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05/12/24

Les 10 lauréats FoRTE#6 en arts visuels @ Réserves du Frac Ile-de-France, Romainville

Les 10 lauréats FoRTE#6 en arts visuels
Fonds Régional pour les Talents Emergents
Réserves du Frac Ile-de-France, Romainville
30 novembre 2024 - 18 janvier 2025
Prolongation jusqu'au 15 février 2025

Créé en 2017 par la Région Ile-de-France, FoRTE - Fonds Régional pour les Talents Emergents - offre aux jeunes artistes de toutes nationalités, travaillant en Ile-de-France, les moyens financiers et matériels de créer une première œuvre dans les domaines des arts visuels, du cinéma, de la musique et des arts de la scène. Doté de plus d'1 M€ chaque année, FoRTE s'adresse aux artistes de 18 à 30 ans, diplômés ou ayant suivi une formation qualifiante, qui candidatent avec une structure d'accompagnement les soutenant dans leur projet. Les lauréats bénéficient d'une bourse de 2500 € par mois pour une durée maximale de 10 mois, soit 25000 €.

FoRTE s’adresse également aux structures culturelles et artistiques, ainsi qu’aux établissements d’insertion professionnelle, qui peuvent soumettre des projets de jeunes créateurs. La structure reçoit alors une subvention pouvant aller jusqu’à 50.000 € et s’engage à rémunérer le jeune artiste ou la jeune équipe artistique. 

Chaque année, les lauréats FoRTE sont sélectionnés par un jury d’experts et de professionnels renouvelé annuellement. Depuis sa création, FoRTE a soutenu 300 projets.

Aux Réserves du Frac Ile-de-France à Romainville est présentée une exposition des dix lauréats FoRTE#6 en arts visuels avec les oeuvres qu’ils ont créés grâce au dispositif.

Cette édition 2024 marque une évolution majeure de l’exposition, celle-ci se déployant pour la première fois à tous les étages des réserves du Frac Ile-de-France, avec un dialogue inédit entre les oeuvres des artistes lauréats FoRTE 2024 et celles issues de la collection du Frac. Ce dialogue entre générations d’artistes met en lumière la transmission des savoirs et des sensibilités.

La promotion FoRTE#6 se caractérise par son interdisciplinarité et la manière dont les artistes se saisissent des enjeux contemporains qui traversent notre société. Issues de collaborations, d’échanges et de rencontres fertiles, les oeuvres illustrent comment l’art s’imprègne de la société et, en retour, contribue à la façonner. Des thèmes récurrents comme la perception du réel et son altération se retrouvent dans le travail de Flora Bouteille ainsi que dans celui de Rosario Aninat. Tandis que Lise Thiollier, en évoquant la production des cristaux de lithium et Marylou en reconstituant le chant d’oiseaux en voie de disparition, montrent les façons dont nos modes de vie influent sur notre environnement. A travers sa roulotte inspirée des fêtes foraines, Clément Courgeon s’amuse de la transmission d’héritages et traditions culturelles tout comme Silina Syan. Ces oeuvres nous incitent à réfléchir à la manière dont nous percevons et habitons le monde. 

A travers une recherche textile et tactile, Diane Chéry crée un langage pictural mêlant art et artisanat dans une approche synesthésique. Jérémie Danon et Gabriel Fontana remettent en jeu les utopies d’hier tout comme celles de demain en imaginant d’autres manières de vivre ensemble, tandis que Gala Hernández López transpose ce thème dans un monde virtuel, basculant peut-être dans une forme de dystopie. Ces « espaces vivants » créés par les artistes invitent les visiteurs à interagir avec les oeuvres, à s’y immerger, activant ainsi la réflexion sur notre manière d’habiter et de transformer les environnements qui nous entourent.

Ces oeuvres nous plongent dans un « méta-monde », un espace au-delà de nos perceptions immédiates, où s’entrelacent technologie, écologie et exploration des nouveaux médias. Les oeuvres de la collection du Frac font écho à ces univers, dans une discussion transgénérationnelle. 

