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05/11/25

Exposition Paul Sietsema @ Galerie Marian Goodman, Paris

Paul Sietsema 
Galerie Marian Goodman, Paris 
18 octobre - 20 décembre 2025

Paul Sietsema Art
Paul Sietsema 
Arrangement, 2025 
Peinture émail sur lin 
121.9 x 121.9 x 2.9 cm (48 x 48 x 1 1/8 in.)
© Paul Sietsema, courtesy Marian Goodman Gallery

La Galerie Marian Goodman à Paris présente actuellement la deuxième exposition personnelle de l'atiste américain Paul Sietsema en France. Cette exposition rassemble des oeuvres nouvelles et plus anciennes, dont deux films 16 mm. Le travail de Paul Sietsema explore la nature complexe de la représentation, en examinant comment le sens se construit à l'intersection de l'image et de la matière. Si l'art est une forme de langage culturel, l’artiste adopte une approche dialectique qui interrompt, détourne ou reconfigure le flux naturel de la communication.

Sept oeuvres créées cette année sont exposées au rez-de-chaussée de la galerie. A première vue, chacune d'entre elles représente un objet familier – un téléphone, une pièce de monnaie, un pinceau, etc. – et pourtant, de par différents dégrés de mises à distance propres au procédé de Paul Sietsema, ces images apparaissent comme des spectres ou des réceptacles de ces représentations. Ces reliquaires se déploient de manière critique pour redéfinir leur fonction, à mesure qu’ils évoluent dans le temps au sein d’un système dont la constante mutation dépend des valeurs culturelles héritées du passé. Object painting (2025), figure une machine obsolète, conçue dans sa physiologie pour permettre au corps humain de transformer une action laborieuse en langage. Le téléphone à cadran, déconnecté, de Arrangement (2025) évoque, quant à lui, la dimension métaphysique de la peinture tout en suggérant un potentiel de transmission et d’échanges réels, rendu ici irréalisable. 

A travers ces oeuvres, Paul Sietsema représente ou présente des matières premières : métal, toiles naturelles et peinture dans leurs formes les plus brutes. Dans cette optique, réfléchissant à la valeur symbolique de la peinture, Gray painting (2025) est une composition abstraite et monochrome qui joue des codes du matérialisme concret et laisse apparaître certaines parties de la toile vierge. Cette oeuvre renvoie tant à un travail antérieur de l’artiste qu'à la peinture abstraite du milieu du XXe siècle, période durant laquelle la peinture est passée d’un statut spirituel et politique à celui d'une monnaie culturelle dotée d'une valeur symbolique. De même, Action painting (black line) (2025) et Action painting (white on black) (2025) évoquent la portée emblématique du geste pictural autonome dans la peinture abstraite occidentale et de la valeur qui lui est attribuée. Action painting (black line), représentant l'image peinte d'une pièce de monnaie répandant une trainée de peinture sur la toile, met en parallèle le commerce et la valeur d'échange de l’oeuvre avec une action concrète.

Les oeuvres Action painting (black line) et Figure ground study (white on white) (2025) ont été peintes au verso d’imitations de tableaux de Jackson Pollock achetées sur des sites d'enchères en ligne, estampillées de faux tampons d'authenticité. Dans Figure ground study (white on white) (2025) et Arrangement (2025), des fragments de CD et de vinyles brisés ont été recouverts de peinture. Les objets initiaux sont littéralement et métaphysiquement ‘réduits au silence’ par les différentes interventions opérées par l’artiste, marquant leur transformation d'objet en image.

Au sous-sol de la galerie est présentée une sélection d'oeuvres datant de 2009 à 2020. Les ‘date paitings’ 1992 (2015) et 1994 (2015) ont été réalisées, entre autres outils de retouche photo argentique, avec un pinceau enduit de liquide de masquage au latex et un aérographe en partie cassé pour représenter des dalles de pierre minimalistes. La figuration des dates sur les pierres traduit l'échelle d'une histoire personnelle plutôt que collective. De même, Collection 5 (2016) donne à voir des jetons de vestiaire de musée collectés par l’artiste, réalisés à la peinture émail sur du papier incrusté de poussières provenant de son atelier. Lors de nombreuses visites dans des musées, l'artiste a régulièrement échangé des effets personnels contre ces jetons souvent marqués du nom des institutions. Si la première fois, il a oublié un vêtement, il a ensuite délibérément abandonné divers articles de sa propre garde-robe, essaimant ainsi, en quelque sorte, ses ‘oeuvres’ dans les musées du monde entier.

Une autre oeuvre est en partie issue des effets du travail en atelier. Le film muet, en noir et blanc, Anticultural Positions (2009), montre des images de traces résiduelles provenant de l'espace de travail de Paul Sietsema. Celles-ci sont accompagnées de sous-titres extrait d'une conférence donnée en 1951 par Jean Dubuffet, dans laquelle celui-ci énonce l'absence de forme et l'ambiguïté comme éléments essentiels du processus artistique. Le film a été projeté pour la première fois à la New School de New York en remplacement inattendu d'une conférence de Paul Sietsema alors que celui-ci était dans un avion en route vers la côte ouest des Etats-Unis.

