Showing posts with label Cote d'Azur. Show all posts
Showing posts with label Cote d'Azur. Show all posts

19/04/11

Musée Jean Cocteau Menton Collection Séverin Wunderman - Ouverture le 6 novembre 2011

LE MUSEE JEAN COCTEAU - COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN, MENTON

L'ouverture du Musée aura lieu le 6 novembre 2011 

Grâce à l’exceptionnelle donation de Séverin Wunderman, et trois ans après la pose de la première pierre, le Musée Jean Cocteau Collection Séverin Wunderman sera inauguré cet automne. Le Musée Jean Cocteau à Menton devient la première et la plus importante ressource publique mondiale de l’œuvre de Jean Cocteau.

JEAN COCTEAU ET MENTON

Durant l’été 1955, alors qu’il séjourne chez son amie Francine Weissweiller à Saint-Jean Cap-Ferrat, Jean Cocteau découvre Menton et a un véritable « coup de cœur » pour la ville. Il y séjourne dès lors régulièrement.

En 1956, à la demande du maire de l’époque, Jean Cocteau entreprend de décorer la Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville, ouvrage achevé en 1958, et devient citoyen d’honneur de Menton.

L’une de ses promenades le conduit un jour à découvrir le Bastion, un fortin abandonné datant du XVIIème siècle et inséré dans la jetée du port qu’il transforme en petit musée orné d’œuvres in situ.

Le musée du Bastion ouvre ses portes en 1966, trois ans après sa mort, il abrite aujourd’hui encore une partie des œuvres méditerranéennes du poète datant de la période de 1950 à 1963.

SEVERIN WUNDERMAN : BIOGRAPHIE 

Né en Belgique en 1938, exilé aux Etats-Unis durant la seconde guerre mondiale, Séverin Wunderman a fait carrière dans l’horlogerie de luxe.

Amateur d’art et passionné de Jean Cocteau, c’est par hasard, qu’à 19 ans, il acquiert la première pièce de sa collection - un dessin original consacré aux Enfants terribles - il y dépensera l’intégralité de son premier salaire d’apprenti-horloger.

Au fil des années, il constitue ainsi sa collection et fonde en 1985 à Irvine (Californie) un  premier musée dédié à Jean Cocteau. Son souhait le plus cher reste néanmoins de faire revenir en France une grande partie de sa collection où un musée pourrait l’accueillir. Sous le charme de Menton, lieu symbolique de la vie de Jean Cocteau, Séverin Wunderman rencontre Jean-Claude Guibal, député-maire de la ville, qui l’accompagne pour concrétiser ce projet.

Le 27 juin 2005, suite à la donation de la collection, la ville de Menton s’engage à construire un musée public. La première pierre est posée le 29 décembre 2008, lors d’une cérémonie à laquelle n’assiste pas Séverin Wunderman, disparu quelques mois auparavant.

En septembre 2005 le Ministère de la Culture et de la Communication approuve l’inscription de la collection Séverin Wunderman à l’inventaire du Musée Jean Cocteau qui a le label « Musée de France » depuis 2003. 

LA COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN : UNE DONATION DE 1800 OEUVRES

La donation de Séverin Wunderman compte 1800 œuvres dont 990 œuvres de Jean Cocteau.

Elle offre une vision très complète de l’œuvre de Jean Cocteau : toutes les périodes y  sont représentées, depuis les premiers autoportraits des années 1910 jusqu’à la période « méditerranéenne » de la fin de sa vie, peu connue du grand public.

Le musée présentera ainsi tableaux, dessins, céramiques, tapisseries, bijoux, photographies, documents sonores, extraits de films, mais également 450 œuvres de grands maîtres de l’art moderne de l’entourage de Jean Cocteau : Picasso, Modigliani, De Chirico, Miro, Foujita… ainsi qu’un fonds exceptionnel de 360 œuvres liées à Sarah Bernhardt qui fut le premier « monstre sacré » de Jean Cocteau.

Outre les chefs-d’œuvre représentatifs des multiples facettes du génie de Jean Cocteau, la collection révélera aussi l’homme grâce à de très nombreux portraits et témoignages de ses amis artistes.

