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17/09/25

Monet – Cézanne – Matisse. The Scharf Collection @ Kunstpalast, Dusseldorf

Monet – Cézanne – Matisse
The Scharf Collection
Kunstpalast, Dusseldorf
March 12 – August 9, 2026

Paul Cézanne
Paul Cézanne
River Landscape with Houses, circa 1904
Oil on canvas, 65.5 x 81 cm 
© The Scharf Collection, Photo: Ruland Photodesign

Pierre-Auguste Renoir
Pierre-Auguste Renoir 
Young woman with flowered hat, 1877-1879
Pastels on paper, 48 × 43 cm
© The Scharf Collection, Photo: Ruland Photodesign

The Scharf Collection – a German private collection of French art from the nineteenth and twentieth centuries and international contemporary art – is being presented for the first time.

It continues the fourth generation of a branch of the renowned Otto Gerstenberg Collection in Berlin, which encompasses everything from the beginnings of modernism, represented by Francisco de Goya, to the French avant-garde of the second half of the nineteenth century, represented by Gustave Courbet, Edgar Degas and the entire graphic oeuvre of Henri de Toulouse-Lautrec.

Despite many wartime losses, Gerstenberg’s daughter Margarethe Scharf was able to save the majority of the collection and bequeath it to her two sons Walther and Dieter Scharf.

Following the division of the collection between the grandchildren, Walther Scharf, his wife Eve and son René developed the French focus further and added works by Claude Monet, Paul Cézanne, Pierre Bonnard, Henri Matisse and Pablo Picasso, among others. 

Claude Monet
Claude Monet 
Waterloo Bridge, 1903
Oil on canvas, 65 x 100 cm 
© The Scharf Collection, Photo: Ruland Photodesign

Pierre Bonnard
Pierre Bonnard 
Vase with flowers, 1933 
Oil on canvas, 99.5 x 48.5 cm 
© The Scharf Collection, Photo: Ruland Photodesign

Today, René Scharf and his wife Christiane Scharf specialise in international contemporary artists, including works by Sam Francis, Daniel Richter and Katharina Grosse. With a particular interest in the boundaries of the medium of painting and the relationship between figurative and abstract pictorial worlds, they have brought the family tradition of collecting into the present day.

An exhibition by the Kunstpalast, Düsseldorf, in cooperation with the Alte Nationalgalerie, Staatliche Museen zu Berlin.

KUNSTPALAST, DUSSELDORF
Ehrenhof 4-5, 40479 Düsseldorf

26/11/21

Pierre Bonnard @ Musée de Grenoble - Les couleurs de la lumière

Bonnard. Les couleurs de la lumière
Musée de Grenoble
30 octobre 2021 - 30 janvier 2022

Pierre Bonnard
Pierre Bonnard 
La Place Clichy, 1912
Huile sur toile. Paris, Centre Pompidou, musée national d’Art moderne.
Dépôt au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, Besançon
© Besançon, musée des beaux-arts et d’archéologie – Photographie C. Choffet

Pierre Bonnard
Pierre Bonnard
Paysage normand, 1920 
Huile sur toile
Musée Unterlinden, Colmar
© Christian Kempf

Pierre Bonnard
Pierre Bonnard 
Intérieur blanc, 1932
Huile sur toile. Grenoble, Musée de Grenoble
© Photo Ville de Grenoble/Musée de Grenoble - J.-L. Lacroix

Sous le titre Bonnard. Les couleurs de la lumière, le musée de Grenoble en partenariat avec le musée d’Orsay présente une grande exposition consacrée à l’artiste. Rassemblant plus de 75 peintures, une trentaine d’œuvres sur papier (dessins, affiches) et une vingtaine de photographies, elle propose un parcours inédit embrassant la totalité de son œuvre avec, comme fil rouge, le thème de la lumière et les différentes couleurs et nuances qu’elle revêt au cours de sa vie et selon les lieux où il séjourne.

Très tôt présent dans les collections du musée de Grenoble, notamment avec l’un de ses chefs-d’œuvre Intérieur blanc de 1932, Bonnard passa durant sa jeunesse toutes ses vacances dans un petit village en Isère, Le Grand-Lemps, d’où était originaire sa famille paternelle. Néanmoins, jusqu’à présent le musée n’avait encore jamais organisé une exposition dédiée à cette figure majeure de l’art du XXe siècle. Cette manifestation, qui bénéficie en outre d’un prêt exceptionnel du Musée national d’art moderne-Centre Pompidou et de plusieurs autres prêts de musées français, permet ainsi de combler cette lacune.

