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10/05/25

La Pologne rêvée : 100 Chefs-d’oeuvre du musée national de Varsovie @ Fondation de l'Hermitage, Lausanne

La Pologne rêvée
100 Chefs-d’oeuvre du musée national de Varsovie
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
27 Juin - 9 Novembre 2025

ZBIGNIEW PRONASZKO
ZBIGNIEW PRONASZKO
Dans un verger, vers 1909-1910
Huile sur toile, 120,5 x 132 cm
Musée national de Varsovie

STANISLAW WYSPIANSKI
STANISLAW WYSPIANSKI
Jeune fille éteignant une bougie, 1893
Huile sur toile, 65 x 46 cm
Musée national de Varsovie

MICHALINA KRZYZNANOWSKA
MICHALINA KRZYZNANOWSKA
Deux lacs, 1931
Huile sur panneau, 94,8 x 110 cm
Musée national de Varsovie

LEON WYCZOLKOWSKI
LEON WYCZOLKOWSKI
Pêcheur, 1911
Huile sur toile, 101 x 71,5 cm
Musée national de Varsovie

En été 2025, la Fondation de l’Hermitage mettra en lumière la remarquable vitalité artistique de la Pologne des années 1840 jusqu’à 1914, grâce à un partenariat exceptionnel avec le musée national de Varsovie.

Siècle crucial dans la longue histoire du pays – puisque celui-ci disparaît comme état indépendant au profit de la Russie, l’Autriche et la Prusse –, le 19e siècle polonais est celui de la lutte des artistes, des écrivains et des musiciens pour garder vivants les particularismes, les traditions et la langue d’un peuple. À travers la mise en image de l’histoire médiévale et celle des grands monarques, mais également de la célébration de ses paysages, du monde rural, du folklore et des récits mythologiques, les peintres, privés d’académie nationale, créent une iconographie unique célébrant la Pologne indépendante dont ils préparent le retour. Souvent formés dans les académies de Munich, Paris ou Saint-Pétersbourg, ils participent également aux échanges croisés qui nourrissent l’art européen du 19e siècle.

Avec plus de 100 oeuvres emblématiques des plus grands peintres, l’exposition proposera une histoire de l’art polonais à travers ses principaux courants : romantisme, réalisme, impressionnisme, symbolisme, modernisme. L’occasion unique de découvrir les trésors du musée national de Varsovie, et les explorations esthétiques des artistes audacieux·ses qui ont établi le socle de la culture polonaise contemporaine.

JULIAN FALAT
JULIAN FALAT
Paysage d’hiver avec rivière et oiseau, 1913
Huile sur toile, 106 x 135 cm
Musée national de Varsovie

EDWARD OKUN
EDWARD OKUN
Nous et la guerre, 1917-1923
Huile sur toile, 88 x 111 cm
Musée national de Varsovie

WLADYSLAW JAROCKI
WLADYSLAW JAROCKI
Houtsoules dans les Carpates, 1910
Huile sur toile, 201 x 282 cm
Musée national de Varsovie

ARTISTES EXPOSÉ·E·S / EXHIBITED ARTISTS

Lawrence ALMA-TADEMA
Teodor AXENTOWICZ
Wacław BOROWSKI
Olga BOZNAŃSKA
Józef BRANDT
Julian FAŁAT
Stefan FILIPKIEWICZ
Stanisław GAŁEK
Wojciech GERSON
Aleksander GIERYMSKI
Maksymilian GIERYMSKI
Vlastimil HOFMAN
Władysław JAROCKI
Antoni KOZAKIEWICZ
Michalina KRZYŻANOWSKA
Konrad KRZYŻANOWSKI
Ludwik de LAVEAUX
Stanisław LENTZ
Jacek MALCZEWSKI
Stanisław MASŁOWSKI
Jan MATEJKO
Józef MEHOFFER
Edward OKUŃ
Józef PANKIEWICZ
Fryderyk PAUTSCH
Władysław PODKOWIŃSKI
Zbigniew PRONASZKO
Witold PRUSZKOWSKI
Ferdynand RUSZCZYC
Kazimierz SICHULSKI
Alfred Józef SIPIŃSKI
Władysław ŚLEWIŃSKI
Kazimierz STABROWSKI
Jan STANISŁAWSKI
Zofia STRYJEŃSKA
Henryk SZCZYGLIŃSKI
Włodzimierz TETMAJER
Marian WAWRZENIECKI
Wojciech WEISS
Henryk WEYSSENHOFF
Stanisław WITKIEWICZ
Witold WOJTKIEWICZ
Leon WYCZÓŁKOWSKI
Stanisław WYSPIAŃSKI

COMMISSARIAT DE L'EXPOSITION

Agnieszka Lajus, Directrice du musée national de Varsovie

Agnieszka Bagińska, Conservatrice de la peinture polonaise d’avant 1914 au musée national de Varsovie

CATALOGUE

L’exposition est accompagnée d’un ouvrage richement illustré, publié en co-édition avec Snoeck, à Gand.

