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20/04/23

Exposition Max Ernst @ Aix-en-Provence : Hôtel de Caumont-Centre d’art - Max Ernst, Mondes magiques, mondes libérés

Max Ernst, 
Mondes magiques, mondes libérés
Hôtel de Caumont-Centre d’art, 
Aix-en-Provence
4 mai - 8 octobre 2023

Max Ernst
MAX ERNST
MONDES MAGIQUES, MONDES LIBÉRÉS
Affiche de l'exposition

Artiste érudit et prodigieux expérimentateur, MAX ERNST (1891-1976) traverse le siècle des avant-gardes avec une insatiable soif de création et laisse derrière lui une oeuvre complexe et très personnelle. Artiste associé au groupe dada et au surréalisme, il suit un itinéraire personnel en se détachant des modalités du groupe et réalise des oeuvres visionnaires et pleines de lucidité. À travers près de 120 oeuvres, cette exposition revient sur les traces de ce génie créateur en tant que personnalité libre et singulière, et mettra notamment à l’honneur le lien étroit qu’il entretenait avec la nature, le jeu, la magie et la liberté.

Si la portée de son oeuvre reste encore méconnue du grand public, l’extravagance et la polysémie de la production de Max Ernst sont impressionnantes. Né en Allemagne, il crée en 1919 une communauté Dada à Cologne avant de rejoindre Paris où il participe dès le départ au développement du surréalisme d’André Breton. Il crée de nombreux collages et invente de nouvelles techniques, comme le frottage - qui consiste à passer une mine de plomb sur un papier posé sur des surfaces rugueuses. Après avoir été interné au début de la seconde guerre mondiale non loin de l’Hôtel de Caumont (au Camp des Milles d’Aix- en-Provence), Max Ernst fuit la France et se réfugie aux Etats-Unis. Il rentrera en France en 1953 et continuera de travailler intensément la peinture, le dessin, la sculpture et l’orfèvrerie.

Max Ernst n’aura eu de cesse de se réinventer tout au long de sa carrière. Son oeuvre est nourrie de philosophie, de psychanalyse, de science, d’alchimie, de l‘histoire de l’art, de littérature et de poésie. Cette exposition se concentrera sur les grands thèmes des mondes créés par Max Ernst en illustrant la récurrence des thématiques qui traversent son oeuvre. Une section centrale de l’exposition fait recours aux quatre éléments – l’eau, l’air, la terre et le feu – qui, selon la tradition philosophique ancienne et l’alchimie, composent l’ensemble de la matière du monde naturel.

L’univers de l’artiste déconcerte et étonne. Grand intellectuel et artiste humaniste – au sens néo-Renaissance du terme -, il défie continuellement la perception en combinant la logique et l’harmonie formelle avec des énigmes insondables, tandis que l’onirisme et le fantastique coexistent pour créer des paysages aux mystères impénétrables. Forêts de pierres, animaux chimères, masques incarnés ou oiseaux anthropomorphes, la beauté énigmatique et parfois même ironique des oeuvres de Max Ernst nous plongera dans l’extravagance de ses mondes, magiques et libérés.

Cette exposition bénéficie notamment de prêts exceptionnels du Centre Pompidou, de la Tate, du Guggenheim Venise, du Musée Cantini, du Max Ernst Museum de Brühl et de nombreux collectionneurs privés souhaitant garder leur anonymat.

HÔTEL DE CAUMONT CENTRE D'ART
3 rue Joseph Cabassol, 13100 Aix-en-Provence

01/10/22

Yves Klein, Intime @ Hôtel de Caumont - Centre d’art, Aix-en-Provence

Yves Klein, Intime
Hôtel de Caumont - Centre d’art, 
Aix-en-Provence
28 octobre 2022 - 26 mars 2023

Réalisée en collaboration avec les Archives Yves Klein, l'exposition Yves Klein, Intime présente, pour la première fois à Aix-en-Provence, une soixantaine d’œuvres du grand artiste niçois sous un angle inédit. En regard du caractère public de l’œuvre de Klein, volontairement spectaculaire, voire mythique, elle explore sa dimension personnelle et intime qui lui est complémentaire.

YVES KLEIN (1928-1962) est un des artistes incontournables de la scène artistique française de la seconde moitié du XXe siècle. Depuis sa disparition prématurée en 1962, à 34 ans, la reconnaissance internationale de son œuvre n’a jamais cessé de grandir. Le bleu lumineux et profond qu’il a breveté - le fameux IKB (International Klein Blue) - est connu bien au-delà du cercle des amateurs d’art. 

