Showing posts with label foire art Belgique. Show all posts
Showing posts with label foire art Belgique. Show all posts

29/11/24

KIK- IRPA – Royal Institute for Cultural Heritage @ BRAFA 2025, Brussels

KIK- IRPA – Royal Institute for Cultural Heritage 
BRAFA 2025, Brussels 
January 26 – February 2, 2025

© KIK-IRPA, Brussels

© KIK-IRPA, Brussels

Since its founding in 1948, the Royal Institute for Cultural Heritage (KIK-IRPA) has played a pioneering role in the preservation of a wide variety of heritage objects, including paintings, wood and stone sculptures, tapestries, precious metals, glass and elements of architectural heritage. The building in Brussels that has housed KIK-IRPA since 1962 was the first in the world to be specially designed to encourage an interdisciplinary approach to conserving works of art, in which restorers, chemists, engineers, imaging specialists, photographers and art historians work together. Approximately 100 of its scientists are working on ambitious projects at both national and international levels.

KIK-IRPA is best known for its prestigious restorations, such as that of the Adoration of the Mystic Lamb by the Van Eyck brothers in the former baptistery of Ghent's Saint Bavo Cathedral. In its state-of-the-art laboratories, advanced tools such as 3D microscopy, macro-XRF, and radiocarbon dating provide crucial insights into the materials and techniques used by artists and craftsmen, helping to ensure the proper preservation of cultural treasures for future generations. Great importance is attached to rigorous documentation and art history research. For example, the Institute preserves Belgium’s collective visual memory in the BALaT online database, which contains over a million photographs of cultural objects, hundreds of thousands of which can be downloaded free of charge.

At BRAFA 2025, the Royal Institute for Cultural Heritage will be showcasing the many facets of its work, from art conservation and restoration to heritage management and scientific analysis, in a space next to the King Baudouin Foundation. Visitors are invited to discover how specialists analyse and document works of art, providing fascinating insights into their history and their crafting techniques. 

Workshops will be held every day at 2 p.m. and 5 p.m. for members of the public to learn about methods of conserving works of art and to explore the technologies that are currently in use. Experts will also share fascinating discoveries from their research, illustrating how scientific methods and modern technology are unlocking new dimensions for the understanding of historical works of art.

Workshops can only be booked via the
BRAFA website: www.brafa.art

From Sunday, January 26th to Sunday, February 2nd, 2025, from 11 a.m. to 7 p.m.
Brussels Expo – Halls 3 & 4 – Place de Belgique 1, 1020 Brussels

Royal Institute for Cultural Heritage – KIK- IRPA

BALaT online database

18/04/23

Art Brussels 2023 - Salon d'Art Bruxelles - 39e édition @ Brussels Expo - 152 galeries - 800 artistes

Art Brussels 2023 - 39e édition
Brussels Expo | Halls 5 & 6
20 – 23 avril 2023

Adjei Tawiah
Adjei Tawiah 
Waiting for Love, 2023 
Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Gallery 1957 

Louka Anargyros
Louka Anargyros 
Locker Room  
Vue d’exposition, juin 2022, SEPTIEME Gallery 
© Nicolas Brasseur 

Stephan Balkenhol 
Vue d’exposition à la KETELEER Gallery, 2021
Courtesy of Keteleer Gallery, Antwerp

La 39ème édition de Art Brussels se tiendra du 20 au 23 avril 2023 à Brussels Expo. L'une des foires les plus anciennes et les mieux établies d'Europe, Art Brussels est réputée pour la qualité de ses découvertes. Cette année, 152 galeries issues de 32 pays différents présentent un éventail de talents établis et émergents aux côtés d'artistes à redécouvrir. La foire accueille le top des galeries contemporaines, avec la présence de plus de 800 artistes au sein d'un programme d'une grande vitalité. Outre les nouvelles initiatives et les projets commandés pour l’occasion, les œuvres présentées à Art Brussels s’emparent de la technologie et de l'intelligence artificielle, de la spiritualité et du mysticisme, ainsi que des thèmes liés à la racialisation, l'identité et la politique de genre.

Les galeries participantes sont divisées en quatre sections différentes en fonction des artistes exposés : PRIME (pour les artistes établis ou à mi-carrière), DISCOVERY (artistes émergents), REDISCOVERY (artistes du 20ème siècle sous-représentés) et SOLO (présentations individuelles).

La foire confirme son attachement aux programmations spécifiques en accueillant un grand nombre de présentations SOLO,  avec 29 galeries proposant le travail d'artistes individuels.

Les principales présentations SOLO comprennent : Jim Dine chez TEMPLON (Paris, Bruxelles), pionnier prolifique et audacieux des « happenings » artistiques des années 60 ; Gavin Turk chez MARUANI MERCIER (Bruxelles, Knokke, Zaventem), membre du mouvement YBA (Young British Artists Group) dont les installations et les sculptures ludiques recontextualisent des objets du quotidien en interrogeant les notions d'auteur, d'authenticité et d'identité ; Thilo Heinzmann chez dépendance (Bruxelles), avec trois nouvelles peintures réalisées à partir d’applications vigoureuses d'amas de pigments ; Ria Verhaeghe chez Richard Saltoun (Londres, Rome), dont la série Verticals présente des images d'avis de décès, disposées dans une forme verticale et éthérée sur un fond saisissant recouvert de feuilles d'or ; et Hans Op de Beeck chez Ron Mandos (Amsterdam), dont le travail évoque la complexité des sociétés contemporaines et la quête universelle de sens.

La meilleure présentation SOLO sera récompensée par le Prix SOLO (avec le soutien de Hiscox) qui verra 10 000 euros alloués à l'artiste lauréat.

Liste complète de projets SOLO : Angel Vergara Axel Vervoordt Gallery |Tessa Perutz Baronian | Korakrit Arunanondchai CLEARING | Marinella Senatore Ceysson & Bénétière | Regine Schumann Dep Art Gallery | Thilo Heinzmann dépendance | Marria Pratts Everyday Gallery | Noé Sendas Galeria Presença | Ryan Wilde Galerie Julien Cadet | Jérémie Cosimi Galerie Les Filles du Calvaire | Hans Op de Beeck Galerie Ron Mandos | Dirk Van Saene Gallery Sofie Van de Velde & PLUS-ONE Gallery | Willehad Eilers Harlan Levey Projects | Catherine Repko Huxley-Parlour | Navid Nuur Jahn und Jahn | Léonard Pongo Kristof De Clercq gallery | Marcos Avila Forero LMNO | Gavin Turk MARUANI MERCIER | Thu Van Tran Meessen De Clercq | Giangiacomo Rossetti Mendes Wood DM | Ana Karkar Nosbaum Reding | Rodrigo Hernández P420 | Ria Verhaeghe Richard Saltoun Gallery | Aneta Kajzer Semiose | Kate Gottgens SMAC Gallery | Machteld Rullens Sorry We're Closed | Jonny Niesche The Hole | Jim Dine TEMPLON | Nathanaëlle Herbelin Xavier Hufkens. 

La vitesse et la fréquence de l'obsolescence au sein de la technologie commerciale sont abordées par plusieurs artistes. Dans DISCOVERY, la présentation solo de Jonas Lund chez OFFICE IMPART (Berlin) marque la première exposition créée entièrement avec ChatGPT, explorant l'éthique et les possibilités de l'IA dans la création artistique. Dans PRIME, le travail de Guy Yanai chez Praz Delavallade (Los Angeles, Paris) dépouille les références au monde matériel en créant une expérience visuelle qui se rapproche de l'imagerie numérique ; et chez SANATORIUM (Istanbul), les œuvres de Christiane Peschek forment l'interface entre la post-photographie, le post-internet, la peinture et le texte, à mi-chemin entre les processus analogiques et la transformation numérique et virtuelle.

D'autres artistes explorent le mysticisme et la spiritualité par la représentation de rituels, d'expériences chamaniques et transcendantales ou de mondes oniriques imaginaires. Dans DISCOVERY, Kemi Onabulé chez Sim Smith (Londres) s'inspire de la figuration des cultures et des peuples anciens, envisageant les êtres humains et les âmes comme des entités symboliques plutôt qu'individualistes. Dans PRIME, Rodrigo Hernández chez P420 (Bologne) présente ses grandes œuvres en laiton doré martelées à la main dans une atmosphère dévotionnelle suspendue entre rêve et réalité, et Kendell Geers chez ADN Galeria (Barcelone) tisse des liens entre diverses traditions afro-européennes comme l'animisme, l'alchimie, les rituels et le militantisme, le tout teinté d'humour noir, d'ironie et de contradictions culturelles.

L'événement accueille également des créations portant sur les notions de genre, d'identité et de corps. Parmi les exemples présentés dans DISCOVERY, citons melanie bonajo à AKINCI (Amsterdam), dont l'installation immersive donne un aperçu de son travail présenté à la Biennale de Venise sur le corps et l'identité sexuelle en 2022; Louka Anargyros chez SEPTIEME Gallery (Paris, Cotonou) dont la construction d'un vestiaire de motoGP avec des combinaisons de protection en céramique interroge la masculinité et ses symboles ; Selma Selman à la KUK GALLERY (Cologne) dont le travail explore l'isolement raciste, la classification et la dénonciation de ceux qui sont « différents » ou « étrangers » ; et Ali Salazar à la Ginsberg Galeria (Lima, Madrid) qui présente cinq œuvres appartenant à la série Unworthy of Being Human, dont les personnages sans sexe et parfois sans visage sont dépeints dans un état de métamorphose.

