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16/05/19

Expositions d'intérêt national 2019 en France

Actions en faveur des musées de France : 15 expositions ont reçu le label « Exposition d’intérêt national »

Franck Riester, ministre de la Culture a retenu une liste de 15 expositions, présentées dans des musées de France, afin de leur attribuer le label « Exposition d'intérêt national» en 2019. Le ministre a souligné que « ces expositions participent à la politique d’action territoriale et à une meilleure répartition de l’aide de l’État entre les collectivités porteuses de projets. »

Le label Exposition d’intérêt national a été créé par le ministère de la Culture pour mettre en valeur et soutenir des expositions remarquables organisées par les musées de France. Il récompense un discours muséal innovant, une approche thématique inédite, une scénographie et un dispositif de médiation destinés aux publics les plus variés, tout particulièrement dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle.

Ces « Expositions d’intérêt national » s’inscrivent dans le cadre de la politique de démocratisation culturelle menée par le Ministère de la Culture. Elles mettent en lumière des thématiques qui reflètent la richesse et la diversité des collections des 1220 musées de France. Des subventions exceptionnelles sont attribuées aux projets sélectionnés.

Les 15 expositions retenues en 2019 sont les suivantes :

Auvergne Rhône-Alpes

Saint-Etienne, musée d'art et d'industrie
Vendre de tout, être partout. Casino
21 mars 2019 – 6 janvier 2020

Bourgogne Franche-Comté

Besançon, musée des beaux-arts et d’archéologie
Une des provinces du rococo. La Chine rêvée de François Boucher
8 novembre 2019 – 2 mars 2020

Ornans, musée Gustave Courbet
Yan Pei-Ming face à Courbet
12 juin - 30 septembre 2019

Centre – Val de Loire

Blois, Château royal de Blois
Enfants de la Renaissance         
18 mai - 1er septembre 2019

Montargis, musée Girodet
Girodet face à Géricault, ou la bataille romantique du Salon de 1819
12 octobre 2019-15 janvier 2020

Hauts-de-France

Le Cateau-Cambresis, musée départemental Matisse
Ce que les Maîtres ont de meilleur. Matisse élève et professeur, 1890-1911
9 novembre 2019 – 9 février 2020

Ile-de-France

Paris, musée d’art et d’histoire du judaïsme
Helena Rubinstein. L’aventure de la beauté         
20 mars – 25 août 2019

Nouvelle Aquitaine

Angoulême, musée de la bande dessinée, Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
Mode et bande dessinée
26 juin 2019 – 5 janvier 2020

Niort, Communauté d'agglomération du niortais, musée Bernard d'Agesci
Bernard d'Agesci (1756-1829), forgeur d'Histoires à Niort             
25 janvier - 19 mai 2019

Rochechouart, Château de Rochechouart, Musée d’art contemporain de la Haute-Vienne
Raoul Hausmann et les poésies expérimentales 
4 octobre - 15 décembre 2019

Occitanie

Céret, Musée d’art moderne de Céret
André Masson, une mythologie de l’être et de la nature
22 juin - 27 octobre 2019

Lattes, Site archéologique Lattara - musée Henri Prades
L’aventure phocéenne. Grecs, Ibères et Gaulois en Méditerranée nord - occidentale             
23 novembre 2019 – 6 juillet 2020

Toulouse, Les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse
Peter Saul - Pop, Funk, Bad Painting and More           
20 septembre 2019 - 26 janvier 2020

Pays-de-la-Loire

La Roche sur Yon, musée de La Roche-sur-Yon
Dans l'intimité d'un empereur... Napoléon Ier, l'époux, le père, l'amant
23 mars – 23 juin 2019

Provence Alpes Côte d’Azur

Hyères, La Banque, musée des Cultures et du Paysage
Face au soleil (1850-1950)
21 septembre 2019 - 19 janvier 2020

Ministère de la Culture
www.culture.gouv.fr

09/07/16

Anne et Patrick Poirier à Saint-Etienne au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole

Anne et Patrick Poirier
Danger zones - Un voyage sans carte
Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole
2 juillet 2016 - 29 janvier 2017


Pour la première exposition à caractère rétrospectif d’Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d’oeuvres majeures de l’un des tout premiers et rares couples d’artistes.

Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l’une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l’histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance.

Anne et Patrick Poirier, qui se dénomment architectes-archéologues, ont commencé à visiter, fouiller, collecter et inventorier des sites et des vestiges issus des civilisations anciennes dès leurs premiers travaux communs à Rome en 1967. Cet intérêt pour le voyage, aux allures parfois d’errances, et la découverte du patrimoine de l’humanité est profondément ancré dans leur pratique artistique. Dans le sillage de l’enseignement de Claude Lévi-Strauss, ils font partie des premières générations d’artistes à avoir parcouru le monde pour comprendre l’organisation des cités antiques, et plus particulièrement, les formes de leur disparition.

Cette exposition met en regard des travaux récents comme Daidalopolis (2016), oeuvre monumentale aux allures de drone, sorte d’arche de Noé de la culture, conçue spécialement pour l’exposition, les peintures blanches de la série Mésopotamie (2012-2016), allégories monochromes des destructions en cours au Moyen Orient ou encore Hatra (2016), tapis évoquant le martyre de cette ville dévastée par l’Etat islamique, et d’autres, historiques, telles 2235 AP JC (2001), spectaculaire maquette reproduisant une ville futuriste postapocalyptique ou encore Construction IV (1977), de la série Domus aurea, grand paysage de ruines noires immergées dans une eau aussi sombre que glauque.

En écho à leur cheminement artistique « nous avons imaginé cette exposition comme un voyage où les temps et les lieux se mêlent, un voyage sans chronologie ni carte, à travers les paysages de notre mémoire, à travers nos travaux anciens et nouveaux », elle invite à une immersion dans l’oeuvre d’Anne et Patrick Poirier, au rythme de l’enfilade des salles, de celle des Ruines du futur, à celle des Regards intérieurs, puis de L’incertitude et de l’oubli pour aboutir à La salle des Mémoires englouties.

Enfants de la guerre, Anne, née en 1941 à Marseille, et Patrick Poirier, né à Nantes en 1942, ont étudié aux Arts décoratifs de Paris et séjourné comme pensionnaires de la Villa Médicis à Rome de 1967 à 1971.

Ils ont participé à de nombreuses expositions internationales telles que la Biennale de Venise (1976, 1980 et 1984), la documenta VI à Kassel (1977), la Biennale de Lyon (2000) et à la Biennale de Valencia (2003). Leur travail a fait l’objet d’expositions dans les institutions les plus prestigieuses : Neuer Berliner Kunstverein à Berlin (1977), Musée national d’art moderne Centre Georges Pompidou à Paris (1978), MOMA à New York (1979), Museum Moderner Kusnt Stiftung Ludwig à Vienne (1994) et The Getty Research Institute à Los Angeles (2001). Plus récemment, leur travail a été présenté au Musée des Beaux-Arts de Nantes (2014), au Musée Cocteau à Menton (2015) et à la Galerie Mitterrand (2015) dans le cadre d’une exposition personnelle. Ils ont également été invités à à la Fondation Louis Vuitton à Tokyo (2014) et la Triennale d’Echigo-Tsumari Art Field au Japon (2015).

Une de leurs oeuvres emblématiques, Mnemosyne, de 1990, ouvre l’exposition Carambolages au Grand Palais (2 mars- 4 juillet 2016). Tony Cragg leur consacre une exposition personnelle dans sa fondation Skulpturenpark Waldfrieden à Wuppertal, du 29 octobre 2016 au 8 janvier 2017, et la Maison européenne de la photographie les invite, en septembre et octobre 2017, pour la première rétrospective de leur travail photographique.

