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21/01/25

Usimages 2025 - Biennale de la photographie du patrimoine industriel et du travail - Agglomération Creil Sud Oise - Expositions Photos

Usimages 2025 - 6e édition - 10e anniversaire
Biennale de la photographie du patrimoine industriel et du travail
Agglomération Creil Sud Oise
12 avril - 15 juin 2025

À l’atelier d’Issy-les-Moulineaux une ouvrière travaille 
sur le train de roulement d’un char Renault R40 
Entre janvier et mai 1940
© Auteur inconnu/ECPAD/Défense


La 6ème édition d’Usimages, Biennale de la photographie du patrimoine industriel et du travail, aborde la thématique des transports à travers une programmation de 12 expositions réparties sur les communes du territoire de l’Agglomération Creil Sud Oise.

Du 12 avril au 15 juin 2025, ces expositions en plein air s’installent dans les communes de Cramoisy, Creil, Maysel, Montataire, Nogent-sur-Oise, Rousseloy, Saint-Leu-d’Esserent, Saint-Maximin, Saint-Vaast-lès-Mello, Thiverny et Villers-Saint-Paul.

Le dérèglement climatique nous oblige à inventer et redéfinir les modalités de nos transports, afin d’en améliorer l’impact sur notre environnement. La mobilité, source de liberté et d’émancipation, permet à tout à chacun d’accéder à un emploi ou à ses loisirs, elle permet de créer du lien et des échanges.

La programmation d’Usimages s’attache à la création par l’invitation de photographes contemporains comme Stéphane Couturier, Marc Paygnard ou Sylvain Bonniol ou Dominique Leroux.

La biennale revisite des fonds photographiques grâce à des collaborations renouvelées comme avec la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, les Archives Nationales du Monde du travail, Le ministère des Armées ou L’Institut pour l’histoire de l’aluminium. 

Usimages poursuit également son ouverture internationale avec l’invitation de la photographe québécoise Caroline Hayeur. 

Enfin, le festival perpétue son soutien à la jeune création en proposant à Delphine Lefebvre et Loredana Marini de réaliser une résidence artistique dans quatre entreprises du bassin Creillois, présentée dans une grande exposition rétrospective de l’ensemble des photographes accueillis en entreprises depuis 10 ans. 

Fort des contacts tissés au cours des cinq premières éditions, des actions de médiation diverses et innovantes sont proposées sur les lieux d’exposition, dans un programme de visites-ateliers dans chaque commune avec les publics scolaires et des groupes.

Toutes les expositions sont ouvertes au public gratuitement.

12 EXPOSITIONS

• Le passé roule pour l’avenir : aluminium et électricité
Légèreté et aérodynamisme des voitures électriques de Paul Arzens et de Jean-Albert Grégoire
En partenariat Institut pour l’histoire de l’aluminium
Co-commissariat : Nathalie Postic

• La fabrique du voyage
Les archives des Wagons-lits en partenariat avec Arthur Mettetal

• Matra, automatisation du transport
En partenariat avec Les Archives Nationales du Monde du Travail à Roubaix

• Les Archives de l’ECPAD
En partenariat avec l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense, Les transports dans l’industrie de la défense
Co-commissariat : Daniel Coutelier

• François Kollar
Entreprise d’aviation UAT 1956
En partenariat avec La Médiathèque du patrimoine et de la photographie
Co-commissariat : Matthieu Rivallin

• Marc Paygnard
Alst’hommes
En partenariat avec le Musée Nicéphore Niepce
Co-commissariat : Sylvain Besson - Stéphane Couturier
Melting Point - Usine Toyota - Valenciennes - 2005

• Dominique Leroux
Dresseurs de métal
Construction du Charles de Gaulle

• Sylvain Bonniol
Visages d’un chantier naval, les Chantiers de l’Atlantique

• Caroline Hayeur
Les travailleurs de la Société de Transport de Montréal
Carte blanche avec Les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (Québec)

• Résidences en entreprise
Pour l’édition 2025, deux jeunes photographes Delphine Lefebvre et Loredana Marini sont accueillies en résidence pour développer un travail de création dans trois entreprises de l’Agglomération Creil Sud Oise : BRM systems, Meiser, Socrec, et deux centres de formation : Laho Formations, lycée professionnel Donation Robert et Nelly de Rothschild.

En rétrospective, exposition des travaux des photographes accueillis en résidence en entreprise entre 2017 et 2021 : Vincent Marcq, Margaux Laurens, Romain Cavallin, Florian da Silva, Morgane Delfosse, Lucas Castel, Pauline Pastry, Emma Riviera.

• Atelier Photo de l’espace Matisse
Exposition des participants de l’atelier photo pour adultes encadré par Gaël Clariana

11 communes, lieux d'expositions

• Cramoisy, 8 rue du Pont, Berges du Thérain

• Creil, Île Saint-Maurice, Espace Matisse, Locaux de la Communauté d’Agglomération Creil Sud Oise

• Maysel, Place de la mairie

• Montataire, Square Pierre et Léa Léger

• Nogent-sur-Oise, Parc Hébert Rousseloy, Autour de l’étang

• Saint-Leu-d’Esserent, Coulée Verte

• Saint-Maximin, Place d’Octobre

• Saint-Vaast-lès-Mello, Pôle Louise Michel

• Thiverny, Place Roger Salengro

• Villers-Saint-Paul, Place de la mairie





Communauté d’Agglomération Creil Sud Oise

Diaphane, pôle photographique en Hauts-de-France

07/11/24

Exposition Vivantes ! 8 lauréats de la grande commande Photojournalisme, Institut pour la photographie, Lille Hors-les-murs @ Le Colysée, Lambersart

Vivantes ! 
8 lauréats de la grande commande Photojournalisme
Institut pour la photographie, Lille 
Hors-les-murs
Le Colysée, Lambersart
7 septembre - 8 décembre 2024

Aimée Thirion
 
Femmes d’ailleurs ici. Exils au féminin Métropole, 8 octobre 2022 
© Aimée Thirion / Grande commande photojournalisme

Julie Bourges 
Les eaux-fortes 
© Julie Bourges / Grande commande photojournalisme

Ulrich Lebeuf
Isabelle, Amandine et Matthew  
© Ulrich Lebeuf - MYOP / Grande commande photojournalisme

Anouk Desury 
Les points ouverts 
© Anouk Desury - Light Motiv / Grande commande photojournalisme

Invité par la Ville de Lambersart à présenter une exposition au Colysée, qui consacre sa programmation d’automne aux femmes, l’Institut pour la photographie a conçu un projet qui réunit une sélection de photos de 8 lauréats de la Grande commande photojournalisme financée par le ministère de la Culture et pilotée par la BnF (Bibliothèque nationale de France), qui a permis de sélectionner 200 photographes à l’issue d’appels à projets lancés en 2021 et 2022.