FONDATION DE L’HERMITAGE, LAUSANNE
Route du Signal 2, 1018 Lausanne

07/07/24

Chefs-d’oeuvre du Musée Langmatt, Boudin, Renoir, Cézanne, Gauguin… @ Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Chefs-d’oeuvre du Musée Langmatt
Boudin, Renoir, Cézanne, Gauguin…
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
28 juin - 3 novembre 2024

En 2024, la Fondation de l’Hermitage fête ses 40 ans et présente une exposition exceptionnelle en partenariat avec le Museum Langmatt de Baden. Constituée des trésors – majoritairement impressionnistes – rassemblés pour l’essentiel entre 1908 et 1919 par le couple de collectionneurs Jenny et Sidney Brown, cette somptueuse collection, habituellement montrée à la Villa Langmatt, fera escale à l’Hermitage pour sa première présentation hors-les-murs. Quarante ans après son exposition inaugurale L’impressionnisme dans les collections romandes, la Fondation dévoiler ainsi l’une des plus prestigieuses collections impressionnistes de Suisse allemande. Cette présentation-événement permet aussi de célébrer les 150 ans de l’impressionnisme, qui s’est cristallisé en 1874 autour de la première exposition collective d’un groupe de jeunes artistes indépendants, adeptes d’une « nouvelle peinture ».

Tous deux issus de familles de grands entrepreneurs basés à Winterthour, Jenny Sulzer (1871-1968) et Sidney Brown (1865-1941) se marient en 1896. C’est pendant leur voyage de noces à Paris qu’ils achètent leur première oeuvre, un paysage d’Eugène Boudin représentant des lavandières près de Trouville. Ce tableau scelle d’emblée un attrait pour la peinture française, et en particulier pour la couleur et les effets de lumière.

Au tournant du 20e siècle, les Brown effectuent maints voyages pour découvrir la création de leur temps et soutenir des artistes. Dominée par les paysages et les natures mortes, la collection réunit des oeuvres de Pierre Bonnard, Eugène Boudin, Mary Cassatt, Camille Corot, Paul Cézanne, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Paul Gauguin, Henri Matisse, Claude Monet, Camille Pissarro, Odilon Redon, Pierre-Auguste Renoir, ou encore Alfred Sisley, constituant ainsi l’une des premières et plus significatives collections impressionnistes de Suisse.

Ces chefs-d’oeuvre sont désormais conservés à la Villa Langmatt, que le couple a fait construire dans le style Art nouveau par l’architecte Karl Moser (1860-1936) entre 1899 et 1901. La demeure, inspirée de l’architecture rurale anglaise, est actuellement fermée pour d’importants travaux de rénovation. L’exposition de la collection Langmatt à la Fondation de l’Hermitage réunit plus de 60 oeuvres parmi les plus remarquables de cet ensemble : une occasion unique d’admirer ces trésors hors de leur écrin habituel. L’exposition fera ensuite étape au Wallraf-Richartz-Museum & Fondation Corboud, à Cologne, puis à la Österreichische Galerie Belvedere, à Vienne.

ARTISTES EXPOSÉ·E·S

Pierre BONNARD (1867-1947)
Eugène BOUDIN (1824-1898)
Eugène CARRIÈRE (1849-1906)
Camille COROT (1796-1875)
Mary CASSATT (1844-1926)
Paul CÉZANNE (1839-1906)
Gustave COURBET (1819-1877)
Edgar DEGAS (1834-1917)
Julius EXTER (1863-1939)
Henri FANTIN-LATOUR (1836-1904)
Jean-Honoré FRAGONARD (1732-1806)
Paul GAUGIN (1848-1903)
Henri MATISSE (1869-1954)
Claude MONET (1840-1926)
Max OPPENHEIMER (1885-1954)
Camille PISSARRO (1830-1903)
Odilon REDON (1840-1916)
Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919)
Alfred SISLEY (1839-1899)
Victor VIGNON (1847-1909)

COMMISSARIAT
Sylvie Wuhrmann, Directrice de la Fondation de l’Hermitage
Aurélie Couvreur, Conservatrice de la Fondation de l’Hermitage
Corinne Currat, Conservatrice adjointe de la Fondation de l’Hermitage

CATALOGUE
L’exposition est accompagnée d’un ouvrage richement illustré, placé sous la direction de Markus Stegmann, directeur du Musée Langmatt, et publié en co-édition avec les éditions Snoek à Gand.

FONDATION DE L’HERMITAGE 
Route du Signal 2, 1018 Lausanne 

27/08/23

Nicolas de Staël @ MAM Paris + Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Nicolas de Staël
Musée d’Art Moderne de Paris
15 septembre 2023 - 21 janvier 2024
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
9 février - 9 juin 2024

Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre une grande rétrospective à Nicolas de Staël (1914-1955), figure incontournable de la scène artistique française d’après-guerre. Vingt ans après celle organisée par le Centre Pompidou en 2003, l’exposition propose un nouveau regard sur le travail de l’artiste, en tirant parti d’expositions thématiques plus récentes ayant mis en lumière certains aspects méconnus de sa carrière (Antibes en 2014, Le Havre en 2014, Aix-en-Provence en 2018).

La rétrospective rassemble une sélection d’environ 200 tableaux, dessins, gravures et carnets venus de nombreuses collections publiques et privées, en Europe et aux Etats-Unis. À côté de chefs-d’oeuvre emblématiques tels que le Parc des Princes, elle présente un ensemble important d’œuvres rarement, sinon jamais, exposées, dont une cinquantaine montrées pour la première fois dans un musée français.