Catalogue trilingue (français, anglais, allemand) avec un texte de Lorand Hegyi, directeur du Musée d’art moderne et contemporain Saint-Etienne Métropole et commissaire de l’exposition et une interview par Heinz-Norbert Jocks, historien d’art. Editions Dilecta.

Commissaire de l’exposition : Lóránd Hegyi, directeur général du Musée

Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole
rue Fernand Léger
42270 Saint-Priest-en-Jarez
www.mamc-st-etienne.fr

01/07/10

Exposition Oural soviétique à Saint-Etienne

Oural soviétique, 1950-1980
Art et Techniques des objets domestiques
Exposition du musée régional de Tchéliabinsk
présentée au

Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne Jusqu'au 23 août 2010

Affiche de l'exposition Oural soviétique, 1950-1980. Art et Techniques des objets domestiques, au Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne

Des traditions rurales liées aux nomades baschkirs et aux premiers colons russes jusqu'au melting pot suscité par le développement industriel, l'Oblast de Tchéliabinsk à la frontière de l'Europe et l'Asie (l’emblème de la ville-centre est un chameau) manifeste aujourd'hui sa singularité dans la Russie actuelle.

Cette exposition entend mettre en évidence le télescopage de deux univers exprimés dans les espaces domestiques de l’Oural du sud entre 1950 et 1980. Avec, d’une part, un intérieur d'isba qui a été reconstitué avec son mobilier et accessoires traditionnels produits et utilisés en résonance avec les ressources naturelles d’un immense territoire de bois de bouleau, de rivières, marais et tourbières. Et, d’'autre part, une pièce de logement collectif des années 70, dans laquelle les objets domestiques manufacturés par l’industrie métallurgique soviétique renvoient cette fois à l'importance des combinats et des villes-usines exploitant les richesses singulières du sous-sol de l'Oural du sud.

L’exposition présente ainsi des objets mais aussi des photographies issus des collections du musée régional de Tchéliabinsk : Appareils ménagers russes avec leur esthétique singulière, postes de radio et de télévision, objets décoratifs soviétiques tels que les fontes au bois de Kasli, insignes et bustes à la gloire des héros communistes, affiches éducatives pour la promotion des objets manufacturés produits sur place et pourtant si difficilement accessibles aux classes populaires.

Du village à la mégapole inclue dans le complexe militaro-industriel, une série de photographies historiques de très grande qualité témoignent de l'évolution du paysage et de la vie quotidienne des populations sous l'emprise soviétique. Des clichés actuels nous font aussi percevoir l'attachement identitaire persistant au territoire, au jardin, à « la vie rustique » parallèlement au renouvellement urbain de ce carrefour eurasien.

Ce musée d'art et traditions populaires de Tchéliabinsk, voué à l'origine à la propagande du régime soviétique, s'ouvre aujourd'hui avec une architecture et des moyens muséographiques modernes, à un dialogue avec la population ainsi qu’avec des partenaires muséaux en Russie et à l’étranger. Dans le cadre de l'Année France-Russie 2010, alors que le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne présente cette exposition du Musée régional de Tcheliabinsk, ce dernier présentera, du 15 septembre 2010 au 15 janvier 2011, l’exposition Art décoratif et gravure sur armes préparée par le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne.

OURAL SOVIÉTIQUE, 1950 – 1980.
ART ET TECHNIQUE DES OBJETS DOMESTIQUES

15 mai - 23 août 2010

Musée d’Art et d’Industrie
2, place Louis Comte
42000 SAINT-ETIENNE
Ouvert tous les jours de 10h à 18h
Fermé les mardis, et le 14 juillet et le 15 août

Précédents messages du blog sur les expositions à Saint-Etienne :
Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

31/03/10

Expo Adrian Schiess au MAM Saint-Etienne

ADRIAN SCHIESS
Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
Jusqu'au 18 avril 2010

