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22/12/17

Irving Penn @ Grand Palais, Paris

Irving Penn 
Grand Palais, Paris
Jusqu'au 29 janvier 2018


Irving Penn 
Girl with Tobacco on Tongue (Mary Jane Russell)
[Jeune femme avec du tabac sur la langue (Mary Jane Russell)]
New York, 1951
Epreuve gélatino-argentique, 37,5 × 36,5 cm
The Metropolitan Museum of Art, New York, 
Promised Gift of The Irving Penn Foundation
© Condé Nast

L’année 2017 marque le centenaire de la naissance d’Irving Penn (1917-2009), l’un des maîtres de la photographie du XXe siècle. L’exposition est la première grande rétrospective consacrée à l’artiste américain en France depuis sa mort. Elle retrace les soixante-dix années de sa carrière, avec plus de 235 tirages photographiques entièrement réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, ainsi qu’une sélection de ses dessins et peintures. L’exposition Irving Penn offre une vision complète de l’ensemble des sujets majeurs de son travail : la mode, les natures mortes, les portraits, les nus, la beauté, les cigarettes et les débris. Certaines séries cultes, comme les nus, les mégots et les petits métiers seront ici présentées en profondeur. Issu d’une formation aux beaux-arts, Irving Penn développe un corpus d’images marqué par une élégante simplicité, un certain goût pour le minimalisme et une rigueur remarquable, du studio jusqu’au tirage auquel Penn accorde un soin méticuleux.

Suivant un parcours tout à la fois chronologique et thématique, les visiteurs découvrent la production de l’artiste depuis ses débuts à la fin des années trente, jusqu’à son travail autour de la mode et des natures mortes des années 1990-2000.

L’exposition s’ouvre sur les premières natures mortes en couleur que l’artiste a photographiées pour Vogue à partir de 1943, précédées par des scènes de rue à New York et des images du sud des Etats-Unis, du Mexique, de l’Europe. Après la guerre, son travail se déplace de la rue au studio, qui devient le lieu exclusif de ses prises de vue pendant toute sa carrière. En 1947-48, il réalise pour le magazine Vogue des portraits d’artistes, écrivains, couturiers et autres personnalités du monde de la culture, de Charles James et Salvador Dali à Jerome Robbins, Spencer Tracy, Igor Stravinsky et Alfred Hitchcock.

En décembre 1948, il voyage jusqu’à Cuzco au Pérou, où il photographie les habitants et les visiteurs venus en ville pour les festivités de fin d’année. Ses enfants de Cuzco sont devenus un chef-d’œuvre de l’histoire de la photographie.

Envoyé à Paris en 1950 par le magazine Vogue, Irving Penn est ensuite révélé comme véritable maître du portrait de mode, produisant quelques-unes des plus grandes icônes photographiques du XXe siècle. Beaucoup sont des études de Lisa Fonssagrives-Penn, la femme et muse de l’artiste, portant des modèles haute-couture des années 1950. En parallèle pendant ce séjour à Paris, il commence une étude photographique des Petits Métiers, une série de portraits qui puise ses racines dans une tradition établie en gravure depuis des siècles et qu’il continue à Londres et New York. Toutes ces prises de vue emploient le même fond, un rideau peint trouvé à Paris qu’il a conservé dans son studio tout au long de sa carrière et qui est présentée dans l’exposition.

Dans les années 50 et au début des années 60, Irving Penn est devenu un photographe fortement demandé. Il continue à réaliser des portraits pour Vogue que l’on peut qualifier de classiques : Picasso, Jean Cocteau, T.S. Eliot, Marlene Dietrich, Francis Bacon ou encore Colette. L’artiste les veut profonds et aboutis, comme l’art de Goya, Daumier ou Toulouse-Lautrec qu’il a étudiés.

Dans la partie suivante, les visiteurs découvrent un ensemble d’études de nus datant de  1949-1950, une célébration de chair pliée, tordue, tendue, relâchée, brillamment façonnée par le méticuleux tirage argentique et au platine de Penn.

Entre 1967 et 1971, Irving Penn a voyagé pour Vogue dans le Pacifique et en Afrique. L’ensemble suivant est constitué de portraits faits notamment au Dahomey (aujourd’hui le Bénin), en Nouvelle-Guinée et au Maroc. Là, Penn procédait à ses prises de vue dans un studio itinérant, aménagé dans une tente qu’il avait lui-même conçue et avec laquelle il voyageait.

Irving Penn a également photographié les détritus, l’éphémère, le processus de désintégration, notamment avec sa série des mégots de cigarette datée de 1972. Plus d’une vingtaine d’images sont présentées au même titre que les nus ou les portraits car, comme l’estimait Penn lui-même, « A stubbed out cigarette tells the character, it tells the nerves. The choice of cigarette tells the taste of the person » (« Une cigarette écrasée indique le caractère, elle révèle la nervosité. Son choix en dit long sur le goût d’une personne »). Les rebuts, blocs de métal, éléments de la rue et autres détritus démontrent l’intérêt constant d’Irving Penn pour les natures mortes, depuis ses premières images jusqu’à la fin de sa carrière.

L’ultime section de l’exposition est consacrée aux dernières photographies de mode et aux portraits de sa maturité, incluant des personnalités comme Tom Wolfe, Truman Capote, Alvin Ailey, Ingmar Bergman et Zaha Hadid.

Cette exposition est organisée par le Metropolitan Museum of Art à New York et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, en collaboration avec la Fondation Irving Penn. Elle a été présentée du 24 avril au 30 juillet 2017 au Metropolitan Museum of Art à New York : Irving Penn: Centennial.

Cette exposition est présentée du 24 mars au 1er juillet 2018 à la Fondation C/O de Berlin, et du 21 août au 25 novembre 2018 à l’Instituto Moreira Salles.

Commissariat de l'exposition : Maria Morris Hambourg, commissaire indépendante et fondatrice du Département de la Photographie au Metropolitan Museum of Art, New York et Jeff L. Rosenheim, Joyce Frank Menschel conservateur en charge du Département de la Photographie au Metropolitan Museum of Art, New York ; Jérôme Neutres, commissaire et directeur de la stratégie et du développement à la Rmn-Grand Palais.

Grand Palais, Paris
Galeries nationales, entrée Clemenceau
www.grandpalais.fr

A lire également sur Wanafoto : 
Irving Penn, Les Petits métiers, Musée de l'Elysée, Lausanne,  9 octobre 2010 - 16 janvier 2011 























20/01/16

La Corée à Art Paris Art Fair 2016

Art Paris Art Fair 2016 - Focus sur le pays invité d'honneur : La Corée
Grand Palais, Paris
31 mars - 3 avril 2016

Confiée à la commissaire d’expositions Sang-A Chun, cette invitation souligne la richesse de la scène artistique du « pays du matin calme », depuis l’émergence d’un art contemporain spécifique dans les années 1960 jusqu’à l’effervescence actuelle avec près de 70 artistes représentés par un ensemble de galeries coréennes venues de Séoul, Daigu et Paju-Si et une vingtaine d’enseignes occidentales.

On retrouve aussi bien la génération des tous premiers modernistes comme Ungno Lee, figure historique qui a su bâtir une œuvre novatrice au carrefour des traditions orientales et occidentales à qui la Galerie Thessa Herold consacre une exposition personnelle, que les maîtres de l’art abstrait liés à la mouvance de Dansaekhwa, cet art mystérieux et poétique du monochrome coréen dont les ambassadeurs les plus connus seront présents comme Lee Ufan, Myeong-Ro Youn représentés par la Galerie Gana Art.

Les figures contemporaines établies comme Moon-Pil Shim (Galerie Lahumière et Shilla Gallery), Lee Bae (Galerie RX), Kwang Young Chun (Sundaram Tagore Gallery, Omer Tiroche Contemporary Art) ou Boomoon (Flowers Gallery) sont présentes. La génération émergente sera également honorée avec les installations de Kiwon Park (313 Art Project) et de Yun Soo Kim (Soso Gallery), les sculptures oniriques de myeongbeom Kim (Galerie Paris-Beijing) ou encore le travail graphique de Min Jung-Yeon (Galerie Maria Lund).

