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08/06/13

Expo Nick van Woert, Yvon Lambert, Paris : Haruspex

Nick van Woert, Haruspex
Galerie Yvon Lambert, Paris
6 juin - 30 juillet 2013

NICK VAN WOERT
© Nick van Woert, Courtesy Galerie Yvon Lambert, Paris

C'est la troisième exposition personnelle consacrée à l’artiste américain NICK VAN WOERT par la galerie Yvon Lambert qui vient de s'ouvrir à Paris, après Nick van Woert: Anatomy en 2011 et Nick van Woert: Breaking and Entering à New York la même année.

Pour cette exposition, Nick van Woert présente de nouvelles pièces inspirées du thème de l’Haruspex, devin étrusque puis romain qui lisait l’avenir dans les entrailles d’animaux sacrifiés. Tel un Haruspex, l’artiste a choisi de révéler et de fixer un certain état de notre société tout comme les entrailles des animaux étaient le reflet de la situation économique et géographique du milieu dans lequel ils évoluaient.

Ainsi, à travers des matériaux de construction issus de la grande consommation, Nick van Woert mixe, compacte et sédimente des éléments hétérogènes venus du monde de l’industrie : morceaux de bois trouvés, copeaux de litière pour chats, éléments de jouets en plastiques … Tel un alchimiste ou un archéologue du présent, il crée de nouveaux matériaux aux couleurs, textures et matières variés auxquels il rend une dimension industrielle en les façonnant en forme de poutres et en les superposant sur des rails métalliques.

Pour l’exposition Nick van Woert a également réalisé une sculpture anthropomorphe, achetée sur un site internet dédié à la maison et au jardin qui, une fois coupée en deux, sert, pour l’une des moitiés, de moule pour une fonte à base de marteaux, masses, haches et pieds de biches. Cette partie de la sculpture est accrochée au mur sur sa partie plane comme un outil dans un magasin ou dans un atelier, l’autre partie, évidée, restant au sol. Cette technique avait été utilisée auparavant par Nick van Woert avec un buste de sculpture classique.

Il s’agit encore une fois pour l’artiste d’interroger l’histoire de l’art dans ses formes et la statuaire dans ses fonctions, tout en développant un nouveau vocabulaire de moyens très personnels fortement marqués par l’architecture - qui sa première formation - et la nature contrastée du Nevada où il est né, entre désert aride et espace urbain outrancier.

NICK VAN WOERT, né 1979, vit et travaille à Brooklyn, New York. Il est diplômé en Beaux-Arts à la New School for Design de New York et en Architecture à l’Université de l’Oregon.

YVON LAMBERT, Paris

18/10/11

Nick van Woert, Anatomy, Yvon Lambert, Paris

NICK VAN WOERT, Anatomy
Galerie Yvon Lambert, Paris
20 Octobre - 19 Novembre 2011

NICK VAN WOERT 

© Nick van Woert, Courtesy of Yvon Lambert, Paris-New York

Yvon Lambert présente Anatomy, la première exposition personnelle en France du jeune artiste américain NICK VAN WOERT après l'exposition Nick van Woert: Breaking and Entering organisée cette année à Yvon Lambert New York, qui était la première exposition personnelle du sculpteur aux Etats-Unis. Artiste new-yorkais, agé de 32 ans, il présente à la galerie de nouvelles sculptures inspirées par le tableau Leçon d’anatomie du docteur Tulp réalisée en 1632, par Rembrandt. La pratique de Nick van Woert utilise un vocabulaire formel très personnel, marqué par l'architecture, la nature et l’histoire ancienne.  

En grandissant à Reno, au Nevada, Nick van Woert est marqué par le contraste entre le paysage fort du désert aride et l’espace urbain outrancier où règne la démesure. Ce contraste raide fournit à l’artiste une riche base d’inspiration conceptuelle et figurative. L'artiste américain réutilise des matériaux de construction dans l’élaboration de ses formes, il va même jusqu’à emprunter des matériaux issus des différentes techniques tels que le polyuréthane, l’acier, le plexiglass et les associe avec d’autres produits tels que le gel pour les cheveux ou encore la Chlorine. 

L’ensemble de son travail met en confrontation deux mondes : celui de la sculpture classique faisant référence au passé et celui d’un univers ultra contemporain défini par l’usage de ces matériaux. 

En utilisant pour ses sculptures des copies de bustes et/ou de torses antiques, l’artiste réinterprète les codes de la sculpture classique. Artiste de la métamorphose, Nick van Woert décharne, démembre, ou encore mutile ces objets du passé, avant de leur configurer un nouvel aspect étrange et intemporel. 

