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01/01/24

Léger et les Nouveaux Réalismes : Les collections du MAMAC à Biot @ Musée Fernand Léger, Biot

Léger et les Nouveaux Réalismes
Les collections du MAMAC à Biot
Musée Fernand Léger, Biot
15 juin – 18 novembre 2024

A partir du mois de juin et jusqu’à l’automne 2024, le musée national Fernand Léger de Biot et le musée d’art moderne et d’art contemporain (MAMAC) de Nice célèbrent ensemble la créativité artistique grâce à une exposition réunissant l’œuvre joyeuse et colorée du peintre Fernand Léger (1881-1955) et les œuvres incontournables du MAMAC.

Grâce à un partenariat inédit entre deux collections majeures du territoire de la Côte d’Azur, les œuvres de Niki de Saint-Phalle, Arman, Yves Klein, Raymond Hains, Martial Raysse ou encore César viennent à la rencontre, dans un esprit de totale liberté et de dialogue entre les arts, des innovations plastiques de Fernand Léger, l’un des pionniers de l’avant-garde au XXe siècle.

Aux côtés des principaux représentants du Nouveau Réalisme, groupe fondé à Paris en 1960 autour du critique d’art Pierre Restany, des œuvres de la génération d’artistes qui émerge outre-Atlantique dans les années 1960, tels Roy Lichtenstein ou plus tard Keith Haring, illustrent les échanges artistiques qui ont très tôt existé entre la création européenne et la scène américaine.

Au-delà de certaines affinités thématiques ou formelles, un lien historique existe entre l’œuvre de Fernand Léger et le Nouveau Réalisme. Fervent admirateur de son œuvre, Pierre Restany aurait ainsi baptisé le groupe en hommage à Fernand Léger, qui utilise cette formule dès les années 1920 pour définir sa démarche artistique. Par ailleurs, Fernand Léger et les artistes de cette génération ont en commun d’avoir renouvelé la création artistique en se réappropriant le monde réel et en portant souvent un regard critique et politique sur la société de leur temps.

Dans la continuité des expositions organisées par le musée national Fernand Léger mettant en lumière les collaborations de l’artiste ou sa postérité, l’exposition Léger et les Nouveaux Réalismes, souligne la modernité visionnaire de Léger tout en rappelant les possibles sources d’inspiration de ces artistes révolutionnaires des années 1960.

Le parcours de l’exposition, composé d’environ 110 œuvres, dont une sélection de 60 pièces du MAMAC, aborde, sur un mode ludique et créatif, différents axes thématiques : le détournement de l’objet, la représentation du corps et des loisirs, ou encore la place de l’art dans l’espace public. Par des gestes artistiques puissants, les artistes hissent au rang d’œuvres d’art des éléments – matériaux, symboles, outils – saisis dans leur réalité la plus banale. Ils font fusionner l’art et la vie, et révèlent au spectateur la beauté poétique de notre quotidien.

Exposition organisée au musée national Fernand Léger, Biot par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes et la Réunion des musées nationaux - Grand Palais en partenariat avec le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC), Nice.

Commissaire générale : Anne Dopffer, directrice des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes

Commissaires de l’exposition :
Julie Guttierez, conservatrice en chef au musée national Fernand Léger, Biot
Rébecca François, attachée de conservation du patrimoine, Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice (MAMAC)

Directrice du MAMAC : Hélène Guenin

Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pôme, 06 410 Biot


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16/05/19

Vis-à-vis Fernand Léger et ses ami.e.s @ Musée Fernand Léger, Biot

Vis-à-vis Fernand Léger et ses ami.e.s 
Musée national Fernand Léger, Biot
1er juin – 23 septembre 2019

Portrait de Fernand Léger, 1936
Photo de Carl Van Vechten
Courtesy Library of Congress, Washington DC

Après le succès des deux précédentes éditions en 2017 et 2018, voici le troisième et dernier volet de l’exposition « Vis-à-vis, Fernand Léger et ses ami.e.s ».

Placé sous le signe de l’amitié créative et de l’esprit collaboratif, ce cycle d’expositions consiste à mettre en regard une œuvre de la collection du musée avec celle d’un autre artiste, peintre ou sculpteur, avec lequel Fernand Léger (1881-1955) a pu, au cours de sa carrière, nouer une relation amicale ou développer une collaboration artistique.

D’un tempérament naturellement généreux, curieux et ouvert aux innovations techniques et artistiques de son siècle, Fernand Léger s’est toujours entouré d’artistes qui ont pu influer sur sa démarche de peintre. Au croisement des principaux mouvements de l’avant-garde européenne, son œuvre, oscillant entre abstraction et figuration, a accompagné les grands bouleversements esthétiques de la première moitié du XXe siècle : elle a apporté une contribution originale à la modernité tout en affirmant la liberté et l’indépendance d’esprit et de création du peintre.