Les oeuvres des FoRTE#6, en dialogue avec les oeuvres de la collection du Frac Île-de-France célèbre la jeune création artistique, vecteur d’un échange riche et inspirant avec notre monde, dans toute sa complexité.

Associations des artistes FoRTE avec les artistes des oeuvres de la collection :

Rosario Aninat : Clémentine Adou
Flora Bouteille : Ulla Frantzen
Diane Chéry : Maëlle Labussière
Clément Courgeon : Mathis Collins
Jérémie Danon : Lynne Cohen
Gabriel Fontana : Rip Hopkins
Gala Hernández López : Henrik Plenge Jacobsen
Marylou : Camille Henrot
Lise Thiollier : Joan Jonas
Silina Syan : Jean-Luc Moulène

LES DIX LAUREATS FoRTE 2024 ET LEURS OEUVRES

ROSARIO ANIMAT
 
Compulsive Schemes
Installation photographique
© Daniel Browne

Soutenue par la Fondation Fiminco, l’oeuvre de Rosario Animat nous oriente vers des sites d’Ile-de-France parfois mal aimés, qui se cachent sous la surface et se fondent dans le paysage urbain. L’oeuvre prend la forme d’une série de caissons lumineux présentant des diapositives originales grand format, confrontées à des objets réfléchissants convexes soufflés à la main.

FLORA BOUTEILLE
Cannibales
Installation immersive de cinéma
© Marine Leleu

Cannibales de Flora Bouteille est une série de performances soutenue par le Parc de la Villette, conçue comme un dispositif de jeu en constante évolution, transformé et façonné par les représentations et les interactions avec le public. Le projet explore la dynamique de prédation cannibale dans la société contemporaine, en mettant notamment en lumière le rôle central des caméras et les questions éthiques que pose leur usage.

DIANE CHERY
Soir au Matin
Exposition et performance
© Eugénie Touze

Le projet de Diane Chéry, soutenu par Poush, raconte la musique créée lorsque les mains d’une peintre rencontrent le textile. Il tourne autour de l’interprétation de la peinture par diverses techniques et matières, à la lisière de l’art et de l’artisanat. Les tentures sont imaginées comme des fenêtres ouvertes sur le passage des heures. En suspension ou accrochées aux murs, elles sont activées par des actions performatives.

CLEMENT COURGEON
La Roulotte à personne 
Sculpture
© Clément Courgeon

Soutenue par Art Exprim 18, La Roulotte à personne de Clément Courgeon est une installation itinérante dont le titre peut évoquer aussi bien le monde des bohémiens et des bateleurs de cirque qu’une errance échappant aux diktats de la société de consommation. Le transport et ses aléas (pannes, casses, retards) font partie intégrante de l’œuvre, tout comme sa capacité à utiliser le hasard et à créer du lien chemin faisant.

JEREMIE DANON
Utopie topique
Installation vidéo
© Jérémie Danon

Le film de Jérémie Danon, soutenu par la Galerie centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, questionne les transformations radicales d’une utopie collective. Construit par des femmes et des hommes juifs en 1940 en Galilée, sur des terres palestiniennes sous mandat britannique, le kibboutz Matzuva est un village collectiviste socialiste où l’égalité et la communauté devaient régner. L’auteur interroge les anciens et nouveaux habitants du kibboutz, et tente de décrypter ce qu’il reste des ambitions de vie collective. Le film traduit également « le bouleversement [des intentions de l’artiste] par la terrible réalité de la guerre ».

GABRIEL FONTANA
En Jeu
Performance, jeu et installation vidéo
© Gabriel Fontana

En Jeu est un projet de co-création initié par Gabriel Fontana, en partenariat avec le Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson et des établissements scolaires de Seine-et-Marne. Il reflète son travail visant à développer de nouveaux sports d’équipe qui déconstruisent les dynamiques de groupe et encouragent l’empathie. Le projet aborde des enjeux clés de la construction du lien social, les questions d’identité et d’inclusion dans les compétitions sportives traditionnelles.