LE MUSEE JEAN COCTEAU - COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN : MUSEOGRAPHIE 

Celle-ci suit le fil de la vie de Jean Cocteau. Un parcours de visite chronologique et thématique, s’articulant autour des arts graphiques et des arts du spectacle, retrace, en 7 séquences, les grandes étapes et rencontres de la vie et de l’œuvre de Jean Cocteau :

# Le théâtre de la chambre (1899-1911)
# La mue (1912-1919)
# L’esprit de contradiction (1920-1923)
# Jean L’Oiseleur (1924-1929)
# Le Sang d’un poète (1930-1937)
# Mystères (1937-1948)
# Testaments (1949-1963)

Chaque année, un accrochage renouvelé constitué de 150 à 200 œuvres vise a mieux se rendre compte du génie pluriel de Cocteau et de la densité de son œuvre.

L'ARCHITECTURE DU MUSEE JEAN COCTEAU : RUDY RICCIOTTI

Face au rivage de Menton et intégré au site, le bâtiment conçu par Rudy Ricciotti peut accueillir sur 2700 m2, l’ensemble des œuvres issues de la donation Séverin Wunderman. Inspirée par les multiples facettes du génie de Jean Cocteau qui qualifiait son œuvre d’ « objet difficile à ramasser », l’architecture du musée se veut multiple, morcelée, parfois insaisissable à l’image de la façade extérieure du bâtiment.

Outre les collections permanentes, le musée comprend des espaces qui accueilleront des expositions temporaires dédiées au dessin contemporain, une librairie boutique et un café. Il sera un nouveau lieu de vie au cœur de la ville de Menton.

Architecte et ingénieur, Grand Prix national d'Architecture, RUDY RICCIOTTI est représentatif de cette génération d'architectes qui allient puissance de création et véritable culture constructive. Basé à Bandol, il s'affiche comme le militant du combat contemporain sur des terres minées par le régionalisme néo-provençal. Auteur de réalisations marquantes en France, avec notamment le Centre Chorégraphique National d'Aix-en-Provence, il a également su gagner une stature internationale, comme en témoignent ses œuvres en dehors de nos frontières : la passerelle pour la Paix à Séoul, le Philharmonie de Postdam, le Palais des Festivals de Venise ou le futur Musée d’Art Contemporain de Liège 

LE MUSEE JEAN COCTEAU - COLLECTION SEVERIN WUNDERMAN: CHRONOLOGIE

1er décembre 2003 : La création d’un nouveau musée dédié à Jean Cocteau et à la collection de Séverin Wunderman est adoptée par le Conseil Municipal de la ville de Menton

17 juin 2005 : Séverin Wunderman est décoré de la Légion d’honneur par Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication

27 juin 2005 : Signature de l’acte de donation

25 juillet 2005 : Séverin Wunderman est fait citoyen d’honneur de la ville de Menton

1er septembre 2005 : Mise en place de la mission de préfiguration du musée, recrutement de Célia Bernasconi, conservateur en charge du projet

Décembre 2006 : Fin de l’inventaire et inscription des œuvres de la donation à l’inventaire du musée Jean Cocteau 

15 mai 2007 : Lancement du concours de maîtrise d’œuvre sur le programme élaboré par SA17, architectes et programmateurs, Frédéric Ladonne, architecte et muséologue, et la société Parica.

12 octobre 2007 : Vernissage de la première exposition de préfiguration du Musée Jean Cocteau Collection Séverin Wunderman au musée du Bastion.

27 juin 2008 : Rudy Ricciotti, lauréat du concours d’architecture / Choix du projet de l’équipe de maîtrise d’œuvre : Rudy Ricciotti, Agence Elizabeth de Portzamparc, agence aps.

Décembre 2008 : Début des travaux de démolition

29 décembre 2008 : Pose de la première pierre du musée

Septembre 2009 : Choix de l’entreprise Campenon-Bernard pour le gros œuvre

Octobre 2009 : Début des travaux de construction

6 novembre 2011 : Inauguration et ouverture au public

Le financement du projet a été assuré principalement par la ville de Menton (46 % du financement) ainsi que par le Conseil Général  des Alpes-Maritimes (34 %). Les 20 % restant ont été pris en charge, à part égale, par la Région Provence-Alpes Côte d’Azur et par l'Etat via la DRAC, la direction régionale des affaires culturelles.