Après une présentation au centre d’art contemporain du Parvis à Ibos en 2008, au musée national Fernand Léger à Biot en 2009, les œuvres du peintre conceptuel suisse Adrian Schiess (né en 1959)  font une halte au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole. Artiste foisonnant, il s’est fait connaître au début des années 1990 par ses  Flache Arbeit (œuvre plate), des panneaux de bois enduits de peinture métallisée monochrome et posés à plat sur le sol. Ces panneaux, conçus comme des fragments,  servent, par les jeux de reflets, à montrer le lieu et ce qui s’y passe. Depuis, il a multiplié les supports, les formats, les matières et les techniques pour créer une peinture qu’il dit être «  infinie ». Petits formats sur aluminium, aplats épais, tissus, empâtements, explosion de couleurs, impressions jet d’encre sur toile, aquarelles, mais aussi photographies, les travaux d’Adrian Schiess demandent surtout à être expérimentés sensuellement. 

Exposition co-produite avec le centre d’art contemporain du Parvis à Ibos et le musée national Fernand Léger à Biot.

ADRIAN SCHIESS
Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
6 février - 18 avril 2010

Au même moment, au MAM de Saint-Etienne : une exposition de l’artiste italien Loris Cecchini, une exposition de dessins d’Erik Dietman, une exposition collective de dessins de 6 jeunes artistes basés à Saint Etienne, une exposition consacrée aux oeuvres videos d’Igor et Sveltana Kopystiansky et une présentation originale d’une sélection de la collection permanente : Consommables à voir jusqu’au 22 août 2010.

14/10/07

Expo Michelangelo Pistoletto, MAM Saint-Etienne Métropole : Love Difference et Arte Povera

Michelangelo Pistoletto :  Love Difference, Artistic movement for an InterMediterranean Politic
Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole
Jusqu'au 18 novembre 2007

Une installation de Michelangelo Pistoletto :  Love Difference, Artistic movement for an InterMediterranean Politic est présentée au Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole jusqu'au 18 novembre. Il s’agit d’une grande table en miroir, découpée selon la forme de la mer Méditerranée ; elle est accompagnée de 20 chaises,  toutes différentes, représentant les pays du littoral méditerranéen et d’une série de productions artistiques relatives au projet. 

michelangelo-pistoletto Michelangelo Pistoletto


Love Difference, Artistic movement for an InterMediterranean Politic
Courtesy Michelangelo Pistoletto, Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole, Fondation Pistoletto Cittadellarte

Michelangelo Pistoletto (Biella, Italie, 1933) est un des membres fondateur du mouvement Arte Povera à la fin des années 1960.

En 1998, Michelangelo Pistoletto crée la Fondation Pistoletto Cittadellarte. Celle-ci s'inscrit dans le cadre de son projet de mettre l'art en interaction directe avec tous les domaines de l'activité humaine qui constituent la société. Michelangelo Pistoletto conçoit  sa Fondation comme un grand laboratoire, « un générateur d’énergie créative » dont l’objectif est de « produire des changements responsables dans la société par des idées et des projets créatifs ».

Love Difference est un des projets issus de la fondation de Michelangelo Pistoletto, en 2002. Au sein du bureau politique de la fondation, Love Difference rassemble des personnes  et des institutions du pourtour méditerranéen pour construire de nouvelles perspectives dépassant les conflits de culture et de civilisation. Parmi les membres fondateurs de Love Difference figurent des personnalités du monde de l’art et de la culture mais aussi des professeurs d’économie, de géographie, de sociologie. Love Difference est un réseau qui sert de point d’encrage au partage d’expériences et de connaissances entre  des personnes de disciplines différentes qui ont en commun la conviction que la  création peut participer à la transformation de la société. Ainsi chaque année, des projets de jeunes artistes reçoivent le soutien logistique, financier et humain du réseau Love Difference. Sont également organisés des événements, des rencontres  et des expositions afin de sensibiliser le public à l’importance de la rencontre des cultures. C'est dans cet esprit qu'a été organisé le 15 septembre, jour du vernissage de l'exposition, un débat autour de la table en miroir de l'installation Love Difference rassemblant des responsables économiques et politiques locaux, José Guirao (Espagne, directeur de centre culturel), Dimitri Konstantinidis (Grèce, réseau Apollonia), Ruth Barabash (Israël, artiste), Mathieu Copeland (France, commissaire d’exposition), Enver Hadziomerspahic (Sarajevo, projet Ars Aevi), Sania Pappa (Grèce, critique d’art), Assan Smati (France, artiste) et d’autres acteurs du monde de l’art et de l’économie.

