photo @Andrew Jacobs System

Crosby Studios, Harry Nuriev, Alexander Wang Store
Photo © Pauline Shapiro

Crosby Studios, Harry Nuriev
Photo © Benoit Florencon

Crosby Studios, Harry Nuriev, Balenciaga Sofa
Photo © Inna Kablukova

De son côté, Harry Nuriev (France), prodige du design et fondateur de Crosby Studios, interrogera notre rapport à l’espace et aux objets à travers son esthétique audacieuse et « transformiste ». Ses réalisations virales, immédiatement reconnaissables, façonnent certains des intérieurs les plus marquants de notre époque, faisant de lui l’une des voix les plus influentes du design contemporain. 

Christopher Dessus
Christopher Dessus
Photo © Paul Rousteau

Christopher Dessus, Paf-Atelier, Collectible
Christopher Dessus, Paf-Atelier, Collectible
Photo © Ligia-Poplawska

Sonia Gagné
Sonia Gagné
Photo @Frédérique Ménard Aubin

Sonia Gagné, Tour du Port de Montréal
Provencher_Roy, Tour du Port de Montréal
Photo © James Brittain

Michel Dallaire
Michel Dallaire
Photo © François Brunelle

Michel Dallaire, Le caquelon à fondue Abénakis
Michel Dallaire, Le caquelon à fondue Abénakis
Photo © François Brunelle

Talia Dorsey
Talia Dorsey
Photo © Guillaume Simoneau

D’autres sommités du secteur enrichiront le programme, parmi lesquels : Thomas Balaban (TBA), Manuel R. Cisneros (Sid Lee Architecture), Christopher Dessus (Paf Atelier, France), Justin Dubé-Fahmy et Marie-Anne Miljours (Rümker), Talia Dorsey (Phi), Maude Fafard (Ateliers Buissonnières), Sonia Gagné (Provencher_Roy), Lauren Goodman, Renée Mailhot, Sébastien Parent et Yannick Laurin (La Shed Architecture), Louis-Philippe Pratte (À Hauteur d’homme), Karine Touzel (Atelier Touzel, Canada).

Sid Lee Architecture, Bassin Wellington
Sid Lee Architecture, Bassin Wellington
Photo © Sid Lee Architecture + Bolide Studio

Lauren Goodman
Fresh Catch chair
, Lauren Goodman
Photo © PJCouture

Complément Design 2025 : Générative — Génération : Design en processus

Complètement Design 2025 explore le thème « Générative — Génération : Design en processus ». Elle met en évidence la richesse des itinéraires créatifs et les pratiques transdisciplinaires du design. Au-delà de la réalisation finale, c’est le parcours qui y mène qui sera mis à l’honneur, illustrant comment le design s’enrichit de l’expérimentation, de la collaboration et des avancées humaines et technologiques.

Les exposants, conférenciers et partenaires du salon seront invités à explorer ce fil conducteur à travers installations, produits, conférences et performances en direct. L’approche scénographique souligne l’évolution du design comme discipline en constante transformation, où innovation, engagement durable et transmission sont au cœur des réflexions.
« Complètement Design est un catalyseur pour l’industrie, un espace où se multiplient les rencontres et où circulent les idées prometteuses ; un temps fort annuel qui nourrit les échanges entre designers, fabricants et prescripteurs. » — Sandra Heintz, directrice d’Index-Design.
Complément Design 2025 : Le Prix Index-Design 2025 et L’Encan des créateurs locaux 

Une distinction honorant la création locale sera remise par Matali Crasset le 3 avril à un créateur exposant, sélectionné par un jury d’experts : Pierre-Luc Bérubé (Tafisa), Benoit Chapellier (Montoni), Rachel Gotlieb (Musée des beaux-arts de Montréal), Thibault Lerailler (Punctuate), Tania Morrison (Lovaco), Kristina Panzera (CIOT), Guillaume Sasseville (École de design UQAM), Vanessa Sicotte, et Ève St-Jean (NÓS Architectes). 

Autre nouveauté cette année : un encan des créateurs offrira aux visiteurs la chance d’acquérir des objets uniques ou en série limitée : luminaires, mobilier et objets signés.

Complément Design : Un salon montréalais qui va à contre-courant des salons conventionnels

À l’heure où les grands salons internationaux du design s’articulent souvent autour d’une logique commerciale et standardisée, Index-Design propose une posture différente pour cet événement contribuant à positionner Montréal comme capitale de design : montrer et raconter le design autrement. 

Chaque année, la scénographie est confiée à une firme québécoise différente. Après NÓS Architectes et Jean Verville Architectes, c’est au tour de IVY Studio de signer l’édition 2025. Complètement Design mise sur une scénographie épurée qui met en valeur les objets exposés : 
« En réduisant la saturation visuelle, l’aménagement offre une meilleure lisibilité des produits présentés, tout en favorisant des échanges plus qualitatifs entre exposants et prescripteurs », affirme Philip Staszewski, architecte, associé fondateur de IVY Studio, à l’origine de la scénographie 2025. 
Dans cette même logique, le salon-expo s’inscrit dans une démarche responsable depuis sa toute première édition : le mobilier de présentation conçu en 2024 est réintégré dans l’espace, et chaque nouvel élément est pensé dans une optique de réemploi et de cycle de vie prolongé.

Complément Design 2025 : Trois types d’accès pour une expérience immersive

1. ACCÈS MASTER (places limitées), 1-3 avril, divers lieux, Montréal (masterclasse, formations, conférences, salon-expo, soirée DJ set)

– Matamorphose : rencontrez Matali Crasset (masterclasse, 1er avril)

– Relevez les défis de la circularité en design intérieur (formation, 2 avril)

– Explorez les outils en IA générative pour la création visuelle (formation, 2 avril)

2. ACCÈS CONFÉRENCE (places limitées), 3 avril, Grand Quai du Port, Montréal (conférences, salon-expo, soirée DJ set)

3. ACCÈS SALON, 3 avril, Grand Quai du Port, Montréal. (salon-expo : présentations et performances, Prix Index-Design 2025, Encan des créateurs et soirée DJ set)

Complément Design 2025  - 
Conférenciers

Complément Design 2025 : Conférenciers

Matali Crasset (France), Harry Nuriev (Crosby Studios, France-USA), Michel Dallaire (Canada), Christopher Dessus (Paf Atelier, France), Talia Dorsey (PHI, Canada), Sonia Gagné (Provencher_Roy, Canada), Zébulon Perron (Atelier Zébulon Perron, Canada), Karine Touzel (Atelier Touzel, Canada), Lauren Goodman (Canada), Justin Dubé-Fahmy (Rümker, Canada), Marie-Anne Miljours (Rümker, Canada), Thomas Balaban (TBA, Canada), Manuel R. Cisneros (Sid Lee Architecture, Canada), Renée Mailhot, Sébastien Parent et Yannick Laurin (La Shed Architecture, Canada), Louis-Philippe Pratte (À Hauteur d’homme, Canada), Maude Fafard (Ateliers Buissonnières, Canada)