GALA HERNANDEZ LOPEZ
Hodl
Vidéo d’art
© Artur-Pol Camprubi

Avec le soutien de Don Quichotte Films, Hodl, oeuvre de Gala Hernandez Lopez, propose de réfléchir à la manière dont l’incertitude économique, les croyances spirituelles et une nouvelle forme de religion basée sur la liberté financière se mélangent dans un contexte de précarité et d’instabilité. Ce projet prend la forme d’un collage d’images en 16 mm, de vidéos YouTube, d’animations 3D et d’images générées par l’IA, confrontant ainsi des régimes visuels hétérogènes.

MARYLOU
Maison
Installation immersive et performance
© Zoé Thiburs

Le projet de Marylou, Maison, soutenu par Siana, s’intéresse à la manière dont les oiseaux habitent leur territoire par le chant. Il forme un cocon, un écosystème électrique hypersensible où chaque « bestiole électronique » (réalisée par un réseau de circuits électroniques et sonores) recrée artificiellement le chant d’oiseaux communs. L’électronique est utilisée comme principal intermédiaire, mettant en lumière les similitudes entre écosystèmes brisés et interfaces électriques.

SILINA SYAN
Sonar Bangla (Lux reflections) 
Installation : photos, vidéos, objets
© Silina Syan

Sonar Bangla (Lux reflections), soutenue par Artagon Pantin, évoque l’univers des commerces bangladais des quartiers de Hoche et de Quatre-Chemins à Pantin. Silina Syan interroge l’organisation de ces espaces, met en perspective les volumes et surfaces : vitrines extérieures, stocks, étalages, et présentoirs, où l’accumulation de produits, de couleurs, de motifs et de typographies offre un terrain d’expérimentation formelle riche.

LISE THIOLLIER
Métamorphoses de sel
Installation immersive
© Lise Thiollier

Métamorphoses de sel est une installation soutenue par la Galerie centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, composée de sculptures en céramique cristallisées par le sel, associées à des photographies du désert de sel d’Atacama. L’œuvre invite à ralentir, s’installer, se recharger. Lise Thiollier utilise aussi des matériaux contemporains – écrans de smartphones fissurés et cartes-mères usagées – pour questionner notre dépendance au tout-électronique et la signification de l’habitat.

Les Réserves du Frac Île-de-France 
43 rue de la Commune de Paris, 93230 Romainville 

Entrée libre.
Ouvert du mercredi au dimanche
de 14h à 19h

20/05/18

Lenz @ Galerie Barthelemy Bouscayrol, Biarritz - Histoire déposée

LENZ, Histoire déposée
Galerie Barthelemy Bouscayrol, Biarritz
18 mai - 17 juin 2018

LENZ
LENZ, Histoire déposée, 2018

L’artiste LENZ (né en 1978), référence du graffiti français depuis plus de 20 ans, dévoile sa nouvelle exposition à la Galerie Barthelemy Bouscayrol de Biarritz. L’artiste présente un ensemble d’oeuvres inédites, centré sur notre culture de masse étudiée dès 1960 par Roy Lichtenstein.

LENZ poursuit depuis 20 ans une démarche créatrice revisitant les icônes de la culture populaire, sans renier les codes du graffiti. Incontournable de la consommation de masse, quoi de plus approprié que le LEGO® pour traduire avec poésie les éléments d’un passé tant convoité ?

« La brique a tout du graffiti : ...une capacité de création illimitée ». 

LENZHistoire déposée, 2018

Brouillant les représentations, la brique LEGO® décompose l’oeuvre en pixel, sollicitant notre pleine attention pour saisir la subtilité du support et nous questionner sur le sens de ce que l’on nous propose. L’artiste bouscule ainsi les codes et porte au rang d’icône les objets et tendances issus d’une consommation jetable.

LENZ, présente aujourd’hui l’exposition « Histoire Déposée », une série d’oeuvres inédites centrée sur l’initiateur du Pop Art : Roy Lichtenstein (1923 – 1997). Pétri de culture populaire, ce mouvement des années 60, marque un tournant dans la création contemporaine et la culture de masse. 

