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20/04/24

Chefs-d'oeuvre de la Galerie Borghèse @ Musée Jacquemart-André, Paris

Chefs-d'oeuvre de la Galerie Borghèse 
Musée Jacquemart-André, Paris
6 septembre 2024 - 5 janvier 2025

Caravage
Caravage 
Garçon à la corbeille de fruits, vers 1595 
Huile sur toile, 70 x 67 cm 
Galleria Borghese, Rome 
© Galleria Borghese / photo Mauro Coen 

Titien
Titien 
Vénus bandant les yeux de l’Amour, vers 1565 
Huile sur toile, 116 x 184 cm 
Galleria Borghese, Rome 
© Galleria Borghese / photo Mauro Coen 

Pierre Paul Rubens
Pierre Paul Rubens 
Suzanne et les vieillards, vers 1606-1607 
Huile sur toile, 94 x 67 cm 
Galleria Borghese, Rome 
© Galleria Borghese / photo Mauro Coen 

Le Musée Jacquemart-André réouvre ses portes début septembre 2024 en présentant une exposition consacrée à une quarantaine d'oeuvres exceptionnelles de la Galerie Borghèse à Rome.

La Villa Borghese Pinciana, qui abrite aujourd’hui la Galerie Borghèse, fut construite entre 1607 et 1616 sur ordre du puissant cardinal Scipion Borghèse (1577-1633), neveu du pape Paul V (1550-1621). S’inspirant des luxueuses villas romaines, Scipion souhaitait consacrer ce palais entouré de jardins à l’exposition de ses collections d’œuvres antiques et de peintures et sculptures modernes, évoquant un nouvel âge d’or. Doté d’un goût sûr, d’une insatiable curiosité et d’une extraordinaire capacité à déceler les chefs-d’œuvre parmi les productions de son temps, Scipion Borghèse complétait sa collection par tous les moyens, légaux ou non. Il s’est ainsi imposé comme l’un des premiers et des plus importants collectionneurs et mécènes de l’histoire de l’art moderne, faisant de la Villa Borghese un véritable musée avant la lettre. Selon ses dernières volontés, l’ensemble de ses collections et de ses propriétés fut transmis génération après génération sans être dispersé pendant près de deux cents ans, et les héritiers Borghèse poursuivirent l’enrichissement du patrimoine familial. Au début du XIXe siècle, plusieurs centaines de sculptures antiques furent néanmoins cédées à Napoléon Bonaparte par son beau-frère, le prince Camille Borghèse (1775-1832) ; leur absence a été progressivement comblée par de nouvelles acquisitions. La famille Borghèse finit par vendre la villa et son musée à l’Etat italien en 1902. La Galerie Borghèse demeure aujourd’hui un symbole de la prospérité économique, culturelle et artistique de Rome à l’époque moderne, et à ce titre une destination incontournable pour les visiteurs de la Ville éternelle.

Antonello da Messina
Antonello da Messina 
Portrait d’homme, vers 1476 
Tempera et huile sur panneau, 31 x 25,2 cm
Galleria Borghese, Rome 
© Galleria Borghese / photo Mauro Coen 

Bernin
Bernin 
Autoportrait à l’âge mûr, vers 1635-1640 
Huile sur toile, 53 x 43 cm 
Galleria Borghese, Rome 
© Galleria Borghese / photo Mauro Coen 

Grâce au partenariat entre le Musée Jacquemart-André et la Galerie Borghèse – dans le contexte d’une campagne de travaux de rénovation du musée romain à l’automne 2024 – cette exposition présentera une sélection d’oeuvres exceptionnelles issue de cet ensemble artistique unique au monde. Le public pourra notamment y (re)découvrir les productions de grands noms de l’art italien des XVIe et XVIIe siècle (Raphaël, Antonello da Messina, Parmesan, Lorenzo Lotto, Titien, Véronèse, Caravage, Bernin…) et de peintres nordiques ayant séjourné en Italie (Rubens, Gerrit von Honthorst…). L’exposition rendra aussi hommage à des peintres moins connus du grand public, tels qu’Annibal Carrache, Guido Reni, Le Cavalier d’Arpin et Jacopo Bassano. La présentation des œuvres dans l’exposition éclairera à la fois l’histoire de la collection et le sens des grandes thématiques explorées par les artistes. L’exposition sera accompagnée d’un catalogue, ouvrage de référence en langue française sur la collection de peintures modernes de la Galerie Borghèse.