Complément Design 2025 : Exposants 

ALKEGEN, American Biltrite, Arancia Lighting, Atelier Arch, Atelier du Chef, Atelier Fomenta, Atelier MZO, BAINULTRA, Blaise Émilie, Blum, Brochette, Caesarstone, Centura, Céragrès, Ceratec Surfaces, Cime, Ciot, COSENTINO, CPL, Disamare, éclairage HITECH, Édition 8888, edp, Espace Cab Déco, Gabriel Page Mobiler, Garrett Leather, Ghauz Sofa, Gim Bert, HydroTuiles, Ināt, Jérémy Paguet, JETA, Johnstone Béton Architectural, KOHLER, L’Autre Atelier, La Fabrique Allwood, Laboratoire Textile, Lajoie, Le Tenon et la Mortaise, Lightbeans, Lixil, LumiGroup, MARdiROS, Marie Dooley, Mark Krebs, Matière Buissière, Mobico, Mohawk Group, National Energy, Planchers MIRAGE, Print International, Ramacieri Soligo, Reggy St-Surin, SANGARE, Shaw Contract, Anderson Tuftex, Studio Botté, SUPERGRAND, Tafisa Canada, Tarkett, Prosol, Taymor, Teknion, ToHook, Turf, Henderson, Typologie, Uniboard, Vicostone, Woodzco, XL Flooring

Complément Design 2025 : Partenaires de l’événement

Ville de Montréal, Montoni, Principal, Kollectif, Musée des Beaux-Arts de Montréal, Architecture sans frontières Québec, Association des Designers d’Intérieur du Québec, Association des Designers Industriels du Québec, Association des architectes en pratique privées du Québec, Ébénisterie CST, La Presse, Elle Décoration, v2com, Magazine Ligne, PLI, JTM, Hôtel W Montréal, Ogive Art, Édika. 

COMPLEMENT DESIGN 2025

29/09/24

Exposition Déliquescence @ Fonderie Darling, Montréal - Lorna Bauer, Berdaguer & Péjus, Michel Blazy, Sébastien Cliche, Alexandre David, Edith Dekyndt, Kuh Del Rosario, Gordon Mat, Nicole McDonald-Fournier, Nour Mobarak

Déliquescence
Lorna Bauer, Berdaguer & Péjus, Michel Blazy, Sébastien Cliche, Alexandre David, Edith Dekyndt, Kuh Del Rosario, Gordon Mat, Nicole McDonald-Fournier, Nour Mobarak
Fonderie Darling, Montréal
26 septembre - 8 décembre 2024

La Fonderie Darling présente Déliquescence, une ambitieuse exposition autour d’un thème fédérateur et inspirant, l’entropie.

Regroupant cinq artistes internationaux – Gordon Matta-Clark, Edith Dekyndt, Nour Mobarak, Berdaguer & Péjus et Michel Blazy – et cinq artistes locaux – Nicole McDonald-Fournier, Alexandre David, Sébastien Cliche, Kuh Del Rosario et Lorna Bauer – l’exposition cherche à montrer comment ce thème prédominant sur les scènes artistiques nord-américaines des années 1970 est résurgent dans les pratiques artistiques actuelles.

L’entropie se définit comme la mesure qui évalue l’inévitable dégradation de chaque chose, quantifie l’intensité de la transformation d’un état ordonné à un autre incontrôlé, établi quantitativement le degré de désordre d'un système, sa capacité de changer d’état ou encore sa quantité d’instabilité.
« Cette exposition représente un sujet important pour moi car elle m’est inspirée par mes intérêts perpétuels pour les friches industrielles qui elles même subissent une forme d’entropie. Ma fascination pour leur statut de ruines qui se dégradent lentement avec le temps et le fait de vouloir inverser cette tendance par leur réhabilitation participe à une négociation permanente avec cette forme d’obsolescence » relate la commissaire de l’exposition, Caroline Andrieux.
Livrée à leur propre dérèglement, issue d’une mutation chimique ou biologique, d’un principe de fusion ou d’une fonte, chacune des propositions artistiques se soumet à une évolution vers la décomposition, à l'abandon de sa forme définie et à l'acceptation de sa dissolution vers une autre forme.

LORNA BAUER, photographe et sculptrice basée au Québec, évoque dans chacune de ses propositions un état de transition, une ouverture vers une autre forme, une mutation. Trois photographies provenant de deux différentes séries sont présentées.

BERDAGUER & PÉJUS, duo d’artistes basés à Marseille, s’est intéressé aux écrits que ROBERT SMITHSON a publié sur le sujet de l’entropie. Les artistes prennent mot-à-mot les propos de leur pair dans le but d’expérimenter sa démarche conceptuelle.

MICHEL BLAZY travaille la matière du végétal dans des installations et des sculptures qui revendiquent le passage du temps, redonnant vie à des éléments à travers l’imprévisibilité des processus naturels. L’artiste présente une installation murale monumentale et des sculptures réalisées à partir d’ordinateur et d’imprimante obsolètes.

Inspiré par la dématérialisation des données, c’est à travers des installations en constante évolution que l’artiste montréalais SÉBASTIEN CLICHE transmet ses préoccupations d’un monde en pleine mutation. Dans des solutions chimiques et cristallines, l’artiste insère des éléments issus de notre culture afin de les faire progressivement muter vers un état de neutralité total.

ALEXANDRE DAVID oriente actuellement sa pratique dans une déconstruction et une reconstruction systématique de chacune de ses pièces, se limitant exclusivement aux matériaux disponibles de chacune d’elles et les faisant évoluer d’un état vers un autre. Concepteur de la plateforme de lecture, l’artiste transforme son œuvre lui donnant une nouvelle forme tout en gardant sa fonction.

La pratique de KUH DEL ROSARIO se réfère à des domaines alternatifs dans lesquels les détritus urbains sont revitalisés et transfigurés en de nouvelles formes. L’artiste conçoit une installation spécifique pensée pour répondre au thème de l’exposition, soit une sculpture-fontaine dont l’eau servira à l’oxydation et à la cristallisation des éléments utilisés.