Art Brussels a toujours été un incubateur de jeunes talents, et un certain nombre d'artistes de moins de 35 ans exposent dans la section DISCOVERY : Hugo Cantegrel à la Galeria Foco (Lisbonne), qui présente quatre œuvres différentes autour du discours théorique postmoderne et la nature relative de la vérité ; Pei-Hsuan Wang chez Ballon Rouge (Bruxelles), avec une installation immersive qui fait partie d'une enquête sur la véritable relation qu’elle entretient avec sa nièce Iris ; Rudi Ninov à la Sarieva / Gallery (Plovdiv), dont le projet solo Voice Lines s'inspire du premier paragraphe du MANIFESTO du poète visuel et d'art postal Vesselin Sariev; et Luana Vitra à la Galeria Bruno Murias (Lisbonne) qui, en dialogue avec l'artiste Bruno Cidra, traduit une connexion intense sur la mémoire et l’émotion à travers l'utilisation du métal, du fer et de la rouille. En reconnaissance de leur soutien aux artistes émergents, la galerie gagnante sera récompensée avec le Prix Discovery de 5 000 euros, soutenu depuis 2018 par Moleskine.

Une section REDISCOVERY élargie (12 galeries contre 7 en 2022) permettra aux visiteurs de découvrir des perles créées entre 1945-2000 par des artistes injustement sous-représentés, issus d'une génération plus ancienne ou disparue. Autre nouveauté pour 2023, REDISCOVERY dispose d'un espace dédié et comprend des présentations d'œuvres des années 70, dont le travail de Vincentiu Grigorescu (1923-2012) avec 418 Gallery (Munich, Cetate), qui a adopté l'expression géométrique et l'abstraction pour s'affranchir du réalisme socialiste imposé par les autorités politiques ; Sibylle Ruppert (1942-2011) avec Blue Velvet Projects (Zürich), dont l'œuvre radicale et l'esthétique brutale oscillent entre le surréalisme sombre et l'érotisme, abordant le trauma dans une démarche intime et puissante ; et TAPTA (1926-1997) avec Maurice Verbaet Gallery (Knokke), qui fut l'un des membres les plus importants d'une génération d'artistes engagés dans la redéfinition de la sculpture par l'utilisation de fils et de textiles.

D'autres initiatives et projets artistiques présents :

REVELATIONS par Delen Private Bank & Banque Van Breda
Avec l'installation artistique "Revelations", Delen Private Bank et la Banque Van Breda invitent les visiteurs à pénétrer dans un cube en quête de réflexion et d'introspection. De l'extérieur, le cube semble trouble, voilé par une couche de brouillard. À l'intérieur, tout est clair comme de
l'eau de roche. Une série de miroirs crée un sentiment d'infini et de transparence. Peu à peu, le visiteur va à la rencontre de lui-même, sous tous les angles. Que lui révèlent les miroirs sur lui-même ? La réalité du visiteur est-elle toujours la même en sortant du cube ? Un passage de quelques minutes à peine incite à une brève contemplation, une confrontation, voire même un frisson.

The KickCancer Collection
La KickCancer Collection consiste en un mur géant (au sein de la foire) d'oeuvres d'art au format d’une carte postale. Toutes les oeuvres sont vendues pour un prix fixe de 400 € intégralement reversés à la fondation belge KickCancer, laquelle finance la recherche sur le cancer des enfants et offre des moyens d'action aux patients et à leurs familles. Les oeuvres sont vendues de manière anonyme (signées au dos). Le nom de l'artiste n'est révélé qu'après l'achat de l'oeuvre.

La Carte Blanche 2023 de Ruinart avec Eva Jospin
Pour la Carte Blanche 2023 de Ruinart à Art Brussels, Eva Jospin s'est inspirée de la Champagne et de l'histoire de la Maison pour créer un paysage minéral et végétal. Nourrie de références de la culture de la Maison et de la transmission d'un savoir-faire intimement lié au terroir, l'installation d'Eva Jospin s'appuie sur des strates temporelles et géologiques. L'entrelacement des strates nous guide et nous fait déambuler dans le paysage, les yeux grands ouverts. Réalisé principalement en carton, matériau de prédilection de l'artiste, ce royaume nous rappelle que la créativité peut transformer l'ordinaire en extraordinaire. Célébrant la patience et la répétition des gestes, mais aussi la part de mystère présente dans chaque oeuvre, son travail fait écho à l'élaboration du champagne, qui sublime le raisin par une alchimie de fermentation et un savoir-faire unique. Ouverte à de multiples interprétations, l'installation d'Eva Jospin évoque subtilement une promenade dans la région de la Champagne à travers les âges. Eva Jospin est représentée par la galerie Suzanne Tarasieve qui compte parmi les galeries participantes d'Art Brussels. L'artiste française présente également son exposition Panorama à la Fondation Thalie du 15 avril au 15 juillet 2023.

The Violet Wallpaper par Laurie Charles – avec Fédération Wallonie-Bruxelles – Commissariat par Zeynep Kubat
Laurie Charles (°1987) réécrit l'histoire des maladies et des traitements d'un point de vue féminin. Pour cela, elle s'inspire profondément de sa propre expérience avec une maladie auto-immune. La société a pour habitude de minimiser, de généraliser ou de traiter avec condescendance les corps de personnes malades, les corps des femmes, les corps de personnes de couleur, les corps de personnes handicapées, les corps traumatisés, les corps de personnes en surpoids, les corps de personnes défavorisées. Les conditions de travail domestique de ces corps s'aggravent dans un contexte post-covid, influencé par plusieurs guerres et une récession économique. Laurie relie la politique du marché du travail à la politique du corps à travers son installation, inspirée de la nouvelle The Yellow Wallpaper (1892) de Charlotte Perkins Gilman.

A la mémoire de Mark Vanmoerkerke - Stibbe Lounge
L'exposition dans le salon de Stibbe, un important cabinet d'avocats international indépendant, présentera une sélection d'oeuvres de la collection privée de la famille Vanmoerkerke, soigneusement choisie pour honorer la vie de l'entrepreneur, collectionneur, ami, mari et père, feu Mark Vanmoerkerke, décédé le 26 octobre 2022. L'exposition présentera des oeuvres des artistes suivants : Alighiero Boetti, Maurizio Cattelan, Sam Durant, Lucio Fontana, Robert Longo, Léo Marfurt, Gerhard Richter, Ed Ruscha, Cindy Sherman et Wolfgang Tillmans.

BeCraft
L’Histoire démontre que les créateurs se sont éloignés des conceptions originelles décorative ou usuelle des Arts appliqués pour exploiter de nouvelles techniques et matières, être en phase avec leur actualité. Depuis 1981, l’ASBL BeCraft demeure le seul représentant en Fédération Wallonie-Bruxelles pour les Arts appliqués contemporains. Le travail mené par son équipe pour la valorisation des artistes, la pérennisation des savoir-faire et la sensibilisation du public est donc fondamental. BeCraft constate un intérêt croissant pour les créations liées aux Arts appliqués contemporains. Cette progression réjouissante ouvre des perspectives d’avenir quant à leur reconnaissance sur le marché de l’Art. Par sa présence sur le Salon, BeCraft vise à appuyer la qualité des créations liées aux Arts appliqués et à leur pertinence dans cet environnement.

Art Brussels 2023

02/02/17

BRAFA 2017 : 61.250 visiteurs accueillis

BRAFA 2017 : 61.250 visiteurs accueillis


BRAFA 2017
La BRAFA 2017 s’est clôturée sur un nouveau record de fréquentation
Photo : Emmanuel Crooÿ

La Brafa a refermé ses portes dimanche 29 janvier sur un nouveau record de fréquentation avec un total de 61.250 visiteurs accueillis.
« Cette nouvelle progression nous ravit », indique Harold t’Kint de Roodenbeke, Président de la Brafa. « Bien que j’aie souvent répété qu’un record de fréquentation lors de chaque édition ne constitue pas un objectif en soi, cette progression constante prouve que notre événement est de plus en plus attractif, et que notre volonté d’ouverture à tous les publics porte ses fruits. J’espérais au fond de moi-même que nous franchirions cette année cette barre symbolique des 60.000 visiteurs. Ce nouveau cap ne peut que renforcer la place phare qu’occupe la Brafa parmi les plus grandes foires d’art européennes. ».
De l’avis général des 132 marchands d’art originaires de 16 pays participant à cette édition 2017, l’augmentation du public fut particulièrement sensible parmi les visiteurs étrangers. Non seulement en provenance de France, des Pays-Bas, d’Allemagne ou du Grand-Duché de Luxembourg mais aussi de pays comme la Suisse, la Grande-Bretagne ou encore la Russie dont plusieurs acheteurs importants se sont déplacés.
Harold t’Kint de Roodenbeke : « Depuis plusieurs années, nous consentons des efforts importants de promotion dans ces divers pays et il semble que cette politique à long terme soit aujourd’hui récompensée. Nous ne comptons pas nous arrêter en bon chemin, car nous sommes conscients qu’il demeure encore un large potentiel à explorer. »
En termes de ventes, celles-ci apparaissent également supérieures à l’an passé. 
« Beaucoup de confrères me confient d’excellents niveaux de ventes, et aussi beaucoup de nouveaux clients. Je pense que le contexte nous est favorable car on sent que les clients ont envie de se faire plaisir tout en diversifiant leur patrimoine par l’acquisition d’une belle oeuvre d’art. La beauté peut être une alliée de la finance ! ». Et de conclure : « Tous les marchands qui ont préparé spécifiquement leur participation à la Brafa ont vu leurs efforts couronnés de succès. Le collectionneur d’aujourd’hui recherche toujours plus des oeuvres rares ou rarement montrées. C’est un défi pour tous les marchands, mais il constitue en fait l’essence de notre métier ! »
BRAFA Art Fair
www.brafa.art

29/12/13

BRAFA, Brussels Art Fair 2014

BRAFA Art Fair 2014 
Tour & Taxis, Bruxelles 
25 janvier - 2 février 2014 



Forte d’un nombre record de 48.000 visiteurs accueillis lors de son édition 2013, la BRAFA, Brussels Antiques & Fine Arts fair (ancienne Foire des Antiquaires de Belgique)  caresse l’ambition d’atteindre et de dépasser le cap symbolique des 50.000 entrées pour sa prochaine édition. Plus que jamais, les 131 exposants belges et internationaux réunis sous les vastes halles classées de Tour & Taxi, auront à cœur d’offrir la plus haute qualité en matière d’art ancien, moderne et contemporain, dans des mises en scène raffinées. Invité d’honneur 2014, le Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren, apportera une touche colorée au cœur de la Capitale européenne qui renforcera ainsi sa position dominante dans le domaine des arts premiers.