Le parcours s’organise en six sections illustrant chacune un thème représentatif des différentes périodes de sa création. Deux salles viennent s’intercaler dans ce cheminement : une première dédiée à la photographie, que l’artiste pratiqua surtout dans le cercle familial des années 1890 aux années 1910, et une seconde aux arts graphiques, avec notamment un très bel ensemble de dessins témoignant de la vitalité et de la précision de son trait. L’exposition s’achève par un contre-point contemporain avec une série inédite de photographies de Bernard Plossu réalisées récemment dans la maison du peintre au Cannet.

Le Grand-Lemps
La première section s’attache à l’ancrage dauphinois de Pierre Bonnard et aux nombreux étés qu’il passa dans la propriété du Grand-Lemps, où il retrouvait sa sœur Andrée, son beau-frère le compositeur Claude Terrasse et leurs cinq enfants. L’artiste y réalise ses premiers paysages et se souviendra longtemps des sensations premières vécues dans ce « vert paradis ». Quelques grandes compositions aux lumières vaporeuses illustrent cette vie de famille, dont l’artiste se plaisait à fixer avec tendresse les détails, et témoignent au plan stylistique de son engagement auprès des Nabis. S’inspirant encore de l’éden isérois, Pierre Bonnard plonge les scènes idylliques de ses grands décors parisiens dans une douce lumière dorée.

Paris « ville Lumière »
Le parcours se poursuit avec une section consacrée à Paris « ville lumière ». En véritable « peintre de la vie moderne », Bonnard arpente les rues de son quartier, des Batignolles à Montmartre, pour en croquer les scènes du quotidien. Il les retranscrit ensuite de manière sophistiquée dans ses tableaux aux constructions complexes et aux perspectives influencées par l’art du Japon. Les scènes diurnes inspirées des harmonies grises et bleutées de la capitale alternent avec des scènes nocturnes rehaussées parfois de couleurs stridentes pour dire l’effervescence et le dynamisme de la ville.

Lumières normandes
Grand admirateur de Monet qu’il rencontra à plusieurs reprises à Giverny, Bonnard achète en 1912 une propriété dans les environs, à Vernonnet. La troisième section de l’exposition évoque précisément la douceur de la lumière normande et les séjours répétés qu’il fit jusqu’en 1938 dans sa maison appelée « Ma Roulotte », qui dominait un jardin pentu descendant vers la Seine. Il peignit là de nombreux paysages panoramiques qui s’embrasent parfois sous les feux du soleil et, grâce au dispositif de la porte-fenêtre, ses premières compositions faisant cohabiter espace intérieur et vue extérieure.

Entre ombre et lumière
La quatrième section, contrepoint aux vues de plein air, traite des scènes d’intérieur et du goût de l’artiste pour les espaces intimes et confinés. Objets, figures féminines, animaux déploient en de savants agencements une narration exprimant tour à tour la douceur de la vie domestique, la solitude voire l’incommunicabilité entre les êtres. Dans ses intérieurs en huis clos du tournant du siècle, Pierre Bonnard impose sa « manière noire ». La lumière vient ici trouer l’ombre, créant de subtiles tensions entre les couleurs et les formes, tout en faisant écho semble-t-il aux sentiments des occupants silencieux de ces intérieurs. A partir des années 1910, les sujets quotidiens se muent en scènes enchanteresses baignées d’une lumière irréelle. 

Reflets
Cette cinquième section est dédiée à un thème central dans l’œuvre de Pierre Bonnard : le nu féminin. Marthe sa compagne en est le modèle privilégié, et si d’autres femmes posent pour lui comme Lucienne Dupuy de Frenelle ou Renée Montchaty, sa maîtresse durant quelques années, elles se confondent toutes pour former « La Femme », dont Marthe est l’expression générique. Dans la lignée de Degas, Bonnard aime à les dépeindre dans l’intimité du rituel de leur toilette. Adoptant des cadrages inédits, démultipliant les points de vue et fragmentant l’espace grâce à des jeux de miroirs, il traduit de manière stupéfiante le vertige de ses visions intérieures. La lumière nimbe les corps et leur écrin d’un halo scintillant et miroitant et exalte les couleurs jusqu’à créer un véritable éblouissement des sens d’une suave splendeur.