Au-delà d’une relecture du parcours des collections, le musée national Fernand Léger met en évidence, grâce à ce programme d’expositions, la proximité thématique et stylistique entre les œuvres mais aussi les influences réciproques, fructueuses qui ont marqué et nourri les artistes de cette période.

Lors des deux précédentes éditions, l’exposition a abordé différents thèmes tels que la représentation du mouvement ou la fascination des artistes pour le monde mécanique. Différents mouvements artistiques de cette période ont été évoqués comme le Purisme, le Futurisme ou le Surréalisme. Le terme ami, s’élargissant à la notion d’héritage artistique, a aussi posé la question de la postérité de Fernand Léger, à travers la présentation d’artistes de la seconde moitié du XXe siècle, qui se sont inspirés de son travail tels que Francis Bacon (1909-1992) ou l’artiste américain, fondateur du Pop Art, Roy Lichtenstein (1923-1997), Erró (né en 1932) et Eduardo Arroyo (1937-2018), deux représentants majeurs de la Figuration narrative.

En 2019, le troisième volet « Vis-à-vis, Fernand Léger et ses ami.e.s » explore des sujets éminemment classiques de la peinture, tels que la représentation de la figure humaine, ou celle du paysage, pour révéler comment les artistes modernes s’en sont emparés pour mieux les révolutionner. Au croisement de toutes les grandes révolutions artistiques, l’œuvre de Fernand Léger rassemble et traverse tous les courants de la peinture, marquant de son empreinte visionnaire la création d’aujourd’hui.

Commissariat de l'exposition : 
Anne Dopffer, commissaire générale, conservatrice générale du patrimoine, directrice des musées nationaux du XXe siècle des Alpes- Maritimes
Julie Guttierez, commissaire, conservatrice du patrimoine au musée national Fernand Léger

Exposition organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes au musée national Fernand Léger et par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais.

MUSEE NATIONAL FERNAND LEGER
Chemin du Val de Pôme, 06410 Biot

07/10/18

Stéphane Couturier / Fernand Léger, Musée national Fernand Léger, Biot

Stéphane Couturier / Fernand Léger
Musée national Fernand Léger, Biot
6 octobre 2018 - 4 mars 2019

Les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes invitent des artistes contemporains à exposer ou créer des œuvres dans le cadre d’expositions conçues en résonance avec les collections et le site du musée.

En 2018, le musée national Fernand Léger a souhaité mettre en lumière les riches correspondances thématiques et plastiques qui existent entre la peinture de Fernand Léger (1881-1955), pionnier de l’avant-garde de la première moitié du XXe siècle, et l’œuvre photographique de Stéphane Couturier, artiste français né en 1957. 

La rencontre de Stéphane Couturier avec l’œuvre du peintre a donné lieu à la création de photographies inédites,inspirées par la collection du musée : Stéphane Couturier a choisi le tableau intitulé Le Grand remorqueur, paysage industriel des bords de Seine peint par Fernand Léger en 1923, point de départ pour le photographe de nouvelles prises de vue, réalisées dans la ville de Sète à l’automne 2017.

L’exposition présente également des œuvres plus anciennes de Stéphane Couturier, qui établissent un dialogue in situ avec les tableaux de Fernand Léger. Les deux artistes partagent une même fascination pour les profondes mutations de la ville, un intérêt commun pour le monde du travail, l’esthétique industrielle ou l’architecture moderne, notamment celle de Le Corbusier. Mais, tandis que Fernand Léger exprime, après la Seconde Guerre mondiale, sa foi dans le progrès, la modernité et la reconstruction, Stéphane Couturier documente, à partir des années 1990, la disparition progressive de la société industrielle et la transformation de l’espace urbain qui en découle, dans les métropoles mondiales (Paris, Berlin, Séoul, Brasilia, Salvador da Bahia, Alger).

Dans sa série inédite, conçue en écho à l’œuvre de Fernand Léger, Stéphane Couturier utilise la superposition de plusieurs photographies numériques, technique initiée en 2004 dans ses premières séries intitulées Melting Point. L’artiste fait naître une réalité hybride, à partir de la fusion de deux ou trois images. Cette synthèse entre deux réalités produit une multitude de détails, où l’œil du spectateur se perd et provoque une impression de mouvement et de dissolution du sujet, au sein d’une composition monumentale.

Aujourd’hui, l’œuvre photographique de Stéphane Couturier, jouant des potentialités infinies de l’outil numérique, allie une approche documentaire à un traitement complexe de la composition. A la manière d’un tableau cubiste, elle puise dans le réel, le fragmente et, grâce au rythme et aux contrastes entre lignes, formes et plans colorés, le dépasse pour en offrir une nouvelle perception.