Organisée de manière chronologique, l’exposition retrace les évolutions successives de l’artiste, depuis ses premiers pas figuratifs et ses toiles sombres et matiérées des années 1940, jusqu’à ses tableaux peints à la veille de sa mort prématurée en 1955. Si l’essentiel de son travail tient en une douzaine d’années, Staël ne cesse de se renouveler et d’explorer de nouvelles voies : son « inévitable besoin de tout casser quand la machine semble tourner trop rond » le conduit à produire une œuvre remarquablement riche et complexe, « sans esthétique a priori ». Insensible aux modes comme aux querelles de son temps, son travail bouleverse délibérément la distinction entre abstraction et figuration, et apparaît comme la poursuite, menée dans l’urgence, d’un art toujours plus dense et concis : « c’est si triste sans tableaux la vie que je fonce tant que je peux », écrivait-il. La rétrospective permet de suivre pas à pas cette quête picturale d’une rare intensité, en commençant par ses voyages de jeunesse et ses premières années parisiennes, puis en évoquant son installation dans le Vaucluse, son fameux voyage en Sicile en 1953, et enfin ses derniers mois à Antibes, dans un atelier face à la mer.

La biographie de Staël a d’emblée créé un mythe autour de son art : de son exil après la Révolution russe jusqu’à son suicide tragique à l’âge de 41 ans, la vie du peintre n’a cessé d’influer sur la compréhension de son œuvre. Sans négliger cette dimension mythique, la rétrospective entend rester au plus près des recherches graphiques et picturales de Staël, afin de montrer avant tout un peintre au travail, que ce soit face au paysage ou dans le silence de l’atelier. Enfant exilé devenu voyageur infatigable, l’artiste est fasciné par les spectacles du monde et leurs différentes lumières, qu’il se confronte à la mer, à un match de football, ou à un fruit posé sur une table. Variant inlassablement les outils, les techniques et les formats (du tableautin à la composition monumentale), Staël aime « mettre en chantier » plusieurs toiles en parallèle, les travaillant par superpositions et altérations successives. Le dessin joue, dans cette exploration, un rôle prépondérant dont une riche sélection d’œuvres sur papier souligne le caractère expérimental.

Un extrait du documentaire Nicolas de Staël de François Lévy-Kuentz, co-écrit avec Stéphane Lambert et produit par Martin Laurent, Temps Noir sera présenté en permanence dans les salles de l’exposition et diffusé dans son intégralité sur Arte le 24 septembre 2023 à 20h05 et sur arte.tv.

Le catalogue de l’exposition permet d’approfondir encore la connaissance du travail du peintre, grâce à des textes sur sa relation aux maîtres du passé et à son contemporain Georges Braque, ou encore son rapport au paysage et à la nature morte. Le catalogue contient également un entretien des commissaires avec Anne de Staël, fille aînée de l’artiste, ainsi que le texte intégral et inédit du « Journal des années Staël » de Pierre Lecuire, écrivain, éditeur et ami proche de Staël.

Exposition organisée par le Musée d'Art Moderne de Paris / Paris Musées en collaboration avec la Fondation de l'Hermitage, Lausanne.

Commissariat : Charlotte Barat-Mabille et Pierre Wat

MUSÉE D'ART MODERNE DE PARIS
11 Avenue du Président Wilson, 75116 Paris

10/12/21

Trésors de la Fondation des Treilles @ Fondation de l'Hermitage, Lausanne - Arp, Brauner, Ernst, Picasso, Takis…

Trésors de la Fondation des Treilles
Arp, Brauner, Ernst, Picasso, Takis…
Fondation de l’Hermitage, Lausanne
21 janvier - 29 mai 2022

Trésors de la Fondation des Treilles
Trésors de la Fondation des Treilles
Arp, Brauner, Ernst, Picasso, Takis…
Affiche de l'exposition courtesy de la Fondation de l'Hermitage

La Fondation de l’Hermitage présente, pour la première fois en Suisse, une sélection des plus grands chefs-d’oeuvre de la Fondation des Treilles. Etablie à Tourtour, dans le sud de la France, elle abrite une collection prestigieuse créée par une mécène visionnaire, Anne Gruner Schlumberger (1905-1993), qui réunit des oeuvres de Hans Arp, Georges Braque, Victor Brauner, Jean Dubuffet, Max Ernst, Alberto Giacometti, Paul Klee, François-Xavier Lalanne, Henri Laurens, Fernand Léger, Pablo Picasso, ou encore Takis. A travers une centaine de peintures, dessins, gravures, sculptures et objets, l’exposition présentée à Lausanne offre une occasion unique d’admirer ces trésors hors de leur écrin habituel tout en découvrant le goût, la personnalité et les amitiés artistiques de l’une des plus illustres collectionneuses du 20e siècle.

Réalisée en collaboration avec la Fondation des Treilles, l’exposition imaginée pour l’Hermitage propose une saisissante plongée dans l’univers de Max Ernst et dans celui de Victor Brauner, les deux artistes les plus richement représentés au sein de la collection. Elle ménage également de nombreuses surprises avec, entre autres, un spectaculaire troupeau de quatorze Moutons du sculpteur François-Xavier Lalanne, et une envolée d’oiseaux lithographiés par Georges Braque, tout droit échappés de L’Ordre des Oiseaux (1962) du poète Saint-John Perse. L’accrochage montre enfin l’amour de la collectionneuse pour la culture méditerranéenne, en faisant dialoguer une tête de cheval antique avec des reliefs de bois peints de Hans Arp, et des céramiques « pâtes blanches » de Pablo Picasso avec des sculptures lancées vers le ciel de Takis.

