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28/12/17

Philippe Forest, Rien que Rubens, Editions Rmn-Grand Palais, Collection Cartels

Art & Littérature
Philippe Forest, Rien que Rubens
Editions Rmn-Grand Palais, Collection Cartels, Paris, 2017



Philippe Forest, Rien que Rubens
12,5 x 19 cm - 110 pages - 14,90 €
signet, tranchefile, cartonné
nomenclature Rmn-Grand Palais
NT107047 // ISBN : 9782711870479

Philippe Forest, l’auteur du déchirant « L’enfant éternel », se replonge dans l’œuvre de Rubens à la recherche des peines et des joies qui ont construit cet immense artiste. Parcourant les signes intimes laissés dans ses toiles par le peintre flamand, il y trouve un écho, par delà les siècles, à ses propres obsessions d’écrivain, le deuil, l’enfance, l’amour, et signe un texte puissant sur ce qui unit, profondément, une peinture à l’homme qui les regarde.

PHILIPPE FOREST
Né à Paris en 1962, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et docteur ès Lettres, Philippe Forest a enseigné pendant sept ans la littérature française dans les universités anglaises. Professeur de littérature comparée à l’Université de Nantes, il poursuit son chemin littéraire en publiant essais et romans à un rythme soutenu. Son œuvre est marquée par une expérience unique et douloureuse : celle de la perte de sa fille, morte à quatre ans d’un cancer. Ce thème apparait dès son premier roman L’enfant éternel (Prix Fémina du 1er roman) et court tout au long de ses différents ouvrages : Le roman infanticide évoque le deuil et la perte de l’enfant à travers la lecture de grands écrivains mais aussi Sarinagara (Prix Décembre en 2004) comment survivre aux douleurs de l’existence - ou dans Le Siècle des nuages qui retrace la vie romancée de son père, pilote à Air France. C’est ainsi que Philippe Forest « raconte une seule et même histoire qui se poursuit et se transforme » (Le Magazine littéraire n°508 de 2011). Ses essais sont consacrés à la littérature et à l’histoire des courants d’avant-garde, et il collabore à la revue Art Press en tant que critique littéraire, cinématographique et artistique.

Philippe Forest - Bibliographie sélective: 
Le nouvel amour (Gallimard, 2008), Le siècle des nuages (Gallimard, 2010), Le chat de Schrödinger (Gallimard, 2013), L’Enfant fossile (Invenit, 2014), Crue (Galliard, 2016)

Rmn - Grand Palais
www.grandpalais.fr

Zoé Valdès, Et la terre de leur corps

Art et Littérature
Zoé Valdès, Et la terre de leur corps
Traduit de l’espagnol (Cuba) par Albert Bensoussan
Editions Rmn-Grand Palais, Collection Cartels, Paris 2017


Zoé Valdès, Et la terre de leur corps
12,5 x 19 cm - 80 pages - 14,90 €
signet, tranchefile, cartonné
nomenclature Rmn-Grand Palais
NT107049 // ISBN : 9782711870493 
Courtesy Editions Rmn-Grand Palais

Zoe Valdés se glisse dans la tête de Gauguin et l’imagine, aux derniers instants de sa vie, se souvenant, aux îles Marquises, des femmes qu’il a aimées. Dans une atmosphère intime et intense, portée par les parfums tropicaux et les couleurs de ses toiles, c’est tout le génie créateur d’un homme ivre de vie qu’elle donne à voir et à entendre. Un dernier souffle, mais quel souffle!

ZOE VALDES
Zoé Valdés, née en 1959, a grandi dans un quartier populaire de La Havane. Elle a fait ses études à l’Institut supérieur de pédagogie « Enrique José Varona » jusqu’en 4e année. Elle a suivi les cours de la faculté de philologie de l’université de La Havane jusqu’en 2e année. Elle a étudié à l’Alliance française de Paris. Elle a travaillé de 1984 à 1988 à la délégation de Cuba à l’UNESCO à Paris et aux services culturels de la mission de Cuba à Paris. Après la publication de son ouvrage Le Néant quotidien, mal perçu par le régime cubain, elle s’exile en 1995, à Paris, où elle réside depuis. Elle est Doctor Honoris Causa de l’Université de Valenciennes. Elle a reçu de nombreux prix littéraires en Espagne, notamment le très prestigieux Prix Planeta en 1996 pour son roman Te di la vida entera. Toute son œuvre est marquée par Cuba et l’exil.

Zoé Valdés - Bibliographie sélective: 
Sang bleu, trad. Michel Bibard, Arles, Actes Sud, 1993, Le Néant quotidien, trad. Carmen Val Juliàn, Arles, Actes Sud, 1995, Cher premier amour, trad. Liliane Hasson, Arles, Actes Sud, 2000, Les Mystères de la Havane, trad. Julie Amiot et Carmen Val Julián, Calmann-Lévy, 2002, Danse avec la vie, trad. Albert Bensoussan, Gallimard, coll. « Du monde entier », 2009, La femme qui pleure, trad. Albert Bensoussan, Éditions Arthaud, 2015.