Stéphane Couturier interroge ainsi la nature prétendument objective du medium photographique : s’affranchissant de la réalité la plus immédiate, ses photographies nous font voyager dans un paysage imaginaire où tout devient possible.

MUSEE NATIONAL FERNAND LEGER
Chemin du Val de Pôme - 06410 Biot
musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

17/03/14

Expo Fernand Léger - Biot & Nantes : Reconstruire le réel

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
Musée national Fernand Léger, Biot, 1er mars - 2 juin 2014 
Musée des Beaux-arts de Nantes, 20 juin - 22 septembre 2014

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
© Affiche Réunion des musées nationaux - Grand Palais, 2014 

Considéré comme un peintre « réaliste » en phase avec les éléments de la vie moderne, Fernand Léger propose, des années 1920 à l’immédiat après Seconde Guerre mondiale, des associations d’objets déroutantes, jouant de ruptures d’échelle, de mises en espace d’objets flottants, de motifs biomorphiques. S’il reste fidèle au « réalisme de conception » qu’il définit comme celui de la ligne, de la forme et de la couleur, Léger semble aussi attentif aux recherches plastiques des Surréalistes. Ami de Man Ray et de Duchamp, il retrouve, lors de son exil aux États-Unis, Masson, Tanguy, Matta, Breton, Ernst et affiche son amitié avec le milieu surréaliste, notamment lors de l’exposition « Artists in Exils » en mars 1942 à la galerie Pierre Matisse de New York.

Un regard approfondi sur l’oeuvre de Fernand Léger permet de dégager de grands axes qui semblent pouvoir être rapprochés de certains préceptes caractéristiques du surréalisme.

Fernand Léger, les contrastes d'objets et la perturbation des rapports d'échelle
Dans l’oeuvre de Fernand Léger, les rapprochements contrastés de formes sont à la base même des recherches engagées par l'artiste mais la confrontation incongrue d’objets devient aussi une modalité courante. L'objet est définitivement libéré de toute contrainte et devient une entité à part entière : parapluie, compas, boîte d’allumettes, trousseau de clefs en éventail, roulement à bille, balustre, machine à écrire, chapeau melon ... sont autant d'éléments qui figurent dans l'iconographie de Fernand Léger et dont le traitement, comme dans la Joconde aux clefs, permet de créer des « contrastes aigus » et des rencontres aléatoires, assez proches finalement de la définition du hasard objectif, chère aux Surréalistes. Ces derniers, rappelons-le, ont fait leur la célèbre phrase de Lautréamont : Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie, (Les Chants de Maldoror) pour en faire une des définitions de leur esthétique.

Fernand Léger et la recherche d'un nouvel espace : objets décontextualisés et objets en apesanteur
Comme les Surréalistes, Fernand Léger est fasciné par « l’art de la vitrine », cet assemblage insolite d’objets rendus libres du fait de leur décontextualisation. Ainsi, l’oeuvre de l'artiste connaît-il une période dite des « objets dans l’espace ». Il semble ainsi évoluer du monumental au sculptural et donne la priorité à une perspective inversée, repérable dans de tourbillonnantes compositions. C'est à une sorte d'oxymore visuel auquel aboutissent alors ses compositions où les objets initialement inertes sont subitement ramenés à la vie par leur mise en mouvement. Si les compositions antérieures faisaient en effet reposer les objets sur des supports (tables, guéridons), tels des ancrages dans le réel, les objets sont désormais dégagés des lois de la gravité : ils sont comme en apesanteur sur des fonds colorés, souvent monochromes, parfois seulement reliés à des cordes, torons, tresses ou autres rubans.

Fernand Léger et le biomorphisme
Souvent intéressés par les sciences du vivant, de nombreux artistes ont, dans cette période, recours à un vocabulaire formel que l'on peut qualifier de biomorphisme. Des artistes comme Arp, Miró, Tanguy ou Dalí ont fait leur ce langage qui fait lien entre le réel et l’imaginaire. Entre 1929 et 1933, Fernand Léger abandonne l'univers mécanique et industriel au profit, à son tour, de formes naturelles, d'essence minérale, végétale ou animale. Il subit l'influence de Jean Painlevé dont le cinéma scientifique élargit la conscience visuelle de l'époque en scrutant le monde microscopique. Léger délaisse le spectacle de la vie moderne pour une approche plus lente du réel. De la série des objets dans l'espace, il garde le fond neutre où flottent ses formes abstraites, souples et molles qui semblent toutes venir du monde organique.

