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06/10/13

Expo Picasso, Léger, Masson au LaM : Daniel-Henry Kahnweiler et ses peintres

Picasso, Léger, Masson : Daniel-Henry Kahnweiler et ses peintres 
LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut 
Jusqu'au 12 janvier 2014

Depuis sa réouverture, le LaM rend régulièrement hommage aux collectionneurs, galeristes et amateurs d’art qui, en alliant passion et patience, discrétion et générosité, ont fait toute la richesse des collections des musées d’aujourd’hui.

A l’occasion de son trentième anniversaire, le musée retrace dans un parcours exceptionnel l’histoire de la Galerie Louise Leiris. Riche en rebondissements, elle est étroitement liée à la collection d’art moderne du musée: Roger Dutilleul et Jean Masurel lui ont été fidèles pendant plusieurs décennies, y choisissant un ensemble d’œuvres qui témoigne autant de leur goût que d’un dialogue esthétique presque ininterrompu avec le maître des lieux, Daniel-Henry Kahnweiler.

Celui qui va devenir le marchand des cubistes « héroïques » - Georges Braque et Pablo Picasso - ouvre sa première galerie en 1907. Fernand Léger, Juan Gris et plus tard Henri Laurens rejoignent son « écurie ».

La Première Guerre mondiale contraint Kahnweiler à ouvrir une seconde galerie en 1920, la Galerie Simon, qui accueille une nouvelle génération d’artistes: André Beaudin, Eugène de Kermadec et surtout André Masson, point de contact avec le surréalisme. A cette époque apparaît la figure de Louise Godon, qui assiste Kahnweiler dans la gestion de son établissement. Devenue l’épouse de Michel Leiris en 1926, elle rachète le fonds et donne son nom à la galerie lorsque le marchand est à nouveau contraint de quitter Paris, pendant la Seconde Guerre mondiale. Toujours maître à bord et fidèle à ses artistes, Kahnweiler organise à partir des années 1950 d’innombrables expositions Picasso, dont il a désormais l’exclusivité.

Déployée dans les salles d’art moderne, l’exposition présente aux côtés des chefs-d’œuvre du LaM issus de la Donation Geneviève et Jean Masurel, ceux que Louise et Michel Leiris ont offerts au Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou en 1984. Assortie de prêts complémentaires provenant de collections publiques, comme le Musée du Quai Branly ou la Donation Maurice Jardot de Belfort, ainsi que d’importantes collections particulières, l’exposition reviendra sur les années héroïques et les heures plus sombres d’une galerie inséparable de l’histoire de l’art moderne. La figure de Michel Leiris, discrète mais présente pendant plusieurs décennies, permettra, en contrepoint, d’explorer certains terrains partagés par le poète, le marchand et leurs artistes : le primitivisme, l’autobiographie ou encore l’écriture dans le Théma Michel Leiris et le livre illustré.

En lien avec l’exposition, l’accrochage de la collection contemporaine des Figures des Visages s’attache quant à lui à cinq des derniers artistes collectionnés par Jean Masurel après- guerre : Bernard Buffet, Eugène Dodeigne, Eugène Leroy, Jean Roulland et Arthur Van Hecke, dont les travaux seront présentés aux côtés d’un choix d’œuvres contemporaines. 

L’exposition est accompagnée d’un catalogue d’environ 160 pages, reproduisant la majorité des œuvres exposées. Une chronologie et une synthèse de l’histoire de la galerie y seront inclus, ainsi que plusieurs articles de spécialistes et universitaires approfondissant les thématiques soulevées (prix de vente : 30 €). 

Commissaire de l'exposition : Jeanne-Bathilde Lacourt, conservatrice en charge de l’art moderne

LaM – Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut 
Site internet : www.musee-lam.fr

28/04/13

Exposition Keith Haring, Paris, MAM, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et au CentQuatre


Keith Haring, The Political Line
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
CentQuatre, Paris
19 avril - 18 août 2013

Keith Haring
Portrait de Keith Haring par Philippe Bonan
Juin 1989 © Photographe : Philippe Bonan

Avec près de 250 oeuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, l'exposition KEITH HARING, THE POLITICAL LINE, la Ligne politique, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, est l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste new-yorkais, icone du Pop Art qui a largement contribué à la reconnaissance du Street Art.

Keith Haring
KEITH HARING, The Political Line
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, affiche de l'exposition, courtesy du musée
Oeuvre : Keith Haring, Untitled, 1982
Collection de Sheikha Salama bint Hamdan Al Nahyan, Abou Dabi. Emirats Arabes Unis
Peinture vinylique sur bâche vinyle, 365,7 x 375,9 cm
© Keith Haring Foundation

Né en 1958 à Reading en Pennsylvanie, exposé dès 1978 alors qu'il n'a que 20 ans, Keith Haring est l'un des artistes américains les plus marquant du dernier quart du 20e siècle. C'est aussi l'un des plus connu et des plus appréciés du grand public. Posters, lithographies, cartes postales, design et autres produits dérivés, une partie de son oeuvre a été largement diffusée. C'est qu'elle présente un caractère ludique avec un côté enfantin. Mais les apparences sont en partie trompeuses : Keith Haring rend ainsi l'art accessible à tous mais il est aussi un intellectuel engagé, à la pensée subtile. Lorsque sa craie vient animée les fonds noirs des panneaux publicitaires vierges du métro new-yorkais, au début des années 1980, c'est dans l'histoire de l'art qu'il inscrit ses dessins. 

Keith Haring
KEITH HARING
Untitled, 1980
Collection Keith Haring Foundation
Encre sur carton ; 121,9 x 230,2 cm
© Keith Haring Foundation
Keith Haring
KEITH HARING
Untitled, 1982
Courtesy Keith Haring Foundation et Gladstone Gallery, New York et Bruxelles
Encre sumi sur papier ; 271,8 x 406,4 cm
© Keith Haring Foundation


Keith Haring fut l’un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd’hui encore tout le monde connaît son style  incomparable et son répertoire de signes emblématiques. Il a été exposé avec Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jenny Holzer et Daniel Buren dans le monde entier.

Keith Haring
KEITH HARING
A Pile of Crowns for Jean-Michel Basquiat, 1988
Collection Keith Haring Foundation
Acrylique sur toile 304,8 x 304,8 cm
© Keith Haring Foundation


A l'image de Jean-Michel Basquiat, Keith Haring n'a eu qu'une courte période, celle des années 1980, pour réaliser son Oeuvre, des Subway Drawings du début des années 1980 aux oeuvres publiques monumentales de 1989, en passant, entre autre, par la Documenta 7 de Cassel en 1982, la Biennale de Venise en 1984. Entre les deux dates, l'activité artistique de Keith Haring a été intense, mélant expositions, art urbain. Ses réalisations de street art, dans la rue, le métro et autres lieux publics étant marqués par sa volonté de rendre l'art accessible à tous : Keith Haring a souvent répété que tout le monde à le droit à l'art. Son langage visuel est largement lié à cette philosophie de l'artiste dans la mesure où ce langage est accessible. 