En tant que premier rendez-vous international du marché de l’art de l’année, la BRAFA est toujours attendue avec intérêt et curiosité par nombre de collectionneurs et de professionnels de l’art. Pour son édition 2014, elle réunira 131 exposants, parmi lesquels 51 belges (38%) et 80 internationaux (62%), originaires de plus d’une douzaine de pays : Allemagne, Autriche, Canada, Danemark, Espagne, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Italie, Japon, Luxembourg, Monaco, Pays-Bas, Suisse et USA.

Chaque édition constitue une opportunité de découvrir de nouvelles galeries, parmi lesquelles cette année James Bauerle Kunsthandel (Copenhague), Carpenters Workshop Gallery (Londres), Cité de la Céramique (Sèvres), Yann Ferrandin (Paris), Foundation Fine Art SVB (Montreux), Willy Huybrechts (Paris), Kovacek Spiegelgasse (Vienne), Lux Art Consulting (Luxembourg), Robertaebasta (Milan), Kunstberatung Zürich AG (Zürich), Pierre Segoura (Paris) ou encore Costermans (Bruxelles) qui fêtera ses 175 années d’existence durant la BRAFA. Les visiteurs de la foire se réjouiront également de retrouver les galeries Michel Descours (Lyon), Bernard Dulon (Paris), Jan Roelofs (Maastricht), Schoffel-Valluet (Paris), Seghers (Ostende) et Tradart (Genève – Bruxelles).

Parmi la vingtaine de spécialités représentées dont l’archéologie, les antiquités, les arts premiers, le mobilier, les peintures et dessins, les sculptures, l’orfèvrerie, les arts asiatiques, les tapis et tapisseries, les livres anciens, les céramiques et porcelaines sans oublier, la numismatique ou les objets de curiosité, la tendance globale est à une stabilisation entre leurs divers représentants, avec toutefois un certain renforcement des départements des Maîtres anciens et du design du XXe s. dont le nombre d’amateurs ne cesse de progresser, alors que les spécialistes des arts premiers bénéficieront probablement de la présence du Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren.

Les collectionneurs attentifs retrouveront à la BRAFA nombre d’enseignes qui participent notamment aux autres événements de référence du marché, à Paris, Londres ou Maastricht, et synonymes de la plus haute qualité. C’est le fruit d’une politique à long terme menée depuis plusieurs années plaçant la qualité au premier rang des exigences, et la plus grande rigueur lors des journées de ‘vetting’ assurées par une centaine d’experts indépendants. Mais la BRAFA n’omet pas non plus de s’adresser aux nouvelles générations de collectionneurs, à la recherche d’œuvres et d’objets potentiellement prometteurs de valeur ajoutée dans le futur.

Les ‘Collections singulières’ du Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren

Bruxelles s’affirme depuis de longues années en tant que place incontournable sur le marché des arts premiers, en plein essor. Pour conforter cette réputation, la BRAFA 2014 aura pour invité d’honneur le prestigieux Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren, musée de référence mondiale dans ce domaine, avant que celui-ci ne ferme ses portes jusqu’en 2017 pour une rénovation en profondeur. Réunis sous le titre ‘Collections singulières’, des masques – pour certains extrêmement rares ou jamais exposés -, statues, parures, totems, objets ethnographiques issus des vastes collections du musée démontreront à quel point l’art africain a pu influencer l’art moderne et contemporain.

Nouveautés 2014

L’édition 2014 sera aussi marquée par plusieurs nouveautés importantes. Ainsi de l’adoption d’un nouveau design basé sur le seul sigle et le lettrage BRAFA, qui désigne désormais ‘Brussels Art Fair’. Cette évolution de l’image et cette contraction sémantique s’expliquent par le souhait d’englober toutes les spécialités représentées à la BRAFA, lesquelles se sont diversifiées et enrichies au fil des années, tout en s’adressant le plus simplement possible à l’ensemble de ses publics, y compris à ceux qui ne la connaîtraient pas encore ou en auraient une image tronquée. Ce même souci de simplification prévaut pour le nouveau website, plus pratique, plus facile à utiliser tout en offrant davantage de contenu. Les applications mobiles (étendues désormais aux utilisateurs d’Android), les diverses ‘news’ diffusées via le website, Facebook ou Twitter complètent également l’arsenal des canaux de communication de la foire.

La BRAFA 2014 proposera également tous les jours à 14h30, un tout nouveau cycle de conférences, accessibles gratuitement à tous les visiteurs, qui aborderont des sujets variés et mobilisateurs, données par des orateurs de renom international. Enfin, l’introduction d’une ‘BRAFA Privilege Card’ permettra aux galeries d’offrir à leurs meilleurs clients une série d’avantages aux expositions temporaires, musées, restaurants ou hôtels à Bruxelles.

Enfin, la soirée inaugurale ‘BRAFA Exclusive’ du vendredi 24 janvier 2014 célébrera l’amitié franco-belge et sera placée sous le Haut Patronage de Monsieur Bernard Valero, Ambassadeur de France en Belgique.

Décoration 2014

Créateur fidèle et inspiré de la décoration d’ensemble de la BRAFA, le tandem Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot (Volume Architecture), a conçu pour l’édition 2014 un projet fluide et aérien, à connotation moderniste, se jouant de fils tendus ou suspendus le long des allées, évoquant la transparence et la troisième dimension. Le design des tapis de sols, quant à lui, a fait l’objet d’un concours lancé au sein de l’Ecole nationale des arts visuels de La Cambre : une quinzaine de projets, tous très créatifs et très aboutis, ont été soumis. L’heureux lauréat aura le grand privilège de voir son travail admiré par l’ensemble des visiteurs de la BRAFA.

BRAFA’14 – Bruxelles, Tour & Taxis.
Du 25 janvier au 2 février 2014, de 11 à 19h.
www.brafa.be

28/04/11

Art on Paper 2011 Drawing Fair Bruxelles

ART ON PAPER 2011 
Brussels Drawing Fair Bruxelles
28, 29, 30 avril & 1er mai 2011 

ART ON PAPER Affiche de l'édition 2011

Un jour et une discipline de plus : pour sa seconde édition, Art On Paper voit les choses en grand et s’ouvre à la photographie. Le vernissage aujourd'hui. La particularité de cette foire d'art est de se dérouler dans les chambres d'un hôtel où les oeuvres sont donc exposées dans un espace à taille humaine, sur les murs des chambres, sur les lits aussi, parfois.

ART ON PAPER, Bruxelles, 2010 
Photo courtesy Vo-Event


Cette année, dans les chambres claires, intimistes et épurées du White Hotel, la photographie s’accroche à côté du dessin. Quelques galeries spécialisées, quelques clichés, car les œuvres originales sur papier sélectionnées par des galeries Belges et internationales constituent toujours le cœur de Art On Paper, « une chambre, une galerie » assurant un rythme de visite et de rencontre tout en simplicité, en toute proximité. 

L’an dernier, le White Hotel de l’avenue Louise recevait 40 galeries belges, françaises, allemandes et hollandaises représentant une centaine d’artistes. Plus de 4000 visiteurs ont ainsi pu découvrir ou redécouvrir une discipline qui s’affirme enfin sur le marché de l’art contemporain.

Fort du succès de la première manifestation, cette deuxième édition de Art on Paper se déroulera de nouveau au WH et prolongera sa durée d’un jour pour rendre l’accès aux œuvres plus aisé, pour fluidifier la circulation des visiteurs et répondre à l’idéal d’accessibilité et d’ouverture de l’événement. Art On Paper s’étend donc à présent sur 4 jours, du 28 avril au 1er mai. 

Le dessin contemporain présenté dans tous ses états, avec des oeuvres modernes et contemporaines, s’ouvre aux découvreurs et découvertes, séduit et donne la possibilité matérielle d’acheter des pièces plutôt que de les maintenir dans une sphère inaccessible réservée à quelques rares acquéreurs. 

Les artistes - personnalités diverses réunies dans des espaces définis - déplient la vision de leurs disciplines, s’appuient sur le support fondamental, présentent un one-man-show ou un projet d’exposition spécifique sur minimum 1/3 de ses cimaises à un public nombreux et complémentaire de celui qui fréquente habituellement les galeries. 

ART ON PAPER Bruxelles 2010
Photo courtesy Vo-Event

L’art sur papier cesse d’intimider, bouscule les convenances. Pour cette édition de Art On Paper, les initiateurs du projet (Michel Culot pour Vo-event et Pierre Hallet, directeur de la GPH) offrent une visibilité de choix à un artiste émergeant. Celui-ci a été choisi parmi les artistes représentés par les galeries participantes et recevra gracieusement une des chambres pour y présenter un one man show. 

Il s'agit en l'occurrence d'un one woman show puisque c'est l'artiste Kate Lyddon qui a été retenue et qui présentera donc une exposition de ses oeuvres. KATE LYDDON, née à Brighton, Angleterre, en 1979, a fait des études artistiques de 1998 à 2006, à la Canterbury Christ Church University, Canterbury, à la Royal University College of Fine Arts, Stockholm, et au Chelsea College of Art and Design, London. Depuis 2006 on la voit régulièrement sur la scène artistique européenne, présentée entre autre à Art Verona 2009, à Slick Contemporary art fair 2009, et à Chic dessin et à Chic art fair 2010 à Paris, par La Galerie d’YS (Bruxelles), à la Galerie Anders Lundmark (Stockholm), à Malmö, Berlin, Milan et à Tate Modern à Londres. Sa première exposition personnelle a eu lieu à la Galerie d’YS à Bruxelles du 23 avril au 30 mai 2010. 

KATE LYDDON Crayon, encre, collage
Courtesy de l'artiste et de la Galerie d'YS, Bruxelles

KATE LYDDON Crayon, encre, collage
Courtesy de l'artiste et de la Galerie d'YS, Bruxelles

Une volonté assumée de mêler qualité et ouverture, un désir de s’adresser tant aux collectionneurs qu’aux amateurs et a un public simplement désireux de s’initier à l’art par le biais du support papier.

