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11/07/19

Gauguin. Portraits, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Gauguin. Portraits
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
Jusqu'au 8 septembre 2019

Le Musée des beaux-arts du Canada présente l’exposition Gauguin. Portraits, qui constitue une occasion unique de voir l’oeuvre de l’artiste français Paul Gauguin (1848 – 1903) sous un jour nouveau et permet de mieux comprendre sa vision de l’art du portait.

Les oeuvres de Paul Gauguin ont fait l’objet de maintes expositions, mais Gauguin. Portraits est la première exposition consacrée exclusivement à ses portraits. Gauguin, qui compte parmi les artistes les plus importants et les plus fascinants du dix-neuvième siècle, a totalement renouvelé la pratique traditionnelle du portrait et a exercé une influence déterminante sur l’art du XXe et du XXIe siècle.

L’exposition met en lumière la manière dont l’artiste a utilisé le portrait et l’autoportrait pour constituer un récit de soi, pour s’exprimer, pour exposer ses idées sur l’art et pour s’affirmer comme chef de file de l’avant-garde parisienne. Gauguin a remis en cause la fonction habituelle du portrait, pour donner à celui-ci un sens nouveau. Il s’est rarement intéressé à la position sociale de ses modèles, à leur personnalité et au contexte familial qui constituaient jusque-là les principaux éléments constitutifs du portrait. Il connaissait néanmoins très bien la tradition occidentale en ce domaine et recourait à des poses, à des compositions et à des attributs qui faisaient de ses œuvres des portraits quand bien même le modèle était inconnu.

Gauguin usait de diverses techniques, dont la peinture, le dessin, la gravure, la sculpture, la poterie et l’écriture, auxquelles il a toutes eu recours pour réaliser des portraits. Ses couleurs intenses, son intérêt pour des sujets non occidentaux et son recours précoce à une multiplicité de techniques ont influencé des artistes tels qu’Henri Matisse ou Pablo Picasso.

L’exposition rassemble des œuvres datées des années 1880 jusqu’à la fin de la vie de l’artiste. Gauguin. Portraits est la première exposition majeure consacrée à Paul Gauguin organisée par le Musée des beaux-arts du Canada, qui est le seul musée d’Amérique du Nord à la présenter. Elle est organisée par le Musée des beaux-arts du Canada d’Ottawa, qui l’inaugure, et par la National Gallery de Londres, où elle sera présentée du 7 octobre 2019 au 26 janvier 2020.

L’exposition thématique explore différents aspects de l’art du portrait de Gauguin. Elle regroupe peintures, sculptures, gravures et dessins de collections publiques et privées à travers le monde dont le Musée d’Orsay, Paris, France ; le Museum of Modern Art, New York, USA ; l’Art Institute de Chicago, USA ; le Musée national de l’art occidental, Tokyo, Japon ; le Museum Folkwang, Essen, Allemagne et les Musées Royaux des Beaux-arts de Belgique. Elle présente également des oeuvres sur papier de la collection du Musée des beaux-arts du Canada qui témoignent des amitiés et des collaborations entretenues par Gauguin. Beaucoup de ces oeuvres n’ont été exposées ensemble que rarement.

Gauguin. Portraits est le fruit de cinq années de préparation. Elle a été conçue par Cornelia Homburg, commissaire invitée au Musée des beaux-arts du Canada et spécialiste de l’art de la fin du XIXe siècle. Madame Homburg a travaillé en étroite collaboration avec le co-commissaire Christopher Riopelle, conservateur Neil Westreich de la peinture postérieure à 1800 à la National Gallery de Londres.

L’idée de Gauguin. Portraits est née du buste en chêne que Paul Gauguin a réalisé de son ami le peintre néerlandais Meijer de Haan, un buste qui fait partie de la collection du Musée des beaux-arts du Canada depuis 1968. L’exposition présente également les récentes découvertes majeures de Doris Couture-Rigert, chef du laboratoire de restauration et de conservation du Musée des beaux-arts du Canada, sur la méthode employée par Gauguin pour réaliser cette sculpture polychrome. Une salle est consacrée à ces résultats de recherche.

Gauguin. Portraits
Musée des beaux-arts du Canada. Co-publié avec 5 Continents
Publié sous la direction de Cornelia Homburg et Christopher Riopelle, 
avec contributions d’Elizabeth C. Childs, Dario Gamboni, Linda Goddard, 
Claire Guitton, Jean-David Jumeau-Lafond, et Alastair Wright.

MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA
380, promenade Sussex, Ottawa (Ontario) K1N 9N4
www.beaux-arts.ca

10/11/13

Artistes, architectes et artisans. L’art canadien de 1890 à 1918, MBAC, Ottawa

Artistes, architectes et artisans. L’art canadien de 1890 à 1918
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
8 novembre 2013 - 2 février 2014

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) invite à se plonger dans l’atmosphère du Canada de la fin du 19e et du début du 20e siècle en parcourant son ambitieuse exposition Artistes, architectes et artisans. L’art canadien de 1890 à 1918. Réunissant plus de 320 objets, cette exposition met en lumière le dynamisme et la productivité des dessinateurs et fabricants d’art pendant cette période prospère de l’histoire du Canada. 
« Artistes, architectes et artisans aborde un chapitre méconnu de notre histoire de l’art, » a expliqué le directeur général du MBAC, Marc Mayer. « Elle ne se veut pas une étude définitive de cette période de créativité foisonnante au Canada. Elle propose plutôt de nouvelles façons d’envisager l’histoire de l’art de notre pays et elle ouvre de nombreuses pistes que les visiteurs et les chercheurs pourront explorer et approfondir. »
L’exposition fait découvrir l’architecture, l’urbanisme, la peinture décorative, les arts appliqués, les arts graphiques et la photographie qui ont marqué les jeunes années du Canada en atteignant des niveaux de qualité jusqu’alors inconnus dans la brève histoire du pays.

Parmi les nombreux artistes représentés, citons les peintres Ozias Leduc, George Reid, Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, Tom Thomson et Lawren Harris, les sculpteurs Louis-Philippe Hébert et Alfred Laliberté, les photographes Sydney Carter et Harold Mortimer Lamb, et les architectes Edward et William Maxell, Percy Nobbs et Samuel Maclure.

1890 – 1918 : un période prospère et prolifique au Canada
Au cours des quelques décennies qui s’écoulent entre l’achèvement de la voie ferrée transcontinentale du Canadien Pacifique en 1886 et la fin de la Première Guerre mondiale, le Canada, qui était jusqu’alors une alliance fragile d’anciennes colonies indépendantes, se mue en une nation agricole et industrielle. L’optimisme et un nouvel esprit de fierté nationale marquent le point culminant de cette période d’expansion, stimulée par l’immense accroissement de la population dû à l’immigration. De la croissance urbaine naît une demande pour de nouveaux bâtiments, qui deviennent le cocon des ambitions civiques et offrent aux artistes de nouveaux débouchés. Depuis l’ameublement et l’aménagement intérieur des résidences privées jusqu’à la conception et la décoration des bâtiments publics, en passant par l’aménagement du paysage et du tissu urbains, l’époque est à la réforme. Artistes, architectes et artisans unissent leurs talents dans des projets communs, introduisant la peinture dans l’architecture, le design et l’ameublement.

Une exposition, un portrait national
En entrant dans la première salle d’Artistes, architectes et artisans. L’art canadien de 1890 à 1918, les visiteurs sont accueillis par la superbe sculpture en bronze Garçon au dindon (Air), 1915, d’Alfred Laliberté, déplacée de la fontaine devant le marché Maisonneuve, à Montréal, le temps de l’exposition, tout comme Garçon au poisson (Eau), qui orne la sortie de la dernière salle, les deux généreusement prêtées par la Ville de Montréal.