En utilisant délibérément la rue et les espaces publics pour s’adresser au plus grand nombre, il n’a cessé de lutter contre le racisme, le capitalisme et toutes sortes d’injustice et de violence, notamment l’Apartheid en Afrique du sud, la menace de guerre atomique, la destruction de l’environnement, l’homophobie et l’épidémie du sida dont il sera victime. Le parcours de l’exposition rend compte de ses prises de position critiques. 

Keith Haring
KEITH HARING
Reagan Ready to Kill, 1980
Collection Keith Haring Foundation
Collage de coupures de journaux et ruban adhésif sur papier ; 21,6 x 27,9 cm
© Keith Haring Foundation


L'exposition Keith Haring, The Political Line, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, comme son nom l'indique met l'accent sur la dimension politique et sociale de l'oeuvre de ce grand artiste engagé. Les messages et les idées politiques qu’il a véhiculés ne constituent pas seulement une part de son héritage, mais ont considérablement influencé les artistes et la société. Ses subway drawings, ses peintures, ses dessins et sculptures, étaient porteurs de messages de justice sociale, de liberté individuelle et de changement. Icône du Pop art, artiste subversif et militant, Keith Haring a multiplié les engagements tout au long de sa vie : très jeune, il était animé par une envie de transformer le monde. 

Keith Haring
KEITH HARING 
Untitled, 1988 
Collection Keith Haring Foundation 
Acrylique sur toile ; 304,8 cm de diamètre 
© Keith Haring Foundation 


Les Dix Commandements de Keith Haring au CENTQUATRE
Dix panneaux d'une hauteur de plus de 7 mètres et de 5 mètres de largeur chacun (769,6 x 502,9 cm) compose cette oeuvre de Keith Haring. Réalisée en décembre 1985, l'enfant prodige de l'art urbain y propose sa représentation des Dix commandements.  C'est à voir au CENTQUATRE à Paris dans le 19e arrondissement (5, rue Curial). Cet espace d'art expose également d'autres oeuvres grand formats, peintures et sculptures, de l'artiste américain décédé en 1990. Une vingtaine d'oeuvres sont exposées en parallèle à l'exposition au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Le visiteur peut pénétrer dans Le Pop Shop, boutique réalisée par Keith Haring, dans un container à Tokyo en 1988.

Keith Haring aimait Paris. Il a notamment réalisé des oeuvres dans le métro parisien et son engagement en faveur des enfants victimes de la maladie l'a amené à réalisé en 1987 un mur peint à l'hôpital Necker à Paris.

Keith Haring
KEITH HARING
Untitled, 1982
Collection particulière
Peinture vinylique sur bâche vinyle ; 304,8 x 304,8 cm
© Keith Haring Foundation


Keith Haring, The Political Line : Catalogue de l’exposition au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Richement illustré, le catalogue reflète les différentes problématiques soulevées par l’exposition : l’art dans l’espace public, l’oppression de l’état et des mass media, la position de l’individu au sein de l’espace social etc. Il comporte des essais confiés à des spécialistes de l’oeuvre de Keith Haring que sont Dieter Buchhart, Odile Burluraux, Robert Farris Thompson, Julian Myers, Peter Pakesch, ainsi que deux entretiens avec Julia Gruen et Tony Shafrazi, son galeriste, et une chronologie développée.

Commissaires de l'exposition : Dieter Buchhart et Odile Burluraux
Directeur du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (www.mam.paris.fr) : Fabrice Hergott 
Directeur du CENTQUATRE (www.104.fr) : José-Manuel Gonçalvès
L'exposition Keith Haring, The Political Line a été réalisée en partenariat avec la Keith Haring Foundation, fondation a but non lucratif crée par Keith Haring lui-même en 1989 

Horaires d’ouverture
Mardi au dimanche de 10h à 18h (fermeture des caisses à 17h15)
Nocturne le jeudi de 18h à 22h (seulement les expositions) (fermeture des caisses à 21h15)
Fermeture le lundi et les jours fériés

13/11/12

Expo Annette Messager, Strasbourg + Livre - Continents noirs

Annette Messager, Continents noirs
Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg
Jusqu'au 3 février 2013

Le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg présente actuellement la première exposition consacrée à l’artiste Annette Messager dans un musée français depuis la grande rétrospective qui s’est tenue en 2007 au Centre Pompidou. L’exposition Continents noirs réunit des oeuvres réalisées entre 2010 et 2012, dont la plupart font l’objet d’une première présentation publique.   
  
Artiste majeure de la scène contemporaine internationale, Annette Messager, née en 1943, a reçu en 2005 le Lion d’Or de la Biennale de Venise, où elle représentait la France. 

Annette Messager crée, depuis le début des années 1970, une oeuvre singulière dans laquelle se mêlent, sur le mode de la collection, du bricolage et du jeu, des éléments de différentes natures, tels photographies, dessins, broderies, objets manufacturés, animaux naturalisés. Son univers, empreint d’humour, qui témoigne d’une fascination pour l’art brut, célèbre la femme dans son quotidien le plus banal, tout en traquant le monde à travers ses vestiges, à la manière d’un ethnologue.  

A partir de 2001, Annette Messager crée de grandes et sombres installations animées par d’inquiétantes mécaniques, qui mettent en scène des corps fragmentés ou disloqués, métaphores de déchirements existentiels ; elles empruntent à l’univers du théâtre, du cinéma expressionniste ainsi que du conte populaire, comme Casino, l’installation en 3 temps réalisée à l’occasion de la Biennale de Venise, 
dont le pantin Pinocchio était le fil rouge. 

Dans ses oeuvres les plus récentes, Annette Messager présente un monde à la  noirceur cataclysmique ; un monde  pétrifié, carbonisé, un univers urbain d’après la catastrophe, dont les résidus miniaturisés flottent, agglutinés en des sortes d’îlots volants, ou semblent étouffer ce qu’il reste de vie sur la planète terre. Lointainement inspirée de l’univers de Swift dans ses Voyages de Gulliver,  elle explore ici un registre relevant du fantastique ou de la science fiction, pour mettre en scène les pathologies du monde contemporain, en une manière de conte philosophique ou de fable politique. L’esprit de jeu et de dérision qui lui sont familiers allègent la gravité de son propos, tenant à distance l’effroi par l’évocation du monde de l’enfance. 

Le parcours de l’exposition, élaboré dans un dialogue étroit avec l’artiste, inclut une vingtaine d’oeuvres, monumentales pour trois d’entre elles, ou de format plus modeste, comme écritures en filet de pêche, objets sculpturaux et dessins.  