Quelle est la place du dessin contemporain dans le marché de l’art ? Pourquoi un tel salon à Bruxelles ? Pierre Hallet et Michel Culot livrent quelques éléments de réponse : « Le dessin revient en force par le biais de toutes sortes d’évènements qui lui sont consacrés (le mois du dessin à Paris, plusieurs salons, etc.). L’accessibilité financière à des œuvres et l’ouverture vers des artistes sinon peu “achetables” intéresse le public. C’est une expression de l’art plus “intime”, elle fait moins peur, elle provoque davantage de dialogue entre galeriste et amateur. En Belgique il existait une méfiance vis à vis des œuvres sur papier. Cette tendance s’inverse. 

ART on Paper apporte du contenu sur un  sujet peu ou pas assez développé à Bruxelles et en Belgique. Art on Paper présente une offre représentative de cette nouvelle tendance qu’est la présentation par les galeries des œuvres sur papier d’artistes reconnus ou émergents. Il y a un public de collectionneurs de plus en plus nombreux pour ce type de démarche car il y a là encore de réelles découvertes à faire et des œuvres à acquérir qui viennent compléter et enrichir la vision sur le travail et la démarche créative  d’un artiste.

Il n’existait pas de salon à Bruxelles et un salon très ciblé et défini intéresse bien plus qu’une énième foire. Il y a avait de la place pour ce salon pointu et spécialisé, qui se présente comme alternative crédible face aux poids lourds tels Art Brussels ou de l’autre côté aux salons plus axé sur le « fun shopping » comme  AAF.

ART ON PAPER Bruxelles 2010
Photo Courtesy Vo-event

La taille “humaine” du salon aussi est importante. Le propos de Art On Paper est aussi de présenter les œuvres dans un contexte différent et  original et de proposer aux visiteurs  une accessibilités décomplexée aux œuvres et aux artistes présentés par les galeristes et de permettre à ces derniers de faire un véritable travail de promotion mais en créant le dialogue et un contact plus intime favorisé par la présentation des œuvres en chambres. La galerie se transforme en véritable  « chambre d’amis », ce qu’aucun salon  ni aucune foire classique  ne peut proposer. On ne submerge pas le public. On discute plus autour d’un dessin qu’autours de n’importe quelle autre expression de l’art. C’est étonnant mais c’est réel. »

ART ON PAPER 2011 
Brussels Drawing Fair
White Hotel
212, avenue Louise 
1050 Bruxelles



08/02/09

BRAFA 2009 - Bilan de la Foire des antiquaires de Belgique

Brussels Antiques & Fine Arts Fair 2009

Affiche de la BRAFA 2009

Les organisateurs de la BRAFA 2009 qui s’est tenue du 23 janvier au 1er février, viennent d’en publier le bilan global.

Un sentiment de soulagement teinté d’optimisme prévalait à la clôture de la 54ème édition de la Foire des Antiquaires de Belgique – rebaptisée Brussels Antiques & Fine Arts Fair (BRAFA). Au terme de 10 jours d’exposition ayant permis d’accueillir quelque 36.000 visiteurs – chiffre en légère diminution par rapport à l’édition de 2008 –, le volume des ventes a été globalement assez soutenu, bien que les transactions les plus importantes aient souffert du climat économique actuel. Les marchands ont aussi constaté l’émergence d’un nouveau public plus jeune, informé, connaisseur, prêt à acquérir des oeuvres de bonne qualité.

Lors de l’inauguration officielle de la Foire les exposants étaient dans l’expectative quant au comportement de leurs clients en raison de l’actuelle crise financière. Dès le premier soir, ce sentiment s’est quelque peu dissipé avec les premières transactions réalisées. Ainsi chez Ooidonk Fine Arts (Deinze) qui a cédé à l’ouverture deux tableaux importants, l’un de Permeke, l’autre de Saverys ; chez Kollenburg Antiquairs (Oirschot - Pays-Bas) où une dizaine de meubles de style hollandais du XVIIIème siècle est passée aux mains d’un collectionneur privé mexicain, ou encore chez Jan Roelofs (Amsterdam) qui a vendu un rare coffre allemand du XVIème siècle.

Le volume des ventes est demeuré plutôt satisfaisant durant la semaine, bien qu’assez inégal selon les spécialités, voire au sein même de celles-ci.

Ainsi, malgré un intérêt renouvelé de la part de nombreux visiteurs, le secteur des tableaux anciens a enregistré des résultats assez mitigés, avec toutefois quelques tableaux significatifs acquis chez Florence De Voldère (Paris), Pintelon (Aalst), ou Jan Roelofs, dont deux portraits d’un homme et d’une femme par Jan Van Scorel (école hollandaise, XVIème s.).

Les tableaux modernes ont, quant à eux, fait l’objet de belles ventes, notamment chez Oscar De Vos (Sint-Martens-Latem), Francis Carrette (Bruxelles) - qui a vendu une peinture de Ferdinand Schirren -, ou Patrick Lancz (Bruxelles) dont ‘La Curieuse’ de Jean Vanden Eeckhoudt a convaincu un collectionneur suisse. Des œuvres sur papier d’ Emile Claus, Henriette Ronner-Knip et Léon Spilliaert ont été échangées chez Harold t’Kint de Roodenbeke (Bruxelles), tandis qu’un collectionneur américain enlevait une grande huile sur toile de Pierre Dequenne (‘Le peintre et ses modèles’) chez Jean Nélis (Bruxelles). Un grand collectionneur européen préférait un très rare et important collage de Vladimir Baranov-Rossiné (‘Le danseur’, 1911) présenté par David Lévy & Associés (Paris).

Pour leur première participation, Alvaro Roquette & Pedro Aguiar Branco (Lisbonne) ont fait le bonheur d’un collectionneur français avec une rare tasse en jaspe rouge du XVIIème siècle. Les Russes de Ravenscourt Galleries (Moscou) ont trouvé acquéreurs pour quelques photographies et une sculpture d’Arman. Les Hongrois Erdész & Makláry (Budapest) ont cédé des œuvres de divers artistes hongrois et la Galerie Seghers (Ostende), divers dessins de Paul Klee et de James Ensor, dont ‘Marine’ et ‘Peste dessus, peste dessous’. Un splendide billard à bandes de 1830 présenté par Le Couvent des Ursulines (Liège) a rejoint la collection d’un amateur.

Dans le domaine des céramiques et porcelaines, Marc Michot (Bruges) a trouvé amateur dès le premier jour pour un important ensemble de porcelaines chinoises dont quatre rarissimes assiettes en style Wanli Ming avec marque à l’aigrette (60.000 € pièce). De même, plusieurs porcelaines de Delft ont convaincu des acheteurs chez Van Nie Antiquairs (Amsterdam).

Les Manufactures Royales De Wit (Mechelen) ont cédé plusieurs tapisseries, dont ‘La Chasse aux Canards’ (Pays-Bas du Sud, dernier quart du XVIème s.) et un ‘mille fleurs’ datant des années 1500 (pour 150.000 € environ).

Bilan positif également du côté des bijoutiers, Epoque Fine Jewels (Kortrijk) et Leysen (Bruxelles) en tête, mais aussi Serge & Frieda Govaert-Quatacker (La Pipe) qui ont vendu un ensemble d’époque Empire comprenant collier et pendentifs, et Bernard Bouisset qui, pour sa première participation, s’est défait d’une importante paire de boucles d’oreilles ‘Dormeuses’ en diamants (Paris, vers 1900).

Bilan très satisfaisant en archéologie. Un important casque apulo-corinthien en bronze du Vème siècle av. J.-C exposé par Phoenix Ancient Art (Genève / New York) est désormais la propriété d’un collectionneur international (750.000 €). Eric Pouillot a vendu plusieurs pièces importantes, dont une remarquable servante assise en terre cuite grise (Chine, Dynastie des Han Occidentaux, 1ère moitié du II siècle avant J.C.). De nombreux objets dont un ibis en bronze de la 26ème Dynastie (plus de 100.000 €) ont contribué au meilleur résultat enregistré par Cybèle (Paris) depuis leur arrivée au salon bruxellois.

Présentant quelques-unes des pièces les plus remarquables exposées sur la foire, Bernard De Leye et D’Arschot & Cie (Bruxelles) ont porté haut le domaine de l’argenterie, avec quelques belles transactions à la clé. Satisfaction identique chez Eric Müllendorff (Anvers) dont L'Enlèvement d'Europe, rare statue en bronze de Georg Wrba (1899), une ménagère de Puiforcat mais aussi une sculpture de Victor Rousseau représentant la Reine Elisabeth, ont décidé plusieurs acheteurs.

Dans le domaine des arts asiatiques, une tête de Buddha (Thaïlande, XVIème-XVIIème s.) ou encore d’une figure anthropomorphique du Vietnam (Ier-IIIème s.) ont été acquises chez Christophe Hioco (Paris). Un briquet amadou en ivoire (Goa, XVIIème s.) et une ‘Khalka’ ou coiffe féminine ornementale originaire de Mongolie (XVIIIème-XIXème s.) ont changé de propriétaire à la Galerie Lamy et chez Georgia Chrischilles.

L’art africain a toujours la cote à Bruxelles comme peuvent en témoigner Pierre Dartevelle et Patric Didier Claeys, dont les principaux lots phares ont été vendus sur catalogue avant le début de la foire. Mais les acquéreurs se sont aussi pressés d’emporter une grande statue Djenné en terre cuite (Mali) chez le premier, ou un petit ivoire Pende du XIXème s. chez le second.

