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30/01/22

Paul Klee, entre-mondes @ LaM, Villeneuve d'Ascq

Paul Klee, entre-mondes
LaM, Villeneuve d'Ascq
Jusqu'au 27 février 2022

Paul Klee
PAUL KLEE
Abendliche Figur (Figure du soir), 1935, 53 
Aquarelle sur papier ; 48 x 31 cm 
LaM, Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut de Lille Métropole 
Photo : Philip Bernard

Paul Klee
PAUL KLEE
Zweifrucht-Landschaft II (Paysage aux deux fruits II), 1935, 49 
Gouache sur papier ; 13 x 33 cm. 
Collection particulière
Photo DR Laure

Le LaM, Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, à Villeneuve d'Ascq, présente une exposition consacrée à l’oeuvre de PAUL KLEE (1879-1940). Représenté dans le fonds permanent du musée par trois oeuvres issues de la collection de Roger Dutilleul et Jean Masurel, Paul Klee est l’un des rares artistes incontournables de la donation à ne pas avoir encore fait l’objet d’une exposition monographique. A cette occasion, le musée pose un regard inédit sur son oeuvre en mettant en lumière son intérêt pour la question des « origines de l’art ». A travers un parcours rythmé en quatre grands chapitres, l’exposition revient sur la façon dont les dessins d’enfants, l’art préhistorique, l’art extraoccidental et ce qu’on appelle alors « l’art des fous » ont permis à Paul Klee de repenser son art et de le situer, particulièrement après le traumatisme de la Première Guerre mondiale, à la charnière de différents mondes : entre quête des origines et appartenance à la modernité. Réalisée en co-production avec le Zentrum Paul Klee de Berne, où elle a été présentée du 7 mai au 29 août 2021, et réunissant pas moins de 120 oeuvres, l’exposition Paul Klee, entre-mondes crée des dialogues originaux entre des oeuvres provenant des différentes périodes de création de l’artiste et un ensemble d’objets et de documents issus de sa collection personnelle.

Paul Klee
PAUL KLEE
17 Gewürze (17 épices), 1932, 69
Peinture à l’eau, peinture à l’huile (?) et encre sur tissu 
contrecollé sur carton ; 47,3 x 56,9 cm
LaM, Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut de Lille Métropole 
Photo : Philip Bernard

Paul Klee
PAUL KLEE
Versunkene Insel (L’île engloutie), 1923
Aquarelle sur papier vergé contrecollé sur carton ; 46,2 x 65,3 cm
LaM, Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut de Lille Métropole 
Photo : Philip Bernard

PAUL KLEE : D’UN MONDE À L’AUTRE

Né à Münchenbuchsee, près de Berne, en 1879 et décédé à Locarno en 1940, Paul Klee a longuement hésité entre la peinture et la musique. Il se forme finalement aux arts plastiques à Munich, fait un long séjour en Italie et visite Paris à deux reprises, en 1905 et 1912. Secouée par plusieurs mouvements de rupture artistique, Munich reste son port d’attache jusqu’à la guerre. Il y rencontre Vassily Kandinsky et les membres du Cavalier bleu (Blaue Reiter), groupement d’artistes qui s’intéressent, entre autres, à l’art populaire et aux dessins d’enfants. Un voyage en Tunisie en 1914 le conforte dans sa voie : « La couleur et moi sommes un. Je suis peintre ».

Malgré cette affirmation qui ponctue de longues années d’introspection, Paul Klee se place toujours dans un monde intermédiaire : entre peinture et musique, entre figuration et abstraction, entre Orient et Occident, entre pratique et théorie, entre hier et aujourd’hui. Ne cherchant pas à reproduire le visible, mais à donner forme à l’invisible, il élabore sa démarche dans son journal et dans son enseignement. Il rejoint en 1920 le Bauhaus, école d’arts appliqués fondée à Weimar par l’architecte Walter Gropius. Pendant une décennie, il y élabore une oeuvre singulière, jamais complètement gagnée par le constructivisme dominant. Il est bientôt remarqué par les surréalistes français qui voient en lui un « peintre mental » selon les mots d’Antonin Artaud. Les années 1930 le voient s’installer à Düsseldorf puis à Berne, tandis que son oeuvre accède à une reconnaissance internationale, notamment aux États-Unis. Peu de temps avant sa mort, il attire l’oeil de Roger Dutilleul et Jean Masurel, à l’origine de la collection d’art moderne du LaM.

