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16/10/25

Gerhard Richter @ Galerie David Zwirner, Paris - Exposition + Biographie

Gerhard Richter
Galerie David Zwirner, Paris
20 octobre - 20 décembre 2025

David Zwirner présente dans sa Galerie de Paris une sélection de peintures, dessins et installations de miroirs de Gerhard Richter. L’exposition marque la troisième collaboration du célèbre artiste allemand avec la Galerie depuis l’annonce de sa représentation en 2023. Elle fait suite aux expositions monographiques tenues à New York (2023) et à Londres (2024), et coïncide avec une rétrospective d’envergure s’ouvrant le 17 octobre 2025 à la Fondation Louis Vuitton à Paris, sous le commissariat de Nicholas Serota et Dieter Schwarz.

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Kl. Badende (Petite baigneuse), 1994
© Gerhard Richter 2025 (20102025) 
Courtesy the artist and David Zwirner

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Blumen, (Fleurs), 1992
Oil on canvas
© Gerhard Richter 2025 (20102025) 
Courtesy the artist and David Zwirner

Les oeuvres présentées chez David Zwirner témoignent de l’impressionnante diversité d’enjeux, d’échelles et de techniques que mobilise l’artiste dans son travail. Prises dans leur ensemble, elles mettent en lumière sa profonde compréhension du médium pictural et l’enquête sans cesse renouvelée qu’il mène autour du fait même de créer une oeuvre. Dans ses Fotobilder (Photo-peintures) – par exemple Blumen (Fleurs, 1992), Torso (Torse, 1997) ou Kl. Badende (Petite baigneuse, 1994) –, l’artiste utilise ses propres photographies comme point de départ, mais aussi des images trouvées au hasard de journaux, magazines ou publicités. Souvent, l’artiste floute ou dénature d’une façon ou d’une autre l’image qui résulte de ce travail de composition, rendant plus complexe encore la relation qui unit la photographie à la peinture : une expérience conceptuelle se joue dans ces transpositions itératives entre les deux médiums.

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Abstraktes Bild (Tableau abstrait), 2001
Oil on alu dibond
© Gerhard Richter 2025 (20102025)
Courtesy the artist and David Zwirner

Gerhard Richter Oeuvre
Gerhard Richter
Abstraktes Bild (Tableau abstrait), 2001
Oil on alu dibond
© Gerhard Richter 2025 (20102025)
Courtesy the artist and David Zwirner

Avec la série des Abstrakte Bilder (Tableaux abstraits), Gerhard Richter explore le potentiel formel et conceptuel de la peinture sous un autre angle. Exécutées selon des principes de composition extrêmement rigoureux, ces oeuvres ont recours à l’abstraction pour mettre en exergue la matérialité de la peinture et de la couleur – une méthode de création à la fois aléatoire et planifi ée avec soin. Deux Tableaux abstraits datant de 2001 sont exposés, marbrés de peinture verte, rose vif ou jaune d’or se déployant harmonieusement sur toute la surface de la toile. Les deux oeuvres contrastent ainsi avec les dernières peintures à l’huile réalisées par l’artiste de 2015 à 2017, qui se caractérisent au contraire par des entrelacs complexes où la superposition de lignes et de touches appliquées avec vigueur créent une impression de relief. Ces peintures sont confrontées à Strip, tableau de 2024 s’étirant sur quatre mètres de largeur. Revisitant ses Tableaux abstraits grâce aux technologies numériques, Gerhard Richter orchestre dans la série des Strips un dialogue entre la peinture, la photographie, la reproduction d’images par impression et l’abstraction.

Des dessins récents de l’artiste figurent aussi dans l’exposition ; certains totalement inédits et d’autres ayant été présentés plus tôt cette année dans le cadre de Gerhard Richter: 81 Zeichnungen, 1 Strip-Bild, 1 Edition à la Staatliche Graphische Sammlung de Munich. Gerhard Richter a toujours accordé une place importante au médium du dessin dans sa pratique artistique, et le passage des années n’a pas démenti cet engagement fructueux. Les oeuvres présentées, incorporant souvent des encres de couleur et du crayon à mine de graphite, lui permettent d’explorer une autre dimension du rôle de la main de l’artiste dans le processus menant à la création d’un « récit » pictural abstrait mais dynamique.