Commissaire de l'exposition : Joëlle Pijaudier-Cabot, Conservatrice du patrimoine, Directrice des Musées de la Ville de Strasbourg 

Publication : Les Editions Xavier Barral - EXB - ont publié Annette Messager, Continents noirs, 96 pages, 32 x 21 cm

ANNETTE MESSAGER, Continents noirs
Les Editions Xavier Barral, 2012

L’ouvrage déploie une succession de vues des oeuvres récentes d’Annette Messager, le lecteur circulant à travers elles comme le spectateur à travers les installations. L’artiste a demandé à l’écrivain américain Norman Spinrad d’écrire un texte évoquant son récent travail. Auteur de science fiction, Spinrad dépeint dans ses romans et nouvelles des univers fantastiques au bord de la dérive. Fragiles chevelures bougeant au gré de souffleries, chaussures abandonnées et petits objets du quotidien recouverts d’une sombre feuille d’aluminium froissé, dispersés sur le sol sous une bâche, éléments suspendus et mobiles se déployant telle une masse noire et menaçante, à la fois aérienne et terriblement pesante, ces installations et oeuvres oscillent entre le monumental et le miniature. Elles suscitent le sentiment de l’instable et du fugitif, et se font l’écho des tensions du monde d’aujourd’hui. Menaces écologiques et troubles des temps modernes transparaissent dans ses installations devenues autant de continents noirs. Traces ou vestiges d’un monde imaginaire plutôt inquiétant, les dernières créations d’Annette Messager nous plongent dans le mystère de leurs origines.

Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg
www.musees-strasbourg.eu

17/02/12

Expo Vidéo Vintage, Beaubourg, Centre Pompidou, Paris. L'art vidéo de 1963 à 1983

Exposition : Vidéo Vintage 1963-1983
Centre Pompidou, Beaubourg, Paris
Jusqu'au 7 mai 2012

Vidéo Vintage offre une sélection inédite de plus de soixante-dix bandes vidéo d’une cinquantaine d’artistes qui dessine une trajectoire de l’art vidéo de 1963 à 1983. Une exposition à voir au Centre Pompidou.

WGBH, Fred Barzyk, The New Wave, 1973,  
N&B et coul., son, 59”  
Collection du Centre Pompidou, Mnam / Cci

1963-1983, vingt années fondatrices ont vu défiler les recherches et les développements de ce « nouveau » médium comme instrument de l’expression artistique la plus contemporaine et comme outil critique. La vidéo a traversé tous les courants esthétiques de la modernité, de la performance à la mouvance fluxus, de l’art minimal à l’art conceptuel pour poursuivre son évolution dans le courant post-conceptuel et enfin servir les investigations actuelles.

La vidéo a été adoptée en tant que mode d'expression par différents artistes aux démarches esthétiquement très diverses,  expérimentant la bande vidéo analogique par l’auto-filmage ou, dans le contexte des laboratoires de télévision par les recherches plus approfondies sur les diverses possibilités de l’analogique.

Cette première exposition thématique de la collection nouveaux médias du Centre Pompidou rassemble les oeuvres de 52 artistes internationaux, de Vito Acconci, Sonia Andrade, Ant Farm, Samuel Beckett à Les Levine, Bruce Nauman ou Nam June Paik. Des oeuvres de Valie Export, Mona Hatoum, Gina Pane, Carole Roussopoulos et Nil Yalter sont également sélectionnées, mettant l’accent sur l’importance du travail réalisé par les artistes femmes avec ce médium. 

La scénographie, elle-même « vintage », donne la priorité au confort de visionnage : les vidéos de l’exposition sont installées dans seize environnements-salons meublés d’éléments de récupération. Ils structurent l’espace en différentes sections et accueillent les spectateurs pour un voyage dans le temps, celui de l’oeuvre visionnée.

ART VIDEO : LA PERFORMANCE DE L'AUTO-FILMAGE
Dès 1965, Nam June Paik acquiert une caméra vidéo Portapak Sony et se filme en gros plan. L’oeuvre Button Happening ouvre cette section. Des artistes ayant acquis ou emprunté ces premières caméras portables et légères, tels Sonia Andrade, Valie Export, Esther Ferrer, Sania Ivekovic, Paul McCarthy, Bruce Nauman, Nil Yalter, s’autofilment dans leur studio utilisant les spécificités de ce matériel : retour direct de l’image et du son sur le moniteur de contrôle. 

ART VIDEO : LA RELATION A LA TELEVISION
Dans les années 1960 et 1970, les chaînes de télévision sont à la recherche de nouvelles réalisations, esthétiques, différentes de celles du cinéma. En France, le Service de la recherche de l’O.R.T.F, en relation avec l’Ecole des Beaux-arts de Paris, invite des réalisateurs et des artistes à utiliser les premiers équipements de tournage et de montage. Jean-Christophe Averty, Jean-Luc Godard, Thierry Kuntzel ont réalisé de nombreuses oeuvres dans ce contexte. Aux États-Unis, les télévisions mettent également en place des laboratoires auxquels participent  Nam June Paik ou encore Woody et Steina Wasulka. Quelques initiatives privées ont également lieu : en 1969 et 1970, le célèbre producteur allemand Gerry Schum passe commande à des artistes tels que Joseph Beuys, Daniel Buren, Lawrence Weiner…  pour une exposition télévisuelle.

ART VIDEO : LES RECHERCHES CONCEPTUELLES
La vidéo est un outil comme les autres pour aborder les divers courants de l’histoire de l’art et cette dernière section illustre les recherches conceptuelles dans ce domaine, réunissant des oeuvres d’artistes européens (Daniel Buren, Imi Knoebel, Thierry Kuntzel…), évidemment d’artistes américains (Martha Rosler, Denis Oppenheim) mais aussi brésiliens et coréens (Anna Bella Geiger et Theresa Hak Kyung Cha).

Les commissaires de l'exposition : Christine Van Assche, conservatrice au Musée national d’art moderne, chef du service Nouveaux Médias, associée à Florence Parot, attachée de conservation au MNAM, service Nouveaux Médias

Vidéo Vintage - Couverture du Catalogue de l'exposition
PUBLICATION : VIDEO VINTAGE 1963-1983 
Une sélection de vidéos fondatrices des collections nouveaux médias du Musée national d’art moderne, Centre Pompidou sous la direction de Christine Van Assche, Editions du Centre Pompidou 

 Ce qui m'intéresse au sujet de la vidéo, c'est la possibilité de l'utiliser comme une sorte de compagnon domestique, c'est le lieu du gros plan - Vito Acconci 

Ce catalogue de l'exposition apparaît comme un incontournable pour ceux et celles qui s'intéressent à l'art vidéo. A la fois riche en contenu et synthétique (80 pages), avec une centaine d'illustrations en couleur (et en N&B lorsque l'original l'est), il offre les repères essentiels (artistes, oeuvres, dates, contextes, analyses...) pour mieux comprendre le développement de l'art vidéo autour des grands axes qui sont ceux de l'exposition. 

MUSEE NATIONAL D'ART MODERNE 
CENTRE GEORGES POMPIDOU
BEAUBOURG, PARIS
WEB : www.centrepompidou.fr

20/03/11

Exposition Sarkis - Mamco Genève

Exposition : Hotel Sarkis 
Mamco, Genève
Jusqu'au 8 mai 2011 

SARKIS, Mamco, Genève, 2011


Le Mamco, Musée d'Art Moderne et Contemporain, Genève, présente jusqu'au 8 mai 2011 une exposition unique consacrée à l’œuvre de SERKIS ZABUNYAN, dit SARKIS (Istanbul, 1938 ; vit et travaille à Paris), rassemblant plus de 200 oeuvres datées de 1971 à nos jours. Hôtel Sarkis est une exposition à caractère rétrospectif conçue de façon thématique. Elle présente en effet la quasi-totalité des travaux de Sarkis réalisés en regard d’autres créateurs (70 au total), qu’ils soient musiciens, architectes, écrivains, philosophes, peintres, sculpteurs ou cinéastes. Ce large ensemble, réuni pour la première fois et présenté aux quatre étages du Mamco, est constitué d’installations vidéo ou sonores, d’aquarelles, de sculptures, de photographies ou de films.