PAUL KLEE : « COMMENCEMENTS PRIMITIFS »

Comme de nombreux artistes d’avant-garde, Paul Klee, artiste habité par un doute perpétuel, cherche de nouvelles formes d’expression picturale. Dès 1902, après son séjour en Italie, il réalise que l’art de l’Antiquité et de la Renaissance ne répondent pas aux aspirations artistiques de la modernité. Pour sortir de l’impasse des canons académiques et pouvoir créer quelque chose de neuf, il lui faut identifier la « source originelle » à laquelle – selon les représentations de l’époque – puise toute forme d’art : « J’aimerais être comme nouvellement né, ne rien connaître de l’Europe, absolument rien ; ignorer les écrivains et les modes, être quasiment primitif », note-t-il dans son journal.

Dans un compte-rendu de la première exposition du Cavalier bleu rédigé en 1912, il se fait le défenseur « des commencements primitifs d’un art tels qu’on en trouverait plutôt dans les musées ethnographiques ou simplement chez soi, dans la chambre d’enfant ». Il évoque également l’art des « aliénés » sur lequel il jette un regard bienveillant et prend « profondément au sérieux, plus sérieusement que toutes les pinacothèques, dès lors qu’il s’agit aujourd’hui de réformer la peinture ».

De multiples sources sont ainsi convoquées par Paul Klee pour redéfinir l’art comme un moyen de « recueillir ce qui monte des profondeurs et le transmettre plus loin ».

PAUL KLEE : SOURCES CROISÉES

Le parcours de l’exposition met en exergue les quatre voies choisies par Paul Klee pour explorer ces « profondeurs » - l’art des asiles, les dessins d’enfants, l’art extra-occidental et l’art préhistorique - tout en proposant un contrepoint critique sur le mythe d’un retour aux sources de la création permis par le recul historique. Sans chercher à rattacher précisément chaque oeuvre à une source formelle, il ouvre un large spectre d’associations au public, le laissant libre d’élaborer des rapprochements d’une salle à l’autre et de tisser ses propres interprétations. Plusieurs périodes y sont abordées par le prisme de la quête des origines : le contexte du Cavalier bleu à Munich, celui de Dada à Zurich et du surréalisme à Paris, les années d’enseignement au Bauhaus et enfin la réception de Paul Klee aux États-Unis dans les années 1930.

Un catalogue publié en allemand et en français aux éditions Flammarion accompagne l’événement, avec des textes de Fabienne Eggelhöfer, Osamu Okuda, Sébastien Delot, Jeanne-Bathilde Lacourt, Savine Faupin, Christophe Boulanger, Maria Stavrinaki et Morad Montazami.

Commissariat
Fabienne Eggelhöfer, Conservatrice en chef du Zentrum Paul Klee, Berne
Sébastien Delot, Directeur conservateur du LaM, Villeneuve d’Ascq
Jeanne-Bathilde Lacourt, Conservatrice en charge de l’art moderne au LaM, Villeneuve d’Ascq
Assisté·es de Grégoire Prangé au LaM et de Livia Wermuth au Zentrum Paul Klee

LaM, Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut
1 allée du Musée, 59650 Villeneuve d'Ascq

30/12/15

Amedeo Modigliani, LaM, Villeneuve d'Ascq : une rétrospective

Amedeo Modigliani, L'oeil intérieur : une rétrospective
LaM - Lille métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, Villeneuve d’Ascq
26 février - 5 juin 2016

Amedeo Modigliani
AMEDEO MODIGLIANI
Femme assise à la robe bleue, 1917-1919. 
Collection Moderna Museet, Stockholm
Donation d'Oscar Stern, 1951
© Photo : Moderna Museet, Stockholm

Le LaM présente au printemps 2016, en collaboration avec la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, une importante rétrospective consacrée à l’œuvre d’Amedeo Modigliani.