A l’occasion des célébrations de l’année France-Corée, la scène coréenne investit la capitale française pendant Art Paris Art Fair et s’expose dans de grands lieux parisiens. A l’initiative de la IBU Gallery et en collaboration avec les galeries RX et Hakgojae, l’artiste Chung Hyun présente « L’homme debout », un ensemble de sculptures monumentales exposées dans le Jardin du Palais Royal. Par ailleurs, le musée Cernuschi expose sa collection d’art coréen contemporain constituée à partir des années 1980 ainsi que des jeunes talents prometteurs. Le Centre culturel Coréen consacre une exposition au peintre Oh Se-Yeol.

Galery SoSo (Paju-Si)
La Galerie SoSo présente à Art Paris Art Fair, les oeuvres des artistes Kim In Kyum, Kim Yun Soo, Kim Eull.

In Kyum Kim
In Kyum Kim
Space-Less, 2015
Courtesy Galery SoSo, Paju-Si 

Gallery Simon (Séoul)
A l'occasion d'Art Paris Art Fair, la galerie présente le travail de 7 artistes coréens : Airan Kang; Noh, Sang-Kyoon; Moon Beom; Bae Hyung Kyung; Shin il Kim; Joohyun Kim and Hae Sun Hwang reconnus internationalement.

Joohyum Kim
Joohyum Kim
Extra Dimension, 2015
Courtesy Gallery Simon, Séoul 

Park Ryu Sook Gallery (Séoul)
La Galerie Park Ryu Sook présente le travail de Kim Joon et Jeong Hwa Choi

Kim Joon
Kim Joon
Somebody-018, 2015
Courtesy Park Ryu Sook Gallery, Séoul 

GANA ART (Séoul)
Pour l'édition 2016, d'Art Paris Art Fair, Gana Art présente des maitres de l'abstraction : Su-Fan Oh, and Se-Ok Suh, Yung-Nam Park, Myeung-Ro Youn. La Galerie expose également le travail des artistes émergents : Yi Hwan-Kwon, Shan Hur and Jung-Jin Lee.

Myeung-Ro Youn
Myeung-Ro Youn
Winter into Spring MXIV-1014, 2014
Courtesy Gana Art, Séoul

313 Art Project (Séoul)
La galerie 313 Art Project expose les artistes : Seonghi Bahk, Sooyoung Kwak, Wen Lee, Kiwon Park pour cette édition d'Art Paris Art Fair 2016.

Kiwon Park
Kiwon Park
Width 137, 2015
Courtesy 313 Art Project, Séoul 

ART PARIS ART FAIR 2016
www.artparis.com

17/12/15

Art Paris Art Fair 2016, Grand Palais

Art Paris Art Fair 2016
Grand Palais, Paris
31 mars - 3 avril 2016


Art Paris Art Fair est le rendez-vous incontournable pour l’art moderne et contemporain au printemps à Paris qui rassemble 143 galeries d’une vingtaine de pays dont pour la première fois l’Azerbaidjan, la Colombie et l’Iran.

Foire généraliste ouverte à toutes les formes d’expression, Art Paris Art Fair offre un aperçu de l’art d’après-guerre à nos jours, tandis que ses secteurs thématiques favorisent la découverte : un focus sur une scène La Corée à l’honneur, les expositions personnelles d’artistes avec Solo Show, la création émergente avec le secteur Promesses pour les jeunes galeries et l’art numérique avec les projections en façade du Grand Palais.

Art Paris Art Fair 2016 : Une exploration des régions européennes
Art Paris Art Fair accueille les grandes enseignes internationales comme Daniel Templon (Paris), Sundaram Tagore (New York, Hong Kong, Singapour) et Flowers (Londres, New York). Parallèlement, la sélection 2016 privilégie l’exploration des régions de l’Europe, les villes singulières comme Zurich, Munich ou Milan. Art Paris Art Fair tient aussi à mettre en avant les galeries d’auteur dont la ligne artistique reflète la passion, comme un antidote à la tendance d’uniformisation que l’on constate d’une foire à l’autre.
L’édition 2016 maintient un équilibre entre 46% de galeries étrangères et 54% de galeries françaises, avec 58 nouvelles participations. Parmi les nouveaux entrants, on note l’arrivée des galeries Bob Gysin (Zurich), Art Bartschi & Cie (Genève), La Balsa Arte (Bogota), Silk Road (Téhéran), Studio Visconti (Milan) et le retour de Ditesheim & Maffei Fine Art (Neuchatel). Du côté français, Art Paris Art Fair fait la part belle aux galeries en région avec la présence de trois galeries de Marseille (Galerie Didier Gouvernnec Ogor, Béa-Ba et Najuma), deux galeries bordelaises (DX et Xénon), une enseigne lilloise (Cédric Bacqueville), lyonnaise (Françoise Besson), rennaise (Oniris) ou strasbourgeoise (Galerie Jean-Pierre Ritsch Fisch). Parmi les nouvelles enseignes parisiennes, on note l’arrivée des galeries Eric Dupont, RX, Pascal Lansberg et le retour de Sèvres-Cité de la Céramique.

Art Paris Art Fair 2015
Crédit photo : Emmanuel Nguyen Ngoc

Art Paris Art Fair 2016 : Un focus sur une scène de l’Est : La Corée à l’honneur
Confiée à la commissaire d’expositions Sang-A Chun, cette invitation souligne la richesse de la scène artistique du « pays du matin calme », depuis l’émergence d’un art contemporain spécifique dans les années 1960 jusqu’à l’effervescence actuelle avec près de 80 artistes représentés par une dizaine de galeries coréennes venues de Séoul, Daegu et Paju-Si et une vingtaine d’enseignes occidentales.

On retrouve aussi bien la génération des tous premiers modernistes comme Ungno Lee, figure historique qui a su bâtir une oeuvre novatrice au carrefour des traditions orientales et occidentales à qui la Galerie Thessa Herold consacre une exposition personnelle, que les maîtres de l’art abstrait liés à la mouvance de Dansaekhwa, cet art mystérieux et poétique du monochrome coréen dont les ambassadeurs les plus connus seront présents comme Lee Ufan, Myeong-Ro Youn représentés par la Galerie Gana Art.
Les figures contemporaines établies comme Moon-Pil Shim (Galerie Lahumière et Shilla Gallery), Lee Bae (Galerie RX), Kwang Young Chun (Sundaram Tagore Gallery, Omer Tiroche Contemporary Art) ou Boomoon (Flowers Gallery) sont présentes. La génération émergente sera également honorée avec les installations de Kiwon Park (313 Art Project) et de Yun Soo Kim (Soso Gallery), les sculptures oniriques de myeongbeom Kim (Galerie Paris-Beijing) ou encore le travail graphique de Min Jung-Yeon (Galerie Maria Lund).

A l’occasion des célébrations de l’année France-Corée, la scène coréenne investit la capitale française pendant Art Paris Art Fair et s’expose dans de grands lieux parisiens. A l’initiative de la IBU Gallery et en collaboration avec les galeries RX et Hakgojae, l’artiste Chung Hyun présente « L’homme debout », un ensemble de sculptures monumentales disséminées dans le Jardin du Palais Royal. Par ailleurs, le musée Cernuschi expose sa collection d’art coréen contemporain constituée à partir des années 1980 ainsi que des jeunes talents prometteurs. Le Centre culturel Coréen consacre une exposition au peintre Oh Se-Yeol et accueille une conférence « Art Contemporain : tracer le passé, éclairer l’avenir » modérée par Sang-A Chun, commissaire invitée pour la Corée à l’honneur à Art Paris Art Fair (Centre culturel Coréen, 2 avenue d’Iéna, 75116 Paris le vendredi 1er avril à 18h).
La Corée à l’honneur à Art Paris Art Fair 2016 est une manifestation de la programmation officielle de l’année France-Corée 2015-2016.