En parcourant les 12 salles de l’exposition qui explore plusieurs thèmes, les visiteurs découvriront de nombreux objets – peintures murales, plans de villes, dessins architecturaux, estampes, photos, bijoux, céramiques, œuvres en métal, sculptures, vitraux, meubles et textiles – provenant de toutes les régions du pays, depuis Halifax et Charlottetown, jusqu’à Burnaby, Vancouver et Victoria, en passant par l’Ile d’Orléans, Trois-Rivières, Montréal, ainsi que Toronto, Winnipeg, Regina, Calgary et Edmonton.

Au sujet des commissaires
Le conservateur de l’art canadien du Musée des beaux-arts du Canada, Charlie Hill, est le commissaire principal d’Artistes, architectes et artisans. L’art Canadien de 1890 à 1918. Dans l’élaboration de cette exposition qui s’est échelonnée sur une période de six ans, il a été appuyé par l’expertise d’une équipe de conservation formée de la conservatrice associée de la photographie du MBAC, Andrea Kunard et des conservateurs et historiens de l’art Christine Boyanoski, Laurier Lacroix, Rosalind Pepall, Bruce Russell et Geoffrey Simmins.

Charles Hill travaille depuis plus de quarante ans en art canadien au sein du Musée des beaux-arts du Canada. En tant que conservateur de l’art canadien, il est responsable des acquisitions, de la recherche et de la présentation de peintures, sculptures et d’objets d’arts décoratifs canadiens historiques. M. Hill est fait membre de l’Ordre du Canada en 2000, reçoit un doctorat honorifique de l’Université Concordia de Montréal en 2007 et le Prix du service méritoire de l’Association des musées canadiens en 2012.

Artistes, architectes et artisans. 
L’art Canadien de 1890 à 1918
Catalogue de l'exposition
Image Courtesy MBAC

Catalogue
L’exposition Artistes, architectes et artisans. L’art Canadien de 1890 à 1918 s’accompagne d’un catalogue illustré de plus de 400 illustrations qui détaille les façons dont les interprètes des diverses disciplines encourageaient une esthétique qui se manifestait dans tous les aspects du quotidien. Publié par le MBAC, l’ouvrage de 340 pages présente des essais de Charles Hill, Andrea Kunard, Laurier Lacroix, Geoffrey Simmins, Rosalind Pepall, Christine Boyanoski et Bruce Russell. 

Organisée par le MBAC, Artistes, architectes et artisans. L’art canadien de 1890 à 1918 est commanditée par la Maison de vente aux enchères Heffel.

Musée des beaux-arts du Canada
380, promenade Sussex - Ottawa (Ontario) K1N 9N4
www.beaux-arts.ca

19/06/12

Exposition Flore et faune, MBAC, Ottawa

Flore et faune. 400 ans d’artistes inspirés par la nature 
Musée des beaux-arts du Canada - MBAC, Ottawa
Jusqu’au 9 septembre 2012


La nature est depuis des millénaires une source d’inspiration artistique dans toutes les cultures. Des taureaux ornant les grottes de Lascaux et le palais de Cnossos aux jardins des fresques de Pompéi, en passant par les natures mortes hollandaises, les études botaniques du XIXe siècle et les projets de land art du XXIe siècle, la nature est vue soit comme une simple réalité, soit comme un objet de curiosité, de consolation et de régénération spirituelle. Les artistes n’ont de cesse d’exprimer sa complexité sous des formes intimes ou épiques, analytiques ou expressives. Jusqu’au 9 septembre 2012, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) présente Flore et faune. 400 ans d’artistes inspirés par la nature, une exposition qui réunit plus d’une centaine d’œuvres allant du XVIe au xxIe siècle, qui reflètent cette histoire plurielle et éclectique.

« La collection du Musée regorge d’œuvres remarquables que, pour toutes sortes de raisons, les visiteurs ont rarement l’occasion de voir », a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Les amateurs d’art, mais aussi les amoureux de la nature, apprécieront  de parcourir sans se presser cette superbe exposition. »

Flore et faune examine comment la nature a inspiré peintres, graveurs, photographes, sculpteurs et artisans au fil des siècles. Explorant les multiples facettes des répliques des artistes au monde naturel, l’exposition est, du point de vue des techniques, de l’échelle et des styles, extraordinairement variée grâce à ses dessins, estampes, peintures, photos, sculptures et céramiques qui vont du paisible et du contemplatif au novateur et à l’audacieux. Toutes les œuvres, sauf quatre, proviennent des collections du Musée. Un grand nombre d’illustres artistes canadiens et étrangers sont représentés dont Lorraine Gilbert, Aganetha et Richard Dyck, Geoffrey James, Bertram Brooker, David Milne, Lucian Freud, M.C. Escher, Charles Rennie Mackintosh, Frederick Evans, Camille Corot et Rembrandt.

Exposition Flore et faune : un bref aperçu
L’œuvre la plus ancienne présentée dans Flore et Faune est une aquarelle indienne du XVIe siècle qui représente le souverain moghole Bābur surveillant l’aménagement d’un jardin. L’exposition comprend aussi des gravures d’insectes de Wenzel Hollar, des études très élaborées du XVIIe siècle. Une photographie du moderniste allemand Karl Blossfeldt donne à voir une plante dont les feuilles sont sur le point de se dérouler, alors qu’Adriene Veninger, une artiste canadienne contemporaine, a croqué des plantes aux feuilles desséchées et enroulées. Il y a aussi une gravure de Lucian Freud, peintre réputé du sujet humain, qui a exécuté des études de nature très détaillées lorsqu’il ressentait le besoin de s’isoler des gens. L’exposition présente plusieurs autres œuvres fascinantes que les visiteurs prendront plaisir à découvrir ou redécouvrir.

Flore et faune dans le Marché By : Photographies de Lorraine Gilbert
Dans le cadre de l’exposition, des œuvres de la photographe de paysage et artiste de renom qui vit et travaille à Ottawa, Lorraine Gilbert, prendront la vedette dans le Marché By pendant la durée de l’exposition. Ses photographies numériques grand format réalisées par d’habiles montages composés de centaines d’images captées au cours de plusieurs mois seront exposées dans la cours des beaux-arts,  à l’intersection des rues Saint-Patrick et Sussex, entre les rues Saint-Patrick et Murray;  et de la Maison de fer-blanc, située entre les rues Murray et Clarence.

Les commissaires de l'exposition Flore et faune

Ann Thomas est conservatrice de la photographie au Musée des beaux-arts du Canada. A ce titre, elle a organisé de nombreuses expositions et installations et rédigé plusieurs catalogues et publications, dont Lisette Model (1990), Le no man's land. Les photographies de Lynne Cohen (2001) et Photographies modernistes du Musée des beaux arts du Canada (2007), Photographies américaines 1900-1950 du Musée des beaux-arts du Canada (2011). Commissaire de Photographie et science. Une beauté à découvrir (1996), elle a aussi participé à la rédaction du catalogue de l’exposition et en a assuré la direction. Elle a également corédigé diverses publications. Parmi ses projets actuels, lui tiennent particulièrement à cœur la poursuite de cette série d’expositions et des catalogues qui les accompagnent à partir de la collection de photographies du Musée et la réalisation d’un projet de recherche indépendant sur la photographie et l’art de l’époque post-électrification.

