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05/04/17

Art Paris Art Fair 2017 : Bilan

Art Paris Art Fair 2017
Un très bon cru pour l’édition 2017 d’Art Paris Art Fair avec l’Afrique invitée d’honneur

Art Paris Art Fair 2017


Succès pour Art Paris Art Fair 2017 qui a clos ses portes au Grand Palais, le 2 avril au soir avec une hausse de fréquentation de 3% et un total de 54 537 visiteurs venus de 53 pays.

L’Afrique invitée d’honneur a « énergisé » cette édition 2017 qui réunissait du 30 mars au 2 avril 139 galeries de 29 pays. L’engouement était perceptible dès le vernissage qui a accueilli 15640 personnes (une hausse de 10% par rapport à 2016) porté par l’effervescence d’évènements parisiens qui faisaient écho au focus de la foire.

La création contemporaine africaine, mise pour la première fois à l’honneur dans une foire d’art moderne et contemporain en Europe, a suscité l’enthousiasme des collectionneurs et des visiteurs occasionnant de nombreuses ventes. Le public a pu découvrir notamment une jeune génération talentueuse d’artistes rarement présentés en France : Billie Zangewa chez AFRONOVA GALLERY (qui a fait un sold-out avec des prix entre 30 000 et 40 000 euros), Mohau Modisakeng à la galerie WHATIFTHEWORLD qui représentera l’Afrique du Sud à la prochaine Biennale de Venise, Gareth Nyandoro chez Tiwani Contemporary qui bénéficiera d’une exposition au Palais de Tokyo en 2017, Patrick Tatcheda Yonkeu à la Galerie MAM/Fondation Donwahi dont le grand livre a été cédé pour 80 000 euros, Mario Macilau à la Galerie Ed Cross Fine Art ou encore Marion Boehm chez ARTCO Gallery dont les collages sur papier ont été vendus entre 8 000 et 15 000 euros. Les œuvres d’artistes connus comme El Anatsui (October Gallery), Seydou Keïta (Galerie Nathalie Obadia), Chéri Samba et Romuald Hazoumé (Magnin-A) ont également suscité l’intérêt de nombreux collectionneurs ainsi que le programme vidéo «Les territoires du Corps» qui mettait en avant une jeune génération d’artistes du continent africain et de ses diasporas.

Le secteur Promesses pour les jeunes galeries qui réunissait une sélection à 100% internationale a été particulièrement plébiscité : Espace L de Genève s’est défait d’une quinzaine d’œuvres de Julien Spiewak proposées entre 3 800 euros et 500 euros. Anna Marra Contemporanea de Rome a vendu 6 œuvres de Elvio Chiricozzi entre 12 000 euros et 2 000 euros. Art 21 de Lagos a cédé une dizaine de photographies de Namsa Leuba entre 7 500 euros et 2 000 euros...

Au sein du secteur général, les ventes ont été inégales avec cependant plusieurs «sold out» de la Galerie Claude Bernard avec son solo show de Gao Xingjian. Idem pour le solo show de la Galerie Mathias Coullaud dont toutes les toiles de Jérôme Borel ont trouvé preneur. La Galerie Michel Giraud a remporté un succès notable avec une quasi exposition monographique dédiée à l’américain Denis Oppenheim dont trois dessins sont partis chez de grands collectionneurs au prix affiché de 50 000 euros chacun.

Si la plupart des exposants se félicitait d’un bilan des ventes satisfaisant malgré une conjoncture maussade, tous ont souligné la qualité de nouveaux contacts effectués. Beaucoup de visiteurs interrogés ont applaudi la qualité de la foire et le positionnement original d’Art Paris Art Fair : une foire de découvertes au printemps qui fait la place à des scènes culturelles multiples et à la nouveauté. 

Plus de 750 journalistes venus des 4 coins du monde ont été accrédités sur la foire contre 550 l’an passé. De nombreuses personnalités du monde politique, de l’art, du spectacle et des affaires se sont succédées dans les allées : Keziah Jones, Robert Longo, Lilian Thuram, Aure Atika, Jean-Pierre Mocky, Stéphane Bern, Jean-Michel Ribes, Laure Adler, Laurent Fabius, Claude Chirac, Rick Owens et Michèle Lamy mais également les représentants des institutions parisiennes : Bernard Blistène et Catherine David pour le Centre Pompidou, Suzanne Pagé pour la Fondation Louis Vuitton, Laurent Le Bon pour le musée Picasso...

La foire a également accueilli de nombreux groupes d’amis de musées, 29 venus de France et 42 d’Europe ainsi que quelques cercles issus de la diaspora africaine. On peut citer notamment les Tate Patrons, Les Amis de 1.54, The American Friends of the Louvre, Uberblick (Pays-Bas, Espagne, US), The Friends of the Museum of Women in the Arts (Washington), the Friends of the Johannesburg Art Gallery, NKW Freundeskreis Vienne, les Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, Collectors Club des MMK (Francfort), Amici del MAXXI (Rome), Kunstverein (Cologne), les Amis du Centre Pompidou Metz, ERSTE Foundation, (Vienne), The Independant Collectors (Berlin), The SMAK Patrons (Gand) etc...

82 visites décryptées ont été organisées pour les collectionneurs avec le concours de l’Observatoire de l’art contemporain.

L’édition 2017 a vu également le lancement du Prix L’art est vivant dont l’objectif est de soutenir à un moment clé de sa carrière un jeune talent exposé dans le secteur Promesses dédié aux galeries de moins de six ans d’existence. Celui-ci, d’une dotation de 5 000 euros, a été décerné, le jeudi 30 mars, à Dalila Dalléas Bouzar, née en 1974 et représentée par la Galerie Cécile Fakhoury (Abidjan).

Art Paris Art Fair a également accueilli Le prix Aurélie Nemours qui a été décerné à Jean-François Dubreuil (1946).

La prochaine édition d’Art Paris Art Fair, se tiendra au Grand Palais du 22 au 25 mars 2018.

