Showing posts with label haute couture. Show all posts
Showing posts with label haute couture. Show all posts

04/01/25

Tailleurs de volumes @ Musée La Piscine, Roubaix - Musée d'art et d'industrie André Diligent

Tailleurs de volumes
Musée La Piscine, Roubaix
Jusqu'au 26 février 2025

« Tailleur : nom masculin (de tailler) : Artisan qui fait des vêtements sur mesure. Ouvrier spécialisé dans la taille de certains matériaux. » Dictionnaire Larousse, 2024.

Nombreuses sont les similitudes pouvant être relevées entre le sculpteur et le couturier. Outillés d’un ciseau à graver et d’un marteau ou bien d’une aiguille à coudre et d’épingles, tous deux ont la capacité de développer dans l’espace leur matière première afin de créer silhouettes, corps et réalités nouvelles. 



Comme des Garçons 
Manteau, 2009
Sergé de coton et de
polyamide, tulle de fibres synthétiques 
La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent 
Achat du musée en 2009 
© Musée La Piscine - Photo : Alain Leprince

Que ce soit à travers certaines de ses techniques, dont la plus évidente est le moulage, ou bien par une exploration des jeux de textures, de palettes et de volumes, la mode s’illustre comme art majeur appliqué au vivant.

Conçu pour protéger, parer et signifier, le vêtement est le lieu d’expression d’une créativité sans bornes, défiant parfois la morphologie du porteur à l’aide d’artifices tels que le corset à baleines, les tournures et autres matières gaînantes. Remodeler le corps, la mode s’y est évertuée et s’y attelle encore, dotant celui-ci d’un double statut : être support de la création ainsi que matériau malléable.

L'exposition « Tailleurs de volumes » présente un florilège de tenues issues des collections du musée. Par les plis, fronces, smocks et volants, le textile sculpté investit les cabines Mode de La Piscine, faisant de Jean-Paul Gaultier, Comme des Garçons ou encore Popy Moreni, les maîtres du volume. 

Commissariat scientifique et régie : Amélie Boron, chargée de la collection Mode, La Piscine - Musée d'art et d'industrie André Diligent

Tailleurs de volumes - Exposition du 12 octobre 2024 au 16 février 2025

LA PISCINE, ROUBAIX
Musée d'art et d'industrie André Diligent

06/12/24

Exposition Dolce&Gabbana, Grand Palais, Paris - « Du Coeur à la Main : Dolce&Gabbana »

Du Coeur à la Main
Dolce&Gabbana
Grand Palais, Paris
10 janvier - 31 mars 2025

Dolce&Gabbana
Photographie © Mariano Vivanco
« Entrez dans l’univers de Domenico Dolce et Stefano Gabbana, où s’entremêlent imagination et magie, légende et réalité. » -- Florence Müller, commissaire de l’exposition
Réunissant pour la première fois les créations uniques de la maison de mode de luxe, Du Coeur à la Main : Dolce&Gabbana est une lettre d’amour ouverte à la culture italienne, source d’inspiration constante de Domenico Dolce et Stefano Gabbana. L’exposition retrace l’itinéraire esthétique de leurs créations, d’abord portées dans leur coeur, puis exécutées à la main dans leurs ateliers.

Conçue par l’historienne de la mode Florence Müller, l’exposition célèbre Dolce&Gabbana en tant que symbole du style italien, et remonte à l’origine du songe extraordinaire devenu la réalité de leur Alta Moda. Elle explore une approche singulière dans le monde du luxe, faite d’élégance et de sensualité, mais aussi d’humour, d’impertinence et d’extravagance.

Les modèles exposés, des pièces uniques réalisées par des artisans italiens dotés de savoir-faire incomparables, mettent en évidence les différents éléments de la culture italienne qui nourrissent les créations de Dolce&Gabbana. L’exposition, selon un parcours thématique, reflète la richesse de leurs inspirations puisées dans l’histoire de l’art italien, l’architecture, l’artisanat, les cultures régionales, la musique, l’opéra, le ballet, le cinéma, les traditions folkloriques, le théâtre et bien sûr – « la dolce vita ».

GRAND PALAIS, PARIS 
Galeries 3.2, 4.1 et 4.2

08/11/23

Fashion folklore @ Mucem, Marseille - Costumes populaires et Haute couture

Fashion folklore
Costumes populaires et Haute couture
Mucem, Marseille
12 juillet — 6 novembre 2023
Prolongation jusqu'au 8 janvier 2024


Qu’y a-t-il de commun entre une coiffe tyrolienne et un chapeau Chanel ? Entre une blouse traditionnelle roumaine et un ensemble d’Yves Saint Laurent ? Ou encore entre une veste de Jean-Paul Gaultier et un plastron breton ? 

Les dialogues entre le costume traditionnel et la haute couture, rarement exposés, peuvent sembler fondés sur des contradictions : le costume traditionnel serait le fait d’un groupe, associé à un territoire et symbole de permanence ; là où la haute couture correspondrait à un phénomène globalisé, adossé à des principes comme l’éphémère et le renouvellement et lié à des individualités créatrices. Pourtant, force est de constater que, depuis Paul Poiret, les créateurs ne cessent de convoquer les formes et les imaginaires attachés au costume régional, invitant à une histoire croisée entre les deux domaines. 