Andrea Kunard est conservatrice associée de la photographie au Musée des beaux-arts du Canada. Depuis 1998, elle a présenté un certain nombre d’expositions majeures, dont Mouvance et mutation (2000), Susan McEachern. Multiplicité de sens (2004), Michael Semak (2005), La photographie peinte (2006), Involontaire, Jin-me Yoon (2006), Cheryl Sourkes. Caméra publique (2007), Regard d’acier (2008), Scott McFarland, La réalité aménagée (2009) et contribué à la Biennale canadienne. C’est ce que c’est. Acquisitions récentes d’art actuel canadien (2010). Elle a donné des cours sur l’art canadien, l’histoire de la photographie et la théorie culturelle aux universités Carleton et Queen’s. En outre, elle a récemment publié The Cultural Work of Photography in Canada (2011) aux éditions McGill Queen’s University Press. Elle a également rédigé plusieurs articles sur la photographie historique et contemporaine qui sont parus dans diverses publications comme The Journal of Canadian Art History, l’International Journal of Canadian Studies, Early Popular Visual Culture, Muse, C Magazine et ETC Montréal

MBAC - Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa 

Sources : Katherine Stauble, Ajointe à la conservation, Fonds Sobey, photographie, Musée des beaux-arts du Canada, Atelier en nature, Vernissage été 2012 ; Ann Thomas, conservatrice de la photographie, MBAC, et Andrea Kunard, conservatrice associée de la photographie, MBAC.

17/05/12

Exposition Arnaud Maggs: Identification, MBAC, Ottawa, présente un parcours artistique sur quatre décennies



Arnaud Maggs. Identification 
Musée des beaux-arts du Canada, MBAC, Ottawa
Jusqu'au 16 septembre 2012

Les visiteurs du Musée des beaux-arts du Canada - MBAC, à Ottawa, ont la chance de pouvoir voir ARNAUD MAGGS. IDENTIFICATION, une exposition qui suit le parcours sur quatre décennies de l'important artiste photographe canadien, Arnaud Maggs, né en 1926 à Montréal. L'exposition regroupe aussi bien des oeuvres anciennes qui ont établi sa renommée internationale que des productions récentes.

Y figurent ses premières séries de portraits, ses monumentales installations élaborées à partir d’écrits éphémères – factures, notes, étiquettes et livres rares –, ses compositions sur la typographie des enseignes et systèmes de numérotation, des pièces sur des livres rares, ainsi que son propre Scrapbook (2009), un recueil de notes et d’images qu’il a commencé à amasser alors qu’il travaillait comme graphiste. Toutes ces œuvres racontent quelque chose sur les gens, les lieux et les expériences qui l’ont marqué. On peut les voir comme autant de portraits de l’artiste.

« Au cours des quarante dernières années, le Musée et son institution affiliée, le Musée canadien de la photographie contemporaine, ont acquis plus de soixante-œuvres d’Arnaud Maggs, dont huit installations majeures », a indiqué le directeur du MBAC, Marc Mayer. « Nous sommes heureux d’en réunir aujourd’hui un certain nombre d’entre elles, dont plusieurs n’ont été que rarement exposées, pour cette première exposition que nous consacrons à cet artiste important. »

Arnaud Maggs, de graphiste à photographe de mode à artiste
En 1973, après une belle carrière comme graphiste et comme photographe de mode, Arnaud Maggs décide, à 47 ans, d’abandonner le travail commercial pour devenir artiste. Comme le souligne la commissaire de l’exposition et conservatrice de l’art contemporain au MBAC Josée Drouin-Brisebois dans le catalogue qui accompagne l’exposition, l’expérience personnelle de l’artiste est intrinsèquement liée à son art et à sa vision du monde : « Quand on étudie la production de Maggs, on constate que ses projets peuvent être reliés à des événements qu’il a vécu, à des gens qu’il a rencontrés, à des lieux où il est allé. Maggs choisit ses sujets par goût personnel et pour rendre hommage aux gens qui ont eu une influence sur sa pratique. » Parmi ces derniers, l’on retrouve, notamment, l’artiste conceptuel allemand Joseph Beuys et le photographe français Eugène Atget.

Arnaud Maggs : un parcours artistique sur quatre décennies
Organisée thématiquement, et en partie chronologiquement, Arnaud Maggs. Identification est répartie sur quatre salles. La première salle présente des portraits réalisés entre 1976 et 1980 ; la deuxième, des œuvres photographiques mettant en vedette des papiers éphémères; la troisième est consacrée à des œuvres réalisées entre 1968 et 2011 et dans lesquelles on retrouve la présence de lettres et de chiffres ; et la dernière expose des œuvres photographiques dont les livres rares sont l’objet. Les visiteurs peuvent également découvrir le fascinant Scrapbook d'Arnaud Maggs.

Cet album de coupures est le fruit d’un travail d’introspection, d’un retour de Maggs sur ses propres archives. Cette œuvre en quatre parties regroupe des objets divers qu’il a glanés au fil des ans et que, depuis 1975, il colle, bien en ordre, dans des albums personnalisés : étiquettes de bagage, timbres, billets de toutes sortes, photographies. A l’instar d’autres œuvres de l’exposition, l’album remplit une fonction autobiographique car il raconte l’évolution de la carrière et de la personnalité de Maggs, et son passage du travail de graphiste à celui d’artiste. Témoignage identitaire, cette œuvre peut être interprétée comme un portrait de l’artiste au travail.

La sélection de matériel d’archives présentée dans l’exposition aide à comprendre le changement qui s’opère quand Maggs photographie des objets trouvés et les transforme en en modifiant l’échelle et en les ordonnant pour créer des typologies. Les installations qui en résultent peuvent être interprétées comme des monuments aux êtres disparus et oubliés, et l’expérience que nous en faisons, des actes de mémoire.

Les photographies d'Arnaud Maggs : De la physionomie humaine aux objets d’archives
De 1976 jusqu’à la fin des années 1980, Maggs s’intéresse à la fois aux systèmes de classification et d’ordonnancement et à l’étude de la physionomie humaine. Le rapport entre sujet et spectateur est un autre élément important de ses œuvres. Maggs répertorie, dévoile et expose ses sujets comme s’il s’agissait  de spécimens dont on peut scruter, analyser et comparer les formes et les traits physiques.

L’une des premières œuvres que le visiteur peut voir en entrant dans l’exposition est 64 Portraits Studies, est une étude sur la physionomie humaine. Considérée par Arnaud Maggs comme sa première « œuvre d’art », elle regroupe dans une grille des portraits de face et de profil, semblables à des photos d’identité, de 16 femmes et de 16 hommes. Leur regard complètement détaché du monde et l’arrangement systématique des images donnent à l’ensemble un ton résolument clinique. Par son caractère objectif, 64 Portraits souligne les traits particuliers de chaque visage et attire notre attention sur le « nombre infini de proportions qui fait que chacun de nos corps est si remarquablement différent ».

Comme l’ont noté divers spécialistes, la fascination de Maggs pour la typographie, associée à sa formation de graphiste et de lettreur, et évidente dans plusieurs de ses œuvres. La série photographique Hotel Series en est un exemple. Arnaud Maggs a réalisé cette série durant un séjour à Paris en 1991. Voulant saisir l’essence de Paris, il trouve son inspiration dans les innombrables enseignes d’hôtel qui jalonnent les petites rues. Après en avoir photographié plus de 300, il élabore son propre système de classement et regroupe les images en fonction de leur typographie : lettres avec ou sans empattement, mécanes, noir sur blanc, blanc sur noir. Dans les titres, les hôtels sont identifiés par leur adresse, plutôt que par leur nom. Ces photographies qui, ensemble, composent une sorte de carte géographique relatent les déambulations quotidiennes de l’artiste dans Paris.