Art Paris Art Fair 2015
Crédit photo : Emmanuel Nguyen Ngoc

Art Paris Art Fair 2016 : Solo show
Inauguré en 2015, le secteur “Solo Show” offre une vingtaine d’expositions personnelles, disséminées dans la foire, permettent au public de découvrir ou de redécouvrir des artistes modernes, contemporains ou émergents, tels que le syrien Fadi Yazigi chez Tanit, le peintre français Damien Cabanes à la Galerie Eric Dupont, le philippin Ronald Ventura à la Galerie Primae Noctis, ou encore le belge Antoine Roegiers chez Art Bärtschi & Cie dont le travail s’inspire de l’oeuvre du peintre flamand Pieter Brueghel.
Les figures féminines sont mises à l’honneur avec des expositions personnelles consacrées à Claudine Drai (Galerie 111), Jan Haworth (Galerie du Centre), Carmen Perrin (Galerie Bob Gysin), Katinka Limpe (Galerie Les Filles du Calvaire), Ruby Rumie (Galeria NH) ou encore Song Hyun Sook (Galerie Ditesheim & Maffei Fine Art).

Solo Show s’expose sur Bus expo
Du 30 mars au 20 avril 2016, Bus expo propose une exposition itinérante sur les cars Airfrance en s’associant à Art Paris Art Fair pour mettre à l’honneur les oeuvres de cinq artistes sélectionnés parmi les Solo Show de l’édition 2016. Cette initiative a pour objectif de démocratiser l’accès à l’art contemporain en l’amenant à la rencontre du grand public.
Le secteur Solo Show est soutenu par la revue IDEAT.

Art Paris Art Fair 2016 : Promesses
Ce secteur, dédié à la promotion des jeunes galeries et à la création émergente, accueille douze enseignes de moins de cinq ans d’existence et n’ayant jamais participé à la foire. Sélection 2016 : 50 Golborne (Londres), ART’LOFT Lee-Bauwens Gallery (Bruxelles), Bildhalle (Zurich), Galerie Béa-Ba (Marseille), Brandt Gallery (Amsterdam), Espace L (Genève),Galerie Virginie Louvet (Paris) Galerie Gouvernnec Ogor (Marseille), Christine Park Gallery (Londres) Maëlle Galerie (Paris), under construction (Paris), YAY Gallery (Bakou)

Art Paris Art Fair 2016 : L’art numérique en majesté sur la façade du Grand Palais
Ouverte à toutes les formes de création et notamment à l’art numérique, Art Paris Art Fair, en partenariat avec la société Vidélio, propose une programmation d’installations numériques projetées sur la façade du Grand Palais tous les soirs pendant la durée de la foire. La programmation 2016 sera consacrée à la Corée.

Art Paris Art Fair 2015
Crédit photo : Emmanuel Nguyen Ngoc

Daum, partenaire officiel de Art Paris Art Fair
Daum, cristallerie légendaire, entretient depuis plus d’un siècle une relation d’amour avec les plus grands artistes de son temps, offrant à leurs oeuvres une seconde vie de cristal et de couleurs.
De l’Ecole de Nancy, de l’Art Nouveau aux Arts Décoratifs, de Majorelle à Dali, Georges Braque et Arman, Daum n’a manqué aucun des rendez-vous magiques de la création artistique et du savoir-faire moderne, ce mariage toujours renouvelé de l’art et de l’artisanat.
En l’honneur d’Art Paris Art Fair, la maison Daum souhaite illustrer certaines collaborations artistiques autour du street art et ses origines avec Cyril Phan, alias Kongo, l’un des représentants majeurs de l’art graffiti ; Jérôme Mesnager, artiste français dont la rue est le terrain d’expression privilégié ; Hervé di Rosa, pionnier de la Figuration Libre ; Romuald Hazoumé, dénonciateur de l’esclavage moderne ; Gonçalo Mabunda qui utilise les armes comme support de création ; Christophe Nancey, fasciné par le travail du bois et Alain Séchas, influencé par les codes de la bande dessinée.

Le programme VIP « À Paris au Printemps »
Conçu pour les collectionneurs et les professionnels de l’art, le programme met l’accent sur le dynamisme de la scène parisienne fin mars tout en soulignant le nouveau visage du Paris du 21ème siècle. Des expositions phares rythment la semaine d’Art Paris Art Fair, parmi lesquelles « Daido Tokyo, Daido Moriyama » à la Fondation Cartier, « La boite de Pandore, une autre photographie » par Jan Dibbets au MAM de la Ville de Paris, « Corpus, Helena Almeida » au Jeu de Paume, « Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque » au musée d’Orsay, « CERAMIX, Art et Céramique de Rodin à Schütte » à Sèvres–Cité de la céramique et à la maison rouge, non sans oublier la scène artistique chinoise à la Fondation Louis Vuitton ou Miquel Barcelo à la BNF et au musée Picasso.

Art Paris Art Fair 2016 : Informations pratiques :
Vernissage (sur invitation) : mercredi 30 mars 2016 de 18h à 22h
Horaires d’ouverture :
Jeudi 31 mars de 11h30 à 20h
Vendredi 1er avril de 11h30 à 21h
Samedi 2 avril de 11h30 à 20h
Dimanche 3 avril de 11h30 à 19h

ART PARIS ART FAIR

02/10/15

Exposition Picasso.mania, Grand Palais, Paris

Picasso.mania
Grand Palais, Paris 
7 octobre 2015 - 29 février 2016 

La vingtaine d’expositions (monographiques ou collectives) qui, depuis 1973 se sont attachées à l’étude de la postérité de l’œuvre de Pablo Picasso témoignent de son impact sur la création contemporaine. A la fois chronologique et thématique, le parcours de l’exposition du Grand Palais retrace les moments de la réception critique et artistique de l’œuvre de Picasso, les étapes de la formation du mythe associé à son nom.

Des natures mortes cubistes aux Mousquetaires des expositions d’Avignon de 1970 et 1973, le parcours de l’exposition est ponctué d’œuvres de Picasso, issues des collections du Musée national Picasso-Paris, du Musée National d’art Moderne, ainsi que des collections de la famille de l’artiste. Leur présentation s’inspire des accrochages réalisés par l’artiste dans ses ateliers, et des expositions qu’il a lui-même supervisées (Galerie Georges Petit à Paris en 1932, Palais des Papes à Avignon en 1970 et 1973).

Aux grandes phases stylistiques (cubisme, œuvre tardif...), aux œuvres emblématiques de Pablo Picasso (Les Demoiselles d’Avignon, Guernica) répondent des créations contemporaines présentées dans des salles monographiques (David Hockney, Jasper Johns, Roy Lichtenstein, Martin Kippenberger...) ou thématiques, regroupant des œuvres mêlant techniques et supports les plus variés (vidéos, peintures, sculptures, arts graphiques, films, photographies, installations…).

Les montages Polaroïd, les images vidéos multi-écrans de David Hockney font écho au cubisme de Picasso, à son exploration d’un espace polyfocal. Au début des années 60, les artistes Pop, de part et d’autre de l’Atlantique (Lichtenstein, Errό…) s’emparent des portraits des années 30 par lesquels s’est fixée l’image archétypale de la peinture de Picasso. L’Ombre (1954) est à l’origine de la série de quatre tableaux qu’entreprend Jasper Johns en 1985 (Les Quatre saisons rassemblées, sont présentées dans l’exposition). Témoignant de l’impact de l’image publique de Picasso sur l’imaginaire des artistes du XXe siècle, à deux reprises, en 1988 et en 1995, Martin Kippenberger interprète les portraits photographiques de Picasso et de Jacqueline réalisés par David Douglas Duncan.