Artiste post-minimaliste américain de la fin des années 60, GORDON MATTA-CLARK et ses contemporains ont inspiré le thème de cette exposition par leurs intérêts pour le concept de l’entropie, notamment à travers des œuvres qui ont mis en avant le principe de la fonte et de la fusion. Dans Fresh Kill, présentée pour la première fois à la Documenta 5 de Cassel en 1972, une transformation radicale s’opère.

EDITH DEKYNDT s’intéresse au processus de création, avant même d’envisager une réalisation finale. Ainsi de nombreuses œuvres sont en constante évolution, poursuivant leur mutation vers une forme qui reste parfois encore indéterminée et rendent visible la puissance créative des échanges entre matières. Deux de ces œuvres sont présentées.

Engagée dans une démarche éco-responsable, NICOLE MCDONALD-FOURNIER crée des installations à partir de végétaux et de matériaux recyclés dans le but de questionner nos habitudes de vie. Déménagée provisoirement de la Place Publique où l’œuvre avait pris racine, Paysage Emballe-toi ! questionne nos habitudes de consommation vestimentaire.

Artiste multidisciplinaire résidant à Los Angeles, NOUR MOBARAK expérimente des œuvres et des installations dont la finalité est encore incertaine. L'artiste travaille avec le mycélium et les champignons, qu'elle considère comme ses assistants, ses collaborateurs ou ses fabricants.

FONDERIE DARLING
745 Place du Sable-Gris, Montréal, QC, H3C 2N4

21/01/24

O’Keeffe et Henry Moore : Géants de l’art moderne @ Musée des beaux-arts de Montréal

O’Keeffe et Henry Moore : 
Géants de l’art moderne
Musée des beaux-arts de Montréal
10 février – 2 juin 2024

O’Keeffe et Henry Moore : géants de l’art moderne



Yousuf Karsh, Georgia O’Keeffe
Yousuf Karsh (1908-2002), Georgia O’Keeffe, 1956 
MBAM, don d’Estrellita Karsh à la mémoire de Yousuf Karsh 

Henry Moore
Henry Moore dans l’atelier « du haut », à Perry Green. vers 1953 
Reproduit avec l’autorisation de la Henry Moore Foundation 
Photo Roger Wood

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) présente, en première canadienne, O’Keeffe et Henry Moore : géants de l’art moderne, une exposition d’envergure qui met pour la première fois en dialogue l’œuvre de la peintre américaine Georgia O’Keeffe (1887-1986) et celle du sculpteur anglais Henry Moore (1898-1986). Organisée par le San Diego Museum of Art, cette grande exposition dresse un parallèle inédit entre la vie et la production de ces deux artistes qui ont marqué le XXe siècle. A travers plus de 120 œuvres et la reconstitution de leur atelier personnel, elle retrace l’évolution de leur pratique artistique et témoigne de l’influence profonde du monde naturel sur leur travail.

Bien qu’ils aient vécu sur deux continents distincts, O’Keeffe et Moore ont partagé une vision semblable de l’art moderne. Le point commun entre ces deux artistes réside dans l’inspiration que chacun tire de la nature et dans leur association durable avec les vastes paysages ruraux environnants. Si d’autres de leurs contemporains, comme Piet Mondrian et Hans Arp, empruntent la voie des formes organiques pour atteindre l’abstraction, O’Keeffe et Moore centrent leur approche sur cet aspect fondamental.

Au cours de leurs excursions quotidiennes et de leurs voyages, les deux artistes amassent des pierres, des crânes et ossements d’animaux, des racines, des morceaux de bois, ainsi que des coquillages dont leurs ateliers regorgent. Leur vaste collection révèle des similitudes étonnantes. Pour la première fois, la reconstitution méticuleuse de leur atelier respectif permet au public d’observer comment ces objets trouvés façonnent leurs créations et leur inspirent certaines de leurs œuvres les plus importantes.

« À notre connaissance, les deux artistes ne se sont rencontrés qu’une seule fois, à l’occasion de la rétrospective Moore tenue au Museum of Modern Art en 1946. O’Keeffe a eu droit elle aussi à une rétrospective la même année. Il y a lieu de se questionner sur le message que cette grande institution a voulu lancer en mettant ces deux artistes à l’affiche à un moment où le monde se relevait du traumatisme de la guerre. A-t-elle voulu dire que leur œuvre offre quelque chose de vivifiant, de positif et de bienfaisant par le lien humaniste qu’elle entretient avec la nature ? », poursuit Anita Feldman, directrice adjointe de la conservation et de l’éducation, San Diego Museum of Art.

Georgia O’Keeffe et Henry Moore ont fait l’objet d’innombrables expositions. Pour la première fois sont réunies des œuvres des deux artistes provenant majoritairement de la Fondation Henry Moore, en Angleterre, et du Georgia O’Keeffe Museum, au Nouveau-Mexique, ainsi que d’une vingtaine de collections muséales et privées. L’exposition comprend des peintures, des œuvres sur papier et des sculptures réalisées à partir de diverses matières allant du plâtre au bronze, sans oublier le marbre, le calcaire Hoptonwood et l’albâtre de Cumberland. On y retrouve même une sculpture taillée à même une stalactite. Parmi les chefs-d’œuvre présentés, mentionnons Panier à oiseaux (1939), Figure allongée (1959-1964), « Trois morceaux no 3 : vertèbres », (1968) et Modèle de travail pour « Ovale avec pointes » (1968-1969) de Moore, et Arisème petit-prêcheur III (1930), Tête de bélier, belle-de-jour bleue (1938) et Le mont Pedernal vu depuis le ranch no 1, (1956) d’O’Keeffe. La présentation montréalaise est par ailleurs enrichie d’un « dessin de transformation » et de quatre sculptures de Moore, en plus d’un portrait d’O’Keeffe réalisé par Yousuf Karsh, tous issus de la collection du MBAM.

GEORGIA O’KEEFFE ET HENRY MOORE : 
GÉANTS DE L’ART MODERNE
PARCOURS DE L'EXPOSITION

Déployée en six sections, l’exposition propose une série de galeries thématiques qui portent un regard approfondi sur les formes naturelles qui ont marqué les créations d’O’Keeffe et de Moore. Elle débute par une présentation des premières études d’après nature des deux artistes. Elle offre un aperçu de l’influence, sur leur travail, du mouvement surréaliste qui se répand dans les années 1930. Ce mouvement se caractérise par un intérêt pour les thèmes de la transformation et de la métamorphose, ainsi que pour les juxtapositions d’objets insolites et les ruptures d’échelle.

Une section de l’exposition est consacrée à l’une des plus importantes sources d’inspiration de Georgia O’Keeffe et de Henry Moore : les ossements. Les deux artistes explorent la complexité interne des crânes et admirent la puissance et la robustesse des ossements, tout comme leurs arêtes tranchantes. Tous deux les mettent en relation avec le ciel qu’ils regardent par leurs ouvertures de manière à jouer avec la perspective et l’échelle.