L’exposition à Paris comprend également trois installations de surfaces réfl échissantes montées au mur, de tailles différentes, ainsi que 3 Scheiben (3 Panneaux de verre, 2023), où trois pans de verre transparent et réfl échissant sont dressés au sein d’un cadre en métal. Depuis 1967 et la création de son installation 4 Glasscheiben (4 Panneaux de verre), qui a marqué un tournant dans sa carrière, Gerhard Richter nourrit un grand intérêt analytique – qui confine à la fascination – pour le verre. De façon très personnelle, il mobilise ce matériau moins comme un élément de sculpture pure que comme une « réflexion », dans les deux sens du terme, de son investigation de la peinture et de la création d’image. Contempler ces oeuvres – et donc aussi les images qui se forment à leur surface – est une expérience radicalement paradoxale où la réalité, répliquée par le miroir de manière forcément fi dèle au monde réel qui entoure nécessairement l’oeuvre, devient pourtant inaccessible en tant que refl et, à la fois hors de portée et déformée. 
Dans les oeuvres en verre de Gerhard Richter, comme le soulignent Janice Bretz et Kerstin Küster, « les visiteurs ne restent pas spectateurs mais deviennent eux-mêmes créateurs ; ils se confrontent à l’écart entre l’espace d’exposition réel et le refl et aléatoire de la réalité sur le verre. […] L’artiste nous invite à réfl échir au fait même de voir et à considérer ce que l’on voit comme une seule réalité potentielle parmi de nombreuses autres. Voir est contextuel : la réalité dépend toujours de celui qui regarde ». – Janice Bretz and Kerstin Küster, “Transparent and Reflected: Mirrors, Glass, and Strips,” in Gerhard Richter: Abstraction. Exh. cat. (Potsdam: Museum Barberini, 2020), p. 198.
Artiste Gerhard Richter

Gerhard Richter est né en 1932 à Dresde en Allemagne. Il étudie les beaux-arts de 1951 à 1956 à la Hochschule für Bildende Künste de Dresde et se spécialise en peinture murale. En 1959, il visite la documenta II qui se tient à Cassel, alors en Allemagne de l’Ouest : une expérience fondatrice qui le mène à infl échir sa trajectoire artistique. Après avoir réussi à fuir l’Allemagne de l’Est en 1961, il entreprend un second cycle d’études à la Staatliche Kunstakademie de Düsseldorf. Il y cofonde un mouvement éphémère appelé « réalisme capitaliste » avec ses condisciples Sigmar Polke, Konrad Lueg (qui deviendra galeriste, plus connu sous le nom de Konrad Fischer) et Manfred Kuttner.

À partir de 1964, son travail fait l’objet de nombreuses expositions personnelles dans des galeries et musées du le monde entier. Sa première exposition monographique dans une institution publique se tient en 1969 au Gegenverkehr du Zentrum für aktuelle Kunst d’Aachen, en Allemagne de l’Ouest. En 1972, il est choisi pour représenter l’Allemagne à la Biennale de Venise, où il investit le pavillon national de ses seules oeuvres. Il est aussi l’artiste ayant présenté son travail le plus grand nombre de fois à la documenta (en 1972, 1977, 1982, 1987, 1992, 1997, 2007 et 2017). Le travail de Gerhard Richter a été montré tout autour du monde au fi l de nombreuses rétrospectives et expositions monographiques au sein d’institutions de premier plan, parmi lesquelles le Kunstverein für die Rheinlande und Westfalen à Düsseldorf (1971, 1986), la Kunsthalle de Brême en Allemagne de l’Ouest (1975), le Centre Pompidou à Paris (1977, 2012), la Städtische Kunsthalle de Düsseldorf (1986), la Neue Nationalgalerie de Berlin (1986, 2012), le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington D.C. (1988, 2003), le San Francisco Museum of Modern Art (1989, 2002), la Tate à Londres (1991, 2011), le Moderna Museet à Stockholm (1993), l’Art Institute de Chicago (2002), le MoMA à New York (2002), la Queensland Art Gallery à Brisbane (2017), le Met Breuer à New York (2020) et le National Museum of Modern Art de Tokyo (2022). En avril 2023, la Neue Nationalgalerie de Berlin inaugurait une installation semi-permanente intitulée Gerhard Richter: 100 Works for Berlin, rassemblant des prêts à très long terme consentis par la Fondation Gerhard Richter en 2021, parmi lesquels le cycle d’oeuvres Birkenau (2014), série de peintures abstraites de grandes dimensions.