02/04/11

Expos L'art contemporain et la Côte d Azur, un territoire pour l'experimentation, 1951-2011

Expositions : L’art contemporain et la Côte d’Azur, un territoire pour l’expérimentation, 1951-2011 
Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes :
Musée Marc Chagall, Nice 
Musée Fernand Léger, Biot 
Musée Pablo Picasso, Vallauris 
26 juin - 7 novembre 2011 


Serpillières, NOEL DOLLA, 1967-1999  
© Noël Dolla, 1999

Cet été 2011, de Vallauris à Menton, en passant par Biot, Vence ou Nice, la manifestation L’Art contemporain et la Côte d’Azur, Un territoire pour l’expérimentation, 1951-2011 présente l’exceptionnelle création artistique de la région dans une vingtaine de lieux (musées, centres d’art, galeries…).  

Dans ce cadre, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes ont choisi de présenter les œuvres des artistes qui ont fait leur le questionnement sur les modalités de l’acte de peindre et sur les différents dispositifs de déconstruction de la peinture. L’exposition retrace 60 ans de création rassemblant de nombreux artistes qui ont vécu, travaillé ou sont intervenus de manière significative dans la région. Leur travail s’inscrit dans une réflexion générale sur la nature même de la peinture, sur les occurrences, les outils et les moyens de son émergence. Ces artistes ont choisi de placer leur œuvre sous les signes croisés du support, de la surface, de l’expérimentation du pigment ou de la teinture sur la toile, de la matérialité du châssis et des autres composants du tableau ou de la sculpture. Au delà de leur appartenance à des mouvements comme le Nouveau réalisme, Supports/Surfaces ou le Groupe 70, ils participent pleinement, dans le courant international qui se fait alors entendre, à la remise en cause de l’œuvre d’art dans ses définitions et fonctions habituelles.  

EXPOSITION AU MUSEE FERNAND LEGER, BIOT 
Au musée Fernand Léger, des propositions comme celle de la dernière période d’Hartung côtoieront les Allures d’objets d’Arman, les Cosmogonies d’Yves Klein ou encore les paillettes de Malaval. De telles œuvres permettent, d’une part, de promouvoir une autre lecture des courants artistiques et, d’autre part, d’offrir un socle historique aux propositions qui viendront après coup. Celles-ci sont nombreuses. Les gestes de Ben (Geste : me peindre, 1964), les expérimentations de Noël Dolla sur la toile ou les autres matériaux comme la tarlatane, la serpillière ou le paysage ; celles de Claude Viallat sur des supports eux aussi très divers sur lesquels il appose sa fameuse forme si reconnaissable ; les confrontations d’objets ou de matériaux qu’entreprend Bernard Pagès et les déclinaisons qu’il propose de certains gestes sculpturaux… Dans ce même courant où peindre et exercer une réflexion critique sur la peinture ne font qu’un, place sera faite tout naturellement aux tenants du Groupe 70. Toutes ces ouvertures sont en phase avec ce, qu’ailleurs, à Paris mais aussi aux Etats-Unis, d’autres, au même moment, entendent mettre en évidence.  

EXPOSITION AU MUSEE MARC CHAGALL, NICE
Mais les années 70 ne sont pas les seules à poser le problème de la peinture et de ce qui la constitue. L’exposition au musée national Marc Chagall montre comment la génération suivante, ainsi que de nombreux artistes aujourd’hui, se soucient de son identité, de ses limites et du jeu qu’il est encore possible de leur apporter. Ainsi, Adrian Schiess et Pascal Pinaud se sont, chacun à leur manière, engagés dans une telle recherche, privilégiant pour l’un les surfaces où dominent de miroitantes monochromies et pour l’autre celles où les accidents de toutes sortes viennent leur conférer une réalité plastique indéniable. La profondeur noire des surfaces fluides que présente le groupe BP reflète l’esprit critique qui les a fait émerger. Elle peut entrer en dialogue avec celles que façonnent de leur côté Ghada Amer, Dominique Figarella, Cédric Teisseire, Marc Chevalier, Aïcha Hamu, Julien Bouillon et d’autres encore à qui cette exposition fait également place.  