Aussi l’artiste a-t-il bénéficié de nombreuses expositions qui ont permis de mettre en valeur divers aspects de son œuvre prolifique et variée, élaborée en seulement huit années de travail flamboyant. Cependant, jusqu’à présent, on avait rarement focalisé l’attention sur les liens entre sa propre vie et ses créations à la fois audacieuses, radicales et destinées à toucher un large public.

En revenant sur les origines familiales de l’artiste et son cercle d’amis, sur son lieu de travail et sa relation avec ses modèles, l’exposition souhaite ainsi mettre en valeur les conditions matérielles de son travail, les réflexions intellectuelles de l’artiste, sa dimension spirituelle, ainsi que l’humour souvent sous-jacent au sérieux de sa démarche.

A côté des chefs-d’œuvre les plus emblématiques – dont les Monochromes et les Sculptures Éponges, les peintures dorées Monogolds, ou encore les Anthropométries et les Peintures de Feu – seront présentées des œuvres moins connues du grand public, ainsi que des archives inédites et des objets uniques issus de son fonds d’atelier. Quelques œuvres d’autres artistes seront aussi exposées, ainsi que des projets collaboratifs, en guise de témoignage des liens d’amitié et de complicité créative que Klein a entretenus avec des collègues et amis tels qu’Arman, Christo, Martial Raysse ou encore Jean Tinguely.

Présentation des Archives Yves Klein

Disparu prématurément en 1962 à l’âge de 34 ans, Yves Klein laisse derrière lui une œuvre majeure et un fonds d’archives composé d’une richesse de documents, écrits, photographies, films, enregistrements audio, livres et carnets. Ces archives ont été recensées et conservées par sa veuve, Rotraut Klein-Moquay. Depuis 1996, une équipe s’est constituée à Paris afin de poursuivre ce travail pour contribuer à une meilleure connaissance de l’œuvre d’Yves Klein. En lien avec diverses institutions, les Archives Yves Klein facilitent l’accessibilité à la recherche scientifique et artistique et encouragent l’étude et la préservation de son œuvre et de son héritage. Partie prenante dans différents projets culturels, les Archives Yves Klein permettent un rayonnement des œuvres de l’artiste, notamment grâce à des projets d’expositions dans le monde entier.

Commissariat de l'exposition : Cecilia Braschi, responsable des expositions de l’Hôtel de Caumont - Centre d’art, en collaboration avec les Archives Yves Klein. Conseiller scientifique : Denys Riout, historien de l’art.

Cecilia Braschi : docteure en histoire de l’art, Cecilia Braschi est spécialiste de l’art européen et sud-américain de la deuxième moitié du XXe siècle et des circulations artistiques et critiques entre ces deux continents. Sur ces thèmes, elle a contribué à de nombreuses publications et expositions internationales. Attachée de conservation et de recherche à la Fondation Giacometti de 2005 à 2012, elle a organisé un grand nombre d’expositions en France et à l’étranger et publié plusieurs études sur cet artiste, dont un essai dans le catalogue de l’exposition Alberto Giacometti / Yves Klein. In Search of the Absolute (Gagosian Gallery, Londres, 2016). Depuis 2015, elle est responsable des expositions de l’Hôtel de Caumont - Centre d’art, à Aix-en-Provence, où elle a notamment été la commissaire de l’exposition « Botero, dialogue avec Picasso » en 2017. 

Yves Klein
YVES KLEIN, INTIME
Catalogue de l'exposition
A l’occasion de l’exposition, Culturespaces et Les Editions in fine publient un catalogue de 192 pages réunissant l’ensemble des oeuvres présentées à l’Hôtel de Caumont et des textes inédits de Cecilia Braschi, Catherine Francblin, Denys Riout et Didier Semin ainsi que des interviews exclusives de Elena Palumbo-Mosca, Gérard Zlotykamien et Rotraut Klein-Moquay. 
HÔTEL DE CAUMONT - CENTRE D’ART
3 rue Joseph Cabassol, 13100 Aix-en-Provence

08/01/22

Trésors de Venise. La collection Cini @ Hôtel de Caumont - Centre d’art, Aix-en-Provence

Trésors de Venise. La collection Cini
Hôtel de Caumont - Centre d’art, Aix-en-Provence
19 novembre 2021 - 27 mars 2022