Sous le soleil du midi
C’est à l’impact de la lumière du Midi sur l’artiste qu’est consacrée l’ultime section, et plus particulièrement à celle de la Côte d’Azur que Pierre Bonnard découvre en 1904 en compagnie de Vuillard et de Roussel. Il rencontre alors Signac et Valtat à Saint-Tropez, dont les toiles vivement colorées et composées de touches juxtaposées influencent profondément son approche de l’art. Il retourne ensuite régulièrement dans ce sud enchanteur, louant des villas à Grasse, Saint-Tropez, Antibes et Cannes, et finit par acheter en 1926 une petite maison sur les hauteurs du Cannet, avec une belle vue sur la Méditerranée. C’est là qu’il crée des œuvres apparaissant comme autant d’éloges de la lumière intense du Midi qui diffracte les tons et les formes pour constituer un tout vibrant de couleurs et d’émotions mêlées. 

Pierre Bonnard
Bonnard. Les couleurs de la lumière
Catalogue de l'exposition
Coédition Musée de Grenoble / In Fine éditions d’art
Reliure cartonnée contrecollée, 320 pages, 22 x 28 cm
Sous la direction de Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble, Sophie Bernard, conservatrice en chef chargée des collections d’art moderne et contemporain au musée de Grenoble, Isabelle Cahn, conservatrice générale honoraire des peintures du musée d'Orsay

MUSEE DE GRENOBLE
5 Place de Lavalette, 38000 Grenoble

22/10/21

Private Lives of the Nabis @ Portland Art Museum - Home and Family in the Art of the Nabis, Paris, 1889–1900

Private Lives
Home and Family in the Art of the Nabis, Paris, 1889–1900
Portland Art Museum
October 23, 2021 – January 23, 2022

Felix Vallotton
Félix Vallotton (Swiss/French, 1865–1925)
The Lie, 1898
Oil on artist’s board; 24 x 33.3 cm
The Baltimore Museum of Art,
The Cone Collection, formed by Dr. Claribel Cone and Miss Etta Cone of Baltimore, Maryland, BMA 1950.298 
Photo: Mitro Hood

Felix Vallotton
Félix Vallotton (Swiss/French, 1865–1925)
The Red Room, Étretat, 1899 
Oil on artist’s board; 49.2 x 51.3 cm
The Art Institute of Chicago, Bequest of Mrs. Clive Runnells, 1977.606

Private Lives: Home and Family in the Art of the Nabis, Paris, 1889–1900 explores the beautiful, enigmatic, and paradoxical work of Pierre Bonnard (French, 1867–1947), Édouard Vuillard (French, 1868–1940), Maurice Denis (French, 1870–1943), and Félix Vallotton (Swiss/French, 1865–1925), four members of the Nabi Brotherhood. The Nabis were a group of young artists who were inspired by the growing current of symbolism in literature and theater. They sought to create an art of suggestion and emotion. Private Lives takes a close look at their paintings, prints, and drawings of home, family, and children, or what Pierre Bonnard referred to as the small pleasures and “modest acts of life.” 

Throughout their formative years in the 1890s, these four artists were deeply entwined in each other’s lives; Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, and Maurice Denis shared a studio, and Swiss-born Félix Vallotton became a close associate of all three and remained a lifelong confidant of Édouard Vuillard. Although their styles varied, each returned repeatedly to the motifs of home life, romantic love, and family. Yet the domestic world was not always what it seemed; suppressed secrets, hidden affairs, and familial tension bubble beneath the surface, challenging the viewer to construct the unspoken narrative of these small but powerful images of interiors, gardens, and the city of Paris. 

Loans from the National Gallery of Art, the Museum of Modern Art, and the Musée d’Orsay, as well as from many additional public and private collections, feature in this exhibition alongside the rich holdings of Nabi material in the collections of the Cleveland Museum of Art and the Portland Art Museum.

Private Lives: Home and Family in the Art of the Nabis, Paris, 1889–1900
Exhibition Catalogue
Published by the Cleveland Museum of Art and Yale University Press

Private Lives is accompanied by a fully illustrated catalogue published by the Cleveland Museum of Art and Yale University Press. The catalogue features essays by the co-curators and vignettes by leading historians and art historians that offer insight into the private worlds of the Nabis: Francesca Berry of the University of Birmingham interrogates the Nabis and gender roles; Kathleen Kete of Trinity University reveals the importance of pets to private life in nineteenth-century France; Saskia Ooms of the Musée Montmartre describes the role of the camera in the personal world of these artists; and Francesca Brittan of Case Western Reserve University illuminates the centrality of music in constructing the bourgeois family home.