Dans les années 1940, Georgia O’Keeffe et Henry Moore quittent respectivement les centres artistiques de New York et de Londres. La première s’installe dans les collines désertiques du Nouveau-Mexique, où elle vit et travaille au gré des saisons : à Ghost Ranch (en été et en automne) et à Abiquiú (en hiver et au printemps). Comme O’Keeffe, Moore travaille dans divers ateliers avant de s’installer dans le paysage rural de Perry Green, dans le Hertfordshire, après que sa résidence londonienne a été endommagée par les bombardements. Là-bas, il occupe plusieurs ateliers aménagés dans des hangars et des écuries reconvertis, au milieu de vastes pâturages.

Des meubles originaux et des répliques donnent vie aux ateliers reconstitués dans les salles de l’exposition et illustrent l’environnement dans lequel Georgia O’Keeffe et Henry Moore travaillent, entourés d’objets trouvés dans la nature. L’atelier d’O’Keeffe à Ghost Ranch intègre notamment un chevalet et des tableaux inachevés de l’artiste, ainsi que des pinceaux taillés par ses soins, des pastels de sa confection, des fiches chromatiques destinées à consigner des couleurs précises et même des outils lui servant à tendre ses toiles. L’atelier de Moore, Bourne Maquette Studio, contient pour sa part des étagères pleines d’objets trouvés et de petites sculptures directement moulées sur ces objets, notamment des maquettes en plâtre de figures humaines, des coquillages, du bois flotté, des bouts de silex ainsi que des os et cornes d’animaux amassés au cours de ses promenades dans les champs de moutons. On y trouve également quelques raretés telles qu’un crâne de rhinocéros noir et une vertèbre de girafe que l’artiste a reçus en cadeau de la part de l’éminent biologiste Julian Huxley. Cet arrangement de formes et d’objets souligne la relation intrinsèque qui unit tous les êtres vivants.

Une autre section porte sur les vastes collections de galets, de silex, de roches de rivière et de roches ferrugineuses des deux artistes qui, superposés et imbriqués, servent à réaliser bon nombre de leurs œuvres. Tous deux sont fascinés par l’immense variété des pierres aux surfaces tantôt corrodées et texturées, tantôt lisses et nuancées, allant même jusqu’à explorer des sites archéologiques pour étudier la manière dont ces pierres monumentales s’intègrent les unes aux autres. L’exposition examine par ailleurs l’évolution du travail de chaque artiste avec les formes organiques, explorant des formes internes et externes comme celles des fleurs et des coquillages. Le dialogue fécond entre les œuvres présentées jette un éclairage nouveau sur les peintures florales d’O’Keeffe qui tranche avec l’habituelle interprétation sexualisée de son œuvre, qu’elle n’a cessé de réfuter.

Le parcours se termine par la présentation d’œuvres tardives, des paysages caractérisés par des formes épurées et des échelles démesurées qui créent une monumentalité dans la simplicité. Certaines œuvres de Moore illustrent sa façon de transformer une figure en paysage métaphorique, tandis que les compositions d’O’Keeffe, constituées de bandes de couleur et de lumière, illustrent l’immobilité et le passage du temps.

Une exposition organisée par le San Diego Museum of Art, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.

Commissariat : Anita Feldman, directrice adjointe de la conservation, San Diego Museum of Art. Iris Amizlev, conservatrice – Projets et engagement communautaires, est responsable de la présentation montréalaise.

Publication : L’exposition est accompagnée d’un élégant ouvrage illustré, publié en anglais par Marquand Books, et adapté en français par les Éditions du Musée des beaux-arts de Montréal. Sous la direction d’Anita Feldman, il réunit des essais d’Hannah Higham, de Jennifer Laurent, de Barbara Buhler Lynes, d’Ariel Plotek et de Chris Stephens, qui offrent un éclairage nouveau sur les méthodes de travail d’O’Keeffe et de Moore, artistes dont la pratique est profondément ancrée dans leur environnement.
MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL
1380, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3G 1J5

20/02/22

Henning Wagenbreth @ Centre de design de l'UQAM, Montréal - Le design graphique pour les 6 à 99 ans

Henning Wagenbreth 
Le design graphique pour les 6 à 99 ans
Centre de design de l'UQAM, Montréal
24 février – 10 avril 2022

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Les cyclistes n’ont rien à perdre que leurs chaînes !
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
The Mazookas
Pique-niques du dimanche
Illustrations de Henning Wagenbreth
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
L’usine Wagenbreth d’illustrations
Affiche en sérigraphie 5 couleurs en ton direct
Imprimée par Squadro, Bologna, Italie
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Un OVNI s’est posé à Montréal, déversant sa cargaison d’objets graphiques inusités au Centre de design de l’UQAM. L’affichiste et illustrateur berlinois Henning Wagenbreth en est le commandant de bord. Son univers se compose de personnages de bandes dessinées qui assurent dans presque toutes les œuvres une présence humaine plus ou moins caricaturée, de robots, de fusées, de machines infernales, que l’on peut retrouver à travers diverses créations.

Ce designer graphique exerce ses talents tous azimuts : illustrations, affiches, livres, timbres, pochettes de disques, jeux, costumes et décors de théâtre, marionnettes. Son graphisme coloré, foisonnant et déconstruit se donne des airs naïfs, mais est parfaitement pensé et maîtrisé. Identifiable parmi tous, sa touche originale a fait la renommée internationale de son auteur.

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Petit-déjeuner en plein air
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Festival du film d’animation hollandais
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Kosmostage, 2021
Affiche en sérigraphie 4 couleurs en ton direct
Imprimée par Lézard Graphique, Brumath, France
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Zones de transit
Livre édité par Kunstbibliothek Berlin, 120 illustrations
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM

Élevé en Allemagne de l’Est, Henning Wagenbreth participe, jusqu’à la chute du mur de Berlin, à un certain activisme anti-régime. Depuis, son regard critique sur nos sociétés s’exerce à travers des images destinées à nous faire réfléchir. Son commentaire social ou politique s’accompagne le plus souvent d’une pointe d’humour, un peu sarcastique, d’une satire sensible. L’approche ludique du graphisme de Henning Wagenbreth lui permet de séduire le client pour ensuite, au second regard, l’amener à se questionner sur des sujets sérieux, voire sombres. L’idée finale n’est pas de plaire, mais de passer le message. « La lisibilité de mon idée est importante. J’attrape les gens avec une image intéressante et après ils regardent le reste », affirme-t-il avec un sourire en coin. Visiblement, pour Henning Wagenbreth, on peut rire de tout. Encore faut-il savoir comment.