En outre, l’intérêt de l’artiste pour la beauté et la forme des choses transparaît constamment dans son œuvre. Quand Arnaud Maggs commence à passer ses étés en France au milieu des années 1990, un important changement se produit dans les sujets de ses photographies. Il fréquente les marchés aux puces, ces « mines de trésors, d’idées, de matériaux », et collectionne les vieux papiers, les écrits éphémères : étiquettes, enveloppes, factures, etc. Ces fragments du passé, il les photographie et les archive dans des œuvres comme la série de photos Les factures de Lupé, qui documente les achats d’un couple de la haute bourgeoisie ayant vécu à Lyon dans les années 1860. Chaque photographie fait ressortir la beauté du papier coloré, de la typographie, de la calligraphie. Arnaud Maggs estime que nos gribouillages sont « probablement nos plus beaux dessins et ceux qui jaillissent d’un mouvement subconscient ».

L’œuvre d’Arnaud Maggs fait partie de nombreuses collections canadiennes. Il a notamment remporté le Prix Gershon-Iskowitz, le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des Arts du Canada, ainsi que le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques en 2006. Né à Montréal en 1926, Arnaud Maggs travaille et vit à Toronto.

Catalogue d'exposition : Arnaud Maggs. Identification
L'exposition s’accompagne d’un catalogue bilingue de 240 pages abondamment illustré et produit par le Musée des beaux-arts du Canada. L’ouvrage contient un essai de la commissaire de l’exposition et conservatrice de l’art contemporain du Musée des beaux-arts du Canada, Josée Drouin-Brisebois, une interview avec l’artiste, du directeur adjoint du Norton Museum of Art, en Floride, Charles A. Stainback, et une notice biographique chronologique, par l’adjointe à la conservation en art contemporain du MBAC, Rhiannon Vogl. Le catalogue à couverture souple est disponible à la Librairie du MBAC ainsi qu'en ligne sur le site internet du musée (lien ci-dessous).

Source : Josée Drouin-Brisebois,  Arnaud Maggs. Identification. Musée des beaux-arts du Canada, 2012.

MBAC - Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa 
www.beaux-arts.ca

12/06/11

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Présentation de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada dont la création date de 1997 est un organisme philanthropique constitué d'un conseil d'administration bénévole et de bienfaiteurs de toutes les régions du Canada voué à assurer la viabilité à long terme et le succès du Musée des beaux-arts du Canada. Sa principale mission consiste à recueillir des dons et à administrer des fonds de dotation pour le Musée des beaux-arts du Canada. Ses bureaux se situent au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa. La Fondation apparaît ainsi comme un organisme traduisant l'institutionnalisation des différents aspects du travail autour du mécénat et des donations antérieurement effectués dans le cadre du MBAC sans ce statut spécifique de Fondation.

Au travers du mécénat la Fondation du MBAC offre ainsi un appui constant au Musée. Grâce aux donateurs des différentes régions du Canada mais aussi quelques uns de l'étranger, les fonds recueillis par la Fondation ont permis la mise en place d'un programme de rayonnement de la collection permanente et l'organisation d'expositions itinérantes. Son action a ainsi permis l'accès d'un plus grand nombre de visiteurs aux oeuvres de la riche collection permanente du MBAC. La Fondation a aussi contribué à l'enrichissement de cette collection permanente du Musée.

La Fondation du Musée des beaux-arts du Canada est présidée par Thomas d'Aquino. Il notait récemment : « Nous sommes des bénévoles dévoués et nous sommes fiers de travailler avec l'équipe de professionnels du Musée qui comptent parmi les plus accomplis du monde. Le Musée des beaux-arts du Canada est à la fois un trésor national et un centre d'excellence artistique international. Grâce à la Fondation, nous sommes déterminés à faire valoir les remarquables réalisations du Musée, tant au Canada que sur la scène internationale » (Communiqué de presse daté du 10 juin 2011).

Son vice-président est le président du Musée, Michael Audain. Il souligne également l'importance du mécénat en soulignant : « Les Mécènes distingués jouent un rôle de premier plan dans les efforts déployés par le Musée pour atteindre ses objectifs. Par leur leadership et leur générosité, ils inspirent les Canadiens à appuyer cette grande institution et favorisent une appréciation toujours plus grande des arts visuels. » (Communiqué de presse déjà cité) 

Actualité de la Fondation du MBAC : la Fondation rend hommage à ses principaux donateurs et mécènes 

Les bienfaiteurs du Musée des beaux-arts du Canada se réunissent à Ottawa le 13 juin 2011 à l'invitation de la Fondation du Musée des beaux-arts du Canada et en présence de David Johnston, gouverneur général du Canada. Plus de 100 invités venus des quatre coins du Canada et de l'étranger prendront part à cette réception organisée par le Musée des beaux-arts du Canada pour les remercier. C'est la juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, qui présidera la soirée à titre de marraine de l'événement. 

« Nous sommes très honorés d'accueillir au Musée les amis et admirateurs de notre précieux trésor national, a souligné Thomas d'Aquino, président du conseil d'administration de la Fondation du Musée et président des Mécènes distingués. Mes collègues administrateurs de la Fondation se joignent à moi pour saluer les loyaux bienfaiteurs du Musée qui reconnaissent l'importance des arts visuels dans la vie culturelle canadienne. » De même, le directeur général du Musée, Marc Mayer, a déclaré : « La Fondation est un exemple éloquent de bénévolat. La Fondation nous soutient financièrement et nous aide à mieux faire connaître le Musée, sa collection permanente et ses expositions temporaires. Les Mécènes distingués à qui nous rendront hommage le 13 juin sont une illustration des initiatives philanthropiques qui permettront au Musée de réaliser ses objectifs ambitieux. »

FONDATION DU MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA
www.fondationmbac.ca

03/07/05

Daniel Richter, National Gallery of Canada, Ottawa - Pink Flag – White Horse - A Touring Exhibition

Daniel Richter
Pink Flag – White Horse 
National Gallery of Canada, Ottawa
25 June – 10 September 2005

The National Gallery of Canada presents German artist DANIEL RICHTER’s electrifying, large-scale paintings in the new exhibition Daniel Richter: Pink Flag - White Horse, in the Contemporary Galleries.
 
The Berlin-based painter, who built his reputation with abstract works, has attracted an increasing amount of critical attention in the past few years for his massive representational paintings, 9 of which are featured in Daniel Richter: Pink Flag - White Horse.

Daniel Richter draws inspiration from found images that include reproductions of artworks, book covers, film stills, newspaper clippings, comics and album covers. With his brush, this material is transformed into spectacular compositions that explode with violence, fear, political struggle, urban alienation and social transformation.
“The paintings in Daniel Richter: Pink Flag - White Horse are both unsettling and beautiful,” says Pierre Théberge, Director of the National Gallery of Canada. “Together, they represent a unique and significant contribution to 21st century art that is just now being discovered by a broader North American audience.”
Born in Germany in 1962, Daniel Richter has participated in numerous European exhibitions. 

This is his first touring exhibition in North America. Daniel Richter: Pink Flag - White Horse is the result of a collaboration between Wayne Baerwaldt, former director of the Power Plant in Toronto; Kitty Scott, Curator of Contemporary Art at the National Gallery of Canada; and Scott Watson, Director and Curator of the Morris and Helen Belkin Art Gallery in Vancouver.

The exhibition, which also includes a display of ephemera from the artist’s studio, is accompanied by a colour catalogue with an introduction by the curators.

NATIONAL GALLERY OF CANADA
380 Sussex Drive, Ottawa, Ontario, Canada, K1N 9N4

30/06/05

Daniel Richter, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa - Exposition "Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc"

Daniel Richter
Drapeau rose – Cheval blanc
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
25 juin - 10 septembre 2005

Le Musée des beaux-arts du Canada présente les peintures électrisantes de grande taille de l’artiste allemand DANIEL RICHTER dans le cadre d’une nouvelle exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc, présentée dans les salles d’art contemporain.
 