Fernand Léger et les objets décontextualisés
Constituée de dessins austères en noir et blanc qui évoquent la technique de la gravure par leurs jeux d'ombre et de lumière, une étrange série graphique témoigne d'une recherche minutieuse du sujet. Choisis dans le périmètre quotidien de l'artiste, les objets appréhendés (veste, gants, lunettes, compas…) subissent une manière de métamorphose par agrandissement de leurs formes et par soustraction à leur univers habituel. Fruit d’une intense observation du réel, les dessins d’objet se font ainsi support de l’imaginaire et se dotent d'une puissance lyrique entièrement nouvelle.

Ainsi, l'exposition que le musée des beaux-arts de Nantes et le musée national Fernand Léger à Biot présentent cette année, entend explorer les rapports de l'oeuvre de Fernand Léger avec les préceptes d'un mouvement qui, à première vue, semblent lui être bien étrangers. L'exposition « Fernand Léger : reconstruire le réel » se propose de mettre en évidence les similitudes entre des mondes qui semblent très éloignés mais qui, étant contemporains, peuvent tout de même présenter certaines connivences.

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes et le musée des Beaux-arts de Nantes.

Commissaires de l'exposition : Blandine Chavanne, directrice du musée des Beaux-arts de Nantes, Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes, Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger, Claire Lebossé, conservatrice chargée de l'art moderne au musée des Beaux-arts de Nantes, Nelly Maillard, chargée des collections au musée national Fernand Léger.

FERNAND LEGER. RECONSTRUIRE LE REEL : Catalogue de l'exposition 

Fernand Léger : Reconstruire le réel 
22 x 29 cm, broché avec rabats, 144 pages, 120 illustrations 
Editions de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris 2014 

Sommaire :
- Le réel transposé, Maurice Fréchuret
- « Il faut toujours laisser une route libre pour les artistes », Blandine Chavanne
Contrastes d'objets par Claire Lebossé
- La question de l’objet vu du cinéma, Jean-Michel Bouhours
- Léger le démiurge, Thierry Dufrêne
- Le pragmatisme de Léger, Megan Heuer
Objets dans l'espace par Claire Lebossé
- Contrastes d’objets, 1930, Jacqueline Chénieux-Gendron
- La Joconde aux clés, Emmanuelle de l'Ecotais
Biomorphisme par Diana Gay
- Brut et parfait ou l’objet « tout cru », Guitemie Maldonado
- Semence d’étoile, Le cosmos biomorphique de Fernand Léger, Arnauld Pierre
Objets décontextualisés par Diana Gay
- L’imagination matérielle de Fernand Léger, Nicolas Surlapierre
Abécédaire, Petit-répertoire de formes référencées dans l’oeuvre de Fernand Léger par Nelly Maillard
- Biographie par Nelly Maillard
Liste des oeuvres exposées
Bibliographie indicative

Auteurs :
Maurice Fréchuret, Directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Blandine Chavanne, Conservatrice générale du patrimoine, directrice du Musée des Beaux-arts de Nantes
Claire Lebossé, Conservatrice du patrimoine, chargée des collections d’art moderne au musée des Beaux-Arts de Nantes
Jean-Michel Bouhours, Conservateur collections historiques, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
Thierry Dufrêne, Professeur à l’université Paris 10 Ouest Nanterre et à l’Institut national d’histoire de l’art
Megan Heuer, Historienne d’art
Jacqueline Chénieux-Gendron, Directrice de recherche CNRS émérite et membre du comité André Breton
Emmanuelle de l’Ecotais, Chargée des collections photographiques au Musée d’art moderne de la ville de Paris
Diana Gay, Conservatrice du patrimoine au musée national Fernand Léger
Guitemie Maldonado, Professeur d'Histoire de l'art à l'École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris
Nicolas Surlapierre, Directeur des musées de Belfort
Nelly Maillard, Chargée des collections au musée national Fernand Léger

Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pôme - 06410 Biot
Site internet : www.musee-fernandleger.fr

Musée des Beaux-arts de Nantes
Chapelle de l'Oratoire, Place de l'Oratoire - 44000 Nantes
Site internet : www.museedesbeauxarts.nantes.fr

02/04/11

Expos L'art contemporain et la Côte d Azur, un territoire pour l'experimentation, 1951-2011

Expositions : L’art contemporain et la Côte d’Azur, un territoire pour l’expérimentation, 1951-2011 
Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes :
Musée Marc Chagall, Nice 
Musée Fernand Léger, Biot 
Musée Pablo Picasso, Vallauris 
26 juin - 7 novembre 2011 


Serpillières, NOEL DOLLA, 1967-1999  
© Noël Dolla, 1999

Cet été 2011, de Vallauris à Menton, en passant par Biot, Vence ou Nice, la manifestation L’Art contemporain et la Côte d’Azur, Un territoire pour l’expérimentation, 1951-2011 présente l’exceptionnelle création artistique de la région dans une vingtaine de lieux (musées, centres d’art, galeries…).  