Gerhard Richter est le lauréat de nombreux prix et distinctions prestigieux comme, parmi d’autres, le Kunstpreis Junger Westen de la Kunsthalle de Recklinghausen en Allemagne de l’Ouest (1967), le prix Arnold Bode de Cassel en Allemagne de l’Ouest (1982), le prix Oskar Kokoschka de Vienne (1985), le Goslarer Kaiserring de Goslar en Allemagne de l’Ouest (1988), le Lion d’or de la 47e Biennale de Venise (1997), le Praemium Imperiale de la Japan Art Association de Tokyo (1997), le prix Wexner du Wexner Center for the Arts de Columbus en Ohio (1998), le Foreign Honorary Membership de l’American Academy of Arts and Letters de New York (1998), le Staatspreis du Lander de Rhénanie-du-Nord-Westphalie de Düsseldorf (2000) et le Kunst- und Kulturpreis der deutschen Katholiken de la Deutsche Bischofskonferenz de Bonn (2004). En 2007, année où il crée un vitrail spectaculaire pour la cathédrale de Cologne, Gerhard Richter est élevé au rang de citoyen d’honneur de la ville.

David Zwirner représente Gerhard Richter depuis 2023. Cette année-là, sa galerie new-yorkaise accueille une exposition personnelle de l’artiste allemand. Rassemblant des peintures abstraites récentes, elle s’accompagne d’un catalogue richement illustré comportant un essai inédit de Dieter Schwarz. Au début 2024, une exposition monographique est consacrée à l’artiste chez David Zwirner London. Parmi les précédentes expositions de son travail s’étant tenues à New York, notons Gerhard Richter: Prints and Multiples 1966–1993 (1994), Gerhard Richter: Early Paintings (2000) et Gerhard Richter: Landscapes (2004). Les oeuvres de l’artiste sont présentes dans des collections publiques et privées de tout premier plan à travers le monde. Gerhard Richter vit et travaille à Cologne.

DAVID ZWIRNER, PARIS
108, rue Vieille du Temple, 75003 Paris

14/06/25

Exposition Wolfgang Tillmans @ Centre Pompidou, Paris - "Rien ne nous y préparait – Tout nous y préparait"

Wolfgang Tillmans 
Rien ne nous y préparait – Tout nous y préparait
Centre Pompidou, Paris 
13 juin - 22 septembre 2025

Wolfgang Tillmans Portrait
Wolfgang Tillmans à la Bpi, janvier 2025
© Centre Pompidou

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Moon in Earthlight, 2015
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
it's only love give it away, 2005
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
paper drop (star), 2006
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Le Centre Pompidou donne carte blanche à l’artiste allemand Wolfgang Tillmans qui imagine un projet inédit pour clôturer la programmation du bâtiment parisien. Il investit les 6000 m2 du niveau 2 de la Bibliothèque publique d’information (Bpi) et y opère une transformation de l'espace autour d’une expérimentation curatoriale qui met en dialogue son œuvre avec l’espace de la bibliothèque, le questionnant à la fois comme architecture et comme lieu de transmission du savoir.

L’exposition explore près de 40 ans de pratiques artistiques à travers divers genres photographiques, une rétrospective dont l’ordre et la logique se réalisent en réagissant à l’espace de la bibliothèque. Son œuvre s’y décline en des formes très variées et joue sur la verticalité des murs et l’horizontalité des tables, défiant ainsi toute tentative de catégorisation. Outre son travail photographique, Wolfgang Tillmans intègre dans cette vaste installation des œuvres vidéo, musique, son et textes, dans une scénographie qui joue avec les dispositifs d’une bibliothèque pour y découvrir enfin des analogies entre son travail d’artiste et ce lieu des savoirs. Plus que jamais l’artiste fera preuve de son don d’intervenir dans l’espace – une qualité qui distingue ces expositions depuis 1993.