Jeanne Lanvin
Jeanne Lanvin 
Album de dessins, robe Toutankhamon, Paris, été 1923. 
Gouache sur papier 
© Courtoisie du Patrimoine Lanvin, Paris

Aurélie Samuel (co-commissaire de l'exposition) souligne ainsi que :
Les créateurs s’inspirent depuis toujours de la mode ancienne et des archives existantes. De nombreux couturiers arpentent les musées, les collections privées ou visitent les archives patrimoniales des maisons de couture. C’est une source d’inspiration inépuisable. La plupart d’entre eux sont eux-mêmes collectionneurs ou tout au moins « collecteurs ». Ils ramènent de leurs voyages des échantillons ou des vêtements et puisent sur le terrain des idées qu’ils vont ensuite réinterpréter, comme tous les artistes.
Franck Sorbier
Franck Sorbier
Robe Larantuka
Collection haute couture Rien que du bonheur 2008 
Raphia, chanvre, macramé.
Mucem, Marseille, Inv. 2022.9.1.
Photo © Mucem / Marianne Kuhn
L’exposition s’ouvre sur une pièce de Franck Sorbier qui a été inspirée par les expéditions du musée d’Ethnographie du Trocadéro. Elle met en valeur des techniques de vannerie traditionnelle. Cette robe d’une grande technicité témoigne de la puissance créatrice du couturier, entre artiste et artisan. Franck Sorbier se nourrit particulièrement des savoir-faire traditionnels, de culture et de patrimoine et affectionne les costumes traditionnels dont il est connaisseur. Il a fait don de cette pièce au Mucem en 2022.
L’exposition Fashion folklore propose un panorama des dialogues entre costume traditionnel et haute couture, depuis la structuration de celle-ci en secteur professionnel dans la deuxième moitié du XIXème siècle jusqu’aux productions les plus contemporaines. Intimement lié aux évolutions de la pensée folkloriste ou de la notion d’exotisme, le sujet est aussi celui de la création artistique pour laquelle les emprunts, formels ou techniques, ne s’encombrent pas toujours d’intentions idéologiques. 

Tout en proposant une lecture historique et contextualisée des modèles exposés, l’exposition met l’accent sur les processus créatifs déployés par les couturiers dans une approche volontairement formaliste. Ce sera l’occasion de revenir sur des enjeux de définition complexes, propres à l’histoire du costume. Tantôt « régional », « traditionnel » ou « folklorique », celui-ci pourra être présenté dans toutes ses complexités terminologiques comme dans la diversité de ses usages et de ses fonctions, diversité bien souvent occultée par l’histoire des représentations. 

Au coeur du projet d’exposition se trouvent les collections textiles du Mucem, ainsi que les nombreux fonds iconographiques portant sur le costume et ses représentations. Mises en regard avec des pièces de haute couture, ces collections témoignent des continuités qui irriguent l’histoire de la mode comme de la porosité des frontières entre créations artistiques et cultures populaires. Au nouveau regard que la création contemporaine permet de poser sur les costumes répond la profondeur historique que ceux-ci offrent aux œuvres des couturiers, dans un dialogue fructueux entre patrimoine et contemporain. 

Marit Ilison 
Cape n°5, collection Longing For Sleep, Estonie, 2013 
Couverture d’enfant vintage, laine jacquard, perles cristal 
© Courtoisie de Marit Ilison ; photo Maiken Staak

Givenchy par Riccardo Tisci
Givenchy par Riccardo Tisci 
Robe longue, chapeau et sandales, 
collection haute couture printemps-été 2011, passage no 1. 
Robe : tulle stretch rebrodé, paillettes, tubes de verre, zip ; 
chapeau : fibre de verre laquée ; 
sandales : broderies de roues en métal cuivré. 
Givenchy Patrimoine, Paris. 2011_SS_HC_RT_W_0000001.
© Courtoisie de Givenchy ; photo : Willy Vanderperre

Victor Weinsanto
Victor Weinsanto
Sans titre, Alsace, 2021.
Crin
Weinsanto, Paris
© Courtoisie de Weinsanto

« Fashion Folklore » présente près de 300 pièces issues des fonds du Mucem et de collections françaises et étrangères : Palais Galliera, musée des Arts décoratifs de Paris ; Musée de Quimper ; Musée Yves Saint Laurent – Paris ; Musée de la Mode de Marseille ; Musée municipal de Bucarest. Les plus grands couturiers et maisons de haute couture sont présents : Balenciaga, Gabrielle Chanel, Chloé, Dior, John Galliano, Jean Paul Gaultier, Philippe Guilet, Hermès, Simon Porte Jacquemus, Pascal Jaouen, Kenzo Takada, Christian Lacroix, Karl Lagerfeld, Jeanne Lanvin, Givenchy par Alexander McQueen, Martin Margiela, Val Piriou, Paul Poiret, Yves Saint Laurent, Paco Rabanne, Elsa Schiaparelli, Franck Sorbier, Givenchy par Riccardo Tisci, Valentino, Giambattista Valli, Dries Van Noten, Victor and Rolf, Clare Waigth Keller, Victor Weisanto, Bernard Wilhelm.