ANNE GRUNER SCHLUMBERGER (1905-1993)
Née dans une famille d’industriels alsaciens, Anne Gruner Schlumberger grandit dans un milieu où le goût des sciences va de pair avec celui des arts. Dès la fin des années 1940, elle collectionne des oeuvres exceptionnelles, de l’art antique à la création moderne – avec une prédilection pour le surréalisme. En 1964, elle inaugure la Fondation des Treilles, à Tourtour (Haut Var) conçue selon ses mots comme « un écrin pour la pensée ». Développant des synergies fructueuses entre savants, musiciens, poètes et philosophes lors de séjours d’étude, de séminaires et de résidences, ce havre préservé accueille également l’éclectique collection de sa fondatrice, qui rassemble plus d’un millier d’oeuvres.

COMMISSARIAT SCIENTIFIQUE
Marie-Paule Vial
Conservatrice en chef honoraire 
Responsable de la collection de la Fondation des Treilles

COMMISSARIAT GÉNÉRAL
Sylvie Wuhrmann
Directrice de la Fondation de l’Hermitage

CATALOGUE
L’exposition est accompagnée d’un ouvrage richement illustré, comprenant plusieurs essais sur la collection et ses artistes phares. Placé sous la direction de Marie-Paule Vial, il est publié en coédition avec les éditions Snoeck, Gand.

PROGRAMME D’ACTIVITÉS
Pour approfondir les thématiques présentées dans le cadre de l’exposition, des animations pour petits et grands sont proposées : ateliers créatifs, cycle de conférences, visites guidées…

FONDATION DE L'HERMITAGE
Route du Signal 2, 1018 Lausanne
Billetterie en ligne : 

11/03/21

Chefs-d'Oeuvre de la collection Bemberg @ Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Chefs-d'Oeuvre de la collection Bemberg
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
2 mars - 30 mai 2021


Chefs-d'Oeuvre de la collection Bemberg
Affiche de l'exposition
Graphisme Laurent Cocchi

La Fondation de l’Hermitage présente une sélection des plus grands chefs-d’oeuvre de la prestigieuse collection privée de Georges Bemberg (1915-2011). Né dans une famille d’origine allemande installée en Argentine au milieu du 19e siècle, l’illustre collectionneur et homme de lettres a réuni, tout au long de sa vie, un ensemble de peintures, de dessins et d’objets d’art comptant parmi les plus importants de son temps.

Habituellement présentée dans un hôtel particulier de Toulouse, cette collection est pour la première fois exposée hors des murs de la Fondation Bemberg, à l’occasion d’importants travaux de rénovation du musée. Cet ensemble se distingue par la qualité exceptionnelle de ses toiles et dessins de la fin du 19e et du début du 20e siècle (Fantin-Latour, Pissarro, Monet, Caillebotte, Morisot, Derain, Braque, Matisse, Modigliani, Bonnard…), mais également par la splendeur de ses peintures anciennes. Elle compte ainsi des chefs-d’œuvre de l’art allemand, flamand, vénitien et français (Cranach l’Ancien, Gérard David, Véronèse, Canaletto, Longhi, François Clouet, Tournier, Vigée Le Brun…).

L’exposition de la collection Bemberg à la Fondation de l’Hermitage réunie 132 peintures et dessins parmi les plus remarquables de ce fonds, une occasion unique d’admirer ces trésors hors de leur écrin habituel, et de découvrir le goût et la personnalité d’un des grands collectionneurs du 20e siècle.

L’exposition parcourt plus de cinq siècles d’histoire de l’art, et s’articule de manière chronologique. Elle débute avec une salle consacrée à la peinture flamande et française des 15e et 16e siècles, qui réunit des oeuvres dues à Gérard David, Isenbrandt, Clouet (François et Jean), ou encore Corneille de Lyon. Un somptueux ensemble de peintures italiennes des 16e, 17e et 18e siècles permet ensuite au public d’admirer des portraits et paysages de la main de Véronèse, Tintoret, Guardi, Canaletto… La présentation de cinq huiles sur panneau de Cranach l’Ancien constitue un autre point fort du parcours. Une sélection de chefs-d’œuvre du Siècle des lumières, réalisés par Robert, Vigée-Le Brun ou encore Boilly ponctue magistralement la sélection de peinture ancienne.

La collection Bemberg se distinguant également par l’importance de ses oeuvres des 19e et 20e siècles, l’exposition se poursuit avec un remarquable corpus de peintures impressionnistes (Caillebotte, Sisley, Monet, Degas, Toulouse-Lautrec) et néo-impressionnistes (Cross, Signac), qui rend compte de l’attachement du collectionneur pour ces mouvements artistiques. L’avant-garde du début du 20e occupe également une place de choix dans la collection Bemberg, avec de splendides dessins (Picasso, Modigliani) et des toiles fauves dues à Derain, Braque et Matisse. La présentation se clôturera sur un extraordinaire accrochage de peintures de Bonnard : avec plus de trente tableaux, le fonds Bonnard de la collection Bemberg est le plus grand ensemble du peintre en mains privées.

COMMISSARIAT DE L'EXPOSITION 
Commissariat scientifique : Philippe Cros, directeur de la Fondation Bemberg
Commissariat général : Sylvie Wuhrmann, directrice de la Fondation de l’Hermitage, et Aurélie Couvreur, conservatrice de la Fondation de l’Hermitage

CATALOGUE : L’exposition est accompagnée d’un ouvrage richement illustré, avec des textes de Philippe Cros, publié en coédition avec les Éditions Snoeck, Gand.