ART PARIS ART FAIR
www.artparis.com

02/02/17

BRAFA 2017 : 61.250 visiteurs accueillis

BRAFA 2017 : 61.250 visiteurs accueillis


BRAFA 2017
La BRAFA 2017 s’est clôturée sur un nouveau record de fréquentation
Photo : Emmanuel Crooÿ

La Brafa a refermé ses portes dimanche 29 janvier sur un nouveau record de fréquentation avec un total de 61.250 visiteurs accueillis.
« Cette nouvelle progression nous ravit », indique Harold t’Kint de Roodenbeke, Président de la Brafa. « Bien que j’aie souvent répété qu’un record de fréquentation lors de chaque édition ne constitue pas un objectif en soi, cette progression constante prouve que notre événement est de plus en plus attractif, et que notre volonté d’ouverture à tous les publics porte ses fruits. J’espérais au fond de moi-même que nous franchirions cette année cette barre symbolique des 60.000 visiteurs. Ce nouveau cap ne peut que renforcer la place phare qu’occupe la Brafa parmi les plus grandes foires d’art européennes. ».
De l’avis général des 132 marchands d’art originaires de 16 pays participant à cette édition 2017, l’augmentation du public fut particulièrement sensible parmi les visiteurs étrangers. Non seulement en provenance de France, des Pays-Bas, d’Allemagne ou du Grand-Duché de Luxembourg mais aussi de pays comme la Suisse, la Grande-Bretagne ou encore la Russie dont plusieurs acheteurs importants se sont déplacés.
Harold t’Kint de Roodenbeke : « Depuis plusieurs années, nous consentons des efforts importants de promotion dans ces divers pays et il semble que cette politique à long terme soit aujourd’hui récompensée. Nous ne comptons pas nous arrêter en bon chemin, car nous sommes conscients qu’il demeure encore un large potentiel à explorer. »
En termes de ventes, celles-ci apparaissent également supérieures à l’an passé. 
« Beaucoup de confrères me confient d’excellents niveaux de ventes, et aussi beaucoup de nouveaux clients. Je pense que le contexte nous est favorable car on sent que les clients ont envie de se faire plaisir tout en diversifiant leur patrimoine par l’acquisition d’une belle oeuvre d’art. La beauté peut être une alliée de la finance ! ». Et de conclure : « Tous les marchands qui ont préparé spécifiquement leur participation à la Brafa ont vu leurs efforts couronnés de succès. Le collectionneur d’aujourd’hui recherche toujours plus des oeuvres rares ou rarement montrées. C’est un défi pour tous les marchands, mais il constitue en fait l’essence de notre métier ! »
BRAFA Art Fair
www.brafa.art

29/06/14

MONUMENTA 2014 : Bilan

Grand succès pour MONUMENTA 2014 avec plus de 145 000 visiteurs

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication et Jean-Paul Cluzel, président de la Rmn-Grand Palais se réjouissent du grand succès remporté par la sixième édition de MONUMENTA.

Monumenta 2014 : Ilya et Emilia Kabakov, L'Etrange Cité
Affiche (c) RMN - Grand Palais

Confiée cette année au couple d’artistes Ilya et Emilia Kabakov, L’étrange cité a fermé ses portes dimanche 22 juin avec plus de 145 000 visiteurs (soit 3585 visiteurs/jour), une fréquentation comparable à celle des MONUMENTA d’Anselm Kiefer, Christian Boltanski ou encore Richard Serra. Il s’agit d’un très grand succès pour une installation d’art conceptuel qui a été l'occasion d'un riche débat d'idées dans la critique française et de retombées internationales exceptionnelles.

Invité à déambuler dans une cité utopique de 1500 m2 d’une blancheur éclatante sous la Nef du Grand Palais, le visiteur a suivi un parcours à la fois spirituel et poétique, le long d’une double enceinte circulaire d’abord, puis à travers des bâtiments reliés entre eux par des arches. Face à l’entrée de L’étrange cité, La Coupole de 24 tonnes en verre teinté faisait écho à l’architecture du lieu. Ses couleurs changeantes et les sons qu’elle diffusait ont capté d’emblée le visiteur avant qu’il ne s’immerge dans un univers clos. Composée de sept pavillons, cette « installation totale » l’a entraîné entre rêve et réalité, devant maquettes, dessins et tableaux. L’étrange cité s’appréhende comme un parcours initiatique dans lequel les Kabakov s’interrogent sur la condition humaine et sur « les grandes visions du progrès, de la science et de l’élévation de l’homme, qui ont pu conduire au bord du désastre » (Ilya Kabakov). 15 000 m² de panneaux de bois, 600 m² de parquet, et 17 tonnes de crépis ont été nécessaires à la réalisation de L’étrange cité. La plus grande partie des matériaux sera recyclée.

Tout au long de la manifestation, 53 médiateurs étaient à la disposition du public et l’ont guidé dans sa découverte de L’étrange cité. L’accessibilité à tous a été favorisée par des médiations et des dispositifs spécifiques  pour les malvoyants, qui ont recueilli beaucoup d'intérêt de la part des autres visiteurs, des visites en langue des signes et un partenariat avec l’association ARTZ, Action Culturelle Alzheimer, pour accueillir des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

La programmation culturelle, riche de concerts, rencontres, projections de films et performances, a attiré 13528 spectateurs. Elle a notamment été marquée par le Poème chorégraphique de Daniel Dobbels le 22 mai, le récital-spectacle Le Mystère Scriabine mis en scène par Vladimir Steyaert avec Vincent Larderet au piano le 5 juin et un concert d’improvisation Orgue et percussions par Thierry Escaich et Emmanuel Curt le 12 juin. Les Spécialistes, performances de comédiens dirigés par Emilie Rousset, metteure en scène de la compagnie John Corporation, ont également rythmé les week-ends de MONUMENTA.

Le week-end de clôture a été particulièrement festif avec La Fête de la musique animée par weloveart pour la soirée de samedi, qui a réuni 7989 personnes autour d’expériences électroniques et de performances, et Le Brunch des familles pour la matinée de dimanche.

L’application mobile L’étrange cité, le guide (utilisant la géolocalisation pour un parcours ludique et interactif) a été téléchargée gratuitement par près de 3000 visiteurs.

Pour prolonger l’expérience MONUMENTA, la Rmn – Grand Palais vient d’éditer la première monographie des Kabakov en France, un ouvrage complet de 272 pages réalisé par le commissaire Jean-Hubert Martin avec la collaboration de Bertrand Dommergue. Décryptant les œuvres antérieures du couple, il comporte également de nombreuses images in situ de L’étrange cité. Ce catalogue comporte une édition en langues anglaise et russe. 