Commissariat

Marie-Charlotte Calafat, conservatrice du patrimoine, responsable du département des collections et des ressources documentaires du Mucem
Aurélie Samuel, conservatrice du patrimoine, commissaire indépendante

MUCEM, Marseille
Mucem J4, Niveau 2 (1200 m2)

17/10/22

GOLD, Les ors d’Yves Saint Laurent @ Musée Yves Saint Laurent Paris

GOLD. Les ors d'Yves Saint Laurent
Musée Yves Saint Laurent Paris
14 octobre 2022 — 14 mai 2023
« J’aime l’or, c’est une couleur magique ;
pour le reflet d’une femme, c’est la couleur du soleil. »

 

David Bailey
© David Bailey / Vogue Paris
Robe du soir longue en paillettes or incrustée de pierreries multicolores.
Collection haute couture automne — hiver 1966

2022 marque la célébration des 60 ans de la première collection Yves Saint Laurent sous son propre nom ainsi que les 5 ans d’existence du Musée Yves Saint Laurent Paris. À ces occasions, l’exposition anniversaire GOLD explore les touches d’or qui ont traversé l’oeuvre du couturier.

Sous le commissariat d’Elsa Janssen, directrice du musée depuis mars 2022, en association avec l’équipe scientifique du musée et avec la complicité artistique d’Anna Klossowski*, l’exposition GOLD, Les ors d’Yves Saint Laurent explore le doré à travers une quarantaine de robes haute couture et prêt-à-porter, une sélection d’accessoires, d’objets et des vitrines composées entièrement de bijoux, apparats indispensables à la silhouette Yves Saint Laurent.

Des tout premiers boutons ponctuant les cabans aux robes entièrement dorées, aucune collection n’échappe à la touche « or » du couturier. Toutes matières se prêtent à ces éclats : brocarts, dentelles, lamés, sequins, cuirs, broderies… Tissus, bijoux, parfum, l’or scintille...
« Du noir moderne. Je l’allume toujours avec de l’or, en boutons, en ceinture, en chaînes. »
Qu’il s’agisse des souvenirs ensoleillés d’Oran, de Marrakech, d’objets collectionnés par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, des accessoires créés par Loulou de la Falaise, le doré a été une source d’inspiration artistique tout au long de sa carrière.
« Le soir doit briller, sans cela il serait un peu ridicule… »
Le parcours chrono-thématique fait écho à la solarité du personnage d’Yves Saint Laurent, et révèle l’éblouissante diversité des ornements, la richesse des tissus, la brillance des matériaux.

De la robe-bijou réalisée pour la collection automne-hiver de 1966 et photographiée par David Bailey aux robes pailletées portées par Zizi Jeanmaire ou Catherine Deneuve, c’est tour à tour l’exaltation du pouvoir des femmes, les années Palace et l’esprit de fête qui sont convoqués.

En résonance avec les créations d’Yves Saint Laurent, le musée invite le plasticien belge Johan Creten à exposer cinq oeuvres rappelant combien l'or inspire de tous temps les artistes.

* Commissaire d’expositions et historienne de l’art, Anna Klossowski co-fonde en 2015 « We Do Not Work Alone ». Fille de Loulou de La Falaise et filleule d’Yves Saint Laurent, elle entretient un lien tout particulier avec le Musée Yves Saint Laurent.

ÉQUIPE CURATORIALE

COMMISSAIRE GÉNÉRALE : Elsa JANSSEN

COMMISSARIAT SCIENTIFIQUE
MUSÉE YVES SAINT LAURENT PARIS
Alice COULON-SAILLARD, chargée des collections photographiques, audiovisuelles et archives presse
Domitille EBLE, chargée des collections arts graphiques
Judith LAMAS, chargée des collections textiles et accessoires
Sylvie MAROT, chargée de mission conservation

COMITÉ ARTISTIQUE
Anna KLOSSOWSKI
Valérie WEILL

SCÉNOGRAPHIE : Jasmin OEZCEBI

MUSÉE YVES SAINT LAURENT PARIS
5 avenue Marceau, 75116 Paris

10/11/21

Karl Lagerfeld, Anna Piaggi @ Fondazione Sozzani, Milan - Illustrated journal of an Anna-Chronistic way of dressing - Anna Piaggi drawn by Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld, Anna Piaggi
Illustrated journal of an Anna-Chronistic way of dressing
Fondazione Sozzani, Milan
Through 28 November 2021

In two exhibitions:

A FASHION JOURNAL, the 90s
Anna Piaggi drawn by Karl Lagerfeld
Fondazione Sozzani, via Enrico Tazzoli 3 

ANNA–CHRONIQUE, the 70s and 80s
Anna Piaggi drawn by Karl Lagerfeld
Fondazione Sozzani, corso Como 10

Fondazione Sozzani presents in collaboration with Associazione Culturale Anna Piaggi “Karl Lagerfeld, Anna Piaggi. Illustrated journal of an Anna-chronistic way of dressing” in two exhibitions. One hundred and eighty original drawings by Karl Lagerfeld portray Anna Piaggi – muse, friend, and style icon in the 70s, 80s and 90s.

Since their first meeting in Paris in 1973, they become closely friends. Lagerfeld draws inspiration from Anna Piaggi’s continuous stylistic metamorphosis and portrays her between 1973 and 1996 in his homes in Brittany, in Monte Carlo, in Paris, or in a hotel during their numerous travels together, in Rome, Florence, London.