Les variations, inspirées par Les Demoiselles d’Avignon et par Guernica, démontrent la place occupée par ces peintures dans l’histoire de l’art moderne et, au-delà, dans l’imaginaire collectif (ces deux œuvres ne sont pas présentées dans l’exposition compte tenu de leur déplacement impossible). Acte de naissance du modernisme pictural, Les Demoiselles d’Avignon ont fait l’objet de variations, (par Faith Ringgold, Robert Colescott…), qui commentent la dimension ethnocentrée, masculine, de cette modernité dont l’œuvre est devenu l’emblème.

D’une lecture historique de Guernica par Emir Kusturica à la révélation du rôle symbolique joué par sa transposition en tapisserie ornant les murs du conseil de sécurité des Nations Unies (Goshka Macuga, The Nature of the Beast, 2009), de l’utilisation du tableau de Picasso dans la lutte des artistes américains opposés à la guerre du Vietnam aux manifestations de rue qui en brandissent l’image, une salle montre comment Guernica s’est muée en icône sociale et politique universelle.

A la faveur d’expositions qui l’ont réinscrit au cœur de la création contemporaine (A New Spirit in Painting, Royal Academy of Arts, 1981) ou qui en ont éclairé le sens (Das Spätwerk. Themen :1964-1972, Bâle, 1981 ; The Last Years, Guggenheim Museum, 1984), les œuvres des dernières années de Pablo Picasso sont redevenues sources d’inspiration. Son éclectisme stylistique, son « cannibalisme » des maîtres anciens, la libre facture des peintures tardives ont inspiré la génération d’artistes révélée au début des années 80 (Georg Baselitz, Jean-Michel Basquiat, George Condo, Julian Schnabel, Vincent Corpet…).

L’installation vidéo de Rineke Dijkstra, I see a Woman Crying (Weeping Woman, 2009-2010) illustre la présence de l’œuvre de Pablo Picasso dans l’imaginaire actuel, dans ses expressions les plus variées, du cinéma aux images numériques, de la vidéo à la bande dessinée.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le Centre Pompidou et le Musée national Picasso-Paris.

Commissaire général : Didier Ottinger, conservateur général du Patrimoine, directeur adjoint du Musée national d’Art moderne - Centre Pompidou
Commissaires : Diana Widmaier-Picasso, historienne de l’art
Emilie Bouvard, conservatrice du Patrimoine au Musée national Picasso-Paris

Picasso.mania : Les artistes exposés

Adel Abdessemed (1971, Constantine, Algérie)
Leonce Raphael Agbodjelou (1965, Porto-Novo, Bénin)
Pierre Alechinsky (1927, Bruxelles, Belgique)
Arman (1928, Nice, France - 2005, New York, Etats-Unis)
Art Workers Coalition (collectif américain actif de 1969 à 1971)
Enrico Baj (1924, Milan, Italie - 2003, Vergiate, Italie)
Rudolf Baranik (1920, Lithuanie - 1998, El Dorado, Etats-Unis)
Miquel Barceló (1957, Félanitx, Espagne)
Georg Baselitz (1938, Deutschbaselitz, Allemagne)
Jean-Michel Basquiat (1960, Brooklyn, Etats-Unis -1988)
Joseph Beuys (1921, Krefeld, Allemagne - 1986, Düsseldorf, Allemagne)
Mike Bidlo (1953, Chicago, Etats-Unis)
Pol Bury (1922, Haine-Saint-Pierre, Belgique - 2005, Paris, France )
Maurizio Cattelan (1969, Padoue, Italie)
Christo Javacheff (1935, Gabrovo, Bulgarie)
Robert Colescott (1925, Oakland, Etats-Unis - 2009, Tucson, Etats-Unis)
George Condo (1957, Concord, Etats-Unis)
Vincent Corpet (1958, Paris, France)
Equipo Crónica (collectif espagnol actif de 1964 à 1981)
Alan Davie (1920, Grangemouth - Royaume-Uni-2014)
Walter De Maria (1934, Albany, Etats-Unis - 2013, New York, Etats-Unis)
Niki De Saint Phalle (1930, Neuilly-sur-Seine, France - 2002, San Diego, Etats-Unis)
Rineke Dijkstra (1959, Sittard, Pays-Bas)
Erró (Gudmundur Gudmundsson) (1932, Olafsvik, Islande)
Öyvind Fahlström (1928, São Paulo, Brésil -1976, Stockholm, Suède)
Zeng Fanzhi (1964, Wuhan, Chine)
Dan Flavin (1933, New York, Etats-Unis - 1996, New York, Etats-Unis)
Jean-Luc Godard (1930, Paris, France)
Leon Golub (1922, Chicago, Etas-Unis - 2004, New-York, Etats Unis)
Renato Guttuso (1911, Bagheria, Italie - 1987, Rome, Italie)
Richard Hamilton (1922, Pimlico, Royaume - Uni-2011, Londres, Royaume-Uni)
Romuald Hazoumé (1962, Porto-Novo, République du Bénin)
David Hockney (1937, Bradford, Royaume-Uni)
Thomas Houseago (1972, Leeds, Royaume-Uni)
Jean-Olivier Hucleux (1923, Chauny, France - 2012, Paris, France)
Robert Indiana (1928, New Castle, Etats-Unis)
Jasper Johns (1930, Augusta, Etats-Unis)
Donald Judd (1928, Excelsior Springs, Etats-Unis - 1994, New York, Etats-Unis)
Martin Kippenberger (1953, Dortmund, Allemagne - 1997, Vienne, Autriche)
Ronald B. Kitaj (1932, Chagrin Falls, Etats-Unis - 2007, Los Angeles, Etats-Unis)
Jeff Koons (1955, York, Etats-Unis)
Emir Kusturica (1954, Sarajevo, Yougoslavie)
Wifredo Lam (1902, Sagua La Grande, Cuba - 1982, Paris, France)
Bertrand Lavier (1949, Châtillon-sur-Seine, France)
Roy Lichtenstein (1923, New York, Etats Unis - 1997, New York, Etats Unis)
Goshka Macuga (1976, Varsovie, Pologne)
André Masson (1896, Balagny-sur-Thérain, France - 1987, Paris, France)
Paul Mc Carthy (1945, Salt Lake City, Etats-Unis)
Joan Miró (1893, Barcelone, Espagne - 1983, Palma de Majorque, Espagne)
Malcolm Morley (1931, Londres, Royaume-Uni)
Robert Motherwell (1915, Aberdeen, Etats-Unis-1991, Provincetown, Etats-Unis)
Wangechi Mutu (1972, Nairobi, Kenya)
Louise Nevelson (1899, Perislav, Ukraine -1988, New York, Etats-Unis)
Claes Oldenburg (1929, Stockholm, Suède)
Eduardo Paolo (1924, Leith, Royaume-Uni - 2005, Londres, Royaume-Uni)
Richard Pettibone (1938, Los Angeles, Etats-Unis)
Pablo Picasso (1881, Malaga, Espagne - 1973, Mougins, France)
Edouard Pignon (1905, Bully-les-Mines, France - 1993, La Couture-Boussey, France)
Sigmar Polke (1941, Oels, Pologne - 2010, Cologne, Allemagne)
Richard Prince (1949, Panama)
André Raffray (1925, Nonancourt, France - 2010, Paris, France)
Robert Rauschenberg (1925, Port Arthur, Etats-Unis - 2008, Captiva, Etats-Unis)
Faith Ringgold (1930, New-York, Etats-Unis)
Larry Rivers (1923, New York, Etats-Unis - 2002, New York, Etats-Unis)
James Rosenquist (1933, Grand Forks, Etats-Unis)
Chéri Samba (1956, Kinto M’Vuila, Congo)
Antonio Saura (1930, Huesca, Espagne - 1998, Cuenca, Espagne)
Julian Schnabel (1951, New York)
Frank Stella (1936, Malden, Etats-Unis)
Rudolf Stingel (1956, Merano, Italie)
Antoni Tàpies (1923, Barcelone, Espagne - 2012, Barcelone, Espagne)
Hervé Télémaque (1937, Port-au-Prince, Haïti)
Jean Tinguely (1925, Fribourg, Suisse - 1991, Berne, Suisse)
Cy Twombly (1928, Lexington, Etats-Unis - 2011, Rome, Italie)
Francesco Vezzoli (1971, Brescia, Italie)
Andy Warhol (1928, Pittsburgh, Etats Unis - 1987, New York, Etats Unis)
Yan Pei-Ming (1960, Shanghai, Chine)