En s’attardant sur le caractère esthétique des éléments, LENZ rétablit le lien entre le spectateur et sa propre culture, apportant un regard nouveau sur l’histoire de l’art comme sur le graffiti, source inépuisable de création.

GALERIE BARTHELEMY BOUSCAYROL
2 Av. de la Reine Victoria, Biarritz
www.galerie-barthelemy-bouscayrol.com

11/11/10

Katarina Zdjelar, Fri Art Fribourg

KATARINA ZDJELAR
I think that here I have heard my own voice coming to me from somewhere else
Fri Art, Centre d'Art de Fribourg
20 novembre 2010 - 16 janvier 2011

 

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KATARINA ZDJELAR
The Perfect Sound, 2009 
Arrêts sur image, courtoisie l'artiste.
© 2009, Katarina Zdjelar

 

Née en 1979, KATARINA ZDJELAR a notamment représenté la Serbie lors de la biennale de Venise en 2009, aux côtés de Zoran Todorovic. Elle vit et travaille à Rotterdam.

Pour son exposition personnelle au centre d'art de Fribourg, elle présentera six vidéos récentes, dont une nouvelle production. 

LA DEMARCHE ARTISTIQUE DE KATARINA ZDJELAR

Les portraits vidéographiques de Katarina Zdjelar concentrent leur objet sur le langage et son apprentissage. La langue étrangère apprise, remémorée, énoncée ou décryptée, est une source clairement lisible de tension physique et mentale chez les personnages, qu’ils soient un groupe de militants italiens, des écoliers turcs, des citoyens ordinaires des pays de l’Est ou des immigrants européens. La poétique de ces portraits tient à la rencontre entre les diverses idéologies qui se trahissent dans ces langues et les aspects psychologiques qui se lisent sur les visages. L’artiste observe méticuleusement l’étroite corrélation établie entre la question du langage et celle de l’appartenance, communautaire ou sociale. 

LES OEUVRES VIDEOS DE KATARINA ZDJELAR

The Perfect Sound (2009) montre le travail d'un thérapeute consistant à ôter tout accent étranger de l'anglais de son patient, basé sur la répétition, presque incantatoire, de phonèmes. Le but affirmé est d'obtenir un anglais international, prisé du monde des affaires et dénué de toute particularité. Cette recherche de la neutralité se fait au prix d'un travail physique et phonétique conséquent et surtout de l'abandon d'une partie de la personnalité du patient. 

Les efforts déployés pour dépasser une barrière linguistique peuvent mettre les protagonistes dans une situation particulière de vulnérabilité. Dans la vidéo Shoum (2009), la caméra se focalise sur un exercice de décodage de la chanson Shout du groupe pop (New Wave) britannique Tears for Fears. Deux hommes, parlant serbe et ne comprenant manifestement pas l'anglais, effectuent une transcription homophonique de la chanson, créant quasiment un nouveau langage, pour leur permettre de la chanter.

Pour Don't do it wrong (2007), Katarina Zdjelar s'est rendue dans une école primaire d'Istanbul. Le rituel matinal consiste à chanter l'hymne national et réciter un serment de fidélité à Ataturk,  père de l'état moderne, avec force solennité : autant d’éléments artificiels pour les écoliers qui laissent transparaître leur nature enfantine, et révèlent la pression absurde qui se joue dans la cérémonie.

 

katarina_zdjelar_video_still_2007a katarina_zdjelar_video_still_2007bKATARINA ZDJELAR
Don’t do it wrong, 2007

Arrêts sur image, courtoisie l'artiste.
© 2007, Katarina Zdjelar

 

Chaque langue véhicule un système de valeurs : c'est précisément ce qui transparaît dans A Girl, the Sun and an Airplane Airplane (2007). Katarina Zdjelar a demandé à des personnes de Tirana (Albanie), de se remémorer quelques mots de russe, une langue qui faisait obligatoirement partie de leur scolarité. Le choix des mots est loin d'être anodin et trahit l'idéologie propre aux régimes de l'Est. La difficulté qu'ont les participants à réveiller leurs souvenirs semble proportionnelle aux efforts déployés pour faire disparaître toutes traces des régimes passés, qu'elles soient des monuments ou des vocables.