Many drawings portray Anna Piaggi in everyday situations, as she herself describes, “In most of the drawings there is a sort of ‘théatralisation’ of daily existence and Karl illustrates, documents and emphasizes this heightened, intimate life which, as he once said, ‘was not then public’.” 
And Karl Lagerfeld adds, “She scintillates on the everyday stage. She dramatizes the passing moment. Instinct is her memory.”
“Anna-chronique was begun in Paris at the table of a Chinese restaurant. On one of his cards Karl made a sketch of my head, with newly-cut cut hair by Henry Hebel og Vidal Sassoon in London, and of my accessory for the evening – a ‘telescopic’ fan with an ivory handle. Karl has continued to sketch me and many of my clothes, mostly in private, everyday life.”
Anna Piaggi, 1986

“Anna is a graphic person. In dressing herself she creates an image. She never provokes, she evokes. An unexpected detail, a tautology of style, a contradictory accessory, a surprising mixture, unforeseen associations of ideas and an indispensable touch of humor create a unique apperance which has always made me want to draw her.”
Karl Lagerfeld, 1986
The exhibition is divided in two sections:

“A Fashion Journal, the 90s” presents fifty unpublished drawings made by Karl Lagerfeld between 1990 and 1996. The pictorial stroke, pastel colors, and lights emphasize in a close view Anna Piaggi's face, hats, dresses and accessories.

“Anna-chronique, the 70s and 80s” presents one hundred and thirty drawings made between 1973 and 1984, which were collected in 1986 in a book with texts by Anna Piaggi and Karl Lagerfeld. Anna Piaggi’s writings, polaroids and photos, bijoux and hats are also on display.

ANNA PIAGGI (Milan, 1931 – 2012)
She was one of the first Italian journalists to write about fashion in the 60s. Her columns on Arianna, Panorama, L’Espresso, Vanity Fair, and Vogue – for which she invented the famous “Double Pages” – have become iconic. Through her close friendship with Vern Lambert, who owned a booth at Chelsea Antique Market in London she “discovered” vintage. Creative and always original, Anna Piaggi has interpreted fashion by showing off personal and inimitable looks, which have made her an icon of style. In 2006, the Victoria and Albert Museum in London dedicated her the exhibition “Fashion-ology”. In 2013, Palazzo Morando Costume Moda Immagine in Milan paid homage to her with the exhibition “Hat-ology, Anna Piaggi and her hats”.

KARL LAGERFELD (Hamburg, 1933 – Paris, 2019)
Starting his carreer as Pierre Balmain’s assistant, Karl Lagerfeld briefly worked at Jean Patou before joining Chloé in 1964. He soon became one of the fashion industry’s most acclaimed designers. At the head of Chanel since 1983, he also collaborated to the creation of Fendi’s ready-to-wear collections. The designer, who was a photographer and filmmaker as well, has often worked for the cinema, opera and theatre, such as the Burgtheater in Vienna and La Scala in Milan. In 2016, Palazzo Pitti dedicated him the exhibition “Karl Lagerfeld – Visions of Fashion”.

FONDAZIONE SOZZANI
corso Como 10 – 20154 Milano
via Enrico Tazzoli 3 – 20154 Milano
______________



30/09/16

Karl Lagerfeld and Babeth Djian, Numéro Couture - Photographs by Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld / Babeth Djian
Numéro Couture
Steidl



Karl Lagerfeld / Babeth Djian  
Numéro Couture 
Steidl, 2016
320 pages - 27.5 x 35.5 cm / 10.8 x 14 in.
Four-color process - Clothbound hardcover - € 85.00
ISBN 978-3-95829-057-0

Karl Lagerfeld
Karl Lagerfeld  
Numéro #86, September 2007
© Karl Lagerfeld

This book features Karl Lagerfeld’s most beautiful photographs of Haute Couture garments shot for French fashion magazine Numéro, to celebrate its fifteen years of collaboration with the famous fashion designer. Who else but Karl Lagerfeld could better reveal the timeless and intricate beauty of Haute Couture? With all his innate imagination and indulgence, Karl Lagerfeld has immortalized the iconic models of our time within the covers of Numéro—Cara Delevingne, Linda Evangelista, Natasha Poly, Anja Rubik, Lara Stone, Stella Tennant, Natalia Vodianova… all these and more have participated in his game, often framed by sumptuous decors worthy of the greatest Hollywood productions. Karl Lagerfeld’s spectacular stagings visualize our most daring fantasies of female archetypes, from fairytale princesses to contemporary muses.


Karl Lagerfeld  
Numéro #111, March 2010
© Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld  
Numéro #141, March 2013
© Karl Lagerfeld

KARL LAGERFELD, fashion designer, publisher and book dealer, began working as a photographer in 1987. Karl Lagerfeld has since received the Lucky Strike Design Award from the Raymond Loewy Foundation, the cultural prize from the German Photographic Society, and the ICP Trustees Award from the International Center of Photography. Steidl has published most of Karl Lagerfeld’s books, including A Portrait of Dorian Gray (2004), Room Service (2006), The Beauty of Violence (2010) and the best-selling The Little Black Jacket (2012).


Karl Lagerfeld
Karl Lagerfeld  
Numéro #151, March 2014
© Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld
Karl Lagerfeld  
Numéro #141, March 2013
© Karl Lagerfeld

Fashion editor BABETH DJIAN, whose first magazine Jill is still a reference point today, has been at the origin of dozens of cult images published in French and Italian Vogue, Glamour, Mixte and now Numéro. With her visionary eye, Babeth belongs to the few who make a tangible difference in today’s universe of appearances. A large number of photographers, stylists, make-up artists, hairdressers and models began their careers under her direction. In 2008, Edition 7L published her book Babeth.