EXPOSITION DE JEUNES ARTISTES A COARAZE
En écho à l’exposition organisée par des artistes en 1969 à Coaraze dans l’arrière-pays niçois, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes s’associent à la ville pour, à nouveau, programmer une exposition de jeunes artistes. A Pierre Descamps, Frédérique Nalbandian, Emilie Perotto et Xavier Theunis est demandé d’investir l’espace public avec des installations réalisées spécialement pour cet événement.  

Commissaires de l'exposition
Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes 
Ariane Coulondre, conservateur au musée national Fernand Léger 

Cette exposition est organisée par le musée national Marc Chagall, Nice, le musée national Fernand Léger, Biot, le musée national Pablo Picasso, la Guerre et la Paix, Vallauris et  la Rmn-GP.  

Liens vers les sites web des Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes :

MUSEE NATIONAL MARC CHAGALL, NICE
www.musee-chagall.fr

MUSEE NATIONAL FERNAND LEGER, BIOT
www.fernandleger.fr

MUSEE NATIONAL PABLO PICASSO, VALLAURIS 
www.musee-picasso-vallauris.fr

Pour cet été 2011, comme toute l'année, wanafoto attire votre attention sur le fait que l'art et la culture sont bons pour votre santé : à consommer sans modération, donc. 

10/05/06

Gerard Malanga, Galerie Sandrine Mons, Nice - public lives / private moments

Gerard Malanga
public lives / private moments
Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons, Nice
13 mai - 8 juillet 2006

Photographe, poète, cinéaste et figure emblématique de la Factory, Gerard Malanga sera à Nice pour nous présenter une sélection de photographies retraçant la scène underground New-yorkaise des années 60. De William Burroughs à Mick Jagger en passant par Roman Polanski il témoigne des années pop.  

Natif du Bronx, c’est en 1963 que Charles Henri Ford présente le jeune Gerard Malanga, 20 ans au « prince du pop art », Andy Warhol. Embauché au départ à la Factory pour la conception des sérigraphies payé 1,25 $ de l’heure, il devient très vite l’archétype de la superstar Warholienne. Au cours de ces années ils réaliseront ensemble la série des « screen tests » (portraits muets, filmés pendant trois minutes), il jouera dans bon nombre de ses films, notamment le fameux « four stars ». Danseur hors pair, Gerad Malanga est également célèbre pour sa fameuse danse du fouet qu’il exécutait lors du spectacle multimédia de Warhol « exploding plastic inevitable » ou bien lors des concerts du Velvet Underground. Gerard Malanga a été sans aucun doute la personne la plus proche d’Andy Warhol durant l’épisode de la Factory. Il dira d’ailleurs à ce sujet : « Andy et moi étions comme un miroir l’un pour l’autre. »

Après son départ de la Factory en 1970, il continuera à photographier les représentants du monde littéraire, artistique et musical. Par ailleurs, il poursuivra ses recherches en poésie. 

Aujourd’hui, Gerard Malanga n’hésite pas à témoigner sur ce qu’il se passait au milieu des ballons argentés de la Factory. Pas évident de conserver ne serait ce qu’un semblant de vérité sur ce qui n’était en fait qu’une usine à fabriquer du mythe.

Durant la période de l’exposition, la galerie d’art moderne et contemporain Sandrine Mons en association avec les acteurs de l’art et du design du quartier de la Buffa, et en présence de Gerard Malanga, ont le plaisir de vous faire voyager dans le New York des années pop. Ainsi, vous pouvez côtoyer les superstars de la Factory tel que Nico ou Candy Darling à travers les photos de Gerard Malanga à la Galerie d’art moderne et contemporain Sandrine Mons ou bien faire l’expérience de ses films et  de ceux de Warhol chez Loft – Interior designers ( « In the search of the Miraculous » …). Une soirée est consacrée à un spectacle multimédia à la sous station Lebon. Enfin vous pouvez apprécier une sélection d’œuvres Pop art à la galerie Zervudacki, chez Synchronicité, dans les show rooms et magasins de design Augustin Latour, Loft et Halogènes ainsi qu’à l’hôtel Windsor. 