Artiste français d’origine arménienne, Sarkis crée des passerelles entre plusieurs temporalités, plusieurs cultures et plusieurs sensibilités. Il puise dans la mémoire des lieux et des objets qu’il collecte (son « trésor »), dans l’histoire collective ou dans sa biographie, pour concevoir des œuvres aux résonances multiples. Il relie passé et présent, objets anciens et objets nouveaux, notamment en réinterprétant à travers ses pièces les travaux d’artistes qu’il admire particulièrement, comme Matthias Grünewald, Edvard Munch, Johann Sebastian Bach, Bertolt Brecht, Joseph Beuys ou encore Andreï Tarkovski. Avec ces « collaborations », terme qu’il utilise pour définir ses mises en dialogue artistiques, Sarkis parvient à effacer la distance historique ou culturelle qui le sépare de ces autres créateurs et à insuffler à leurs réalisations une nouvelle énergie, née de leur confrontation au présent.

La mémoire, le temps, le vécu ou la transmission sont des thèmes dominants dans le travail de Sarkis. Au fil de sa carrière, il a développé une mythologie personnelle autour de grandes figures artistiques (comme par exemple Munch, Beuys, Grünewald), de l’histoire collective, de lieux spécifiques (l’atelier) ou de notions telles que le Kriegsschatz (« trésor de guerre »).

Hôtel Sarkis fait suite à une série d’expositions de Sarkis au Mamco : Sarkis, Sculptures obscures 1969-1975 (à Aram Iynedjian) en 1996, suivie de L’Atelier d’aquarelle dans l’eau en 2004 et de A partir du JPG du livret de Parsifal en 2005. Depuis 1994, L’Atelier depuis 19380 est présenté de manière permanente au Mamco et regroupe des œuvres régulièrement actualisées par Sarkis. 

Mamco
Musée d’art moderne et contemporain, Genève
10, rue des Vieux - Grenadiers
CH-1205 GENEVE

www.mamco.ch

27/02/11

Expo Francois Morellet, Centre Pompidou, Beaubourg, Paris

Exposition rétrospective: 
François Morellet, Réinstallations 
Centre Pompidou, Beaubourg, Paris 
Commissaires de l'exposition : 
Alfred Pacquement et Serge Lemoine 
2 mars - 4 juillet 2011 

Le Centre Pompidou à Paris présente une exposition d'oeuvres de l'artiste FRANCOIS MORELLET. Cette exposition se situe dans le cadres de la série des grandes rétrospectives que le Centre Pompidou consacre aux grandes figures de l'art actuel. Cette exposition inédite propose une relecture du travail de François Morellet. L'exposition met l’accent  sur un aspect original et pionnier de l’œuvre de l’artiste, les installations.

En collaboration avec les commissaires de l’exposition, Alfred Pacquement et Serge Lemoine, François Morellet a sélectionné vingt-six œuvres de dimensions variées qui retracent les grands tournants de sa carrière de 1963 à aujourd’hui. De nature très différentes les unes des autres et faites de matériaux divers - tubes de néon, lumières avec projection, pièces de bois, papier sérigraphié, bandes adhésives aux murs, toiles sur châssis, tubes d’aluminium, plaques de métal, elles sont installées dans l’espace et sur les murs.

L’ensemble est « réinstallé » dans la galerie 2, au 6e étage du Centre Pompidou, de façon à créer un parcours varié plein de contrastes et réservant des surprises, de nature à provoquer des chocs visuels comme de susciter du plaisir tant par l’élégance du propos que par la beauté de l’effet.

CENTRE POMPIDOU - BEAUBOURG - PARIS
MUSEE NATIONAL D'ART MODERNE
Galerie 2, Niveau 6

29/09/10

LAM Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut

OUVERTURE DU LAM LILLE MÉTROPOLE MUSÉE D'ART MODERNE,
D'ART CONTEMPORAIN ET D'ART BRUT

VILLENEUVE D'ASCQ, FRANCE

Le 25 septembre 2010, le Musée d’art moderne de la métropole lilloise à Villeneuve d’Ascq a réouvert ses portes, sous un nouveau nom, après quatre années de rénovation et d’agrandissement.

photo_lam
LaM Vue d'ensemble
Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
à Villeneuve d’Ascq
Photo : P. Ruault. © Manuelle Gautrand Architecture

Le musée d’art moderne à Villeneuve d’Ascq valait déjà bien le déplacement. Le musée, sous sa forme rénovée et agrandie, enrichit de nouvelles oeuvres, ne peut pas décevoir. C’est un élément de taille qui retrouve sa place dans la région lilloise qui offre tout un éventail de ressources artistiques qui sont parmi les plus dynamiques de France.
C’est sous un nouveau nom que le musée d’art moderne à Villeneuve d’Ascq réouvre : le  LaM Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut. Ses deux très belles architectures, environnées par un parc de sculptures (Alexandre Calder, Pablo Picasso, Eugène Dodeigne...), abriteront désormais trois collections prestigieuses des XXe et XXIe siècles dont un ensemble unique d’art brut. Au total : plus de 4500 oeuvres (dont certaines jamais présentées au public), 4000 m2 de surface d’exposition (sans compter la Bibliothèque Dominique Bozo et son Centre de recherche), mais aussi un auditorium, un café-restaurant...
Au carrefour de Londres, de Paris et de Bruxelles, à proximité d’Amsterdam et de Cologne, le LaM est placé au contact direct des autres scènes artistiques européennes. Grâce à cette situation géographique idéale, il trouve tout naturellement sa place comme l’un des grands musées de l’art des XXe et XXIe siècles au nord de l’Europe.

DEUX ARCHITECTURES DANS UN PARC DE SCULPTURES
En 1983, ouvrait le Musée d’art moderne Lille Métropole, construit à Villeneuve d’Ascq, dans un cadre verdoyant par l’architecte Roland Simounet. Dès l’origine du projet, et sous l’impulsion des donateurs Geneviève et Jean Masurel, le Musée a été pensé comme l’alliance harmonieuse d’une collection d’oeuvres d’art, d’une architecture et d’un parc exceptionnel.
Lauréate du concours lancé en 2002 pour la restructuration et l’extension du Musée, Manuelle Gautrand a créé un bâtiment aux volumes organiques qui vient embrasser l’arrière de l’édifice d’origine. Cette architecture, radicalement nouvelle par son esprit et ses matériaux, se découvre essentiellement de l’intérieur, en une continuité fluide. Avec ses deux architectures insérées dans un parc de sculptures, le LaM orchestre naturellement une déambulation entre extérieur et intérieur et permet une appréhension des oeuvres d’art à hauteur d’oeil, initiant un rapport d’intimité entre les oeuvres et les visiteurs.