Né en 1933 à Dnipropetrovsk (ex URSS), Ilya Kabakov est une figure majeure de la scène artistique mondiale. Dans les années 60, il entame un travail qui évoque la vie quotidienne en Russie. Depuis, ses installations, sculptures et peintures ont été exposées dans le monde entier. Née elle aussi à Dnipropetrovsk, en 1945, Emilia Kabakov est diplômée de la Faculté de Musique et a étudié la littérature espagnole à l’Université de Moscou. Ilya et Emilia Kabakov travaillent ensemble depuis 1989 et vivent à Long Island, New York.

Organisée par le ministère de la Culture et de la Communication (Direction générale de la création artistique), la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le ministère de la Culture de la Fédération de Russie et le département de la Culture de la Ville de Moscou et le Multimedia Art Museum Moscou (MAMM), MONUMENTA 2014 a eu pour commissaires Jean-Hubert Martin, directeur honoraire du Musée national d’art moderne, Paris, et Olga Sviblova, directrice du MAMM.

MONUMENTA a bénéficié du soutien de huit mécènes, Novatek, la Fondation Total, JCDecaux, Bug Juice, Neuflize OBC, Warner Music Group, Blavatnik Family Foundation, LVMH, du concours de Teatro Real de Madrid, la galerie THADDAEUS ROPAC (Paris-Salzbourg) et la galerie LIA RUMMA (Milan-Naples).

La prochaine édition de MONUMENTA se tiendra en 2016 sous la nef du Grand Palais. La ministre de la Culture et de la Communication annoncera très prochainement le nom de l'artiste retenu sur proposition d'un comité de sélection rassemblant des personnalités du monde de l'art. A lire : MONUMENTA 2016 : Huang Yong Ping (artiste sélectionné pour la 7ème édition).

08/02/09

BRAFA 2009 - Bilan de la Foire des antiquaires de Belgique

Brussels Antiques & Fine Arts Fair 2009

Affiche de la BRAFA 2009

Les organisateurs de la BRAFA 2009 qui s’est tenue du 23 janvier au 1er février, viennent d’en publier le bilan global.

Un sentiment de soulagement teinté d’optimisme prévalait à la clôture de la 54ème édition de la Foire des Antiquaires de Belgique – rebaptisée Brussels Antiques & Fine Arts Fair (BRAFA). Au terme de 10 jours d’exposition ayant permis d’accueillir quelque 36.000 visiteurs – chiffre en légère diminution par rapport à l’édition de 2008 –, le volume des ventes a été globalement assez soutenu, bien que les transactions les plus importantes aient souffert du climat économique actuel. Les marchands ont aussi constaté l’émergence d’un nouveau public plus jeune, informé, connaisseur, prêt à acquérir des oeuvres de bonne qualité.

Lors de l’inauguration officielle de la Foire les exposants étaient dans l’expectative quant au comportement de leurs clients en raison de l’actuelle crise financière. Dès le premier soir, ce sentiment s’est quelque peu dissipé avec les premières transactions réalisées. Ainsi chez Ooidonk Fine Arts (Deinze) qui a cédé à l’ouverture deux tableaux importants, l’un de Permeke, l’autre de Saverys ; chez Kollenburg Antiquairs (Oirschot - Pays-Bas) où une dizaine de meubles de style hollandais du XVIIIème siècle est passée aux mains d’un collectionneur privé mexicain, ou encore chez Jan Roelofs (Amsterdam) qui a vendu un rare coffre allemand du XVIème siècle.

Le volume des ventes est demeuré plutôt satisfaisant durant la semaine, bien qu’assez inégal selon les spécialités, voire au sein même de celles-ci.

Ainsi, malgré un intérêt renouvelé de la part de nombreux visiteurs, le secteur des tableaux anciens a enregistré des résultats assez mitigés, avec toutefois quelques tableaux significatifs acquis chez Florence De Voldère (Paris), Pintelon (Aalst), ou Jan Roelofs, dont deux portraits d’un homme et d’une femme par Jan Van Scorel (école hollandaise, XVIème s.).

Les tableaux modernes ont, quant à eux, fait l’objet de belles ventes, notamment chez Oscar De Vos (Sint-Martens-Latem), Francis Carrette (Bruxelles) - qui a vendu une peinture de Ferdinand Schirren -, ou Patrick Lancz (Bruxelles) dont ‘La Curieuse’ de Jean Vanden Eeckhoudt a convaincu un collectionneur suisse. Des œuvres sur papier d’ Emile Claus, Henriette Ronner-Knip et Léon Spilliaert ont été échangées chez Harold t’Kint de Roodenbeke (Bruxelles), tandis qu’un collectionneur américain enlevait une grande huile sur toile de Pierre Dequenne (‘Le peintre et ses modèles’) chez Jean Nélis (Bruxelles). Un grand collectionneur européen préférait un très rare et important collage de Vladimir Baranov-Rossiné (‘Le danseur’, 1911) présenté par David Lévy & Associés (Paris).

Pour leur première participation, Alvaro Roquette & Pedro Aguiar Branco (Lisbonne) ont fait le bonheur d’un collectionneur français avec une rare tasse en jaspe rouge du XVIIème siècle. Les Russes de Ravenscourt Galleries (Moscou) ont trouvé acquéreurs pour quelques photographies et une sculpture d’Arman. Les Hongrois Erdész & Makláry (Budapest) ont cédé des œuvres de divers artistes hongrois et la Galerie Seghers (Ostende), divers dessins de Paul Klee et de James Ensor, dont ‘Marine’ et ‘Peste dessus, peste dessous’. Un splendide billard à bandes de 1830 présenté par Le Couvent des Ursulines (Liège) a rejoint la collection d’un amateur.

Dans le domaine des céramiques et porcelaines, Marc Michot (Bruges) a trouvé amateur dès le premier jour pour un important ensemble de porcelaines chinoises dont quatre rarissimes assiettes en style Wanli Ming avec marque à l’aigrette (60.000 € pièce). De même, plusieurs porcelaines de Delft ont convaincu des acheteurs chez Van Nie Antiquairs (Amsterdam).

Les Manufactures Royales De Wit (Mechelen) ont cédé plusieurs tapisseries, dont ‘La Chasse aux Canards’ (Pays-Bas du Sud, dernier quart du XVIème s.) et un ‘mille fleurs’ datant des années 1500 (pour 150.000 € environ).