COMMISSARIAT DE L'EXPOSITION

Dr. Francesca Cappelletti est Directrice de la Galerie Borghèse à Rome. Spécialiste du baroque italien, et particulièrement du mouvement caravagesque, elle a contribué à la redécouverte de L’Arrestation du Christ du Caravage (aujourd’hui à Dublin) au début des années 1990. Entre 2014 et 2018, elle a oeuvré en tant que vice-présidente du Conseil Supérieur des Biens Culturels au ministère de la Culture italien. Avant de prendre la tête de la Villa Borghese en 2020, elle a été professeur d’histoire de l’art de la Renaissance à l’Université de Ferrare. Francesca Cappelletti a été commissaire de nombreuses expositions, dont « Nature et Idéal. Le paysage à Rome, 1600-1650 » (Paris, Grand Palais et Madrid, Museo del Prado, 2011), « Les Bas-fonds du Baroque » (Rome, Villa Médicis et Paris, Petit Palais, 2014), « Caravage à Rome, amis et ennemis » (Paris, Musée Jacquemart-André, 2018) et « Georges de la Tour. L’Europe des Lumières » (Milan, Palazzo Reale, 2020).

Pierre Curie est Conservateur général du patrimoine. Spécialiste de peinture italienne et espagnole du XVIIe siècle, il a également travaillé sur celle du XIXe siècle français au Musée du Petit Palais où il a commencé sa carrière de conservateur. Par la suite chargé du domaine de la peinture à l’Inventaire général, il a corédigé et conduit le Vocabulaire typologique et technique de la peinture et du dessin (paru en 2009). Nommé responsable de la filière peinture du département restauration du Centre de recherche et de restauration des Musées de France en 2007, il a coordonné et suivi quelques grandes restaurations de tableaux des musées nationaux (Léonard de Vinci, Titien, Rembrandt, Poussin…). Pierre Curie est conservateur du musée Jacquemart-André depuis janvier 2016 et co-commissaire de toutes ses expositions.

MUSÉE JACQUEMART ANDRÉ
158 boulevard Haussmann, 75008 Paris

Musée Jacquemart-André, Paris - Réouverture - Ce qui a changé

Réouverture du Musée Jacquemart-André, Paris
6 Septembre 2024

Musée Jacquemart-André, Restauration
Musée Jacquemart-André 
en cours de restauration
© Culturespaces / N. Héron

Musée Jacquemart-André, Restauration
Musée Jacquemart-André
en cours de restauration
© Culturespaces / N. Héron

Après plus d’un an d’importants travaux de restauration, le Musée Jacquemart-André rouvrira ses portes au public le 6 septembre 2024. Les visiteurs pourront admirer ce splendide hôtel particulier dont la salle à manger, le fumoir et l’escalier Tiepolo, entre autres, ont été restaurés par l’agence Eugène Architectes, et la cour à nouveau végétalisée. Les visiteurs bénéficieront d’une médiation innovante et de nouvelles animations. Pour sa réouverture, le musée présentera une exposition exceptionnelle des chefs-d’œuvre de la célèbre Galerie Borghèse à Rome.

De nombreux chantiers ont été entrepris par l’Institut de France, propriétaire du musée et maître d’ouvrage des travaux, prenant appui sur la maîtrise d’œuvre conjointe de l’agence Goutal et d’Eugène Architectes, pour préserver ce bâtiment unique, protégé au titre des Monuments Historiques.

La salle à manger a été entièrement restaurée, à commencer par ses magnifiques décors : le plafond peint par Giambattista Tiepolo représentant La Renommée annonçant l’arrivée du roi Henri III a retrouvé tout son éclat grâce à une opération de décrassage et de réintégration par l’atelier Arcanes. Les tapisseries de la tenture d’Achille, tissées à Bruxelles au XVIIIe siècle et contant les aventures des héros de la Guerre de Troie, ont été traitées en Belgique dans l’atelier de la manufacture royale De Wit qui, par un nettoyage approfondi, a redonné à leurs coloris une grande fraîcheur. Une restauration du parquet, des menuiseries, des serrureries d’art et des autres décors a également été effectuée.