FONDATION DE L’HERMITAGE
Route du Signal 2, CH - 1018 Lausanne 

06/07/13

Exposition Joan Miro, Lausanne, Fondation de l'Hermitage : Miro Poésie et Lumière


MIRÓ, Poésie et lumière
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
Jusqu'au 27 octobre 2013

La Fondation de l’Hermitage accueille jusqu'au 27 octobre 2013 un ensemble exceptionnel de 80 œuvres de JOAN MIRO (1893-1983), provenant de la Fondation Pilar i Joan Miró à Palma de Majorque, qui détient une grande partie du patrimoine de l’artiste. L’exposition se concentre sur les œuvres de la maturité, réalisées au cours des trente dernières années de sa vie dans l’atelier majorquin où le grand maître vécut de 1956 à sa mort, en 1983. 

L’exposition illustre l’ultime phase de production de la longue carrière du peintre, au moment où il concrétise son rêve : celui d’avoir à sa disposition un grand atelier et un laboratoire où travailler en paix et en silence, en contact direct avec la nature, source d’inspiration infinie. "Majorque est la poésie et la lumière", affrmait Joan Miró en 1957. Vaste espace propice à la création, l’atelier conçu par l’architecte catalan Josep Lluís Sert lui permit de réaliser plusieurs œuvres à la fois, dans un foisonnement constant d’idées nouvelles.

Dans les années 1960 à 1970, les motifs de femmes, oiseaux et empreintes de main, et les paysages, rythment une œuvre aux couleurs vives et puissantes. A partir de ces thèmes, Joan Miró simplifie les figures ; son iconographie devient plus abstraite. Divers modes d’exécution cohabitent alors dans sa production, des œuvres statiques comme Mosaïque (1966) aux coups de pinceau véhéments de Poésie (1966). Les grands paysages monochromes des années 1970 révèlent ensuite l’attrait de Joan Miró pour l’expressionnisme abstrait et la calligraphie extrême-orientale. Ces influences confèrent à ses tableaux un aspect dépouillé, caractérisé par des lignes noires jaillissant sur la toile immaculée. Son langage fait de taches, de signes, de jets de peinture, d’empreintes et d’éraflures, traduit particulièrement bien l’esprit protéiforme du génie catalan. Durant les dernières années de sa vie, il crée une série de motifs stylisés sur un fond bleu roi d’une rare intensité, comme Sans titre (1978). Simultanément, Joan Miró délaisse les pinceaux pour peindre avec les doigts sur des matériaux composites (carton, papier de verre, bois, …), reflet d’une inventivité sans faille.

Suivant un parcours chronologique et thématique, la sélection comporte une série de cinquante peintures à l’huile, dont de nombreux grands formats (comme Femme dans la rue, 1973), mais aussi des sculptures en terre cuite et en bronze (Femme, 1967), ainsi que des œuvres sur papier (gravures, encre de Chine). Plusieurs esquisses réalisées pour des projets d’art public, comme les décorations murales de la Harkness Commons à l’université de Harvard ou du Terrace Plaza Hotel de Cincinnati, sont également présentées.

Une reconstitution scénographique de l’atelier de Joan Miró à Palma de Majorque, ainsi qu’un ensemble d’objets originaux ayant appartenu à l’artiste offrent au visiteur l'occasion de découvrir l’univers captivant du maître catalan. Une importante section biographique, des archives photographiques, ainsi qu’un film documentaire sur l’artiste viennent compléter l’exposition.

Commissaire : María Luisa Lax, conservatrice de la Fondation Pilar i Joan Miró
Commissaire générale : Sylvie Wuhrmann, directrice de la Fondation de l’Hermitage

FONDATION DE L’HERMITAGE 
2, route du Signal
CH - 1000 LAUSANNE 8 Bellevaux
www.fondation-hermitage.ch

18/06/12

Asger Jorn (1914-1973), un artiste libre, Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Asger JORN (1914-1973), un artiste libre 
Fondation de l'Hermitage, Lausanne 
22 juin - 21 octobre 2012 

Partageant sa vie entre le Danemark, la France (il y séjourne dès 1936), la Suisse et l’Italie, ASGER JORN a joué un rôle majeur dans le développement des avant-gardes européennes de l’après-guerre. En 1948, il fonde avec d’autres artistes du Nord le mouvement CoBrA (1948-1951), dont le nom fait référence aux trois villes Copenhague, Bruxelles et Amsterdam. Dans le sillage du surréalisme, ils prônent la spontanéité, le retour à l’art populaire et au dessin d’enfant. La tuberculose qui frappe Jorn en 1951 précipite la fin de CoBrA. Après dix-huit mois passés au Sanatorium de Silkeborg au Danemark, Jorn choisit, pour sa convalescence, l’air pur des montagnes et s’installe pour six mois dans un chalet de Chesières (canton de Vaud). En Suisse, le Danois développe un langage nouveau, qui renoue avec les sensualités enveloppantes d’Edvard Munch, pionnier de l’expressionnisme moderne. Les années suivantes conduiront Jorn à libérer progressivement et de la façon la plus radicale son art des modes et des influences, et à inventer une peinture saisissante, tantôt apaisée, tantôt explosive, toujours colorée. Son oeuvre puissante, élaborée au rythme de voyages incessants à travers l’Europe, s’ancre profondément dans la culture et la sensibilité scandinaves, tout en s’imprégnant des échanges qu’il entretient avec la scène artistique internationale. La tension entre une tradition nordique enracinée dans le Moyen-Age, et une aspiration à la perméabilité des frontières et à la vitalité d’une création collective, est au coeur de la fascination que Jorn exerce aujourd’hui.