Bilan positif également du côté des bijoutiers, Epoque Fine Jewels (Kortrijk) et Leysen (Bruxelles) en tête, mais aussi Serge & Frieda Govaert-Quatacker (La Pipe) qui ont vendu un ensemble d’époque Empire comprenant collier et pendentifs, et Bernard Bouisset qui, pour sa première participation, s’est défait d’une importante paire de boucles d’oreilles ‘Dormeuses’ en diamants (Paris, vers 1900).

Bilan très satisfaisant en archéologie. Un important casque apulo-corinthien en bronze du Vème siècle av. J.-C exposé par Phoenix Ancient Art (Genève / New York) est désormais la propriété d’un collectionneur international (750.000 €). Eric Pouillot a vendu plusieurs pièces importantes, dont une remarquable servante assise en terre cuite grise (Chine, Dynastie des Han Occidentaux, 1ère moitié du II siècle avant J.C.). De nombreux objets dont un ibis en bronze de la 26ème Dynastie (plus de 100.000 €) ont contribué au meilleur résultat enregistré par Cybèle (Paris) depuis leur arrivée au salon bruxellois.

Présentant quelques-unes des pièces les plus remarquables exposées sur la foire, Bernard De Leye et D’Arschot & Cie (Bruxelles) ont porté haut le domaine de l’argenterie, avec quelques belles transactions à la clé. Satisfaction identique chez Eric Müllendorff (Anvers) dont L'Enlèvement d'Europe, rare statue en bronze de Georg Wrba (1899), une ménagère de Puiforcat mais aussi une sculpture de Victor Rousseau représentant la Reine Elisabeth, ont décidé plusieurs acheteurs.

Dans le domaine des arts asiatiques, une tête de Buddha (Thaïlande, XVIème-XVIIème s.) ou encore d’une figure anthropomorphique du Vietnam (Ier-IIIème s.) ont été acquises chez Christophe Hioco (Paris). Un briquet amadou en ivoire (Goa, XVIIème s.) et une ‘Khalka’ ou coiffe féminine ornementale originaire de Mongolie (XVIIIème-XIXème s.) ont changé de propriétaire à la Galerie Lamy et chez Georgia Chrischilles.

L’art africain a toujours la cote à Bruxelles comme peuvent en témoigner Pierre Dartevelle et Patric Didier Claeys, dont les principaux lots phares ont été vendus sur catalogue avant le début de la foire. Mais les acquéreurs se sont aussi pressés d’emporter une grande statue Djenné en terre cuite (Mali) chez le premier, ou un petit ivoire Pende du XIXème s. chez le second.

Le XXème siècle n’est pas demeuré en reste, à la Galerie Le Minotaure (Paris) ou chez Vincent Colet (Bruxelles) notamment, qui présentait un stand dédié au mobilier moderniste belge, et dont un long banc de Christophe Gevers (1928-2007) a convaincu un collectionneur. Diverses pièces modernistes italiennes dont une paire de lustres plafonniers de Cattelani et Smith ont été acquises chez Gavage-Longrée. Beau succès pour Marc Heiremans, spécialiste en verre de Murano, qui a notamment cédé une très rare lampe sur pied ‘Ustorio’ de Venini (1984), et pour la Galerie de Pierre Bergé, qui a vendu une paire de fauteuils Oca de Sergio Rodrigues de 1954 en bois de palissandre (16.000 € la paire). Satisfaction également chez Zlotowski (Paris) où deux bronzes de Zadkine, ‘Femme à l’Eventail’ et ‘Torse de femme’, sont passés en mains belges. Un acquéreur n’a pas résisté en découvrant à la Galerie Martel-Greiner (Paris) un ‘Instantané arrêté’ d’ Emile Gilioli originaire de la Fondation Veranneman.

L’offre contemporaine s’est également très bien comportée, qu’il s’agisse des galeries Pascal Lansberg (Paris), Patrice Trigano (Paris) - dont les ‘misses’ en résine de Mel Ramos en ont séduit plus d’un -, Maruani & Noirhomme de Knokke (plusieurs grandes photos de David LaChapelle) ou encore Jos Jamar (Anvers), où un triptyque de Pierre Alechinsky a enrichi une collection belge (300.000 €). Antoine Helwaser (Paris) a vendu plusieurs exemplaires d’encres sérigraphiques avec poussières de diamant de Russel Young, dont des portraits de Barack Obama et des tirages argentiques de Gérard Rancinan. La Galerie Flore (Paris) a trouvé acquéreur pour cinq des sept exemplaires exposés des créations contemporaines de Nicolas Todd et Damien Fitch, dans des gammes de prix allant de 8.000 à 12.000 €.

Enfin, les Anglais Finch & Co ont connu un grand succès avec de nombreux objets de curiosités mais aussi avec une série complète de 45 aquarelles représentant les uniformes de la ‘1ère Coalition’ (fin XVIIIème), acquise par un collectionneur belge.

Ainsi, l’impact de la crise financière aura été plus modéré que redouté par beaucoup, bien que l’hésitation soit encore palpable au moment de l’acte d’achat. La plupart des marchands soulignent enfin l’apparition d’un public nouveau et très intéressé, pour qui les oeuvres d’art semblent à nouveau constituer une valeur refuge et un investissement stable. Le marché se cherche toutefois, comme en témoignent les résultats très contrastés enregistrés au sein même des diverses spécialités représentées à la foire.

La 55ème édition de la Brussels Antiques & Fine Arts Fair (BRAFA) se déroulera du 22 au 31 janvier 2010, à nouveau sur le site de Tour & Taxis (Av. du Port 86C / 1000 Bruxelles).

Organisation : Foire des Antiquaires de Belgique asbl, Bruxelles
Message d’annonce de la BRAFA 2009

10/02/07

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2007

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2007

Le 28 janvier, la 52ème édition de la Foire des Antiquaires de Belgique refermait ses portes pour une année, laissant bien des yeux et des mémoires émerveillés aussi bien par la qualité de son contenu que par la splendeur majestueuse de l’événement.

Ce bilan très positif est à la mesure des moyens mis en oeuvre pour accéder à pareil niveau d’excellence. Tant les exposants qu’un public de qualité venu en masse pour arpenter les somptueux espaces de la foire, soit 35.320 personnes ce qui représente une progression de 18% par rapport à 2006, se sont dits ravis du nouveau circuit linéaire qui permettait de prendre la pleine mesure de l’ensemble des stands, sans qu’aucun participant ne se sente lésé. De même, le majestueux hall d’entrée dû, comme l’ensemble de la décoration, au talent de Volume Architecture fut autant apprécié que le remarquable décor floral de l’Atelier en Herbe.

