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28/03/24

Exposition À nous les stades ! Une histoire du sport au féminin @ BnF Site François-Mitterrand, Paris

À nous les stades ! Une histoire du sport au féminin
BnF Site François-Mitterrand, Paris
22 mai - 13 octobre 2024 

17/04/20, stade Elisabeth, 
Mme Violette Gouraud-Morris au lancer de javelot
Agence Rol - BnF, Estampes et photographie 

L’exposition À nous les stades ! Une histoire du sport au féminin dessine un panorama du sport féminin en France depuis la fn du XIXe siècle jusqu’à la période la plus récente. Cette histoire est par bien des aspects une histoire contrariée, souvent même empêchée. Bien que né au même creuset d’une culture des loisirs et d’un nouveau rapport au corps, progressivement diffusés à l’ensemble de la société, le sport féminin a connu un développement bien différent de celui de son homologue masculin. Plus de 250 documents issus des collections de la BnF, photographies, articles, affiches, illustrations, couvertures de magazines ou de livres, reproduits et présentés en accès libre dans l’allée Julien Cain, retracent les aléas de cette histoire mouvementée qui dit aussi, en creux, celle de la condition féminine en France. 

Parcours de l’exposition
- Présentation générale
- Le sport aristocratique
- Les intrépides
- La cycliste
- Dans l’espace public
- Les années folles du sport féminin
- Lenglen/ Morris : figures inversées
- Les femmes pilotes
- Contre le sport féminin
- Le sport politique
- La renaissance du sport féminin (années 1950 -1980 )
- À la conquête des bastions masculins
- Têtes d’affiche
- #MeeToo
- Mixité 

En 2024, les Jeux olympiques afficheront pour la première fois à Paris la parité totale : autant de femmes que d’hommes se trouveront sur la ligne de départ et participeront à toutes les épreuves. C’est peu dire que les femmes ont dû négocier, et parfois forcer leur intégration dans le nouvel espace social du sport dont les hommes ont fixé, à la fin du XIXe siècle, les règles, les valeurs et les institutions. Elles ont eu un accès plus tardif à l’ensemble des disciplines sportives, avec une ouverture plus limitée, certaines leur restant même interdites en compétition jusqu’à des périodes extrêmement récentes, à l’instar de la boxe ou du saut à ski inclus au programme des Jeux en 2012 et 2018. 

Une pratique transgressive pour les femmes au début du XXe siècle

« Ô mes sœurs ne craignez pas de développer un peu vos biceps, d’avoir la taille... pas trop mince, et des mains capables de saisir une carabine ou de diriger un cheval.» Lancé par l’opiniâtre duchesse d’Uzès en 1911, cet appel dit assez combien la voie à suivre pour pratiquer le sport était transgressive pour les femmes du début du siècle. Digne représentante de la nouvelle « classe des loisirs » qui importe depuis l’Angleterre le tennis ou le golf, la duchesse vient pourtant d’un milieu où la mixité est plutôt bien tolérée.

Les pionnières du sport ne se recrutent cependant pas que dans les milieux aristocratiques. Les participantes aux premières courses pédestres, de natation, de cyclisme et même d’aviation viennent de milieux sensiblement plus populaires. 

Reconquérir des bastions masculins

Au sortir de la Première Guerre mondiale, comme en témoignent les affiches, la presse et les collections de photographies présentées dans l’exposition, une certaine effervescence règne autour des pratiques sportives féminines. Délaissées par les fédérations masculines, les Françaises organisent leurs propres clubs et compétitions, et, sous l’égide de l’incontournable Alice Milliat, une fédération nationale puis internationale féminine. La conquête de cette autonomie ne va pas sans susciter de vives résistances : la pratique féminine est encouragée si elle s’inscrit dans les bornes de la bienséance et d’un destin biologique déjà tout tracé. Aux contacts brutaux des sports collectifs sont préférées les finalités esthétiques et prophylactiques de la gymnastique rythmique et de ses grands mouvements d’ensemble.

La Seconde Guerre mondiale achève de mettre en sommeil la pratique compétitive dans de nombreux sports collectifs. C’est seulement à la fn des années 1960 que les femmes reconquièrent progressivement les bastions masculins, à commencer par le rugby et le marathon. 