Le fumoir a bénéficié d’une restauration du sol au plafond et de toutes ses collections : les boiseries et le parquet ont été restaurés par MDB, les décors ont été confiés à l’Atelier de Ricou, tout comme le nettoyage des dorures, des décors peints et de la cheminée, et le tondo représentant la Dispute entre Minerve et Neptune attribué à Giuseppe Porta a été confié à l’atelier de Marie Bégué. De nouveaux rideaux et tentures murales ont été réalisés par la Maison Phelippeau à partir d’un ancien rideau conservé dans les réserves et de photos d’archives qui ont révélé la couleur d’origine rouge lie-de-vin.

Le monumental escalier à double volée a également fait l’objet d’une campagne de restauration : le nettoyage et la stabilisation des décors de stuc-marbre et de faux-marbre par l’atelier Arcanes, la restauration des dorures par l’atelier Mariotti, le nettoyage et la restitution des décors disparus du garde-corps par l’établissement de Chant-Viron, le nettoyage et la reprise des marbres par Tollis et la restitution d’un tapis neuf par Codimat. La verrière a elle aussi fait l’objet d’un nettoyage complet pour un meilleur éclairage de cet espace autrefois jardin d’hiver.

La transformation la plus marquante est la réhabilitation de la végétalisation de la cour, par l’entreprise Esprit Jardin, afin de se rapprocher au maximum de son aspect au début du XXe siècle, connu par des photographies anciennes mettant en avant un rond central végétalisé. Ce nouvel aménagement permet une meilleure mise en valeur des sculptures de la cour qui ont été restaurées en 2021. Les lampadaires historiques, après une restauration fondamentale par l’établissement de ChantViron, y retrouveront leur emplacement d’origine.

Pour son exposition de réouverture, le 6 septembre 2024, le Musée Jacquemart André présentera une quarantaine de chefs-d’œuvre de la célèbre Galerie Borghèse à Rome. Ce partenariat exceptionnel entre les deux institutions offrira au public une occasion unique d’admirer à Paris un ensemble d’œuvres majeures d’artistes célèbres de la Renaissance et de la période baroque rarement prêtées à l’étranger, du Caravage à Rubens, en passant par Botticelli, Raphaël, Titien, ou encore Véronèse, Antonello da Messina et Bernin.

MUSÉE JACQUEMART ANDRÉ
158 boulevard Haussmann, 75008 Paris

06/06/21

Paul Signac @ Musée Jacquemart-André, Paris - Signac, Les harmonies colorées

Signac, Les harmonies colorées 
Musée Jacquemart-André, Paris 
Jusqu'au 19 juillet 2021 

Paul Signac
PAUL SIGNAC (1863 – 1935)
Coucher de soleil (éventail), Vers 1905
Aquarelle, encre de Chine et mine de plomb sur papier 
14,3 x 10,8 cm
Collection particulière

Maximilien Luce, Portrait de Paul Signac
MAXIMILIEN LUCE (1858 – 1941)
Portrait de Paul Signac, vers 1925
Mine de plomb sur papier, 20,8 x 15,7 cm
Collection particulière

Paul Signac
PAUL SIGNAC (1863 – 1935)
Les Andelys. Soleil couchant, 1886
Huile sur toile, 32,8 x 46,1 cm
Collection particulière

Paul Signac
PAUL SIGNAC (1863 – 1935)
Concarneau (étude), 1891 
Huile sur bois, 15 x 25 cm
Collection particulière

Le musée Jacquemart-André met à l’honneur l’œuvre de Paul Signac (1863 – 1935), maître du paysage et principal théoricien du néo-impressionnisme, à travers près de soixante-dix œuvres issues du plus bel ensemble d’œuvres néo-impressionnistes en mains privées. Aux côtés de 25 de ses toiles telles que Avant du Tub (1888), Saint-Briac. Les Balises (1890), Saint-Tropez. Après l’orage (1895), Avignon. Matin (1909) ou Juan-les-Pins, Soir (1914) et d’une vingtaine d’aquarelles, l’exposition présente plus de vingt œuvres de Georges Seurat, Camille Pissarro, Maximilen Luce, Théo Van Rysselberghe, Henri-Edmond Cross, Louis Hayet, Achille Laugé, Georges Lacombe et Georges Lemmen.