Les deux films 16 mm dans l’exposition mettent en lumière le médium de prédilection initialement choisi par l'artiste pour interroger les constructions de la matérialité et leur relation plus large avec les médias. Dans Telegraph (2012), des fragments de bois trouvés sont utilisés pour former et incarner le langage. Reliés par une série de fondus enchaînés, ces morceaux sont configurés et reconfigurés au sein d'une structure répétitive et minimale qui finit par composer la phrase «L/E/T/T/E/R/T/O/A/Y/O/U/N/G/P/A/I/N/T/E/R». Le film explore l'idée de l’oeuvre d'art comme transmission en atténuant l'ordre de lisibilité linguistique et en soulignant l'abstraction inhérente à chaque forme de lettre.

Antérieures aux oeuvres présentées au rez-de-chaussée, Action painting (1977) (2017) et Action painting (City National) (2016) sont composées d'un unique geste réalisé en raclant ou frottant un objet sur la couche picturale, respectivement une pièce de monnaie et une carte de crédit. L'objet physique reste incrusté dans la peinture, l’amenant à perdre sa valeur monétaire au profit d’une valeur symbolique lors de sa transformation en oeuvre d’art. Pour Blue Picasso (2020), Paul Sietsema a sérigraphié sur toile une affiche originale du Guggenheim, avant d’y superposer la couleur de sa bordure originelle, créant ainsi un masque monochrome recouvrant l’intégralité de image. Cette technique affadit subtilement l’image, diminuant, voire suspendant, la fonction première de l’affiche.

Paul Sietsema (né en 1968 en Californie) vit et travaille à Los Angeles. Il est diplômé de l'université de Californie à Los Angeles en 1999 et de l'université de Californie à Berkeley en 1992. De nombreuses institutions ont consacré des expositions individuelles à son oeuvre, notamment le Nouveau Musée National de Monaco (2015), le Museum of Contemporary Art de Denver (2014), le Museum of Contemporary Art de Chicago (2013), le Wexner Center for the Arts de Columbus, dans l'Ohio (2013), le Mercer Union de Toronto (2013), la Kunsthalle Basel (2012), The Drawing Room de Londres (2012), le Schinkel Pavilion de Berlin (2010), le Cubitt de Londres (2010), le Midway Contemporary Art de Minneapolis (2010) ; le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid (2009) ; le Museum of Modern Art de New York (2009) ; le San Francisco Museum of Modern Art (2008) ; la de Appel Foundation d’Amsterdam (2008) et le Whitney Museum of American Art de New York (2003).

GALERIE MARIAN GOODMAN, PARIS
79 rue du Temple, 75003 Paris

26/07/25

Eija-Liisa Ahtila @ Galerie Marian Goodman, Paris - Exposition "On Breathing"

Eija-Liisa Ahtila, On Breathing 
Galerie Marian Goodman, Paris
5 septembre – 4 octobre 2025

Eija-Liisa Ahtila
Eija-Liisa Ahtila
On Breathing, 2024 
Single channel installation. Image 4K UHD 
Audio 2.0. 9 min. 45 sec. en boucle. Crystal Eye 2024 
© Eija-Liisa Ahtila, courtesy Galerie Marian Goodman
Un arbre peut-il être un protagoniste ou un espace ? Comment, à travers l'action, cela affecterait-il les règles de la narration ?—Eija-Liisa Ahtila
La Galerie Marian Goodman présente une nouvelle exposition d’Eija-Liisa Ahtila qui dévoile pour la première fois en France deux grandes œuvres vidéo, On Breathing et APRIL ≈ 61°01’ 24°27’ (2024). Reconnue internationalement pour ses installations cinématographiques, Eija-Liisa Ahtila remet en question la notion de perspective dans l'image en mouvement et construit une expérience où plusieurs temporalités et espaces coexistent. Dans le prolongement de ses recherches menées au cours de la dernière décennie, les œuvres de l'exposition explorent chacune à leur manière des formes de narration et de modes de présentation conçues autour de la nature et du vivant. Abandonnant un point de vue anthropocentrique, Eija-Liisa Ahtila cherche à rendre visible le monde non-humain et en particulier les arbres. Alors que On Breathing dépeint les entrelacs délicats d’un arbre et de la brume matinale, APRIL capture le passage silencieux d'une saison à une autre, à travers des déplacements subtils de l’espace entre les arbres et l’observation attentive de la forêt. 

Au rez-de-chaussée de la galerie, On Breathing (2024), une projection d’une durée de 9 minutes, s’apparente à un poème visuel qui met l'accent sur le mouvement lent et hypnotique de la brume s’évapororant autour d’un chêne. Ce phénomène matinal est typique des conditions automnales et hivernales, lorsque la mer demeure plus chaude que l'air et le sol environnants. Le déplacement de la brume et le son qu'elle produit dans les branchages évoquent poétiquement une respiration végétale. « L'air autour du chêne semble tangible, et l'espace à l'intérieur devient réel, comme si, pour un instant, la respiration de l'arbre devenait perceptible », explique l’artiste.