Le musée conserve l’une des plus belles collections publiques françaises du célèbre artiste de Montparnasse : pas moins de 6 peintures, 8 dessins et une rare sculpture en marbre réunis par Roger Dutilleul et Jean Masurel, fondateurs de la collection du LaM. Collectionneur passionné, Roger Dutilleul croise la route de Modigliani en 1918, moins de deux ans avant la mort prématurée de l’artiste. Autour de cette rencontre et de ce fonds exceptionnel, le LaM orchestre une exposition-événement qui réunit plus de 120 œuvres, parmi lesquelles près d’une centaine de Modigliani (43 dessins, 5 sculptures et 49 peintures) – dont de nombreux prêts inédits en France –, mises en dialogue avec une sélection d’œuvres d’art extra- occidental et d’œuvres de certains de ses contemporains et amis: Constantin Brancusi, Moïse Kisling, Jacques Lipchitz, Pablo Picasso ou encore Chaïm Soutine.

L’exposition propose une traversée de l’œuvre d’Amedeo Modigliani en explorant trois aspects d’une carrière tout à la fois brève et féconde. En premier lieu, l’exposition mettra en lumière le dialogue que le jeune artiste italien, de formation classique, a entretenu avec la sculpture antique et extra-occidentale. Autre dimension centrale de son œuvre, sa pratique du portrait occupera une place prépondérante dans le parcours. Seront mis en exergue les portraits qu’il fit de ses amis, pour la plupart acteurs eux aussi de l’avant-garde parisienne. Enfin, l’exposition sera l’occasion de mieux comprendre la relation singulière qui lie l’œuvre de Modigliani au collectionneur Roger Dutilleul : entre 1918 et 1946, ce dernier fit l’acquisition d’une trentaine de tableaux et de très nombreux dessins de l’artiste, toutes périodes confondues, ce qui fait de lui, avec le Docteur Arnold Netter, l’un des plus importants collectionneurs de l’œuvre du peintre.

AUX SOURCES DE LA SCULPTURE

Après avoir suivi l’enseignement de plusieurs écoles d’art à Florence et Venise, Amedeo Modigliani quitte l’Italie pour Paris en 1906. Il y fait la connaissance de Guillaume Apollinaire, Pablo Picasso, André Derain et Diego Rivera. À la fin de l’année 1907, il rencontre le Docteur Paul Alexandre, qui devient son mécène et lui ouvre les portes de sa colonie d’artistes. Encouragé par sa rencontre avec Constantin Brancusi vers 1908, Modigliani se concentre sur la sculpture. Visiteur assidu des musées du Louvre et du Trocadéro, il regarde avec attention les reliefs de l’Égypte antique, les statuettes de la Grèce archaïque, les masques de Côte d’Ivoire et les fragments du temple d’Angkor. Le patient travail d’analyse et d’absorption qu’il opère alors – allonger ou aplatir la figure, moduler les traits du visage, jouer sur le déhanchement ou les ornements – se révèle à travers ses études en séries. Pour rendre compte de ce long travail d’élaboration, l’exposition réunira un ensemble significatif de sculptures et d’études de têtes et caryatides, motifs qui occupent presque exclusivement Modigliani de 1910 et 1914. Ces œuvres prendront place auprès d’une Tête de femme sculptée – seule version en marbre connue à ce jour – acquise par Jean Masurel. 