Etabli à Berlin, cet artiste, déjà connu pour ses oeuvres abstraites, attire l’attention des critiques depuis quelques années grâce à ses toiles massives d’art représentatif; neuf d’entre elles font d’ailleurs partie de l’exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc.

Daniel Richter s’inspire d’images qui lui tombent sous la main : reproductions, couvertures de livre, photos de film, coupures de presse, bandes des-sinées, couvertures d’album, etc. Ses coups de pinceau transforment ce matériel en créations spectaculaires qui expriment de façon frappante la violence, la peur, les luttes politiques, l’aliénation urbaine et les changements sociaux.
« Les peintures présentées dans l’exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc sont à la fois troublantes et superbes », selon Pierre Théberge, directeur du Musée des beaux-arts du Canada. « Regroupées ainsi, elles contribuent de façon unique et considérable à l’art du XXIe siècle, qui commence tout juste à se faire connaître d’un public nord-américain plus étendu. »
Né en Allemagne en 1962, Daniel Richter a participé à de nombreuses expositions tenues en Europe. Cette année, il présente ses œuvres pour la première fois dans une exposition itinérante en Amérique du Nord. Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc est née d’une collaboration entre Wayne Baerwaldt, ancien directeur de la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto; Kitty Scott, conservatrice en art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada; et Scott Watson, directeur et conservateur à la Morris and Helen Belkin Art Gallery de Vancouver.

L’exposition, qui comprend un volet sur les documents éphémères provenant du studio de l’artiste, est accompagnée d’un catalogue couleur en anglais dans lequel le visiteur trouvera une introduction rédigée par les commissaires de l'exposition.

L’exposition Daniel Richter. Drapeau rose – Cheval blanc est coorganisée par la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa et la Morris and Helen Belkin Art Gallery de Vancouver.

Musée des beaux-arts du Canada
380, promenade Sussex, Ottawa (Ontario), Canada K1N 9N4

22/09/02

Ken Lum. Le travail de l'image, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Ken Lum. Le travail de l'image 
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
21 septembre 2002 - 12 janvier 2003

Le Musée canadien de la photographie contemporaine (MCPC) présente une exposition rétrospective du travail photographique des vingt dernières années de Ken Lum. Originaire de Vancouver, Ken Lum est l'un des artistes canadiens les plus connus sur la scène internationale.

Ken Lum. Le travail de l'image comprend des oeuvres tirées de différentes collections publiques et privées de partout au pays et de l'étranger. De plus, cette exposition inclut une bannière de la grandeur d'un géant panneau d'affichage, " On est jamais bien que chez soi ", qui orne le mur externe du MCPC. Cette bannière interpelle le public d'une manière provocante à participer au débat face aux notions du " chez soi " et aux questions de l'appartenance.

Depuis ses débuts, à la fin des années 1970, Ken Lum recourt librement à diverses techniques comme la vidéo, les installations sculpturales, la peinture et la photographie. Tout au long de sa carrière, il a juxtaposé texte et photographie, démarche qui a donné naissance à ses oeuvres les plus importantes.

Ken Lum s'interroge sur le lien qui unit les beaux-arts et la culture populaire. Parfois humoristiques, souvent provocants, ses fascinants portraits sont accompagnés de mots qui semblent traduire les sentiments intimes et personnels des sujets mais qui sont présentés dans un style commercial rappelant des logos.

L'artiste privilégie la question d'identité. Si la nouvelle population immigrante du Canada lui procure l'essentiel du contenu de son oeuvre, c'est parce qu'il s'intéresse aux lieux de rencontre des langues et des cultures. Ne manquez surtout pas cette exposition qui nous présente le monde selon Ken Lum.

Ken Lum
KEN LUM
Le travail de l'image, 2002

Un catalogue illustré accompagne l'exposition. Celui-ci est produit par le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC). Il regroupe un avant-propos de Pierre Théberge, directeur du MBAC, un avant-propos et des remerciements de Martha Hanna, directrice du MCPC, des essais de Kitty Scott, conservatrice en art contemporain au MBAC, et de Jeff Derkson, poète, une liste d'oeuvres et de l'information biographique et bibliographique.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
1, Canal Rideau, Ottawa K1N 9N6
www.cmcp.gallery.ca

23/06/02

Robert Frank. HOLD STILL - Keep going. Oeuvres photographiques et cinématographiques, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Robert Frank. HOLD STILL - Keep going. Oeuvres photographiques et cinématographiques
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
22 juin - 12 septembre 2002

Le Musée canadien de la photographie contemporaine (MCPC) propose d'explorer les oeuvres fascinantes du photographe et cinéaste Robert Frank. Avec l'exposition itinérante Robert Frank. HOLD STILL - Keep going. Oeuvres photographiques et cinématographiques, le MCPC est le seul musée en Amérique du Nord où est présentée cette exposition de l'un des photographes les plus importants et les plus influents du XXe siècle.

L'exposition HOLD STILL - Keep going est consacrée au travail de Robert Frank, un artiste qui a non seulement exercé une influence marquante sur la pratique photographique depuis la Deuxième Guerre mondiale, mais qui a largement contribué à la reconnaissance artistique et culturelle du cinéma et de la photographie. Cette exposition regroupe des images individuelles ou en séquences réalisées au début de sa carrière, des projets de livres photographiques, des films, des vidéos et des montages images-textes.

La photographie
Né à Zurich en 1924, Robert Frank s'installe à New York en 1947, et depuis 1970, partage son temps entre New York et Mabou, au Cap-Breton (N.-É.). Plusieurs de ses photographies traitent en fait du Cap-Breton et de la vie qu'il y mène. Robert Frank est le premier photographe européen à obtenir, en 1955, une bourse de la fondation Guggenheim. Il utilise celle-ci pour sillonner les États-Unis et prendre quelque 20 000 images sur tous les aspects de la vie américaine, dont 83 sont publiées à Paris, en 1958, par Robert Delpire, sous le titre Les Américains.

Les oeuvres photographiques de Robert Frank mettent en scène le concept de linéarité narrative et la fonction du photographe comme porteur de " vérité ". Robert Frank ne se borne pas à présenter une photographie par elle-même comme un commentaire sur le monde. Il fait plutôt surgir des images au sein d'autres images pour façonner un commentaire qui a plusieurs valeurs sur la réalité.

Le cinéma 
En 1959, Frank réalise Pull My Daisy, film marquant de la beat generation, et le cinéma le fascinera durant toute sa carrière. Il conjugue approches documentaires et éléments fictifs et subjectifs pour créer des œuvres intenses où les réalités publiques et privées s'entremêlent. " J'étais très intéressé par le passage de la photographie à la vidéo ", a confié Robert Frank à Ute Eskildsen, directrice de la collection de photographies et vice-présidente du Museum Folkwang, d'Essen, en Allemagne. " Le film me donnait l'occasion d'apprendre à communiquer. C'était probablement le plus important pour moi, sur le plan personnel. Et puis, le film nous aide à parler dans la vraie vie aussi ".

L'exposition HOLD STILL - keep going présente la vision complexe d'un artiste dont le travail souligne le pouvoir de la photographie et du cinéma à commenter et contester notre manière de percevoir la réalité, les présupposés qui en découlent et nos rapports à elle. Le regardeur participe ainsi à une interaction créatrice, teintée de curiosité, de l'image et du sujet, de l'image et des images, et des mots dans les images.