Outre les très grandes affiches en sérigraphie, qui caractérisent l’œuvre de Wagenbreth, l’exposition rassemble des créations de formats différents, réalisées grâce à des techniques d’impression variées. Elle amène les visiteurs à découvrir le travail de Wagenbreth, jongleur d’idées et d’illustrations dont l’univers graphique évoque l’Art brut. Les illustrations sont constituées de morceaux découpés, sortes de puzzles géométriques auxquels s’ajoutent des typographies composites que Wagenbreth aime dessiner. Le tout s’agence dans une cacophonie visuelle pouvant rappeler les cadavres exquis des surréalistes. L’affichiste s’amuse et nous entraîne irrésistiblement dans son monde, un monde de poésie visuelle, d’enfants sensibles, parfois blessés par l’état de nos sociétés.

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Handisport – Pour le sport
Timbres de la série annuelle sur le sport, créés par Henning Wagenbreth 
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM 

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Behindertensport – Für den Sport, 145, 2015
Timbres de la série annuelle sur le sport, créés par Henning Wagenbreth 
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM 

Henning Wagenbreth
HENNING WAGENBRETH
Appels à l’aide – 36 courriels d’escroquerie provenant d’Afrique 
Livre édité par Gingko Press, 42 pages 
Crédit photo : Centre de design de l'UQAM 

HENNING WAGENBRETH est né en 1962 à Eberswalde, en Allemagne de l’Est, et a étudié à la Kunsthochschule Berlin-Weißensee de 1982 à 1987. Depuis, il œuvre principalement comme illustrateur. Il crée du graphisme et ses propres caractères de typographie, et inclut la connaissance des techniques artisanales et industrielles dans son processus de création. Il vit à Berlin, mais a aussi séjourné à Paris et à San Francisco. Il illustre et conçoit des graphismes de tous formats, du timbre à la bannière, des peintures uniques ou des impressions produites en série, livres, affiches, journaux et magazines. Parfois, il vagabonde vers l’animation et le théâtre. Avec le groupe The Mazookas, il combine discours visuel par projection et musique. Depuis 1994, il est professeur de communication visuelle à l’Universität der Künste Berlin. Il a reçu le prix du « plus beau livre au monde » de la Stiftung Buchkunst en 2000 et de nombreux autres pour ses affiches et ses livres. Wagenbreth a présenté plusieurs expositions à travers le monde et est membre de l’Alliance graphique internationale (AGI) depuis 2002.

Le commissaire de l'exposition, MARC H. CHOKO, est professeur émérite à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où il a enseigné de 1977 à 2018. Il a été directeur de recherche à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) Urbanisation, Culture et Société de 1985 à 2005 et directeur du Centre de design de l'UQAM de 1999 à 2008. Passionné par les affiches, il les collectionne depuis sa jeunesse. Depuis le début des années 1980, il a organisé des expositions, dont plusieurs à titre de commissaire, et a publié de nombreux ouvrages reconnus dans le domaine. De 2008 à 2018, il a été responsable du cours Design graphique et culture à l’École de design de l’UQAM. Marc H. Choko consacre dorénavant ses activités professionnelles à la publication de livres, à la production d’expositions et à des conférences sur le graphisme et sur l’affiche.

CENTRE DE DESIGN DE L’UQAM
1440 rue Sanguinet, Montréal, Québec H3X 3X9

27/04/21

Lee Bae @ Fondation PHI, Montréal - Union

Lee Bae : Union 
Fondation PHI, Montréal 
Jusqu'au 20 juin 2021 

Lee Bae
LEE BAE
Vue d’exposition, Lee Bae, Issu du feu, 2018 
© Lee Bae, avec l’aimable permission de l’artiste et de la
galerie Perrotin. Photo : Guillaume Ziccarelli

Né en Corée du Sud, l’artiste LEE BAE quitta son pays natal pour s’installer à Paris en 1989. Il estima que le fait de s’immerger dans un environnement nouveau lui permettrait de se voir de manière plus objective. S’éloigner du cadre familier de son pays d’origine lui aura offert l’occasion de s’engager avec la mémoire, qui deviendra sa matière principale. Cette union plus profonde avec le Soi finira par renouer l’artiste avec le charbon de bois en tant qu’extension physique, mentale et spirituelle de la mémoire.

Ne trouvant pas son compte avec les traditionnels bâtonnets généralement utilisés en dessin, Lee Bae achète un jour un sac de briquettes de charbon. Dessiner avec ces blocs comprimés de combustible le ramène à ses débuts en peinture. Il se reconnecte à la signification de la couleur noire dans le monde asiatique — la couleur qui exprime toutes les couleurs. Cela lui rappelle l’encre de Chine à base de suie utilisée dans la calligraphie coréenne et l’emploi du charbon de bois comme agent purifiant dans les maisons de la Corée du Sud. En outre, il voit dans le charbon de bois une métaphore puissante du cycle de la vie et de la mort.

Les dessins, peintures, sculptures et installations de Lee Bae s’inspirent des propriétés formelles et conceptuelles de ce matériau ancien. Cette importante exposition personnelle de l’artiste, sa première au Canada, regroupe plus d’une quarantaine d’oeuvres récentes explorant une diversité d’approches aussi bien figuratives qu’abstraites. L’exposition présentera également une installation à grande échelle mettant en valeur la corporalité de son travail et sa capacité à nous connecter à un lieu profond. L’artiste propose ainsi au public un moment de calme pour le mental en cette période trouble.

LEE BAE (né en 1956 à Cheongdo, en Corée du Sud) a présenté plus de 40 expositions individuelles et participé à de nombreuses expositions collectives dans des musées et à l’occasion de biennales en Europe, en Asie et aux États-Unis. On a notamment pu voir son travail à la Biennale de Gwangju en 2016. En 2013, il a reçu le Prix de l’Association nationale des critiques d’art de Corée du Sud et, en 2019, il a été fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres de France. Il vit et travaille entre Paris et Séoul.

Commissaire de l'exposition : Cheryl Sim

FONDATION PHI 
POUR L’ART CONTEMPORAIN 
451 et 465, rue Saint-Jean, Montréal H2Y 2R5

06/01/21

Stefanie Hessler, Commissaire de MOMENTA 2021 - Biennale de l’image

Stefanie Hessler, 
Commissaire de MOMENTA 2021

Stefanie Hessler

STEFANIE HESSLER
Photo : Brittany Nelson

STEFANIE HESSLER a été nommée commissaire de la 17e édition de MOMENTA | Biennale de l’image qui se tiendra en septembre et en octobre 2021. Sous le titre Quand la nature ressent, la commissaire Stefanie Hessler propose d’explorer les systèmes planétaires en tant que narrateurs de leur propre logique, thème autour duquel s’articuleront les expositions, la publication et l’ensemble des activités publiques de la biennale. Une équipe commissariale sera formée pour conceptualiser les volets thématiques et la programmation artistique.