AMEDEO MODIGLIANI, PORTRAITISTE DE L’AVANT-GARDE

L’état de santé de Modigliani, ainsi que des soucis financiers, l’obligent à renoncer à la sculpture en 1914 ; il se consacre alors exclusivement au dessin et à la peinture. Les années de guerre lui permettent de se rapprocher des autres artistes d’avant-garde restés à Paris, en particulier ceux du cercle de Picasso. L’un d’entre eux, l’écrivain Max Jacob, le présente au marchand Paul Guillaume en 1915. Le portrait reprend alors la première place dans son travail. Croquant sans relâche, Modigliani utilise la physionomie des artistes qui l’entourent pour mettre au point un vocabulaire du portrait radicalement nouveau. Bien que parfaitement reconnaissables, les visages s’unifient en masques symétriques où, souvent, l’un des yeux apparait sans pupille. Il parvient à combiner avec maîtrise la véracité du portrait – exécuté de mémoire – et un style tout à fait personnel. Cette période constructive fut particulièrement prisée de Roger Dutilleul : les portraits de Moïse Kisling, Viking Eggeling et Jacques Lipchitz font partie de la collection du LaM. Ils donnent un aperçu d’un ensemble qui comprenait aussi ceux d’Henri Laurens et Léopold Survage. Au- delà des relations amicales, ces portraits révèlent parfois des échanges artistiques dont témoignera une sélection d’œuvres réalisées par les peintres et sculpteurs qui furent aussi les modèles de Modigliani.

LES DERNIÈRES ANNÉES

Dès 1916, le poète d’origine polonaise et courtier amateur Léopold Zborowski met toute son énergie à faire connaître l’œuvre de Modigliani. Après une série de nus, exposés à la galerie Berthe Weill en décembre 1917, Amedeo Modigliani, dont la santé décline, passe l’année 1918 à Nice. Il y poursuit son travail de portraitiste et perfectionne le style qui fera son succès : le cadre s’élargit, la palette s’éclaircit sous l’influence de Cézanne, la matière s’allège, toute contenue dans une ligne qui serpente, tandis que la composition s’unifie dans une peinture apaisée. Pendant ces quelques années, Lunia Czechowska, amie du peintre, Hanka Zborowska, épouse de son marchand, et sa célèbre compagne Jeanne Hébuterne, la mère de sa fille, sont ses modèles privilégiés. C’est au début de cette période que Dutilleul fait la connaissance de Modigliani, par l’intermédiaire de Zborowski. L’amateur éclairé devient l’un des de ses principaux acheteurs, réunissant plusieurs nus et portraits de la période niçoise, avant de constituer une collection plus exhaustive dans les années qui suivent. Il devient aussi l’un de ses modèles en 1919, lorsqu’il prend la pose pour un portrait qui appartient aujourd’hui à une collection privée américaine et que le LaM présentera à nouveau dans ses salles.

Exposition organisée par le LaM et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais. 

LaM - Lille métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, Villeneuve d’Ascq

19/01/15

Art brut : Aloise Corbaz, Constellation, LaM, Villeneuve d'Ascq

Aloïse Corbaz en constellation 
LaM, Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, Villeneuve d’Ascq 
14 février - 10 mai 2015 

ALOISE CORBAZ 
Pour Chopin / Berger corses, vers 1945 
Donation L'Aracine. LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut –, Villeneuve d’Ascq. 
Photo : A. Lauras. © Fondation Aloïse, 2015.

ALOISE CORBAZ : BIOGRAPHIE (REPERES)

Aloïse Corbaz est née en 1886 à Lausanne, en Suisse.
Issue d’un milieu simple, elle poursuit ses études jusqu’au baccalauréat, apprend la musique, puis, en 1911, suite à une déception amoureuse, s’expatrie en Allemagne, à Postdam, pour travailler en qualité de gouvernante d’enfants chez le chapelain de l’empereur Guillaume II. En 1914, à la déclaration de guerre, elle retourne à Lausanne et commence à manifester des troubles du comportement qui décident sa famille à l’interner en 1918 à l’hôpital de Cery. En 1920, elle est transférée à l’asile de la Rosière à Gimel, où elle restera jusqu’à la fin de ses jours. C’est lors de son internement qu’elle se met à écrire, puis à dessiner, d’abord sur des petits formats et des papiers récupérés. À partir de la fin des années 1920, ses œuvres seront conservées par des soignants.
Jusqu’à sa mort en 1964, Aloïse ne cessera de dessiner, créant un univers aux lois et aux codes singuliers.