Eija-Liisa Ahtila, qui recourt fréquemment de plusieurs écrans et split-screens pour révéler simultanément différents aspects d'un même récit, utilise ici des incrustations vidéo afin de superposer des temporalités distinctes. La dérive du brouillard et son interaction avec les feuilles, le rythme et les plans de la caméra ; tout concourt à composer un tableau animé singulier.

Envisageant ses œuvres récentes comme un continuum, l'artiste remarque que chaque processus créatif la conduit naturellement vers le suivant. Depuis 2011, elle a ainsi progressivement remplacé les protagonistes humains par des arbres ou d’autres organismes vivants, donnant naissance à une série d'œuvres qui abordent « le récit écologique de l'image en mouvement ». Cette nouvelle orientation remet en question la relation contemporaine entre nature et humanité, ainsi que la frontière artificielle séparant les êtres humains et le reste du vivant. « J'ai tenté de développer des approches visuelles et des méthodes de narration qui pourraient nous montrer une voie pour sortir de l'anthropocentrisme et permettre la présence d'espèces non humaines dans notre imaginaire », affirme Eija-Liisa Ahtila.

Au niveau inférieur de la galerie, APRIL ≈ 61°01’ 24°27’(2024), exposée pour la première fois au musée Kröller-Müller aux Pays-Bas, immerge les visiteur·euse·s dans la forêt du parc naturel d'Aulanko, en Finlande, à proximité de la ville natale de l’artiste. Connue comme un environnement naturel encore préservé de l'activité humaine, cette forêt a été filmée pendant deux années consécutives, en 2022 et 2023, entre la fin mars et le mois de mai. Si le titre de l'œuvre se réfère au mois d’avril associé à la régénération de la nature, l'installation longue de près de 12 mètres et composée de huit écrans de projection, montre la transition subtile entre la fin de l'hiver et l’arrivée de l’été. Les huit séquences sont agencées de manière chronologique : de gauche à droite, la forêt apparaît d’abord aux premiers moments de la fonte des neiges, jusqu'à l'arrivée prématurée de l'été.

L'échelle et l’horizontalité de l'installation évoquent Horizontal (2011), oeuvre emblématique de l’artiste, née de sa volonté de représenter un sapin géant dans son intégralité. Pour éviter les distorsions liées à l’usage d’un objectif grand angle, Eija-Liisa Ahtila avait choisi de capturer l’arbre en plusieurs sections horizontales, avant de le présenter lui aussi sous la forme horizontale sur une série de six écrans de projection.

Avec APRIL, la forêt envisagée comme un écosystème où les arbres et une multitude d'organismes interagissent en permanence, est pour la première fois au centre de l'attention de l'artiste. La source de l'œuvre est la vie sylvestre, où chaque être singulier est un élément intégré de l'ensemble et où cet ensemble existe en retour dans cet être singulier. Pour créer un langage cinématographique adapté au sujet, les mouvements de caméra dans chacune des huit sections sont fluides et asynchrones, alternant ralentis et arrêts momentanés. « Le thème d'APRIL est la spatialité de l'être, le changement constant et la prise de forme de la forêt, qui est sa qualité fondamentale », explique Eija-Liisa Ahtila.

Eija-Liisa Ahtila est née à Hämeenlinna, en Finlande, en 1959. Elle a reçu de nombreux prix au cours des deux dernières décennies, dont récemment le titre de Commandeur de première classe de l'Ordre de la Rose blanche de Finlande (2020). Elle vit et travaille à Helsinki.

Les oeuvres d'Ahtila sont largement exposées depuis le début des années 1990. L'exposition « The Power of Trees », incluant Horizontal, est visible jusqu'au 14 septembre 2025 à la Shirley Sherwood Gallery of Botanical Art, Kew Gardens, Richmond, près de Londres. Récemment, elle a présenté des expositions personnnelles au Serlachius Manor en Finlande (2024) ; au Kröller-Müller Museum aux Pays-Bas (2024) ; à l'Ulrich Museum of Art à Wichita aux États-Unis (2022) ; à la National Gallery of Art à Vilnius en Lituanie (2021) ; au M Museum à Louvain en Belgique (2018) et au Serlachius Museum Gösta à Mänttä en Finlande (2018). Précedemment son travail a fait l’objet d’expositions monographiques dans de nombreuses institutions telles que l'Australian Centre for the Moving Image à Melbourne (2017) ; Guggenheim Bilbao en Espagne (2016) ; Albright-Knox Gallery à Buffalo aux Etats-Unis (2015) ; Oi Futuro à Rio de Janeiro au Brésil; Kiasma à Helsinki en Finlande (2013) ; Moderna Museet à Stockholm en Suède (2012); le Carré d’Art à Nîmes (2012) ; Museo del Palacio de Bellas Artes à Mexico au Mexique (2012) ; Art Institute of Chicago aux Etats-Unis (2011) ; Parasol Unit à Londres au Royaume-Uni (2010) ou encore le Jeu de Paume à Paris (2008). Eija-Liisa Ahtila a été membre du jury au Festival du film de Venise en 2011 et présidente du jury du FIDMarseille en 2013. 

