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11/03/25

Gautier Willaume : Peintures abstraites, 2025 - "Lignes verticales irrégulières" - 15 peintures en ligne

Gautier Willaume
Lignes verticales irrégulières
Peintures abstraites, 2025

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste


L'artiste GAUTIER WILLAUME (né en 1968) présente, sur Wanafoto, une série de peintures en cours. 

Les peintures de cette séries sont peintes à l'acrylique appliquée au rouleau à encrer (ceux-ci sont normalement utilisés pour la réalisation de gravures ou de lithographies). La démarche de Gautier Willaume repose sur une part de hasard dans le tracé et les "imperfections" qui en découlent et qui font le charme de ces peintures. 

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste


Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Dans ses travaux précédents, Gautier Willaume, peintre abstrait, avait plutôt travaillé sur des peintures aux lignes bien tracées. Si l'abstraction est au coeur de l'ensemble de son travail d'artiste, cette série innove, par exemple, par rapports à ses peintures aux formes géométriques ou encore celles de la série "Théodore Géricault" d'inspiration pop art. 

La série présentée dans ce post est constituées de petit formats (feuilles 300 gr. A 4) alors que les autres peintures de Gautier Willaume sur papiers sont, pour la majorité d'entre elles, au format 50 x 65 cm (format Vigne) et ses toiles au format 60 x 80 cm. On peut donc imaginer que ces peintures sont des travaux préparatoires à des oeuvres de plus grande dimension.

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

Gautier Willaume - Peinture abstraite
Gautier Willaume
Série Lignes Verticales Irrégulières, 2025
Acrylique sur papier, 21 x 29,7 cm
© Gautier Willaume, courtesy de l'artiste

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01/02/23

Abstraction Is Freedom @ 193 Gallery, Paris - Avec les artistes Hongrois : Zsofi Barabas, Judit Horvath Loczi, Bea Kusovszky, Marton Nemes, Eszter Poroszlai

Abstraction Is Freedom 
Zsofi Barabas, Judit Horvath Loczi, Bea Kusovszky, Marton Nemes, Eszter Poroszlai 
193 Gallery, Paris 
7 janvier - 25 février 2023 

Zsofi Barabas
Zsofi Barabas
Black Cloud 2, 2022
Acrylique et huile sur bois, 49 x 67 x 3 cm

Marton Nemes
Marton Nemes 
Meta painting 20, 2022
70 x 50 x 4 cm

La 193 Gallery présente une exposition consacrée à l'abstraction hongroise contemporaine. Abstraction Is Freedom regroupe des oeuvres de Zsofi Barabas (n. 1980), Judit Horvath Loczi (n. 1981), Bea Kusovszky (n. 1986), Marton Nemes (n. 1986) et d' Eszter Poroszlai (n. 1974). Ces artistes sont nés alors qu'un rideau de fer divisait encore l'Europe. Mais ils ont évolués dans un monde libre après la chute du mur de Berlin. A travers les oeuvres de ces artistes, la 193 Gallery nous invite à découvrir la richesse et la diversité de la création en Hongrie, trente ans après qu'un vent de liberté ai soufflé sur l'Europe de l'Est.

193 GALLERY
24 rue Béranger, 75003 Paris

02/09/22

Leslie Smith III @ Galerie Isabelle Gounod, Paris - The Depth of Thoughts: New Abstractions

Leslie Smith III
The Depth of Thoughts: New Abstractions
Galerie Isabelle Gounod, Paris
3 septembre - 15 octobre 2022

Leslie Smith III
LESLIE SMITH III
 
Spring Kept Its Promise Once Again, 2021
Huile sur toile sur châssis découpés, 161,5 x 192 cm
© Leslie Smith III, courtesy Galerie Isabelle Gounod

Leslie Smith III s’intéresse à notre effort conscient d’altération de notre perception : ses peintures et œuvres sur papier explorent les thèmes de la compatibilité, du ressentiment, de la transparence et de l’opacité, comme autant de personnages influençant nos interactions.