Plus d’informations sur la Fondation Pistoletto Cittadellarte et le projet Love Difference : www.cittadellarte.it et www.lovedifference.org

Le Musée d'art moderne de Saint Etienne présente également un hommage à Michelangelo Pistoletto avec des oeuvres du mouvement Arte Povera appartenant à la collection du musée parmi lesquelles Il radici del verde bosco, une oeuvre majeure de Giuseppe Penone, acquise récemment par le musée de Saint-Etienne Métropole, ainsi que des travaux de Mario Merz, Alighiero Boetti, Gilberto Zorio et Giovanni Anselmo.

MUSEE D’ART MODERNE DE SAINT-ETIENNE METROPOLE
www.mam-st-etienne.fr

09/12/05

Lee Ufan, Musée d'Art Moderne, Saint Etienne

Lee Ufan 
Musée d'Art Moderne, Saint Etienne 
9 décembre 2005 - 19 février 2006 

L’exposition de l’artiste coréen Lee Ufan, né en 1936, regroupe une quarantaine de peintures et de sculptures, selon un parcours et une sélection décidés par l’artiste.

Les peintures de la série « Correspondance », commencées il y a une dizaine d’années, présentent une ou deux touches gris-bleu sur un fond blanc infiniment vide, puisqu’il se prolonge dans le mur blanc du musée. Le minimalisme apparent relève en fait d’une composition gestuelle dans laquelle le peintre confronte sa présence à l’espace sur lequel il agit. Parallèlement à la peinture, ses sculptures exaltent des matériaux comme la pierre et la plaque de fer et jouent sur les notions d’espace, de vide, d’intermédiaire et de confrontation entre le naturel et le pensé.

En limitant l’acte de faire et en le combinant avec des choses non-fabriquées, Lee Ufan laisse entrer et interférer l’extériorité, et nous invite aux « confins » du visible et de l’invisible, du fini et de l’infini.

Catalogue Lee Ufan, 64 p., 40 illustrations. Co-édition Musée d’art moderne, Saint-Etienne Métropole / Communic’Art. Bilingue français/anglais. Texte d’Okyang Chae-Duporge, « L’espace non-agi dans l’œuvre de Lee Ufan ».

Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
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07/12/05

Osvaldo Romberg au MAM de Saint-Etienne - Exposition Architectures narratives

Osvaldo Romberg – Architectures narratives
Musée d'Art Moderne, Saint Etienne
9 décembre 2005 - 19 février 2006

Le Cabinet d’arts graphiques du Musée d'Art Moderne de Saint Etienne poursuit sa vocation de montrer les œuvres sur papier d’artistes contemporains avec une exposition consacrée à Osvaldo Romberg, déjà présent dans l’exposition Domicile : privé/public.

Les 67 aquarelles présentées à l’occasion de cette exposition ont été réalisées à partir de plans d’architectes. La réflexion autour de l’architecture comme métaphore d’une narration est une thématique particulièrement chère à l’artiste, que ce soit à partir des plans d’édifices religieux de la Renaissance ou de l’époque baroque, ou autour de plans plus récents et plus proches du Musée, comme ceux de Le Corbusier à Firminy. En retravaillant ces plans, Osvaldo Romberg donne à voir le travail de l’architecte comme une œuvre d’art – au-delà de sa dimension fonctionnelle – en même temps qu’il interprète chaque structure pour mieux montrer le sens sociologique que la forme détient en elle-même, créant ainsi une étonnante narration à partir de figures familières.

Catalogue : Osvaldo Romberg, 48 p., 15 ill., bilingue français/anglais.

Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
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