NUMERO COUTURE by  KARL LAGERFELD and BABETH DJIAN is published by Steidl :
www.steidl.de

22/10/15

Jacqueline de Ribes: The Art of Style, Costume Institute, The Metropolitan Museum of Art, New York

Jacqueline de Ribes: The Art of Style
Costume Institute, The Metropolitan Museum of Art, New York
November 19, 2015 – February 21, 2016

Jacqueline de Ribes in Christian Dior, 1959
Courtesy of The Metropolitan Museum of Art,
Photograph by Roloff Beny, Roloff Beny Estate

The Costume Institute’s Fall 2015 exhibition, Jacqueline de Ribes: The Art of Style, will focus on the internationally renowned style icon Countess Jacqueline de Ribes, whose originality and elegance established her as one of the most celebrated fashion personas of the 20th century. The exhibition will be on view in The Metropolitan Museum of Art’s Anna Wintour Costume Center from November 19, 2015 through February 21, 2016.

“A close study of de Ribes’s life of creative expression yields illuminating insights into her strategies of style,” said Harold Koda, Curator in Charge of The Costume Institute, who is organizing the exhibition. “Her approach to dress as a statement of individuality can be seen as a kind of performance art. When she established her own fashion house, her friend Yves Saint Laurent gave his blessing to the venture as a welcome projection of her elegance.”

Exhibition Overview
The thematic exhibition will feature approximately 60 ensembles of haute couture and ready-to-wear primarily from de Ribes’s personal archive, dating from 1962 to the present. Also included will be her creations for fancy dress balls, which she often made by cutting up and cannibalizing her haute couture gowns to create unexpected, thematic, and conceptually nuanced expressions of her aesthetic. These, along with photographs and ephemera, will tell the story of how her interest in fashion developed over decades, from childhood “dress-up” to the epitome of international style. 

A muse to haute couture designers, they placed at her disposal their drapers, cutters, and fitters in acknowledgment of their esteem for her taste and originality. Ultimately, she used this talent and experience to create her own successful design business, which she directed from 1982 to 1995.

While the exhibition will focus on her taste and style methodology, extensive documentation from her personal archives will illustrate the range and depth of her professional life, including her roles as theatrical impresario, television producer, interior designer, and director and organizer of international charity events.

Designers in the exhibition will include Giorgio Armani, Pierre Balmain, Bill Blass, Marc Bohan for House of Dior, Roberto Cavalli, Jacqueline de Ribes, John Galliano, Madame Grès (Alix Barton), Valentino Garavani, Jean-Paul Gaultier, Norma Kamali, Guy Laroche, Ralph Lauren, Ralph Rucci, Yves Saint Laurent, Fernando Sanchez for Révillon Frères, and Emanuel Ungaro.

Biography
Countess Jacqueline de Ribes (born 1929 in Paris to aristocratic parents) is seen by many as the ultimate personification of Parisian elegance. She was, with the American and Italian beauties Gloria Vanderbilt and Marella Agnelli, among the small flock of “Swans” photographed by Richard Avedon and written about by Truman Capote in 1959.

Married at age 19 to Édouard, Vicomte de Ribes (he became the Count de Ribes upon the death of his father in 1981), the traditions of her in-laws precluded her from becoming a career woman. An independent spirit, she channeled her creativity into a series of ventures linked by fashion, theater, and style. In 1956, de Ribes was nominated for Eleanor Lambert’s Best-Dressed List. At the time, she had only a handful of couture dresses, as most of her wardrobe was comprised of her own designs, which she made herself or with a dressmaker. Four more nominations followed, and resulted in her induction into the International Best-Dressed List Hall of Fame in 1962.

Photographed by the world’s leading talents including Slim Aarons, Richard Avedon, David Bailey, Cecil Beaton, Robert Doisneau, Horst, Jean Baptiste Mondino, Irving Penn, Francesco Scavullo, Victor Skrebneski, and Juergen Teller, her image came to define an effortless elegance and a sophisticated glamour.

In 1999, Jean Paul Gaultier dedicated his haute couture collection to her with the title “Divine Jacqueline,” and in 2010, she received the Légion d’Honneur from French President Nicolas Sarkozy for her philanthropic and cultural contributions to France.

The Metropolitan Museum of Art
www.metmuseum.org

08/03/15

Jeanne Lanvin, Palais Galliera. Musée de la Mode de la Ville de Paris

Jeanne Lanvin
Palais Galliera, Paris
8 mars - 23 août 2015

Le Palais Galliera, en étroite collaboration avec Alber Elbaz, directeur artistique de Lanvin, célèbre la plus ancienne maison de couture française encore en activité. Consacrée à Jeanne Lanvin (1867-1946), cette première exposition parisienne réunit, en une centaine de modèles, les fonds exceptionnels du Palais Galliera et du Patrimoine Lanvin.

Jeanne Lanvin, manteau, 1937
© Patrimoine Lanvin. Photo © Katerina Jebb

Mademoiselle Jeanne débute comme modiste en 1885. Dès 1889, elle ouvre une boutique « Lanvin (Melle Jeanne) Modes » au 16 rue Boissy d’Anglas, avant d’obtenir son pas de porte en 1893 au 22 rue du Faubourg Saint-Honoré. En 1897 sa fille unique, Marguerite, naît et devient sa première source d’inspiration, sa muse... La modiste entrevoit soudain un nouvel horizon en 1908 : le vêtement d’enfant. Elle crée, l’année suivante, un département jeune fille et femme. Jeanne Lanvin adhère alors au Syndicat de la couture et entre dans le monde très fermé des « Maisons de couture ». Suivent les départements mariée, lingerie, fourrure et dès le début des années 1920, ouvrent les départements décoration et sport... En 1926, la femme d’affaires part à l’assaut de la mode masculine. Elle ouvre aussi des succursales à Deauville, Biarritz, Barcelone, Buenos-Aires, Cannes, Le Touquet… Le bleu Quattrocento ravi à Fra Angelico devient sa couleur fétiche... Pour célébrer les trente ans de sa fille, elle compose Arpège en 1927, le plus grand des parfums Lanvin. Le logo de la maison dessiné par Paul Iribe, représentant la couturière et Marguerite, est apposé sur le flacon boule réalisé par Armand Albert Rateau. C’est ce même logo qui continue d’accompagner les créations Lanvin aujourd’hui.