En 1968, la chanson Revolution marque un tournant dans la carrière des Beatles puisqu'elle amorce leur engagement politique, spécialement pour le pacifiste John Lennon. Dans Everything is gonna be (2008), la chanson est reprise par un chœur amateur des îles Lofoten en Norvège. La distance est flagrante entre ce qu’a pu véhiculer cette chanson et la situation de ces chanteurs, répétant avec hésitation dans un intérieur ordinaire.

We need to have civil consciousness and basta (2010), le travail le plus récent présenté à Fribourg,  se concentre sur les notions d'écoute et d'engagement. On y voit, à Naples, un groupe de citoyens participer à une réunion à l'issue de laquelle ils prendront la décision de former ou non un parti politique. Quelles que soient les valeurs véhiculées, ce n'est qu'avec un certain pragmatisme que le citoyen enthousiaste peut se muer en politicien. 

 

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KATARINA ZDJELAR
We need to have civil consciousness and basta, 2010
  
Arrêts sur image, courtoisie l'artiste.
© 2010, Katarina Zdjelar

 

EXPOSITIONS RECENTES DE KATARINA ZDJELAR

2010 : Parapoetics, TENT Rotterdam (solo) ; Circus, Berlin (solo); There Has Been No Future, There Will Be No
Past, ISCP New York; Let’s Talk about Nationalism! Between Ideology and Identity, Kumu Art Museum, Tallinn.
2009 : Morality. Act II : From Love to Legal, Witte de With Centre for Contemporary Art, Rotterdam ; 
The Uncertainty Principle / How fast does an idea travel?, MACBA, Barcelone.


FRI ART, CENTRE D'ART DE FRIBOURG
KUNSTHALLE FREIBURG
Petites Rames 22
Case postale 582
CH-1701 Fribourg

www.fri-art.ch 

Vernissage vendredi 19 novembre à 18h

Exposition organisée avec le soutien de : Loterie Romande, Agglomération de Fribourg,  Canton de Fribourg, Pour-cent culturel Migros, Verticaldrape SA.

28/09/10

Exposition Artistes Russes Enghien-les-Bains Centre des Arts

What we hear and what faces us 
National Centre for Contemporary Arts, Moscou
Vois ce que j'entends
Centre des Arts, Enghien-les-bains
Jusqu'au 17 décembre 2010

Une exposition originale à Enghien-les-bains au Centre des Arts présente le travail d'artistes russes en lien avec le Centre national pour les arts contemporains de Moscou. Le projet What we hear and what faces us  ou littéralement Vois ce que j’entends est consacré aux phénomènes de perception et de visualisation des sons. Au fil de cette exposition, des émissions sonores donnent lieu à des 'acoustiques visuelles' singulières et oniriques ; on découvre alors le répertoire d’un langage qui devient la trame de figurations souvent poétiques, s’enrichissant via les technologies actuelles, de formes vidéo, photographiques ou encore animées. 

What we hear and what faces us se présente comme un projet en deux temps. Un premier volet "historique" réunit les artistes Arseny Avraamov (1885-1944), Evgeny Sholpo (1891-1951), Nikolay Voijnov (1900-1958) et Boris Yankovsky (1905-1973). Viennent ensuite un certain nombre d’artistes contemporains jouissant de la plus grande reconnaissance dans le milieu des arts visuels russes et dont la créativité dépasse largement les frontières du pays. Ainsi les installations sonores de Vladislav Efimov, N.Y. Group (Nadya & Yuriy), Project  « Generation Z », Vladimir Tarasov, Leonid Tishkov et Vadim Zakharov donnent lieu ici à de nouvelles entités artistiques, révélant le potentiel visuel de ces présences acoustiques. 