Projets présentés :

- Julie Bourges, Les eaux-fortes, sur les femmes marins-pêcheurs
- Cédric Calandraud, Être et devenir une fille d’ici, autour de la construction des féminités en milieu rural
- Anouk Desury, Les poings ouverts, avec Shaïna, jeune roubaisienne qui a choisi de s’engager dans une carrière de boxeuse
- Olivia Gay, À domicile, sur les métiers du soin et de l’aide à domicile essentiellement occupés par des femmes
- Julie Glassberg, Stayin’ Alive, sur les thés dansants pour seniors 
- Ulrich Lebeuf, Isabelle, Amandine et Matthew, qui documente la vie d’une mère et de sa fille, originaires de la Somme
- Anaïs Oudart, Héroïnes 17, consacré aux jeunes en situation de rupture familiale
- Aimée Thirion, Femmes d’ailleurs, ici, qui traite de l’exil au féminin

Rassemblant notamment plusieurs photographes de la région Hauts-de-France et séries qui y ont été réalisées, cette exposition entre en résonance avec certains enjeux liés au territoire et brosse un portrait kaléidoscopique des femmes dans la France d’aujourd’hui, tant sur le plan intime (avec Être et devenir une fille d’ici de Cédric Calandraud sur la construction des féminités en milieu rural), que professionnel (à travers Les eaux-fortes, projet de Julie Bourges autour des femmes marins-pêcheurs, et À domicile, série d’Olivia Gay qui traite des métiers du soin et de l’aide à domicile essentiellement occupés par des femmes), mais aussi sociétal (avec Les poings ouverts d’Anouk Desury, sur Shaïna, jeune roubaisienne qui a choisi de s’engager dans une carrière de boxeuse, Stayin’ Alive de Julie Glassberg qui évoque les thés dansants pour seniors, ou Femmes d’ailleurs, ici d’Aimée Thirion autour de l’exil au féminin), ou encore social (avec le projet d’Ulrich Lebeuf, Isabelle, Amandine et Matthew, qui documente la vie précaire d’une mère et de sa fille, originaires de la Somme et parties vivre à Gien, et Héroïnes 17 d’Anaïs Oudart, qui illustre la précarité de jeunes en situation de rupture familiale dans le département de la Seine-Saint-Denis).

Commissariat : Anne Lacoste, Directrice de l’Institut pour la photographie

Les photographies présentées ont été produites dans le cadre de la Grande commande nationale Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire financée par le ministère de la Culture et pilotée par la BnF.

Réalisée en partenariat avec la Ville de Lambersart, cette exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation commune des membres du Cercle Hippolyte Bayard, comité des acteurs de la photographie en Hauts-de-France.

Le Colysée, maison Folie de Lambersart
Avenue du Colysée, berges de la Deûle, Lambersart 

INSTITUT POUR LA PHOTOGRAPHIE, LILLE
11 rue de Thionville, 59000 Lille

22/09/24

Commande photographique nationale - Appel à candidatures - Réinventer la photographie

Commande photographique nationale
Appel à candidatures 
Réinventer la photographie
18 septembre - 12 novembre 2024

Keiichi Tahara
Keiichi Tahara 
Appartement avenue Alphand, St Mandé, 1973 – 1982. 
Inv : FNAC 94540
© Keiichi Tahara / Cnap. 
Crédit photo : Yves Chenot

Sur une initiative du ministère de la Culture, le Centre national des arts plastiques (Cnap) lance une commande photographique intitulée Réinventer la photographie.

Cet appel à candidatures intervient deux siècles après la formulation par Nicéphore Niépce du principe de la photographie. Dans un contexte d’extension des moyens permettant de créer une image, notamment par les usages de l’intelligence artificielle, prenant acte du regain d’intérêt pour les techniques ayant jalonné l’histoire du médium – depuis ses temps primitifs jusqu’aux expérimentations les plus contemporaines – cette commande propose de participer à des réinventions de la photographie.

Ainsi, dans le cadre des célébrations du bicentenaire du Point de vue pris d'une fenêtre de la propriété du Gras à Saint-Loup-de-Varennes (communément appelé Point de vue du Gras), réalisé par Nicéphore Niépce en 1827 et considéré comme la première image photographique de l’histoire mondiale, le Centre national des arts plastiques propose une commande à 15 photographes, en se concentrant sur l’invention de la photographie et l’actualité de sa réinvention possible.

Les projets pourront être réalisés à l’aide de toutes les techniques permettant aujourd’hui aux artistes la création d’images photographiques dans des formes innovantes. Les œuvres pourront être conçues de manière dématérialisée et livrées sur support numérique, associées à un protocole, ou bien encore prendre une forme matérielle unique. Elles seront exposées en de nombreux lieux, en répondant notamment aux demandes permettant de reformuler l’économie de l’exposition des images photographiques.

Cette commande vise à encourager toutes les écritures photographiques en tenant aussi compte des évolutions techniques et culturelles du médium.

Principes

Le Cnap lance un appel à candidatures dans le cadre d’une commande photographique intitulée : Réinventer la photographie.

Ouvert à une diversité de pratiques artistiques, cet appel à candidatures s’adresse aux photographes et artistes auteurs évoluant dans le champ large de l’image et les invite à se saisir de cette proposition en ayant à cœur de formuler leur projet dans l’actualité des réinventions de la photographie, en dialogue avec les temps primitifs de cet art.

Objectifs

Dans la continuité des grandes commandes de l’État dans le domaine de la photographie, ce projet a pour but de reconnaître et d’encourager la vitalité de la création contemporaine dans le champ étendu de la photographie.

L’appel à candidatures Réinventer la photographie vise à sélectionner 15 photographes ou artistes auteurs. Ces derniers seront dotés chacun d’un financement de 10 000 € afin de conduire leur projet. Cette somme intégrera la rémunération et le paiement des droits d’auteurs. Un contrat de commande sera établi par le Centre national des arts plastiques.

Le budget affecté à la production des œuvres sera quant à lui plafonné à 12 000 € (TTC).