Alors que l’édition précédente de la Foire des Antiquaires de Belgique témoignait déjà d’un remarquable bon en avant, le prestige international du salon atteint désormais une ampleur jamais égalée. “Celle-ci, pouvait-on lire dans la presse quotidienne, accède à un niveau qualitatif suffisant, très homogène, et avec 130 exposants possède enfin une taille critique qui offre des perspectives avant tout en terme de réputation. Elle se positionne désormais entre la TEFAF de Maastricht et la Biennale des Antiquaires de Paris” (La Libre Belgique). L’ensemble de ses exposants s’est d’ailleurs dit enchanté de sa participation et prêt à signer d’ores et déjà pour 2008 : la qualité de l’audience qu’ils rencontrèrent à la foire, amateurs, collectionneurs et professionnels des antiquités confondus, fut particulièrement au rendez-vous.

Le succès s’est cette fois concrétisé dans le domaine de l’Antiquité qui connaît indéniablement une montée en puissance des valeurs, des intérêts, donc des prix. Cependant, il fut également notable dans tous les segments du marché. La constance de qualité dans la diversité des genres étant l’un des éléments caractéristiques de la Foire des Antiquaires de Belgique, il est salué notamment par les antiquaires étrangers, qui apprécient tout particulièrement l’homogénéité dans cette richesse de spécialités. Laquelle s’illustre évidemment dans une fourchette de prix très vaste qui permet de toucher une clientèle des plus variées. Pour la galerie Phoenix Ancient Art (Genève et New-York) dont s’était la seconde participation, “le salon représente une excellente plate-forme pour toucher à la fois le marché belge, mais également celui du Benelux et ce, lors d’une période plus calme de l’année.

On y rencontre un nombre croissant d’exposants étrangers de qualité, ce qui contribue à créer beaucoup d’enthousiasme auprès des collectionneurs.”

L’équipe du bureau Volume, de Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot, s’est surpassée notamment dans l’aménagement du vaste hall d’entrée, tout tendu de fines cordelettes, particulièrement majestueux et en adéquation parfaite avec l’architecture du bâtiment. Cette touche inimitable, alliant la légèreté à la valorisation de l’espace architectural, fait tout le prestige de l’événement.

Comme à chaque édition, la mise en espace fut relayée par le soin tout particulier que les antiquaires eux-mêmes ont veillé à apporter à la conception et à la décoration de leurs stands.

Une sélection très pointue, un contrôle rigoureux effectué par des commissions d’expertises composées exclusivement de non exposants, tout comme un public très connaisseur ainsi qu’une presse unanime, sont les garants de l’excellence d’un salon qui a désormais achevé sa métamorphose.

Placée à nouveau sous la présidence de Madame Grethe Zeberg, symbole de probité et d’équité qui fait l’unanimité et vient d’être confirmée dans ses fonctions pour une période de trois ans.

Madame Zeberg a contribué fortement au choix de la Banque Delen comme sponsor principal de la Foire des Antiquaires de Belgique. Une évidence qui ne pouvait que déboucher sur une exceptionnelle synergie entre deux acteurs en pleine croissance caractéristique de cette édition 2007. 

Nous avons noté les résultats suivants : Ronny Van de Velde (Anvers), qui proposait une fois encore l’un des stands les plus remarqués du salon, s’est séparé d’un grand Alechinsky, d’un Servranckx, de la plupart de ses dessins de Rops, de deux petits Ensor, de trois petits Dubuffet et de trois petits Warhol. 

Spécialisée dans l’archéologie et les arts primitifs, la Galerie Phoenix Ancient Art (Genève et  New York) s’est dite enchantée de sa foire, elle qui s’est séparée de sa tête d’Horus égyptienne, d’époque ptolémaïque pour 130.000 euro ainsi que d’un très beau bas-relief de la XIXe dynastie.

Très remarqué, le stand de Flore de Brantes (Paris) comportait sans doute la pièce maîtresse du salon, soit une encoignure effectuée à la demande de Madame de Pompadour pour le château de Bellevue, s’est vendu assez rapidement ainsi que ses grandes et superbes tapisseries (vendues à plus d’1 million d’euro).

Bernard De Leye (Bruxelles) s’est dit enchanté par ses ventes dont entre-autre d’une boîte à thé en vermeille début de 18ème à 22.000 euro et d’une chope allemande en vermeille du 17ème à 29.000 euro.

La Galerie Sycomore (Genève) a réalisé de belles ventes également dont un bas-relief de l’époque de Ramsès II à 35.000 euro ainsi que d’une tête de faucon à 130.000 euro

Alors qu’il avait plutôt mal commencé le salon et se désespérait de ne rien y céder, l’antiquaire parisien Perrin (Paris) s’est séparé en deuxième partie de foire de six de ses plus belles pièces de mobilier français. De quoi lui redonner le sourire...

Philippe d’Arschot (Bruxelles), a également vendu sa pièce maîtresse, soit un plat en vermeil d’Anvers, 1678.

Quant à lui, Harold t’Kint de Roodenbeke (Bruxelles) s’est séparé d’un grand nombre d’oeuvres modernes signées Rops, Delvaux, Evenepoel, Spilliaert ou Quinet. Patrick Lancz vendait son exceptionnelle toilée signée Ferdinand Schirren, une grande victoire de Victor Rousseau de même qu’une oeuvre de Xavier Mellery. Enfin, Kunsthandel Peter Pappot cédait un tableau signé André Lhote pour 85.000 euro.

Des personnalités, de grands collectionneurs belges et étrangers, quelques grands décorateurs américains et européens, de grands financiers belges de même que quelques antiquaires très importants venus, déjà, solliciter leur entrée pour l’édition de 2008.

On notera dès à présent dans les agendas les dates de la 53ème édition en janvier 2008 sur le site de Tour et Taxis.