Peintre afro-américain, Leslie Smith III propose une nouvelle interprétation de l’abstraction contemporaine, de sensibilité différente de celle des années 1950 et 1960, dérivée d’une vision alternative du monde, faite d’inclusion et d’acceptation, qui s’inscrit dans une quête de déstigmatisation de l’altérité. Il s’intéresse aux propriétés subjectives et politiques inhérentes à l’abstraction qu’il considère comme facteurs d’émancipation des minorités noires.

Suggérant nos identités complexes à multiples facettes, les peintures de Leslie Smith III sont composées de plusieurs toiles et châssis individuellement découpés, façonnés, assemblés agissant comme les fragments d’un tout. Chacune de ces « citations » singulières crée des rencontres picturales souvent disparates, contrastées, constituant un corpus d’archives, à la recherche d’une esthétique stimulante, mais familière. La peinture devient ainsi un objet tridimensionnel médiateur d’expériences sensibles, au-delà de la planéité.

Pour cette deuxième exposition à la galerie Isabelle Gounod, Leslie Smith III nous invite à la contemplation, au temps long, à la perception accrue de l’esprit. Si les pensées sont souvent fugaces, beaucoup sont profondément enracinées. Elles reflètent notre approche de la compréhension du monde et la conscience que nous avons de nous-mêmes, pour mieux révéler harmonie et tension, discorde et convergence. A travers ses récentes compositions Leslie Smith III explore ainsi des réflexions sur l’être, où s’expriment les notions de perte, de désir, d’attente…

LESLIE SMITH III est né en 1985 à Silver Springs, Maryland. Il vit à Madison, Wisconsin. Leslie Smith a obtenu un BFA au Maryland Institute College of Art ainsi qu’un MFA (Master of Fine Art) à la Yale School of Art. Il est Professeur de peinture et de dessin à l’Université du Wisconsin-Madison.

Expositions personnelles (sélection) : Stranger days, Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2022) ; Locus of Control, Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2017) ; As I Remembered, beta pictoris gallery / Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2014) ; I Dream Too Much, Madison Museum of Contemporary Art, Madison, Wisconsin (2013).

Exposition collectives (sélection) : ( À venir) Anyone Can Move a Mountain, Maus Contemporary, Birmingham, Alabama (2022) ; Darker than Blue, Maus Contemporary Gallery, Birmingham, Alabama (2021) ; Night in America, Maus Contemporary Gallery, Birmingham, Alabama (2020) ; Aftereffect: Georgia O’Keeffe and Contemporary Art, Museum of Contemporary Art Denver, Denver, Colorado (2019) ; Black In The Abstract Part II: Hard Edges/Soft Curves, cur.Valerie Cassel Oliver, Bill Arning & Dean Daderko, Contemporary Art Museum Huston, Houston, Texas (2014) ; Parallax Futured: Transtemporal Subjectivities, Skirball Museum, Cincinnati, Ohio (2014).

Ses oeuvres figurent dans de nombreuses collections privées et les collections permanentes du High Museum of Art d’Atlanta, du Virginia Museum of Fine Art de Richmond, du Birmingham Museum of Art, de l’Abroms-Engel Institute for the Visual Arts de Birmingham ainsi que du FRAC Auvergne (2021).

GALERIE ISABELLE GOUNOD
13 rue Chapon, 75003 Paris


















02/08/22

Simon Hantaï @ Fondation Louis Vuitton, Paris - Simon Hantaï (1922-2008). L'exposition du centenaire

Simon Hantaï (1922-2008)
L'exposition du centenaire
Fondation Louis Vuitton, Paris
18 mai - 29 août 2022

A l’occasion du centenaire de la naissance de Simon Hantaï (1922-2008), la Fondation présente une exposition rétrospective, sous le commissariat d’Anne Baldassari et organisée en collaboration avec la famille Hantaï, rassemblant environ 150 oeuvres de l’artiste dont près de la moitié jamais exposées, pour la plupart de grands formats et centrée sur les années 1957-2004. Ce panorama impressionnant de l’oeuvre de l’artiste est présenté sur trois niveaux du bâtiment de Frank Gehry totalisant une surface d’environ 2 700 m2.