Les photographes et artistes auteurs seront accompagnés dans la production de leur œuvre par le responsable de la collection photographie du Cnap.

Restitution

Cette commande fera l’objet d’une valorisation prenant la forme d’expositions et d’une publication.

Les œuvres réalisées dans le cadre de cette commande photographique nationale rejoindront la collection du Cnap.

➜ Les lauréats auront jusqu'au 31 janvier 2026 (délai de rigueur) pour rendre leur commande.

➜ Les modalités (réalisation/production/exploitation) du projet du lauréat sont définies avec lui dans un contrat de commande établi par le Centre national des arts plastiques (Cnap).

Éligibilité

L’appel à candidatures pour la commande photographique nationale Réinventer la photographie est ouvert à toute personne physique majeure française (quel que soit son lieu de résidence) ou étrangère résidant en France, évoluant dans le champ de la création photographique relevant du secteur des arts visuels et plastiques

Les candidats devront avoir un statut de photographe ou d’artiste professionnel.

Cette commande n’est pas ouverte aux étudiants en cours de cursus.

Le parcours professionnel des candidats devra être validé par des expositions ou des publications portées par des lieux ou par des éditeurs professionnels.

Candidature

Les candidats doivent déposer leur candidature sur la plateforme du Cnap (du 1er octobre 2024 (12h) au 12 novembre 2024 (12h) délai de rigueur).

Contenu du dossier

La candidature est composée d'un formulaire à compléter en ligne dans lequel devront être importés des éléments suivants :

Un dossier artistique mis en page au format « paysage » pour faciliter sa lecture sur écran, comprenant :

➜ Une note d’intention motivant leur candidature (3000 signes maximum),

➜ Un portfolio d’une trentaine de pages des projets passés et/ou d'éléments liés aux motivations de l’artiste,

➜ Une courte notice biographique (rédigée) présentant l’artiste,

➜ Un curriculum vitæ.  

Les documents administratifs suivants :

➜ Copie de l’avis de situation au répertoire SIRENE ou son équivalent pour les artistes résidents étrangers,

➜ Copie de l’attestation d’affiliation au régime des artistes auteurs pour l’année en cours ou son équivalent pour les artistes résidents étrangers,

➜ Copie de la dispense de précompte (le cas échéant),

➜ Photocopie recto verso d’une pièce d’identité en cours de validité,

➜ RIB complet au format PDF.

Le candidat devra également joindre 5 visuels (format .jpg) légendés extraits de son portfolio et/ou des projets passés et/ou d'éléments permettant d’illustrer ses motivations.

Comité de sélection

Un comité de sélection se réunira pour choisir quinze candidats à qui il attribuera une commande.

Ce comité de sélection est composé de :

➜ Deux représentants du ministère de la Culture,

➜ Deux représentants du Centre national des arts plastiques,

➜ Quatre personnalités qualifiées désignées en raison de leur expertise dans le domaine de la création photographique ou du thème de la commande dont deux photographes/artistes ayant déjà bénéficié d’une commande (dont auteur pressenti pour l’écriture du livre consacré au projet).

Calendrier

➜ 18 septembre 2024 : publication de l’appel à candidatures

➜ 1er octobre / 12 novembre 2024 à 12h : dépôt des candidatures sur plateforme du Cnap

➜ 16 janvier 2025 : réunion du comité de pilotage/sélection de la commande

➜ février 2025 : annonce des lauréats de la commande

➜ 31 janvier 2026 (au plus tard) : livraison des œuvres au Cnap

CNAP - CENTRE NATIONAL DES ARTS PLASTIQUES 

03/09/24

Anastasia Taylor-Lind @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan : A 5 km du front

Anastasia Taylor-Lind
A 5 km du front
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

ANASTASIA TAYLOR-LIND
Après la messe 
Avdiivka, Donbass, Ukraine, juillet 2018.
© Anastasia Taylor-Lind,
Lauréate de la Bourse Canon de la Femme 
Photojournaliste 2023

ANASTASIA TAYLOR-LIND
Préparation avant la fête orthodoxe de
l’Épiphanie.
Karlivka, Donbass, Ukraine, janvier 2021.
© Anastasia Taylor-Lind,
Lauréate de la Bourse Canon de la Femme
Photojournaliste 2023

ANASTASIA TAYLOR-LIND
La famille Grinik chez elle : Olga et Nikolay, 
leur fils Kirill et leur fille Miroslava. Avdiivka, Donbass,
Ukraine, juillet 2018.
© Anastasia Taylor-Lind,
Lauréate de la Bourse Canon de la Femme 
Photojournaliste 2023

Le projet "A 5 km du front"met en lumière le quotidien des habitants du Donbass, région déchirée par la guerre dans l’est de l’Ukraine. A contrecourant des représentations dominantes de la guerre, le travail réalisé au cours des six dernières années par l’anthropologue et écrivaine Alisa Sopova et la photojournaliste Anastasia Taylor-Lind présente une vision nuancée de la vie quotidienne confrontée à la violence militaire.

La guerre en Ukraine a commencé en 2014, lorsque la Russie a annexé la Crimée après la révolution de la dignité en Ukraine (ou révolution de Maïdan). La Russie a ensuite soutenu le violent mouvement séparatiste dans le Donbass, coupant des millions de citoyens du reste du pays.

Mines antipersonnel, attaques contre les infrastructures, accès limité aux services essentiels, anarchie, perte d’emploi, perte d’êtres chers, souvenirs douloureux, traumatismes non guéris, désespoir et stigmatisation politique : tel est aujourd’hui le quotidien de la population locale.

Les deux journalistes avaient déjà passé des années à couvrir l’Ukraine : elles ont lancé ce projet en 2018, à une époque où la guerre dans l’est du pays était loin de faire la une des journaux. Elles se sont régulièrement rendues dans le Donbass où Alisa Sopova a grandi, travaillant avec des personnes qui vivaient près de la ligne de front, parfois à quelques centaines de mètres seulement des positions militaires. Elles ont cherché à montrer ce que signifie non seulement survivre, mais aussi vivre une vie qui ait un sens dans des régions où guerre et paix se mêlent.

Après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, Alisa et Anastasia ont continué à rendre compte de la situation dans le Donbass. Beaucoup de villes et de villages dans lesquels elles ont travaillé sont aujourd’hui occupés par les forces russes. Une menace plane depuis sur le quotidien des habitants, plus imminente que jamais : devoir partir.