Des inégalités persistantes

Si les femmes ont gagné droit de cité dans le sport, des inégalités persistantes se manifestent encore aujourd’hui dans le nombre de licenciés, l’audience, les revenus des professionnelles ou encore la représentation dans les instances dirigeantes. Les fédérations sportives doivent quant à elles prendre la mesure des conséquences du mouvement #MeToo.

En même temps que des pratiques sportives, l’exposition À nous les stades ! témoigne ainsi de l’évolution des normes de genre à travers les performances corporelles, le choix des vêtements, des coiffures ou encore la manière de se tenir et de se mouvoir. À partir de l’objet « sport », c’est l’histoire, concrète, physique, des femmes en France depuis la fin du XIXe siècle qui se raconte. 

Commissariat : Christophe da Silva, chef du service de la conservation et des entrées au département Sciences et techniques, BnF

BnF I François-Mitterrand
Allée Julien Cain
Quai François-Mauriac - 75013 Paris
Exposition gratuite
Lundi 14h > 20h
Du mardi au samedi 10h > 19h, dimanche13h > 19h
Fermeture les jours fériés 

22/08/16

Toulouse-Lautrec @ MBAM, Montréal

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque
Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)
Jusqu'au 30 octobre 2016

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Epoque

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) invite à revivre  l’âge d’or des cabarets parisiens à travers l’exposition TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE. Celle-ci dévoile une collection particulière exceptionnelle qui regroupe presque toutes les estampes et affiches les plus célèbres de Toulouse-Lautrec, ce grand maître français du XIXe siècle, qui a révolutionné l’art de la gravure. Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC), l’exposition offre une occasion extraordinaire d’admirer près de 100 estampes et affiches couvrant l’ensemble de la production lithographique de l’artiste, de 1891 à 1900, aussi bien des images emblématiques que des épreuves uniques rarement exposées, choisies pour leur qualité et leurs couleurs incomparables.

L’exposition présente également quelques oeuvres de proches de Toulouse-Lautrec, dont une toile de Louis Anquetin, L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton. Longtemps considérée comme un projet inachevé connu que par ses études préparatoires, elle est pour la première fois révélée au grand public. Sans nul doute une redécouverte majeure de l’histoire de l’art du Paris « fin de siècle ».


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Moulin Rouge – La Goulue
1891
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en noir, pierres de couleurs en jaune, rouge et bleu sur trois feuilles sur vélin
191 x 117 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Ambassadeurs : Aristide Bruant
1892
Lithographie au pinceau et au crachis. Impression en cinq couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en orangé, rouge, bleu et noir sur vélin, sur deux feuilles
134,5 x 93 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Divan Japonais
1892-1893
Lithographie au crayon gras, au pinceau et au crachis, avec trame report. Imprimé en quatre couleurs. Pierre de trait tirée en vert olive, pierres de couleurs en noir, jaune et rouge sur vélin
80,8 x 60,8 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

A travers son oeuvre lithographique, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) a saisi comme nul autre l’âme de la vie nocturne parisienne de la Belle Époque, dans des scènes dynamiques de bals et de cabarets inspirées par le quartier des spectacles, alors en plein essor. Installant son atelier dans le quartier bohème de Montmartre, il est devenu un habitué des boîtes de nuit telles que le Chat Noir, le Mirliton et le Moulin Rouge. Il a représenté leurs spectacles, esquissant le portrait de la vie moderne parisienne.

« Lors de l'inauguration de Warhol s'affiche en 2014, nous voulions déjà rendre hommage à son illustre prédécesseur, Toulouse-Lautrec : c'est fait. Grâce à une collection particulière d'exception, aujourd'hui révélée au Musée des beaux-arts de Montréal, puis à la Phillips Collection de Washington. Une centaine d'estampes et d’affiches, plus quelques dessins et tableaux de l'artiste et de son cercle, sont dévoilés dans un état de conservation exceptionnel – il faut le souligner, car ces éphémérides n’étaient pas conçues pour durer. C’est une occasion de traverser le Paris de la Belle Époque, ses vedettes et ses cabarets... », affirme Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM.