ALOISE CORBAZ 
Où vas-tu Seigneur Dieu, vers 1958 – 1960 
Don de Jacqueline Porret-Forel en 2001. LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut –, Villeneuve d’Ascq. 
Photo : C. Dubart. © Fondation Aloïse, 2015

ALOISE CORBAZ 
Reine Papillon, vers 1940 
LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut –, Villeneuve d’Ascq. 
Photo : C. Dubart. © Fondation Aloïse

ALOISE CORBAZ : UNE EXPOSITION EN FORME D’OPÉRA

Aloïse Corbaz en constellation est une exposition à caractère rétrospectif qui s’organise autour du Cloisonné de théâtre, œuvre maîtresse qui fût solennellement remise en 1951 par l’artiste à Jacqueline Porret-Forel, médecin qui s’intéressait à ses œuvres depuis 1941.

Au sein de la collection d’art brut du LaM, le Cloisonné est présenté à la verticale, par rotation de 3 mètres tous les quatre mois. À l’occasion de l’exposition, ses 14 mètres de rouleau seront exceptionnellement présentés à plat et en totalité.

L’exposition se développera en six ensembles chronologiques et stylistiques (premiers dessins et écrits, rouleaux, cahiers...) ou thématiques (l’alchimie, le cirque, le vêtement, le pacifisme...), autour des trois actes qui constituent le Cloisonné de théâtre. 

ALOISE CORBAZ 
César, 1948 : Donation L'Aracine. 
LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut –, Villeneuve d’Ascq. 
Photo : C. Dubart. © Fondation Aloïse

ALOISE CORBAZ 
Noël / Château de Blümenstein / Ange, vers 1940 – 1945 
Donation L'Aracine. LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut –, Villeneuve d’Ascq. 
Photo : P. Bernard. © Fondation Aloïse 

1/ Ouverture : Ma confession de ces derniers jours
Cette section, consacrée aux premières œuvres d’Aloïse dans le contexte de l’hôpital psychiatrique, mettra en avant les écrits et l’autobiographie de l’artiste.

2/ Premier acte : Grand bal de nuit
Cette seconde partie évoquera la vie d’Aloïse avant l’internement à travers trois ensembles thématiques :
- le vêtement et le faste de la cour impériale
- l’opéra
- l’amour

3 et 4/ Deuxième acte : Le ricochet solaire
Les parties 3 et 4 abordent l’internement d’Aloïse, sa rupture avec sa vie passée et sa résurgence par l’élaboration d’une cosmogonie complexe. Les personnalités qui lui sont attachées et qui ont permis la reconnaissance de son œuvre seront également convoquées.

5/ Troisième acte : Psyché et l’amour
Ce cinquième volet sera consacré à l’amour mystique et aux dernières œuvres d’Aloïse auxquelles seront associées des œuvres de Picasso, Matisse, Chagall, Garouste, Masson et Dufrêne.

6/ Essai de théâtre
Cette dernière section du parcours sera dévolue à des expérimentations contemporaines en lien avec l’œuvre d’Aloïse. Le Cloisonné de théâtre sera ainsi « rejoué » par des artistes contemporains.

ALOISE CORBAZ 
Scène de théâtre (détail), vers 1930 
Don du Pr. Andreas Steck. LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut –, Villeneuve d’Ascq. 
Photo : M. Bourguet. © Fondation Aloïse

Comme les acteurs d’une pièce de théâtre ou les étoiles d’une constellation, les figures historiques récurrentes dans l’œuvre d’Aloïse – Elisabeth d’Autriche, Napoléon, Guillaume II, le pasteur Chamorel – seront évoquées aux côtés des différentes personnalités qui lui sont attachées – Jacqueline Porret-Forel, Hans Steck, Alfred Bader, André Breton, Roger Gentis, Jean Dubuffet – mais aussi des artistes l’ayant inspirée – Jacques- Louis David, Jean-Auguste-Dominique Ingres – ou qui ont regardé son œuvre – Annette Messager, Michel Nedjar ...