TROIS COLLECTIONS EXCEPTIONNELLES :
ART MODERNE, ART CONTEMPORAIN ET ART BRUT

Seul musée en Europe à présenter simultanément les principales composantes de l’art des XXe et XXIe siècles, le LaM propose au public l'accès à une prestigieuse collection d'art moderne, à un ensemble d'art contemporain de référence et à une collection d'art brut sans égale en France.
Inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2000, le Musée a été conçu pour abriter la donation faite par Geneviève et Jean Masurel à Lille Métropole Communauté Urbaine en 1979. Cette collection est constituée de chefs-d’oeuvre cubistes de Georges Braque, Henri Laurens ou Pablo Picasso, ainsi que d’ensembles significatifs d’oeuvres de Fernand Léger, Joan Miró et Amedeo Modigliani. Le Fauvisme, le Surréalisme, l’École de Montparnasse, l’École de Paris, l’Art Naïf et les artistes du Nord de la France y sont également représentés.
La collection d’art contemporain, constituée au fil des ans, rassemble des oeuvres d’artistes français et étrangers tels que Lewis Baltz, Christian Boltanski, Daniel Buren, Allan McCollum, Annette Messager, Dennis Oppenheim, Pierre Soulages ou Jacques Villeglé.
En 1999, ces collections se sont enrichies de la plus importante collection d’art brut en France, issue de la donation faite par l’association L’Aracine. Les plus grands noms de l’art brut y sont représentés : Aloïse Corbaz, Fleury Joseph Crépin, Henry Darger, Auguste Forestier, Madge Gill, Jules Leclercq, Augustin Lesage, Adolf Wölfli ou bien encore Carlo Zinelli... C’est l’ampleur de cette donation qui a nécessité la rénovation du Musée et la construction de son extension.

L’EXPOSITION DE RÉOUVERTURE : HABITER POÉTIQUEMENT LE MONDE
L’exposition Habiter poétiquement le monde met en avant la façon dont des artistes, mais aussi des écrivains et cinéastes peuvent habiter poétiquement le monde.
Passé, présent et avenir : intérieur et extérieur se mêlent, le quotidien ne se sépare plus de l’oeuvre, ni du regard. Les frontières entre intime et commun se brouillent dans une mise en doute du quotidien, du communément partagé. Un habité poétiquement qui détourne les gestes quotidiens en apparence les plus évidents : se reposer, se vêtir, circuler, s’abriter, manger.
Transversale aux collections (en particulier d’art contemporain et d’art brut), Habiter poétiquement le monde est conçue comme une promenade à travers les différents espaces du Musée (salles d’exposition, auditorium, parc, site Internet). Cette exposition de réouverture laisse une part importante à la création contemporaine et à la performance.

LaM - Informations pratiques
Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
1 allée du Musée
59650 Villeneuve d’Ascq
France
Site internet du LaM : www.musee-lam.fr

TARIFS
Collections permanentes : Tarif Plein 7 € / Tarif Réduit 5 €
Exposition temporaire + collections permanentes: Tarif Plein 10 € - Tarif Réduit 7 €
Visioguide : 3 €
L’accès au LaM est gratuit le premier dimanche du mois.
Exceptionnellement et jusqu’au 30 janvier 2011, le Musée est gratuit pour les visiteurs individuels, du mardi au vendredi, de 16 h à 18 h.

JOURS ET HORAIRES D’OUVERTURE
Du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h.
Fermeture exceptionnelle les 25 décembre, 1er janvier et 1er mai.
Pour ceux qui ne connaissent pas, la métropole lilloise ne doit pas être vue comme Lille + quelques petites communes dépendantes. Lille tient évidemment une place centrale, mais la métropole comprend plusieurs grandes villes et notamment Roubaix, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq.  Ces villes, et leurs lieux d’expositions artistiques, sont très proches les uns des autres et le système de transport en commun assure une parfaite liaison, notamment pour ceux qui n’habitent pas cette région et ne s’y rendent pas en voiture, qu’ils résident en France ou en Belgique. Pour les français, rappelons-le, Lille n’est qu’à une heure de TGV de Paris.

12/09/10

Centre Pompidou Collections Modernes 1905-1960 Nouvelle présentation

Nouvelle présentation des collections modernes
De 1905 aux années 1960

Musée national d'art moderne, 
Centre Pompidou - Beaubourg, Paris

Jusqu'en janvier 2013

Le Musée national d’art moderne expose, sur tout le niveau 5, la nouvelle présentation de ses collections de 1905 aux années 1960: elle est entièrement consacrée aux artistes, aux mouvements et aux thèmes fondateurs de l’histoire de l’art moderne du XXème siècle qui sont autant de repères pour le visiteur et éclairent son cheminement à travers tout un siècle de création.

Le Centre Pompidou propose sur plus de 7000 m² un parcours à la fois thématique et chronologique où sont mis en lumière les correspondances, les dialogues et analogies entre des œuvres emblématiques de toutes disciplines: arts plastiques, photographie, architecture, design ou encore films.

Cet accrochage reflète la vitalité du Musée national d’art moderne en présentant à la fois des grands noms de ses collections tels que Brancusi, Delaunay, Duchamp, Kandinsky, Léger, Matisse, Miró ou Picasso et les grands mouvements fondateurs de l’art moderne (du fauvisme au Nouveau réalisme et au cinétisme), mais aussi des acquisitions récentes comme la donation Lucien Hervé, la donation de Geneviève Catti-Gherasim Luca ou la dation Jean Le Moal.

Parallèlement, des salles historiques (Le Corbusier et l’Esprit nouveau), thématiques (Biomorphismes), ou plurisdisciplinaires (Italie 1950-1960, art et design), intègrent les arts graphiques, la photographie, le design, l’architecture. Des œuvres exceptionnelles ont également été prêtées par plusieurs fondations: la Fondation Alberto et Annette Giacometti, Paris, la Fondation Le Corbusier et la Fondation Georges Rouault.

Le principe de l’accrochage est de proposer un déroulement chronologique, scandé par les principaux mouvements apparus depuis le début du siècle, mais où les regroupements monographiques jalonnent aussi le parcours. Enfin, les actualités – hommages, donations, dations, prêts ainsi que de nouvelles acquisitions ponctuent l’ensemble de l’accrochage.

Le parcours chronologique proposé à travers l’histoire de l’art du XXème siècle est souligné par une nouvelle signalétique destinée à une meilleure orientation des visiteurs, les salles y sont orgnisées en deux parties : de 1905 à 1945 puis de 1945 aux annnées soixante. Pour compléter le parcours, des œuvres, films et documents d’archives viennent en écho aux salles d’exposition : peintures et sculptures de Victor Brauner, documents d’archives, autour de Kandinsky par exemple, photographies, comme celles de Gherasim Luca ou encore des dessins comme ceux de Jasper Johns.

Les salles plurisdisciplinaires, monographiques ou thématiques sont l’aboutissement d’un travail collectif des conservateurs du Musée selon leur domaine. Peintures, sculptures, dessins, photographies, films, architecture, design, archives, autant de pistes pour appréhender les croisements, comprendre les regroupements et les ruptures qui forment le tissu historique des différents courants de l’art moderne.