Picasso.mania : Catalogue de l’exposition


Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015
24,5 x 29 cm, autour de 340 pages, 390 illustrations - 49 €
parution le 14 septembre

Sommaire :
Sollers vers Picasso recueilli par Stéphane Guégan et Didier Ottinger
Les féministes chez Barbe Bleue par Catherine Millet
Salut l’artiste! : œuvres exposées
Les linogravures de Picasso par Céline Chicha-Castex
Picasso et les arts ( cinéma, danse, théâtre et art vidéo) par Diana Widmaier-Picasso
Le Cubisme, un espace polyfocal (dépliant)
David Hockney par Didier Ottinger
Les Demoiselles africaines par Émilie Bouvard
Les Demoiselles (dépliant)
Les Demoiselles d’ailleurs : œuvres exposées
Guernica et la New Left artistique par Émilie Bouvard
Guernica (dépliant)
Guernica, icône politique : œuvres exposées
Picasso goes pop par Annabelle Ténèze
C’est du Picasso (dépliant)
Picasso Pop : œuvres exposées
Rineke Dijkstra par Émilia Philippot
Applaudimètre étalon par Didier Semin
L’atelier du minotaure (dépliant)
Jasper Johns par Joachim Pissarro
Et l’étoile se mit à filer… par Stéphane Guégan
Star system : œuvres exposées
Martin Kippenberger par Didier Ottinger
Picasso : un héritage embarrassant par Didier Ottinger
Un jeune peintre en Avignon (dépliant)
La sculpture de Picasso et après… par Diana Widmaier-Picasso
Un accueil mondial par Michael C. FitzGerald
Bad painting : œuvres exposées
Annexes
Réception artistique et critique 1960-2015 par Camille Chenais
Bibliographie
Liste des œuvres exposées
Index

Autres publications (sélection)

• L’album de l’exposition
par Didier Ottinger
éditions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015
10 €, 21 x 26,5 cm, Broché, 48 pages, 40 illustrations
parution le 14 septembre


L’album, tout en suivant le parcours de l’exposition, confronte des oeuvres de Picasso et celles des artistes qu’il a inspirés : Picasso - Hockney, Picasso - Johns, Picasso - Kippenberger, Picasso - Rineke Dijkstra et surtout une confrontation Picasso - Duchamp dont l’oeuvre « résonne dans l’esprit, met en question les processus de jugements de l’esprit lui-même (...) un art critique qui explore les mythes de la culture, face à l’oeuvre de Picasso, fait «d’exubérance et d’émotion directe», qui vise « un maximum d’émotion et de plénitude visuelle » ( R. Morris, « American Quarter », Art in America, New York, 1981).

• Picasso, 25 chefs-d’oeuvre expliqués aux enfants
par Elisabeth de Lambilly, auteur à la Rmn-GP de A comme Abécédaire de l’art et de A comme
Abécédaire des animaux... et de nombreux autres titres aux Editions Palette notamment.
Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015
13,50 €, 18 x 22 cm, Relié, 64 pages, 25 illustrations
parution le 7 octobre


Cette nouvelle collection, les Incontournables de l’Art, propose d’entrer dans l’univers d’un peintre à partir d’un choix de 25 œuvres emblématiques d’un artiste, d’une manière très didactique et ludique. Guidé par des textes courts et très descriptifs le jeune lecteur «entre» véritablement dans le processus de création de l’artiste. Destiné aux lecteurs de 9 ans et plus, ce titre permet aux enfants d’aborder l’univers et de s’approprier l’œuvre du peintre. Il constitue ainsi une superbe et ludique introduction au monde de Picasso.

Grand Palais, Paris
Galeries nationales
Entrée square Jean Perrin
Informations et réservations : www.grandpalais.fr

22/02/15

Exposition Velazquez, Grand Palais, Paris

Velazquez
Grand Palais, Paris 
25 mars - 13 juillet 2015

Né à Séville en 1599, Diego Velázquez est l’une des plus importantes figures de l’histoire de l’art, tout style et toute époque confondus. Chef de fil de l’école espagnole, peintre attitré du roi Philippe IV, au moment où l’Espagne domine le monde, il est le strict contemporain de Van Dyck, Bernin et Zurbaran, bien que son art ne l’élève à une intemporalité que seuls peuvent lui disputer les noms de Léonard, Raphaël, Michel-Ange, Titien, Caravage et Rembrandt.

Diego Velázquez, Portrait de Pablo de Valladolid (détail), vers 1635
huile sur toile, 209 x 125 cm,
Madrid, Museo Nacional del Prado 
© Madrid, Museo Nacional del Prado

Formé très jeune dans l’atelier de Francisco Pacheco, peintre influent et lettré de la capitale andalouse, il ne tarde pas à s’imposer et, encouragé par son maître devenu aussi son beau-père, décide de tenter sa chance à la cour de Madrid. Après une première tentative infructueuse, il est finalement nommé peintre du roi en 1623 marquant le début d’une ascension artistique et sociale qui le mène aux plus hautes charges du palais et au plus près du souverain. Sa carrière est rythmée par deux voyages déterminants en Italie, le premier autour de 1630, le second autour de 1650, et par les naissances et décès successifs des héritiers au trône. Maître dans l’art du portrait, dont il libère et renouvelle le genre, il n’excelle pas moins dans le paysage, la peinture d’histoire ou, dans sa jeunesse, la scène de genre et la nature morte.

Bien qu’il soit l’un des artistes les plus célèbres et admirés hier comme aujourd’hui, aucune exposition monographique n’a jamais montré en France le génie de celui que Manet a consacré « peintre des peintres ». La rareté de ses tableaux (à peine plus d’une centaine) et leur légitime concentration au musée du Prado (Madrid) rendent particulièrement difficile l’organisation d’une rétrospective complète. C’est cependant le défi relevé par le musée du Louvre et le Grand Palais qui joignent leur force en collaboration avec le Kunsthistorishes Museum de Vienne et avec l’appui généreux du musée du Prado. Certains prêts tout à fait exceptionnels ont ainsi pu être obtenus à l’instar de la Forge de Vulcain (Prado) et de la Tunique de Joseph (Escorial), de même que des chefs d’œuvre absolus comme la Vénus au miroir (Londres, National Galery) ou le Portrait d’Innocent X (Rome, Palais Doria Pamphilj) - si cher à Francis Bacon -, deux icônes universelles de l’histoire de l’art.

L’exposition entend présenter un panorama complet de l’œuvre de Diego Velázquez, depuis ses débuts à Séville jusqu’à ses dernières années et l’influence que son art exerce sur ses contemporains. Elle se donne en outre pour mission de porter les principales interrogations et découvertes survenues ces dernières années, exposant, dans certains cas pour la première fois, des œuvres récemment découvertes (L’Education de la Vierge [New Haven, Yale Art Gallery] ; Portrait de l’inquisiteur Sebastian de Huerta [collection particulière]).

Une première section s’attache à évoquer le climat artistique de l’Andalousie au début du XVIIe siècle, mettant en perspective les premières œuvres de Velázquez et restituant l’émulation de l’atelier de Pacheco autour de peintures et de sculptures d’Alonso Cano et Juan Martinez Montañés. 