Dans ce cadre, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes ont choisi de présenter les œuvres des artistes qui ont fait leur le questionnement sur les modalités de l’acte de peindre et sur les différents dispositifs de déconstruction de la peinture. L’exposition retrace 60 ans de création rassemblant de nombreux artistes qui ont vécu, travaillé ou sont intervenus de manière significative dans la région. Leur travail s’inscrit dans une réflexion générale sur la nature même de la peinture, sur les occurrences, les outils et les moyens de son émergence. Ces artistes ont choisi de placer leur œuvre sous les signes croisés du support, de la surface, de l’expérimentation du pigment ou de la teinture sur la toile, de la matérialité du châssis et des autres composants du tableau ou de la sculpture. Au delà de leur appartenance à des mouvements comme le Nouveau réalisme, Supports/Surfaces ou le Groupe 70, ils participent pleinement, dans le courant international qui se fait alors entendre, à la remise en cause de l’œuvre d’art dans ses définitions et fonctions habituelles.  

EXPOSITION AU MUSEE FERNAND LEGER, BIOT 
Au musée Fernand Léger, des propositions comme celle de la dernière période d’Hartung côtoieront les Allures d’objets d’Arman, les Cosmogonies d’Yves Klein ou encore les paillettes de Malaval. De telles œuvres permettent, d’une part, de promouvoir une autre lecture des courants artistiques et, d’autre part, d’offrir un socle historique aux propositions qui viendront après coup. Celles-ci sont nombreuses. Les gestes de Ben (Geste : me peindre, 1964), les expérimentations de Noël Dolla sur la toile ou les autres matériaux comme la tarlatane, la serpillière ou le paysage ; celles de Claude Viallat sur des supports eux aussi très divers sur lesquels il appose sa fameuse forme si reconnaissable ; les confrontations d’objets ou de matériaux qu’entreprend Bernard Pagès et les déclinaisons qu’il propose de certains gestes sculpturaux… Dans ce même courant où peindre et exercer une réflexion critique sur la peinture ne font qu’un, place sera faite tout naturellement aux tenants du Groupe 70. Toutes ces ouvertures sont en phase avec ce, qu’ailleurs, à Paris mais aussi aux Etats-Unis, d’autres, au même moment, entendent mettre en évidence.  

EXPOSITION AU MUSEE MARC CHAGALL, NICE
Mais les années 70 ne sont pas les seules à poser le problème de la peinture et de ce qui la constitue. L’exposition au musée national Marc Chagall montre comment la génération suivante, ainsi que de nombreux artistes aujourd’hui, se soucient de son identité, de ses limites et du jeu qu’il est encore possible de leur apporter. Ainsi, Adrian Schiess et Pascal Pinaud se sont, chacun à leur manière, engagés dans une telle recherche, privilégiant pour l’un les surfaces où dominent de miroitantes monochromies et pour l’autre celles où les accidents de toutes sortes viennent leur conférer une réalité plastique indéniable. La profondeur noire des surfaces fluides que présente le groupe BP reflète l’esprit critique qui les a fait émerger. Elle peut entrer en dialogue avec celles que façonnent de leur côté Ghada Amer, Dominique Figarella, Cédric Teisseire, Marc Chevalier, Aïcha Hamu, Julien Bouillon et d’autres encore à qui cette exposition fait également place.  

EXPOSITION DE JEUNES ARTISTES A COARAZE
En écho à l’exposition organisée par des artistes en 1969 à Coaraze dans l’arrière-pays niçois, les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes s’associent à la ville pour, à nouveau, programmer une exposition de jeunes artistes. A Pierre Descamps, Frédérique Nalbandian, Emilie Perotto et Xavier Theunis est demandé d’investir l’espace public avec des installations réalisées spécialement pour cet événement.  

Commissaires de l'exposition
Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes 
Ariane Coulondre, conservateur au musée national Fernand Léger 

Cette exposition est organisée par le musée national Marc Chagall, Nice, le musée national Fernand Léger, Biot, le musée national Pablo Picasso, la Guerre et la Paix, Vallauris et  la Rmn-GP.  

Liens vers les sites web des Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes :

MUSEE NATIONAL MARC CHAGALL, NICE
www.musee-chagall.fr

MUSEE NATIONAL FERNAND LEGER, BIOT
www.fernandleger.fr

MUSEE NATIONAL PABLO PICASSO, VALLAURIS 
www.musee-picasso-vallauris.fr

Pour cet été 2011, comme toute l'année, wanafoto attire votre attention sur le fait que l'art et la culture sont bons pour votre santé : à consommer sans modération, donc. 