Le XXème siècle n’est pas demeuré en reste, à la Galerie Le Minotaure (Paris) ou chez Vincent Colet (Bruxelles) notamment, qui présentait un stand dédié au mobilier moderniste belge, et dont un long banc de Christophe Gevers (1928-2007) a convaincu un collectionneur. Diverses pièces modernistes italiennes dont une paire de lustres plafonniers de Cattelani et Smith ont été acquises chez Gavage-Longrée. Beau succès pour Marc Heiremans, spécialiste en verre de Murano, qui a notamment cédé une très rare lampe sur pied ‘Ustorio’ de Venini (1984), et pour la Galerie de Pierre Bergé, qui a vendu une paire de fauteuils Oca de Sergio Rodrigues de 1954 en bois de palissandre (16.000 € la paire). Satisfaction également chez Zlotowski (Paris) où deux bronzes de Zadkine, ‘Femme à l’Eventail’ et ‘Torse de femme’, sont passés en mains belges. Un acquéreur n’a pas résisté en découvrant à la Galerie Martel-Greiner (Paris) un ‘Instantané arrêté’ d’ Emile Gilioli originaire de la Fondation Veranneman.

L’offre contemporaine s’est également très bien comportée, qu’il s’agisse des galeries Pascal Lansberg (Paris), Patrice Trigano (Paris) - dont les ‘misses’ en résine de Mel Ramos en ont séduit plus d’un -, Maruani & Noirhomme de Knokke (plusieurs grandes photos de David LaChapelle) ou encore Jos Jamar (Anvers), où un triptyque de Pierre Alechinsky a enrichi une collection belge (300.000 €). Antoine Helwaser (Paris) a vendu plusieurs exemplaires d’encres sérigraphiques avec poussières de diamant de Russel Young, dont des portraits de Barack Obama et des tirages argentiques de Gérard Rancinan. La Galerie Flore (Paris) a trouvé acquéreur pour cinq des sept exemplaires exposés des créations contemporaines de Nicolas Todd et Damien Fitch, dans des gammes de prix allant de 8.000 à 12.000 €.

Enfin, les Anglais Finch & Co ont connu un grand succès avec de nombreux objets de curiosités mais aussi avec une série complète de 45 aquarelles représentant les uniformes de la ‘1ère Coalition’ (fin XVIIIème), acquise par un collectionneur belge.

Ainsi, l’impact de la crise financière aura été plus modéré que redouté par beaucoup, bien que l’hésitation soit encore palpable au moment de l’acte d’achat. La plupart des marchands soulignent enfin l’apparition d’un public nouveau et très intéressé, pour qui les oeuvres d’art semblent à nouveau constituer une valeur refuge et un investissement stable. Le marché se cherche toutefois, comme en témoignent les résultats très contrastés enregistrés au sein même des diverses spécialités représentées à la foire.

La 55ème édition de la Brussels Antiques & Fine Arts Fair (BRAFA) se déroulera du 22 au 31 janvier 2010, à nouveau sur le site de Tour & Taxis (Av. du Port 86C / 1000 Bruxelles).

Organisation : Foire des Antiquaires de Belgique asbl, Bruxelles
Message d’annonce de la BRAFA 2009

07/11/08

BRAFA 2009 Salon des antiquaires, Bruxelles


Affiche BRAFA 2009

La 54ème Foire des Antiquaires de Belgique, la plus ancienne et plus importante de Belgique, se tiendra du 23 janvier au 1er février 2009 sur le site de Tour & Taxis (Bruxelles) où elle a établi ses quartiers depuis 2004. Elle change de nom pour devenir la ‘Brussels Antiques & Fine Arts Fair’ (BRAFA), un nom plus international, jugé par les organisateurs comme étant plus actuel, facilement déclinable et utilisable dans toutes les langues.

130 exposants belges et étrangers se partageront paritairement les quelque 12.000 m² d’exposition du bâtiment A de Tour & Taxis. Un nombre volontairement stable qui garantit à chaque participant un espace d’exposition permettant la mise en valeur des oeuvres présentées. Un nombre qui permet aussi d’offrir au public une large palette de spécialités.

Quelque 15 nouveaux noms sont annoncés pour cette édition 2009. Parmi les exposants belges, il s’agit de Asian Art Brussels (porcelaines et objets d’art de Chine et du Japon VXème-XVIIIème - Bruxelles), Serge & Frieda Govaert - Quataker (La Pipe) (bijoux - Ostende), Marc Heiremans (mobilier, objets d’art et verrerie italienne du XXème siècle - Bruxelles), Guy Pieters Gallery (art contemporain - tableaux et sculptures XXème - XXIème - Knokke-Heist), Galerie Philippe Seghers (tableaux, sculptures et œuvres sur papier fin XIXème - XXème - Ostende), ainsi que M & N Uzal (mobilier, objets d’art et sculptures XIXème - Bruxelles) qui effectue son retour.

Parmi les exposants étrangers, on note les arrivées de Kollenburg Antiquairs (tableaux et objets d’art XVIIIème – XIXème - Oirschot, Pays-Bas); Potterton Books (livres anciens et modernes - Thirsk, Grande-Bretagne); Galerie Christophe Hioco (bronzes et arts du Vietnam Vème - XVème - Paris, France); Galerie Dominique Hurtebize (tableaux XVIème - XXème - Cannes, France) ; Galerie Normand (tableaux et dessins anciens - XIXème - Paris, France); David Levy & Associés (oeuvres sur papier, sculptures, tableaux modernes et contemporains - Paris, France) ; ainsi que les retours de Blue Elephant (art oriental - Maastricht, Pays-Bas) et de la Galerie D & V (art précolombien - Paris, France).

Pour la première fois, une galerie portugaise (Alvaro Roquette - mobilier et objets d’art XVIéme - XVIIIème - Lisbonne), une russe (Ravenscourt Galleries - art moderne et impressionniste - Moscou / Londres) et deux américaines (Tony Anninos - Arts d’Asie - San Francisco et Sophie Scheidecker Fine Art - tableaux et dessins XIXème - XXème et contemporain - New York) participeront à la foire.
Une attention particulière est annoncée quant au contrôle de la qualité et de l’authenticité des oeuvres exposées, grâce à une sélection stricte assurée par des comités d’experts non participants.

Mise à jour / Message lié : Bilan de la BRAFA 2009

BRAFA 2009 - 54ème Brussels Antiques & Fine Arts Fair
Foire des Antiquaires de Belgique

23 janvier - 1er février 2009 de 11 à 19 heures.
Nocturne le jeudi 29 janvier 2009 jusqu’à 22h30.
Tour & Taxis
Avenue du Port  86C
1000 Bruxelles

10/02/07

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2007

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2007

Le 28 janvier, la 52ème édition de la Foire des Antiquaires de Belgique refermait ses portes pour une année, laissant bien des yeux et des mémoires émerveillés aussi bien par la qualité de son contenu que par la splendeur majestueuse de l’événement.

Ce bilan très positif est à la mesure des moyens mis en oeuvre pour accéder à pareil niveau d’excellence. Tant les exposants qu’un public de qualité venu en masse pour arpenter les somptueux espaces de la foire, soit 35.320 personnes ce qui représente une progression de 18% par rapport à 2006, se sont dits ravis du nouveau circuit linéaire qui permettait de prendre la pleine mesure de l’ensemble des stands, sans qu’aucun participant ne se sente lésé. De même, le majestueux hall d’entrée dû, comme l’ensemble de la décoration, au talent de Volume Architecture fut autant apprécié que le remarquable décor floral de l’Atelier en Herbe.

Alors que l’édition précédente de la Foire des Antiquaires de Belgique témoignait déjà d’un remarquable bon en avant, le prestige international du salon atteint désormais une ampleur jamais égalée. “Celle-ci, pouvait-on lire dans la presse quotidienne, accède à un niveau qualitatif suffisant, très homogène, et avec 130 exposants possède enfin une taille critique qui offre des perspectives avant tout en terme de réputation. Elle se positionne désormais entre la TEFAF de Maastricht et la Biennale des Antiquaires de Paris” (La Libre Belgique). L’ensemble de ses exposants s’est d’ailleurs dit enchanté de sa participation et prêt à signer d’ores et déjà pour 2008 : la qualité de l’audience qu’ils rencontrèrent à la foire, amateurs, collectionneurs et professionnels des antiquités confondus, fut particulièrement au rendez-vous.

Le succès s’est cette fois concrétisé dans le domaine de l’Antiquité qui connaît indéniablement une montée en puissance des valeurs, des intérêts, donc des prix. Cependant, il fut également notable dans tous les segments du marché. La constance de qualité dans la diversité des genres étant l’un des éléments caractéristiques de la Foire des Antiquaires de Belgique, il est salué notamment par les antiquaires étrangers, qui apprécient tout particulièrement l’homogénéité dans cette richesse de spécialités. Laquelle s’illustre évidemment dans une fourchette de prix très vaste qui permet de toucher une clientèle des plus variées. Pour la galerie Phoenix Ancient Art (Genève et New-York) dont s’était la seconde participation, “le salon représente une excellente plate-forme pour toucher à la fois le marché belge, mais également celui du Benelux et ce, lors d’une période plus calme de l’année.

On y rencontre un nombre croissant d’exposants étrangers de qualité, ce qui contribue à créer beaucoup d’enthousiasme auprès des collectionneurs.”

L’équipe du bureau Volume, de Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot, s’est surpassée notamment dans l’aménagement du vaste hall d’entrée, tout tendu de fines cordelettes, particulièrement majestueux et en adéquation parfaite avec l’architecture du bâtiment. Cette touche inimitable, alliant la légèreté à la valorisation de l’espace architectural, fait tout le prestige de l’événement.

Comme à chaque édition, la mise en espace fut relayée par le soin tout particulier que les antiquaires eux-mêmes ont veillé à apporter à la conception et à la décoration de leurs stands.

Une sélection très pointue, un contrôle rigoureux effectué par des commissions d’expertises composées exclusivement de non exposants, tout comme un public très connaisseur ainsi qu’une presse unanime, sont les garants de l’excellence d’un salon qui a désormais achevé sa métamorphose.

Placée à nouveau sous la présidence de Madame Grethe Zeberg, symbole de probité et d’équité qui fait l’unanimité et vient d’être confirmée dans ses fonctions pour une période de trois ans.

