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02/08/22

Simon Hantaï @ Fondation Louis Vuitton, Paris - Simon Hantaï (1922-2008). L'exposition du centenaire

Simon Hantaï (1922-2008)
L'exposition du centenaire
Fondation Louis Vuitton, Paris
18 mai - 29 août 2022

A l’occasion du centenaire de la naissance de Simon Hantaï (1922-2008), la Fondation présente une exposition rétrospective, sous le commissariat d’Anne Baldassari et organisée en collaboration avec la famille Hantaï, rassemblant environ 150 oeuvres de l’artiste dont près de la moitié jamais exposées, pour la plupart de grands formats et centrée sur les années 1957-2004. Ce panorama impressionnant de l’oeuvre de l’artiste est présenté sur trois niveaux du bâtiment de Frank Gehry totalisant une surface d’environ 2 700 m2.

Pour cette rétrospective, le fonds d’atelier, en grande partie inédit, de l’oeuvre de Simon Hantaï est montré de manière exceptionnelle. A ce fonds d’atelier sont jointes une quinzaine d’oeuvres à caractère historique, emblématiques de sa démarche des années 1957-1960, dont l’artiste fit le plus souvent don à des institutions publiques ou issues de grandes collections particulières en France ou à l’étranger. Enfin, sept oeuvres de Simon Hantaï conservées dans la collection de la Fondation Louis Vuitton complètent cet ensemble.

L’exposition prend comme point de départ de son parcours didactique la peinture Écriture rose (1958 - 1959, donation de l’artiste à l’Etat. Musée national d’art moderne / CNACGP) et couvre les grandes périodes successives de son oeuvre depuis les Peintures à signes, Monochromes, Mariales, Catamurons, Panses, Meuns, Études, Blancs, Tabulas, Peintures polychromes, Sérigraphies, Laissées, Suaires et Buées (H.B.L). Le parcours inclut une salle dédiée au « dernier atelier » (après 1982) photographié par Edouard Boubat.

Les influences artistiques décisives au développement de Simon Hantaï sont mises en valeur à travers la présentation d’oeuvres de Henri Matisse et de Jackson Pollock. Enfin, les relations d’amitié et de travail nouées au début des années 1960 entre Simon Hantaï et les jeunes artistes de son entourage à la Cité des Fleurs, Michel Parmentier et Daniel Buren sont évoquées dans l’exposition par une confrontation. Une intervention monumentale intitulée Mur(s) pour Simon, travaux in situ et en six mouvements a été conçue par Daniel Buren comme un hommage à Hantaï, est présentée dans le parcours de l’exposition.

Artiste français d’origine hongroise, Simon Hantaï (1922-2008), s’est installé à Paris en 1948 et y a réalisé l’ensemble de son oeuvre. Reconnu par André Breton dès 1953 qui lui consacre sa première exposition personnelle parisienne à la galerie surréaliste « À l’Etoile scellée », Simon Hantaï accomplit une oeuvre d’une originalité et d’une fécondité exceptionnelle qui le conduira à recevoir le premier prix de la Fondation Maeght en 1967, puis le Grand Prix national des arts plastiques en 1980, ainsi qu’à représenter la France à la 40ème Biennale de Venise en 1982. Simon Hantaï est représenté par 139 oeuvres dans les collections publiques françaises et par une cinquantaine d’oeuvres dans les collections publiques à l’étranger.

Commissariat général : Anne Baldassari, Conservateur général honoraire du Patrimoine, assistée de Anne-Emmanuelle Laurent.