Rmn - Grand Palais
www.grandpalais.fr

Rmn-Grand Palais : Collection littéraire Cartels

Art & Littérature
Rmn-Grand Palais : Nouvelle Collection littéraire Cartels




La Rmn-Grand Palais propose, depuis fin septembre 2017, pour la première fois de son histoire éditoriale une collection de littérature: Cartels qui propose des rencontres inédites entre des grands auteurs de fiction du XXIème siècle et des artistes majeurs de l’histoire de la peinture.

Cartels. Dans un musée, placé sur le mur tout près d'une œuvre d'art, un cartel vient dire qui a peint, sculpté, fait naître cette œuvre d'art. Ses dimensions, aussi, sa provenance, sa matière... Un cartel explique. La collection "Cartels", elle, fait davantage qu'expliquer : elle donne à vivre l'œuvre d'art, sa genèse, l'univers dans lequel elle prend sa source, les histoires qu'elle porte ou suscite, grâce au regard d'un écrivain. Confrontée à ce regard, jamais innocent, toujours étonnant elle se livre ou résiste, défie son imaginaire ou se laisse porter par lui, ses obsessions, ses rêveries, donne matière à fiction. Cartels, ou quand les mots des écrivains se mettent à l'œuvre.

Nouvelle collection dans le paysage littéraire, Cartels offre la rencontre entre deux artistes de grande envergure, un écrivain reconnu et un peintre majeur.

La collection commence avec Philippe Forest (Rubens) et Zoé Valdés (Gauguin).

Dans Cartels les pages de gardes sont utilisées pour déployer les œuvres auxquelles le texte fait écho. Le brillant du papier comme la mise en page reprennent les codes des éditions d’art, et mettent en abîme le travail de l’artiste, au sein même de cet ouvrage littéraire.

Editions Rmn-Grand Palais, Paris 2017, en vente dans toutes les librairies.

Rmn - Grand Palais
www.grandpalais.fr

19/06/16

Antonio Saura : De l’écriture à la peinture, Fondation Jan Michalski, Montricher

Antonio Saura : De l’écriture à la peinture
Fondation Jan Michalski, Montricher
19 juin - 25 septembre 2016

Artiste espagnol majeur du XXe siècle, grande figure de l’art contemporain, Antonio Saura (1930-1998) a créé un œuvre peint, illustré, gravé, sculpté et écrit aussi prolifique que formellement inventif, aujourd’hui représenté dans les collections d’institutions muséales du monde entier.

Adolescent alité par la maladie, Antonio Saura découvre le monde d’abord par les livres et les images, et expérimente, en autodidacte, à la fois l’écriture et les arts plastiques. Si l’artiste s’inscrit initialement dans le mouvement surréaliste, il poursuit rapidement sa propre voie picturale, marquée par l’abstraction lyrique et la primauté de la gestualité. Antonio Saura est notamment l’un des fondateurs du groupe avant-gardiste El Paso (1957-1960), introducteur en Espagne de l’art informel dans un esprit libertaire en réaction au climat délétère du franquisme.

L’exposition Antonio Saura │ De l’écriture à la peinture explore les liens multiples de l’artiste avec l’écriture, la littérature et le livre. Très tôt, et sa vie durant, Antonio Saura invente des personnages et des mondes imaginaires au fil d’une construction artistique où le portrait joue un rôle prépondérant.

L’illustration est l’une des faces majeures de l’œuvre d’Antonio Saura tant par son ampleur que par sa créativité et sa diversité. Son oeuvre d’illustrateur commence en 1962 avec une série d’eaux-fortes et d’aquatintes qui accompagnent les Songes de Quevedo. Elle se poursuit avec l’illustration de textes dont Don Quichotte de la Manche de Cervantès, 1984 de Orwell, le Journal de Kafka, ou encore les Aventures de Pinocchio dans la version de Christine Nöstlinger, pour s’achever avec l’illustration de son propre journal Nulla dies sine linea, construit telle une histoire à partir de saisissants commentaires imagés de la presse quotidienne.

Puisant dans son immense collection d’images, extraites de revues, de journaux ou de livres d’art, transformées par des superpositions peintes, Antonio Saura écrit visuellement des histoires sans texte, ainsi que le reflètent les séries Narrations ou La Quinta del Sordo, créée comme un « roman imaginaire sans début ni fin ».

Par son esthétique, le livre est aussi pour Saura un espace de jeu formel et un support matériel à la création : dans la série Autodafé, il investit de visages peints des couvertures arrachées.

A travers un choix de peintures, d’oeuvres sur papier et d’estampes, ainsi que de livres uniques conçus par Antonio Saura, l’exposition offre à regarder – et à imaginer avec l’artiste – des fictions visuelles peuplées de figures d’une grande richesse expressive. Raconteraient-elles, en écho au commentaire d’Antonio Saura lui-même, que « tout ce que réalise le peintre est de toute façon un autoportrait » ?

En collaboration avec la fondation archives antonio saura www.antoniosaura.org

Commissariat : Natalia Granero et Olivier Weber-Caflisch

FONDATION JAN MICHALSKI
En Bois Désert 10
Route de Chardève 2
CH-1147 Montricher
fondation-janmichalski.com