Robert Frank. HOLD STILL - Keep going. Oeuvres photographiques et cinématographiques est organisée par le Museum Folkwang, d'Essen, en Allemagne, en collaboration avec le Museo nacional centro de arte Reina Sofía, de Madrid, en Espagne. 

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
1, Canal Rideau, Ottawa K1N 9N6
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21/04/02

Mariana Yampolsky, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa - Image - Mémoire

Mariana Yampolsky. Image - Mémoire
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
17 avril - 13 juin 2002

Le Musée canadien de la photographie contemporaine (MCPC) propose de découvrir l'oeuvre de l'artiste Mariana Yampolsky, une figure hautement respectée de la photographie au Mexique. Mariana Yampolsky. Image - Mémoire met en scène une vision profonde et tendre de la richesse du peuple mexicain et de sa culture.

L'exposition Mariana Yampolsky. Image - Mémoire nous donne à contempler quelque 90 photographies empreintes d'une intimité et d'une intensité émotive saisissantes. Le travail de Mariana Yampolsky se définit en effet comme une anthropologie du sentiment et de la mémoire qui vise principalement la réorganisation de l'expérience du passé afin qu'elle puisse servir dans l'avenir. Pour cette artiste, l'acte photographique correspond à la transmission des connaissances des communautés aux spectateurs et à l'éveil de la mémoire comme métaphore de la vie. Depuis, ses débuts, Mariana Yampolsky s'intéresse à deux sujets principaux : les urgentes préoccupations des paysans pauvres et autres personnes démunies du Mexique et l'architecture. L'exposition démontre l'engagement de Mariana Yampolskly envers la photographie en tant que moyen de communication.

L'exposition Mariana Yampolsky. Image - Mémoire est organisée et mise en tournée par le Centro de la Imagen, Consejo nacional para la Cultura y las Artes, Mexico. Sa présentation au MCPC s'inscrit dans le cadre d'un échange culturel avec le Mexique. Un catalogue est publié à l'occasion de cette exposition.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
1, Canal Rideau, Ottawa K1N 9N6
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14/04/02

Malak, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Malak
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
13 avril - 13 juin 2002

Le nom de Malak a été intimement lié à la représentation photographique d'Ottawa pendant près de 60 ans. Cette renommée a éclipsé, dans une certaine mesure, les autres volets du travail de ce grand photographe. Le Musée canadien de la photographie contemporaine présente donc une sélection des meilleures oeuvres de Malak comprenant ses célèbres représentations de la région d'Ottawa, mais aussi, ses travaux de photographie commerciale et de journalisme d'illustration. Une chance de redécouvrir la vie et la carrière de cet artiste canadien apprécié de tous. 

Regroupant 40 photographies, c'est un tour d'horizon du meilleur de cette production regroupée sous trois grands thèmes qu'offre l'exposition Malak, soit les travaux de commande en noir et blanc produits au cours des années 1940 et 1950, un choix de photographies des édifices du Parlement et de la capitale nationale canadienne, et le groupe de paysages canadiens.

Au début de sa carrière, Malak oeuvre dans les domaines de la photographie commerciale et du reportage d'illustration. Il réalise à cette époque plusieurs missions sur l'effort de guerre et la défense nationale pour le compte du gouvernement canadien. Rapidement, ses reportages sont régulièrement publiés par les quotidiens et magazines illustrés, tels le Star Weekly, Saturday Night, le Montreal Standard et Maclean's Magazine.

Très tôt dans la carrière de Malak, la capitale anadienne s'est imposée comme sujet de prédilection. Les édifices du Parlement retiennent particulièrement sa faveur. Il les photographiera sous toutes les lumières, à toutes les saisons, sous tous les angles, et selon tous les points de vue imaginables. Un autre sujet auquel le nom de Malak est associé : les tulipes. En 1946, il photographie les premières tulipes sur la colline parlementaire. Depuis, et ce jusqu'à la fin de sa vie, à chaque printemps, Malak reprenait assidûment du service, photographiant les innombrables variétés de tulipes d'une infinité de couleurs et de formes. Aucun doute, Malak a largement contribué à créer l'image de marque d'Ottawa et de ses multiples attraits.

Au fil des ans, la passion de Malak pour les paysages de son pays d'adoption, il est en effet originaire de l'Arménie, n'a fait que grandir. De dire qu'il a sillonné le Canada d'un océan à l'autre est un euphémisme. De la même façon qu'il a photographié la capitale nationale de toutes les manières imaginables, Malak n'a eu de cesse de chanter les beautés des paysages canadiens.

L'exposition Malak permet donc au visiteur de revoir les œuvres qui ont marqué la carrière de ce grand photographe, mais plus encore, elle offre la possibilité de découvrir un autre aspect de son talent que peu de gens connaissent.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
1, Canal Rideau, Ottawa K1N 9N6
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28/04/01

Diana Thorneycroft. Le corps, leçons et camouflage, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Diana Thorneycroft. Le corps, leçons et camouflage
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
25 avril - 8 juillet 2001

Le Musée canadien de la photographie contemporaine présente une exposition de Diana Thorneycroft, considérée comme l'une des artistes les plus captivantes à se faire connaître en Amérique du Nord ces derniers dix ans. Diana Thorneycroft crée des photographies énigmatiques, souvent troublantes, qui explorent mémoire et sexualité, ainsi que les forces familiales et socioculturelles qui façonnent notre identité et notre compréhension du monde.

L'exposition comprend une quarantaine de photos noir et blanc puisées aux grands projets réalisés par l'artiste depuis le fin des années 1980. Le corps en particulier s'inscrit au coeur du travail de Diana Thorneycroft. Il devient ce fond où représenter les souvenirs d'événements passés, jouer les fantasmes, explorer les effets de malaises physiques.

Les images complexes de Diana Thorneycroft, qui ne manquent jamais de susciter commentaires et réactions, invitent à la réflexion et à l'analyse rigoureuse. Par des montages, des masques, des jouets et beaucoup d'autres accessoires, l'artiste brouille les démarcations « normales » entre enfance et âge adulte, masculin et féminin, et présente des portraits de soi-même multiples et plurivalents. Souvent, elle crée des décors et s'y représente, son corps assujetti et vulnérable, site simultané de la jouissance et de la souffrance.

Diana Thorneycroft. Le corps, leçons et camouflage a été conçue par le critique Robert Enright, organisée par l'Art Gallery of Southwestern du Manitoba et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Winnipeg avec l'appui généreux du Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts du Manitoba et Canadian Cargo.

Le CMPC précise que certaines images de l'exposition pourraient troubler les jeunes enfants.

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Larry Towell, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Larry Towell. Projets 1985-2000
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
25 avril - 8 juillet 2001

Le Musée canadien de la photographie contemporaine présente une exposition qui propose 80 oeuvres du photojournaliste de réputation internationale, Larry Towell. Larry Towell. Projets 1985-2000 parcourt la carrière du photographe et s'attarde à trois grands sujets d'actualité : le Salvador, la Palestine et la communauté des Mennonites. 

Le travail de Larry Towell est remarquable non seulement pour ses qualités techniques, mais aussi pour la profondeur avec laquelle le photojournaliste aborde ses sujets. Au lieu de documenter l'histoire « officielle », Larry Towell saisit les gens ordinaires emportés par les tourments de l'histoire. S'il les capte dans l'instant, il les situe aussi dans la continuité des événements. Dans ses photographie des soulèvements au Salvador, de l'Intifada en Palestine ou de la lente disparition de la communauté mennonite, sa compassion pour les gens est bien visible. Sa position n'est pas idéologique, elle découle de son travail sur le terrain, surgissant de sa fréquentation assidue des gens dans leur quotidien, souvent pendant des années.