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Empire (US/Mexico border), 2005
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
My 25 Year Old Cactus, 2023
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolfgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Intermodal Container In Mongolian Landscape, a, 2023
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Wolgang Tillmans
WOLFGANG TILLMANS
Silver 258, 2017
Courtesy Galerie Buchholz,, Galerie Chantal Crousel, Paris, 
Maureen Paley, London, David Zwirner, New York

Au cours de sa carrière artistique, Wolfgang Tillmans (né en 1968 à Remscheid, en Allemagne) a repoussé les frontières du visible, captant et révélant la beauté fragile du monde physique. Proposant de nouvelles façons de faire des images, il explore la profonde transformation des médiums et supports d’information de notre époque. Il a ainsi façonné un univers esthétique distinctif, né de l’esprit de la contre-culture du début des années 1990. Une œuvre multiple, par laquelle il s’est engagé dans la quête d’un nouvel humanisme et de voies alternatives du vivre ensemble, influençant durablement la création contemporaine. Son travail est profondément ancré dans l’« Ici et Maintenant » : il dresse un panorama des formes de savoir et propose une expérience sincère et libre du monde, scrutant la condition contemporaine de l’Europe tout en explorant les techniques de reproduction mécanique.

En rapprochant les archives de l’artiste de ses œuvres les plus récentes, l’exposition du Centre Pompidou met en exergue les dialectiques qui traversent le monde depuis 1989 : les avancées sociales et les libertés autrefois établies, aujourd’hui en péril, les nouvelles manières de faire communauté ou encore les évolutions des expressions de la culture populaire et modes de diffusion de l’information. Wolfgang Tillmans conçoit cette exposition comme un ensemble et crée des œuvres spécifiquement pour le lieu.

L’un des aspects les plus originaux du travail de Wolfgang Tillmans est son regard égalitaire sur le monde. Alors que l’histoire de l’art repose souvent sur une hiérarchie des genres (le portrait noble, la nature morte modeste, la grandeur du paysage, etc.), Tillmans renverse cette logique. Dans ses expositions, des portraits d’amis ou d’amants côtoient des natures mortes banales, des photos de manifestations politiques ou encore des vues abstraites de plis de tissus, de corps ou de ciel.

Ce geste est profondément démocratique : chaque sujet, aussi ordinaire ou marginal soit-il, mérite d’être montré. Il adopte souvent un style documentaire, mais sans jamais céder à la tentation du sensationnalisme ou du voyeurisme. Il s'agit d'une photographie qui regarde avec respect, qui observe avec attention, sans juger. Cette approche sensible produit une éthique de l’image fondée sur la proximité plutôt que sur la domination.

Ce qui distingue également  Wolfgang Tillmans, c’est sa manière de questionner le médium photographique lui-même. Il ne se contente pas de produire des images : il interroge ce que signifie faire une image, ce que c’est qu’une photographie. Il explore les possibilités techniques et matérielles du médium. Dans sa série Freischwimmer, par exemple, il crée des œuvres sans appareil photo : il expose directement du papier photo à des sources lumineuses en chambre noire. Le résultat : des formes organiques, flottantes, abstraites, qui évoquent des corps ou des fluides, sans jamais les représenter.

Il assume également les erreurs techniques : poussières, traces, flous, surexpositions deviennent des éléments esthétiques à part entière. Il refuse ainsi l’illusion d’une image parfaite, contrôlée, lisse. Chez Tillmans, la photographie n’est pas une fenêtre transparente sur le monde, mais une surface haptique, matérielle, expressive.

Chez Wolfgang Tillmans, l’image ne se limite jamais à elle-même : elle s’inscrit toujours dans une composition spatiale, dans une mise en relation. Ses expositions ne suivent ni une logique thématique, ni chronologique. Il joue avec les formats, les échelles, les supports. Certains tirages sont accrochés à même le mur avec de simples bandes adhésives, d’autres sont encadrés, parfois surdimensionnés.

Cette diversité crée une polyphonie visuelle, une narration ouverte, fragmentaire. Le spectateur ne suit pas un parcours imposé, il doit tisser lui-même des connexions entre les images, inventer son propre chemin. En ce sens, la mise en exposition fait partie intégrante de son œuvre : elle devient un acte de création à part entière, et non un simple dispositif de présentation. Par ce geste, Wolfgang Tillmans remet en question les conventions muséales et propose une nouvelle manière de faire l’expérience de la photographie dans l’espace.

Bien qu’il ne se revendique pas comme un artiste politique au sens classique du terme, l’œuvre de Wolfgang Tillmans est profondément engagée. Son engagement passe par les sujets qu’il aborde : la communauté LGBTQ+, la sexualité, l’épidémie du sida, la jeunesse, les migrations, l’Europe, le climat. Mais il ne traite jamais ces sujets sur un mode spectaculaire ou militant. Il les évoque avec délicatesse, à travers des gestes simples, des regards, des fragments de vie.