Jacopo Carucci, dit Pontormo
Jacopo Carucci, dit Pontormo
 
(Pontormo (Empoli), 1494 - Florence, 1555)
Double portrait de deux amis, 1523-1524 Huile sur panneau, 88 × 67,5 cm
Fondation Giorgio Cini, Galerie du palais Cini, Inv. 40025
Photo : Venezia, © Fondazione Giorgio Cini

Lorenzo Tiepolo
Lorenzo Tiepolo
 
(Venise, 1736 – Madrid, 1776)
Tête d’Oriental, 1753-1755
Huile sur toile, 61 × 51 cm
Fondazione Giorgio Cini, Galleria di Palazzo Cini 
Dépot des héritiers Guglielmi di Vulci, inv. VC 1819
Photo : Venezia, © Fondazione Giorgio Cini

Francesco Guardi
Francesco Guardi 
(Venise, 1712 – 1793)
Vue de l’île de San Giorgio Maggiore, fin XVIIIe siècle-avant 1793
Crayon, plume, aquarelle polychrome sur papier blanc, 90 × 70 cm
Fondazione Giorgio Cini, Cabinet des dessins et des gravures, inv. 36211
Photo : Venezia, © Fondazione Giorgio Cini

A l’occasion du 70e anniversaire de la création de la Fondation Giorgio Cini, l’Hôtel de Caumont - Centre d’art d’Aix-en-Provence propose à ses visiteurs un voyage à Venise en présentant pour la première fois hors d’Italie des chefs d’œuvre de la collection Cini, l’une des plus importantes collections d’art ancien italien.

Les 90 peintures, sculptures, dessins et objets précieux présentés à l’Hôtel de Caumont font partie de l’un des plus prestigieux ensembles d’art italien, du XIVe au XVIIIe siècle, réuni par l’entrepreneur et philanthrope Vittorio Cini (Ferrare 1885 – Venise 1977). Sa curiosité insatiable et les conseils avisés d’historiens de l’art prestigieux lui ont permis, en l’espace de cinquante ans environ, de former une collection exceptionnelle tant par sa qualité que par la variété de techniques et de typologies d’objets. On y trouve des sculptures, gravures, dessins, objets de mobilier et des peintures sur bois ainsi que des porcelaines vénitiennes et des ivoires français, des miniatures et des volumes finement décorés.

Giandomenico Tiepolo
Giandomenico Tiepolo 
(Venise, 1727 – 1804)
Tête d’Oriental, 1753-1755
Huile sur toile, 61 × 51 cm
Fondazione Giorgio Cini, Galleria di Palazzo Cini 
Dépot des héritiers Guglielmi di Vulci, inv. VC 6318 
Photo : Venezia, © Fondazione Giorgio Cini

En 1951, le collectionneur créa la Fondation Giorgio Cini, centre de recherche et formation de réputation internationale, à la mémoire de son fils, décédé prématurément. Aujourd’hui, la collection Cini se répartit entre la Galerie du Palazzo Cini, ancienne résidence du collectionneur sur le Canal Grande, et le siège de la Fondation Giorgio Cini, sur l’île de San Giorgio Maggiore.

Aux côtés des grands noms de la peinture toscane - comme Fra Angelico, Filippo Lippi, Piero di Cosimo, Jacopo Pontormo - et vénitienne, comme Lorenzo et Giandomenico Tiepolo, l’exposition présente des pièces maîtresses de la Renaissance ferraraise. Complétée par une sélection de sculptures, émaux et ivoires, ainsi que par un choix de dessins et enluminures, l’exposition rend compte de toute la variété stylistique de l’art italien.

Cosmè Tura
Cosmè Tura
 
(Ferrare, vers 1433 – 1495)
Saint Georges, vers 1475-1480
Huile sur bois, 21,6 × 13 cm
Fondazione Giorgio Cini, Galleria di Palazzo Cini
Dépot des héritiers Guglielmi di Vulci, inv. VC 6269
Photo : Venezia, © Fondazione Giorgio Cini

L’exposition présente également des créations contemporaines en dialogue avec les œuvres de la collection. Ces créations des artistes Ettore Spalletti ou encore Vik Muniz, réalisées à l’origine pour être exposées dans la Galerie du Palazzo Cini, témoignent du fait que la collection Cini est une source d’inspiration inépuisable pour les artistes d’aujourd’hui.