Afin d’offrir au public le plus large aperçu de la richesse des collections du Centre Pompidou, cet accrochage sera régulièrement renouvelé par la présentation d’œuvres qui viendront à leur tour s’inscrire dans le parcours et l’éclairer d’une lumière neuve.

Centre Georges Pompidou / Beaubourg
Musée national d'art moderne
www.centrepompidou.fr


22/05/10

Etienne Martin Exposition à Beaubourg - Centre Georges Pompidou

ETIENNE-MARTIN
Collection du Centre Pompidou, Musée national d'Art Moderne
23 juin - 13 septembre 2010
Galerie du musée, Niveau 4

Le Centre Pompidou rend un hommage à l’oeuvre de l'artiste Etienne-Martin à travers une exposition d’une quinzaine de sculptures majeures de l’artiste appartenant à la collection du Centre Pompidou. Parmi celles-ci, Le Manteau (1962) avait fait largement connaître l’artiste et constitue la première sculpture en tissu de l’histoire de l’art moderne.

Aujourd’hui, l’entrée par dation de trois nouvelles oeuvres, donne une actualité particulière à cette collection. L’exposition présente cet ensemble particulièrement intéressant auquel s’ajoute une sélection de dessins reproduisant, sous forme de diagrammes, les configurations vécues et rêvées de sa maison natale de Loriol.
Enfin, un choix d’archives inédites appartenant au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, don de Madame Marie Thérèse Etienne-Martin, et des photographies du légendaire atelier de la rue du Pot-de-Fer, près du Panthéon à Paris, où l’artiste vécut de 1938 jusqu’à la fin de sa vie, complètent cette présentation.

Biographie - Etienne-Martin (1913-1995)

Etienne-Martin a été identifié dès les années 1960 à ses Demeures, sculptures-habitats conçues pour être visitées, imaginées par le spectateur. Dès 1984, le Centre Pompidou consacrait une exposition thématique à l’ensemble des Demeures.

Ancien de l’Académie Ranson et du groupe Témoignage d’avant-guerre, Etienne-Martin a été un proche du peintre Alfred Manessier, du sculpteur François Stahly, de l’écrivain Henri-Pierre Roché et des architectes du groupe d’Oppède pendant la guerre. Remarqué ensuite par des critiques d’art aussi différents que Michel Tapié, Michel Ragon ou Alain Jouffroy, présenté par la Galerie Breteau dès 1938, puis par les galeries Couturier et Artcurial, Étienne-Martin a vite été reconnu à la fois comme un inventeur de formes hors pair, travaillant par prédilection le bois et le plâtre, et comme une personnalité singulière, marquée par l’enseignement de Gurdjieff et les philosophies ésotériques.

C’est à partir des souvenirs d’enfance liés à sa maison natale de Loriol, dans la Drôme, qu’Etienne-Martin reconnaîtra avoir construit son oeuvre en établissant entre ses sculptures et cette maison des correspondances intimes. Fasciné par l’oeuvre autant que par le personnage, Harald Szeemann fera de lui l’un des artistes-clés de sa section « Mythologies individuelles » à la Documenta 5 de Kassel en 1972.

Les Editions du Centre Pompidou ont publié un catalogue de l'exposition sous la direction de Jean-Paul Ameline, commissaire de l’exposition, conservateur général du Patrimoine. Broché, format 22 x 28 cm - 144 pages - Prix : 29, 90 euros

Commissaire de l'exposition : Jean-Paul Ameline, conservateur général du Patrimoine avec la collaboration de Doïna Lemny, attachée de conservation
Architecte/ Scénographe : Laurence Le Bris
Chargée de production : Malika Nouï

Centre Georges Pompidou – Paris – Beaubourg
Musée national d’art moderne
23 juin - 13 septembre 2010
Metros : Hôtel de Ville, Rambuteau / RER : Chatelet-Les Halles
Horaires : Exposition ouverte tous les jours de 11h à 21h, sauf le mardi
Tarif : 10 à 12 euros, selon période
Tarif réduit : 8 à 9 euros valable le jour même pour le Musée national d’art moderne et l’ensemble des expositions
Accès gratuit pour les moins de 18 ans
Billet imprimable à domicile : www.centrepompidou.fr

16/05/10

Exposition Rétrospective Jean-Michel Basquiat, Fondation Beyeler et Musée d’art Moderne de la ville de Paris

Exposition Art contemporain > Jean-Michel Basquiat (1960-1988)
Exposition Art contemporain > Suisse > Basel

Exposition Art contemporain > Paris > Musée d'art Moderne de la Ville de Paris

 

Jean-Michel Basquiat, Exposition à la Fondation Beyeler, 2010 Basquiat

Fondation Beyeler, Bâle /

Riehen / Basel

Jusqu'au 5 septembre 2010

 

Musée d’art moderne de la Ville de Paris

15 octobre 2010 - 30 janvier 2011

 

 

La Fondation Beyeler consacre actuellement une vaste rétrospective au célèbre peintre et dessinateur américain Jean-Michel Basquiat (1960-1988). Conçue en collaboration avec le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, elle y sera présentée ensuite présentée du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011. Cette grande exposition rétrospective est organisée à l’occasion du cinquantième anniversaire de la naissance de cet artiste mort d’overdose à 27 ans. C’est la première de cette envergure à être présentée en Europe. Avec plus de cent toiles, travaux sur papier et objets provenant de grands musées du monde entier et de collections particulières de renom, elle rassemble les oeuvres majeures de Jean-Michel Basquiat et retrace son parcours artistique.

Né à New York, dans le quartier de Brooklyn, Jean-Michel Basquiat était le fils d’un immigré haïtien et d’une mère d’origine portoricaine. Il a fait ses débuts dans l’underground new-yorkais comme graffeur, musicien et acteur avant de se consacrer également à la peinture à partir de 19 ans. On retrouve dans ses compositions picturales l’intensité et l’énergie qui ont marqué sa brève existence. En l’espace de huit ans seulement, au cours desquels il a collaboré notamment avec Andy Warhol, Keith Haring, Francesco Clemente et Debbie Harry, il a créé une oeuvre de grande ampleur, comprenant un millier de peintures et plus de deux mille dessins. Il est ainsi parvenu à imposer, à côté de l’art conceptuel et du Minimal Art alors dominants, de nouveaux éléments figuratifs et expressifs. Ses oeuvres peuplées de personnages qui semblent sortis de bandes dessinées, de silhouettes squelettiques, d’objets quotidiens bizarres et de slogans poétiques frappent par leur force et par la somptuosité de leurs couleurs. Associant des motifs issus de la culture pop et de l’histoire culturelle — plus particulièrement du monde de la musique et du sport —, ainsi que des thèmes politiques et sociaux, elles se livrent à des commentaires critiques et ironiques sur la société de consommation et sur l’injustice sociale, en faisant porter un accent tout particulier sur le racisme.