Carnets de voyages, échantillons de tissus ethniques, bibliothèque d’art, Jeanne Lanvin n’aura de cesse de cultiver sa curiosité pour créer ses tissus, motifs et couleurs exclusifs. Jeanne Lanvin, c’est l’art de la matière et de la transparence, des broderies, surpiqûres, entrecroisés, spirales, découpes : la virtuosité du savoir-faire. C’est un parfait classicisme à la française avec des robes de style très XVIIIe buste affiné, taille basse, jupe gonflée dialoguant avec la ligne « tube » de l’Art déco, ses géométries en noir et blanc, ses profusions de rubans, cristaux, perles, fils de soie...

Travail, intuition, compréhension du monde moderne, le succès de cette femme discrète au destin exceptionnel est au rendez-vous. Alber Elbaz et le Palais Galliera vous invitent à rencontrer cette grande dame de la couture : Jeanne Lanvin.

Exposition réalisée avec le soutien de Swarovski

Palais Galliera. Musée de la Mode de la Ville de Paris
www.palaisgalliera.paris.fr

31/01/15

Expo Jean Paul Gaultier, Grand Palais, Paris

Jean Paul Gaultier 
Grand Palais, Paris
1er avril - 3 août 2015

Cette première grande exposition consacrée au couturier français Jean Paul Gaultier, a déjà conquis près d’un million et demi de visiteurs depuis Montréal, où elle a été créée en 2011, Dallas, San Francisco, Madrid, Rotterdam, Stockholm, New York, Londres et jusqu’à Melbourne. Pour sa dixième étape, l’exposition s’enrichit d’installations spécialement conçues pour Paris. 

William Baker, Kylie Minogue, X Tour 2009, 
modèle “Immaculata”, robe en filet brodé à grands motifs en lin découpés blancs, 
collection Les Vierges, Haute couture printemps-été 2007 
© Roc Nation / Kylie Minogue

Jean Paul Gaultier débute avec le prêt-à-porter en 1976 avant de fonder sa maison de haute couture en 1997. Surnommé « l’enfant terrible de la mode » par la presse dès ses premiers défilés dans les années 1970, il est incontestablement l’un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies.

Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle, bousculant avec humour les codes sociologiques et esthétiques établis. Au-delà de la virtuosité technique résultant de l’exceptionnel savoir-faire des différents métiers de la haute couture, d’une imagination débridée et de collaborations artistiques historiques, il offre une vision ouverte de la société, un monde de folie, de sensibilité, de drôlerie et d’impertinence où chacun peut s’affirmer comme il est, un monde sans discrimination, une « couture fusion » unique. Il y a chez Jean Paul Gaultier une vraie générosité et un message social très fort, sous couvert d’humour et de légèreté.

Curieux de toutes les cultures et contre-cultures, Jean Paul Gaultier s’empare de l’air du temps, revendique le droit à la différence, concevant ainsi une nouvelle manière de faire et de porter la mode : détournements, métamorphoses, transgressions, réinterprétations. Il efface les frontières entre les cultures, mais aussi entre les sexes : il crée une nouvelle androgynie ou s’amuse au contraire à renverser les codes d’une mode hypersexualisée.

L’exposition – que le couturier considère comme une création à part entière et non simplement comme une rétrospective – rassemble 175 ensembles accessoirisés essentiellement de haute couture, mais aussi de prêt-à-porter créées entre 1976 et 2014. La star de la coiffure Odile Gilbert (Atelier 68) a inventé spécialement pour chaque mannequin des créations en cheveux. De nombreux objets et documents d’archives sont également révélés au public pour la première fois. Croquis, costumes de scène, extraits de films, de défilés, de concerts, de vidéoclips, de spectacles de danse, et même d’émissions télévisées illustrent ses collaborations artistiques les plus emblématiques : cinéma (Pedro Almodóvar, Peter Greenaway, Luc Besson, Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet), danse contemporaine (Angelin Preljocaj, Régine Chopinot, Maurice Béjart), sans oublier le monde de la variété française (Yvette Horner, Mylène Farmer…) et la pop internationale (Madonna, Kylie Minogue…). Une place importante sera également accordée à la photographie de mode grâce aux prêts de tirages souvent inédits de photographes et d’artistes contemporains renommés (Andy Warhol, Cindy Sherman, Peter Lindbergh, David LaChapelle, Richard Avedon, Mario Testino, Steven Meisel, Steven Klein, Pierre et Gilles, Paolo Roversi, Robert Doisneau…).

Cette exposition multimédia célèbre l’audace et l’invention de sa mode avant-gardiste et explore ses sources d’inspiration, aussi éclectiques qu’impertinentes, au travers d’un parcours thématique en sept sections, traçant l’itinéraire imaginaire du couturier qui puise son inspiration depuis le pavé parisien jusqu’à l’univers de la science-fiction : Le Salon, avec la collaboration exceptionnelle du designer hollandais Jurgen Bey et son atelier Makkink & Bey (Rotterdam) ; L’Odyssée ; Punk Cancan ; Les Muses, avec une installation immersive créée pour le Grand Palais par le Studio Moment Factory (Montréal) dans laquelle chaque visiteur sera « Gaultiérisé » ; À fleur de peau ; Metropolis et Jungle urbaine, avec une installation vidéo créée spécialement pour cette étape parisienne par les artistes français Lucie & Simon.