Commissariat de l'exposition :

Luca Massimo Barbero, est historien de l’art et conservateur, directeur de l’Institut d’histoire de l’art de la Fondation Cini depuis 2013. Ancien conservateur associé de la collection Peggy Guggenheim et directeur du Musée d’art contemporain de Rome, Luca Massimo Barbero est l’un des principaux experts de l’œuvre de Lucio Fontana. Il a été le commissaire de nombreuses expositions d’art moderne et contemporain dans des musées italiens et internationaux, publiant des essais et des études approfondies, notamment sur l’art d’aprèsguerre en Europe et aux États-Unis.

Daniela Ferretti est architecte et commissaire indépendante. Après son diplôme en Architecture en 1976 à l’Université de Venise, Daniela Ferretti s’est spécialisée dans le domaine de la conception d’exposition. Depuis 1977, elle a organisé plus de 200 expositions pour des institutions publiques et privées et collabore avec les plus grands critiques d’art et historiens italiens et étrangers. Elle a été directrice du Palazzo Fortuny à Venise.

Trésors de Venise. La collection Cini
TRÉSORS DE VENISE, LA COLLECTION CINI
Catalogue de l'exposition
A l’occasion de l’exposition, Culturespaces et Les Editions Hazan publient un catalogue de 192 pages réunissant l’ensemble des œuvres présentées à l’Hôtel de Caumont et des textes inédits deLuca Massimo Barbero, Daniela Ferretti, Maurizio Reberschak, Alessandro Martoni et Simone Guerriero.
HÔTEL DE CAUMONT - CENTRE D’ART
3 rue Joseph Cabassol, 13100 Aix-en-Provence

07/07/16

Charles Camoin à Aix-en-Provence, Musée Granet - Camoin dans sa lumière

Camoin dans sa lumière
Musée Granet, Aix-en-Provence
Jusqu'au 2 octobre 2016


Le musée Granet présente une rétrospective exceptionnelle des oeuvres du peintre Charles Camoin, ainsi que de ses amis, réunis dans le « groupe des fauves ».

Cette exposition de plus de 90 tableaux, dont beaucoup d’inédits de Charles Camoin, sur 700 m2 d’espace d’exposition, emmène le visiteur dans l’atelier de Gustave Moreau, montre comment Camoin a tissé une grande amitié avec Cézanne et comment il participe à l’aventure fauve. Camoin, né à Marseille en 1879, Matisse, Manguin et Marquet, rencontrés aux Beaux-Arts de Paris, vont révolutionner la peinture, lui donner des teintes violentes, utiliser les couleurs primaires, peindre les personnages comme les paysages d’une façon radicalement nouvelle, et surtout puiser leur inspiration dans le Midi éblouissant de lumière.

L’exposition propose aussi de découvrir la relation de Charles Camoin avec Emilie Charmy, sa compagne, et nous transporte dans le Maroc de Matisse, à Tanger notamment. Fidèle à son Midi natal, il alterne des périodes de travail dans la capitale et dans le Sud, particulièrement à Saint-Tropez.

Artiste inquiet et exigeant, Charles Camoin chante la beauté du monde en faisant une synthèse entre l’impressionnisme et le fauvisme, sans jamais oublier la leçon de Cézanne.

Commissariat d’exposition :
→ Claudine Grammont, historienne d’art
→ Bruno Ely, conservateur-en-chef et directeur du musée Granet

Musée Granet
Place Saint Jean de Malte, 13100 Aix-en-Provence
www.museegranet-aixenprovence.fr

06/07/16

William Turner à Aix-en-Provence, Hôtel de Caumont Centre d’Art

Turner et la couleur
Hotel de Caumont, Centre d'Art, Aix-en-Provence
Jusqu'au 18 septembre 2016


TURNER William
TURNER William (1775 - 1851)
Le Soleil écarlate (souvenir de Mayence sur le Rhin), vers 1835-1840
Aquarelle et gouache sur papier bleu - 13,4 x 18,9 cm
Tate. Accepté par la nation dans le cadre du legs Turner en 1856
© Tate, Londres 2015

TURNER William (1775 - 1851)
La Côte méditerranéenne au soleil couchant, vers 1838
Aquarelle et gouache sur papier gris - 14,3 x 18,8 cm
Tate. Accepté par la nation dans le cadre du legs Turner en 1856
© Tate, Londres 2015