« Je me réjouis de cette première collaboration de la Phillips Collection avec le Musée des beauxarts de Montréal –, et ce, pour une exposition internationale majeure telle que Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque, affirme Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection. Ce projet marque la première monographie de Toulouse-Lautrec à la Phillips Collection depuis près de 80 ans. Nous sommes ravis de partager cette collection inédite avec le public américain et canadien. »

Présentée dans le pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM, l’exposition se déploie en quatre sections qui évoquent les principaux thèmes explorés par l’artiste : Vie moderne, Théâtre, Caféconcert et Dans la nuit. Elle témoigne de la vie contemporaine du Paris de la fin du XIXe siècle, de ses cabarets, hauts lieux d’excès et de festivités nocturnes, tout comme des divertissements tels que le cirque, les courses, les balades à vélo, l’automobile – récemment inventée – tout comme les promenades avec animal de compagnie.


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La Chaîne Simpson
1896
Lithographie au pinceau, au crayon gras et au crachis. Impression en trois couleurs. Pierre de trait tirée en bleu, pierres de couleurs en rouge et jaune sur vélin
82,8 x 120 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : UNE COLLECTION D’EXCEPTION RÉVÉLÉE

Les expositions portant sur les estampes et les affiches de Toulouse-Lautrec ne sont pas rares, mais celle-ci révèle une collection d’exception, composée de près d’une centaine d’oeuvres réunies au cours des dernières années par un particulier.

Presque toutes les estampes exposées sont dans un état de conservation remarquable, leurs encres et les couleurs n’ayant rien perdu de leur éclat d’origine. On doit à l’expertise du collectionneur et au grand soin qu’il porte à ses oeuvres – des exemplaires de la presque totalité des lithographies de Toulouse-Lautrec appartiennent à cette collection en constant essor – de pouvoir aujourd’hui mieux comprendre et apprécier l’estampe comme mode d’expression des ambitions de l’artiste.

Cette collection comprend des épreuves d’essai rares et exceptionnelles, dont certaines non répertoriées et plusieurs jamais publiées. Parmi ces oeuvres qui n’ont jamais été révélées au grand public se trouvent des tirages uniques (épreuve d’essai de Moulin Rouge – La Goulue et du rarissime Pendu) ainsi que des estampes très rares (épreuves d’essai ou définitives pour Reine de Joie, May Milton, May Belfort et pour la célèbre affiche Jane Avril).


Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Jane Avril
1899
Lithographie au pinceau. Impression en quatre couleurs sur trois pierres. Pierre de trait tirée en noir, une pierre de couleur en rouge, une en jaune et bleu (le serpent sur la robe imprimée avec une seule pierre) sur vélin
56 x 38 cm
Collection particulière
Photo Peter Schälchi

Elle compte également quatre oeuvres exécutées par deux suiveurs proches de l’artiste : un dessin au crayon de couleur représentant une salle de bal de même qu’une version grand format de la célèbre affiche Tournée du Chat Noir de Théophile Alexandre Steinlen ; ainsi qu’un pastel intitulé Au cirque et la fascinante peinture L’Intérieur de chez Bruant : Le Mirliton de Louis Anquetin, pour la première fois exposée.

Le MBAM possède pour sa part cinq lithographies réalisées par Toulouse-Lautrec entre 1894 et 1898. Trois d’entre elles viennent de s’ajouter à la collection du Musée grâce à un don de Freda et Irwin Browns. De plus, la bibliothèque du Musée détient l’album complet Yvette Guilbert. Publié en 1898 en Grande-Bretagne à l’attention d’un public anglais, il est composé de neuf lithographies (incluant la couverture) de Toulouse-Lautrec, accompagnées d’un texte d’Arthur Byl. Il se termine par une image qui illustre la chanteuse Yvette Guilbert, lors d’un rappel, interprétant l’un de ses succès.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : COMMISSARIAT ET CRÉDITS

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et The Phillips Collection, Washington (DC).

A Montréal, le commissariat de l'exposition est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, et Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens au MBAM.

A Washington (DC), le commissariat est assuré par Gilles Genty, historien de l'art et commissaire invité, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection.