Photographies d’Anastasia Taylor-Lind, texte d’Alisa Sopova, production locale de Dmytro Pashchenko. À 5 km du front est produit grâce au soutien de la National Geographic Society.

Anastasia Taylor-Lind est lauréate de la Bourse Canon de la Femme Photojournaliste 2023 








VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

Alfred Yaghobzadeh @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan : Alfred’s Journey

Alfred Yaghobzadeh 
Alfred’s Journey 
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

ALFRED YAGHOBZADEH
Un combattant brandit le drapeau taliban sur
les ruines de bâtiments détruits par les frappes
américaines et britanniques.
Sangin, Province du Helmand, Afghanistan,
30 novembre 2021.
© Alfred Yaghobzadeh

ALFRED YAGHOBZADEH
Des femmes venues soutenir la candidature de
l’ancien Premier ministre Mir Hossein Mousavi
lors d’un meeting.
Téhéran, Iran, 9 juin 2009.
© Alfred Yaghobzadeh

ALFRED YAGHOBZADEH
Un manifestant face à la police anti-émeute.
Place de l’Indépendance, Kiev, Ukraine,
19 février 2014.
© Alfred Yaghobzadeh

Selon Alfred Yaghobzadeh, la vie est un jardin où les orages de printemps réveillent les plantes endormies, mais où les inondations font chavirer le paysage. Il y a des fleurs et des fruits de toutes les couleurs, tous les goûts, toutes les beautés et tous les bienfaits, mais aussi des épines vénéneuses qui piquent les mains du jardinier et la foudre qui brise le dos des arbres anciens et robustes. On retrouve sa vision dans la manière dont il aborde sa vie de photographe et de photojournaliste. Sa carrière, longue de quarante années, a débuté accidentellement lorsque son pays natal, l’Iran, a été plongé dans ce que l’on a appelé la révolution islamique.

A la fin des années 1970, le jeune Arménien-Assyrien qui grandissait dans un pays à majorité musulmane a rejoint ses amis pour se dresser contre la monarchie. Il n’a pas tardé à comprendre qu’il ne partageait pas l’idéologie des manifestants fascinés par l’ayatollah Khomeini, qui prônait des lois islamiques austères. Pourtant, il ne pouvait pas tourner le dos aux changements qui approchaient à grands pas. Il s’est emparé d’un appareil photo et a commencé à documenter le destin de son pays.

Lorsque l’Irak a envahi l’Iran en 1980, il travaillait pour Associated Press. Il ne pouvait s’imaginer prendre les armes mais il a contribué avec ses photos. Alors que la machine de propagande du gouvernement iranien utilisait l’argument de la guerre sainte pour recruter des hommes, parfois dès l’âge de treize ans, son objectif s’est focalisé sur le coût humain des combats. Sa photo la plus emblématique est celle de l’enfant soldat Hassan « Jangju », dont le visage couvert de boue et la petite taille derrière un fusil lourd et trop grand reflètent l’effroi et l’incongruité partagés par de nombreux soldats comme lui. La façon dont il a vécu la guerre deviendra la façon dont il documentera les autres guerres : non seulement les bombes, les chars et la destruction, mais aussi la vie qui continue malgré la violence.

Pour un œil averti, ces premières photos ne sont peut-être pas parfaites en termes de composition ou d’éclairage, mais elles témoignent de l’authenticité brute du jeune photographe, qui fait mentir son statut de novice. À titre d’exemple, l’image de l’ayatollah Ruhollah Khomeini saluant ses fidèles en 1979 montre le potentiel d’Alfred Yaghobzadeh, sa capacité à devenir une force formidable pour immortaliser les personnes et les événements les plus influents de l’histoire. Ce n’est pas la figure autoritaire de l’ayatollah qui retient l’attention, mais son ombre sur le mur. Cette image inquiétante prédit l’avenir d’une nation sur le point de devenir l’ombre d’elle-même.

Alfred Yaghobzadeh est lauréat 2023 de la Bourse SAIF / Benoît Schaeffer pour l’édition photographique.







VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

Cinzia Canneri @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan : Le corps des femmes comme champs de bataille

Cinzia Canneri
Le corps des femmes comme champs de bataille
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

CINZIA CANNERI
Marhawit (21 ans), la cheffe du groupe de
jeunes soldates, les exhorte à mobiliser force
et confiance pour libérer les habitants du Tigré.
Nebelet, Tigré, Éthiopie, 7 avril 2024.
© Cinzia Canneri,
Lauréate du Prix Camille Lepage 2023

CINZIA CANNERI
Kebedesh (38 ans) et sa fille (11 ans). Elles ont
été attaquées chez elles au Tigré le 28 décembre
2020 par quatre soldats érythréens qui ont violé
Kebedesh et jeté de l’eau bouillante sur sa fille
pour qu’elle arrête de crier.
Adwa, Tigré, Éthiopie, 23 décembre 2023.
© Cinzia Canneri,
Lauréate du Prix Camille Lepage 2023

CINZIA CANNERI
La guerre au Tigré a contraint de nombreuses
femmes à travailler la terre. Celles-ci vivent
seules avec leurs enfants après être devenues
veuves ou, pour les victimes d’agressions
sexuelles, avoir été rejetées par leur mari.
Adwa, Tigré, Éthiopie, 20 décembre 2023
© Cinzia Canneri,
Lauréate du Prix Camille Lepage 2023

L’atteinte systématique au corps des femmes dans la guerre semble être une stratégie universelle. Les femmes sont l’objet de formes de violences spécifiques, notamment les violences sexuelles ou « violences basées sur le genre ». Il est évident que les hommes sont aussi victimes de violences, mais c’est la nature sexospécifique de cette violence qui différencie l’expérience des femmes.

Ce projet se concentre sur la situation des femmes érythréennes et tigréennes qui ont fui l’Érythrée, l’Éthiopie et le Soudan, trois pays ayant des liens géopolitiques. Dans cette région du monde, les femmes sont constamment soumises à des violences physiques et sont également victimes des forces sociopolitiques et des conflits ethniques ou frontaliers. Et l’accord de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie signé en 2018 qui valut au Premier ministre éthiopien de recevoir le prix Nobel de la paix en 2019 n’a rien changé à la situation.

Ce projet portait initialement sur les femmes érythréennes fuyant l’un des régimes les plus répressifs du monde et cherchant refuge en Éthiopie entre 2017 et 2019. Il a ensuite été prolongé après que les Forces de défense nationale éthiopiennes, soutenues par celles de la région d’Amhara et d’Érythrée, ont envahi le Tigré dans le nord de l’Éthiopie en novembre 2020. Les femmes tigréennes et érythréennes ont fui vers les camps de réfugiés d’Addis-Abeba ou du Soudan.