La rétrospective lausannoise couvre toutes les périodes, depuis les compositions colorées de l’immédiat après-guerre, peuplées d’un bestiaire fantastique, jusqu’aux peintures lumineuses de la fin de sa vie, traversées de formes fluides et dynamiques. Réunissant quelque 80 peintures, l’exposition déploiera en outre un bel ensemble de dessins, des estampes – entre autres l’emblématique Suite suisse, 1953-1954 –, ainsi que des sculptures, rendant compte de l’extraordinaire force expressive de Jorn dans la diversité des médiums. Une section documentaire et un film viennent clore le parcours. L’exposition bénéficie de la participation exceptionnelle de nombreuses institutions, en premier lieu le Museum Jorn de Silkeborg, mais aussi le Louisiana Museum of Modern Art à Humlebaek, le Kunsten Museum of Modern Art à Aalborg, le ARoS Aarhus Kunstmuseum, le Statens Museum for Kunst de Copenhague, le Skive Ny Kunstmuseum, le Henie Onstad Kunstsenter à Høvikodden, la Kunsthalle Emden, le Centre Pompidou à Paris, la Tate Modern à Londres, les Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, ainsi que de bon nombre de prestigieuses collections privées. Enfin, l’artiste belge de renommée internationale Pierre Alechinsky, qui a entretenu depuis CoBrA – il fut à 24 ans le plus jeune membre de ce mouvement – une relation privilégiée avec Jorn, encourage activement ce projet en lui ouvrant sa collection et ses archives.

Commissariat général : Sylvie Wuhrmann, directrice de la Fondation de l’Hermitage

Catalogue : Reproduisant en couleur toutes les œuvres exposées, le catalogue réunit de nombreuses contributions (Pierre Alechinsky, Troels Andersen, Helle Brøns, Rainer Michael Mason, Frédéric Pajak, Dominique Radrizzani, Didier Semin, Dieter Schwarz et Sylvie Wuhrmann), ainsi qu’une anthologie de textes
d’Asger Jorn, Christian Dotremont et Jacques Prévert.

FONDATION DE L’HERMITAGE
Route du Signal 2, CH - 1018 Lausanne 
www.fondation-hermitage.ch

09/07/00

Eugène Boudin. A l'aube de l'impressionnisme, Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Eugène Boudin 
A l'aube de l'impressionnisme
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
7 juillet - 15 octobre 2000

Célèbre pour ses paysages de la côte normande, ses marines et ses scènes de plages, EUGENE BOUDIN (1824-1898) a joué un rôle capital dans la nouvelle appréciation du paysage au XIXe siècle, et dans la naissance de l'impressionnisme.

L'exposition présentée à la Fondation de l'Hermitage, organisée en partenariat avec la Fondation Langmatt à Baden, est la première consacrée à Eugène Boudin en Suisse. Ce projet s'imposait donc, d'autant plus que l'artiste est fort bien représenté dans les collections publiques et privées de notre pays. Conçue comme une rétrospective concise mais complète de l'oeuvre du peintre, cette manifestation propose une soixantaine de peintures et une vingtaine de dessins, pastels et aquarelles. Les oeuvres proviennent pour la plupart de collections privées suisses et étrangères. Ce noyau est enrichi de prêts de collections publiques (Musée d'Orsay, Musée de Honfleur, Musée du Havre, Kunsthaus de Zurich, Kunstmuseum de Saint-Gall, Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, etc.).

Peintre du ciel et de la mer
Né en 1824 dans une famille de marins de Honfleur, Eugène Boudin est attiré dès son plus jeune âge par la peinture et par la mer. Conjugant ses deux passions, et poussé par des artistes déjà reconnus comme Millet et Isabey, il quitte de bonne heure sa boutique de papeterie pour se consacrer exclusivement à la peinture. Très vite, l'artiste prend conscience de l'importance du travail sur le motif, et consacre ses journées à peindre en plein air. Fasciné par la lumière et ses effets changeants sur le paysage, il cherche à capter la poésie du ciel et de l'eau. Le peintre Corot ne le surnommera-t-il pas le "roi des ciels" ? Contrairement aux artistes qui privilégiaient l'aspect menaçant de la mer, Eugène Boudin s'attache à décrire l'animation tranquille des ports et des marchés, ainsi que les activités quotidiennes des pêcheurs, dans des oeuvres souvent de petit format, empreintes de délicatesse et de légèreté.

En 1858, Eugène Boudin fait la rencontre du jeune Claude Monet au Havre et l'initie à la peinture de plein air. Claude Monet gardera toute sa vie une profonde reconnaissance envers son ancien maître, allant jusqu'à déclarer "Si je suis devenu peintre, c'est à Eugène Boudin que je le dois". L'influence qu'Eugène Boudin exercera sur la démarche des impressionnistes est profonde, à tel point que l'on peut à juste titre le compter parmi les précurseurs de ce mouvement. Jouissant de la considération de ces artistes, il sera invité à participer à la première exposition des impressionnistes chez Nadar à Paris en 1874.