Simon Hantaï
Simon Hantaï (1922-2008)
L’exposition du centenaire
Le catalogue de l’exposition, publication scientifique de 220 pages, est coédité par la Fondation Louis Vuitton et les Éditions Gallimard, en version française et anglaise. Contributions de Zsuzsa Hantaï, Anne Baldassari, Jean-Luc Nancy, Georges Didi-Huberman, Jean-Louis Schefer et Daniel Buren
FONDATION LOUIS VUITTON
8 avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, 75116 Paris

15/10/21

La Collection Morozov @ Fondation Louis Vuitton, Paris - Icones de l'art moderne

LA COLLECTION MOROZOV 
ICÔNES DE L’ART MODERNE 
Fondation Louis Vuitton, Paris
Jusqu'au 22 février 2022

FONDATION LOUIS VUITTON
LA COLLECTION MOROZOV 
ICÔNES DE L’ART MODERNE 

La Fondation Louis Vuitton présente LA COLLECTION MOROZOV, l’une des plus importantes collections au monde d’art impressionniste et moderne. L’exposition rassemble 200 chefs-d’œuvre de la collection d’art moderne français et russe des frères Mikhaïl et Ivan Morozov. C’est la première fois depuis sa création, au début du 20ème siècle, que LA COLLECTION MOROZOV voyage hors de Russie.
 
Cette exposition constitue le second volet du thème ICÔNES DE L’ART MODERNE, organisée par la Fondation Louis Vuitton en partenariat avec le Musée d’État de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg), le Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine (Moscou) et la Galerie nationale Trétiakov (Moscou). Elle fait suite à l’exposition LA COLLECTION CHTCHOUKINE, qui connut un immense succès public puisqu’elle a réuni, il y a 4 ans, 1.3 millions visiteurs. Après Sergueï Chtchoukine et Samuel Courtauld, la Fondation Louis Vuitton poursuit ainsi son cycle de manifestations dédiées aux grands collectionneurs - mécènes pionniers de l’art moderne.
 
Déployée dans l’ensemble des salles du bâtiment de Frank Gehry, l’exposition LA COLLECTION MOROZOV à la Fondation Louis Vuitton rassemble un ensemble d’œuvres d’artistes français et russes parmi les plus iconiques de cette Collection : 

ANISFELD Boris
BONNARD Pierre
CÉZANNE Paul
CLAUDEL Camille
COROT Jean-Baptiste Camille
DEGAS Edgar
DENIS Maurice
DERAIN André
FRIESZ Emile Othon
GALLEN-KALLELA Akseli
GAUGUIN Paul
GOLOVINE Alexandre
GONTCHAROVA Natalia
GUERIN Charles
KONENKOV Sergueï
KONTCHALOVSKI Piotr
KOROVINE Konstantine
LARIONOV Mikhaïl
MACHKOV Ilia
MAILLOL Aristide
MAKOVSKI Konstantin
MALEVITCH Kazimir
MANET Édouard
MANGUIN Henri Charles
MANZANA-PISSARRO Georges
MARQUET Albert
MATISSE Henri
MELNIKOV Dmitri
MONET Claude
MUNCH Edvard
OUTKINE Piotr
PICASSO Pablo
PISSARRO Camille
PUY Jean
RENOIR Pierre-Auguste
RÉPINE Ilia
RODIN Auguste
ROUSSEL Ker-Xavier
SARIAN Martiros
SÉROV Valentin
SISLEY Alfred
TOULOUSE-LAUTREC Henri-Marie-Raymond de
VALTAT Louis
VAN GOGH Vincent
VLAMINCK Maurice de
VROUBEL Mikhaïl
ZORN Anders Leonard

Conçue par Anne Baldassari, commissaire générale, l’exposition réserve d’étonnantes découvertes et de mémorables émotions. Elle se déploie dans une muséographie originale évoquant références historiques et intemporalité d’œuvres emblématiques de la modernité artistique naissante de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle.
 
Le « Salon de musique » de l’hôtel particulier moscovite d’Ivan Morozov, constitué d’un ensemble décoratif monumental composé de 7 panneaux commandés par Ivan Morozov en 1907 à Maurice Denis sur le thème de l’Histoire de Psyché (1908-1909), et de 4 sculptures créées par Aristide Maillol, est présenté pour la première et seule fois hors du musée de l’Ermitage dans une scénographie spécifique qui termine le parcours de présentation des œuvres Morozov.
 