« Les oeuvres de Toulouse-Lautrec nous font découvrir le spectacle de la Belle Époque : les rêves, les ambitions, les désirs, les désillusions de ses acteurs, le tout mis en scène par un artiste au regard humaniste, qui les a fréquentés quotidiennement, sans les juger, ajoute Gilles Genty, historien de l’art et commissaire invité. Toulouse-Lautrec est l’héritier des caricaturistes du XIXe siècle (Daumier, Gavarni), et a annoncé en même temps, par ses affiches révolutionnaires, la culture visuelle du XXe siècle. »

Gilles Genty est historien de l’art et commissaire d’expositions. Ancien chargé de cours à l’École du Louvre et chargé de mission au Musée des monuments français, il a été co-commissaire de nombreuses expositions consacrées aux Nabis et au postimpressionnisme parmi lesquelles Paradis perdus : l’Europe symboliste (MBAM, 1995), Le temps des Nabis (MBAM et Florence, 1998), De Caillebotte à Picasso, chefs-d’oeuvre de la collection Oscar Ghez (Paris, Rotterdam et Québec, 2002, 2003-2006), De Gauguin aux Nabis, le droit de tout oser (Lodève, 2010) et, plus récemment, L’oeil d’un collectionneur : Redon & Denis. Rêve, amour, sacré (2013) et Les peintres graveurs (Bonnard, Vuillard et leurs amis) (2014) au musée Bonnard. Il est par ailleurs coauteur de Mille peintures des musées de France (Gallimard, 1993), L’ABCdaire du symbolisme et de l’Art nouveau (Flammarion, 1997) et Pierre Bonnard, inédits (Éditions Cercle d'art, 2003).

L’exposition sera ensuite présentée à la Phillips Collection, à Washington (DC), du 4 février au 30 avril 2017.

TOULOUSE-LAUTREC AFFICHE LA BELLE ÉPOQUE : LE LIVRE D’ART DE L’EXPOSITION

Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque

L’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque est accompagnée d’un livre d’art de 134 pages et de quelque 120 illustrations. Il aborde l’univers social de Toulouse-Lautrec, son utilisation de la lithographie et fournit en annexe une liste détaillée des oeuvres, une chronologie de l’artiste et la description des personnalités et des lieux mythiques de Montmartre représentés par Toulouse-Lautrec.

Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM ; Gilles Genty, historien de l’art ; Hilliard T. Goldfarb, conservateur sénior des collections et conservateur des maîtres anciens, MBAM, Dorothy Kosinski, directrice, The Phillips Collection ; Chantelle Lepine-Cercone, historienne de l’art, et Renée Maurer, conservatrice adjointe, The Phillips Collection, ont contribué à la rédaction de cet
ouvrage.

Ce livre est publié en français et en anglais par les Éditions scientifiques du MBAM (éditeur principal) et The Phillips Collection (éditeur associé), en collaboration avec les Éditions Hazan, Paris (éditeur associé). Sa conception graphique a été réalisée par le studio de design montréalais Feed.

Musée des beaux-arts de Montréal
www.mbam.qc.ca

19/02/12

Concours: Affiche du Festival des Films du Monde 2012


Concours d'affiches du Festival des Films du Monde 2012

Les affichistes, illustrateurs, graphistes, photographes sont invités à soumettre des modèles d'affiches pour le Festival des Films du Monde qui se déroulera à Montréal (Québec) du 23 août au 3 septembre 2012. 

Date limite pour participer au concours : 30 mars 2012 (pour information le communiqué de presse annonçant ce concours est daté du 31 janvier 2012)

Le concepteur de l'affiche retenue recevra 3000$ (trois mille dollars canadiens). L'affiche du Festival des Films du Monde est largement diffusée par les médias, aussi bien au Canada qu'à l'étranger.

Spécifications 
Les affiches doivent avoir les dimensions suivantes (format à marges perdues): 
Largeur : 27 pouces (68,5cm) / Hauteur : 36 pouces (91,5 cm) 
Pour la sélection, il est possible d'envoyer un format réduit en respectant les proportions. 

Les mentions suivantes devront obligatoirement figurer sur l'affiche (le style et les dimensions du lettrage sont laissés au choix du concepteur) : 
FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 
MONTRÉAL 
23 août - 3 septembre 2012  

Le Festival a pour mandat de faire découvrir les tendances actuelles du cinéma mondial en favorisant les échanges culturels tout en suscitant la curiosité, l'étonnement, l'émotion, la réflexion. 
Attention : les éléments comme les drapeaux, les planètes et les références à une nationalité spécifique ne sont pas acceptés. 