Les premières stations balnéaires
L'enthousiasme de Charles Baudelaire et l'hommage qu'il rédige en 1859 sur son art contribuent largement à lancer la carrière d'Eugène Boudin. Dès les années 1860, l'artiste se tourne vers de nouveaux sujets. Le développement du chemin de fer a amené les bourgeois et les élégantes de Paris jusqu'aux plages de Normandie, favorisant la création des premières stations balnéaires, et mettant à la mode les bains de mer. Négligeant le côté anecdotique, Boudin profite de cet engouement pour décrire en notations rapides et en touches colorées les plages peuplées d'enfants et d'élégantes en crinolines, donnant plus d'importance aux jeux de lumière qu'aux personnages eux-mêmes.

Etabli à Paris dans la seconde partie de sa vie, Eugène Boudin retourne tous les ans dans sa Normandie natale, source constante d'inspiration. En quête de nouveaux paysages, il fait également des voyages en Bretagne, à Bordeaux, dans le Midi, en Belgique et en Hollande, ainsi qu'à Venise. Jusqu'à sa mort en 1898, Eugène Boudin sera animé par le souci de restituer la complexité des atmosphères marines. Il laissera un corpus de près de 4'500 tableaux, et au moins autant de dessins, aquarelles et pastels.


Afin d'éclairer la contribution fondamentale d'Eugène Boudin à son époque, l'exposition de la Fondation de l'Hermitage présente une dizaine d'oeuvres d'artistes contemporains, parmi lesquels figurent Courbet, Jongkind, Daubigny, Monet et Corot. Un ensemble de lithographies d'Honoré Daumier sur le thème des bains de mer ainsi que des photographies anciennes illustrent l'intérêt de l'époque pour les stations balnéaires de Normandie. Un catalogue reproduisant en couleur la totalité des oeuvres exposées est publié en versions allemande et française.

FONDATION DE L'HERMITAGE
2, route du Signal - CH - 1000 Lausanne 8
www.fondation-hermitage.ch

11/07/99

Victor Brauner ou l'enchantement surréaliste, Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Victor Brauner ou l'enchantement surréaliste
Fondation de l'Hermitage, Lausanne 
9 juillet - 10 octobre 1999 

La Fondation de l'Hermitage présente pendant l'été 1999 une rétrospective de l'oeuvre de VICTOR BRAUNER (1903-1966). Construite autour des principaux thèmes abordés par l'artiste, elle invite à découvrir un monde magique, coloré, peuplé de figures symboliques et mythiques.

Victor Brauner est né à Pietra Neamtz en Roumanie d'une famille juive d'origine allemande. Dès les années vingt, il est en contact avec les grandes avant-gardes de ce siècle, dans une Bucarest très active au sein du réseau artistique européen. Chassé par un régime autoritaire, il s'installe à Paris en 1930. Il y côtoie Yves Tanguy, dont il partage l'atelier, Brancusi et André Breton. Très vite adopté par le groupe surréaliste, il participe à toutes ses expositions. Un épisode singulier de la vie de l'artiste fascine tout particulièrement ses compagnons, attentifs aux manifestations de l'étrange et aux coïncidences troublantes. Auteur en 1931 d'un Autoportrait à l'oeil énucléé où il s'était représenté sans raison apparente mutilé d'un oeil, il devait effectivement perdre accidentellement son oeil gauche en 1938, dans des conditions que le portrait décrivait avec une hallucinante précision prémonitoire.

En 1941, il se réfugie à Marseille avec les surréalistes. Les autorités américaines lui refusent cependant le visa qui lui aurait permis de gagner les Etats-Unis en compagnie de Max Ernst, Breton ou Duchamp. Cet échec sera indirectement la cause d'une passionnante évolution de sa peinture. Caché durant toute la guerre au fin fond d'une vallée des Basses-Alpes, sous une fausse identité, il est contraint d'utiliser des matériaux de fortune parmi lesquels la cire et le brou de noix: la cire se révélera un médium exceptionnellement apte à transcrire sa vision propre. Jusqu'à la fin de sa vie, il en perfectionne la technique et l'usage, alliant à une certaine rusticité du matériau un somptueux raffinement dans le traitement de la couleur.

Victor Brauner n'est pas seulement un créateur d'images insolites: il est un peintre au sens plein du terme, qui a su conjuguer les leçons littéraires du merveilleux défini par André Breton avec l'ouverture stylistique induite par les formes d'Afrique et d'Océanie. Après sa rupture avec le surréalisme en 1948, l'artiste va vers un style toujours plus personnel. Il se livre à une introspection exaltée, emprunte aux arts primitifs, mais aussi aux sciences occultes, pour exprimer des archétypes universels: "Ma peinture est autobiographique, elle raconte ma vie. Et ma vie est exemplaire car universelle" (1962). Habité de visions prophétiques, Brauner est aussi un insoumis qui ne cessera de dénoncer la tyrannie sous toutes ses formes.

L'exposition, conçue par la Fondation de l'Hermitage et présentée exclusivement à Lausanne, offre un panorama représentatif de l'oeuvre de Victor Brauner. Elle bénéficie d'importants prêts accordés tant par des collections publiques françaises (notamment le Musée national d'art moderne à Paris, qui a reçu en legs un ensemble très considérable) que par des collections privées suisses et françaises; nombre de ces oeuvres n'ont encore jamais été montrées au public. Un catalogue reproduisant la totalité des oeuvres exposées sera publié à cette occasion.