Madame Zeberg a contribué fortement au choix de la Banque Delen comme sponsor principal de la Foire des Antiquaires de Belgique. Une évidence qui ne pouvait que déboucher sur une exceptionnelle synergie entre deux acteurs en pleine croissance caractéristique de cette édition 2007. 

Nous avons noté les résultats suivants : Ronny Van de Velde (Anvers), qui proposait une fois encore l’un des stands les plus remarqués du salon, s’est séparé d’un grand Alechinsky, d’un Servranckx, de la plupart de ses dessins de Rops, de deux petits Ensor, de trois petits Dubuffet et de trois petits Warhol. 

Spécialisée dans l’archéologie et les arts primitifs, la Galerie Phoenix Ancient Art (Genève et  New York) s’est dite enchantée de sa foire, elle qui s’est séparée de sa tête d’Horus égyptienne, d’époque ptolémaïque pour 130.000 euro ainsi que d’un très beau bas-relief de la XIXe dynastie.

Très remarqué, le stand de Flore de Brantes (Paris) comportait sans doute la pièce maîtresse du salon, soit une encoignure effectuée à la demande de Madame de Pompadour pour le château de Bellevue, s’est vendu assez rapidement ainsi que ses grandes et superbes tapisseries (vendues à plus d’1 million d’euro).

Bernard De Leye (Bruxelles) s’est dit enchanté par ses ventes dont entre-autre d’une boîte à thé en vermeille début de 18ème à 22.000 euro et d’une chope allemande en vermeille du 17ème à 29.000 euro.

La Galerie Sycomore (Genève) a réalisé de belles ventes également dont un bas-relief de l’époque de Ramsès II à 35.000 euro ainsi que d’une tête de faucon à 130.000 euro

Alors qu’il avait plutôt mal commencé le salon et se désespérait de ne rien y céder, l’antiquaire parisien Perrin (Paris) s’est séparé en deuxième partie de foire de six de ses plus belles pièces de mobilier français. De quoi lui redonner le sourire...

Philippe d’Arschot (Bruxelles), a également vendu sa pièce maîtresse, soit un plat en vermeil d’Anvers, 1678.

Quant à lui, Harold t’Kint de Roodenbeke (Bruxelles) s’est séparé d’un grand nombre d’oeuvres modernes signées Rops, Delvaux, Evenepoel, Spilliaert ou Quinet. Patrick Lancz vendait son exceptionnelle toilée signée Ferdinand Schirren, une grande victoire de Victor Rousseau de même qu’une oeuvre de Xavier Mellery. Enfin, Kunsthandel Peter Pappot cédait un tableau signé André Lhote pour 85.000 euro.

Des personnalités, de grands collectionneurs belges et étrangers, quelques grands décorateurs américains et européens, de grands financiers belges de même que quelques antiquaires très importants venus, déjà, solliciter leur entrée pour l’édition de 2008.

On notera dès à présent dans les agendas les dates de la 53ème édition en janvier 2008 sur le site de Tour et Taxis.

FOIRE DES ANTIQUAIRES DE BELGIQUE
Rue Ernest Allard 32, 1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be

Updated post

02/01/07

Foire des Antiquaires de Belgique 2007, Bruxelles

Foire des Antiquaires de Belgique, Bruxelles
19 - 28 janvier 2007

Du 19 au 28 janvier 2007, la Foire des Antiquaires de Belgique attend dans ses somptueux quartiers, complètement repensés, plus de 30.000 amateurs, collectionneurs et professionnels des antiquités. Cette 52ème édition, placée sous la Présidence de Madame Grethe Zeberg, confirmera son ouverture aux arts du XXe siècle tout en renforçant résolument la qualité de ses exposants dans les autres sections, suivant ainsi les exigences toujours plus grandes d’un public averti. En augmentant légèrement son quota de stands étrangers à 45%, la foire poursuit le renforcement de sa dimension internationale. En légère augmentation, autorisée par un nouvel agencement du bel espace disponible dans le Batiment A de Tour & Taxis, le nombre d’exposants issus des quatre coins d’Europe se fixe désormais à 130. Le salon poursuit donc sa volonté qualitative, dictant en cela les tendances d’un marché devenu excessivement sévère pour la marchandise de moindre qualité. Consolidant toujours plus ses acquis, tout en poursuivant cette rigueur objective qui a fait sa réputation, l’événement international de ce début 2007 alliera exigence de qualité, luxe, raffinement et professionnalisme à l’intention d’un public toujours plus large d’acheteurs, très averti.

Créée en 1955, la Foire des Antiquaires de Belgique est aujourd’hui l’un des plus anciens et plus prestigieux salons du monde. Elle constitue en outre un rendez-vous incontournable au sein du calendrier international des antiquités et offre, chaque année, l’occasion aux professionnels comme aux amateurs, de regarder et de s’informer, tout en prenant la mesure d’un marché devenu très sélectif et de créer de nouveaux contacts. Depuis l’origine, l’événement a toujours su privilégier la qualité et garantir l’authenticité de son offre grâce à une sélection très rigoureuse entreprise par un Comité d’Experts indépendants. Forte de ses acquis en termes d’exigence et de prestige, elle se tourne aussi vers l’avenir en relevant sans cesse de nouveaux défis.

Renouvelée à l’unanimité dans son mandat, Madame Grethe Zeberg assure pour une nouvelle période de trois ans la Présidence de la Foire. Etablie depuis plus d’un siècle à Anvers, la Maison Zeberg peut se prévaloir d’une renommée internationale dans le domaine du mobilier, de la tapisserie, de la sculpture, de l’argenterie et autres objets rares ou exceptionnels du XVème au XVIIIème siècle. 

Au sein du Conseil d’Administration de la Foire, Grethe Zeberg peut, en outre, compter tout particulièrement sur le soutien efficace et loyal de son Vice-Président, Monsieur Bernard De Leye, nommé le 14 septembre dernier, peu avant la dernière Biennale des Antiquaires de Paris, "Chevalier des Arts et des Lettres" par le Ministre français de la Culture Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres. L'honneur qui vient ainsi d’être rendu à ce grand spécialiste de l’argenterie ancienne, par le Ministère français de la Culture, constitue à n'en pas douter une preuve de reconnaissance. Et, par la-même, c'est l’excellence de la culture belge tout entière qu'honore la France.

Depuis trois éditions, le Conseil d’Administration a permis à sa foire annuelle de prendre un nouvel envol en l’installant dans les superbes et vastes halls de l’ancienne gare de triage de «Tour & Taxis». Situé en plein coeur de la capitale de l’Europe, ce remarquable ensemble architectural, véritable bijou du patrimoine industriel bruxellois à l’atmosphère unique, constitue incontestablement l’un des atouts majeurs du salon ! C’est pourquoi, afin de maintenir un nombre stable d’exposants tout en lui assurant des espaces d’exposition de qualité, la surface occupée par la Foire des Antiquaires de Belgique couvre depuis 2006 les salles 1, 2, 3 et 4 du Bâtiment A, soit une superficie totale de 12.315 m² de plain-pied. Le tout en des espaces orchestrés pour la troisième fois consécutive par le prestigieux duo de Volume Architecture : Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot. Leur maestria, saluée à l’unanimité lors de la mise en scène des précédentes éditions, devrait cette année se surpasser puisque, en accord avec les organisateurs et dans le souci d’augmenter la lisibilité de l’événement comme la qualité de l’accueil des exposants, il leur a été demandé de repenser totalement l’implantation comme la disposition générale de la foire. L’entrée sera ainsi déplacée à l’extrémité du Bâtiment A, tandis que les stands se répartiront de part et d’autre de trois vastes allées principales. L’accès au site demeurera quant à lui très aisé, grâce à d’importants espaces de parking gardés pouvant accueillir un grand nombre de véhicules.

En outre, succédant à Gérald Watelet et à Kaat Tilley, le célèbre couturier de la maison Natan, Edouard Vermeulen, a accepté avec grand plaisir d’agrémenter cette année l’allée principale, en disposant sur des socles une vingtaine de modèles de sa collection Haute Couture printemps-été 2007. Une touche de glamour et de luxe qui devrait renforcer encore plus la sensation de participer à un événement de prestige exceptionnel !

Le nouvel aménagement des superficies d’exposition de Tour & Taxis autorise donc le Conseil d’Administration de la Foire des Antiquaires de Belgique à augmenter légèrement le nombre de ses participants, lequel passe à 130. Un renforcement, visant toujours plus d’excellence, qui s’opère d’une part, en faisant comme de coutume appel aux meilleurs antiquaires belges, et d’autre part, en renouvelant une partie du contingent Ainsi a-t-on faut appel à 28 nouveaux exposants.

Il s’agit, en outre, d’asseoir un peu plus la dimension internationale de la foire par la présence d’antiquaires venus de France, d’Allemagne et des Pays-Bas, mais aussi de Grande-Bretagne, d’Italie, du Luxembourg, de Monaco et de Suisse. Des enseignes de prestige principalement, qui vont contribuer à renforcer le niveau d’excellence de la foire et à la rendre encore plus concurrentielle. Parmi ceux-ci, citons la présence de très grands marchands tels que Deydier, Perrin, Lebel, Mermoz, Ratton & Ladrière, Univers du Bronze et Vittet. Nous pouvons également citer de grands noms parmi les nouveaux venus de Belgique ou de l’étrangers : Sycomore Ancient Art, Zen Gallery, William Thuillier, Fabery de Jonge, Le Minotaure, Kunsthandel Peter Pappot, Galerie Darga & Lansberg, , Jean-Jacques Dutko, Patrice Trigano, Vallois Sculptures XXe siècle et Alain de Monbrison,Toninelli, Blue Elephant.