L’ensemble de l’exposition suit un parcours chronologique, depuis les premiers tableaux impressionnistes peints par Signac sous l’influence de Claude Monet jusqu’aux œuvres vivement colorées réalisées par l’artiste au XXe siècle, en passant par sa rencontre avec Georges Seurat en 1884. L’exposition, qui retrace la vie de Signac et son travail de libération de la couleur, évoque également l’histoire du néo-impressionnisme.

En introduction, une salle est consacrée à la présentation du mouvement néo-impressionniste. La rencontre de Georges Seurat y est évoquée par deux rares dessins au crayon Comté et l’entrée en scène des principaux acteurs du mouvement - Camille Pissarro, Henri-Edmond Cross, Maximilien Luce et Théo Van Rysselberghe - est illustrée par des portraits. (Portraits de Georges Seurat (1890), Camille Pissarro (1895) et Henri-Edmond Cross (1898) par Maximilien Luce ; Portrait de Maximilien Luce (1890) par Signac ; Autoportrait (1916) de Théo Van Rysselberghe). Saint-Briac. Le Béchet (1885) y rappelle les débuts impressionnistes de Signac et le visiteur voit la technique de l’artiste évoluer avec Fécamp. Soleil (1886), Avant du Tub (1888) et Saint-Briac. Les Balises (1890), ses premiers chefs-d’œuvre néo-impressionnistes. 

Maximilien Luce
MAXIMILIEN LUCE (1858 – 1941) 
L’Aciérie, 1899
Huile sur toile, 92 x 73,3 cm
Collection particulière

Théo Van Rysselberghe
THEO VAN RYSSELBERGHE (1862 – 1926), 
Le Moulin du Kalf à Knokke (Moulin en Flandre), 1894 
Huile sur toile, 80 x 68,5 cm
Collection particulière

Henri-Edmond Cross
HENRI-EDMOND CROSS (1856 – 1910)
La Mer clapotante, Vers 1902-1905
Huile sur toile, 59 x 82 cm
Collection particulière

Ensuite, une importante section est réservée aux premiers tableaux néo-impressionnistes de Signac, puis à la période de Saint-Tropez où il choisit de passer la belle saison chaque année de 1892 à 1913. Les œuvres peintes à Paris et en Bretagne contrastent avec les tableaux aux couleurs fortes inspirés par le Midi. L’exposition illustre ainsi le développement stylistique du peintre qui se libère progressivement des théories de Seurat pour faire évoluer le néo-impressionnisme dans le sens d’une expression picturale toujours plus colorée.

Paul Signac a beaucoup milité pour la diffusion du mouvement et les tableaux de ses compagnons de route sont accrochés au cœur de l’exposition. Les œuvres des plus célèbres d’entre eux- Pissarro, Van Rysselberghe, Cross ou Luce- voisinent avec celles de Louis Hayet, Georges Lemmen, Georges Lacombe et Achille Laugé, artistes qui sont de véritables découvertes pour la plupart des visiteurs. Ceux-ci peuvent ainsi apprécier les aspects variés du néo-impressionnisme, interprétés par des personnalités artistiques très différentes à travers des œuvres comme Au Café (1887-1888) de Louis Hayet, Briqueterie Delafolie à Eragny (1888) de Camille Pissarro, Le Moulin du Kalf à Knokke (1894) de Théo Van Rysselberghe ou La Mer clapotante (vers 1902-1905) de Henri-Edmond Cross.

Camille Pissarro
CAMILLE PISSARRO (1830 – 1903)
La Briqueterie Delafolie à Éragny, 1888
Huile sur toile, 55 x 72 cm
Collection particulière

Achille Laugé
ACHILLE LAUGÉ (1861 – 1944) 
L’Arbre en fleur, 1893 
Huile sur toile, 59,4 x 49,2 cm 
Collection particulière

Dans les trois dernières salles de l’exposition, le musée présente l’œuvre de Signac au XXe siècle. Un bel ensemble de tableaux souligne l’évolution stylistique de l’artiste qui se fonde sur le contraste des couleurs pour orchestrer de plus en plus librement ses compositions chromatiques. Peintre novateur, Signac ouvre alors la voie à de nouvelles générations d’artistes, fauves, futuristes ou abstraits. À cette époque, il peint de nombreuses aquarelles et une sélection d’entre-elles rappelle qu’elles occupent une part de plus en plus importante de son travail.