L’exposition bénéficie en outre du talent de nombreux artistes et experts de renom. La scénographie originale conçue par l’agence parisienne d’architectes-scénographes Projectiles et adaptée à Paris par Sandra Gagné du Musée des beaux-arts de Montréal, met en scène les tenues du couturier ainsi que les tirages et extraits audiovisuels illustrant les fructueuses collaborations artistiques de Jean Paul Gaultier. La compagnie avant-gardiste théâtrale montréalaise UBU dirigée par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin a collaboré à l’élaboration d’une création audiovisuelle à part entière, en animant les visages d’une trentaine de mannequins de Jolicoeur International grâce à une projection, ponctuant le parcours de leurs présences aussi poétiques que ludiques. Plusieurs personnalités, dont Jean Paul Gaultier, les mannequins Ève Salvail et Francisco Randez, la chanteuse et réalisatrice Melissa Auf der Maur (Smashing Pumpkins et Hole), la soprano Suzie Leblanc, ont accepté de prêter leur visage et parfois leur voix pour la réalisation de ce projet unique, la dixième étape de la tournée de l’exposition avec une édition spéciale pour Paris.

Exposition réalisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, et la collaboration de la Maison Jean Paul Gaultier, Paris. 

Commissaire de l’exposition : Thierry-Maxime Loriot

Informations et réservations :

06/07/14

Les années 50, La mode en France, 1947-1957, Palais Galliera, Paris

Les années 50, La mode en France, 1947-1957
Palais Galliera, Paris
12 juillet - 2 novembre 2014

Guêpières, jupons, jupes à corolle, escarpins pointus, imprimés fleuris ou rayés de couleurs vives, tailleurs à jupe « crayon » et taille de guêpe, robes bustiers-fourreaux, robes de cocktail, broderies rocailles de cristaux : telle est la couture des années 1950. A la même époque, une mode décontractée – pulls moulants, pantalon corsaires et jeans – est portée par la génération du baby-boom.

Début 1947, Christian Dior lance la première collection de sa maison de couture. Il jette aux orties l’image de la « femme-soldat à la carrure de boxeur » : la guerre est finie ! Apparaissent, chics et féminines, les femmes fleurs à la poitrine marquée, à la taille soulignée et au ventre creusé, aux hanches arrondies et à la jupe ample… Aussitôt, Carmel Snow, rédactrice en chef de Harper’s Bazaar, baptise cette collection « New Look ». Cette silhouette « sablier » si généreuse en tissu fait scandale en même temps qu’elle connaît un succès fulgurant et devient emblématique de la décennie.

D’autres styles concurrents sont tout aussi remarquables : la ligne Balenciaga, dite « tonneau », au volume s’évasant dans le dos et autour de la taille ou encore, à l’opposé du New Look, la ligne Chanel au tailleur droit et strict qui crée la rupture dès 1954.

Ces années 1950 sont décisives pour la haute couture française qui, fragilisée depuis la crise de 1929 et la guerre, renaît pour devenir éternelle… Il suffit d’égrener le chapelet mythique des noms de maisons parisiennes devenues « patrimoine national » : Jacques Heim, Chanel, Schiaparelli, Balenciaga, Jacques Fath pour les plus anciennes ; Pierre Balmain, Christian Dior, Jacques Griffe, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin nouvellement apparues... Paradoxalement, cette puissance de la mode française repose autant sur le prestige de ces noms synonymes de luxe, d’élégance et d’innovation que sur la capacité de la profession à se convertir au révolutionnaire prêt-à-porter. Dès 1950, « Les Couturiers Associés » – Jacques Fath, Robert Piguet, Paquin, Carven et Jean Dessès – fondent la première société spécialisée dans la diffusion sous licence de prêt-à-porter de couturiers.

Issues des collections du Palais Galliera, griffées des plus célèbres couturiers ou de maisons aujourd'hui tombées dans l'oubli (Jean Dessès, Madeleine Vramant, Lola Prusac), les pièces exceptionnelles de cette exposition retracent, en quelque 100 modèles et accessoires, l'évolution de la silhouette de 1947 à 1957, de la naissance du New Look à la disparition de Christian Dior et l’avènement d’Yves Saint Laurent.

Dans les années 1950, couture et prêt-à-porter sont non seulement l’un des premiers secteurs économiques en France mais aussi un laboratoire de la mode. C’est l’âge d’or de la haute couture et Paris regagne son titre de capitale mondiale de la mode.

Commissariat de l'exposition :
Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera
Alexandra Bosc, conservateur du patrimoine

PALAIS GALLIERA
MUSÉE DE LA MODE DE LA VILLE DE PARIS
10 avenue Pierre Ier de Serbie, 75016 Paris

19/11/10

Lanvin and H&M Fashion Show in New York

Lanvin and H&M Show in New York

Last night Sofia Coppola, Andie MacDowell, Emma Roberts, Leelee Sobieski, Anna Sui, Tory Burch and Alexander Wang, among other guests, came out to celebrate the collaboration of the Lanvin for H&M collection and to enjoy show stopping designs by famed Lanvin artistic director, Alber Elbaz, at The Pierre hotel. The haute couture creations, which were customized pieces from the Lanvin for H&M collection, made their way down the catwalk with the help of famed models Asia Chow, Pixie Geldof, Dree Hemingway, Olga and Anna Dello Russo.