Co-commissariat : National Centre for Contemporary Arts, Moscou  et le Centre des Arts, Enghien-les-Bains 

Artistes : Arseny Avraamov, Vladislav Efimov, N.Y. Group (Nadya & Yuriy), Project « Generation Z », Evgeny Sholpo, Vladimir Tarasov, Leonid Tishkov, Nikolay Voijnov, Boris Yankovsky, Vadim Zakharov 

L'édition d’une publication spécifique est prévue par le CDA.

Cette exposition bénéficie  soutien de Culturefrance.

CDA - Centre des Arts
12-16 rue de la Libération
95880 Enghien-les-Bains

Horaires : mardi-vendredi, 11h-19h - samedi, 14h-19h - dimanche, 14h-18h
Accès en train depuis Paris : à 15 minutes de la gare du Nord - trains tous les quarts d’heure
Transilien direction Pontoise ou Valmondois - Arrêt Enghien les Bains

www.cda95.fr

24 septembre - 17 décembre 2010

29/04/07

Thomas Schütte, Galerie Nelson - Freeman, Paris

Thomas Schütte
Galerie Nelson - Freeman, Paris
27 avril – 21 juin 2007

La Galerie Nelson - Freeman présente une nouvelle exposition de l’artiste Thomas Schütte avec qui elle travaille depuis 25 ans. Cet artiste allemand, qui a reçu le Prix du meilleur artiste lors de la Biennale de Venise 2005, est l’une des figures les plus importantes de sa génération. Son travail peut être divisé en trois axes importants : l’intérêt pour la figure humaine, les modèles d’architecture et les œuvres sur papier. Son travail se renouvelle constamment et emprunte des formes très personnelles, souvent inédites, comme les « Capacity Men », que l’on a pu voir à la Biennale de Berlin en 2006. Cette œuvre s’inscrit dans une série de trois pièces qui ont été montrées en 2005 au Musée Serralves à Porto dans le cadre d’une exposition personnelle : Œuvres politiques. En 2006, ses dessins ont fait l’objet d’une rétrospective reprise en trois lieux : au Staatliche Kunsthalle à Baden-Baden (Allemagne), au De Pont Museum of Contemporary Art à Tilburg (Pays-Bas) et au Neus Museum à Nuremberg (Allemagne). Il inaugure en 2007 un projet de sculpture à Trafalgar Square à Londres, « Hotel for the Birds » . Une exposition de ses premiers travaux est également prévue au Henry Moore Institute à partir de septembre.

Pour cette exposition à la Galerie Nelson - Freeman, Thomas Schütte montre, au rez-de-chaussée, trois sculptures inédites, en bronze avec des patines différentes, composées de membres de « Grosse Geister » (Grands Esprits) empilés les uns sur les autres : les Zombies. Ces grands personnages humanoïdes qui semblent encore en formation, subissent ainsi une nouvelle métamorphose évoquant cette fois l’idée de décomposition.  Ce n’est pas la première fois pourtant que des membres de  « Grosse Geister »  sont utilisés, un torse avait déjà fait l’objet d’une sculpture en 2005.

Sous la verrière, on peut voir une céramique de chien : Hund III, qui porte une carapace ; ici, une superposition de palettes fait office de socle. Les deux premières éditions de cette série font déjà partie de collections publiques, cette pièce est la troisième et dernière édition de la série. Elle n’est pas sans rappeler certaines aquarelles faites dans le passé, notamment Armer Hund.

Toujours dans cette exploration du corps et de la figure humaine, Thomas Schütte présente un portfolio de gravures qui montre l’intégralité de la série des Femmes sur tables et permet ainsi une vision d’ensemble du travail sur le corps féminin. Inspiré par la sculpture traditionnelle de nus féminins de Maillol, Henry Moore à Matisse parmi d’autres, Thomas Schütte donne sa vision personnelle en se jouant de ces références avec des figures féminines qui se déforment, débordent, s’écrasent ou se redressent....

Sur les murs du premier étage, l’artiste présente, pour la première fois, l’ensemble complet de l’édition des douze têtes en bronze et acier de la série « Wichte » (Gnomes), aux expressions grimaçantes, souvent grotesques. On retrouve ici l’intérêt de Thomas Schütte pour la figuration et son goût pour la caricature. On ne peut s’empêcher de penser aux personnages en fimo des « United Ennemies ».