Cet ensemble est le fruit de la passion de plusieurs générations de collectionneurs de la même famille, qui entretiennent un lien d’amitié très fort avec la famille Signac. Par discrétion, ils souhaitent conserver leur anonymat, mais ils partagent volontiers les oeuvres de leur collection, qu’ils prêtent régulièrement à des institutions muséales internationales.

Commissariat :

MARINA FERRETTI a collaboré à la préparation du Catalogue Raisonné de Paul Signac publié en 2000 par Françoise Cachin et a été responsable des Archives Signac de 1985 à 2012. De 2003 à 2009, elle a été chargée de mission auprès de la mairie du Cannet pour la mise en place du projet de Musée Bonnard. Nommée directeur scientifique du musée des impressionnismes à Giverny en 2009, elle a assuré cette fonction jusqu’à sa retraite en 2019. Spécialiste de l’oeuvre de Signac et du néoimpressionnisme, elle a été commissaire de nombreuses expositions, notamment Signac (Paris, Grand Palais, Amsterdam, Vincent van Gogh Museum et New York, Metropolitan Museum of Art, 2001) ; Paul Signac (Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse, 2003) ; Le Néo-impressionnisme. De Seurat à Paul Klee, avec Serge Lemoine (musée d’Orsay, Paris, 2005) ; Neo-Impressionism, from Light to Color (Osaka, Abeno Harukas Art Museum, et Tokyo Metropolitan Art Museum, 2014) et Signac, les couleurs de l’eau (Giverny, Musée des impressionnismes et Montpellier, musée Fabre, 2013). Elle est aussi l’auteur et la responsable éditoriale de nombreux catalogues et publications, notamment Signac aquarelliste (2001) et L’Impressionnisme (2005, collection Que sais-je ?).

PIERRE CURIE est conservateur en chef du patrimoine. Spécialiste de peinture italienne et espagnole du XVIIe siècle, il a également travaillé sur celle du XIXe siècle français au Musée du Petit Palais où il a commencé sa carrière de conservateur. Par la suite chargé du domaine de la peinture à l’Inventaire général, il a co-rédigé et conduit le Vocabulaire typologique et technique de la peinture et du dessin (paru en 2009). Nommé responsable de la filière peinture du département restauration du Centre de recherche et de restauration des Musées de France en 2007, il a coordonné et suivi quelques grandes restaurations de tableaux des musées nationaux (Léonard de Vinci, Titien, Rembrandt, Poussin…). Pierre Curie est conservateur du Musée Jacquemart-André depuis janvier 2016.

CATALOGUE

A l’occasion de l’exposition, Culturespaces et le Fonds Mercator publient un catalogue réunissant l’ensemble des oeuvres présentées au musée Jacquemart-André.

Paul Signac
Signac, Les harmonies colorées
Catalogue de l'exposition
Dimensions : 24 x 28 cm
160 pages, version brochée en français
Editions Fonds Mercator
ISBN : 9789462302792

MUSÉE JACQUEMART-ANDRÉ
Propriété de l’Institut de France
158 boulevard Haussmann, 75008 Paris

15/09/16

Rembrandt intime @ Musée Jacquemart-André, Paris

Rembrandt intime
Musée Jacquemart-André, Paris
16 septembre 2016 – 23 janvier 2017


Rembrandt
Rembrandt (1606-1669)
Parabole de l’homme riche - 1627
Huile sur bois - 31,9 x 42,5 cm
Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie
© Jörg P. Anders

Maître incontesté de l’art hollandais du XVIIe siècle, Rembrandt a dominé son temps dans trois domaines : la peinture, la gravure et le dessin. Il a sans relâche expérimenté différentes techniques pour traduire sa vision de l’homme et du monde qui l’entoure. Réaliste à l’extrême, il est aussi mystique. Virtuose, il ne se laisse pas aller à la facilité. Habité d’un pouvoir créatif qui force l’admiration, Rembrandt interroge dans ses oeuvres la destinée humaine, tout en s’attachant à représenter son cercle intime. Ses proches, comme sa femme Saskia, sa dernière compagne Hendrickje Stoffels ou son fils Titus font l’objet de nombreuses études réalisées par un artiste qui va aussi, tout au long de sa vie, se représenter lui-même et porter l’art de l’autoportrait à ses sommets.