STEFANIE HESSLER (Allemagne) est commissaire, auteure et éditrice. Son travail se concentre sur les systèmes interdisciplinaires d’un point de vue féministe intersectionnel, avec un intérêt pour les océans et autres écologies. Hessler est directrice du Kunsthall Trondheim en Norvège. Ses projets de commissariat récents incluent l’exposition « Joan Jonas: Moving Off the Land II » au Museo Thyssen à Madrid (2020) ; la sixième biennale d’Athènes (2018) ; et le symposium « Practices of Attention » à la 33e biennale de São Paulo (2018). Entre 2017 et 2019, elle est professeure invitée en théorie de l’art au Royal Institute of Art de Stockholm. Son livre Prospecting Ocean est publié par la maison d’édition MIT Press en 2019.

MOMENTA | Biennale de l’image est une biennale internationale d’art contemporain vouée à l’image, qui se déroule dans divers lieux à Tiohtiá:ke - Mooniyang - Montréal (Canada), à chaque deux ans depuis 1989. Fondé sous l’appellation Le Mois de la Photo à Montréal, l’organisme est rebaptisé MOMENTA | Biennale de l’image en 2017. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics, des programmes éducatifs, des collaborations artistiques et sociales, et plus encore. Au cours des 9 dernières éditions, la biennale a présenté au-delà de 500 artistes et de 2 300 oeuvres, et rejoint un public s’élevant à plus de 2 millions de personnes. C’est plus d’une centaine de partenaires qui s’associent à la biennale à chaque édition, et près de 200 intervenants ou intervenantes du milieu culturel qui y prennent part. Plus précisément, l’édition 2019 de MOMENTA a rejoint 210 028 visiteurs et visiteuses, présenté le travail de 69 artistes et offert une trentaine d’activités de médiation et de développement des publics.

Pour de plus amples renseignements :

22/06/14

Angelica Mesiti : "Citizens Band" & "Prepared Piano for Movers (Haussmann)" @ Musée d’art contemporain de Montréal

Angelica Mesiti : Citizens Band & Prepared Piano for Movers (Haussmann)
Musée d’art contemporain de Montréal
19 juin — 7 septembre 2014

Pour sa première exposition individuelle en Amérique du Nord, l’artiste australienne Angelica Mesiti propose deux oeuvres sous le thème de la musique. D’abord, l’installation vidéo Citizens Band (2012) évoque avec sobriété et finesse la culture musicale de quatre immigrés, deux en Australie et deux en France. Filmées par une caméra sensible, les prestations d’une Camerounaise, d’un Algérien, d’un Mongole et d’un Soudanais captent notre attention par leur dignité et par la richesse inusitée du monde qu’ils transportent jusqu’à nous. Ainsi, ils nous font successivement découvrir une technique traditionnelle de percussion aquatique exécutée par des femmes, des chansons issues de la musique raï, des chants de gorge accompagnés à la viole à tête de cheval ainsi qu’une démonstration de la tradition des grands siffleurs – le tout exécuté dans différents lieux publics ordinaires, allant d’une piscine publique et du métro à Paris jusqu’aux rues de l’Australie. Citizens Band est une ode aux gens qui, malgré l’exil, savent non seulement conserver des liens avec leurs cultures, mais aussi la partager.

La projection vidéo Prepared Piano for Movers (Haussmann) (2012) montre deux déménageurs, chargés d’un piano, en train de gravir l’escalier en spirale d’un immeuble à appartements parisien. Contre toute attente, les deux hommes créent ainsi une partition avant-gardiste, puisque l’instrument a été « préparé » comme l’aurait fait un certain John Cage. Les cordes du piano sont frappées de telle sorte que les mouvements du piano, dans sa lente progression, produisent des sons dissonants et percussifs. La projection à la verticale de la vidéo vient souligner la périlleuse ascension de l’instrument, sur une musique dont l’imprévisibilité souligne les efforts des hommes qui procèdent laborieusement. Cette oeuvre de Mesiti met en lumière le savoir-faire des ouvriers du quotidien.

Commissariat : John Zeppetelli, directeur et conservateur en chef, Musée d’art contemporain de Montréal.

MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL

21/06/14

Rafael Lozano-Hemmer : Pulse Room @ Musée d’art contemporain de Montréal

Rafael Lozano-Hemmer : Pulse Room
Musée d’art contemporain de Montréal
19 juin — 7 septembre 2014

Le MACM présente Pulse Room de Rafael Lozano-Hemmer à Montréal, la ville d’adoption de l’artiste d’origine mexicaine. Ce chef-d’œuvre en art interactif, créé en 2006, était présenté à la Biennale de Venise en 2007. Dans cette vaste installation, les battements de coeur des participants, captés et régis par un système informatique, sont transmis sous forme d’impulsions lumineuses dans quelque 300 ampoules suspendues au plafond. La musique minimaliste et la recherche en cybernétique ont également nourri la réflexion de l’artiste pour cette spectaculaire œuvre scintillante dans laquelle chaque visiteur est invité à mêler le battement de son propre cœur à ceux de centaines d’autres et à vivre une expérience mémorable. 

Artiste électronique et multidisciplinaire, Rafael Lozano-Hemmer inscrit l’expérience du spectateur au coeur de sa démarche en créant des installations interactives qui se situent à la croisée de l’architecture, de la sculpture et de la performance. Formé en chimie physique, ce maître de l’ombre et de la lumière élabore des plateformes qui reposent sur la participation du public, en se servant de technologies comme la robotique, la surveillance électronique et les réseaux télématiques.

Commissariat : Josée Bélisle, conservatrice des Collections du Musée d’art contemporain de Montréal.

MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL - MACM

20/06/13

Expo Michel de Broin, MAC Montréal

Michel de Broin
Musée d’art contemporain de Montréal, Québec
Jusqu'au 2 septembre 2013

Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) présente une exposition-bilan consacrée à l’artiste montréalais MICHEL DE BROIN  Première présentation majeure dans un musée au Canada, Michel de Broin rassemble quelque 30 œuvres, dont près du tiers inédites et créées pour l’occasion. 