FONDATION DE L'HERMITAGE
2, route du Signal - CH - 1000 Lausanne 8
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12/07/98

Futurisme. L'Italie face à la modernité, 1909-1944, Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Futurisme 
L'Italie face à la modernité, 1909-1944
Fondation de l'Hermitage, Lausanne
10 juillet - 11 octobre 1998

Après avoir consacré une saison au fauvisme à travers la personnalité de Charles Camoin, puis une exposition à la peinture pointilliste, avant d'aborder le surréalisme de Victor Brauner à l'été 1999, la Fondation de l'Hermitage, poursuivant son approche des grands courants picturaux de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle, présente cet été une exposition consacrée au mouvement futuriste.

Le futurisme est un courant d'avant-garde qui naît en 1909, avec la publication du Manifeste futuriste du poète et théoricien italien Marinetti (1876-1944) dans le quotidien français Le Figaro. Immédiatement, ce texte recueille un écho favorable auprès des artistes qui rédigent le Manifeste des peintres futuristes (1910). Balla, Boccioni, Carrà, Russolo et Severini seront les principaux représentants de ce mouvement qui fait table rase de la tradition et prône une esthétique nouvelle fondée sur le progrès, la machine, la vitesse. L'automobile de course cristallisant dans ce contexte les caractéristiques de leurs idéaux, les futuristes ne tarderont pas à la déclarer « plus belle que la victoire de Samothrace ».

Sur un plan formel, le futurisme prend ses sources dans la peinture néo-impressionniste, comme l'indiquent les oeuvres de jeunesse de Severini ou Balla, ainsi que dans le cubisme, découvert d'abord par Boccioni et Carrà lors d'un séjour à Paris en 1911. Du divisionnisme, les artistes italiens retiennent la couleur exacerbée; aux toiles cubistes, ils empruntent l'éclatement des formes; mais leurs apports essentiels résident dans l'étude du mouvement et sa traduction par des lignes dynamiques.

Le futurisme connaît une phase historique dans les années 1910. Parti de la littérature, il s'étend à la poésie, la musique ou l'architecture. En peinture, Balla parmi d'autres introduit les premiers signes d'une abstraction sur le point d'éclore. Dans les années 1920, les nombreux échanges entre les artistes européens orientent les peintres futuristes vers l'utilisation de formes géométriques hautes en couleur: le style de Depero est caractéristique de ce moment. En 1929, la signature du Manifeste de l'aéropeinture futuriste renouvelle pour une décennie le mythe de la machine et engage la peinture vers une exaltation nationaliste, ainsi qu'en témoigne l'oeuvre de Tato. A la même période enfin, les toiles de Prampolini ou Fillia intégrant des éléments informels suggèrent également une connaissance du surréalisme français.

Entre figuration et abstraction, l'exposition rend compte, à travers plus d'une centaine d'oeuvres, de ces influences croisées, artistiques, littéraires, historiques, politiques et sociales et montre avant tout que le futurisme s'affirme comme un mouvement résolument moderne, à l'origine des avant-gardes de notre siècle.

L'exposition de la Fondation de l'Hermitage est organisée avec le concours du Palazzo Ducale de Gênes et de la Fondation Mazzotta de Milan. Composée principalement d'oeuvres appartenant à des collections italiennes, elle est présentée à Lausanne sous une forme nouvelle, complétée de peintures provenant de collections suisses, allemandes et françaises.

LISTE DES ARTISTES
  • Giovanni ACQUAVIVA 1900-1971
  • Roberto Marcello (Iras) BALDESSARI 1894-1965
  • Giacomo BALLA 1871-1958
  • BENEDETTA (Benedetta Cappa Marinetti) 1897-1977
  • Umberto BOCCIONI 1882-1916
  • Anton Giulio BRAGAGLIA 1890-1960
  • Arturo BRAGAGLIA 1893-1962
  • Francesco CANGIULLO 1884-1977
  • Pasqualino CANGIULLO 1900-1975
  • Carlo CARRÀ 1881-1966
  • Mario CHIATTONE 1891-1957
  • Primo CONTI 1900-1987
  • Tullio CRALI 1910-
  • Tullio (Mazzotti) D'ALBISOLA 1899-1971
  • Fortunato DEPERO 1892-1960
  • Nicolaj DIULGHEROFF 1901-1982
  • Gerardo DOTTORI 1884-1977
  • Leonardo DUDREVILLE 1885-1975
  • FARFA (Vittorio Osvaldo Tommasini) 1881-1964
  • FILLIA (Luigi Colombo) 1904-1936
  • Ugo GIANNATTASIO 1888-1958
  • Alf GAUDENZI 1908-1980
  • Alberto MAGNELLI 1888-1971
  • Virgilio MARCHI 1895-1960
  • Filippo Tommaso (Emilio) MARINETTI 1876-1944
  • Ivo PANNAGGI 1901-1981
  • Enrico PRAMPOLINI 1884-1956
  • Angelo ROGNONI 1896-1957
  • Ottone ROSAI 1895-1956
  • Mino ROSSO 1904-1963
  • Luigi RUSSOLO 1885-1947
  • Antonio SANT'ELIA 1888-1916
  • Alberto SARTORIS 1901-1998
  • Gino SEVERINI 1883-1966
  • Mario SIRONI 1885-1961
  • Ardengo SOFFICI 1879-1964
  • TATO (Guglielmo Sansoni) 1896-1974
  • Rougena ZATKOVÀ 1885-1923

FONDATION DE L'HERMITAGE
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