Les objets, tableaux anciens et antiquités constituent toujours la base comme le principal atout de la Foire des Antiquaires de Belgique. Cependant, le profil de l’amateur d’art et d’antiquités en forte évolution ces dernières années, devenu plus éclectique, et de plus en plus de collectionneurs hybridant leurs collections en mélangeant les arts classiques, modernes et actuels, la foire confirme les inflexions prises lors de son édition 2006 et conserve une ouverture sur les arts moderne et contemporain. Une section renforcée au profit de quelques enseignes de très haut niveau telles Darga & Lansberg (Paris), Patrice Trigano (Paris), Le Minotaure (Paris) ou Antoine Helwaser (Paris). Un credo que l’on retrouve par ailleurs, dans d’autres sections telles que l’Art africain avec la venue du plus grand marchand de la spécialité, Alain de Monbrison (Paris), l’Art asiatique avec le retour de Zen Gallery (Bruxelles) ou l’Archéologie fortifiée par la présence de Phoenix Ancient Art (Genève/New York) et de Sycomore (Genève).

Le marché, on le constate de plus en plus, est impitoyable vis à vis de l’offre moyenne ! Or, à l’heure où, ce n’est un secret pour personne, la belle marchandise se raréfie, le Conseil d’Administration de la Foire des Antiquaires demeure plus que jamais en quête d’exception. Privilégier ce souci extrême de qualité et garantir l’authenticité des objets proposés reste donc toujours la volonté première des organisateurs. L’offre artistique, variant désormais de l’Antiquité au classicisme moderne voire à l’art contemporain, impose un souci de qualité et d’exception constante. C’est pourquoi, là où d’autres salons voient leur fréquentation chuter faute d’un niveau suffisant, les expertises (le vetting) sont ici traitées avec le sérieux et l’exigence qui s’imposent.

Les  organisateurs ont mis sur pied des Commissions d’Experts répartis par section. Constituées de conservateurs, d'antiquaires-experts non exposants, d’historiens d’art et de restaurateurs, elles opèrent, deux jours entiers, la veille du vernissage et en l’absence de tout exposant. Chaque objet qu’elles examinent étant soumis à l’approbation unanime de leurs membres, sous peine d’être refusé au salon, non parce qu’il est faux mais parce qu’il ne correspond pas aux exigences de qualité requises !

En conséquence, la Foire des Antiquaires de Belgique est toujours l’occasion de découvertes rares, voire exceptionnelles, en un lieu où la rencontre entre les oeuvres et leur public est des plus privilégiées. Afin d’attirer toujours plus la clientèle haut de gamme à qui sont destinés ces objets rares et précieux, la foire a conclu, pour plusieurs éditions à partir de 2007, un partenariat avec la Banque Delen, établissement privé spécialisé dans la gestion de fortune. En outre, soucieuse d’intensifier son attrait vers les plus grands collectionneurs du monde, le Conseil d’Administration de la Foire des Antiquaires développe cette année un programme à l’attention plus particulière des grands décorateurs de New York et de leurs clients collectionneurs. Avec l’aide du Consulat Général de Belgique à New York et de l’Office du Tourisme belge dans la ville, une première grande campagne de sensibilisation s’adressant tout particulièrement à ces amateurs et aux journalistes new-yorkais est lancée. En sus, outre les partenariats habituels développés dans toute l’Europe du Nord, une grande campagne médiatique a été, pour la toute première fois, mise sur pied cette année à destination des pays du Sud de l’Europe (Espagne, Portugal, Italie) tout comme vers les Etats-Unis et la Russie.

Mais voici déjà quelques-unes des pièces maîtresses qui devraient satisfaire ces visiteurs privilégiés. Dans le domaine de la peinture, Oscar De Vos (Laethem-Saint-Martin) proposera un remarquable portrait par Gustave Van de Woestyne tandis que, fort remarqué lors de l’édition 2006, l’Anversois Ronny Van de Velde sera notamment présent avec un exceptionnel Picasso, une peinture métaphysique de Giorgio De Chirico et un très beau Léon Spilliaert.

Parmi les objets, citons la présence d’un très beau Puma par Rembrandt Bugatti chez Univers du Bronze (Paris) comme de ce rare pat de fauconnier portant les armes des familles Medicis et Este chez les Parisiens Ratton & Ladrière. D’Emile-Antoine Bourdelle, signalons encore cette Maternité (1893) en bronze, proposée par la Galerie Vallois de Paris. Dans le domaine de l’argenterie, une ménagère au modèle “Trouville” de 1937, par Puiforcat sera à voir sur le stand de Müllendorff Antiques (Anvers).

Enfin, du côté des bijoux, on notera la présence chez Georgia Chrischilles (Bruxelles) d’exceptionnels pendants d’oreille chinois «au poisson dragon» de la dynastie Ming (1368-1644).

FOIRE DES ANTIQUAIRES DE BELGIQUE
Rue Ernest Allard 32, 1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be

Updated post

10/02/06

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2006

Bilan de la Foire des Antiquaires de Belgique 2006

Le 29 janvier 2006, la 51ème édition de la Foire des Antiquaires de Belgique fermait ses portes sur un cru exceptionnel qui, bien qu’auréolé d’une fréquentation stable d’environ 30.000 visiteurs, se démarquait surtout par une nette augmentation de la qualité et du prestige international de la foire. Qualifié par d’aucuns de « petit TEFAF », l’événement semble avoir trouvé sa vitesse de croisière. Quoi qu’il en soit, il s’est avéré de nature à satisfaire l’ensemble des exposants qui rencontrèrent une grande quantité d’amateurs, collectionneurs et professionnels des antiquités. Ce succès s’est principalement concrétisé dans le domaine des objets d’art et des antiquités, fort prisé des visiteurs, certains stands ayant dégagé un volume de vente exceptionnel. Un résultat jugé excellent dans le contexte international, sans conteste, renforcé par le fort contingent d’exposants français (37) et de collectionneurs qu’ils ont contribué à attirer à Bruxelles. Une sélection très pointue, un contrôle rigoureux effectué par des comités d’experts non exposants, tout comme un public très connaisseur ainsi qu’une presse particulièrement élogieuse, ont assis définitivement la place de la foire au troisième rang dans le calendrier des grandes manifestations européennes, derrière TEFAF Maastricht et la Biennale des Antiquaires de Paris.

Depuis 1955, la Foire des Antiquaires de Belgique, la plus ancienne au monde, organisée par la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique fondée en 1919, constitue l’événement annuel incontournable en matière d’antiquités et d’œuvres d’art. Alliant qualité et prestige, unique en Belgique, ce superbe salon d’antiquités qui vient de se clôturer une fois encore sur l’exceptionnel site de Tour et Taxis doit beaucoup au Comité, à l’équipe de management qui a su, depuis 4 ans, grâce à un dynamisme hors pair allié à une organisation très professionnelle, développer inlassablement des objectifs dignes d’une grande foire internationale.

Placée cette année sous la présidence de Grethe Zeberg, animée par le désir de susciter l’intérêt d’une clientèle plus jeune, la foire a souhaité s’ouvrir à la création moderne et contemporaine en accueillant des exposants spécialisés dans ces domaines artistiques précis. Pour ce faire, un hall supplémentaire a été adjoint ce qui portait la superficie de l’événement à quelque 12.400 m2 accueillant 125 exposants. Un quota, désormais tout à fait en équilibre, que les organisateurs ne souhaitent pas augmenter.  En revanche, des efforts seront consentis pour améliorer la qualité en matière de tableaux du XIXe siècle, jugée trop faible, ainsi qu’en matière d’art contemporain, présents encore trop timidement. L’édition 2007 devrait également développer le caractère international de la foire et cherchera à attirer plus d’exposants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, d’Italie et d’Espagne.

Les superbes et immenses halls du bâtiment A de l’ancienne gare de triage de Tour & Taxis qui, depuis 2004, accueillent le salon, n’ont pas failli à leur réputation d’agrément et d‘accessibilité. L’équipe du bureau Volume, de Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot, s’est particulièrement surpassée cette année en rendant aux allées du salon toute leur pleine respiration, par le biais d’ouvertures et d’un dialogue subtil avec l’architecture du bâtiment. Cette touche inimitable, alliant la légèreté à la valorisation de l’espace architectural, fait tout le prestige de l’événement. Comme à chaque édition, la mise en espace fut relayée par le soin tout particulier que les antiquaires eux-mêmes ont veillé à apporter à la conception et à la décoration de leurs stands. En outre, poursuivant la valorisation des grands noms de la mode belge initiée en 2005, les allées du salon étaient ponctuées des robes et créations évanescentes de Kaat Tilley.

Comme toujours, la rigueur de la sélection et l’attention toute particulière portée aux journées d’expertise, le fameux ‘vetting’, effectué par des experts non exposants et, en grande partie, conservateurs de musées et scientifiques issus du monde entier, permirent de rencontrer les attentes qualitatives d’un public exigeant, en quête d’exception. 

Nous avons noté les résultats suivants : Ronny Van de Velde (Anvers), qui proposait l’un des stands les plus remarqués du salon, s’est séparé de trois Dotremont, deux Calder, de dessins d’Ensor ainsi que de plusieurs Félicien Rops dans une fourchette de prix oscillant entre deux mille et quarante mille euro. Les Liégeois du Couvent des Ursulines ont cédé une bonne douzaine de pièces dont une paire de fauteuils, des bronzes, des candélabres, etc. Spécialisée dans l’archéologie et les arts primitifs, la galerie Phoenix Ancient Art (Genève et  New York) s’est dite enchantée de sa foire, elle qui s’est séparée d’une amulette proto-sumérienne, d’une tête de lion en pierre (Syrie), d’un portrait romain du IIIe siècle de notre ère, d’une statuette de bélier (Asie occidentale, fin du quatrième millénaire av. JC) et d’une idole d’Anatolie (2500 av. JC). Pour sa part, la Galerie 146 Autegaerden Rapin, a vendu l’ensemble de sa série de tabourets Le Corbusier ainsi qu’un meuble console de Paul Evans. Quant à eux, Bernard De Leye, Philippe Dufrasne, La Mésangère, Axel Vervoordt, Dartevelle, Chamarande, Artcade, Oscar De Vos, Remco van Leeuwen, Christian Deydier, Jacques Barrère, Flore, Claude Bernard, Tanakaya ou Mermoz se disaient ravi de leur présence à Bruxelles où ils ont rencontré des clients bien informés et connaisseurs, le volume global des ventes étant en progression par rapport à 2005.