Date limite : 30 mars 2012 
Un créateur peut envoyer plusieurs modèles d'affiches. 
Chaque envoi doit être clairement identifié (nom de l'auteur, adresse complète, téléphone). 
Les affiches peuvent être envoyées en format numérique à info[at]ffm-montreal.org 
ou bien à l'adresse suivante : 
Concours d'affiches 
FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 
1432 rue de Bleury 
Montréal (Québec) H3A 2J1 

06/11/10

Poster Art - Tomi Ungerer - Strasbourg

Poster Art
Tomi Ungerer et la publicité
Musée Tomi Ungerer - Centre international de l’Illustration, Strasbourg
Jusqu'au 21 novembre 2010

En parallèle à sa production pour les enfants et à celle du dessin satirique, TOMI UNGERER s’est également livré dès le début de  sa carrière au dessin publicitaire. L’exposition présentée au Musée Tomi Ungerer – Centre International de l’Illustration montre en un parcours thématique qui témoigne de la créativité de l’artiste dans ce domaine, une  centaine  de dessins et affiches provenant exclusivement de la collection du musée.

Les célèbres travaux des années new-yorkaises, comme les posters protestataires contre la ségrégation raciale et la guerre du Vietnam ainsi que la campagne pour The New York Times, des créations des années soixante-dix pour la publicité allemande et celles, plus récentes, pour Electricité de Strasbourg et le festival de jazz de Montreux, se succèdent au premier étage du musée.

Cet ensemble illustre à merveille la devise de Tomi Ungerer, dont le but avoué est de provoquer chez le spectateur un choc visuel : « Attendez-vous à l’inattendu ». La publicité représente son moyen d’expression graphique favori, dans lequel il peut laisser libre cours à son goût pour l’absurde et la provocation. A cet égard, quelques projets refusés  au dessinateur par ses commanditaires sont également présentés. 

Des travaux de l’agence publicitaire strasbourgeoise Hella-Arno, des documents imprimés des affichistes Henri Villemot et Raymond Savignac et des produits dérivés du célèbre motif de Benjamin Rabier, « La Vache qui rit », prêtés par des collectionneurs privés et par la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, esquissent le contexte de la publicité en France lorsque le jeune Tomi Ungerer dans les années 1950 étudiait cette discipline à l’Ecole des arts décoratifs de Strasbourg. Dans l’exposition est diffusé un film prêté par l’INA, de la série « Le petit monde des humoristes », consacré au talent de Savignac.

L’exposition « Poster Art. Tomi Ungerer et la publicité », qui s’inscrit dans le 8e accrochage du musée depuis son ouverture en 2007, est un nouveau volet de la programmation consacrée aux différents aspects de l’œuvre de Tomi Ungerer. 

Musée Tomi Ungerer - Centre international de l’Illustration
2, avenue de la Marseillaise
Strasbourg 
Tel : 03 69 06 37 27

www.strasbourg.eu

Horaires :   
Le lundi, mercredi jeudi et vendredi de 12h à 18h
Le samedi et le dimanche de 10h à 18h
Fermeture  le mardi
Tarif normal : 5 euros / Tarif réduit : 2,50 euros

Message lié sur Wanafoto : Dessins de Tomi Ungerer, Galerie Martel, Paris

31/10/10

Expo Michal Batory Arts Décoratifs Paris

Michal Batory. Artisan de l'Affiche 
Les Arts Décoratifs, Paris 
Commissaires de l'exposition : Amélie Gastaut et Michal Batory
20 janvier - 22 mai 2011


Michal Batory, Affiche de l'exposition rétrospective que lui consacre le musée des Arts décoratifs, Paris, 2011.
Affiche de l’exposition aux Arts Décoratifs, signée… Michal Batory ©

Les Arts décoratifs proposent une rétrospective de l'oeuvre de l'artiste affichiste Michal Batory à travers une exposition rassemblant une sélection d'une centaine d'affiches.