FOIRE DES ANTIQUAIRES DE BELGIQUE
Rue Ernest Allard 32, 1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be

Updated post

10/02/06

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2006

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2006

Le 29 janvier 2006, la 51ème édition de la Foire des Antiquaires de Belgique fermait ses portes sur un cru exceptionnel qui, bien qu’auréolé d’une fréquentation stable d’environ 30.000 visiteurs, se démarquait surtout par une nette augmentation de la qualité et du prestige international de la foire. Qualifié par d’aucuns de « petit TEFAF », l’événement semble avoir trouvé sa vitesse de croisière. Quoi qu’il en soit, il s’est avéré de nature à satisfaire l’ensemble des exposants qui rencontrèrent une grande quantité d’amateurs, collectionneurs et professionnels des antiquités. Ce succès s’est principalement concrétisé dans le domaine des objets d’art et des antiquités, fort prisé des visiteurs, certains stands ayant dégagé un volume de vente exceptionnel. Un résultat jugé excellent dans le contexte international, sans conteste, renforcé par le fort contingent d’exposants français (37) et de collectionneurs qu’ils ont contribué à attirer à Bruxelles. Une sélection très pointue, un contrôle rigoureux effectué par des comités d’experts non exposants, tout comme un public très connaisseur ainsi qu’une presse particulièrement élogieuse, ont assis définitivement la place de la foire au troisième rang dans le calendrier des grandes manifestations européennes, derrière TEFAF Maastricht et la Biennale des Antiquaires de Paris.

Depuis 1955, la Foire des Antiquaires de Belgique, la plus ancienne au monde, organisée par la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique fondée en 1919, constitue l’événement annuel incontournable en matière d’antiquités et d’œuvres d’art. Alliant qualité et prestige, unique en Belgique, ce superbe salon d’antiquités qui vient de se clôturer une fois encore sur l’exceptionnel site de Tour et Taxis doit beaucoup au Comité, à l’équipe de management qui a su, depuis 4 ans, grâce à un dynamisme hors pair allié à une organisation très professionnelle, développer inlassablement des objectifs dignes d’une grande foire internationale.

Placée cette année sous la présidence de Grethe Zeberg, animée par le désir de susciter l’intérêt d’une clientèle plus jeune, la foire a souhaité s’ouvrir à la création moderne et contemporaine en accueillant des exposants spécialisés dans ces domaines artistiques précis. Pour ce faire, un hall supplémentaire a été adjoint ce qui portait la superficie de l’événement à quelque 12.400 m2 accueillant 125 exposants. Un quota, désormais tout à fait en équilibre, que les organisateurs ne souhaitent pas augmenter.  En revanche, des efforts seront consentis pour améliorer la qualité en matière de tableaux du XIXe siècle, jugée trop faible, ainsi qu’en matière d’art contemporain, présents encore trop timidement. L’édition 2007 devrait également développer le caractère international de la foire et cherchera à attirer plus d’exposants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, d’Italie et d’Espagne.

Les superbes et immenses halls du bâtiment A de l’ancienne gare de triage de Tour & Taxis qui, depuis 2004, accueillent le salon, n’ont pas failli à leur réputation d’agrément et d‘accessibilité. L’équipe du bureau Volume, de Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot, s’est particulièrement surpassée cette année en rendant aux allées du salon toute leur pleine respiration, par le biais d’ouvertures et d’un dialogue subtil avec l’architecture du bâtiment. Cette touche inimitable, alliant la légèreté à la valorisation de l’espace architectural, fait tout le prestige de l’événement. Comme à chaque édition, la mise en espace fut relayée par le soin tout particulier que les antiquaires eux-mêmes ont veillé à apporter à la conception et à la décoration de leurs stands. En outre, poursuivant la valorisation des grands noms de la mode belge initiée en 2005, les allées du salon étaient ponctuées des robes et créations évanescentes de Kaat Tilley.

Comme toujours, la rigueur de la sélection et l’attention toute particulière portée aux journées d’expertise, le fameux ‘vetting’, effectué par des experts non exposants et, en grande partie, conservateurs de musées et scientifiques issus du monde entier, permirent de rencontrer les attentes qualitatives d’un public exigeant, en quête d’exception. 

Nous avons noté les résultats suivants : Ronny Van de Velde (Anvers), qui proposait l’un des stands les plus remarqués du salon, s’est séparé de trois Dotremont, deux Calder, de dessins d’Ensor ainsi que de plusieurs Félicien Rops dans une fourchette de prix oscillant entre deux mille et quarante mille euro. Les Liégeois du Couvent des Ursulines ont cédé une bonne douzaine de pièces dont une paire de fauteuils, des bronzes, des candélabres, etc. Spécialisée dans l’archéologie et les arts primitifs, la galerie Phoenix Ancient Art (Genève et  New York) s’est dite enchantée de sa foire, elle qui s’est séparée d’une amulette proto-sumérienne, d’une tête de lion en pierre (Syrie), d’un portrait romain du IIIe siècle de notre ère, d’une statuette de bélier (Asie occidentale, fin du quatrième millénaire av. JC) et d’une idole d’Anatolie (2500 av. JC). Pour sa part, la Galerie 146 Autegaerden Rapin, a vendu l’ensemble de sa série de tabourets Le Corbusier ainsi qu’un meuble console de Paul Evans. Quant à eux, Bernard De Leye, Philippe Dufrasne, La Mésangère, Axel Vervoordt, Dartevelle, Chamarande, Artcade, Oscar De Vos, Remco van Leeuwen, Christian Deydier, Jacques Barrère, Flore, Claude Bernard, Tanakaya ou Mermoz se disaient ravi de leur présence à Bruxelles où ils ont rencontré des clients bien informés et connaisseurs, le volume global des ventes étant en progression par rapport à 2005.

Dans un souci de transparence, l’Art Loss Register (Registre des Œuvres d’Art Volées) ainsi que la police judiciaire belge ont été une fois encore conviés par le Comité organisateur de la Foire des Antiquaires de Belgique  afin de vérifier la provenance légale des objets exposés.

On notera dès à présent dans les agendas les dates de la 52ème édition, du 19 au 28 janvier 2007 sur le site de Tour et Taxis.

FOIRE DES ANTIQUAIRES DE BELGIQUE
Rue Ernest Allard 32, 1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be

05/02/05

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2005

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2005

Le 30 janvier 2005, la 50ème édition de la Foire des Antiquaires de Belgique fermait ses portes sur un excellent cru qui, s’il vit converger un nombre plutôt stable de plus ou moins 30.000 visiteurs, a donné satisfaction à l’ensemble des exposants qui rencontrèrent une grande quantité d’amateurs, collectionneurs et professionnels des antiquités. De l’avis unanime, le succès s’est à nouveau concrétisé par un volume de vente variable, légèrement en dessous par rapport à l’année précédente mais jugé excellent vu l’état du marché international. Une sélection très pointue des exposants, un contrôle rigoureux effectué par des comités d’experts non exposants, tout comme un public plus « select » de même qu’une presse élogieuse ont confirmé la place de la foire au troisième rang dans le calendrier des grandes manifestations européennes, derrière TEFAF Maastricht et la Biennale des Antiquaires de Paris.