Des experts des Nations unies ont porté des accusations de crimes et d’atrocités contre tous les belligérants impliqués au Tigré, y compris les Forces de défense nationale éthiopiennes (FDNE), les Forces de défense érythréennes (FDE) et les milices Amhara (Fano), ainsi que des accusations spécifiques de violences sexuelles contre les femmes. Les forces armées érythréennes ont utilisé les violences sexuelles comme arme de guerre, punissant les Érythréennes pour avoir fui leur pays, et cherchant à exterminer les Tigréennes. Leurs corps sont devenus des champs de bataille. Elles sont victimes de viols individuels et collectifs, d’esclavage sexuel, de mutilations et de torture, laissant des cicatrices physiques et mentales indélébiles.

De très jeunes filles tigréennes ont rejoint l’armée pour se protéger, tandis que les filles érythréennes craignaient les combattants de leur propre camp. Les femmes victimes de violences sont rejetées par leur mari et font face à la stigmatisation sociale, mais certaines ont formé des groupes de soutien pour reconstruire leur vie, et beaucoup ont trouvé des parcelles de terre à cultiver pour se nourrir.

La Commission internationale d’experts des droits de l’homme sur l’Éthiopie a été créée en décembre 2021 pour enquêter sur les violations, mais le gouvernement éthiopien freine ces efforts extérieurs.

Après deux ans de guerre, l’accord de cessation des hostilités entre l’Éthiopie et le Tigré (accord de Pretoria) a été signé, mais le processus de paix est long et ne se résume pas à un simple accord militaire. Il requiert également la reconnaissance des droits humains, tant pour les femmes que pour les hommes. Les femmes demandent justice et aspirent à un avenir meilleur pour elles-mêmes et leurs enfants.

Cinzia Canneri

Lauréate du Prix Camille Lepage 2023







VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

Paula Bronstein @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan : Un monde dans la tourmente

Paula BronsteinGetty Images
Un monde dans la tourmente 
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

PAULA BRONSTEIN
Un cimetière de voitures abandonnées après
l’occupation russe de Boutcha et d’Irpin.
Périphérie de Kiev, Ukraine, 8 mai 2022
© Paula Bronstein / Getty Images

PAULA BRONSTEIN
Après avoir traversé la frontière avec la Birmanie,
des milliers de réfugiés rohingyas poursuivent
leur terrible périple vers le camp de Cox’s Bazar.
Bangladesh, 9 octobre 2017 
© Paula Bronstein / Getty Images

PAULA BRONSTEIN
Une victime des inondations évacuée par la
marine pakistanaise.
Sukkur, Pakistan, 10 août 2010.
© Paula Bronstein / Getty Images

Les 55 images de cette exposition offrent un regard rétrospectif sur près de trois décennies de travail. J’espère être parvenue à allier une dureté nécessaire à une compulsion humanitaire à observer des situations difficiles. Pendant la plus grande partie de ma carrière, j’ai cherché à saisir les caractéristiques et les effets qui entourent la guerre, les conflits politiques, les injustices sociales et les urgences humanitaires. Il est important de pouvoir apporter un témoignage sans être trop cru ni chercher à exploiter la situation, de proposer une impression visuelle forte et de susciter l’empathie. Je m’efforce toujours de donner une voix visuelle aux personnes souvent laissées pour compte.

Ayant travaillé pour plusieurs journaux américains pendant une quinzaine d’années, j’ai souvent fait des reportages d’actualité. En 1998, je me suis installée en Asie du Sud-Est pour donner une dimension internationale à mon travail, et cette rétrospective commence par ce changement. J’ai beaucoup voyagé à travers l’Asie, travaillant pour des agences photo comme Gamma Liaison et Getty Images Newswire pendant près de douze ans. J’ai commencé à comprendre l’utilité de revenir, d’aller plus loin dans une histoire. Notamment, je me suis concentrée sur l’Afghanistan de 2001 à 2022, période durant laquelle j’ai suivi les Afghans qui vivaient au cœur d’une guerre violente et interminable et de la brutale insurrection des talibans. En 2016, une sélection de mon travail a été publiée dans le livre photo primé, Afghanistan: Between Hope and Fear.

Le 24 février 2022, lorsque la Russie a envahi l’Ukraine, j’étais en mission en Afghanistan pour The Wall Street Journal. Ma mission touchant à sa fin, mon regard s’est tourné vers l’Ukraine. La guerre était de retour en Europe pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, et je devais y aller. Je retourne en Ukraine aussi souvent que possible, attirée par la force et la résilience du peuple ukrainien, sa volonté de survivre et de préserver son humanité. J’ai été témoin de toute la souffrance et la douleur de la guerre, ainsi que de ses ravages sur la vie des habitants. C’est une vision déchirante, mais il est important de couvrir ces situations, en particulier à une époque où le monde est de plus en plus indifférent envers les victimes des conflits.

En tant que photojournaliste chevronnée, mon âge a peu d’importance. Ce qui compte vraiment, c’est ma passion pour mon travail, mon énergie et ma capacité physique à le faire. Je ne suis pas prête à ranger mon appareil photo. Je reste curieuse et fière de montrer ce qui peut l’être. La photographie, c’est explorer avec ses yeux. Cela tombe bien : à 70 ans, je n’ai même pas besoin de lunettes !

Paula Bronstein

Exposition au COUVENT DES MINIMES
Rue François Rabelais, 66000 Perpignan

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VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

28/08/24

Loay Ayyoub @ Visa pour l’Image 2024 – Perpignan – Pour The Washington Post : La tragédie de Gaza

Loay Ayyoub / pour The Washington Post 
La tragédie de Gaza 
Visa pour l’Image 2024 – Perpignan
Festival International du Photojournalisme 
31 août - 15 septembre 2024 

Loay Ayyoub pour The Washington Post
Après une frappe israélienne sur une maison
du quartier d’Al-Sabra, dans le centre de la ville,
des blessés sont transportés à l’hôpital Al-Shifa.
Gaza, 11 octobre 2023.
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

Loay Ayyoub pour The Washington Post
Des personnes face aux ruines de la tour
résidentielle Al-Aklouk après une frappe
israélienne. Gaza City, 8 octobre 2023.
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

Loay Ayyoub pour The Washington Post
Un enfant devant la morgue de l’hôpital Nasser.
Khan Younès, sud de la bande de Gaza,
25 octobre 2023.
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

Le 7 octobre 2023, des militants du Hamas traversaient la frontière pour lancer une offensive sans précédent contre Israël, tuant plus de 1200 personnes et prenant près de 250 otages. En réaction, Israël a déclaré la guerre au Hamas et déclenché l’un des conflits les plus dévastateurs du XXIe siècle, causant la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, provoquant le plus grand déplacement dans la région depuis la création d’Israël en 1948, et faisant sombrer plus de la moitié de la population dans la famine. 