Par sa sélection d’œuvres produites au cours des dix dernières années, l’exposition Michel de Broin témoigne de l’intérêt indéfectible de l’artiste pour les notions de résistance, d’appropriation et de recyclage. En plus de 20 ans de pratique, cet artiste multidisciplinaire n’a eu de cesse de remettre en question divers systèmes et leur fonctionnement. Adoptant un point de vue critique mais ludique à l’égard des objets usuels et des idées toutes faites, de Broin s’emploie à mettre en lumière, par le biais d’analogies et de métaphores, ce qui guide et encadre nos actions et interactions dans notre environnement quotidien. Interrogeant la coexistence d’éléments opposés, le rapport entre l’étrange et le familier, l’artiste explique : « Une des prémisses de ma pratique consiste à introduire un élément hétérogène à l’intérieur d’un système normatif pour voir comment cet agent produit dans son nouveau contexte des réactions inédites. » À titre d’exemple, mentionnons Silent Screaming, une œuvre phare créée en 2006-2007 qui présente un dispositif conçu pour étouffer le son produit par un système de sécurité en créant le vide – un environnement où le son ne peut voyager. Le visiteur observe alors le mouvement du marteau qui frappe la cloche, mais sans en entendre le cri d’alarme.

Michel de Broin préconise une approche expérimentale de sorte que ses œuvres sont en constante évolution. Souvent, les limites entre l’esquisse préparatoire ou la maquette, le travail de documentation et l’œuvre achevée se confondent et se brouillent. Il arrive, en effet, qu’une maquette soit présentée comme une œuvre en soi et qu’elle prenne subséquemment la forme d’une sculpture, d’une photo ou d’une vidéo. Dans la présente exposition, on retrouve des versions actualisées d’œuvres déjà présentées, telles Embrase-moi, 1993-2013, et Objet perdu, 2002-2013.

Les œuvres spécialement créées par l’artiste en 2013 pour cette exposition sont la monumentale Blowback mettant en scène deux répliques à échelle 2/3 de canons Howitzer datant de la Seconde Guerre mondiale, rattachés à leurs extrémités, Anthropométrie, Étant donnés, L’Abîme de la Liberté, L’Étendue de l’abîme, Tenir sans servir c’est résister et Têtes de pioches.

MICHEL DE BROIN
Né à Montréal en 1970, Michel de Broin a été lauréat du Prix artistique Sobey en 2007 et a participé à la 1ère Triennale québécoise du Musée d’art contemporain de Montréal en 2008. En plus d’avoir exposé son travail en Europe, aux États-Unis et au Canada, l’artiste a présenté d’importants projets (permanents et temporaires) conçus pour l’espace public tels que Majestic (La Nouvelle-Orléans, 2011), Révolution (Rennes, 2010), La maîtresse de la tour Eiffel (Paris, 2009), Overflow (Nuit Blanche, Toronto, 2008), Encerclement (Scape Biennale, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, 2006), Shared Propulsion Car (Exit Art, New York, 2005 / Mercer Union, 2007) et Révolutions (Collection de la Ville de Montréal, Parc Maisonneuve-Cartier, 2003). Dans sa collection, le MAC compte l’imposante sculpture Black Whole Conference, 2006, un assemblage sphérique de 72 chaises, et a récemment acquis Dead Star, 2008, Cut into the Dark, 2010, et Drunken Brawl, 2011, dans le cadre de la 6e édition du Symposium des collectionneurs Banque Nationale Gestion privée 1859. Les œuvres de Michel de Broin font partie de plusieurs collections particulières et publiques en France, en Allemagne, en Corée, aux États-Unis et au Canada.

Commissariat : Mark Lanctôt, conservateur au Musée d’art contemporain de Montréal, est le commissaire de l’exposition Michel de Broin.

Catalogue : En lien avec cette exposition, le Musée d’art contemporain de Montréal publie Michel de Broin, un catalogue de 160 pages, illustré de 30 planches couleur alors que quelque 60 images en noir et blanc illustrent ses œuvres antérieures. Cette publication regroupe un essai de Daniel Sherer intitulé Mécanismes entropiques et appareils remodelés : Michel de Broin et l’inconscient technologique de même qu’une entrevue avec l’artiste réalisée par le commissaire Mark Lanctôt. 

Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, Canada
www.macm.org

19/06/13

Eve Sussman, Rufus Corporation, MAC Montréal

Eve Sussman ● Rufus Corporation
Musée d’art contemporain de Montréal, Québec
Jusqu'au 2 septembre 2013

Le MAC, Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, propose la première exposition individuelle au Canada dédiée à l’artiste Eve Sussman et à la Rufus Corporation de Brooklyn. L’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation réunit une série de travaux étroitement liés et créés sur une période de quatre ans lors de nombreux voyages en Russie et en Asie centrale. 

La présentation se concentre sur l’installation filmique whiteonwhite:algorithmicnoir. whiteonwhite s’inspire des abstractions radicales de Kazimir Malevitch et de ses réflexions sur la transcendance, de même que du destin de l’astronaute russe Iouri Gagarine. Générée par algorithme, montée en temps réel et fortement marquée par des cinéastes du XXe siècle comme Andreï Tarkovski, Jean-Luc Godard et Michelangelo Antonioni, whiteonwhite est une exploration fascinante de l’espace et du temps, de l’utopie et de la dystopie, de la narration fragmentée et des paysages ravagés par des perturbations économiques et écologiques. 

L’utilisation d’une programmation algorithmique a pour résultat de donner au film une durée indéfinie et de faire en sorte qu’il n’est jamais le même. La toile de fond de cet ambitieux projet est la désillusion qui marque les sociétés de la fin de l’ère communiste et les illusions qui continuent d’habiter les sociétés occidentales au temps du capitalisme tardif. Une série de photographies de Simon Lee, réalisée pendant le tournage de whiteonwhite accompagne l’exposition.

La pratique variée d’Eve Sussman et de la Rufus Corporation comprend le cinéma, la vidéo, la photographie et l’installation. Sussman s’est taillée une réputation internationale grâce à deux ambitieux films, 89 Seconds at Alcázar, 2004, qui renvoie à l’œuvre Les Ménines, de 1656 de Diego Velázquez, et The Rape of the Sabine Women, 2007, qui évoque le tableau de Jacques-Louis David intitulé Les Sabines, de 1799. En 2003, Eve Sussman a amorcé un travail de collaboration avec la Rufus Corporation, un groupe de réflexion qui réunit des acteurs, des artistes, des musiciens, des écrivains et des producteurs qui collaborent à la création d’œuvres d’art. Eve Sussman est née en Angleterre en 1961; elle vit et travaille à Brooklyn, New York. L’artiste est représentée par la Cristin Tierney Gallery à New York.