L’Hôtel de Caumont Centre d’Art à Aix-en-Provence met à l’honneur l’oeuvre de Joseph Mallord William Turner (1775 - 1851), figure majeure de la peinture anglaise du XIXe siècle. Conçue et organisée en partenariat avec Turner Contemporary de Margate (Angleterre), l’exposition Turner et la couleur bénéficie du concours extraordinaire de la Tate Gallery de Londres, qui a mis à disposition plus de trente chefs-d’oeuvre légués à l’État anglais par l’artiste. Riche de plus de 120 aquarelles, gouaches et huiles sur toile provenant de prestigieux musées anglais et internationaux, tels que la Royal Academy de Londres, l’Ashmolean Museum d’Oxford et le Musée d’art de Dallas, cette grande monographie est également l’occasion de découvrir des oeuvres inédites appartenant à des collections particulières, ainsi que des ensembles d’aquarelles réunis aujourd’hui pour la première fois.

Plaçant au coeur de son parcours la couleur, essence même de la création de Turner, cette exposition invite à redécouvrir la vie et l’oeuvre de ce grand artiste sous un angle nouveau, jusqu’à présent inexploré dans les rétrospectives qui lui ont été dédiées. Dans un parcours à la fois chronologique, thématique et géographique, le public est invité à suivre les évolutions de la palette de Turner.

TURNER William (1775 - 1851)
Lumière et couleur (théorie de Goethe) – le matin après
le Déluge, Moïse écrivant le Livre de la Genèse
Exposé en 1843
Huile sur toile - 78,7 x 78,7 cm
Tate. Accepté par la nation dans le cadre du legs Turner en 1856
© Tate, Londres 2015

TURNER William (1775 - 1851)
Ombre et obscurité – le soir du Déluge
Exposé en 1843
Huile sur toile - 78,5 x 78,1 cm
Tate. Accepté par la nation dans le cadre du legs Turner en 1856
© Tate, Londres 2015

Les premières toiles et aquarelles montrent comment le jeune peintre autodidacte s’est confronté aux grands coloristes du passé, de Rembrandt à Poussin, de Titien à Claude Lorrain, avant de perfectionner une technique très personnelle grâce à l’observation aiguë des phénomènes naturels et de leurs variations chromatiques inépuisables, saisies sur le vif, en plein air.

Une salle de l’exposition, recréant l’atmosphère de l’atelier de l’artiste, permet de comprendre sa manière de travailler à travers ses palettes, ses pigments, ses outils. L’intérêt de Turner pour les théories scientifiques et philosophiques sur la couleur, de Newton à Goethe, est largement illustré dans cette salle, ainsi que son emploi tout à fait avant-gardiste de pigments et techniques inédites. Ses expérimentations audacieuses ont valu à l’artiste les critiques les plus féroces de ses contemporains, mais aussi toute l’admiration des plus fins connaisseurs de l’époque.

Une importante section du parcours, consacrée aux voyages du peintre à travers l’Europe, permet d’admirer la variété et le lyrisme de ses couchers de soleil dorés, de ses marines bleutées et des paysages éblouissants si typiques de son oeuvre. Si Venise offre un sujet incontournable, grâce aux reflets lumineux dans l’eau de la lagune, la Provence n’est pas moins fascinante aux yeux de Turner. Séduit par la lumière chaude et les ciels bleus de cette région, il immortalise ses paysages dans un ensemble d’aquarelles et esquisses qui trouve à juste titre une place de choix dans cette exposition aixoise.


TURNER William (1775 - 1851)
Ciel au soleil couchant, vers 1825-1830
Aquarelle sur papier - 34,5 x 48,6 cm
Tate. Accepté par la nation dans le cadre du legs Turner en 1856
© Tate, Londres 2015


TURNER William (1775 - 1851)
Les Tours vermillon : étude à Marseille, vers 1838
Aquarelle et gouache sur papier gris - 14,4 x 18,8 cm
Tate. Accepté par la nation dans le cadre du legs Turner en 1856
© Tate, Londres 2015

Des tons délicats qui teintent ses croquis de voyage aux tonalités puissantes qui envahissent les plus célèbres toiles de la maturité, la couleur de Turner nous dévoile ainsi, salle après salle, le visage public et privé d’un artiste controversé, d’un homme mystérieux et d’un aventurier amant de tous les défis. Le public retiendra surtout les qualités de ce coloriste prodigieux et subtil connaisseur des effets optiques et émotifs de la couleur, dont Claude Monet aurait dit qu’il savait « peindre les yeux ouverts ». L’impact de son oeuvre est en effet incontestable sur les générations d’artistes qui ont donné vie, quelques décennies plus tard, à l’impressionnisme.