Convaincu par l’idée que ce que nous sommes a une influence sur tout ce qui nous entoure, Nick van Woert considère le corps comme le miroir de notre environnement et se le réapproprie à sa façon. 

Dans le cadre se son Festival d'Automne, le French Institute, Alliance Française de New York présente actuellement dans sa galerie l'exposition Nick van Woert Terra Amata. Nick van Woert est né à Reno dans le Nevada en 1979. Il vit et travaille à Brooklyn, New York. 

Yvon Lambert - 108, rue Vieille-du-Temple - 75003 Paris
Site internet : www.yvon-lambert.com

12/07/11

La collection contemporaine du MAHJ : un parcours - Eté 2011


Exposition d'art contemporain : La collection contemporaine du MAHJ : un parcours 
Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris 
Jusqu'au 11 septembre 2011 

MUSEE D'ART ET D'HISTOIRE DU JUDAISME, PARIS,  ETE 2011

Artistes présentés : Kader Attia, Judith Bartolani, Pierrette Bloch, Christian Boltanski, Philippe Boutibonnes, Sophie Calle, Gérard Garouste, Moshe Gershuni, Antoine Grumbach, Anne-Valérie Hash, Mikhail Karasik, Moshe Kupferman, Serge Lask, Mikael Levin, Arik Levy, Deimantas Narkevicius, Michel Nedjar, Iris Sara Schiller, Micha Ullman, Max Wechsler, Boris Zaborov. 

Au cours de l'été, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (Paris) propose un parcours original au travers d'une partie de son importante collection. 

Convier des artistes, des designers ou des architectes à intervenir dans le contexte de collections ou de monuments historiques est désormais une pratique répandue ; l’exercice est périlleux, mais stimulant. Constituer une collection contemporaine à partir de ces « rencontres », c’est-à-dire travailler dans le temps long, avec des artistes juifs ou non juifs, mais toujours dans une exigence d’ouverture, de résonance avec les thématiques développées dans le parcours permanent ou avec les objets qui y sont présentés, a été l'objectif du MAHJ dès 1998.

Christian Boltanski inaugura ce programme, en concevant Les Habitants de l’hôtel de Saint-Aignan en 1939, monument fragile qui traverse l’aile XXe siècle du musée. Jean-Pierre Bertrand, Arik Levy, Michel Nedjar furent invités à travailler sur les fêtes du calendrier juif, dont les thèmes nourrissaient, de manière souvent surprenante, leur création.

Le rapport au livre, au texte, à la langue est la trame sur laquelle s’inscrivent presque naturellement nombre des commandes et des acquisitions du MAHJ : Micha Ullman a créé, pour la collection du musée, cinq livres de sable ; Serge Lask et Judith Bartolani ont réalisé des œuvres qui associent mémoire et pratique compulsive de l’écriture.

Le prix Maratier, décerné tous les deux ans par la Fondation Pro-MAHJ, permet d’intégrer dans les collections des œuvres aussi différentes que celles de Max Wechsler, Pierrette Bloch, Iris Sara Schiller et Mikael Levin, au terme de débats passionnants avec des jurys attentifs à la complexité et la spécificité de la tâche du MAHJ.

La Nuit blanche est l’occasion, chaque année, d’une commande à un artiste pour l’espace de la cour d’honneur du musée. Parmi beaucoup d’autres, Kader Attia ou Antoine Grumbach s’y sont mesurés, travaillant l’un sur les symboles religieux du judaïsme et de l’islam, l’autre sur la construction de la cabane rituelle de la fête de Soukkot et l’espace juif.

La collection s’est ainsi enrichie, au fil des projets, d’œuvres emblématiques qui ont été complétées par des dons d’artistes exposés, de collectionneurs, d’associations et des dépôts, notamment du Fonds national d’art contemporain. Seule une partie en est présentée lors de l'exposition ; l’accrochage est conçu en écho à la collection ou par thématiques, la principale étant celle de l’écrit.

L’art contemporain investit donc, cet été, le parcours permanent ; et, en scandant certaines séquences, il appelle à le revisiter.