GALERIE MARIAN GOODMAN 
79 rue du Temple, 75003 Paris

29/01/21

Christian Boltanski @ Galerie Marian Goodman, Paris

Christian Boltanski, Après
Galerie Marian Goodman, Paris
20 janvier – 13 mars 2021
« Nous sommes entourés de disparus qui restent gravés dans notre mémoire et dont la présence me hante ». -- Christian Boltanski
La Galerie Marian Goodman présente « Après », la première exposition personnelle en France de CHRISTIAN BOLTANSKI, depuis sa rétrospective au Centre Pompidou il y a un an.

Répartie sur les deux niveaux de la galerie, Christian Boltanski y donne libre cours à son goût pour un art total, où les oeuvres déploient une scénographie propre. Articulés en un tout cohérent, elles stimulent tous les vecteurs de perception, qu’ils soient directs ou plus enfouis dans l’intimité du souvenir. « L’expérience que je souhaite pour le public qui vient visiter chacune de mes expositions n’est pas forcément de comprendre mais de ressentir que quelque chose a eu lieu. » (1) résume l’artiste. Cette exposition comprend un nouvel ensemble de sculptures doublé de projections vidéo, une grande installation vidéo inédite au sous-sol, et s’achève avec deux autres installations de réalisation plus ancienne.

Au rez-de-chaussée, des masses de tissus blancs sur des chariots occupent, pêle-mêle, le centre de la salle. Dans ces nouvelles oeuvres intitulées « Les Linges » (2020), et initiées pendant le confinement du printemps dernier, les matériaux emblématiques de Christian Boltanski « prennent une signification nouvelle en lien avec les événements que nous vivons ». On est invité à se perdre et à déambuler parmi ces formes qui finissent par nous renvoyer à un souvenir, une atmosphère ou une expérience vécue.

Cette installation cohabite avec des projections aux murs intitulées « Les Esprits » (2020). On y voit des visages d’enfants, dont les traits à peine visibles s’effacent doucement, comme des souvenirs fugaces. D’abord très fantomatiques, les visages se dessinent plus distinctement sur les murs à mesure que le jour décline, créant ainsi une interaction dynamique avec les caractéristiques propres à l’espace de la galerie.

Une vidéo à peine visible et mystérieuse accompagne le spectateur et l’invite à descendre.

Au niveau inférieur, l’installation vidéo « Les Disparus » (2020), se déploie sur quatre grands rideaux sur lesquels des « vidéos clichées d’une vision fabriquée du bonheur recèlent des images subliminales des horreurs qui ont eu lieu au cours du siècle où je suis né et qui se sont déroulés en parallèle d’une partie de ma vie », explique l’artiste, « elles demeurent présentes dans le subconscient de la plupart d’entre nous ».

Le mot « Après » (2016) invite à entrer dans un lieu plus apaisé où se trouvent « Les rangements » (1995).

CHRISTIAN BOLTANSKI est né à Paris en 1944. Depuis sa toute première exposition au cinéma Le Ranelagh en 1968, le travail de Boltanski a été exposé dans de nombreux lieux d’expositions partout dans le monde. Dès 1984 le Musée national d’art moderne lui consacre sa première rétrospective. En 1988 plusieurs grands musées américains organisent une importante rétrospective itinérante. Entre 2012 et 2018 il réalise plusieurs projets au Chili, au Brésil, en Argentine ou au Mexique. En 2018, son travail a été montré en Chine à la Power Station of Art de Shanghai, au Israël Museum à Jérusalem en Israël ainsi qu’au European Centre for Art and Industrial Culture à Völklingen en Allemagne. En 2019, outre son exposition rétrospective au Centre Pompidou (Mnam) à Paris, le Japon accueille une exposition itinérante au National Museum of Art d’Osaka, à la National Art Gallery de Tokyo et au Prefectural Art Museum de Nagasaki. Entre 2001 et 2014, Christian Boltanski a reçu plusieurs prix récompensant son oeuvre.

(1) In Christian Boltanski. Faire son temps, Ed. Centre Pompidou, Paris, 2019, entretien entre C. Boltanski et B. Blistène, p. 63.

GALERIE MARIAN GOODMAN
79 rue du Temple, 75003 Paris
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29/11/20

Robert Smithson @ Galerie Marian Goodman, Paris - Primordial Beginnings

Robert Smithson: Primordial Beginnings
Galerie Marian Goodman, Paris
1 December 2020 - 9 January 2021

Galerie Marian Goodman, Paris and Holt/Smithson Foundation present the first exhibition of ROBERT SMITHSON at the Gallery. Born in Passaic, New Jersey, Robert Smithson (1938-73) recalibrated the possibilities of art. For over fifty years his work and ideas have influenced artists and thinkers, building the ground from which contemporary art has grown.