Commissariat de l'exposition :
Christophe Boulanger, attaché de conservation en charge de l'art brut
Savine Faupin, conservatrice en chef en charge de l'art brut au LaM
Assistés de Gaye-Thaïs Florent, chargée de mission

Site internet du LaM : www.musee-lam.fr

12/06/14

Brouillon Kub. Les artistes cubistes et la caricature au LaM, Villeneuve d'Ascq

Brouillon Kub / Les artistes cubistes et la caricature
LaM, Villeneuve d'Ascq
14 juin - 21 septembre 2014 

LUC, « Le …bisme expliqué », dessin paru dans Le Journal amusant
n° 698, 8 novembre 1912. Photo : N. Dewitte / LaM. 

Inspirée par un article éclairant de Jean-Claude Lebensztejn, l’exposition Brouillon Kub porte sur la réception du cubisme dans la presse illustrée pendant les années de guerre et celles qui la précèdent.

Entre 1907 et 1918, le ton se durcit à l’encontre des artistes, passant d’une entreprise de dénigrement bon enfant à une assimilation de l’avant-garde à l’envahisseur ennemi.

Parce que son principal marchand est allemand, le cubisme s’écrit alors avec un K et devient, dans l’esprit des caricaturistes, un moyen de « germaniser l’esprit français. »

Au-delà du jeu souvent mordant entre les défenseurs et les détracteurs du cubisme, cette exposition entend confronter les œuvres des artistes ciblés, représentés dans les collections du LaM, aux publications de l’époque et aux avant-courriers d’un « retour à l’ordre » de la peinture française. 

Commissariat de l'exposition :
Nicolas Surlapierre, directeur des musées de Belfort
Jeanne-Bathilde Lacourt, conservatrice en charge de l’art moderne au LaM

06/10/13

Expo Picasso, Léger, Masson au LaM : Daniel-Henry Kahnweiler et ses peintres

Picasso, Léger, Masson : Daniel-Henry Kahnweiler et ses peintres 
LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut 
Jusqu'au 12 janvier 2014

Depuis sa réouverture, le LaM rend régulièrement hommage aux collectionneurs, galeristes et amateurs d’art qui, en alliant passion et patience, discrétion et générosité, ont fait toute la richesse des collections des musées d’aujourd’hui.

A l’occasion de son trentième anniversaire, le musée retrace dans un parcours exceptionnel l’histoire de la Galerie Louise Leiris. Riche en rebondissements, elle est étroitement liée à la collection d’art moderne du musée: Roger Dutilleul et Jean Masurel lui ont été fidèles pendant plusieurs décennies, y choisissant un ensemble d’œuvres qui témoigne autant de leur goût que d’un dialogue esthétique presque ininterrompu avec le maître des lieux, Daniel-Henry Kahnweiler.

Celui qui va devenir le marchand des cubistes « héroïques » - Georges Braque et Pablo Picasso - ouvre sa première galerie en 1907. Fernand Léger, Juan Gris et plus tard Henri Laurens rejoignent son « écurie ».

La Première Guerre mondiale contraint Kahnweiler à ouvrir une seconde galerie en 1920, la Galerie Simon, qui accueille une nouvelle génération d’artistes: André Beaudin, Eugène de Kermadec et surtout André Masson, point de contact avec le surréalisme. A cette époque apparaît la figure de Louise Godon, qui assiste Kahnweiler dans la gestion de son établissement. Devenue l’épouse de Michel Leiris en 1926, elle rachète le fonds et donne son nom à la galerie lorsque le marchand est à nouveau contraint de quitter Paris, pendant la Seconde Guerre mondiale. Toujours maître à bord et fidèle à ses artistes, Kahnweiler organise à partir des années 1950 d’innombrables expositions Picasso, dont il a désormais l’exclusivité.

Déployée dans les salles d’art moderne, l’exposition présente aux côtés des chefs-d’œuvre du LaM issus de la Donation Geneviève et Jean Masurel, ceux que Louise et Michel Leiris ont offerts au Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou en 1984. Assortie de prêts complémentaires provenant de collections publiques, comme le Musée du Quai Branly ou la Donation Maurice Jardot de Belfort, ainsi que d’importantes collections particulières, l’exposition reviendra sur les années héroïques et les heures plus sombres d’une galerie inséparable de l’histoire de l’art moderne. La figure de Michel Leiris, discrète mais présente pendant plusieurs décennies, permettra, en contrepoint, d’explorer certains terrains partagés par le poète, le marchand et leurs artistes : le primitivisme, l’autobiographie ou encore l’écriture dans le Théma Michel Leiris et le livre illustré.