Photographer: Dan Lecca // Images courtesy of H&M

Guests arrived on the red carpet, which was the landmarked Pierre Hotel façade recreated with NYC styled graffiti, and then they entered the hotel which was swathed with flowers, trees and greenery. It was a runway show that guests will not soon forget. The Lanvin for H&M collection will be sold in around 200 stores worldwide. It will be launched November 20 in US and Canada, and on November 23 in the rest of the world.

“It’s such a fantastic experience to see how creatively Alber Elbaz uses his designs to form a couture experience for our exclusive fashion show in New York. Working with this incredibly gifted designer has been like an ongoing fashion moment, and we’re thrilled to offer his masterpieces to our customers.” Margareta van den Bosch, creative advisor at H&M.

Photographer: Dan Lecca // Images courtesy of H&M

Alber Elbaz, artistic director at Lanvin, has created the women’s collection with an extraordinary ambition for H&M, bringing the codes of the house to make every single piece identifiably the work of Lanvin. For women there are dresses of breathtaking cut and joyful colour, as well as pieces full of Parisian glamour and accessories with playful “joie de vivre”. The menswear collection designed by Lucas Ossendrijver, menswear designer at Lanvin, encapsulates the label’s complete vision of how men should dress. It’s a whole new wardrobe of covetable updated classics, with tuxedos made for daywear and jogging pants adding a whole new sporting twist.

 
Photographer: Dan Lecca // Images courtesy of H&M

Sofia Coppola said of the collection, "I think Alber Elbaz is great, I love what he does at Lanvin, it's so girly and playful and confident. It's so cool he's working with H&M, it makes it so accessible to all kinds of young people to be able to afford it and wear it".

And Andie MacDowell said, "I think it's genius. I'm a big fan of Lanvin. I can afford Lanvin and my daughter can afford H&M, and now my daughter's going to have the opportunity to have a little bit more pizzazz.”

04/04/04

Vivienne Westwood Retrospective, V&A, London

Vivienne Westwood
Victoria and Albert Museum, London
1 April - 11 July 2004

Vivienne Westwood
Vivienne Westwood
Exhibition Invitation Card

The Victoria and Albert Museum presents a major exhibition of the work of Vivienne Westwood, one of the most influential fashion designers of the last 30 years. 

The exhibition is the largest the V&A has ever dedicated to a British designer and features more than 150 designs mainly selected from the V&A’s collection and Vivienne Westwood’s personal archive. The show examines Westwood’s career from the 1970s to the present day.
 
Vivienne Westwood has been a major influence on fashion design from haute couture to ready-to-wear. Her career has spanned the punk era including outfits worn by the Sex Pistols in the 70s to grand ball-gowns influenced by historical art and dress. 
Vivienne Westwood, said: “It is extremely exciting that the V&A is mounting this exhibition exploring my work over more than 30 years. I am delighted to be able to share with people my archive and ideas. It is very important that the V&A continues to put on fashion exhibitions – fashion is an applied art and it is extremely vital and alive today.”
The curator of the Westwood exhibition, Claire Wilcox, said: “Highly influential and always ahead of her time, Vivienne Westwood encapsulates a particular kind of Britishness, combining fearless non-conformity with a sense of tradition. She has made a major contribution to international fashion over the last 30 years and we are delighted to be holding this retrospective.”
The exhibition celebrates the long-standing relationship between the V&A and Vivienne Westwood. The museum’s first acquisition was an outfit from the 1981 “Pirate” collection. Since then, the V&A has followed her career closely and now has one of the largest public collections of Vivienne Westwood’s designs. 

The exhibition explores how Vivienne Westwood has incorporated historical references from fashion and culture in a unique and inspiring way. She has been influenced by the V&A’s historical collections and is renowned for her interpretation of the corset, crinoline and bustle. Historical garments are included alongside examples of Vivienne Westwood’s creations. An 18th century “sacque-back” dress is displayed, for example, next to a green silk ‘Watteau’ evening dress by Vivienne Westwood, worn by Linda Evangelista in 1996. 

The exhibition looks at Vivienne Westwood’s often subversive adaptation of British traditions and gentle parodies of royalty. 

The exhibition includes sections devoted to tailoring, tartan and accessories. The famous blue mock-croc platform shoes Naomi Campbell wore when she fell on the catwalk in 1993 is on display. 

Film and catwalk footage about the life and career of Vivienne Westwood are shown throughout.

Vivienne Westwood was awarded British Designer of the Year in 1990 and in 1992 she received an OBE for her outstanding contribution to fashion. In 1998 she was given the Queen’s award for Export and in 2003 she was named Export Designer of the Year.

Vivienne Westwood
Vivienne Westwood
Exhibition Catalogue
A book, Vivienne Westwood, is published by V&A Publications to coincide with the exhibition. Written by exhibition curator Claire Wilcox, with a Foreword by Vivienne Westwood, this is the first full-length study of her work as a fashion designer and contains over 200 illustrations. Photograph Cover: Rankin
The Vivienne Westwood exhibition will tour to the National Gallery of Australia in Canberra from 5 November 2004 to 23 January 2005.

VICTORIA AND ALBERT MUSEUM - V&A
Cromwell Road, London SW7
www.vam.ac.uk

Updated Post (11.09.2022)