Né en Pologne en 1959, MICHAL BATORY  est diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Plastiques de Lodz. Après ses études, à la fin des années 1980, il s’installe à Paris et travaille quelques années en agence. Il gagne son indépendance en 1994, année au cours de laquelle il commence sa collaboration avec le théâtre de la Colline dont signe la ligne graphique, les publications et les affiches. Cette collaboration va durer trois ans. S’enchaîne ensuite toute une série de commandes issues des plus grandes institutions culturelles : l’Ircam et l’Ensemble Inter contemporain (de 1996 à  2002) dont il réalise les affiches, l’identité visuelle des CD et des publications. La Cité des sciences et de l’industrie pour laquelle il imagine les affiches et la scénographie de plusieurs expositions.  Le Centre Pompidou, le théâtre de Chaillot avec lesquels, là encore, il tisse des liens réguliers de 2001 à 2009. Michal Batory collabore avec les éditions  Flammarion,  Belin et Drzewo Babel, ou encore Radio France et le Centre des Arts à Enghien-les-Bains. Son vocabulaire plastique s’affiche alors dans les rues de Paris et s’impose plus largement dans la culture visuelle française.

Affiche de Michal Batory, 2006
© MICHAL BATORY / Théâtre de Chaillot, Saison 06/07, affiche, 2006

L’art de Michal Batory se situe à la croisée de deux univers artistiques : les affiches polonaises et le surréalisme. De sa formation et de ses origines, il n’a pu échapper à l’art des artistes constructivistes tels que Rodchenko, Lissitzky ou Strzeminski, dont étaient issus ses professeurs. Plus que les systèmes de composition, c’est l’art du collage, du photomontage, et le travail sur la lettre qu’il regarde avec attention. Avec cette technique, il applique à l’affiche cette conception de la beauté émise par Lautréamont et reprise par André Breton : « Beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection ». Très souvent, ces images reposent sur cette association incongrue de deux objets, ou de deux idées, engendrant la surprise, l’insolite, l’humour, la poésie, l’émotion.

Mais une fois dépassé ce ciment référentiel, ce qui caractérise le langage graphique de Michal Batory est qu’il est en lien étroit avec son univers mental, fait de rêverie et de poésie, où les éléments les plus simples de son quotidien sont métamorphosés en images poétiques.  

Affiche de Michal Batory, 1994
© MICHAL BATORY / La femme sur le lit de Franco Brusati,
Théâtre national de la Colline, affiche, 1994

Ainsi sous l’effet conjugué de l’assemblage et du travail photographique, le coton tige prolonge les branches d’un diapason (Saison musicale de l'Ircam, 1997-1998), un sac plastique évoque un visage (Tamerlan le Grand, Théâtre de Chaillot, 2001), un oreiller devient « buste de femme sur le lit » pour le Théâtre national de la Colline, une plume Sergent Major danse sur la couverture du livre de Paulo Coelho « Zahir », un triangle musical se met à bourgeonner  dans l’affiche  pour la saison musicale 2001-2002  de l’Ircam…  les éléments du corps sont aussi très présents : œil, pied, main, subissent le même détournement. Par cette étrangeté, Michal Batory invite le passant à un jeu de décodage ludique, essayant d’établir un dialogue entre le public et l’institution culturelle pour laquelle il travaille.

Affiche de Michal Batory, 2001
© MICHAL BATORY / Ircam, saison musicale 2001/2002, affiche, 2001

Pour cette première grande rétrospective dans un musée français, Michal Batory a choisi de partager sa création graphique et d’en révéler la genèse. Dès son entrée dans l’exposition, le visiteur est plongé dans l’intimité de son atelier.  la première salle en est une évocation. On y découvre une fleur fanée utilisée pour la carte de vœux 2008 de l’Adami, une sculpture de chaise faite avec des allumettes pour l’affiche « ligne de fuite  » pour le Théâtre de Chaillot, des appareils photo, un ordinateur, des livres, de la musique en fond, des cartes postales punaisées, des essais photographiques pour un futur projet. 

Affiche de Michal Batory, 1997
© MICHAL BATORY Bertolt Brecht. The blind talk of a way out. I see., affiche, 1997

De grands albums de travail seront également présentés, permettant au visiteur d’appréhender les différentes étapes de sa création : à la commande, suit la réflexion, dont l’idée se traduit systématiquement par un dessin, puis vient le travail plastique, sculpture et assemblage d’objets, que Batory photographie. L’image obtenue est parfois retravaillée par ordinateur, parfois non, puis est mise en page. Dans les autres salles, le visiteur pourra découvrir ou revoir 75 affiches grands formats regroupées par thèmes : la danse, la musique, le théâtre. Les trois dernières salles sont consacrées : l’une au Théâtre de la Colline et deux autres au Théâtre de Chaillot.