Durant cinq mois, du premier jour de la guerre jusqu’à ce qu’il trouve refuge en Egypte fin février 2024, le photographe Loay Ayyoub a couvert la crise humanitaire à Gaza pour The Washington Post. Dans la ville de Gaza, où ses parents et grands-parents se trouvent encore aujourd’hui, il a commencé à prendre des photos alors qu’Israël détruisait une grande partie de la ville à coups de frappes aériennes. Comme des centaines de milliers de Gazaouis, Loay Ayyoub a été forcé de fuir, d’abord à Khan Younès où il a trouvé refuge avec une dizaine d’autres journalistes et photographes dans la cour de l’hôpital Nasser. Ils y ont partagé des tentes, la nourriture et les précieuses connexions Internet qui leur permettaient d’envoyer leurs images et dépêches au reste du monde. Loay Ayyoub et ses confrères ont passé des semaines à se précipiter vers les sites pilonnés par les frappes aériennes, escaladant des montagnes de débris tandis que les secours cherchaient des survivants et les corps des victimes, dont de nombreux enfants. Ils ont documenté le chaos devant les hôpitaux de Gaza où les pères et mères, les oncles et tantes, les frères et soeurs et d’autres parents portant leurs proches dans les bras venaient chercher de l’aide auprès d’infirmiers et de médecins exténués et à court de ressources.

Alors qu’Israël étendait sa campagne militaire dans tout Gaza, Loay Ayyoub n’a eu d’autre choix que de rejoindre les masses de réfugiés forcés de fuir les combats à Khan Younès, et de se rendre à Rafah où plus de 1,5 million de personnes étaient entassées dans des camps de réfugiés dans une ville de la taille de Perpignan (qui compte seulement 120 000 habitants). Israël a continué de restreindre l’aide apportée à la bande de Gaza, et le Programme alimentaire mondial a estimé que les deux tiers des habitants de Gaza étaient frappés par une « véritable famine » et que des centaines de milliers d’enfants souffraient de malnutrition et de déshydratation.

Lorsque les conditions de sécurité n’ont plus permis à Loay Ayyoub de faire son travail de journaliste, il a pu quitter Gaza et entrer en Égypte fin février 2024. Depuis le 7 octobre 2023, plus de cent journalistes ont été tués à Gaza. Loay Ayyoub a trouvé refuge en Égypte, et si son travail de documentation sur le conflit à Gaza et ses répercussions a pris fin, la situation à Rafah et dans toute la bande de Gaza n’a fait que s’aggraver. 
« Montrer la crise humanitaire à laquelle sont confrontées les populations civiles de Gaza, témoigner de leurs difficultés à accéder aux soins et à la protection était mon objectif au quotidien et mon devoir en tant que photographe. »

Loay Ayyoub
Loay Ayyoub est lauréat du Visa d'Or de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik 2024.

Exposition au COUVENT DES MINIMES
Rue François Rabelais, 66000 Perpignan

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VISA POUR L'IMAGE 2024
#visapourlimage2024

04/06/24

Like a Whirlwind: The Gender Plays by Marie Høeg & Bolette Berg @ f3 – freiraum für fotografie, Berlin

LIKE A WHIRLWIND 
The Gender Plays by 
Marie Høeg & Bolette Berg
f³ – freiraum für fotografie, Berlin 
June 14 – August 25, 2024 

Marie Hoeg & Bolette Berg
Berg & Høeg 
In the studio: Marie operating the camera,
Bolette photographing the scene, 1895–1903
© Collection of Preus Museum

Marie Hoeg & Bolette Berg
Berg & Høeg 
»Water Scene«. Marie Høeg and Bolette Berg
in a rowing boat in the studio, 1895–1903
© Collection of Preus Museum

Marie Hoeg & Bolette Berg
Berg & Høeg 
Marie Høeg and her brother Karl crossdressing, 1895–1903 
© Collection of Preus Museum

Marie Hoeg & Bolette Berg
Berg & Høeg, 
Bolette and Marie playing with friends, 1895–1903 
© Collection of Preus Museum

The exhibition LIKE A WHIRLWIND – The Gender Plays by Marie Høeg & Bolette Berg presents unique cross-dressing photographs from the late 19th and early 20th centuries.

The photographers Bolette Berg and Marie Høeg founded the Berg & Høeg photo studio in the southern Norwegian town of Horten in 1894. The couple spent their entire adult lives working and living together. They published their fairly conventional portrait and landscape photographs as postcards. The Norwegians achieved international fame posthumously through their early photographic experiments with gender roles, which are probably rightly regarded as the first such complex photographic examination of the subject of cross-dressing.

When their estate was auctioned off in the 1970s, the Norwegian collector Leif Preus acquired the glass negatives of the two photographers. In addition to photographs of landscapes and reproductions of artworks, there were two boxes labeled "private" showing Marie Høeg, Bolette Berg and their siblings and friends posing in front of the camera. These shots had nothing in common with traditional portrait photography. Playful, humorous and full of joie de vivre, the photographs radically and cheekily question the ideals of femininity of the 19th and early 20th centuries as well as the gender roles of the time. The topicality of the imagery and the visual exploration of the theme, which is comparable to contemporary artistic practice, is astonishing. The two photographers take up stereotypes in a witty and fresh way and transform them into frivolous photographs with the help of props and costumes.

The modern approach of the photographers testifies to their self-confidence and a playful examination of social norms; at the same time, the estate makes it clear that the photographs were only intended for private use during their lifetime, not for the public. The photographic studio was the safe space, where the protagonists of the pictures could present themselves in a self-determined manner.