Evénement de qualité et de prestige, le très beau salon d’antiquités qui vient de se clôturer une fois encore sur le prestigieux site de Tour et Taxis doit beaucoup au Comité, à l’équipe de management qui a su, depuis 3 ans, grâce à un dynamisme hors pair allié à une organisation très professionnelle, développer des objectifs dignes d’une grande foire internationale. Depuis 1955, la Foire des Antiquaires de Belgique, la plus ancienne au monde, organisée par la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique, fondée en 1919 constitue l’événement annuel incontournable en matière d’antiquités et d’œuvres d’art.

Les superbes et immenses halls du bâtiment A de l’ancienne gare de triage de Tour & Taxis qui, depuis 2004, accueillent le salon, n’ont pas failli à leur réputation d’agrément et d‘accessibilité. Une fois encore, l’équipe du bureau Volume (Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot) a su apporter, en une profusion de vélums en camaïeux de vert absinthe, une touche inimitable à la valorisation de l’espace architectural. Comme à chaque édition, cette mise en espace fut relayée par le soin tout particulier que les antiquaires eux-mêmes ont veillé à apporter à la conception et à la décoration de leurs stands. En outre, luxe suprême, les allées du salon étaient ponctuées de robes et créations par Gerald Watelet, l’un des meilleurs ambassadeurs de la Haute Couture belge à Paris!

Sur une superficie laissée à la discrétion de chaque exposant, mais qui permet le rassemblement d’une bonne centaine de stands, c’est surtout la rigueur de la sélection et l’attention toute particulière portée aux journées d’expertise, le fameux ‘vetting’, effectué par 52 experts non exposants et en grande partie conservateurs de musées et scientifiques issus du monde entier qui permirent de rencontrer les attentes qualitatives d’un public toujours plus exigeant. Le succès des visites guidées, lesquelles proposaient un tour de la foire à travers les 50 objets muséaux phares (voir liste jointe).

Nous avons noté les résultats suivants, la Manufacture Royale De Wit a vendu 7 magnifiques tapisseries flamandes d’une très grande qualité, le domaine de l’argenterie et de la bijouterie ont enregistré des ventes d’un très haut niveau, la peinture belge du XXème siècle a eu de très bons résultats tandis que les arts primitifs et chinois ont eu plus de difficultés pour vendre leurs pièces exceptionnelles, les dessins anciens se sont bien vendus surtout les dessins italiens et français et enfin un large et bel éventail de sculptures renaissance et baroque était proposé.

Les exposants étaient plutôt satisfaits du niveau de leurs ventes dans un marché soutenu par des clients bien informés et connaisseurs.

L’Art Loss Register (Registre des Œuvres d’Art Volées) ainsi que la police judicaire belge ont été conviés par le Comité organisateur de la Foire des Antiquaires de Belgique  afin de vérifier la provenance légale des objets exposés.

Le Laboratoire du Dr Gysels (analyse des objets par scanners à rayons) était également invité afin de mieux informer le public sur cette technique d’analyse.

On notera dès à présent dans les agendas les dates de la 51ème édition de l’événement du  20 au  29 janvier 2006, sur le site de Tour et Taxis.

FOIRE DES ANTIQUAIRES DE BELGIQUE
Rue Ernest Allard 32, 1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be

13/03/04

Art Karlsruhe 2014 : Bilan positif pour le salon d'art

Lancement couronné de succès pour le nouveau salon artistique art KARLSRUHE

La première édition du nouveau salon art KARLSRUHE a été un franc succès. Selon les organisateurs, plus de 20 500 personnes ont visité ce salon artistique qui s’est tenu pendant quatre jours au nouveau parc des expositions de Rheinstetten et qui a fermé ses portes dimanche. « Nous sommes fiers de Karlsruhe et du land de Bade-Wurtemberg » a déclaré Claus Hähnel, gérant de la société organisatrice Karlsruher Messe- und Kongress-GmbH, qui avait espéré pour sa part une affluence entre 12 000 et 17 000 personnes. « Tout salon artistique vit de l’acceptation de la région au sens large et ce salon nous a démontré que de nombreux d’amateurs d’art au Bade-Wurtemberg, mais aussi en Hesse, en Rhénanie Westphalie et en Alsace sont réellement intéressés par la mise en place d’un salon à cet endroit » a renchéri M. Hähnel. Ewald Karl Schrade, chef de projet et administrateur d’art KARLSRUHE tire le bilan suivant : « Le salon n’a pas seulement dépassé toutes nos attentes, il a même exaucé nos vœux les plus chers. Sur ce salon, une sensation d’appartenance à un même tout s’est vite faite ressentir. »

82 galeries venant de neuf pays différents ont participé au premier salon artistique à jamais avoir eu lieu dans le land de Bade-Wurtemberg. Le bilan est positif sur toute la ligne. Le salon art KARLSRUHE s’est avéré être une « perle entre Bâle et Cologne », c’est du moins ce qu’a déclaré Norbert Blaeser, propriétaire d’une galerie à Steffeln. Et Klauspeter Westenhoff de l’association de galeries Westenhoff Schwarzer sise à Hambourg et Düsseldorf de confirmer « tout nouveau, tout beau. » Les éloges n’ont pas tari sur l’ambiance dans ces halls légers et baignés de soleil. Le concept misant sur des stands aux dimensions généreuses, des suspensions aériennes, de larges allées et des places pour sculptures ouvertes a touché, selon les dires des galeristes, le cœur des visiteurs. De nombreux exposants ont annoncé avoir fait d’importants bénéfices. La galerie de Mayence van der Koelen a trouvé entre autres un acheteur pour la sculpture « Baum » [arbre] de Günther Uecker (75 000 euros). La galerie CP de Wiesbaden a vendu au collectionneur de Baden-Baden, Frieder Burda, deux peintures à l’huile de Michael Bach (7 000 resp. 8 500 euros)

Les artistes émergents ont également su emballer le public de Karlsruhe. La galerie Rothamel d’Erfurt a vendu la toile grand format nommée « So oder so » [d’une manière ou d’une autre] de Moritz Götze (12 000 euros) ainsi que le collage urbain « Flatiron » du jeune artiste Thitz (6 000 euros). Dans les premières 24 heures ayant suivi l’ouverture du salon, la galerie munichoise An der Pinakothek der Monderne a vendu trois œuvres de l’étoile montante italienne Marco Tamburro ainsi que cinq travaux de l’artiste féminine originaire de Karlsruhe, Susanne Zuehlke.