Larry Towell est le premier Canadien en 1988 à devenir membre de la prestigieuse agence Magnum Photos créée par Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, David Seymour et George Rodger après la Deuxième Guerre mondiale pour défendre une forme de photojournalisme qui témoigne vraiment des événements d'une époque. Larry Towell a vu ses reportages photographiques primés publiés dans les plus grands journaux et magazines, notamment Life, Esquire, Rolling Stone, New York Times Magazine et The Globe and Mail. Il a publié huit livres salués par la critique au Canada, aux Etats-Unis et en Europe.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
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21/05/00

Stan Douglas, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa - Le Détroit

Stan Douglas : Le Détroit
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
19 mai - 17 septembre 2000

Le Musée canadien de la photographie contemporaine (MCPC) présente Stan Douglas : Le Détroit, une exposition de photographies de l'un des artistes les plus connus du Canada

Dans cette exposition, Stan Douglas capte résidences et commerces abandonnés de Detroit en 28 grandes photos couleur. Loin de représenter la ruine de l'urbanisme moderne, ces images évoquent plutôt l'oubli constant de l'histoire et la puissance régénératrice de la nature.

Fruit de plusieurs années de recherche et de documentation dans la ville et son voisinage, Stan Douglas : Le Détroit révèle la fascination profonde qu'exerce sur Stan Douglas l'échec des utopies. L'artiste s'est intéressé, tout au long de sa carrière, à des épisodes historiques précis liés au colonialisme, au développement urbain et à la mémoire culturelle. Résident de Vancouver, Stan Douglas jouit d'une réputation internationale. Son travail a fait l'objet d'importantes expositions collectives et individuelles, dont la rétrospective que lui a consacrée la Vancouver Art Gallery, actuellement en tournée mondiale, et lui a valu plusieurs prix prestigieux ainsi que de nombreuses publications.

Stan Douglas : Le Détroit a été organisée par Helga Pakassaar, conservatrice de l'art contemporaine à l'Art Gallery of Windsor. 

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23/01/00

La photographe Reva Brooks, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

La photographe Reva Brooks
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
21 janvier - 14 mai 2000

Le Musée canadien de la photographie contemporaine présente une installation de photographies de Reva Brooks qui explore les multiples états d'âme, les coutumes ancestrales et les croyances spirituelles profondes du peuple mexicain.

L'exposition La photographe Reva Brooks comprend 27 épreuves noir et blanc tirées du remarquable corpus de l'artiste, qui a fait sa réputation au Mexique et aux États-Unis. L'exposition offre à la population canadienne l'occasion d'apprécier l'oeuvre de Reva Brooks ainsi que sa foi inébranlable dans le potentiel expressif de la photographie.

Reva Brooks est née à Toronto en 1913. En 1947, elle quitte le Canada avec son mari Leonard Brooks pour s'établir à San Miguel de Allende au Mexique. Elle commence alors à capter la vie autour de sa nouvelle maison avec un appareil reflex d'occasion à double lentille. En quelques années seulement, elle produit un corpus impressionnant. Ses portraits empreints de sensibilité témoignent de la tradition humaniste en photographie qui cherche dans la personne l'expression de l'universel.

En 1950, Edward Steichen achète deux de ses oeuvres pour le Museum of Modern Art (MOMA) de New York. Deux ans plus tard, ses photos font la page couverture du prestigieux magazine Aperture et, en 1955, Brooks participe à la fameuse exposition Family of Man au MOMA. Au début des années 1950, Edward Weston l'invite à son domaine de Carmel en Californie où elle a l'occasion d'échanger avec quelques-unes des sommités de la photographie dont Weston, son fils Brett et Ansel Adams. Depuis, son travail a fait l'objet de nombreuses expositions et on trouve ses photographies dans plusieurs collections publiques et particulières.

Si le Mexique demeure son foyer et sa muse depuis 52 ans, l'artiste a toujours maintenu des liens étroits avec ses racines canadiennes. En 1992, Reva et Leonard Brooks, lui-même peintre et musicien, établissent la Leonard and Reva Brooks Foundation à l'Université Queen's de Kingston.

L'exposition est parrainée par les Friends of the Brooks, à l'appui de la Leonard and Reva Brooks Foundation. Sa présentation au MCPC coïncidera avec l'exposition L'art moderne mexicain, 1900-1950 à l'affiche du Musée des beaux-arts du Canada. Par la suite, elle deviendra l'une des expositions itinérantes du MCPC et, à ce titre, circulera dans tout le Canada.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
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Robin Collyer, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Robin Collyer. Photographies
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
21 janvier - 14 mai 2000

Le Musée canadien de la photographie contemporaine met en lumière la riche carrière photographique de Robin Collyer, un artiste réputé sur la scène internationale pour sa sculpture. Robin Collyer. Photographies est la première grande rétrospective des oeuvres photographiques de cet artiste de Toronto.

C'est lorsqu'il représente le Canada à la prestigieuse Biennale de Venise de 1993 que Robin Collyer voit sa sculpture atteindre une renommée internationale. La présente exposition permet d'apprécier la pratique photographique que Robin Collyer poursuivit tout au long de sa carrière. Couvrant près de trente ans, l'exposition Robin Collyer. Photographies réunit plus de quarante oeuvres, notamment les premières photos noir et blanc de l'artiste, des paysages urbains et ruraux, des images retouchées par ordinateur et cette remarquable série de photographies commandée à Robin Collyer et représentant des silos de la région d'Orléans en France.

Robin Collyer nous offre dans ses photos des visions discrètes, souvent pleines d'humour, du monde moderne. Ses oeuvres nous invitent à regarder attentivement notre environnement quotidien pour saisir les subtiles ambiguïtés et les juxtapositions ironiques qui surgissent autour de nous. Robin Collyer réussit à aborder simultanément les grandes questions de l'art contemporain et un ensemble de préoccupations sociales telles l'architecture et la planification urbaine, les communications de masse, la politique et l'actualité.

Depuis le début de sa carrière, Robin Collyer se passionne pour la relation entre le texte et l'image. Il y révèle comment une simple légende peut susciter diverses réactions ou hypothèses chez le public. Dans ses récentes oeuvres numériques, Robin Collyer fait jouer sa sensibilité au langage dans un champ qui domine le paysage urbain, c'est-à-dire la publicité. Grâce à la manipulation numérique, il obtient des effets surprenants en éliminant textes et logos des enseignes et produits de consommation.

D'autres oeuvres témoignent de l'interaction ironique des mondes naturel et humain. Robin Collyer nous montre des images d'une nature vierge où bouteilles de bière brisées et voitures abandonnées marquent la présence de l'homme. Dans sa série Silos, bâtiments domestiques et industriels se confondent; l'austérité de l'architecture rudimentaire des silos se retrouve aussi dans les maisons environnantes.

L'exposition Robin Collyer. Photographies est organisée par la galerie d'art de l'Université York. Elle a d'abord été présentée à l'occasion du festival de photographie de Toronto, Contact 99, en mai 1999. 

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
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Charles Gagnon, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Charles Gagnon: Observations
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
21 janvier - 14 mai 2000

Le Musée canadien de la photographie contemporaine présente la première grande rétrospective de l'oeuvre photographique de Charles Gagnon. La pratique artistique de ce peintre, photographe et cinéaste s'étend sur plus de quarante ans et compte parmi les plus riches et les plus représentatives de sa génération.

Pour l'exposition, Charles Gagnon. Observations, l'artiste a lui-même choisi plus d'une centaine de photographies noir et blanc qu'il a regroupées selon les motifs visuels qu'elles créent. Dans un style hautement personnel caractérisé par une pureté ascétique, il pose un regard intimiste sur les aspects symboliques - presque métaphysiques - du paysage urbain nord-américain.