En lien avec l’exposition, l’accrochage de la collection contemporaine des Figures des Visages s’attache quant à lui à cinq des derniers artistes collectionnés par Jean Masurel après- guerre : Bernard Buffet, Eugène Dodeigne, Eugène Leroy, Jean Roulland et Arthur Van Hecke, dont les travaux seront présentés aux côtés d’un choix d’œuvres contemporaines. 

L’exposition est accompagnée d’un catalogue d’environ 160 pages, reproduisant la majorité des œuvres exposées. Une chronologie et une synthèse de l’histoire de la galerie y seront inclus, ainsi que plusieurs articles de spécialistes et universitaires approfondissant les thématiques soulevées (prix de vente : 30 €). 

Commissaire de l'exposition : Jeanne-Bathilde Lacourt, conservatrice en charge de l’art moderne

LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut 
Site internet : www.musee-lam.fr

29/09/10

LAM Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut

OUVERTURE DU LAM LILLE MÉTROPOLE MUSÉE D'ART MODERNE,
D'ART CONTEMPORAIN ET D'ART BRUT

VILLENEUVE D'ASCQ, FRANCE

Le 25 septembre 2010, le Musée d’art moderne de la métropole lilloise à Villeneuve d’Ascq a réouvert ses portes, sous un nouveau nom, après quatre années de rénovation et d’agrandissement.

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LaM Vue d'ensemble
Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
à Villeneuve d’Ascq
Photo : P. Ruault. © Manuelle Gautrand Architecture

Le musée d’art moderne à Villeneuve d’Ascq valait déjà bien le déplacement. Le musée, sous sa forme rénovée et agrandie, enrichit de nouvelles oeuvres, ne peut pas décevoir. C’est un élément de taille qui retrouve sa place dans la région lilloise qui offre tout un éventail de ressources artistiques qui sont parmi les plus dynamiques de France.
C’est sous un nouveau nom que le musée d’art moderne à Villeneuve d’Ascq réouvre : le  LaM Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut. Ses deux très belles architectures, environnées par un parc de sculptures (Alexandre Calder, Pablo Picasso, Eugène Dodeigne...), abriteront désormais trois collections prestigieuses des XXe et XXIe siècles dont un ensemble unique d’art brut. Au total : plus de 4500 oeuvres (dont certaines jamais présentées au public), 4000 m2 de surface d’exposition (sans compter la Bibliothèque Dominique Bozo et son Centre de recherche), mais aussi un auditorium, un café-restaurant...
Au carrefour de Londres, de Paris et de Bruxelles, à proximité d’Amsterdam et de Cologne, le LaM est placé au contact direct des autres scènes artistiques européennes. Grâce à cette situation géographique idéale, il trouve tout naturellement sa place comme l’un des grands musées de l’art des XXe et XXIe siècles au nord de l’Europe.

DEUX ARCHITECTURES DANS UN PARC DE SCULPTURES
En 1983, ouvrait le Musée d’art moderne Lille Métropole, construit à Villeneuve d’Ascq, dans un cadre verdoyant par l’architecte Roland Simounet. Dès l’origine du projet, et sous l’impulsion des donateurs Geneviève et Jean Masurel, le Musée a été pensé comme l’alliance harmonieuse d’une collection d’oeuvres d’art, d’une architecture et d’un parc exceptionnel.
Lauréate du concours lancé en 2002 pour la restructuration et l’extension du Musée, Manuelle Gautrand a créé un bâtiment aux volumes organiques qui vient embrasser l’arrière de l’édifice d’origine. Cette architecture, radicalement nouvelle par son esprit et ses matériaux, se découvre essentiellement de l’intérieur, en une continuité fluide. Avec ses deux architectures insérées dans un parc de sculptures, le LaM orchestre naturellement une déambulation entre extérieur et intérieur et permet une appréhension des oeuvres d’art à hauteur d’oeil, initiant un rapport d’intimité entre les oeuvres et les visiteurs.