A la fin des années 1970 —il avait alors 16 ans—, Jean-Michel Basquiat commença à bomber des graffitis sur les murs du centre de Manhattan en compagnie d’Al Diaz, sous le pseudonyme de « SAMO© ». Lorsque cette collaboration prit fin, il entreprit de vendre des collages sous forme de cartes postales photocopiées ainsi que des dessins et des T-shirts qu’il peignait lui-même. Pendant quelque temps, il joua de la clarinette et du synthétiseur dans le groupe « Gray », qu’il avait fondé avec Michael Holman, Shannon Dawson et Vincent  Gallo. C’est de cette époque que datent ses liens avec les réalisateurs, les musiciens et les artistes qui fréquentaient les boîtes de nuit à la mode de Manhattan Downtown, le Mudd Club, le Club 57, CBGB’s, Hurrah’s et Tier 3 — il devint ainsi l’ami de Patti Astor, de  David Byrne, de Blondie, de Madonna, de John Lurie et de Diego Cortez. Jean-Michel Basquiat se mit également à peindre sur des objets quotidiens, tels que des réfrigérateurs, des portes et des fenêtres. Sans domicile fixe pendant une longue période, il lui arrivait souvent de prendre pour support de ses créations le mobilier de ceux qui lui accordaient l’hospitalité. Ces objets peints se retrouvent par la suite régulièrement dans la création de Jean-Michel Basquiat. En 1980-1981, il joue le rôle principal dans le film Downtown 81 (qui n’est sorti qu’en 2000), interprétant pour l’essentiel son propre personnage sur la toile de fond réelle de la scène artistique et musicale de Downtown.

Jean-Michel Basquiat fit sa percée artistique en 1981, lorsque ses travaux furent présentés à côté de ceux d’artistes comme Keith Haring et Robert Mapplethorpe dans le cadre de l’exposition New York / New Wave au centre artistique P.S.1. La vingtaine de peintures et de dessins montrés à cette occasion retinrent l’attention de grands galeristes comme Emilio Mazzoli, Annina Nosei et Bruno Bischofberger. Après sa première exposition personnelle à la Galerie d’Emilio Mazzoli, à Modène, en Italie, on put le revoir quelques mois plus tard dans une exposition collective à la galerie new-yorkaise Annina Nosei, aux côtés, notamment, des artistes conceptuelles Jenny Holzer et Barbara Kruger. En 1981, Jean-Michel Basquiat, alors âgé de 21 ans, est invité à exposer à la Documenta, dont c’était le plus jeune participant. Ses oeuvres y côtoyaient celles de Joseph Beuys, d’Anselm Kiefer, de Gerhard Richter, de Cy Twombly et d’Andy Warhol. Promu ainsi au rang de star internationale, il exposa dans des galeries de prestige, dont celle de Larry Gagosian à Los Angeles. Ce fils d’immigrés antillais fut ainsi le premier artiste noir à s’imposer réellement sur la scène artistique internationale. Le galeriste zurichois Bruno Bischofberger se chargea de sa représentation à l’échelle mondiale, parallèlement à la galeriste Mary Boone en Amérique. Jean-Michel Basquiat se rendit en Suisse quatorze fois au total, séjournant à Bâle, Zurich et St Moritz, où il travailla dans l’atelier de Bruno Bischofberger. D’où l’apparition dans sa création d’œuvres consacrées des motifs suisses — montagnes, téléskis, par exemple. Jean-Michel Basquiat avait 22 ans quand Ernst Beyeler l’emmena à Bâle ; il le fit exposer pour la première fois en 1983 dans sa galerie, où l’on put découvrir les tableaux Philistines et Self-Portrait (1982 tous les deux), qui appartiennent aujourd’hui à de célèbres collections particulières et que l’on peut voir dans cette exposition. L’oeuvre de Jean-Michel Basquiat s’articule en cinq phases majeures.

Jean-Michel Basquiat de la fin des années 1970 à l’automne 1981

La première va de la fin des années 1970 à l’automne 1981, date à laquelle Annina Nosei mit à sa disposition le sous-sol de sa galerie en guise d’atelier, ce qui lui permit de ne plus peindre sur des objets de son environnement, mais sur des toiles. Les premières toiles comme Aaron I et Cadillac Moon (1981 les deux) sont marquées par la spontanéité et la rapidité qui caractérisaient déjà les graffitis que Jean-Michel Basquiat avait réalisés sur des murs de maisons. Il continua en même temps à dessiner :  pour lui, l’acte même du dessin n’avait pas pour seul objectif son résultat artistique, mais constituait une forme d’ancrage de sa propre existence quotidienne. Que ce soit en dessin, en peinture ou en musique, il se servait de ce qui existait dans son cadre immédiat ou qu’il trouvait par hasard, comme c’est le cas dans Untitled (Refrigerator) ou dans Pork (1981 les deux). Influencé par les méthodes de composition de John Cage et par son invitation à intégrer le hasard et l’imprévisible dans l’art, Jean-Michel Basquiat transforma son environnement direct en un vaste champ de libres associations. Les mots, les signes et les concepts qu’il intégrait dans ses œuvres étaient souvent recueillis dans la rue, mais aussi dans des livres, à la télévision, sur des disques, dans des films et des conversations. Le hip-hop et ses procédés artistiques du sampling  et du scratching ont également joué un rôle dans son œuvre. L’association entre pentimenti, acrylique, pastel gras et collage donna naissance à une forme de hip-hop pictural et rythmé. En 1982, Jean-Michel Basquiat produisit avec d’autres musiciens un disque, Beat Bop, qui est devenu un classique des débuts du hip-hop. La musique, et notamment le jazz de musiciens noirs comme Billie Holliday, Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Max Roach et Miles Davis, a accompagné Jean-Michel Basquiat toute sa vie durant.

Jean-Michel Basquiat entre 1981 et 1982

La deuxième phase de sa création, entre 1981 et 1982, est surtout dominée par la peinture sur toile. Boy and Dog in a Johnnypump (1982) et Untitled (1981) constituent des exemples marquants de cette période. Jean-Michel Basquiat accorda alors une place croissante à la peinture, sans interrompre pour autant le dialogue avec le dessin, en associant sur la toile acrylique et pastel gras dans des couleurs de plus en plus intenses. On observe dans le même temps un élargissement de son répertoire figuratif et de son corpus d’éléments picturaux. La toile en tant que fond reste présente et établit une association avec le mur porteur de graffiti. De plus en plus, Jean-Michel Basquiat commence alors à superposer plusieurs couches de peintures ; dans certains cas, il ne crée des éléments picturaux et des traits que pour les faire aussitôt dis-paraître. Cette alternance entre transparence et disparition, érigée en méthode stylistique délibérée, détermine alors son processus de création : il repeint sur ses compositions et sur ses éléments picturaux, intégralement ou partiellement, permettant tout de même au spectateur de discerner la représentation d’origine. Il ouvre ainsi une seconde réalité picturale, proprement haptique.