Primordial Beginnings investigates Robert Smithson’s exploration of, as he said in 1972, “origins and Primordial Beginnings , […] the archetypal nature of things.” This careful selection of works on paper demonstrates how Smithson worked as, to use his words, a geological agent. He presciently explored the impact of human beings of the surface of our planet. The earliest works are fantastical science fiction landscape paintings embedded in geological thinking. These rarely seen paintings from 1961 point to his later earthworks and proposals for collaborations with industry. Between 1961 and 1963 Smithson developed a series of collages showing evolving amphibians and dinosaurs. Paris in the Spring (1963) depicts a winged boy atop a Triceratops beside the Eiffel Tower, while Algae Algae (ca, 1961-63) combines paint and collage turtles in a dark green sea of words.

For Robert Smithson, landscape and its inhabitants were always undergoing change. In 1969 he started working with temporal sculptures made from gravitational flows and pours, thinking through these alluvial ideas in drawings. The first realized flow was Asphalt Rundown, in October 1969 in Rome, and the last, Partially Buried Woodshed, took place on the campus of Kent State University in Ohio. A selection of drawings related to these important event sculptures are on display in Primordial Beginnings. Robert Smithson was invested in a definition of sculpture that was timebound and precarious, that would not claim monumental status, and would instead collaborate with entropy.

An autodidact, Robert Smithson's interests in travel, cartography, geology, architectural ruins, prehistory, philosophy, science-fiction, popular culture, and language spiral through his work. In his short and prolific life, Smithson produced paintings, drawings, sculptures, architectural schemes, films, photographs, writings, earthworks, and all the stops between. From his landmark earthworks to his 'quasi-minimalist' sculptures, Nonsites, writings, proposals, collages, detailed drawings, and radical rethinking of landscape, Smithson's ideas are profoundly urgent for our times. By exploring the conceptual and physical boundaries of landscape Smithson raised questions about our place in the world, their relevance heightened as the dangers of global warming move ever closer.

Primordial Beginnings is accompanied by a simultaneous exhibition, Hypothetical Islands, at Marian Goodman Gallery, London. Both exhibitions feature rarely seen works from the personal collection of the artist Nancy Holt (1938-2014). Holt married Smithson in 1963 and managed his Estate between 1973 and 2014. Primordial Beginnings and Hypothetical Islands are organized in partnership with Holt/Smithson Foundation, an artist endowed foundation dedicated to continuing the creative legacies of Nancy Holt and Robert Smithson.

Born in Passaic, New Jersey, ROBERT SMITHSON (January 2, 1938 – July 20, 1973), spent his formative years in New Jersey. In 1963 he married the artist Nancy Holt (1938–2014), who managed the Estate of Robert Smithson from 1973-2014, and who literally willed Holt/Smithson Foundation into being. Robert Smithson is best known for his earthworks Spiral Jetty (1970), Broken Circle/Spiral Hill (1971), and Amarillo Ramp (1973). Prior these earthworks Smithson created performative entropic land works, such as the ephemeral sculptures Asphalt Rundown (1969, Rome), Glue Pour (1969, Vancouver), Concrete Pour (1969, Chicago), and Partially Buried Woodshed (1970, Kent State) speak poignantly to issues of time and the human condition. Robert Smithson’s first solo exhibition, with emphasis on what he described as ‘expressionistic work’, took place in 1957 at Allan Brilliant’s gallery in New York. The artist’s peripatetic life took him to Rome in 1961, when George Lester offered him his first solo international exhibition at Galleria George Lester, where he explored quasi-religious subject matter. His early paintings, drawings and sculptures made between 1961 and 1963 were imbued with references to concrete poetry, popular culture, and science fiction. Influenced by minimalism, in 1964 Smithson declared his quasi-minimal sculptures made from industrial materials of metal and mirrored Plexiglas as his ‘mature’ works, distancing himself from his early expressionistic paintings and drawings. Robert Smithson’s writings on art, western culture, graphic texts, and interviews, are published in The Writings of Robert Smithson, edited by Nancy Holt (1979, New York University Press, with an expanded version edited by Jack Flam published in 1998). His works are in numerous museum collections, including the Art Institute of Chicago, Dia Art Foundation, Museum of Modern Art New York, National Museum of Modern Art Tokyo, Solomon R. Guggenheim Museum, and Whitney Museum of American Art.

GALERIE MARIAN GOODMAN
79 rue du Temple, 75003 Paris

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28/01/17

James Welling, Galerie Marian Goodman, Paris - Chronology

James Welling: Chronology 
Galerie Marian Goodman, Paris 
25 janvier – 2 mars 2017 

La galerie Marian Goodman présente pour la première fois une exposition de James Welling. En parallèle, le Stedelijk Museum voor Actuele Kunst (S.M.A.K) à Gand lui consacre une grande rétrospective, Metamorphosis, qui voyagera ensuite au Kunstforum de Vienne.