L’intérêt de Thomas Schütte pour l’architecture ne cesse de se confirmer. Ainsi au centre de la salle, on découvre deux maquettes d’architectures de la série des Ikea Variations : Divorce House et Kindergarten. Ces constructions utopiques aux couleurs acidulées évoquent davantage une caricature de la société contemporaine.

Le travail de Thomas Schütte emprunte des formes multiples et variées : sculptures, dessins, maquettes d’architecture, installations. Il développe une réflexion à partir de notions classiques comme la nature, la politique ou le contexte culturel de son époque où s’intègrent les thèmes plus larges de la condition de l’artiste et de ses rapports avec la société. Ses oeuvres, quelqu’en soit le thème, possèdent souvent une dimension ironique et critique.

GALERIE NELSON-FREEMAN
59 rue Quincampoix, 75004 Paris
www.galerie-nelson.com

28/04/01

Diana Thorneycroft. Le corps, leçons et camouflage, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Diana Thorneycroft. Le corps, leçons et camouflage
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
25 avril - 8 juillet 2001

Le Musée canadien de la photographie contemporaine présente une exposition de Diana Thorneycroft, considérée comme l'une des artistes les plus captivantes à se faire connaître en Amérique du Nord ces derniers dix ans. Diana Thorneycroft crée des photographies énigmatiques, souvent troublantes, qui explorent mémoire et sexualité, ainsi que les forces familiales et socioculturelles qui façonnent notre identité et notre compréhension du monde.

L'exposition comprend une quarantaine de photos noir et blanc puisées aux grands projets réalisés par l'artiste depuis le fin des années 1980. Le corps en particulier s'inscrit au coeur du travail de Diana Thorneycroft. Il devient ce fond où représenter les souvenirs d'événements passés, jouer les fantasmes, explorer les effets de malaises physiques.

Les images complexes de Diana Thorneycroft, qui ne manquent jamais de susciter commentaires et réactions, invitent à la réflexion et à l'analyse rigoureuse. Par des montages, des masques, des jouets et beaucoup d'autres accessoires, l'artiste brouille les démarcations « normales » entre enfance et âge adulte, masculin et féminin, et présente des portraits de soi-même multiples et plurivalents. Souvent, elle crée des décors et s'y représente, son corps assujetti et vulnérable, site simultané de la jouissance et de la souffrance.

Diana Thorneycroft. Le corps, leçons et camouflage a été conçue par le critique Robert Enright, organisée par l'Art Gallery of Southwestern du Manitoba et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Winnipeg avec l'appui généreux du Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts du Manitoba et Canadian Cargo.

Le CMPC précise que certaines images de l'exposition pourraient troubler les jeunes enfants.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
1, Canal Rideau, Ottawa K1N 9N6
www.cmcp.gallery.ca

Larry Towell, Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa

Larry Towell. Projets 1985-2000
Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa
25 avril - 8 juillet 2001

Le Musée canadien de la photographie contemporaine présente une exposition qui propose 80 oeuvres du photojournaliste de réputation internationale, Larry Towell. Larry Towell. Projets 1985-2000 parcourt la carrière du photographe et s'attarde à trois grands sujets d'actualité : le Salvador, la Palestine et la communauté des Mennonites. 

Le travail de Larry Towell est remarquable non seulement pour ses qualités techniques, mais aussi pour la profondeur avec laquelle le photojournaliste aborde ses sujets. Au lieu de documenter l'histoire « officielle », Larry Towell saisit les gens ordinaires emportés par les tourments de l'histoire. S'il les capte dans l'instant, il les situe aussi dans la continuité des événements. Dans ses photographie des soulèvements au Salvador, de l'Intifada en Palestine ou de la lente disparition de la communauté mennonite, sa compassion pour les gens est bien visible. Sa position n'est pas idéologique, elle découle de son travail sur le terrain, surgissant de sa fréquentation assidue des gens dans leur quotidien, souvent pendant des années.