Rembrandt (1606-1669)
Le Repas des pèlerins d’Emmaüs - Vers 1629
Huile sur papier marouflé sur bois - 37,4 x 42,3 cm
Paris, Musée Jacquemart-André – Institut de France
© Paris, musée Jacquemart-André - Institut de France / Studio Sébert Photographes

Édouard André et Nélie Jacquemart achetèrent trois tableaux de Rembrandt qui restent de nos jours incontestés : Le Repas des pèlerins d’Emmaüs (1629), le Portrait de la princesse Amalia van Solms (1632), et le Portrait du Docteur Arnold Tholinx (1656). Chacune de ces trois oeuvres illustre une époque différente et fondamentale de la création de Rembrandt : ses débuts à Leyde, ses premières années de succès fulgurant à Amsterdam et ses années de maturité artistique. Aussi l’idée est-elle née de confronter ces tableaux à d’autres oeuvres contemporaines de l’artiste – peintures, gravures et dessins –, afin de mieux comprendre leur genèse et l’ampleur du génie de Rembrandt.


Rembrandt
Rembrandt (1606-1669)
Portrait de la princesse Amalia van Solms - 1632
Huile sur toile - 68,5 x 55,5 cm
Paris, Musée Jacquemart-André – Institut de France
© Paris, musée Jacquemart-André - Institut de France / Studio Sébert Photographes

Conçue autour des trois chefs-d’oeuvre du musée Jacquemart-André, l’exposition réunit une vingtaine de tableaux et une trentaine d’oeuvres graphiques, grâce à une série de prêts exceptionnels du Metropolitan Museum of Art de New York, du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, de la National Gallery de Londres, du Rijksmuseum d’Amsterdam, du Louvre ou encore du Kunsthistorisches Museum de Vienne. La sélection des dessins et gravures engage un dialogue fructueux avec les peintures et permet aux visiteurs de découvrir toutes les facettes de l’immense talent de Rembrandt.


Rembrandt
Rembrandt (1606-1669) 
Saskia en Flore - 1634
Huile sur toile - 125 x 101 cm
Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
Photograph © The State Hermitage Museum / Vladimir Terebenin

En évoquant les moments-clés de la carrière de Rembrandt, l’exposition retrace son évolution stylistique et dévoile l’intimité de son processus créatif. Elle permet ainsi au visiteur d’approcher le coeur de sa pratique artistique mais aussi de sa biographie, la vie de Rembrandt étant un fil conducteur indissociable de son oeuvre.

Commissariat de l'exposition :
Emmanuel Starcky, Directeur des Domaines et Musées nationaux de Compiègne et de Blérancourt.
Peter Schatborn, Conservateur en chef émérite du Cabinet national des estampes au Rijksmuseum d’Amsterdam.
Pierre Curie, Conservateur du Musée Jacquemart-André.

Musée Jacquemart-André
158, boulevard Haussmann, 75008 Paris
www.musee-jacquemart-andre.com

10/09/13

Désirs et voluptés à l'époque victorienne, Musée Jacquemart-André, Paris, puis à Rome, Madrid et Londres

Désirs et voluptés à l'époque victorienne
Désirs et voluptés: Victorian Masterpieces
Musée Jacquemart-André, Paris
13 septembre 2013 - 20 janvier 2014

Chiostro del Bramante, Rome, 15 février - 5 juin 2014
Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, 23 juin - 5 octobre 2014
Leighton House Museum, London 

Lawrence Alma-Tadema 
Les Roses d'Héliogabale, 1888 
Collection Pérez Simón, Mexico 
Photo © Studio Sébert Photographe

L’exposition Désirs et volupté à l’époque victorienne au Musée Jacquemart-André invite le grand public à découvrir pour la première fois en France les artistes célèbres de l’Angleterre de la reine Victoria au XIXe siècle, dont Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), Sir Frederic Leighton (1830-1896), Edward Burne-Jones (1833-1898) ou encore Albert Moore (1841-1893). A travers une cinquantaine d’œuvres exposées, les artistes de cette période ont en commun de célébrer le « culte de la beauté ».