L’exposition Chronology réunit de nouvelles œuvres aux côtés de photographies récentes et d’une sélection de ses premiers travaux. James Welling s’essaie à la peinture, la danse, la vidéo, la sculpture, la performance avant de se tourner progressivement et définitivement vers la photographie au milieu des années 1970. Autodidacte, il explore dès lors les potentialités du médium en expérimentant divers procédés (Polaroids, tirage argentique, tirage jet d’encre, photogramme, chimigramme etc). Intéressé avant tout par le caractère imprévisible de la photographie, James Welling s’engage délibérément dans différentes directions ; la matière, l’abstraction, la couleur, l’espace. L’exposition illustre toute la diversité de cette œuvre et met en évidence des continuités formelles et conceptuelles.

Praticien novateur, James Welling ne cesse d’inventer des modus operandi dont une grande part se déroule en chambre noire. Inspirées du travail de Moholy-Nagy, Hands (1975/2016) sont des tirages négatifs de photogrammes des mains de l’artiste. « En photographie, je distingue les photogrammes des images prises avec un objectif. Le modèle pour les images obtenues avec un objectif se fonde sur une conception de l’image héritée de la Renaissance tandis que le photogramme est l’ombre d’un objet sur une surface photographique. » Il approfondit cette technique comme en témoignent les New Flowers (2016). Contrairement à la série Flowers (2004-2007), il construit numériquement ces photogrammes à partir de multiple négatifs. Un autre procédé ne nécessitant pas le recours à l’appareil photographique, le chimigramme permet la réalisation d’images avec le seul concours de la lumière, de produits chimiques et du jeu du hasard ; Welling l’utilise dans sa série Chemical (2015-16) et fait disparaître la frontière entre photographie et peinture.

La couleur tient une place centrale dans les œuvres présentées dans l’exposition. Ses premières expérimentations chromatiques remontent aux années 1970 quand il enrichit l’intensité colorée de ses Polaroids, tels que Red Dawn ou Studio With Coat (1976), en les mettant en contact à la chaleur. C’est cependant au cours de la période pendant laquelle il enseigne à l’University of California à Los Angeles (UCLA) de 1995 à 2016 que Welling affine ses recherches chromatiques, dont la série Degradés (2005) en est l’exemple le plus éclatant. « A mesure que je suis devenu sensible aux couleurs non naturelles, j’ai pris conscience qu’elles n’étaient pas artificielles c’est juste que je ne les avais pas remarquées. Le fait d’être en harmonie avec la couleur m’a mené à penser qu’en réalité nous voyons plus de couleurs que nous en percevons normalement. Je crois que d’une certaine manière j’essaie de libérer la couleur ». Les variations de couleurs peuvent participer parfois à construction des images comme avec Glass House (Lavender Mist)(2014). James Welling a placé devant l’objectif de son appareil un filtre couleur lavande jouant avec la transparence du matériau de la maison. De la même manière les couleurs obtenues avec Photoshop deviennent l’un des éléments constituants des œuvres Choreograph, chacune est construite à partir de trois photographies noir et blanc superposées et respectivement colorées en rouge, vert et bleu dans le système RVB du logiciel. Enfin dans les photographies de la série Meridian prises dans une imprimerie à Rhode Island, Welling souligne le lien entre la reproduction mécanique et la photographie en altérant subtilement les couleurs du fichier
numérique. 

Si James Welling décide en 1976 de se consacrer pleinement à la photographie, il n’en a pas pour autant exclu de sa pratique d’autres disciplines artistiques, l’architecture figurant parmi ses grandes sources d’inspiration. Notamment les vues noir et blanc fragmentées de bâtiments de Los Angeles Architecture réalisées de nuit ou ses images polaroid qui montrent sa fascination pour l’espace et les volumes. La série Glass House (2006-2014) est entièrement consacrée à la maison construite par l’architecte Philip Johnson en 1949 à New Canaan dans le Connecticut, perçue comme une gigantesque sculpture et photographiée à différentes saisons. De même avec Choreograph, la danse qu’il avait pratiquée et étudiée pendant ses études revient au centre de son travail. Il superpose des clichés de danseurs professionnels pris lors de répétitions avec des vues d’architecture de Paul Rudolph, Rudolf Steiner et Marcel Breuer et/ou celles de paysages du Connecticut ou de Suisse. Ces paysages à peine perceptibles sont à la fois une toile de fond et une scène pour les figures dansantes. Enfin, la peinture a toujours tenu une place importante ; Seascape, son nouveau film présenté dans l’exposition, traduit également cette affinité : James Welling y utilise des séquences d’un film 16mm tournées au début des années 1930 par son grand-père qui avaient servi d’étude pour la réalisation d’une marine. James Welling a recolorisé numériquement ce film à partir d’échantillons de la dite peinture et son frère a conçu la musique.