En collaboration avec : 
Loft Interior designers > 25/27 rue de la Buffa
La Sous station Lebon atelier > passage Meyerbeer
Halogènes design > 21 rue de la Buffa
Augustin Latour décoration > 6 rue Dalpozzo
Hôtel Windsor > 11 rue Dalpozzo
Galerie Christian Zervudacki > 11ter rue du congrés
Synchronicité- affiches et encadrements > 7 rue Dalpozzo
Transcultures > Bruxelles
Hélène Fincker > Villa Camelia

Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons
8 rue Dalpozzo, 06000 Nice
www.galeriemons.fr

01/03/06

Georges Meurant, Galerie Sandrine Mons, Nice - Active paintings

Georges Meurant: Active paintings
Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons, Nice

3 mars - 6 mai 2006

La Galerie d’art moderne et contemporain Sandrine Mons présente une sélection d’œuvres peintes sur bois de artiste belge Georges MEURANT

" L’important n’est pas ce que fait le peintre, c’est ce que fait sa peinture lorsqu’il a cessé de s’en occuper. Ou elle est ce qu’il en a fait, et elle n’est qu’un simple produit, ou elle instaure sa propre activité et c’est alors – et alors seulement – qu’on peut parler d’une œuvre. " Or telle est bien la sienne, dont les permutations, qui son inépuisables, nous invitent et nous contraignent à la voir faire ce qu’elle fait.

L’étonnant, c’est qu’elle paraît être et qu’elle est d’ailleurs rigoureusement définie par lui, forme après forme, couleur après couleur, qu’elle est l’œuvre la plus voulue, la plus concertée qui soit, alors qu’elle s’avère entièrement libre de ses modes d’apparition. C’est un vrai " miracle " qui s’accomplit là et qui nous éclaire sur le sens de l’art.

L’art est un " faire " (et non pas un langage, comme on nous l’a trop dit). Mais il est un faire adressé à la perception, destiné à être perçu (à être vu, entendu ou senti) et donc à entrer en interaction avec nous. Tout se joue là. L’interaction concerne la sensorialité, la réponse du corps, qui est essentiellement d’ordre biologique, qui est donc hors conscience et s’effectue en nous mais pour ainsi dire sans nous. Si bien que peindre est sans doute moins poser quelque chose que provoquer, déclencher quelque chose, comme Meurant le montre de façon magistrale en jouant, comme nul ne l’avait jamais fait, sur tous les facteurs, tous les modes et tous les degrés de contraste qui conditionnent la prégnance de la couleur.

Peindre, nous apprend-il, c’est moins " faire voir " que " voir faire " l’œuvre, la percevoir dans son activité, qu’elle soit flagrante, comme elle l’est dans son cas, ou plus ténue comme elle peut l’être ailleurs. Cela, on aurait pu, on aurait dû le voir dans les plus grandes œuvres héritées du passé, qui sont toutes actives. Il est impossible en tout cas de ne pas le voir dans la sienne. Ce qui apparaît crucial et pour la peinture et pour l’esthétique ».

Jean Guiraud, 2000

Georges Meurant est né en 1948 à Bruxelles. Sa peinture, exposée dès 1966, a abandonné la représentation en 1985 et inventé en 1990 le champ figural, dont l’expérimentation se poursuit encore aujourd’hui. Georges Meurant écrit, pour se distraire de l’effort pictural, des études consacrées à des sujets d’arts contemporains ou de traditions archaïques (notamment : Abstractions aux Royaumes des Kuba, Fondation Dapper, Paris, 1987 ; Mbuti Design, Thames & Hudson, Londres-New York, 1996).

Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons
8 rue Dalpozzo, 06000 Nice
www.galeriemons.fr

05/12/05

Joan Miró, Galerie Sandrine Mons, Nice - Graphics

Joan Miró: Graphics
Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons, Nice
10 décembre 2005 – 18 février 2006

La Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons à Nice présente une sélection d’œuvres graphiques par l’artiste catalan, Joan Miró (1893-1983). 
L’œuvre de Joan Miró n’est pas seulement gigantesque, fruit d’une vie entière consacrée à la création artistique, elle perdure dans sa capacité à nous interroger, à nous fasciner. Elle fascine parce qu’elle cache plus qu’elle ne révèle, concilie l’infime et l’infini. Elle présente des couleurs et des formes dont les harmonies rythmiques et suggestives allient l’humour et la fraîcheur enfantine à l’intuition du surnaturel. 

Celui dont André Breton disait qu’il est le plus surréaliste de tous n’aura de cesse de chercher à « atteindre le maximum d’intensité avec le minimum de moyens » (Joan Miró). 
Grâce à l’épuration de sa rhétorique visuelle et l’alliance des mots, il créa un langage plastique singulier qui fera de lui une figure à part dans l’histoire de l’art du XXème siècle. En constant dialogue avec ses contemporains, il dit préférer l’écriture à la peinture et fait de sa collaboration avec des écrivains l’une de ses principales activités. 

Joan Miró est à l’origine d’une multitude d’œuvres sur tous supports dont la production et la distribution s’écartent des réseaux traditionnels liés aux Beaux-Arts. Il crée des livres, des affiches,  des estampes, des œuvres qui peuvent circuler et faire de son art un bien commun. Dans l’exposition présentée par la Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons, ces pièces révèlent combien ces œuvres de distribution plus large ne forment pas seulement un écho de son œuvre picturale mais constituent le cœur même de la pensée artistique de celui qui dira qu’« un brin d’herbe est aussi gracieux qu’un arbre ou une montagne ».

Catherine Somzé, Amsterdam 2005
Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons
8 rue Dalpozzo, 06000 Nice
www.galeriemons.fr

01/11/05

Pierre Alechinsky, Galerie Sandrine Mons, Nice - Encres et Estampes, 1969-2004

Pierre Alechinsky 
Encres et Estampes, 1969-2004
Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons, Nice
4 novembre – 3 décembre 2005

A l’occasion de son inauguration, la Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons présente une sélection d’œuvres d’un des artistes emblématiques de la seconde moitié du XXe siècle, Pierre Alechinsky. 

Sont exposées des aquarelles, encres et autres estampes qui rendent compte de la diversité technique et thématique de l’ensemble de l’œuvre de cet artiste né à Bruxelles en 1927 et qui depuis la fin des années 1940 fait histoire. 

A  22 ans, Pierre Alechinsky se lança corps et âme dans l’aventure CoBrA, mouvement dont le nom est l’acronyme des trois villes - Copenhague, Bruxelles et Amsterdam- et autour duquel gravitent Dotremont, Appel et Jorn pour ne citer que quelques uns des illustres comparses de ce courant.   

Tant du point de vue de la forme que du contenu, Pierre Alechinsky n’a eu de cesse d’expérimenter le substrat instinctif de l’être libéré des normes et valeurs du monde civilisé, dans l’espoir idéaliste de voir surgir des traits vifs de couleurs primaires. Il s’empare des traditions et des formes d’expressions les plus diversifiées : du folklore à l’histoire de l’art et de la calligraphie aux fameuses trouvailles et rencontres de hasard d’héritage surréaliste. 

Pierre Alechinsky a clairsemé l’imaginaire occidental d’êtres fantastiques qui le plus souvent se reposent sur les lettres typographiques du papier d’imprimerie, ne constituant que l’une des multiples impressions que reçoit le support improvisé. 

Il mêle entre autres l’écriture aux beaux-arts et la finesse formelle japonaise aux explosions d’acrylique de l’après-guerre.

Les œuvres de l’exposition qui donne le coup d’envoi de la Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons, sauront se faire apprécier des amoureux de liberté et de spontanéité.

Galerie d’Art Moderne et Contemporain Sandrine Mons
8 rue Dalpozzo, 06000 Nice
www.galeriemons.fr