LA COLLECTION MOROZOV 
ICONES DE L’ART MODERNE
Catalogue de l'exposition
S’appuyant sur l’étude des importants fonds d’archives inédits de Mikhaïl et Ivan Morozov conservés au Musée Pouchkine et à la Galerie Trétiakov, l’important ouvrage dédié à l’exposition rassemble des textes et documents inédits témoignant de la singulière histoire de la famille Morozov avec l’objectif d’établir le catalogue général des fonds d’œuvres français de leurs collections. Le catalogue LA COLLECTION MOROZOV - ICONES DE L’ART MODERNE, publication scientifique de 520 pages est coédité par la Fondation Louis Vuitton et les Éditions Gallimard.

FONDATION LOUIS VUITTON
8 avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, 75016 Paris

23/09/07

Picasso Cubiste au Musée Picasso, Paris

Picasso Cubiste
Musée Picasso, Paris
19 septembre 2007 – 7 janvier 2008

Le mot « cubisme » remonte à une boutade de Matisse, reprise par la presse, qui avait décrit comme une composition faite de « petits cubes » un paysage (1908) de Braque, compagnon de « cordée » de Picasso dans cette nouvelle manière de peindre et de voir.

Picasso garda toujours ses distances avec le mouvement cubiste qui se revendiquait de lui. Cependant, en 1923, dans un entretien au critique d’art Marius de Zayas, il en accepte le terme pour qualifier le développement de son oeuvre propre.

Depuis la Renaissance et jusqu’à la révolution Impressionniste, la peinture s’était voulue une fenêtre illusionniste ouverte sur le monde. Le cubisme est en rupture radicale avec cette idée. Il veut, chez Picasso, afficher la matérialité de la peinture et s’affirme comme un langage de signes : « Nous avons essayé de nous débarrasser du trompe-l’oeil pour trouver le “ trompe-l’esprit ”. » dira-t-il.

Avec son expression habitée par le lyrisme de Greco, une analyse géométrique des volumes issue de l’art de Cézanne, le cubisme picassien procède aussi d’une décomposition de la forme en unités plastiques empruntée aux arts primitifs, ibérique, africain, océanien, byzantin. Il détourne par ailleurs les règles de l’optique photographique, révèle un intérêt majeur pour les sources, l’iconographie, l’artisanat de la culture populaire, et introduit des fragments d’objets, de lettrages ou de coupures de presse.

Dès 1912, Apollinaire l’énonçait : « On peut peindre avec ce qu’on voudra, avec des pipes, des timbres-poste, des cartes postales ou à jouer, des candélabres, des morceaux de toile cirée, des faux cols, du papier peint, des journaux. Il me suffit, à moi, de voir le travail, il faut qu’on voie le travail, c’est par la quantité de travail fournie par l’artiste, que l’on voit la valeur d’une oeuvre d’art. »

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux et le Musée Picasso.

Commissariat : Anne Baldassari, conservateur en chef du Patrimoine, directrice du musée national Picasso.

MUSEE PICASSO
Hôtel Salé - 5, rue de Thorigny, 75003 Paris

02/02/00

Brassaï / Picasso : Conversations avec la lumière, Musée Picasso, Paris

Brassaï / Picasso  
Conversations avec la lumière
Musée Picasso, Paris 
2 février - 1er mai 2000

Prenant place dans le cycle d’expositions que le musée Picasso consacre, depuis 1994, aux relations que le peintre entretenait avec la photographie, cette exposition s’intéresse à sa collaboration avec Brassaï (1899-1984). Grâce à des enrichissements récents des collections du musée, elle présente pour la première fois un ensemble significatif de leur travail commun autour de deux grands thèmes : les photographies de sculptures et les diverses utilisations de la technique du cliché-verre.

Brassaï et Picasso se rencontrent en 1932 par l’intermédiaire de Tériade, qui commande pour le premier numéro de la revue Minotaure une série de vues de l’atelier, rue La Boétie, et des récentes sculptures en plâtre réalisées par Picasso à Boisgeloup. Par la suite, de 1943 à 1946, c’est l’ensemble de l’œuvre sculpté que Brassaï photographie pour Les Sculptures de Picasso, 1949, publié aux éditions du Chêne, avec une préface de Daniel-Henry Kahnweiler. Entre 1932 et 1946, Brassaï photographie donc de manière systématique l’œuvre sculpté de Picasso, alors à peu près inconnu. A cette occasion s’engage entre les deux artistes un dialogue sur les natures respectives de la photographie et de la sculpture. Conversations avec Picasso, publié par Brassaï en 1964, a rendu célèbre les détours et les rebondissements de ce dialogue.