JAMES WELLING est né à Hartford, Connecticut en 1951. Il vit et travaille à New York. Il étudie à la Carnegie-Mellon Université à Pittsburg puis au California Institute of the Arts à Los Angeles (Cal Arts), où il suit notamment le cours « post-studio » de John Baldessari. Il est considéré comme l’un des membres de la « Picture Generation » aux cotés d’artistes comme Sherrie Levine, Cindy Sherman ou Richard Prince, salués pour leur approche innovante de la photographie dans les années 1970-1980. De 1995 à 2016, il enseigne au sein du département d’art à l’University of California à Los Angeles (UCLA) et depuis 2012 il est professeur invité de l’Université de Princeton. En 2012 et 2013 deux expositions majeures ont présenté l’ensemble de son œuvre : Monograph, organisée par le Cincinnati Art Museum et le Hammer Museum à Los Angeles, puis Mind on Fire présentée à la MK Gallery, Milton Keynes en Angleterre, au Centro Galego de Arte Contemporanéa, Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne et à la Contemporary Art Gallery, Vancouver au Canada. En 2014 il a reçu le Prix d’Infinité du Centre International de la Photographie, New York et en 2016 le Prix d’excellence de l’Institut de Julius Shulman de l’Université de Woodbury, Californie.

Ses œuvres font partie des collections des plus grands musées internationaux: le Centre Georges Pompidou, Paris; Hammer Museum, Los Angeles; Los Angeles County Museum of Art ; Le MoMA, New York ; Solomon R ; Guggenheim Museum, New York ; Whitney Museum of American Art, New York; Tokyo Metropolitan Museum of Photography ; Vancouver Art Gallery ; Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford, Connecticut et le Kunstmuseum Wolfsburg, Allemagne. 

GALERIE MARIAN GOODMAN
79 rue du Temple, 75003 Paris

15/09/16

Giuseppe Penone @ Galerie Marian Goodman, Paris et Londres

Giuseppe Penone
Galerie Marian Goodman, Paris et Londres
Jusqu'au 22 octobre 2016


« La perception tactile nous rapproche du présent. » Giuseppe Penone

La Galerie Marian Goodman présente actuellement deux expositions simultanées de Giuseppe Penone à Paris et à Londres. Ces nouvelles expositions rassemblent une sélection d’oeuvres ayant pour thème le sens du toucher, et dont les formes émanent de gestes spécifiques accomplis par la main de l’artiste. Comme l’observe Laurent Busine: « Rien n’est plus intensément le geste de Giuseppe Penone que la poignée ; c’est-à-dire, la quantité de choses que la main peut contenir, soit que la main presse ou écrase, que la main tienne et garde ou encore que la main glisse et caresse. » Les oeuvres présentées dans les deux expositions (dont le titre fait référence, au passé, au futur et au présent) révèlent que gestes et perceptions tactiles sont, aux yeux de Giuseppe Penone, liés à l’individualité et au temps: “Une forme sans le geste d’un homme est un présent collectif ; avec le geste d’un homme, c’est un présent individuel.”

Giuseppe Penone : Ebbi, Avrò, Non Ho (J’eus, J’aurai, Je n’ai), Galerie Marian Goodman, Paris

La galerie de Paris présente un ensemble d’oeuvres dans lesquelles l’artiste, grâce à l’empreinte de sa main dans la matière, rend palpable la relation entre le geste et le matériau, entre le corps et l’univers. La feuille d’or de Spoglia d’oro (2001) façonnée par lui, arbore les lignes et sillons de sa paume. Dans Germinazione (2005), une série de six sculptures murales, le volume de ses doigts se superpose aux moulages d’arbres et de branches en résine acrylique. Au rez-dechaussée, le groupe d’oeuvres intitulées Avvolgere la terra (Envelopper la terre) (2014) conjugue la terre cuite avec différents matériaux, tels que l’engobe de silice colorée, la résine, le cuir et l’aluminium. D’un simple geste, « l’action d’envelopper la terre avec les mains, la contenir », l’artiste met en évidence la connexion intime, complexe entre les hommes et la nature. « Il s’agit de la forme qu’imprime, dans la matière, le mouvement fluide de l’univers. Une simple poignée d’argile contient la synthèse d’une forme universelle. »

Giuseppe Penone poursuit son exploration des limites du voir et du toucher avec Terre (2015) et Pugno di grafite - palpebra (2012). Les deux oeuvres représentent une paupière fermée, qui selon l’artiste donne « la définition exacte des frontières et de l’espace de la pensée » et « reflète le fait que notre corps est présent dans l’espace ». Cette présence est matérialisée par la poignée, respectivement en terre cuite et en graphite.

Jouant sur la relation entre le contenant et le contenu, les sculptures Il vuoto del vaso (2005), exposées au niveau inférieur, associent de larges vases en terre cuite et des images radiographiques. Tandis que les vases témoignent de la pression exercée sur l’argile, les radios qui les accompagnent révèlent les mains de l’artiste, rendant ici visible un processus fugace et imperceptible. Geometria nelle mani – 4 aprile (2004), une série de photographies noir et blanc en négatif, montre les mains de Giuseppe Penone tenant de petites formes géométriques en bois ; écho au geste accompli en 1979 pour réaliser Cocci. Le vide entre ses mains et l’objet, lumineux sur chaque image, devient l’espace potentiel d’une sculpture à venir.