Dans un souci de transparence, l’Art Loss Register (Registre des Œuvres d’Art Volées) ainsi que la police judiciaire belge ont été une fois encore conviés par le Comité organisateur de la Foire des Antiquaires de Belgique  afin de vérifier la provenance légale des objets exposés.

On notera dès à présent dans les agendas les dates de la 52ème édition, du 19 au 28 janvier 2007 sur le site de Tour et Taxis.

FOIRE DES ANTIQUAIRES DE BELGIQUE
Rue Ernest Allard 32, 1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be

04/12/05

Foire des Antiquaires de Belgique 2006, Bruxelles

Foire des Antiquaires de Belgique, Bruxelles
20 - 29 janvier 2006

Du 20 au 29 janvier 2006, la Foire des Antiquaires de Belgique attend dans ses somptueux quartiers, encore plus vastes, plus de 30.000 amateurs, collectionneurs et professionnels des antiquités. Cette 51ème édition, placée sous la nouvelle présidence de Madame Zeberg, sera résolument progressiste puisque la Chambre royale des Antiquaires de Belgique a choisi d’ouvrir sa foire aux arts modernes et contemporains. En maintenant toujours une proportion de 40% d’exposants étrangers, la foire devrait confirmer cette dimension internationale, désormais bien assise depuis son transfert vers les espaces du Bâtiment A de Tour & Taxis. En augmentation, le nombre d’exposants issus des quatre coins du globe passe désormais à 120. Le salon se renforce et se maintient donc dans une évolution continue, où les acquis sont solidifiés tout en poursuivant cette rigueur objective qui fait la réputation de l’événement : allier exigence de qualité, luxe, raffinement et professionnalisme à l’intention d’un public d’acheteurs très averti.

Créée en 1955, la Foire des Antiquaires de Belgique est aujourd’hui l’un des plus anciens et plus prestigieux salons. Elle constitue désormais un rendez-vous incontournable au sein du calendrier international des antiquités. Organisée par la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique, fondée en 1919, elle offre l’occasion, chaque année, aux professionnels comme aux amateurs, de regarder et de s’informer tout en prenant la mesure du marché et en créant de nouveaux contacts. La foire a toujours privilégié la qualité et garantit l’authenticité de son offre grâce à une sélection rigoureuse entreprise par un Comité d’Experts indépendants. Forte de ses acquis en termes d’exigence et de prestige, elle se tourne aussi vers l’avenir en relevant sans cesse de nouveaux défis.

Après la présidence de Monsieur Jan De Maere qui lui insuffla le souffle que l’on sait, c’est au tour de Madame Grethe Zeberg de prendre les rênes de la foire. Etablie depuis plus d’un siècle à Anvers, la Maison Zeberg possède une renommée internationale dans le domaine des meubles, des tapisseries, des sculptures, de l’argenterie et autres objets rares ou exceptionnels de la période comprise entre le XVème et le XVIIème siècle. Au fil des années, hissant le bon goût au rang de leitmotiv de son artisanat et de son activité commerciale, la famille Zeberg s’est constituée une clientèle qui comprend aujourd’hui plusieurs maisons royales d’Europe. La famille Zeberg œuvre à titre bénévole depuis de longues années dans le milieu de l’art, Jenny Zeberg ayant été Vice Présidente de la Chambre des Antiquaires et de la Foire et trésorière de la Cinoa,Grethe Zeberg, sa fille, Présidente de l’asbl Antiquaires Anversois et aujourd’hui de la foire.

Lors de l’édition 2004, la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique a investi les superbes et immenses halls de l’ancienne gare de triage de «Tour & Taxis». Situé en plein centre de Bruxelles, cet ensemble architectural de tout premier plan, véritable bijou du patrimoine industriel belge à l’atmosphère magique, constitue incontestablement l’un des atouts majeurs de la foire. C’est pourquoi, afin de permettre l’augmentation du nombre des exposants tout en leur assurant des espaces d’exposition de qualité, la superficie occupée par la Foire des Antiquaires de Belgique a été augmentée et couvrira désormais les salles 1, 2, 3 et 4 dans le Bâtiment A, soit une surface totale de 12.315 m2 de plain-pied. Le tout en des espaces à nouveau orchestrés par le prestigieux duopole de Volume Architecture : Nicolas de Liedekerke et Daniel Culot, dont on a pu apprécier tout particulièrement la maestria lors de la mise en scène des précédentes éditions. Comme il se doit, chaque exposant disposera à nouveau, à sa guise, d’un espace de stand aussi vaste que possible, réparti le long d’allées spacieuses de 4 mètres de large. En outre, l’accès au site demeurera également on ne peut plus aisé, grâce à d’importants espaces de parking gardés pouvant accueillir de nombreux véhicules.

Ces vastes superficies d’exposition autorisent la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique à étoffer le nombre de ses participants. Un renforcement, visant toujours plus de qualité, qui s’opère d’une part en faisant appel aux meilleurs antiquaires belges, et d’autre part suivant le souhait de sa nouvelle Présidente, Madame Zeberg, en asseyant la dimension internationale de la foire par le renforcement de la présence d’antiquaires venus d’Allemagne et des Pays-Bas, mais aussi de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, du Luxembourg, de Monaco et de Suisse. Tout en conservant au salon une proportion de 40% d’étrangers et de 60% d’exposants belges, le nombre d’exposants français est en forte augmentation avec la participation d’enseignes très prestigieuses qui vont contribuer à renforcer le niveau d’excellence de la foire et à la rendre encore plus concurrentielle. Ainsi de Claude Bernard, Philippe Heim, Patrick Perrin, Antoine Lebel, Alain Marcelpoil, Anne-Marie Monin, Giorgio Salvai et Claude Vittet.

Soucieuse d’élargir toujours plus ses potentialités, l’édition 2006 de la foire s’ouvre enfin aux arts moderne et contemporain en accueillant un groupe de galeries spécialisées dans ces domaines de la création artistique. En effet, le profil de l’amateur d’art et d’antiquités a fort changé ces dernières années, devenant plus éclectique. C’est ainsi que de plus en plus de collectionneurs hybrident leurs collections en mélangeant les arts classiques, modernes et actuels. Des salons démontrent ce changement de mentalité à un niveau international. C’est pourquoi, la Foire des Antiquaires de Belgique a choisi de s’inscrire, elle aussi, dans cette évolution. Aussi a-t-elle procédé à un choix exclusif et international d’une bonne dizaine de galeries parmi les plus importantes en Europe et aux Etats-Unis.

A l’heure où, ce n’est un secret pour personne, la belle marchandise se fait plus rare, le credo de la Chambre Royale des Antiquaires de Belgique demeure plus que jamais la recherche de la qualité ! L’offre artistique, variant désormais de l’Antiquité au classicisme moderne voire à l’art contemporain, impose dès lors un souci de qualité et d’exception constante. C’est pourquoi, les expertises (le vetting) sont-elles ici traitées avec un sérieux et une exigence maximale. Le Comité organisateur a mis sur pied des Commissions d’Experts répartis par section. Constituées de conservateurs, d'antiquaires non-exposants, d’historiens d’art et de restaurateurs, elles opèrent, deux jours, en l’absence de tout exposant. Chaque objet qu’elles examinent étant soumis à l’approbation unanime de leurs membres, sous peine d’être refusé au salon, non parce qu’il est faux mais parce qu’il ne correspond pas aux exigences de qualité requises !

La Foire des Antiquaires de Belgique est toujours l’occasion de découvertes rares, voire exceptionnelles, en un lieu où la rencontre entre les oeuvres et leur public est désormais privilégiée. Le salon s’adresse à deux sortes d’acheteurs : un noyau dur de collectionneurs sérieux et un grand nombre de personnes, tout simplement intéressées, recherchant un bel objet pour leur environnement. Le premier groupe n’achète pas uniquement au coup de cœur, il cherche surtout à constituer des ensembles, car collectionner peut être le but ou l’aboutissement de toute une vie. Le second groupe se constitue d’un public de connaisseurs qui possède en général une éducation au-dessus de la moyenne, a des revenus élevés et croit en la vertu des valeurs patrimoniales. Par la volonté générale de vouloir faire plus et mieux en améliorant sans cesse la participation comme la présentation, la 51ème édition de cette prestigieuse manifestation répond déjà aux attentes des plus exigeants d’entre eux.

Mais soulevons sans plus tarder un coin du voile et révélons quelques-unes des pièces maîtresses qui devraient satisfaire ces visiteurs privilégiés. Dans le domaine de la joaillerie, Epoque Fine Jewels de Courtrai proposera par exemple un exceptionnel collier de chien de style guirlande signé Cartier Paris (vers 1907), en platine et diamants sur ruban de velours noir, à motifs de guirlande, de noeuds et de fleurs. De son côté, la Bruxelloise Georgia Chrischilles proposera une statue tibétaine en bronze doré, datée du XVème siècle, représentant le 5ème Bouddha Manushi ou futur Bouddha Maitreya. De Paris, Georges Salvai apportera un extraordinaire petit meuble à demi-lune de la moitié du XVIIIe siècle, marqueté en ivoire et peint en or sur un fond en bois teint en faux ébène. Pour sa part, le spécialiste lyonnais de l’Art Déco, Alain Marcelpoil exposera un bureau en acajou clouté de forme asymétrique, estampillé André Sornay de 1935 et son fauteuil bridge assorti. Chez Oscar De Vos (Lathem-Saint-Martin), on découvrira une superbe toile de Gustave Van de Woestyne, “Paysan dans son champ” (1909). A noter encore chez Ronny Van de Velde (Anvers), la splendide huile sur toile de James Ensor « La mort et les masques » de 1927. Enfin dans le domaine des antiquités, retenons le très beau portique en tilleul sculpté, doré et polychromé, daté de la fin du XVIIème siècle et exécuté en Italie du Nord, qui sera visible chez l’antiquaire Zeberg d’Anvers.

Chambre Royale des Antiquaires de Belgique
Rue Ernest Allard 32, B-1000 Bruxelles
www.antiques-fair.be