The Preus Museum, the Norwegian National Museum of Photography, manages the estate of Marie Høeg and Bolette Berg and owns the original glass negatives in its collection. The exhibition at f³ – freiraum für fotografie shows digital reproductions of this unique material, which is on display in Germany for the first time.

f3 – freiraum für fotografie
Waldemarstrasse 17, 10179 Berlin  

11/03/24

Exposition La couleur est la lumière @ Le Point du Jour, Cherbourg-en-Cotentin - Inventions historiques, expérimentations contemporaines

La couleur est la lumière 
Inventions historiques, expérimentations contemporaines 
Le Point du Jour, Cherbourg-en-Cotentin 
21 avril – 1er septembre 2024 

Mustapha Azeroual
MUSTAPHA AZEROUAL
Radiance #8 (Finisterae), 2022
© Mustapha Azeroual 
© Galerie Binome, Paris
Courtesy Le Point du Jour, centre d’art / éditeur

Artistes : Dove Allouche, Mustapha Azeroual, Vincent Ballard, Hippolyte Bayard, Louise Deglane, P. E. Delarche, Caroline Douglas, Louis Ducos du Hauron, Philippe Durand, Patrick Faigenbaum, Nicolas Floc’h, Hreinn Fridfinnsson, Emmanuelle Fructus, Léon Gimpel, Louis Lumière, Fernand Monpillard, Hanako Murakami, Thomas Paquet, Antonin Personnaz, Baptiste Rabichon & Fabrice Laroche, José Julio Rodrigues, Laure Tiberghien 

L’exposition met en dialogue images historiques et œuvres contemporaines qui évoquent la question de la couleur en photographie. 

Issues des collections de la Société française de photographie (SFP), les images historiques permettent de retracer, à travers différents procédés, l’histoire de la conquête de la couleur jusqu’au développement commercial de l’autochrome à partir de 1907. À la fin du XIXe siècle, ces recherches font écho aux mouvements impressionnistes et néo-impressionnistes, tant par leurs fondements scientifiques que par leur désir de restituer une expérience sensible de la couleur comme manifestation de la lumière. D’ailleurs, si l’année 2024, correspond au 150e anniversaire de la première exposition impressionniste en 1874, elle est aussi celle des soixante-dix ans de la création de la SFP, créée en 1854. 

En proposant des correspondances, l’exposition fait apparaître des proximités d’intentions, des sensibilités communes autour de l’idée d’enregistrement photographique des couleurs dans son lien intime avec l’action de la lumière. La création contemporaine révèle les imaginaires et les formes attachés aux premières inventions. 

Depuis le tournant des années 2000, certaines pratiques photographiques s’orientent en effet vers des approches expérimentales et conceptuelles qui retraversent l’histoire des procédés couleur. Pour ces artistes, il s’agit bien souvent de revenir en quelque sorte à la source de leur médium. Ce faisant, ce sont les rapports entre science et art, abstraction et figuration qui se trouvent remis en jeu.

À travers la rencontre d’images que plus d’un siècle sépare, l’exposition invite à découvrir comment l’invention de la couleur en photographie résonne dans la création artistique actuelle.

Parmi les vingt-trois artistes exposé.e.s : Hippolyte Bayard (1801-1887), Léon Gimpel (1873-1948), Louise Deglane (1868-1936), Louis Lumière (1864-1948), Fernand Monpillard (1865-1937), Antonin Personnaz (1854-1936) ainsi que Dove Allouche (né en 1972), Mustapha Azeroual (né en 1979), Philippe Durand (né en 1963), Patrick Faigenbaum (né en 1954), Nicolas Floc’h (né en 1970), Hanako Murakami (née en 1984) et Laure Tiberghien (née en 1992).

Dans le cadre de Normandie impressionniste 2024.

Commissaire associée : Nathalie Boulouch. Historienne de l’art et de la photographie, Nathalie Boulouch est maîtresse de conférences à l’université Rennes 2. Elle est notamment l’auteure de Le Ciel est bleu. Une histoire de la photographie couleur (Textuel, 2011).

Le Point du Jour, centre d’art / éditeur
107 Avenue de Paris, 50100 Cherbourg-en-Cotentin

28/12/23

Design, art et artisanat finlandais @ Institut Finlandais, Paris - Exposition "Jardin Imaginaire"

Jardin Imaginaire
Design, art et artisanat finlandais
Institut Finlandais, Paris
1er décembre 2023 - 30 mars 2024

© Hannakaisa Pekkala

Jardin Imaginaire réunit les oeuvres de neuf designers et artistes finlandais émergents. Les pièces présentées, captivantes et ludiques, reflètent la tendance artisanale qui a conquit le milieu du design finlandais.

Le design finlandais est souvent connu pour son approche ultra-fonctionnelle et minimaliste. La nouvelle génération de créateurs présente une manière plus colorée, originale et haptique de faire les choses. Leurs créations incarnent les changements que connaît actuellement leur industrie, puisqu’ils se réapproprient le rôle de fabricant en confectionnant leurs propres séries limitées et pièces uniques. Il en résulte des oeuvres empreintes d’une nouvelle authenticité, qui combinent artisanat, design et expression artistique.

Jardin Imaginaire présente une variété de matériaux, comme du laiton brillant, des pièces en verre audacieuses et délicates, de la céramique agréable au toucher et des textiles doux. Chaque créateur travaille avec ses matériaux de prédilection en utilisant différentes techniques ou en les combinant à d’autres matières pour obtenir des résultats toujours plus inspirants.

La plupart des créateurs de l’exposition sont inspirés à la fois par la diversité de la nature et par le pouvoir de l’imagination. Le recours aux matériaux naturels et aux méthodes de production artisanales et écologiques est au coeur de leur travail. Entre leurs mains, des objets communs s’emplissent de magie et apportent beauté et fantaisie à notre quotidien.

L’exposition est organisée en collaboration avec UU Market, une galerie en ligne et collectif de design finlandais qui promeut le nouveau design et l’art finlandais à l’international. Avec ses 30 membres issus de différents domaines créatifs, UU Market monte des événements tels que des salons, des boutiques éphémères et des expositions. Le collectif représente aussi le design finlandais auprès des revendeurs et autres partenaires.

La co-fondatrice de UU Market Hannakaisa Pekkala est la commissaire de cette exposition.

Les portraits ont été photographiés par : Teemu Heljo, Jef Claes, Aino Huhtaniemi, Katztudio, Lina Jelanski, Markus Peltomaki, Heikki Humberg, Hannakaisa Pekkala, Elina Simonen et Janne Naakka.