En plus des multiples voyages du peintre, une partie de l’exposition est consacrée aux oeuvres qu’il réalise à Margate, sur la côte du Kent, en Angleterre. Vers la fin de sa vie, Turner a passé beaucoup de temps dans ce petit village côtier, attiré par sa lumière toute particulière. C’est à Margate, où Turner a réalisé quelques-unes de ses plus belles expérimentations picturales, que cette même exposition sera présentée du 8 octobre 2016 au 8 janvier 2017, au Turner Contemporary.

Hôtel de Caumont Centre d’Art
3, rue Joseph Cabassol
13100 Aix-en-Provence
www.caumont-centredart.com

18/05/11

William Kentridge à Aix-en-Provence

Exposition William Kentridge   
Aix-en-Provence 
22 juin - 3 septembre 2011 

L'artiste sud-africain de renommée internationale, WILLIAM KENTRIDGE, plasticien, cinéaste et metteur en scène de théâtre et d'opéra dont les œuvres parcourent le monde depuis sa participation à la Documenta X de Kassel en 1997, investit, après le MoMa à New-York, le Louvre et le Jeu de Paume, à Paris, les hauts lieux de la culture aixoise, du 22 juin au 3 septembre 2011, pour y exposer ses œuvres protéiformes.

o Captures vidéo de l'installation de 8 fragments I am not Me, the Horse is not Mine, à la Cité du Livre - Inauguration le 22 juin à 18h. 

o Sculpture animée Chostakovith et projection du film Return, extrait du triptyque Breathe, Dissolve, Return, à l'Atelier de Cézanne - Rencontre avec l'artiste, le 30 juin.

o Le Nez de Dimitri Chostakovitch dans le cadre du Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence du 8 au 14 juillet. William Kentridge est le metteur en scène, scénographe et créateur vidéo de cette nouvelle production.

L'art de William Kentridge présente une variété de modes d'expression (dessin, vidéo, sculpture, installation, théâtre), au service d'une complexité révélée des formes plastiques. Son œuvre, à partir de  "détails"  - dessin au charbon le plus souvent - et par associations successives grâce auxquelles les dessins s'interpellent, tend à créer une cohérence narrative. Ainsi de l'Un, arrive-t-on au Multiple.

Avec la sculpture Chostakovitch l'agencement de fragments se fait par le vide. Un seul angle de vue permet d'imbriquer visuellement les divers éléments structurels afin d'en donner le portrait du compositeur dans sa plénitude.

Quand dans l'Armoire à Pharmacie William Kentridge rassemble ses dessins et se filme en train de les effacer, transformer, recomposer, il y dévoile une mise en abîme du processus créatif lui-même. Précarité, fragilité de toutes occurrences sont ici évoquées. Mais celles-ci semblent toutefois compensées par l'interrelation des « évènements » déployés sous la main de William Kentridge. Qu'il s'agisse de l'interdépendance des éclats de matière psychique qui façonne chaque individu où celle des individus eux-mêmes, parts d'une réalité politique et sociale. Thème cher à l'artiste. 

Cité du Livre, 8-10 rue des Allumettes, Aix en Provence
Atelier Cézanne, 9 avenue Paul Cézanne, Aix en Provence

www.aixenprovencetourism.com

03/01/11

Exposition La foret de mon reve, Galerie d’art du Conseil general des Bouches-du-Rhone, Aix-en-Provence

La forêt de mon rêve
Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence
Jusqu'au 28 février 2011

Olaf Breuning OLAF BREUNING
Cat, 2002, 122x155cm
Courtesy et © Olaf Breuning

Le conte merveilleux a produit au fil du temps un ensemble de textes et d'images riches de figures récurrentes que chacun convoque dès que se prononcent les mots « Il était une fois ». 

Personnages inquiétants, forêts enchantées, animaux imaginaires... les protagonistes de nombre de ces récits parfois cruels sont unis par une seule et même histoire que l'on pourrait résumer ainsi : Il était une fois un enfant qui partait à la rencontre d'un monde inconnu et merveilleux. Emblématique bien que plus récent que la plupart des contes traditionnels, Alice au Pays des merveilles aborde ce renversement du réel sous un angle nouveau : le rêve.