MUSEE DES ARTS DECORATIFS 107, rue de Rivoli - 75001 PARIS
www.lesartsdecoratifs.fr

12/12/04

Psy[k]é, Musée de la Publicité, Paris - Affiches psychédéliques des années 1960-1970

Psy[k]é
Musée de la Publicité, Paris
9 décembre 2004 - 27 mars 2005

Psyké
(c) Union centrale des arts décoratifs

Psychédélique [psikedelik], adj.> Qui est provoqué par l’absorption de drogues hallucinogènes et consiste en un débordement délirant des idées et une distorsion des faits et des images réels, qui peuvent aller jusqu’aux hallucinations psycho-sensorielles.
> adj. Proposé en 1956 par un correspondant de l’écrivain Aldous Huxley et popularisé par le psychologue américain Th. Leary lorsqu’il répandit l’usage du L.S.D
Psychédélisme, Subst. Masc.Etat psychédélique, par ext., façon de vivre, éthique qui préconise l’utilisation de drogues hallucinogènes.
Trésor de la Langue Française, Paris, 2002

Le musée de la Publicité présente une exposition inédite en France et en Europe : Psy[k]é, où 200 affiches psychédéliques des années 1960-1970 sont réunies. Nées en Californie à San Francisco, d’expérimentations tant graphiques et artistiques que sensorielles, ces affiches incarnent les aspirations d’une génération qui revendique le rock et la liberté individuelle.

Au milieu des années soixante, tous les regards se portent sur la Californie. Dans un contexte politique et social contestataire dont les principales valeurs reposent sur l’égalité des droits civiques, l’écologie, l’utilisation des drogues, la lutte contre la guerre du Vietnam et bien sûr la musique, la contre-culture brille de mille feux.

Le rock devient le langage de cette étrange révolte, encore informe, qui couve dans le monde occidental. Il s’impose comme la seule forme d’expression dans laquelle se reconnaît la majeure partie des jeunes, et on parle rapidement d’une « culture rock » à part entière, avec ses codes (musicaux, vestimentaires, idéologiques), son mode de vie, ses écrivains et son esthétique visuelle. Pour les artistes, les premières occasions de création sont les affiches de spectacles de rock.

Ils usent de couleurs vibrantes, et d’un répertoire de formes surprenantes issu des théories de la couleur et des effets optiques de Josef Albers, ancien membre du Bauhaus, de l’Op Art naissant, mais aussi du Jugendstijl, des affichistes du mouvement sécessionniste viennois (Gustav Klimt, Alfred Roller et Kolloman Moser) et du résultat de la prise de LSD. Ces affiches sont pour la plupart composées par de fortes masses de lettrage laissant peu de place à l’image. La typographie est mouvante et décorative à la limite de la lisibilité. Non seulement les artistes empruntent à l’Art Nouveau ses arabesques et son décor floral, mais vont jusqu’à s’approprier certaines images des affiches de Mucha ou Jules Chéret. Très vite l’affiche de musique rock devient un média artistique populaire et influence considérablement le champ du graphisme publicitaire.

Ces affiches sont signées: Wes Wilson, Victor Moscoso, Mouse Studios, Rick Griffin, Bonnie Mac Lean, Lee Conklin, David Singer, et annoncent exclusivement des concerts.

A travers elles, sont évoqués tous les noms de ceux qui ont initié et développé ce mouvement : les producteurs tel que Bill Graham et ses deux célèbres salles Fillmore ou la Family Dog Production qui organisait des concerts à l’Avalon Ballroom ; ainsi que les groupes de musique comme les Quick Silver Messenger Service, Grateful Dead, The Jefferson Airplane, Big Brother and the Holding Co, les Doors, le Velvet underground, les Pink Floyd, ou BB King.

Parution d'un ouvrage consacré aux affiches psychédéliques dans le cadre de l'exposition.

Commissaire de l'exposition : Amélie Gastaut, conservateur du musée de la Publicité

MUSEE DE LA PUBLICITE
Union centrale des arts décoratifs 
107-111 rue de Rivoli, 75001 Paris
www.ucad.fr