Ville Auviven
Ville Auvinen

Ville Auvinen est un designer et artisan qui évolue aisément entre l’expression sculpturale et la production industrielle. Travaillant sur l’île pittoresque de Lauttasaari à Helsinki, il recherche la beauté et l’harmonie à travers une expression simple. C’est en travaillant de ses mains que Ville se sent le plus à l’aise, en réalisant de nouvelles idées, en voyant une vision prendre vie. Depuis qu’il a ouvert son studio, Studio Ville Auvinen, en 2016, il conçoit du mobilier pour des marques et pour sa propre collection, et plus récemment, des oeuvres sculpturales uniques. Son objectif est de créer des objets agréables qui honorent les matériaux utilisés.

Elisa Defossez
Elisa Defossez

Elisa Defossez est une designer textile et conceptrice de produits basée à Helsinki. Elle a étudié le design industriel à l’ENSAV La Cambre en Belgique et a obtenu un master en design textile à l’université d’Aalto en Finlande. Avec une approche pluridisciplinaire, Defossez cherche à faire naître des émotions et un sentiment de bien-être à travers de subtiles nuances de couleurs et de matériaux, en accordant une importance singulière au rôle de l’objet dans la vie de tous les jours. Après avoir travaillé quelques années chez Hermès, elle a décidé de poursuivre sa quête du confort dans le design en créant son studio en 2021. Elle travaille actuellement entre la Finlande et le Japon.

Laura Itkonen
Laura Itkonen

Laura Itkonen est une designer et artiste qui vit et travaille à Helsinki, en Finlande. Elle travaille principalement sur des céramiques architecturales tactiles et visuellement détaillées, ainsi que sur des sculptures de collection. Pour Itkonen, l’intersection de l’art et du design est le point le plus intéressant où travailler pour explorer le potentiel des matériaux. Ce domaine lui offre l’opportunité passionnante de repousser les limites de la créativité et d’expérimenter dans le contexte de différents projets. L’utilisation qu’elle fait des matériaux met en évidence leurs caractéristiques uniques, tandis que leurs formes soigneusement élaborées lient le tout. Les contrastes sont un facteur unificateur dans son travail, créant des pièces dynamiques et spectaculaires.

Dylan Katz
Dylan Katz

Dylan Katz souffle le verre depuis l’âge de douze ans. Il a rencontré sa compagne Greta aux États-Unis et, en 2013, ils ont décidé de s’installer dans le pays natal de Greta, la Finlande, où Katztudio a été fondé en 2016. Leur objectif est de produire des produits haut de gamme adaptés à tous les budgets, avec l’idée de rendre l’art verrier plus accessible. Dylan Katz est passionné par le verre et les possibilités infinies qu’offre ce matériau de création.

Päivi Keski-Pomppu
Päivi Keski-Pomppu

Päivi Keski-Pomppu est une designer, architecte d’intérieur et orfèvre basée à Helsinki. Elle est la fondatrice et la créatrice indépendante de la marque de bijoux Keski-Pomppu et la cofondatrice de Studio Bom. Päivi Keski-Pomppu crée des bijoux de haute qualité dans son studio, en utilisant des métaux précieux recyclés et soigneusement choisis, et des méthodes de travail traditionnelles. Pour garantir la longévité et l’intemporalité des collections, les produits sont fabriqués en petites séries, en accordant une attention particulière aux moindres détails. L’inspiration et les idées lui viennent de l’expérimentation et de son environnement quotidien.

Viivi Lehto
Viivi Lehto

Viivi Lehto est une créatrice basée à Helsinki travaillant à la fois sur des projets cartistiques et commerciaux. Son travail artistique se concentre principalement sur l’art verrier et sur la peinture. La série Garden, sur laquelle elle travaille actuellement, est composée de sculptures en verre colorées et multidimensionnelles. Le thème du jardin qui se répète souvent dans ses oeuvres représente l’évolution personnelle ainsi que l’importance du jeu, des sentiments et des traditions. En plus de son travail dans le domaine des arts visuels, elle est auteure-compositrice-interprète de musique.

Kati Peltola
Kati Peltola

Kati Peltola travaille le verre à la flamme dans son atelier de Vallila, à Helsinki pour créer des bijoux et des sculptures. Une manipulation intuitive des matériaux et une curiosité pour le processus constituent la base du travail artistique de Kati Peltola. Elle s’habitue encore au caractère imprévisible du verre, et à ses polarités : il est à la fois banal et luxueux, durable mais parfois cassant, mou lorsqu’il est en fusion et dur lorsqu’il est refroidi.

Paula Pääkkönen
Paula Pääkkönen

Paula Pääkkönen est souffleuse de verre et artiste verrier. Elle a choisi le verre comme matériau de prédilection pour son aspect stimulant : les techniques de soufflage du verre sont pour elle une source d’inspiration inépuisable. Elle travaille actuellement sur les thèmes de l’enfance, des souvenirs et de l’imagination, et poursuit le moment où les choses ordinaires ont encore un soupçon de magie et où les proportions du monde peuvent varier. Pääkkönen travaille pour d’autres designers et artistes, tout en travaillant sur son propre travail artistique.

Milla Vaahtera
Milla Vaahtera

Milla Vaahtera est une designer et artiste qui travaille à Helsinki. Ses oeuvres portent sur les thèmes de l’image corporelle, l’intuition, et du dialogue dans le processus créatif. Elle est surtout connue pour sa série de mobiles et stabiles Dialogue, dans laquelle elle associe des pièces de verre audacieuses à des pièces de laiton délicates. Milla Vaahtera a commencé à travailler sur cette série en mai 2017 avec plusieurs souffleurs de verre du village des verriers de Nuutajärvi. Vaahtera est passionnée par la revitalisation de l’héritage finlandais du soufflage de verre et par le fait de donner à la jeune génération d’artisans de nouvelles opportunités d’approfondir leurs compétences.

Hannakaisa Pekkala
Hannakaisa Pekkala

Hannakaisa Pekkala est designer et cofondatrice du collectif UU Market. Depuis six ans, elle travaille avec passion à la promotion internationale du design et de l’art contemporains finlandais. Elle croit au pouvoir de la coopération : on ne peut pas conquérir le monde tout seul. À travers son travail, elle cherche à rassembler des personnes talentueuses et à former un réseau qui fait ressortir le meilleur du design finlandais en réunissant les thèmes, les techniques et l’esthétique les plus pertinents de la nouvelle génération.

INSTITUT FINLANDAIS, PARIS
60, rue des Écoles
33, rue du Sommerard
75005 Paris

UU MARKET