Janaina Tschape JANAINA TSCHAPE
Pendulus Somnis, 2005
Glossy C-print, 103,5 x 153,5 cm, Edition 3/6
Courtesy Galerie Xippas, Paris

C'est bien dans un rêve enchanteur et curieux que cette exposition cherche à perdre le spectateur. Un choix d'illustrations, dessins, films, photographies, sons, objets... représentations de cette rencontre avec l'étrange, accompagne chacun dans un parcours imaginé pour tous les publics au sein d'oeuvres d’art moderne et contemporain.

Cette exposition qui a débutée le 29 octobre 2010 se situe dans le cadre de l’année de programmation consacrée au monde de l’enfance par la Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Celle-ci a invité Nathalie Guimard et Vincent Tuset-Anrès, directeurs de Fotokino, à assurer le commissariat de l’exposition La Forêt de mon rêve. Cette exposition est associée à la manifestation que propose Fotokino chaque année, Laterna magica (25 novembre - 24 décembre 2010). Nous reproduisons ci-dessous le texte de présentation de cette exposition par les deux commissaires qui l’ont organisée.

Tim Walker, Pastel Cats TIM WALKER
Pastel Cats, 1998
Photographie couleur, 83 x 70 cm
Courtesy Michael Hoppen Contemporary, London

“ D’abord, une constatation s’impose. La Forêt de mon rêve est des plus touffues. En dessinant les premiers contours de cette exposition, notre désir fût d’y évoquer le conte populaire et ses multiples affluents : récit fantastique, conte de fées, märchen... Point n’était question d’en entreprendre une nouvelle définition au regard des pratiques contemporaines, ni d’établir un corpus théorique qui serait venu se rajouter aux nombreuses analyses qui abondent en la matière. Mais plutôt d’en offrir une vision sensible et originale, nourrie d’une grande diversité de pratiques artistiques, de la photographie au dessin, en passant par la littérature, la sculpture et le cinéma. Il s’agissait aussi d’inventer cette exposition comme l’on inventerait une histoire. Voici comment ce récit débute : « Une jeune fille sur un chemin, celui de tous le jours. Une cabane au loin, à l’orée de la forêt. La jeune fille s’en approche, et s’y perd. »

Hansel et Gretel, Alice au pays des merveilles, Le Petit Poucet, Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge... furent les premières références qui nous guidèrent. Des contes populaires qui ont inventé, en un sens, ces moments qui parsèment l’histoire de la littérature enfantine : la rencontre de l’enfant avec l’inconnu, son égarement dans une nature enchanteresse ou effrayante. Ces moments emplis de personnages maléfiques et de rêves obscurs.

 

Aline Ahond

ALINE AHOND
La Forêt de mon rêve # 4, 2010, 60 x 50 cm
Courtesy et © Aline Ahond

Pour traverser cette forêt, des images allaient nous accompagner. Celles qu’ Aline Ahond a réalisées à cette occasion, et qui chapitrent ce récit imaginaire, construit d’autant d’autres récits possibles que d’oeuvres présentées. Chacune de celles-ci nous parle, fausse notre route et nous attire dans un entrelacs d’énigmes à résoudre. Par quel enchantement cette jeune fille enrubannée se retrouve pendue à cet arbre gigantesque ? Combien de petits enfants ce curieux robot de bois a-t-il déjà ingurgité ? Quel étrange sort a été jeté au propriétaire de ces bottes enfumées ?

En germant, cette forêt nous ramenait notre enfance, nos propres souvenirs de lecture, souvenirs doux et terrifiants. Lorsque cette forêt s’est mise à pousser, nous fûmes surpris des mondes fourmillants qui s’offraient à notre exploration. Nous avons tiré la chevillette, et la bobinette cherra. “

Nathalie Guimard, Vincent Tuset-Anrès
Commissaires de l’exposition

 

Gregoire Alexandre, Photographie, 2003 GREGOIRE ALEXANDRE
Sans titre, 2003. Photographie couleur, 65 x 45cm
En collaboration avec CLAUDIA ROETHLISBERGER
Courtesy et © Grégoire Alexandre. Collection de l’artiste.