« Je reviendrais quoi qu’il advienne » a annoncé Edwin Vömel, propriétaire d’une galerie à Düsseldorf et affirme vouloir à l’avenir concentrer ses activités en matière de foire et d’exposition sur le salon art KARLSRUHE. Gérard Schneider de la Galerie Française munichoise désire également rester fidèle à ce salon. Il a en effet trouvé des acheteurs pour les œuvres graphiques de Georges Braque, Pablo Picasso et de Serge Poliakoff.

Parmi les galeries étrangères, les échos sont tout aussi positifs. Le galeriste Roland Aphold venu de Bâle par exemple a accueilli à son stand des « clients venant de Bonn à Bâle ». La galerie parisienne Arlette Gimaray, une des huit galeries françaises représentées au salon art KARLSRUHE, a vendu entre autres quatre collages de Bernard Aubertin (5 200 euros chacun) réalisés à base d’allumettes.

Dans le cadre d’une enquête réalisée auprès des visiteurs, 95 pour cent des personnes interrogées se sont déclarées prêtes à revenir pour la prochaine édition d’art KARLSRUHE. Les compétences en matière d’art du public ayant visité le salon de Karlsruhe se voient confirmées non seulement par les nombreuses déclarations des galeristes mais également par les résultats de l’enquête : plus de 70 pour cent des personnes interrogées ont déclaré visiter d’autres salons artistiques. La majeure partie des visiteurs est venue le week-end et à l’occasion du vernissage qui a eu lieu mercredi après-midi. Les autres journées ont toutefois connu une grande affluence. « Je n’ai encore jamais vu un salon artistique ayant enregistré tant de visiteurs le jeudi » se réjouit Friedrich W. Kasten, propriétaire d’une galerie d’art à Mannheim.

La deuxième édition d’art KARLSRUHE aura lieu du 3 au 6 mars 2005 au parc des expositions de Rheinstetten.

21/02/04

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2004

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2004

Le 15 février, la Foire des Antiquaires de Belgique 2004 fermait ses portes sur une édition exceptionnelle qui vit converger vers ses nouveaux quartiers quelques 29 000 visiteurs, dépassant de loin les objectifs avoués des organisateurs ! C’est en masse, en effet, qu’amateurs, collectionneurs et professionnels des Antiquités se sont rendus à cette 49ème édition qui, de l’avis unanime, fut un immense succès et renforce la dimension internationale de l’événement. Une sélection rigoureuse des exposants, un contrôle très strict effectué par de nombreux experts de même qu’une presse particulièrement élogieuse ont définitivement placé la foire dans le peloton de tête du calendrier des grandes manifestations européennes comme Maastricht ou la Biennale. 
  
‘Magnifique ! Merveilleuse ! Sublime ! Enchanteresse !’, les qualificatifs n’étaient jamais assez élogieux pour distinguer le très beau salon d’antiquités qui vient de se clôturer sur le site de Tour & Taxis. Depuis 1955, la Foire des Antiquaires de Belgique, l’une des plus anciennes au monde, organisée par la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique, constitue un événement incontournable en matière d’antiquités. Chaque année, et 2004 a amplifié encore cet état de fait,  elle constitue pour les amateurs, l’occasion de regarder, s’informer, prendre la température du marché et faire de nouveaux contacts.

Le nouveau lieu d’accueil, les superbes et immenses halls du bâtiment A de l’ancienne gare de triage de Tour & Taxis, a été certes pour beaucoup dans le succès retentissant de cette édition. Chacun se félicitant de sa facilité d’accès, de son côté pratique comme de l’élégance de son bâti et du soin tout particulier que les décorateurs du bureau Volume (Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot) ont apporté à la valorisation de l’espace architectural. Les antiquaires ne furent pas en reste puisque plusieurs stands furent particulièrement remarqués pour la somptuosité de leur mise en espace.

Outre le fait que la superficie, quatre fois supérieure à celle du Palais des Beaux-Arts,  permit le rassemblement de près du double d’exposants (97), c’est surtout la rigueur de la sélection et l’attention toute particulière portée aux journées d’expertise, le fameux ‘vetting’, effectué pour la première fois en Belgique par un comité d’experts totalement indépendants des exposants, qui permirent de rencontrer à ce point les attentes qualitatives de l’exigeant public du salon. L’offre artistique variant toujours de l’Antiquité au classicisme moderne, le souci de qualité et d’exception constitue l’une des préoccupations majeures des organisateurs. La 49ème édition de la foire a donné raison à leur souci d’excellence.

Le renforcement de la qualité s’est ainsi traduit par un maintien sensible du volume des ventes. La peinture et les arts dits non européens étant particulièrement prisés cette année. Ainsi chez Jan De Maere où, entre autre, une oeuvre de Joyant, Venise le Grand Canal, a été payée 16.000 €. Chez Zeberg, plusieurs meubles italiens de la Haute Epoque ont été vendus tandis que, actualité oblige, Harold T’Kint se séparait de trois œuvres de Khnopff dont l’exceptionnelle Apollonide et un merveilleux petit Paysage à Fosset. Chez Lancz, on a vendu une très belle gouache et pastel de la main de Théo Van Rysselberghe, le Couvent des  Ursulines a noté un intérêt tout particulier pour le mobilier Charles X, dont il s’est fait la spécialité, tandis que Bernard De Leye se réjouissait de la vente de plusieurs boîtes exceptionnelles en or ainsi que de la fameuse décoration de la Toison d’Or offerte par Louis-Philippe au Duc de Nemours.

La Foire des Antiquaires de Belgique est toujours l’occasion de découvertes exceptionnelles. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour le Cinquantième anniversaire de l’événement, du 21 au 30 janvier 2005, sur le site de Tour et Taxis.

Chambre Royale des Antiquaires de Belgique
Rue Ernest Allard 32, 1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be