31/03/00

La céramique à Biot, 1920 – 2000

La céramique à Biot, 1920 – 2000 
Musée national Fernand Léger 
Musée d’Art et d’Histoire de la céramique biotoise 
Maison du tourisme - Maison de l’artisanat et des métiers d’art
Poterie provençale Augé-Laribé 
Galerie des Arcades 
25 mars – 2 juillet 2000 

La Maison de l’artisanat et des métiers d’art de Biot organise une exposition qui présente les différents aspects de la céramique de Biot entre 1920 et 2000. Cette exposition est présentée dans cinq lieux différents, à Biot. 

La région est riche en argile, sable, manganèse, bois, pierre à four et, dès le XIVe siècle, on note la présence d'une jarre dans l’enceinte du château de Biot. Le travail de la céramique est donc apparu très tôt dans le village. La production s’améliore, se perfectionne, mais c’est au XVIe siècle qu’elle prend tout son essor. On produit essentiellement des jarres mais aussi des objets utilitaires : soupières, pichets, vases… Les jarres s’exportent dans toute la région, et même au-delà de la méditerranée. Elles servent à conserver et à transporter l’huile, le vin et autres denrées périssables.

Au XVIIIe, on recense une quarantaine de fabriques. Cette industrie prospère commence à décliner au milieu du XIXe siècle. Le recul des cultures, les nouveaux moyens de conservation, le développement de nouveaux modes de transport, la maîtrise de nouvelles techniques et le début de l’industrialisation lui seront fatales.

La décoration néo-provençale remise au goût du jour donnera un nouvel élan à cette tradition sur le point de s’éteindre. La Poterie provençale Augé-Laribé (fondée en 1920) trouve un nouvel emploi à ses jarres : désormais ornementales, elles trôneront dans les jardins de la région et du monde entier.

Des artistes venus d’horizons divers viennent s’installer définitivement ou pour un moment dans le village et s’initient aux techniques ancestrales de la céramique. L'artiste suédois Hans Hedberg s’y installe dès 1949 pour y concevoir ses oeuvres végétales géantes. Fernand Léger y fait de fréquents séjours entre 1951 et 1955. Il travaille dans l’atelier de son ancien élève, Roland Brice, rue des Roses. L'artiste céramiste Jean-Paul Van Lith artiste y a toujours son atelier au coeur du village (non loin de celui de Jacky Caville). C'est là qu'il crée ses personnages fantastiques.

♦ Le musée national Fernand Léger expose le travail de l’artiste réalisé à Biot entre 1950 et 1955 dans l’atelier de Roland Brice et de son fils Claude. Environ quatre-vingt oeuvres provenant de musées et de collections particulières sont présentées. Des documents et des photographies témoignent du dynamisme et de la créativité de l’artiste dans ce domaine. Certaines des oeuvres sont exposées à côté des peintures qui ont servi de modèles. 

Créés par cinq bijoutiers et orfèvres de Biot, des bijoux de terres sont proposés à la boutique du musée.

♦ Le musée d'Art et d'histoire de la céramique biotoise, qui conserve une belle collection de céramiques des XVIIIe et XIXe siècles, expose des céramiques utilitaires réalisées à Biot au XXe siècle.

♦ La Maison de l’artisanat et des métiers d’art de Biot, organisateur de l’exposition, a réalisé un recensement des ateliers des potiers biotois du XX°. La Maison du tourisme présente ces artistes contemporains qui ont essentiellement travaillé l’aspect décoratif de la céramique. Des documents photographiques permettent de découvrir leurs ateliers.

♦ La Poterie Provençale Augé-Laribé, qui fête en 2000 ses 80 ans d’existence, présente une rétrospective du travail du fondateur, René Augé-Laribé. Formé aux Arts décoratifs à Paris, il donna une impulsion nouvelle à la poterie qui périclitait en détournant la jarre de sa fonction première pour en faire un objet de décoration.

♦ André Brothier, arrivé au village en 1952, reprend un ancien bureau de tabac et ouvre le restaurant des Arcades qui lentement va se transformer en galerie – restaurant. Il y constitue au fil des années une impressionnante collection de céramiques que l'exposition permet de découvrir. En parallèle, Martine Polliset, artiste installée dans le village depuis 30 ans, présente ses créations inspirées de la nature.

Cette exposition s’attache à donner un aperçu de la diversité du travail des créateurs de Biot, village fortement ancré dans une tradition de potiers.