Pour cette rétrospective, le fonds d’atelier, en grande partie inédit, de l’oeuvre de Simon Hantaï est montré de manière exceptionnelle. A ce fonds d’atelier sont jointes une quinzaine d’oeuvres à caractère historique, emblématiques de sa démarche des années 1957-1960, dont l’artiste fit le plus souvent don à des institutions publiques ou issues de grandes collections particulières en France ou à l’étranger. Enfin, sept oeuvres de Simon Hantaï conservées dans la collection de la Fondation Louis Vuitton complètent cet ensemble.

L’exposition prend comme point de départ de son parcours didactique la peinture Écriture rose (1958 - 1959, donation de l’artiste à l’Etat. Musée national d’art moderne / CNACGP) et couvre les grandes périodes successives de son oeuvre depuis les Peintures à signes, Monochromes, Mariales, Catamurons, Panses, Meuns, Études, Blancs, Tabulas, Peintures polychromes, Sérigraphies, Laissées, Suaires et Buées (H.B.L). Le parcours inclut une salle dédiée au « dernier atelier » (après 1982) photographié par Edouard Boubat.

Les influences artistiques décisives au développement de Simon Hantaï sont mises en valeur à travers la présentation d’oeuvres de Henri Matisse et de Jackson Pollock. Enfin, les relations d’amitié et de travail nouées au début des années 1960 entre Simon Hantaï et les jeunes artistes de son entourage à la Cité des Fleurs, Michel Parmentier et Daniel Buren sont évoquées dans l’exposition par une confrontation. Une intervention monumentale intitulée Mur(s) pour Simon, travaux in situ et en six mouvements a été conçue par Daniel Buren comme un hommage à Hantaï, est présentée dans le parcours de l’exposition.

Artiste français d’origine hongroise, Simon Hantaï (1922-2008), s’est installé à Paris en 1948 et y a réalisé l’ensemble de son oeuvre. Reconnu par André Breton dès 1953 qui lui consacre sa première exposition personnelle parisienne à la galerie surréaliste « À l’Etoile scellée », Simon Hantaï accomplit une oeuvre d’une originalité et d’une fécondité exceptionnelle qui le conduira à recevoir le premier prix de la Fondation Maeght en 1967, puis le Grand Prix national des arts plastiques en 1980, ainsi qu’à représenter la France à la 40ème Biennale de Venise en 1982. Simon Hantaï est représenté par 139 oeuvres dans les collections publiques françaises et par une cinquantaine d’oeuvres dans les collections publiques à l’étranger.

Commissariat général : Anne Baldassari, Conservateur général honoraire du Patrimoine, assistée de Anne-Emmanuelle Laurent.

Simon Hantaï
Simon Hantaï (1922-2008)
L’exposition du centenaire
Le catalogue de l’exposition, publication scientifique de 220 pages, est coédité par la Fondation Louis Vuitton et les Éditions Gallimard, en version française et anglaise. Contributions de Zsuzsa Hantaï, Anne Baldassari, Jean-Luc Nancy, Georges Didi-Huberman, Jean-Louis Schefer et Daniel Buren
FONDATION LOUIS VUITTON
8 avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, 75116 Paris

01/08/22

Shirley Jaffe @ Centre Pompidou, Paris - Une Américaine à Paris - Exposition Rétrospective

Shirley Jaffe
Une Américaine à Paris
Centre Pompidou, Paris
20 avril - 29 août 2022

Peintre américaine installée à Paris depuis les années 1950, Shirley Jaffe (1923 - 2016) est une référence de la peinture abstraite du tournant des 20e et 21e siècles. Non sans provocation, elle affirmait avoir découvert Pierre Bonnard à New York puis Jackson Pollock et Andy Warhol à Paris.