Son activisme devient plus explicite lors du référendum sur le Brexit : en 2016, il lance sa propre campagne visuelle (“Say you’re in if you’re in”), mêlant graphisme et photographie pour défendre le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Dans les années suivantes, il continue à mêler images et textes dans des installations qui prennent position sans dogmatisme, avec un souci constant de nuance et de proximité humaine. Ainsi, Wolfgang Tillmans pense le politique comme une affaire de sensibilité, comme un art de la relation, de l’écoute, de la présence au monde.

Ces dernières années, Wolfgang Tillmans a fait l’objet de rétrospectives majeures dans de grandes institutions, notamment à la Tate Modern de Londres en 2017 et au MoMA de New York en 2022. Il a également présenté une importante exposition itinérante sur le continent africain intitulée « Fragile » (2018 − 2022 à Kinshasa, Nairobi, Johannesburg, Addis Ababa, Yaoundé, Accra, Abidjan, Lagos). L’exposition au Centre Pompidou est la première monographie institutionnelle à Paris depuis son ambitieuse installation au Palais de Tokyo en 2002. Elle est accompagnée d’un catalogue et de la publication d’une version augmentée et traduite en français du Tillmans’Reader, regroupant divers textes et entretiens de l’artiste.

Commissariat de l'exposition : Florian Ebner, conservateur en chef, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne − Centre Pompidou

Commissaires associés
Olga Frydryszak-Rétat, Matthias Pfaller, attaché(e)s de conservation au cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne − Centre Pompidou

ACCÈS LIBRE PAR CELINE
Partenaire Principal de l’exposition, la maison CELINE s’associe au Centre Pompidou, pour la première fois, au travers des journées « ACCÈS LIBRE par CELINE » : plusieurs journées d’accès gratuit imaginées comme une invitation ouverte à tous les publics. Ce projet a été pensé comme une initiative unique de partenariat qui offre à chacun l’occasion de découvrir l’univers de Wolfgang Tillmans tout en profitant, avant sa fermeture, du Centre Pompidou et de ses espaces.

CENTRE POMPIDOU, BEAUBOURG, PARIS
Niveau 2

30/06/05

Daniel Richter, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa - Exposition "Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc"

Daniel Richter
Drapeau rose – Cheval blanc
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
25 juin - 10 septembre 2005

Le Musée des beaux-arts du Canada présente les peintures électrisantes de grande taille de l’artiste allemand DANIEL RICHTER dans le cadre d’une nouvelle exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc, présentée dans les salles d’art contemporain.
 
Etabli à Berlin, cet artiste, déjà connu pour ses oeuvres abstraites, attire l’attention des critiques depuis quelques années grâce à ses toiles massives d’art représentatif; neuf d’entre elles font d’ailleurs partie de l’exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc.

Daniel Richter s’inspire d’images qui lui tombent sous la main : reproductions, couvertures de livre, photos de film, coupures de presse, bandes des-sinées, couvertures d’album, etc. Ses coups de pinceau transforment ce matériel en créations spectaculaires qui expriment de façon frappante la violence, la peur, les luttes politiques, l’aliénation urbaine et les changements sociaux.
« Les peintures présentées dans l’exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc sont à la fois troublantes et superbes », selon Pierre Théberge, directeur du Musée des beaux-arts du Canada. « Regroupées ainsi, elles contribuent de façon unique et considérable à l’art du XXIe siècle, qui commence tout juste à se faire connaître d’un public nord-américain plus étendu. »
Né en Allemagne en 1962, Daniel Richter a participé à de nombreuses expositions tenues en Europe. Cette année, il présente ses œuvres pour la première fois dans une exposition itinérante en Amérique du Nord. Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc est née d’une collaboration entre Wayne Baerwaldt, ancien directeur de la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto; Kitty Scott, conservatrice en art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada; et Scott Watson, directeur et conservateur à la Morris and Helen Belkin Art Gallery de Vancouver.

L’exposition, qui comprend un volet sur les documents éphémères provenant du studio de l’artiste, est accompagnée d’un catalogue couleur en anglais dans lequel le visiteur trouvera une introduction rédigée par les commissaires de l'exposition.

L’exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc est coorganisée par la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa et la Morris and Helen Belkin Art Gallery de Vancouver.

Musée des beaux-arts du Canada
380, promenade Sussex, Ottawa (Ontario), Canada K1N 9N4