Commissariat : Lesley Johnstone, conservatrice au Musée d’art contemporain de Montréal, est la commissaire de l’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation.

Catalogue : Un catalogue de 112 pages accompagne l’exposition Eve Sussman ● Rufus Corporation. Cette publication regroupe trois essais, notamment whiteonwhite de Lesley Johnstone, commissaire de l’exposition, The Promise of whiteonwhite de Johnathan T. D. Neil de même que Monuments of Fire de Jeff Wood. 

Musée d’art contemporain de Montréal, Québec, Canada
www.macm.org

16/01/10

Hommage à Paule Baillargeon – Cinémathèque québècoise

 

Cinémathèque Québécoise, Montréal

 

En écho à la reconnaissance faite à la cinéaste par l’attribution du Prix Albert-Tessier 2009, la Cinémathèque québécoise à Montréal rend hommage à la cinéaste PAULE BALLARGEON.

La Cinémathèque présente, du 20 janvier au 10 mars 2010, huit films de Paule Baillargeon. La cinéaste viendra rencontrer le public à chaque séance. Le Prix Albert-Tessier couronnait l’ensemble de l’oeuvre de cette artiste venue du théâtre d’improvisation et du Grand Cirque Ordinaire.

La Cinémathèque débute cet hommage le 20 janvier, avec Anastasie, Oh ma chérie (1977) et La Cuisine rouge (1980), tournés en 16 mm. La Cuisine rouge, coécrit et coréalisé avec Frédérique Collin, raconte l’histoire de femmes qui portent en elles « le germe de la révolution », tel que l’exprime la cinéaste. Le film avait choqué par sa forme et son propos, où hommes et femmes sont confrontés à une impasse. Les femmes sont condamnées à peaufiner la beauté et la paix, alors que les hommes s’abandonnent à l’ivresse et à la violence.

Le premier long métrage en 35 mm de la réalisatrice, Le Sexe des étoiles (1993), sera présenté le 25 janvier. Scénarisé à partir d’un récit romanesque de Monique Proulx, le film remporte, en 1993, le prix du meilleur film canadien au Festival des films du monde de Montréal et le prix du meilleur scénario au Festival international des films de Vancouver. Cette fiction sur l’homosexualité avait été retenue en présélection dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère aux Oscars en 1994 et évoque le parcours d’un père transsexuel dont la fille, une adolescente fascinée par le cosmos et le destin des étoiles, finira par accepter la différence.

La Cinémathèque célèbre aussi les talents de documentariste, de scénariste et de comédienne de Paule Baillargeon. Lors de la séance du 3 février, le savoureux court métrage Vue d’ailleurs, issu du film à sketches Montréal vu par, qu’elle a signé pour Denys Arcand, sera suivi du documentaire Claude Jutra, portrait sur film.

Vie d’ange (1979) de Pierre Harel, coscénarisé et co-improvisé par Paule Baillargeon, sera projeté le 10 février et le 3 mars sera présenté le téléfilm Les Voisins, de Micheline Guertin, où elle excelle en tant que comédienne.

La Cinémathèque clôturera cet hommage avec Le Chant des sirènes (1987), de la réalisatrice ontarienne Patricia Rozema, pour lequel elle a obtenu le Prix Génie de la meilleure actrice dans un rôle de soutien en 1988.

 

Cinémathèque québécoise
335, boul. De Maisonneuve Est
Montréal

Métro Berri-UQAM

Pour tous les détails sur la programmation : cinematheque.qc.ca.

 

Messages précédents sur ce thème :

Hommage à Pierre Falardeau à la Cinémathèque québécoise

Cinéma du Réel 2010. Festival International de films documentaires à Paris

Lanterne magique et film peint. 400 ans de cinéma, Exposition à la Cinémathèque française

Winners of the 22nd European Film Awards 2009

It's a Wonderful Afterlife, Film by Gurinder Chadha

Nostalgia, a new film by Omer Fast at the Whitney Museum in New York

Alice Guy Blaché, Cinema Pioneer - Retrospective at the Whitney Museum, New York

Cinémascience 2009 , Films en compétition

01/01/10

Hommage à Pierre Falardeau - Cinémathèque Québécoise

 

Cinémathèque Quebecoise, Montréal

 

La Cinémathèque québécoise à Montréal rend hommage au cinéaste et écrivain Pierre Falardeau, qui nous quittait le 25 septembre 2009.

Du 6 au 14 janvier 2010, elle propose de parcourir l’ensemble de l’oeuvre du cinéaste en assistant à la projection de ses longs métrages, courts métrages et à la projection de certaines oeuvres inédites.

Pour lancer ce cycle majeur, Julien Poulin, ami et collègue de Pierre Falardeau, sera présent le 6 janvier pour présenter Pea Soup (1978) et Elvis Gratton (1985). Pierre Falardeau et Julien Poulin ont tourné Pea Soup comme un projet documentaire s’échelonnant sur plusieurs années, qui illustre l'écart entre les classes sociales et les différences culturelles au Québec. C’est à partir des informations recueillies pour Pea Soup que les cinéastes sont passés à la conception du personnage de fiction qui représente la quintessence de l’aliénation et de l’acculturation, le premier antihéros nationaliste post-référendaire : Elvis Gratton.

Tous les publics sont invités à découvrir et à redécouvrir ce cinéaste engagé, à travers des films comme Le Party, avec Richard Desjardins, qui clame la liberté et reflète la cruauté de la vie en prison, ou Octobre, qui porte un regard sur la crise d’octobre 1970 vécue de l’intérieur. Le long métrage Le Steak, mettant en scène un boxeur vieillissant qui doit remonter sur le ring pour assurer sa survie, sera présenté par Manon Leriche, coréalisatrice du film, le 9 janvier à 17 h.

La Cinémathèque a enrichi la première rétrospective qu’elle consacre à Pierre Falardeau en ajoutant des oeuvres périphériques ou inédites. Le 7 janvier, le public pourra ainsi visionner le tournage d’une rencontre avec un représentant de l’African National Congress en Algérie (1976).

Le 14 janvier, le clip Les Humains (2001) sur une pièce d’aKido, sera présenté à 18 h 30 dans le cadre du programme Courts métrages 2, en présence de Julien Poulin et des réalisateurs Félix Lajeunesse et Paul Raphaël. Le programme Courts métrage 3 suivra à 20h30, avec un discours public de Pierre Falardeau, au moment où il recevait le Prix Pierre-Bourgault, en juin 2009.

 

Cinémathèque québécoise
335, boul. De Maisonneuve Est
Montréal

Métro Berri-UQAM

Infos sur la programmation sur : cinematheque.qc.ca.