Cette exposition constitue sa première rétrospective. Suivant un déroulement chronologique, l’accrochage présente ses débuts expressionnistes abstraits, suivis des deux ruptures radicales conduisant à l’abandon de la gestualité à la fin des années 1960 et aux grandes toiles caractéristiques de la maturité par leur formes libres et unies et la présence d’un blanc incisif. Il souligne aussi la voie parallèle suivie avec ses « gouaches » sur papier, d’exécution rapide, contrairement aux tableaux, trépidants comme la vie urbaine, mais toujours longs à aboutir. Shirley Jaffe tenait pour elle-même un « journal » de ses tableaux en cours. En regard des œuvres, on découvre ces précieuses notes d’atelier et des archives inédites conservées à la bibliothèque Kandinsky.

Après son décès en 2016, un ensemble de douze toiles, versé par dation à l’État français, a été reçu par le Musée national d’art moderne en 2019.

L’exposition est présentée au Kunstmuseum de Bâle (25 mars - 30 juillet 2023) et au musée Matisse à Nice (11 octobre 2023 - 8 janvier 2024) dans des parcours adaptés à chaque lieu.

Née en 1923 dans le New Jersey, Shirley Jaffe étudie à Cooper Union, à New York, qu’elle quitte pour Paris, où elle se fixe en 1949. Proche de Jules Olitski, Al Held, Jean-Paul Riopelle, Sam Francis, elle est rapidement reconnue comme une peintre majeure de la nouvelle abstraction. Elle fait partie de la communauté d’artistes américains installés en France après-guerre. Elle sous-loue l’atelier de Louise Bourgeois dans la même rue que Joan Mitchell avec qui elle entretient une dynamique émulation, notamment à la galerie Fournier qui les représente longtemps.

Le Centre culturel américain de Paris l’expose en trio avec Sam Francis et Kimber Smith en 1958. Puis c’est en Suisse à Berne et à Bâle qu’elle fait ses premières expositions personnelles en galerie. Bâle où elle trouvera en la personne d’Arnold Rüdlinger, directeur de la Kunsthalle, un soutien zélé et communicatif. Dans les années 1960, elle tourne le dos à des débuts prometteurs dans l’esprit de l’Expressionnisme abstrait. D’abord en 1963-64, grâce à une bourse de la Fondation Ford qui l’éloigne à Berlin, puis en 1969 lors de sa deuxième exposition personnelle chez Jean Fournier, où elle surprend en évacuant toute gestualité.

A partir des années 1970, se développe son écriture personnelle aux contours ciselés qui, sans permettre de l’assimiler à la vague Hard Edge alors déclinante, la tient à égale et respectueuse distance de ses anciens pairs expressionnistes américains et des tenants européens de l’art concret comme Gottfried Honegger, qui l’admire. Sa géométrie est bien ordonnée, mais savamment contrariée, toujours dévoyée, aléatoire en apparence, mais scrupuleusement dictée par une exigence implacable. Shirley Jaffe répugnait à voir des paysages naturels dans ses tableaux précédents, les œuvres sont désormais d’inspiration urbaine, damiers et stèles d’abord, puis solides blocs méthodiquement disjoints, isolés par un ciment blanc de plus en plus insinuant. Depuis qu’elle découvre le chantier de démolition de l’ancienne gare Montparnasse en 1967, l’idée de chaos est une métaphore et un moteur jubilatoire pour cette artiste patiente et organisée.

En 1969, elle s’installe dans le 5e arrondissement, rue Saint-Victor – atelier qu’elle ne quittera plus, et où elle peindra jusqu’à la dernière minute. De nombreux artistes, jeunes ou moins, inconnus ou célèbres, viennent lui rendre visite dans cet atelier : Polly Apfelbaum, Beatriz Milhazes, Sarah Morris, Bernard Piffaretti, Charline von Heyl, Amy Sillman… Elle en retrouvera certains en rejoignant la Galerie Nathalie Obadia à la fin des années 1990.