En 1995, sa contribution au domaine artistique lui valait le prix Paul-Émile-Borduas, la plus haute distinction du genre au Québec. C'est lors d'un séjour à New York de 1955 à 1960 que Charles Gagnon découvre la peinture expressionniste, la photographie documentaire sociale, le jazz, la musique de John Cage, la littérature beat et le bouddhisme zen. De retour à Montréal, il entreprend une démarche personnelle à la croisée de la plupart des mouvements artistiques des quarante dernières années.

Dans Observations, Charles Gagnon représente souvent deux champs d'expérience - le monde dompté, emprisonné ou codifié, et le monde intérieur. Il capte le véritable « ici-maintenant » du milieu urbain et naturel : une scène de rue d'un secteur abandonné de Greenwich Village à New York, un bout de manche du manteau d'un passant, l'alignement des urinoirs dans les toilettes de la gare Union Station de Toronto. Toutefois, ses oeuvres évoquent des états de conscience qui débordent tout cadre rigide - un réel plus vaste comprenant l'existence métaphysique des êtres et des choses, dans un monde qui transcende temps et espace. Elles donnent la possibilité d'accéder à cet autre monde par une sorte de passage ou laissent pressentir toute la difficulté de ce passage. Elles n'ont rien de l'outil de communication scientifique, mais se font plutôt observations existentielles. En fait, elles sont un mode de communion dans l'incessante quête de savoir qui anime l'artiste.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
1, Canal Rideau, Ottawa K1N 9N6
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11/12/99

Gerald Ferguson et Tatsuo Miyajima au MBAC, Ottawa

Tenir compte de l'an 2000
Gerald Ferguson et Tatsuo Miyajima
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa 
17 décembre 1999 - 26 mars 2000 

A l'aube du troisième millénaire, le Musée des beaux-arts du Canada présente Tenir compte de l'an 2000, une série d'installations qui regroupe les œuvres des artistes contemporains Gerald Ferguson et Tatsuo Miyajima, qui traitent de questions liées au temps, à la répétition et au calcul. 

Le temps, c’est de l’argent, nous a-t-on dit. Ce siècle a vu l’invention de la ligne de montage où l’inlassable répétition des mêmes mouvements produit tantôt une voiture, tantôt un lave-linge. Décomposé en unités, le travail se traduit en profit. 1 000 000 de cents de l’artiste de Halifax Gerald Ferguson représente un investissement de temps qui reste indéterminé, mais il n'existe aucune équivoque quant à sa valeur. On peut présenter la sculpture ou, comme le suggère l’artiste, la déposer dans un compte bancaire où elle accumulera de l’intérêt. D’autre part, ses tableaux 1 000 000 de raisins résultent de son désir d’investir du temps dans son art. Se servant d'un pochoir, il a peint en noir sa grille de quarante raisins 250 fois sur chaque toile. Cent toiles à raison de dix mille raisins par toile font un million, mais laissons le calcul à l’artiste. L’image a disparu, seuls demeurent les noirs résidus d'un surcroît de travail. L'installation de 1 000 000 de cents a été rendue possible grâce à la collaboration de la Monnaie royale canadienne.

Dans Chemin Mille de Tatsuo Miyajima, les nombres tiennent lieu d’image, un fait qui importe à cet artiste japonais puisque les nombres transcendent les frontières culturelles. Chemin Mille est essentiellement un système de calcul constitué de mille compteurs à diode électroluminescente (DEL) reliés ensemble par unités de dix. Chaque unité compte de 1 à 99, puis transmet un signal à l’autre unité, et ainsi de suite, à perpétuité. Le système incarne trois principes de la philosophie bouddhiste également valables en physique moderne : le changement perpétuel, l'interconnexion universelle, la continuité éternelle. On peut considérer Chemin Mille comme le fragment d’un modèle de l’univers en constante fluctuation.

Si l’on peut aujourd’hui mesurer l’infiniment grand – ou l'infiniment éloigné dans l'espace ou dans le temps, – il apparaît difficile le concevoir sans nous diminuer nous-mêmes proportionnellement. Ces œuvres de Gerald Ferguson et de Tatsuo Miyajima nous donnent l’occasion de contempler l’immensité à une échelle humaine. 

Source : MBAC

Musée des beaux-arts du Canada 
www.beaux-arts.ca

24/06/99

Duane Michals. Mots et images, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Duane Michals. Mots et images 
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa 
25 juin - 12 septembre 1999 

Le Musée des beaux-arts du Canada présente Duane Michals. Mots et images, une importante exposition de 200 œuvres photographiques. Organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal, cette exposition est veillée par le conservateur invité Marco Livingstone, établi à Londres. Ce dernier a conçu la grande rétrospective de l'œuvre de Duane Michals, qui a circulé dans plusieurs musées et galeries d'Angleterre en 1984 et 1985. Il est également l'auteur du livre The Essential Duane Michals, publié en 1997.

« Nous sommes heureux de reconnaître la contribution majeure de cet artiste hautement novateur et très admiré », de déclarer Pierre Théberge, directeur du Musée des beaux-arts du Canada. « En repoussant les frontières traditionnelles de la pratique photographique, Duane Michals a réussi à produire un corpus original et inspirant. »

Né en Pennsylvanie en 1932, DUANE MICHALS prend ses premières photos en amateur lors d'un voyage en Union soviétique en 1958. Il s'installe à New York à la fin des années 1950 et, malgré son manque de formation, il travaille comme photographe professionnel dans le monde des affaires et de la mode. Des magazines comme Vogue, Esquire et Mademoiselle, ainsi que le New York Times publient ses photos. Sa première exposition a lieu à l'Underground Gallery en 1963, et une autre au Musée d'art moderne de New York en 1970. Depuis, il expose régulièrement dans les musées et galeries des États-Unis et de l'Europe, et lors de nombreuses manifestations internationales.

Intéressé aux multiples possibilités qu'offre la photographie, cet artiste autodidacte exprime ses idées et ses émotions par des thèmes tels l'esprit, la mort, le désir, les relations humaines, la politique, l'imagination, le temps et la mémoire. Réalité et imagination s'entremêlent dans ses œuvres. « Je crois dans l'invisible », déclare-t-il. « Je ne crois pas au visible... La vérité pour moi, c'est l'intuition, l'imagination. » Grand admirateur de l'artiste René Magritte qu'il rencontre en 1965 et dont il fait plusieurs portraits, Duane Michals crée des séquences photographiques qui rappellent la complexité et les qualités oniriques du surréalisme. Comprenant jusqu'à vingt photos, ses séquences lui permettent d'échapper aux limites d'une seule image et de laisser son imagination errer librement. Cette démarche novatrice influencera grandement d'autres photographes.

Pour renforcer les idées exprimées par ses images photographiques, Duane Michals commence en 1966 à intégrer des titres manuscrits à ses œuvres et, plus tard, des commentaires, des textes poétiques, des dessins et même des touches de peinture. Comme le suggère le titre de l'exposition, Duane Michals. Mots et images, celle-ci porte principalement sur la relation entre image et texte, une caractéristique de plus en plus marquante de son art.

L'exposition propose des œuvres de trois séries complétées par Duane Michals vers le milieu des années 1990, soit Salute, Walt Whitman (1996), Questions and Answers (1994) et Upside Down, Inside Out and Backwards (1993). En introduction, on trouvera également des photos et des écrits remontant aux années 1970 et qui illustrent la cohérence et l'interconnexion thématiques des diverses séries.

Source : MBAC

Musée des beaux-arts du Canada 
www.beaux-arts.ca