Actuellement, on compte encore une douzaine de céramistes installés à demeure dans le village. Les techniques ont certes évolué, certains fours à bois ont été électrifiés, mais le travail de la terre, le geste, l’impulsion créative restent les mêmes.

Fernand Léger et la céramique, Musée national Fernand Léger, Biot

Fernand Léger et la céramique 
Musée national Fernand Léger, Biot
25 mars – 2 juillet 2000 

Dès 1937, Fernand Léger s'intéresse à la décoration murale. Si il utilise la peinture pour Le transport des forces, commande de l'Etat pour le pavillon français de l'Exposition universelle, ou encore pour la maison de Rockfeller, ses décorations murales pour l'hôpital de Saint-Lô ou l'hostellerie La Colombe d'or à Saint-Paul de Vence son respectivement réalisées en mosaïque et en céramique. L'intérêt de l'artiste pour cette dernière technique ira croissant et à partir de 1950, Fernand Léger vient régulièrement à Biot où l'un de ses anciens élèves, Roland Brice, et son fils Claude, tous deux céramistes, sont installés. Une collaboration fructueuse s'établit entre le peintre et les céramistes.

L'exposition confronte les pièces en céramique de Fernand Léger avec les peintures antérieures de l'artiste dont elles sont inspirées.

L’une des préoccupations principales de Fernand Léger est l’intégration de la couleur dans la vie des cités : effacer la grisaille des murs par des polychromies. Il veut créer de nouveaux espaces par le jeu des couleurs. La céramique, qu’il considère avant tout décorative, est pour lui un nouveau moyen de mettre en pratique ses théories sur la couleur.

Ses premiers essais de céramique sont essentiellement des petits bas-reliefs d’après ses tableaux. Il met en pratique sa théorie des contrastes de formes et de couleurs et l’applique au relief de la céramique. Il joue avec la couleur vive des émaux qui ajoute à l’effet de contraste.

Fernand Léger travaille à partir de moules façonnés sur de la terre crue dans lesquels sera coulée la barbotine. Cette technique lui permet de réaliser plusieurs tirages dont il fait varier les couleurs en créant ainsi des pièces uniques (Visage aux deux mains, 1942, et Visage à la main sur fond rouge, 1949).

Lorsque ses motifs ont des formats trop importants pour être reproduits en bas-relief, il les simplifie pour n’en garder que les traits principaux. Ayant peint le motif, il le confie à Roland Brice qui l’agrandit par un procédé de mise au carreau et de report sur calque. La découpe est la partie délicate du travail puisqu’il faut éviter de trancher dans le motif, d’où des morceaux inégaux, comparables à un puzzle. Ainsi, Les femmes au perroquet, céramique inspirée d’une peinture réalisée lors de sa période américaine, est composée de 25 morceaux. Il en moulera deux exemplaires : l’un est actuellement à l’hostellerie de la Colombe d’Or, à Saint-Paul-de-Vence, et l’autre appartient au musée national Fernand Léger.

Ces grandes céramiques composées de plusieurs pièces lui permettent de créer à l’infini de nouvelles compositions en modifiant l’emplacement des éléments, ou simplement leur couleur.

Fragilisés par leur format, ces bas-reliefs peuvent se rompre à la cuisson, Fernand Léger puise alors une nouvelle inspiration dans les morceaux brisés pour concevoir d'autres créations.

A partir de 1952, toujours aidé par Roland Brice, il cherche à réaliser des céramiques en trois dimensions. Après quelques essais infructueux naît La fleur qui marche qui s’inspire de L’étoile (1936) et de La fleur polychrome (1937).

En 1954-1955, Fernand Léger, qui rêvait de voir l'art envahir les lieux publics, réalise une maquette de Jardin d’enfants : « On le placerait au bord de la mer, des enfants pourraient passer, courir à travers ou cracher dessus en douce… Pas un monument qu’on regarde mais un objet utile et spectaculaire dans la vie, et surtout pas de gardien autour ! » (revue Défense de la paix, novembre 1954). Cette sculpture-céramique sera réalisée dans les jardins du musée national Fernand Léger à Biot en 1960, peu après la mort de l'artiste.

Des bijoutiers et orfèvres du village ont créé pour l’occasion des bijoux de terre qui sont présentés en exclusivité à la boutique du musée.

Exposition réalisée par la Réunion des musées nationaux et le musée national Fernand Léger, Biot, dans le cadre de l'opération La céramique du XXe siècle à Biot, 1920-2000.