Personnalité secrète, bien qu’hospitalière, curieuse des autres, mais discrète à l’extrême sur sa vie personnelle, elle ne manifestera jamais publiquement ses convictions féministes, malgré l’amitié qui la lia plusieurs décennies à l’historienne engagée Linda Nochlin.

Shirley Jaffe
SHIRLEY JAFFE
L’exposition est accompagnée d’un catalogue publié par Bernard Chauveau Édition en coédition avec le Centre Pompidou, réunissant des textes de Svetlana Alpers, Claudine Grammont et Frédéric Paul ainsi qu’une interview inédite par Robert Kushner.

Commissariat : Frédéric Paul, conservateur, collections contemporaines, Musée national d’art moderne

CENTRE POMPIDOU, PARIS

28/01/21

Zhang Wei @ Galerie Max Hetzler, Paris

Zhang Wei
Galerie Max Hetzler, Paris
6 février - 13 mars 2021

Zhang Wei

ZHANG WEI 
Z-AC2018, 2020 
Oil on linen
200 x 180 cm.; 78 3/4 x 70 7/8 in.
Photo: Yang Chao Photography Beijing

Pour sa première exposition à Paris et la seconde à la galerie Max Hetzler, ZHANG WEI, l’une des figures de proue de la peinture abstraire chinoise, a sélectionné douze peintures et deux huiles sure papier aquarelle réalisées entre 2016 et 2020. L’artiste offre un aperçu de son travail récent empreint de l’influence de l’Action Painting qu’il découvre dans les années 80, marquant un tournant dans sa pratique, et l’incitant à rompre définitivement avec la figuration.

Zhang Wei confronte le spectateur à des toiles souvent monumentales, composées de coups de pinceaux aux couleurs vives et contrastées, suscitant une émotion intense et ajoutant une conscience corporelle à son œuvre. Comme l’évoque C. S. Chinnery « Il y a une énergie violente dans de nombreuses peintures récentes de Zhang Wei, mais ce n’est pas l’élément central. C’est plutôt ce qui sert d’intermédiaire à l’énergie essentielle. Malgré tout le contraste impétueux des couleurs et de la texture, ce qui définit vraiment le travail de Zhang Wei, c’est un sentiment d’équilibre » *.

Sentiment également présent dans trois peintures aux formats plus modestes et aux tonalités plus douces. Composées de touches de bleu, de blanc et de rose, elles semblent dessiner des pétales flottant dans l’eau offrant un apaisement au regard et l’interrogeant sur un possible retour à la figuration. Enfin, deux huiles sur papier aquarelle aux tons vert d’eau sont également présentées. La peinture céladon est versée sur la surface du papier transformant ainsi la couleur en des formes diaphanes, évocatrices de la tentative de prendre une profonde inspiration - à la fois fragile et pénétrante, elles rappellent l’importance de la spiritualité du « Qi » dans le travail de l’artiste.

ZHANG WEI est né en 1952 à Beijing où il vit et travaille. A la fin des années 70, Zhang a travaillé pour le Northern Kun Opera à Beijing. De 1986 à 2005 il vit aux Etats-Unis. Son travail a été exposé dans des institutions internationales dont plus récemment à la M + Sigg Collection, Hong Kong (2016); Beijing Minsheng Art Museum, Beijing (2015); Deichtorhallen, Hamburg (2014); Asia Society, Hong Kong (2013); China Institute Gallery, New York (2011); Yuan Art Museum, Beijing (2010) and CaixaForum, Barcelone (2008). Son travail est présent dans les collections publiques de M + Museum of Visual Culture, Sigg Collection, Hong Kong et de l’Art Institute of Chicago.

*C. S. Chinnery, ‘A colourful dissonance: On the paintings of Zhang Wei’, in Zhang Wei, exh. cat., Berlin: Galerie Max Hetzler and Holzwarth Publications, 2017, p. 29

GALERIE MAX HETZLER
57 rue du Temple, 75004 Paris