Jean-Michel Basquiat, fin 1982-1983

Le début de la troisième phase est marqué par une exposition de travaux à la Fun Gallery de New York en novembre 1982 ; Jean-Michel Basquiat recommence alors à dessiner des mots et des symboles de façon accrue et se lance dans l’utilisation de matières brutes comme support pictural. Il s’intéresse de très près au support de l’image et à sa matérialité. S’inspirant des Combine-Paintings de Robert Rauschenberg, il renonce aux châssis pour tendre ses toiles sur des supports fort peu orthodoxes, palettes de bois, assemblage de portes notamment. Poussé à l’extrême, ce procédé donne naissance à une sorte de sculpture de toile et de bois. La forme du triptyque, que Jean-Michel Basquiat a utilisée dans une série de travaux de 1982 et de 1983, lui permettait, par le montage de plusieurs toiles, d’élargir le champ pictural en se livrant à une forme de sampling. La représentation de célèbres boxeurs afro-américains  comme Mohammed Ali (Cassius Clay, 1982), Joe Lewis, Jersey Joe Walcott ou Jack Johnson s’inscrit également dans ce corpus. Par analogie symbolique avec la sauvagerie de ces célèbres boxeurs, la toile paraît littéralement indomptée, ne fût-ce parce qu’elle laisse apparaître par endroits la palette de transport faite de lattes de bois brutes. Jean-Michel Basquiat a associé jusqu’à douze panneaux, accordant toujours à chaque segment une totale indépendance. Il poursuit ainsi son « rap » en associant les mots, les signes, les pictogrammes et les éléments picturaux les plus divers. La couronne à trois pointes apparaît avec une fréquence particulière, par exemple dans Untitled (1982), parallèlement à la couronne d’épines, ces deux motifs prenant valeur d’icônes dans l’oeuvre de Jean-Michel Basquiat. Au printemps de 1983, ses oeuvres atteignent leur complexité suprême, tant par leurs thèmes picturaux que par les stratégies artistiques que Jean-Michel Basquiat associe et transforme désormais avec une infinie diversité. Esquissant un parallèle avec le style de performance de ses dessins, ses toiles sont également le fruit d’un processus créatif ; elle se développent à partir de structures préétablies et de hasards. Les agressions physiques contre le support pictural et contre l’oeuvre sous forme de remaniement, de destruction et de recomposition des panneaux picturaux relèvent de la méthode artistique de  Jean-Michel Basquiat. Celui-ci met également des mots en relief, par leur disparition même. In Italian (1983) et Zydeco (1984) en constituent des exemples frappants.

 

Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat et Francesco Clemente, New York, 1984

Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat et Francesco Clemente, New York, 1984
Courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zürich
Photo: © Beth Philipps

 

Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol, 1984-1985

L’année 1983 marque également le point de départ d’une collaboration intensive et d’une grande amitié avec Andy Warhol. Au cours de cette quatrième phase de création qui commence en 1984, il reprend d’anciens collages dont il réalise une forme de sampling à l’aide du procédé sérigraphique auquel Andy Warhol l’a initié. Parallèlement, il se consacre davantage à la peinture sur toile. A l’instigation de son galeriste Bruno Bischofberger, il réalise d’abord une quinzaine de travaux collectifs avec Andy Warhol et Francesco Clemente. Suivront dans les années 1984-1985 une centaine de nouvelles oeuvres en coopération avec Andy Warhol, soit le dixième de la production picturale de Jean-Michel Basquiat. Celui-ci mit brutalement fin à cette collaboration fructueuse en 1985, après le mauvais accueil réservé par la critique à une exposition comprenant seize Collaborations présentées à la galerie Tony Shafrazi de New York.

Jean-Michel Basquiat, Riding with Death - les années 1986-1988

Les années 1986 à 1988 constituent la cinquième et dernière phase de création de cet artiste. Il élabore alors un nouveau type de représentation figurative et élargit considérable-ment son répertoire de symboles et de contenus. Les oeuvres de cette époque se caractérisent par une alternance entre un vide radical et une abondance qui paraît presque dictée par l’horror vacui, comme en témoigne Light Blue Movers de 1987. Cette année-là, Jean-Michel Basquiat crée aussi une série d’importants dessins de grand format, qui laissent transparaître la fascination de l’artiste pour la mort. Riding with Death (1988) est devenu l’icône de la propre mort de Jean-Michel Basquiat, et un véritable substrat de son mythe.

 

L’oeuvre de Jean-Michel Basquiat doit son originalité et sa singularité à une forme d’appropriation du quotidien, du fortuit en même temps que de l’apparemment important. Il copie délibérément des éléments de la réalité qui l’entoure, il introduit le hasard comme stratégie artistique et transforme le matériau esthétique préexistant en esthétique personnelle, sur le modèle du sampling couper-coller de la génération internet qui lui succédera. Jean-Michel Basquiat a été aussi bien un précurseur de la société du savoir que de la génération du couper-coller, qu’il a anticipée dans son utilisation de nouveaux médias.

Les prêts consentis par de célèbres musées, galeries et de prestigieuses collections particulières d’Europe et d’Amérique ont largement contribué à la réussite de cette exposition. Nous pouvons citer le Museum of Modern Art, New York, le Whitney Museum of American Art, New York, le Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, le Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, The Broad Art Foundation, Santa Monica, The Brant Foundation, la Daros Collection, Suisse, The Estate of Jean-Michel Basquiat, New York, la Fondation Louis Vuitton pour la création, la Rubell Family Collection, Miami, la Galerie Bruno Bischofberger, Zurich, la Tony Shafrazi Gallery, New York, la Gagosian Gallery, la Galerie Jérôme de Noirmont, Paris, Lio Malca, New York, Fred Hoffman Fine Art, Enrico Navarra, The Steven and Alexandra Cohen Collection, la Mugrabi Collection, Irma et Norman Braman, Amalia Dayan et Adam Lindemann, Laurence Graff ainsi que John McEnroe.

Le texte de présentation de l’exposition ci-dessus reprend, avec quelques modifications, celui de la Fondation Beyeler.

 

Catalogue de l'exposition Jean-Michel Basquiat à la Fondation Beyeler, Hatje Cantz, Ostfildern, 2010Cette exposition a été conçue par la Fondation Beyeler en collaboration avec le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, où elle sera présentée du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011. Elle bénéficie du soutien de l’Estate of Jean-Michel Basquiat à New York et de ses principaux galeristes et collectionneurs. Les commissaires de cette exposition, qui en éditent également le catalogue, sont Dieter Buchhart et Sam Keller.

La maquette du catalogue, publié chez Hatje Cantz, Ostfildern, en allemand et en anglais, est signée de Marie Lusa.  Ce volume contient des articles de Dieter Buchhart, Glenn O’Brien et Robert Storr, une interview de Jean-Michel Basquiat réalisée par Becky Johnston et Tamra Davis (1985), qui n’existait jusque-là que sous forme de vidéo, ainsi que des notices de Michiko Kono et une chronologie de Franklin Sirmans dont la thèse de doctorat portait sur Jean-Michel Basquiat. 244 pages, 334 illustrations, CHF 68.

 

Exposition : Basquiat
9 mai - 5 septembre 2010

Fondation Beyeler, Riehen / Basel
Heures d’ouverture de la Fondation Beyeler: tous les jours 10-18 h., le mercredi jusqu’à 20 h.

A lire également sur ce blog Wanafoto

Basquiat’s works exhibition at the Brooklyn Museum, 2005 

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