Première puissance mondiale sous le règne de Victoria (1837-1901), la Grande-Bretagne connaît de profonds bouleversements économiques et sociaux. Dans ce contexte marqué par le puritanisme, les peintres expriment à travers leur sensibilité un art qui contraste avec la rudesse de cette époque et sa rigueur morale : retour à l’Antiquité, femmes dénudées, peintures décoratives somptueuses, compositions médiévales, expressions poétiques et symboliques héritières des préraphaélites...

John William Waterhouse
Le chant du printemps, 1913 
Collection Pérez Simón, Mexico 
Photo © Studio Sébert Photographe

La quête esthétique est le maître-mot de ces artistes qui ont fait de la beauté un absolu et un art de vivre. Le sujet principal de ce mouvement artistique, dénommé « Aesthetic Movement », est la femme. Son corps n’est plus entravé comme dans la vie quotidienne, mais symbolise une féminité idéale, objet de désir. Dépeintes dans un cadre de vie réinventé, ces femmes voluptueuses se muent en héroïnes antiques ou médiévales. Une nature luxuriante et des palais somptueux servent de décors à ces femmes sublimes, lascives, sensuelles, amoureuses, bienfaisantes ou maléfiques. La peinture devient un rêve éveillé, foisonnant de symboles.

Frederic Leighton
Crenaia, la nymphe de la rivière Dargle 
Collection Pérez Simón, Mexico 
Photo © Studio Sébert Photographe

Frederic Leighton
Jeunes filles grecques ramassant des galets sur la plage, 1871 
Collection Pérez Simón, Mexico 
Photo © Studio Sébert Photographe

Les œuvres exposées au Musée Jacquemart-André, dont certaines sont de véritables icônes de l’art britannique (Les Roses d’Héliogabale de Lawrence Alma-Tadema (oeuvre ci-dessus), Les Jeunes filles grecques ramassant des galets sur la plage de Frederic Leighton (oeuvres ci-dessus), Un Quartet. Hommage du peintre à l’art de la musique d’Albert Moore, ou encore Andromède de Edward John  Poynter...), appartiennent à l’une des plus importantes collections de peinture victorienne en main privée : la collection Pérez Simón.

John Everett Millais (1829-1896) 
La  Couronne  de  l’amour, 1875 
Collection Pérez Simón, Mexico 
Photo © Studio Sébert Photographe

Les peintres Lawrence Alma-Tadema, Edward Burne-Jones, John William Godward, Frederick Goodall, Arthur Hughes, Talbot Hughes, Frederic Leighton, Edwin Long, John Everett Millais oeuvre ci-dessus), Albert Moore, Henry Payne, Charles Edward Perugini, Edward John Poynter, Dante Gabriel Rossetti, Emma Sandys, Simeon Solomon, John Strudwick (oeuvre ci-dessous), John William Waterhouse et William Clarke Wontner, emblématiques de cette période victorienne, sont représentés à cette occasion.

John Strudwick 
L'Age d'Or 
Collection Pérez Simón, Mexico 
Photo © Studio Sébert Photographe

Une exposition internationale : Paris, Rome, Madrid, Londres

L’exposition Désirs et volupté à l’époque victorienne, qui se tiendra du 13 septembre 2013 au 20 janvier 2014 au Musée Jacquemart-André à Paris, sera ensuite présentée à Rome au Chiostro del Bramante du 15 février au 5 juin 2014, au Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid, du 23 juin au 5 octobre 2014, puis au Leighton House Museum, London.

Commissaire de l'exposition : Véronique Gerard-Powell

Horaires : Ouvert tous les jours de 10h à 18h. Nocturne  tous  les  lundis  et samedis  jusqu’à  20h30.  

Musée Jacquemart-André
158, boulevard Haussmann - 75008 PARIS