Commissaire de l'exposition : NATHALIE HAZAN-BRUNET
avec JULIETTE BRAILLON et SEGIRE GIRARD

MAHJ - Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris 3e 

30/03/11

Expo Sabrina Biancuzi Le Crissement du temps - Centre Iris pour la photographie, Paris

Exposition : Sabrina Biancuzzi 
Le crissement du temps
Centre Iris pour la photographie, Paris 
31 mars - 11 juin 2011

SABRINA BIANCUZI
Série Le Crissement du Temps, 2010 © Sabrina Biancuzzi

Sabrina Biancuzzi Le crissement du temps

Le temps, la mémoire et l’enfance ont, à diverses intensités, toujours été au cœur de l’œuvre de Sabrina Biancuzzi, dans la gravure comme dans la photographie. Si elle contnue à s’exprimer dans ces deux disciplines, c’est parce que leur frontère reste ténue, poreuse. Cette perméabilité afranchit Sabrina Biancuzzi des cadres qui bornent rêve et réalité.

Cete nouvelle expositon photographique, Le Crissement du Temps nous entraîne dans l’obsession en fligrane dans tout son travail, celle de la dispariton.

SABRINA BIANCUZI
Série Le Crissement du Temps, 2010 © Sabrina Biancuzzi

« Un assourdissant silence »

Un univers sombre. De rares silhouetes humaines, plus fantomatques que réellement incarnées. Des espaces vides, expurgés de toute vie. Des objets abandonnés, en atente des protagonistes d’une pièce de théâtre qui n’aura pas ou plus lieu.

Le temps est paradoxe dans les images de Sabrina Biancuzzi : il semble à la fois avoir déserté les lieux représentés et fgé le vivant, comme gelé sous un inextricable glacis de gris. Le temps parait pourtant imperceptblement faire son office. Sournoisement et inexorablement en marche.

Les œuvres de Sabrina Biancuzzi deviennent sonores. Elles bruissent, grincent, soufent, râlent. Elles ponctuent l’existence de l’artste. Nous les contemplons alors à l’aune de nos propres destnées. Elles sont les comptables des heures qui s’égrènent et nous rapprochent un peu plus de l’heure ultme. Nul besoin des aiguilles de la pendule pour nous rappeler la fuite du temps. Les objets (chaises, lits, statues, poupées...) sont les vestges d’un passé, la trace d’une histoire, le symbole du trépas des êtres aimés. 

SABRINA BIANCUZI
Série Le Crissement du Temps, 2010 © Sabrina Biancuzzi

Ce vide nous renvoie à notre propre dispariton, à notre conditon mortelle et éphémère. A cete enfance révolue dont les traces sont pourtant si profondes, gravées à jamais dans la mémoire. Les lieux (église, chambre, bois, chemins humides…) sont emplis d’un assourdissant silence, où viennent poindre des sons inquiétants, révélant les angoisses qui taraudent l’artste.

Le rendu des trages de Sabrina Biancuzzi, leur épaisseur, établissent un parallèle entre la  technique utlisée et l’expression fnale. Une fois les trages réalisés, les images sont recouvertes de pigments noirs et disparaissent complètement sous cete matère opaque, comme si Sabrina voulait les enfouir, les oublier. Puis ces souvenirs s’imposent à nouveau à elle, leur force dissout la noirceur qui les dissimule : la photographe doit retrer l’encre masquant les images. Ces dernières, désormais imprégnées d’un reliquat pigmentaire noir, révèlent une  vision crépusculaire.

Subtiles, ces images sollicitent plusieurs de nos sens : elles s’ofrent non seulement à notre vue, mais aiguisent aussi notre envie d’expérimenter cete matère photographique par le toucher. Enfn, elles crissent à nos oreilles. 

L’atmosphère onirique des compositons de Sabrina Biancuzzi laisse fltrer une peur que l’on percevait déjà dans ses séries antérieures : celle du temps qui passe.

Et donc la peur du temps qu’il reste.

BIOGRAPHIE SABRINA BIANCUZI

Sabrina Biancuzzi, 32 ans, est née en Belgique. Elle vit et travaille à Paris, enseigne la photographie et anime des ateliers d’arts plastiques.

Spécialisée en photographie argentique et en procédés alternatifs, Sabrina Biancuzzi est à la fois photographe et graveur. Elle aime le travail de laboratoire et le grain des pellicules d’argent. Elle mélange souvent les techniques, joue des caractéristques de chaque médium car au-delà de la nécessité que l’image naisse, vient la recherche de matière, essentielle dans son expression.

Dans son travail elle laisse entrevoir l’intimité de ses voyages et rêves, mêlant ainsi le temps et les souvenirs.

Cette série de photographies est tirée sur papier baryte et peinture à l’huile
Format  des images : 30x30cm

CENTRE IRIS... POUR LA PHOTOGRAPHIE
238 rue Saint-Martin 
75003 PARIS

du mardi au samedi, de 14h à 19h
Entrée libre