Vient ensuite le moment d’aborder la veine naturaliste et picaresque de la peinture de Velázquez autour de ses scènes de cuisine et de taverne, en insistant particulièrement sur les concepts de variation et de déclinaison des motifs. Autour de 1620, le style du peintre évolue vers un caravagisme plus franc. Cette période correspond aux premiers contacts de l’artiste avec Madrid et la peinture qu’on y trouve et qui s’y produit. Cette partie de l’exposition, assurant la transition entre les années de formation à Séville et la première époque madrilène, présente ainsi les œuvres du peintre parmi celles de ses contemporains, espagnols ou italiens, qui partagèrent cette adhésion à une peinture plus « moderne ». Enfin, les débuts du peintre à la cour voient évoluer sa conception du portrait, passant d’un naturalisme bouillonnant à des formules plus froides et solennelles en accord avec la tradition du portrait de cour espagnol.

Tournant important de son art comme de sa carrière, le premier voyage en Italie de l’artiste est illustré par des œuvres qui pourraient avoir été exécutée à Rome ou immédiatement à son retour (Vue des jardins de la Villa Médicis, Rixe devant une auberge…). Ces chefs-d’œuvre de la première maturité offrent en outre l’occasion d’aborder un aspect peu exploré de son œuvre : le paysage. Stimulé par l’exemple de Rubens, Velázquez confère une fraîcheur et une liberté aux arrières plans de ses portraits en extérieur réalisés pour les différentes résidences royales. La partie centrale de cette deuxième section est consacrée à la figure de Balthazar Carlos. Fils chéri et héritiers attendu de la Couronne, il incarne tous les espoirs dynastiques des Habsbourg d’Espagne au moment où le règne de Philippe IV est lui-même à son apogée. A mi-parcours, l’exposition s’arrête sur la peinture mythologique, sacrée et profane de Velázquez dont la Vénus au miroir constituera le point d’orgue.

La troisième et dernière partie est dédiée à la dernière décennie du peintre et à son influence sur ceux que l’on appelle les vélazquésiens (velazqueños). Cette section consacre largement l’importance du peintre en tant que portraitiste, à la Cour de Madrid dans un premier temps, puis à Rome autour du pape Innocent X à l’occasion de son second voyage italien. A cette occasion seront évoqués deux de ces collaborateurs importants et demeuré dans l’ombre du maître : l’Italien Pietro Martire Neri et Juan de Pareja, esclave affranchi et assistant du peintre.

Il s’agit enfin de présenter les derniers portraits royaux exécutés par le maître espagnol, en regard de ceux de son gendre et plus fidèle disciple : Juan Bautista Martinez del Mazo. Une salle, dédiée à ce dernier, témoigne des derniers feux du styles de Velázquez, autour du tableau de La Famille du peintre de Vienne et de la version réduite des Ménines de Kingston Lacy, avant que d’autres influences, celle de Van Dyck notamment, ne s’exerce sur les peintres de la génération suivante dont le plus virtuose, Carreño de Miranda, nous livre les impressionnantes dernières images des derniers Habsbourg d’Espagne.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et le musée du Louvre, Paris en collaboration avec le Kunsthistorisches Museum, Vienne. Une première étape de la manifestation, dans un format réduit, a été présentée à Vienne, au Kunsthistorisches Museum, du 28 octobre 2014 au 15 février 2015

Commissaire d'exposition : Guillaume Kientz, conservateur au département des Peintures du musée du Louvre.

Publications aux éditions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2015 :
• catalogue de l’exposition, 24,5 x 29 cm, 432 p., 300 ill., 49 €
• album de l’exposition, 21 x 26,5 cm, 48 p., 40 ill., 10 €
• Velázquez l’Expo, 15 x 20 cm, 304 p., 120 ill., 18,50 €
• le film de l’exposition, réalisé par Karim Aïnouz, 52 mn, 19,95 €

Informations et réservations :
www.grandpalais.fr

31/01/15

Expo Jean Paul Gaultier, Grand Palais, Paris

Jean Paul Gaultier 
Grand Palais, Paris
1er avril - 3 août 2015

Cette première grande exposition consacrée au couturier français Jean Paul Gaultier, a déjà conquis près d’un million et demi de visiteurs depuis Montréal, où elle a été créée en 2011, Dallas, San Francisco, Madrid, Rotterdam, Stockholm, New York, Londres et jusqu’à Melbourne. Pour sa dixième étape, l’exposition s’enrichit d’installations spécialement conçues pour Paris. 

William Baker, Kylie Minogue, X Tour 2009, 
modèle “Immaculata”, robe en filet brodé à grands motifs en lin découpés blancs, 
collection Les Vierges, Haute couture printemps-été 2007 
© Roc Nation / Kylie Minogue

Jean Paul Gaultier débute avec le prêt-à-porter en 1976 avant de fonder sa maison de haute couture en 1997. Surnommé « l’enfant terrible de la mode » par la presse dès ses premiers défilés dans les années 1970, il est incontestablement l’un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies.

Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle, bousculant avec humour les codes sociologiques et esthétiques établis. Au-delà de la virtuosité technique résultant de l’exceptionnel savoir-faire des différents métiers de la haute couture, d’une imagination débridée et de collaborations artistiques historiques, il offre une vision ouverte de la société, un monde de folie, de sensibilité, de drôlerie et d’impertinence où chacun peut s’affirmer comme il est, un monde sans discrimination, une « couture fusion » unique. Il y a chez Jean Paul Gaultier une vraie générosité et un message social très fort, sous couvert d’humour et de légèreté.

Curieux de toutes les cultures et contre-cultures, Jean Paul Gaultier s’empare de l’air du temps, revendique le droit à la différence, concevant ainsi une nouvelle manière de faire et de porter la mode : détournements, métamorphoses, transgressions, réinterprétations. Il efface les frontières entre les cultures, mais aussi entre les sexes : il crée une nouvelle androgynie ou s’amuse au contraire à renverser les codes d’une mode hypersexualisée.

L’exposition – que le couturier considère comme une création à part entière et non simplement comme une rétrospective – rassemble 175 ensembles accessoirisés essentiellement de haute couture, mais aussi de prêt-à-porter créées entre 1976 et 2014. La star de la coiffure Odile Gilbert (Atelier 68) a inventé spécialement pour chaque mannequin des créations en cheveux. De nombreux objets et documents d’archives sont également révélés au public pour la première fois. Croquis, costumes de scène, extraits de films, de défilés, de concerts, de vidéoclips, de spectacles de danse, et même d’émissions télévisées illustrent ses collaborations artistiques les plus emblématiques : cinéma (Pedro Almodóvar, Peter Greenaway, Luc Besson, Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet), danse contemporaine (Angelin Preljocaj, Régine Chopinot, Maurice Béjart), sans oublier le monde de la variété française (Yvette Horner, Mylène Farmer…) et la pop internationale (Madonna, Kylie Minogue…). Une place importante sera également accordée à la photographie de mode grâce aux prêts de tirages souvent inédits de photographes et d’artistes contemporains renommés (Andy Warhol, Cindy Sherman, Peter Lindbergh, David LaChapelle, Richard Avedon, Mario Testino, Steven Meisel, Steven Klein, Pierre et Gilles, Paolo Roversi, Robert Doisneau…).

Cette exposition multimédia célèbre l’audace et l’invention de sa mode avant-gardiste et explore ses sources d’inspiration, aussi éclectiques qu’impertinentes, au travers d’un parcours thématique en sept sections, traçant l’itinéraire imaginaire du couturier qui puise son inspiration depuis le pavé parisien jusqu’à l’univers de la science-fiction : Le Salon, avec la collaboration exceptionnelle du designer hollandais Jurgen Bey et son atelier Makkink & Bey (Rotterdam) ; L’Odyssée ; Punk Cancan ; Les Muses, avec une installation immersive créée pour le Grand Palais par le Studio Moment Factory (Montréal) dans laquelle chaque visiteur sera « Gaultiérisé » ; À fleur de peau ; Metropolis et Jungle urbaine, avec une installation vidéo créée spécialement pour cette étape parisienne par les artistes français Lucie & Simon.