 

ARTISTES EXPOSES : Aline Ahond, Grégoire Alexandre & Claudia Roethlisberger, Alice Anderson, Stephan Balkenhol, Frédérique Bertrand, Louise Bourgeois, Olaf Breuning, Mat Collishaw, Daniel Depoutot, Gustave Doré, Marie Ducaté, Bernard Faucon, Anna Gaskell, Hervé Grauman, François Houtin, Colette Hyvrard, Laurent Le Deunff, Karen Louÿs, Bertrand Mandico, Lorenzo Mattotti, Corinne Mercadier, Sarah Moon, Muriel Moreau, Polixeni Papapetrou, Renaud Perrin, Pamen Pereira, Chloé Poizat, Noémie Privat, Françoise Quardon, Jean-Jacques Rullier, Kiki Smith, Gerda Steiner & Jorg Lenzlinger, Ladislas Starewitch, Edgar Tijtgat, Roland Topor, Janaina Tschäpe, Tim Walker

Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône 
Hôtel de Castillon, 13100 Aix-en-Provence, France
Site internet du Conseil général : www.cg13.fr

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25/02/10

Aix-en-Provence Ville d’art et d’histoire aux Editions Déclics

Livre > Ville de France en photos > Aix-en-Provence

Aix-en-Provence. Photographies de Vincent Formica, Beaux livres Déclics

Aix-en-Provence, Portrait illustré d’une ville d’art et d’histoire

Nouveau venu dans la collection Tranches de ville des Editions Déclics – Beaux Arts Déclics, qui présente les grandes villes de France en faisant une large place aux photographies avec une centaine de photos par livre.

Un livre, une ville : AIX EN PROVENCE

Ouverte sur le monde, Aix-en-Provence est une cité aux dimensions humaines où cohabitent en parfaite harmonie un patrimoine préservé et une ville moderne. Ici, tout est couleurs et sensations : lumière du ciel, pierre dorée des façades, vert transparent des fontaines, ombre des platanes, surprises des nuits de festivals... Toute l’année et plus encore l’été Aix-en-Provence attire de nombreux visiteurs français et étrangers séduits par le charme de la ville mais aussi par sa ricge programmation artistique. Les expositions estivales du musée Granet sont de renommée internationale.

Photographe : VINCENT FORMICA

Vincent Formica. 39 ans, ancien professeur d’EPS ayant abandonné il y a 7 ans l'Education nationale pour vivre de sa passion la photographie. Photographe de lumière naturelle il travaille pour des collectivités locales, des éditeurs de cartes postales et de beaux livres. Il est l’auteur, chez Déclics, de Marseille, Provence, Avignon... Dans cet ouvrage il restitue tout le charme d’Aix-en-Provence avec une acuité toute particulière. Son regard de photographe parvient même à surprendre les habitants d'Aix en leur présentant sous un jour particulier des lieux qu'ils parcourent tous les jours. Nul doute que ses photographies qui illustrent ce livre séduiront aussi ceux et celles qui n'ont pas la chance d'habiter cette belle ville d'Aix-en-Provence.

 

Aix-en-Provence. Portrait illustré d'une ville d'art et d'histoire, Editions Déclics, 2010.

Double page du livre avec photo pleine et demi page de Vincent Formica et texte d’Olivia Ferrandino & David Gressot © et courtesy Edition Déclic (Groupe Petit Futé) et les auteurs.

 

Auteurs : OLIVIA FERRANDINO & DAVID GRESSOT

Diplômée de l’ESJ Paris, Olivia Ferrandino a travaillé en temps que journaliste rédactrice reporter au sein de différentes rédactions telles que : NRJ, Fun Radio et France Bleu Provence. Elle est également coauteur du Guide Le Petit Futé 2009 : Aix-en-Provence et Pays Salonnais. Actuellement, elle anime aussi une chronique sur Soleil FM.

Agé de 27 ans, David Gressot est assistant éditorial dans une maison d’édition du Sud de la France, ainsi que le secrétaire de rédaction de la revue de poésie Autre SUD. Après avoir travaillé dans plusieurs maisons d’édition (Fayard, Le Serpent à Plumes, Actes Sud ou encore Au Diable Vauvert), ainsi qu’au Bureau international de l’édition française à New York – sa spécialité restant la littérature étrangère –, il a collaboré à l’écriture et à la correction de plusieurs guides touristiques, que ce soit au sein du guide du Routard (les parcs naturels américains, le Maroc, la Provence) ou au Petit Futé (Aix-en-Provence). Il est également le créateur et le directeur littéraire de la revue littéraire semestrielle Et donc, à la fin...

Aix en Provence, portrait illustré d'une ville d'Art & d'Histoire
Editions Déclics - Groupe Petit Futé. Format 18 x 25 cm - 80 pages
Prix de vente public : 14,90 € - Parution Février 2010