TROIS COLLECTIONS EXCEPTIONNELLES :
ART MODERNE, ART CONTEMPORAIN ET ART BRUT

Seul musée en Europe à présenter simultanément les principales composantes de l’art des XXe et XXIe siècles, le LaM propose au public l'accès à une prestigieuse collection d'art moderne, à un ensemble d'art contemporain de référence et à une collection d'art brut sans égale en France.
Inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2000, le Musée a été conçu pour abriter la donation faite par Geneviève et Jean Masurel à Lille Métropole Communauté Urbaine en 1979. Cette collection est constituée de chefs-d’oeuvre cubistes de Georges Braque, Henri Laurens ou Pablo Picasso, ainsi que d’ensembles significatifs d’oeuvres de Fernand Léger, Joan Miró et Amedeo Modigliani. Le Fauvisme, le Surréalisme, l’École de Montparnasse, l’École de Paris, l’Art Naïf et les artistes du Nord de la France y sont également représentés.
La collection d’art contemporain, constituée au fil des ans, rassemble des oeuvres d’artistes français et étrangers tels que Lewis Baltz, Christian Boltanski, Daniel Buren, Allan McCollum, Annette Messager, Dennis Oppenheim, Pierre Soulages ou Jacques Villeglé.
En 1999, ces collections se sont enrichies de la plus importante collection d’art brut en France, issue de la donation faite par l’association L’Aracine. Les plus grands noms de l’art brut y sont représentés : Aloïse Corbaz, Fleury Joseph Crépin, Henry Darger, Auguste Forestier, Madge Gill, Jules Leclercq, Augustin Lesage, Adolf Wölfli ou bien encore Carlo Zinelli... C’est l’ampleur de cette donation qui a nécessité la rénovation du Musée et la construction de son extension.

L’EXPOSITION DE RÉOUVERTURE : HABITER POÉTIQUEMENT LE MONDE
L’exposition Habiter poétiquement le monde met en avant la façon dont des artistes, mais aussi des écrivains et cinéastes peuvent habiter poétiquement le monde.
Passé, présent et avenir : intérieur et extérieur se mêlent, le quotidien ne se sépare plus de l’oeuvre, ni du regard. Les frontières entre intime et commun se brouillent dans une mise en doute du quotidien, du communément partagé. Un habité poétiquement qui détourne les gestes quotidiens en apparence les plus évidents : se reposer, se vêtir, circuler, s’abriter, manger.
Transversale aux collections (en particulier d’art contemporain et d’art brut), Habiter poétiquement le monde est conçue comme une promenade à travers les différents espaces du Musée (salles d’exposition, auditorium, parc, site Internet). Cette exposition de réouverture laisse une part importante à la création contemporaine et à la performance.

LaM - Informations pratiques
Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
1 allée du Musée
59650 Villeneuve d’Ascq
France
Site internet du LaM : www.musee-lam.fr

TARIFS
Collections permanentes : Tarif Plein 7 € / Tarif Réduit 5 €
Exposition temporaire + collections permanentes: Tarif Plein 10 € - Tarif Réduit 7 €
Visioguide : 3 €
L’accès au LaM est gratuit le premier dimanche du mois.
Exceptionnellement et jusqu’au 30 janvier 2011, le Musée est gratuit pour les visiteurs individuels, du mardi au vendredi, de 16 h à 18 h.

JOURS ET HORAIRES D’OUVERTURE
Du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h.
Fermeture exceptionnelle les 25 décembre, 1er janvier et 1er mai.
Pour ceux qui ne connaissent pas, la métropole lilloise ne doit pas être vue comme Lille + quelques petites communes dépendantes. Lille tient évidemment une place centrale, mais la métropole comprend plusieurs grandes villes et notamment Roubaix, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq.  Ces villes, et leurs lieux d’expositions artistiques, sont très proches les uns des autres et le système de transport en commun assure une parfaite liaison, notamment pour ceux qui n’habitent pas cette région et ne s’y rendent pas en voiture, qu’ils résident en France ou en Belgique. Pour les français, rappelons-le, Lille n’est qu’à une heure de TGV de Paris.