Commissaire : Brigitte Hedel-Samson, conservateur en chef du musée national Fernand Léger ; Nelly Maillard, documentaliste

Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pome, 06410 Biot

23/06/96

Jean Fautrier, Musée Fernand Léger, Biot

Jean Fautrier
Musée National Fernand Léger, Biot
21 juin - 15 septembre 1996

Après s’être formé à Londres, Jean Fautrier (1898 - 1964) débute à Paris en 1919 en peignant des natures mortes, des paysages et des figures sombres de tendance expressionniste. Soutenu par des écrivains comme Malraux, Paulhan et Ponge, il s’impose comme l‘un des créateurs de la peinture dite plus tard “informelle”. Dans ses séries - Otages (1943-45), Objets (1955), Nus (1956), Partisans (1957) -, les effets de matière deviennent le sujet principal de l’oeuvre : utilisant une peinture à la colle mêlant les masses de pigments aux encres transparentes ou opaques d’où émergent des harmonies pâles et recherchées, il crée des empâtements et des textures variés d’où sourd une certaine angoisse.

En octobre 1956, l’’invasion de la Hongrie par les troupes soviétiques fut à l’origine d’une crise de conscience des intellectuels français. Jean Fautrier exprima alors sa révolte et son indignation en réalisant la série d’oeuvres peintes, gravées et sculptées des Partisans.

L’exposition réunit plusieurs des oeuvres de cette série, aujourd’hui dispersées dans de nombreuses collections, et les confronte à la série plus ancienne des Orages que l’artiste, animé de sentiments similaires, avait réalisée pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet ensemble Jean Fautrier représente des corps et des visages déformés ou informes. Si les Partisans et les Otages manifestent la rage, l’indignation et l’impuissance que lui inspirent l’injustice et les tragédies de l’histoire, ils expriment aussi la solidarité humaine de l’artiste.

Cette présentation est complétée par le choix d’une trentaine de Nus qui illustrent la permanence du thème du corps dans l’oeuvre de Jean Fautrier. Les peintures des Partisans et des Otages rejoignent celles des Nus par la position du corps alangui et sensuel des personnages. Il se crée alors, à travers ces trois grands moments de composition une évolution troublante, qui oscille entre supplice et érotisme.

L’oeuvre de Jean Fautrier est le résultat d’une création spontanée réalisée avec une technique parfaitement maitrisée. Il  utilise la technique de “haute pâte” aux couleurs pastel, apparue au début des années 1940. Pierre Restany définit les Otages comme “les archétypes classiques d’un style : l’informel”. Cet art abstrait et volontiers énigmatique est marqué par l’absence de composition organisée et par la disparition de toute forme reconnaissable, ce qui traduit la liberté d’expression de l’artiste.

Jean Fautrier adopte pour les Partisans cette même matière épaisse, à laquelle il intègre des silhouettes fantomatiques et des idéogrammes mystérieux.

L’oeuvre de Jean Fautrier, cet artiste solitaire et mystérieux, insolent et fascinant, inventeur et révolté, est désormais reconnue comme une étape importante de l’histoire de la peinture du XXème siècle.

Le musée national Fernand Léger a pu rassembler, pour cette exposition, une centaine d’oeuvres importantes, provenant de collections privées et publiques, parmi lesquelles le Nu couché, 1929 (musée national d’Art moderne, - Centre Georges Pompidou), Nu, 1925 (musée d’Art moderne de la Ville de Paris), des gravures des Partisans et des Orages (Bibliothèque nationale de France et Cabinet des Estampes du musée d’Art et d’Histoire de Genève), ainsi que Johanna, 1956 (collection particulière), A/ice, 1956 (collection particulière) et Place de Budapest, 1956 (collection particulière).

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux / musée national Fernand Léger, Biot, l’Association Française d’Action Artistique, ministère des Affaires étrangères et le Mucsarnok, Budapest. Elle sera présentée au Mucsarnok du 15 octobre au 10 novembre 1996 â l’occasion du 40ème anniversaire de l’insurrection hongroise.

Commissaires de l'exposition : Brigitte Hedel-Samson, conservateur du musée national Fernand Léger, Biot ; Katalin Timar, conservateur au Mucsarnok, Budapest

L'exposition est accompagnée d'un catalogue : 160 pages, 50 illustrations couleur, 50 illustrations noir et blanc, 250F, édition RMN.

Sommaire du catalogue

Préfaces
Brigitte Hedel-Samson
LaszIo Beke

Jean Fautrier et la naissance de l’informel
Krisztina Passuth

Les révoltes de Fautrier
Brigitte Hedel-Samson

Fautrier “Matière et mémoire”
Giullo-Carlo Argan

Otages
texte de Francis Ponge

Partisans
texte de Paul Eluard

Nus
texte de Georges Bataille

Oeuvres exposées

Biographie

Bibliographie et ouvrages cités en abrégé

MUSÉE NATIONAL FERNAND LÉGER
Chemin du Val de Pome, 06410 Biot