L’exposition bénéficie en outre du talent de nombreux artistes et experts de renom. La scénographie originale conçue par l’agence parisienne d’architectes-scénographes Projectiles et adaptée à Paris par Sandra Gagné du Musée des beaux-arts de Montréal, met en scène les tenues du couturier ainsi que les tirages et extraits audiovisuels illustrant les fructueuses collaborations artistiques de Jean Paul Gaultier. La compagnie avant-gardiste théâtrale montréalaise UBU dirigée par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin a collaboré à l’élaboration d’une création audiovisuelle à part entière, en animant les visages d’une trentaine de mannequins de Jolicoeur International grâce à une projection, ponctuant le parcours de leurs présences aussi poétiques que ludiques. Plusieurs personnalités, dont Jean Paul Gaultier, les mannequins Ève Salvail et Francisco Randez, la chanteuse et réalisatrice Melissa Auf der Maur (Smashing Pumpkins et Hole), la soprano Suzie Leblanc, ont accepté de prêter leur visage et parfois leur voix pour la réalisation de ce projet unique, la dixième étape de la tournée de l’exposition avec une édition spéciale pour Paris.

Exposition réalisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, et la collaboration de la Maison Jean Paul Gaultier, Paris. 

Commissaire de l’exposition : Thierry-Maxime Loriot

Informations et réservations :

26/02/14

Chine : Galeries Art Contemporain, Art Paris Art Fair 2014

Chine : Galeries d'art contemporain
Art Paris Art Fair 2014, Grand Palais, Paris

Comme nous l'avons déjà annoncé sur Wanafoto, la Chine est l’invitée d’honneur de ART PARIS ART FAIR 2014 qui se tiendra du 27 au 30 mars au Grand Palais. Située au centre du salon, la platforme Chine accueille 8 galeries chinoises venues de Beijing, Hong Kong et Shanghai.

10 CHANCERY LANE GALLERY, Hong Kong, Stand F11 
www.10chancerylanegallery.com
Direction : Katie de Tilly

Artistes exposés : Keping Wang (1949), Gang Zhao (1961), Guorui Shi (1964), Xiao Lu (1962), Rui Huang (1952), Jian Pan (1975), Jing Ren (1975), Zheluo Xiao (1983).

Shi Guorui
Gullin - 5-8 décembre 2011
Technique : unique camera obscura, gelatin silver print, 137x210cm

La galerie met en avant trois artistes du mouvement non-conformiste chinois « Les Etoiles », créé en 1979 pour libérer l’art en Chine : Wang Keping (sculpture), Huang Rui (peinture, installation et performance) et Zhao Gang (peinture), ainsi que les nouveaux talents : Shi Guorui, photographe qui travaille à la « camera obscura », le peintre Pan Jian, qui représente une nouvelle génération plus pensive et introvertie que ses prédécesseurs. 

BEAUTIFUL ASSET ART PROJECT, Beijing (Pékin), Stand G1 
www.bafund.cn
Direction : Yi Dong

Artistes exposés : Li Hua (1984), Huang Hankang (1977), Liu Zhengyong (1980), Tao Na (1980), Wu Jianan (1980), Yang Xun (1981), Zhou Xin (1977).

Hua Li
Case Travel No.12 - 2013
Technique : peinture, technique mixte

La galerie présente de jeunes artistes reflétant l’art actuel en Chine et met l’accent sur Li Hua distingué récemment par le jury du CYAP (Chinese Young Artist Project). La ville et le chaos urbain constituent le point de départ du travail de Li Hua. Ses oeuvres abondent en accidents routiers, en maisons effondrées et en dommages causés par l’homme et elles soulèvent le problème de la deshumanisation des mégapoles chinoises. 

BLINDSPOT GALLERY, Hong Kong, Stand G29 
www.blindspotgallery.com
Direction : Mimi Chun

Artistes exposés : Anothermountainman (1964), Zhang Xiao (1981), South Siu Nam HO (1984), Lei Han (1967), Jiang Pengyi (1977), Rong Rong & Inri (1968).

Jiang Pengyi
Everything Illuminates No.10 - 2012
Technique : archival inkjet print,
Edition of 5 + 2APs, 171x240cm

Galerie spécialisée dans la photographie contemporaine chinoise, Blindspot Gallery présente des artistes de différentes générations. Rong Rong (né en 1968) est l’un des plus grands photographes contemporains chinois. Sa série, East Village, qui documente les performances des artistes de cette communauté reste une oeuvre clé de l‘art contemporain en Chine. Le duo Anothermountainman qui a représenté Hong Kong à la 51e Biennale de Venise en 2005, présente sa série Lanwei sur les chantiers avortés en Asie. Jiang Pengyi, qui a reçu en 2009 le Tierney Fellowship Award, montre sa dernière création inédite en France Everything Illuminates, qui combine le paysage urbain et la manipulation digitale à une approche introspective et une micro observation des objets inanimés du quotidien. 

IFA GALLERY, Bruxelles / Shanghai, Stand F10 
www.ifa-gallery.com
Direction : Alexis Kouzmine-Karavaïeff

Ifa Gallery présente quatre artistes autour du thème Noir & Blanc décliné à travers différents médias : peinture à l’encre, photographie, installation, vidéo.… Références à la culture chinoise et à son questionnement, beauté des formes et symbolisme sont les liens qui unissent les oeuvres présentées. L’ensemble crée un univers où l’encre et son versant symbolique - le noir - deviennent de nouveaux outils artistiques que se réapproprie de manière inattendue l’avantgarde chinoise. Jiang Shanqing dépeint un monde abstrait à l’encre de Chine proche des oeuvres traditionnelles.

Dai Guangyu
Parents 1 - 2012
Technique : Peinture, oeuvre sur papier, mixed media, 85x85cm

Dai Guangyu utilise des techniques traditionnelles pour développer des représentations plus conceptuelles. Wu Junyong évoque à travers ses dessins et vidéos d’animation, un monde intemporel et humoristique. Les Gao Brothers, Gao Zhen et Gao Qiang, analysent l’évolution de la société chinoise au moyen de la photographie.

ISLAND6 ARTS CENTER, Hong Kong / Shanghaï, Stand G3 
www.island6.org
Direction : Thomas Charvériat

Island6 présente le travail du collectif artistique Liu Dao.

Liu Dao
Serious Shenanigans - 2013
Technique : technique mixte, LED, 103x103x5cm

Fondé à Shanghai en 2007 par le curator/artiste Thomas Charvériat, Liu Dao regroupe des artistes provenant de disciplines diverses dans le but de créer des oeuvres associant les dernières technologies (LED, vidéo) avec des techniques traditionnelles chinoises (découpe de papier, sculpture, papier de riz). Exposées internationalement dans des lieux reconnus tels, que le Rockbund Art Museum de Shanghai ou encore les espaces culturels Louis Vuitton de Taipei et Macao, les oeuvres de Liu Dao font partie de nombreuses collections telles que la White Rabbit Collection de Sidney ou encore la fondation K11.

M97 GALLERY, Shanghai, Stand F12 
www.m97gallery.com
Direction : Steven Harris

Artistes exposés : Wang Ningde (1972), Chi Peng (1981), Luo Dan (1968), Huang Xiaoliang (1985), Adou (1973), Lu Yanpeng (1984).

Luo Dan
Simple Song N°64 : Road - 2012
Technique : photographie, tirage à partir d’une plaque de collodion humide, 21x30cm

Galerie spécialisée en photographie, M97 Gallery présente : Luo Dan et sa série de portraits Simple Song, réalisée à partir d’une plaque de collodion humide (technique du 19e siècle), sur une communauté isolée dans la région du Yunan. Xiaoliang Huang, une star montante dans le milieu de l’art et de la photographie chinoise, dont l’oeuvre incorpore ombres et projections de lumière pour créer des scènes dramatiques. Enfin une dernière édition exclusive de l’hommage fait par Chi Peng à la Tour Eiffel. 

RED BRIDGE GALLERY, Shanghai, Stand G3 
www.redbridge.com.cn
Direction : Albert Dou

Artistes exposés : Yuxing Huang (1975), Shenyi Lou (1972), Shui Po (1982), Zhigang Tang (1959), Liu Wei (1965).