Organized by the Portland Art Museum and Cleveland Museum of Art. Co-curated by Mary Weaver Chapin, Ph.D., Curator of Prints and Drawings at the Portland Art Museum, and Heather Lemonedes Brown, Deputy Director and Chief Curator of the Cleveland Museum of Art.

PORTLAND ART MUSEUM
1219 SW Park Avenue, Portland, OR 97205

05/04/14

Le Syndrome de Bonnard, Exposition à la Villa du Parc, Annemasse

Le Syndrome de Bonnard
Francis Baudevin, Jean-Luc Blanc, Nina Childress, Vincent Kohler, Renée Levi, Didier Rittener, Claude Rutault
Villa du Parc, Annemasse
5 avril - 31 mai 2014

Dans le cadre des 20 ans du Mamco et de la Saison Suisse à la Villa du Parc (Annemasse), ce centre dart contemporain présente une exposition sur une proposition du Bureau/ (voir ci-dessous) à partir d’un choix d’oeuvres dans les collections du Mamco (Musée d’art moderne et contemporain), à Genève.

On rapporte l’anecdote selon laquelle le peintre Pierre Bonnard (1867-1947), à la fin de sa vie et à plusieurs reprises, aurait tenté de repeindre subrepticement certains détails de ses toiles. Il fut même arrêté par un gardien du Musée du Luxembourg, alors qu’il retouchait une minuscule feuille d’arbre d’un de ses tableaux de jeunesse.

Si la pratique de Pierre Bonnard, une peinture de petites touches dont l’équilibre peut sans cesse être rejoué, explique en partie sa disposition à effectuer perpétuellement des modifications, cette histoire pittoresque soulève un lièvre sur les rapports que l’artiste et l’institution entretiennent avec l’oeuvre. Ainsi le peintre autrichien Oskar Kokoschka aurait été pris de la même manière en flagrant délit et accusé de « vandalisme » sur une de ses propres toiles. Dans ce cas extrême se confrontent alors deux légitimités : d’un côté le musée qui garantit la conservation de l’oeuvre acquise et son inscription dans une collection patrimoniale et un récit historique ; de l’autre, le parcours individuel de l’artiste et la délimitation d’un corpus qu’il définit lui-même à travers ce que l’historien Jean-Marc Poinsot a appelé les récits autorisés.

Partant de ce paradoxe, Le Bureau/ a proposé à certains artistes, dont le Mamco conserve une oeuvre, d’en proposer une nouvelle lecture ou une nouvelle version (comme on le dirait pour une oeuvre littéraire ou musicale) sans entamer l’intégrité matérielle de l’oeuvre originale. L’exposition s’appuie sur la singularité du Mamco, lequel s’est justement construit sur la conception d’un musée en mouvement et en continuel renouvellement, au plus près des artistes et de leur oeuvre dont la présentation régulière permet de suivre l’évolution. Elle met en avant l’impermanence d’une oeuvre d’art dans le temps et cherche en quelque sorte à prévenir le syndrome de bonnard, en proposant aux artistes de se réapproprier temporairement leurs oeuvres. Quel serait le destin possible d’une pièce que l’artiste souhaiterait exclure ou repenser au sein de son oeuvre ? Comment les tâtonnements de la pratique d’atelier peuvent-ils être rééxaminés par l’artiste après l’acquisition ? Comment enfin certaines oeuvres peuvent-elles sans cesse être rejouées, réactivées et actualisées ? Ce sont quelques-unes des interrogations auxquelles les sept artistes exposés, Francis Baudevin, Jean-Luc Blanc, Nina Childress, Vincent Kohler, Renée Levi, Didier Rittener, Claude Rutault ont accepté de proposer des réponses.

Commissariat invité : Le Bureau/ est un collectif de commissaires d’exposition, créé en 2005 et basé à Paris, dont l’objectif est de questionner et d’expérimenter l’exposition comme espace dynamique de transmission. Le commissariat collectif est un principe fondateur du groupe, la rencontre des compétences et des sensibilités permettant la production de protocoles fondés sur des lectures multiples et relatives de l’oeuvre. Le Bureau/ a travaille dans des institutions comme Kadist Foundation a Paris, le Casino au Luxembourg, la Synagogue de Delme, la Maison Populaire à Montreuil, la galerie Klemms à Berlin, le Frac Franche-Comté etc. Il est composé de Marc Bembekoff, Garance Chabert, Aurélien Mole, Julie Pagnier, Céline Poulin et Emilie Villez.

VILLA DU PARC, CENTRE D'ART CONTEMPORAIN
Parc Montessuit, 12 rue de Genève, 74100 Annemasse