En 1996, le musée Picasso acquiert la totalité du fonds photographique de Brassaï traitant de la vie et de l’œuvre de Picasso. L’ensemble constitue la plus riche collection publique consacrée au photographe, avec plus de 440 images. L’exposition en présente 150, en grande partie inédites, autour de petites séquences qui les associent aux plâtres, bois, bronzes ou papiers déchirés de Picasso. Par le changement du point de vue, du cadrage ou de l’éclairage, Brassaï propose ici ce qui serait son « manifeste » de la photographie de sculpture.

Un soir de décembre 1932, Brassaï oublie une petite plaque photographique vierge dans l’atelier, rue La Boétie. Picasso s’en empare et y grave un portrait de Marie-Thérèse. L’épisode est décisif pour Brassaï, qui écrira plus tard à Picasso : « C’est vous qui avez réveillé en moi le démon du dessin » (lettre du 15 mai 1945, archives Picasso, Paris). Par la suite chacun des deux artistes va expérimenter à sa manière la technique du cliché-verre.

Ce travail de tirage d’épreuves photographiques à partir d’une plaque de verre peinte (Picasso) ou d’une plaque photographique gravée (Brassaï) allie les potentialités de la photographie, de la gravure et du dessin. En 1934-1935, Brassaï réalise plus de 150 « grattages » à partir d’une trentaine de négatifs de « nus » datant des années 1931-1935. L’exposition présente les différents états de ces « grattages » : « La photographie s’est parfois volatilisée. Parfois quelques débris en ont survécu ; un bout de sein frémissant, un visage en raccourci, une cuisse, un bras. » (Brassaï, Transmutations). A son tour Picasso développe encore l’expérience en 1936-1937, par une série de quatre grands clichés verre peints à l’huile dont il tire une vingtaine d’épreuves, superposant aux plaques de verre des papiers découpés, des pièces de tissus ou des objets.

Grâce à la dation Dora Maar, l’ensemble des plaques et des tirages de Picasso est récemment entré dans les collections du musée Picasso. Il était resté inédit, hors quatre reproductions publiées dans Cahiers d’art en 1937. De son côté, Brassaï avait publié en 1967 douze images de ses recherches de 1934-1935, sous le titre de Transmutations. Les quelque 60 épreuves et les 26 négatifs originaux présentés ici permettent de mesurer l’intérêt des résultats obtenus par le photographe.

L’exposition s’enrichit encore des planches-contact de travail de Brassaï, souvent annotées et rehaussées, de pièces d’archive, d’ouvrages, de dessins et de dédicaces qui forment les jalons de l’exceptionnelle collaboration de Brassaï et Picasso.

Célébrant le centenaire de la naissance de Brassaï (9 septembre 1899), l’exposition révèle pour Brassaï comme pour Picasso un aspect de leur œuvre tenu secret et dont la dynamique dépend pour l’essentiel de leur fascination commune pour la photographie et la sculpture, le dessin et la photographie. De ces techniques, ils font des univers. Les interrogeant sans relâche, chacun d’eux en réinvente les formes de manière décisive. A un moment où la recherche se porte sur les ressorts de la création au XXe siècle, il a paru utile de reconstituer le fil ténu de ce dialogue où Brassaï et Picasso se tentent, se défient et se répondent dans le langage de la photographie. 

Commissariat : Anne Baldassari, conservateur au musée Picasso

Publications : catalogue, 344 pages, 320 illustrations en couleur, 385 F (58,69€) ; Petit Journal, 16 pages, 15 F, éditions RMN

Musée national Picasso
Hôtel Salé - 5, rue de Thorigny - 75003 Paris