Liu Wei 
Portrait - 2009 
Technique : acrylique sur papier, 55x72cm 

Red Bridge Gallery, fondée en 2005, présente un ensemble d’oeuvres parmi les plus importantes à ce jour de Tang Zhigang, Liu Wei, Lou Shenyi, Huang Yuxing et Po Shui. Ces artistes reflètent les tendances de l’art contemporain en Chine. La galerie montre en particulier un triptyque de Liu Wei, variation ironique autour d’un tableau de Van Gogh. Il diffère du tableau de Van Gogh par la fluidité et la légèreté de sa touche. Dans cette ré-interprétation, le sens construction solide de Van Gogh est comme dilué, pour faire place à un principe de représentation emprunt de philosophie orientale qui tend à révéler l’essence grâce à des formes épurées.

XIN DONG CHENG GALLERY, Beijing (Pékin), Stand F13 
www.chengxingdong.com
Direction : Xin Dong Cheng

Artistes chinois exposés : Wang Ningde (1972), Feng Zhengjie (1968), Jianmin Shi (1962), Luan Xiaojie (1958), Bu Di (1970), Guo Bin (1986), Xun Yang (1981).

Wang Ningde
Some Days N°72 - 2009
Technique : photographie, 160x120cm

La galerie Xin Dong Cheng présente des pièces, d’artistes chinois célèbres comme Yue Minjun, leader du mouvement des Réalisme Cynique, Feng Zhengjie, leader, du mouvement Kitsch, ou encore Wang Ningde, un des leaders de l’art photographique en Chine. La galerie montre également une pièce produite spécifiquement pour la foire par Bu Di, artiste fasciné par le Boudhisme et la culture classique asiatique.

ART PARIS ART FAIR 2014 (www.artparis.com) accueille également pour la première fois une collection privée française qui dévoilera un ensemble inédit d’oeuvres d’artistes marquants de la scène chinoise : Gao Brothers, Liu Wei, Tang Zhiang, Wang Guangy, Zhang Xiao Gang…

Zang Xiao Gang 

13/02/14

Art Paris Art Fair : ArtDesign 2014 - Art et design contemporain

ART PARIS ART FAIR 2014 : ARTDESIGN
Une plateforme vouée à l’exploration des liens entre art et design contemporain




Ouverte à toutes pratiques artistiques, ART PARIS ART FAIR offre avec la plateforme ArtDesign un secteur consacré au design de création contemporain. Selon le souhait des organisateurs, "introduire le design dans une foire d’art contemporain, c’est affirmer son statut d’objet d’art et de collection". Pour sa 3ème édition, la plateforme ArtDesign réunit au Grand Palais neuf participants, galeries et institutions, qui présentent des pièces exclusives réalisées en mode confidentiel par des talents contemporains. 

ACABAS (Paris)
Des créations d’Erwan Boulloud (mobilier, sculptures, luminaires), Pierre Demonchaux (mobilier et sculpture), Sylvie Guyomard (nouvelles pièces murales en ardoise), Elie Hirsch (sculpture).

ERWAN BOULLOUD 
Cycles - Sculpture en bétan et acier, 2013
Courtesy Acabas (Paris)

CAT-BERRO GALERIE (Paris)
Mattia Bonetti (dernière collection), Nicola L. (une pièce unique), Hélène Lathoumétie (jardins de porcelaine et verre), Jean-Michel Othoniel (perles lumineuses, tables en fonte d’aluminium et albâtre), Eric Schmitt. 

MATTIA BONETTI 
Palissade, 2013 
Courtesy Cat-Berro Galerie (Paris)

GALERIE DUTKO (Paris)
Béatrice Casadesus (paravents), Eric Schmitt (tables et luminaires), Hitomi Uchikura (oeuvres de papier).

ERIC SCHMITT 
Table Saturne, 2010 
Courtesy Galerie Dutko (Paris)

GALERIE JOUSSE ENTREPRISE (Paris)
Un solo show de Florence Doléac, avec des pièces exclusives pour ART PARIS ART FAIR 2014. 

FLORENCE DOLEAC 
Le salooon vert, 2014 
Courtesy Galerie Jousse Entreprise (Paris)

GALERIE L’ECLAIREUR (Paris)
Exposition personnelle de Vincenzo de Cotiis : des pièces exclusives du Progetto Domestico pour ART PARIS ART FAIR 2014 ; une armoire et une table basse en bois recyclé, antique et précieux, des luminaires en laiton argent oxydé traité main, une table en fibre de verre, des sièges en cuir naturel traité main. 

VICENZO DE COTIIS 
Progetto Domestico, 2014
Courtesy Galerie L’Eclaireur (Paris)

MINIMASTERPIECE (Paris)
Pour la première fois, la galerie présente un face à face "Artistes vs Designers". Côté artistes, les toutes nouvelles pièces de Françoise Pétrovitch et Vera Molnar, les bijoux de Miguel Chevalier et Sophia Vari. Côté designers, la galerie présente en exclusivité les nouveaux bijoux de Constance Guisset, des pièces très récentes de Cédric Ragot et François Azambourg, ainsi que des bijoux du designer allemand Axel Kufus. 

CEDRIC RAGOT 
Geometry, 2013 
Courtesy Galerie MiniMasterpiece (Paris)

GALERIE NEC NILSSON ET CHIGLIEN (Paris)
Un ensemble de sculptures céramiques et cinétiques de : Eva Hild (céramique et bronze), Steen Ipsen (céramique), Vincent Leroy (cinétique), Harumi Nakashima (céramique), Grégoire Scalabre (porcelaine).

GREGOIRE SCALABRE
Ondes, 2013 
Courtesy Galerie NeC Nilsson et Chigilien (Paris, France)

SÈVRES - CITE DE LA CERAMIQUE (Sèvres)
Un aperçu de la production contemporaine de porcelaine de Sèvres, à travers les toutes récentes créations du jeune designer hollandais Aldo Bakker (Grand dôme bleu céleste, AlinetoB, Dômes), les formes sensuelles de la céramiste Kristin McKirdy (Coupe, Nature morte,...) alliées aux volupteuses Coupes et Corolles du designer italien Andrea Branzi. Et un ensemble incontournable des pièces "icônes" de porcelaine de Sèvres, imaginées par Ettore Sottsass. 

ALDO BAKKER 
Vase de Sèvres, 2013
Courtesy Sèvres - Cité de la céramique

GALERIE ARMEL SOYER (Paris)
Mobiliers et tapisseries de Pierre Gonalons, Ruth Gurvich, Mathias Kiss, Julian Mayor, Ifeanyi Oganwu, Gilles Pernet. 

JULIAN MAYOR 
Fernando Copper Chair, 2012
Courtesy Galerie Armel Soyer (Paris)

NOUVEAUTE 2014 : ArtDesignLab

ROMAIN GUILLET et LOUISE DE SAINT ANGEL 
Untitled - Tapisserie 

ERIC VAN DE WALLE 
Inside Pedestal

Au sein d’un espace d’exposition intitulé ArtDesignLab, ART PARIS ART FAIR 2014 donne carte blanche à 8 designers dont le travail et les pratiques hybrides explorent les limites entre art et design : 

• Gilles Belley
• David Enon
• Barnabé Fillion – The Peddler
• Dominique Mathieu
• Statue – Romain Guillet / Louise de Saint Angel
• Joseph Meidan
• Eric Van de Walle
• Perrine Vigneron.

Des pièces uniques, singulières, des prototypes ou productions exclusives seront dévoilés pour la première fois au sein d’une scénographie conçue pour ART PARIS ART FAIR 2014. Résolument prospectifs et engagés, les designers invités viendront à la rencontre du public pendant la durée de l’exposition et réaliseront des interventions Ad Hoc. 

BARNABE FILLION
The Peddler

DAVID ENON
Le multimeuble

LE PRIX ArtDesign
Il récompense la meilleure collaboration entre une galerie et un créateur. Il sera remis mercredi 26 mars, 15h, au Grand Palais.

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