Giuseppe Penone : Fui, Sarò, Non Sono (I was, I will be, I am not), Marian Goodman Gallery, London

La galerie de Londres présente également des oeuvres emblématiques de l’intérêt de Giuseppe Penone pour la relation métaphysique entre son corps et l’écosystème vivant. L’un des meilleurs exemples en est fourni par l’oeuvre exposée dans la galerie inférieure, Trattenere 6, 8, 12 anni di crescita (Continuerà a crescere tranne che in quel punto), (2004-2016). En 1968, Penone fixa un moulage en bronze de sa main sur le tronc d’un jeune arbre. Six ans plus tard, il réalisa un moulage de cet arbre in situ, puis deux autres, respectivement huit et douze ans après le premier, capturant la symbiose croissante de sa main avec l’arbre qui l’enveloppe. Trattenere 6, 8, 12 anni di crescita (Continuerà a crescere tranne che in quel punto) comprend ces trois moulages réalisés au cours de ces douze dernières années. La main de l’artiste entravant la croissance naturelle, l’arbre s’adapte à l’emprise du métal, enveloppant la main qu’il absorbe peu à peu. Ici, le corps humain et l’arbre se métamorphosent ensemble pour devenir une seule et même entité. Son identité sculpturale continue d’évoluer de manière organique, liant son passé, son présent et son futur.

Respirare l’ombra (2008), une installation de cages métalliques contenant des feuilles de laurier, couvrira l’un des murs principaux de la galerie inférieure, tout en embaumant l’espace. Tandis que le sens du toucher est déterminant dans la pratique de Giuseppe Penone, celui de l’odorat favorise la transformation de notre rapport au monde. Une forêt de branches entrelacées surmontées d’empreintes en terre cuite (Terra su terra, 2014/2015), et un autre ensemble de sculptures d’arbres en bronze et marbre seront présentées sur les deux niveaux de la galerie. Comme Respirare l’ombra, ces oeuvres recréent un environnement semblable aux forêts de Garessio, en Italie, dans l’intimité desquelles vécut Penone durant ses années de formation. Ce qui, dans ces oeuvres, est fait de main d’homme - les cages dans Respirare l’ombra et le marbre encaissant les racines dans Indistinti confini – semble contredire, à première vue, l’évolution naturelle telle qu’on peut l’observer dans une forêt, mais c’est finalement la force organique qui l’emporte, tendue vers une unité harmonieuse, à laquelle une transfiguration paisible permet d’accéder.

Dans la galerie inférieure, Giuseppe Penone boucle le thème du “toucher” avec Corteccia (1986), une série de portraits en terre cuite représentant sa fille Caterina. Certaines zones des portraits sont recouvertes d’une glaçure qui met l’accent sur le toucher de l’artiste et qui, loin d’être un simple outil, fait partie intégrante de la sculpture. Pour reprendre les mots de Gianfranco Maraniello, dans son essai intitulé Giuseppe Penone: the Possibility of Sculpture: “La main elle-même est le moule initial de toute forme, transférant son empreinte au matériau qui sera façonné et initiant, de ce fait, une dialectique négative, constitutive de l’oeuvre. »

De nouvelles et emblématiques sculptures de Giuseppe Penone sont actuellement visibles dans les jardins du Rijksmuseum, à Amsterdam (jusqu’au 2 octobre 2016) tandis que le Musée d’Art Contemporain de Trente et Rovereto (MART) vient de présenter une grande rétrospective. Récemment, des oeuvres de Giuseppe Penone ont aussi été exposées au Nasher Sculpture Center, à Dallas (2015) ; au Musée Cantonal des Beaux-Arts, à Lausanne (2015) ; au Beirut Art Center (2014) ; au Musée de Grenoble (2014) ; au Kunstmuseum Winterthur (2013) ; à la Whitechapel Gallery, à Londres (2013). Giuseppe Penone a présenté des sculptures monumentales dans de nombreux jardins prestigieux, tels que les jardins du château de Versailles (2013); le Madison Square Park, à New York (2013); le Giardino di Boboli, Forte di Belvedere, à Florence (2014); la Venaria Reale, près de Turin (2015). Giuseppe Penone est né en 1947 dans la petite ville piémontaise de Garessio, en Italie. Il a fait ses études à l’Accademia di Belle Arte à Turin, où il vit et travaille. En 2014, il a été, en tant que sculpteur, lauréat du prestigieux Praemium Imperiale, décerné à des artistes internationaux. En 2007, il a représenté l’Italie à la 52ème biennale de Venise.

Galerie Marian Goodman Paris
, 79 rue du Temple, 75003 Paris
Marian Goodman Gallery London, 5-8 Lower John Street, London W1F 9DY
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