Larry Towell est le premier Canadien en 1988 à devenir membre de la prestigieuse agence Magnum Photos créée par Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, David Seymour et George Rodger après la Deuxième Guerre mondiale pour défendre une forme de photojournalisme qui témoigne vraiment des événements d'une époque. Larry Towell a vu ses reportages photographiques primés publiés dans les plus grands journaux et magazines, notamment Life, Esquire, Rolling Stone, New York Times Magazine et The Globe and Mail. Il a publié huit livres salués par la critique au Canada, aux Etats-Unis et en Europe.

MCPC - MUSÉE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
1, Canal Rideau, Ottawa K1N 9N6
www.cmcp.gallery.ca

26/09/99

Didier Courbot, Galerie Nelson, Paris

Didier Courbot: Perfect days
Galerie Nelson, Paris
25 septembre - 6 novembre 1999

Le travail de Didier Courbot se caractérise par sa capacité à utiliser des objets et des procédés du quotidien qui parviennent à transporter le spectateur aussi bien mentalement que sensoriellement et émotionellement, du contexte de l’exposition ou d’une installation dans une pièce, vers d’autres situations que chacun de nous a vécues ou imaginées. Le processus par lequel il effectue ces déplacements se réalise par le biais d’images, vidéos et objets.

Les images semblent banales. Elles ressemblent à des instantanés de vacances, bien que le sujet de la photo reste indéfinissable. Les objets représentés dans chaque image sont identifiables et sous-entendent une narration qui néanmoins nous échappe. Elle reste mystérieusement au delà de notre capacité à la saisir ou accessible seulement à travers notre propre imagination ou notre propre mémoire. Ces objets sont montrés individuellement, par ensemble ou sous la forme d’un livre d’images sans texte, où la encore, la succession des images suggérerait un récit. La seule véritable histoire qui peut en découler n’est autre que celle des souvenirs imparfaits de l’observateur.

Les vidéos sont aussi simples, mais elles introduisent la notion de temps. Dans “Long Distance”, un moniteur, positionné comme les écrans d’informations des banques ou des aéroports, visionne un bout d’aile filmé de la fenêtre d’un avion. L’image est par elle-même quelconque et statique. Seuls le passage occasionnel d’un nuage ou une vibration éventuelle prouvent qu’il ne s’agit pas d’une image fixe. L’image n’est pas ce qui importe le plus, mais plutôt les sentiments qu’on y associe tels que l’ennui, l’attente, la libération et le rêve qui accompagnent souvent cet état de transit entre deux endroits distants. Cette pièce est en fait la description presque parfaite du fonctionnement des oeuvres de Didier Courbot. Elles transportent le spectateur de la réalité à un état de fiction ou d’imagination, fondé sur sa propre expérience réelle ou non.

En raison de leur nature et de leur présence dans l’espace, les objets se prêtent d’eux-mêmes à un rôle plus théâtral. Plusieurs paires de chaussures de luxe sont dispersées dans la galerie. Ce sont de beaux objets. La chaussure est un objet de fétichisme depuis très longtemps, mais ici, au lieu de la griffe d’un célèbre cordonnier ou designer frappée à l’intérieur de la chaussure, on y lit le nom d’une personne. Tous ces noms appartiennent à des personnes célèbres dans leur domaine mais certains restent inconnus du grand public. Par ce simple retournement, Didier Courbot a transformé la chaussure, objet de fascination qui attirent et concentrent le regard, en point de départ d’une fiction.

Le dernier élément de l’exposition fait partie d’un domaine rarement exploité dans les arts visuels, celui de l’odorat. De toutes les sensations physiques, l’odorat est réputé être le plus fort stimulant de la mémoire. Didier Courbot a ainsi installé un vaporisateur dans la galerie, accessible aux visiteurs qui ont la possibilité de diffuser du parfum dans l’air, créant ainsi une atmosphère olfactive. Il ne s’agit pas du parfum douceâtre qu’on utilise dans la vie quotidienne, mais d’une odeur d’humidité de villa romaine.

Le voyageur est ainsi arrivé avant même d’être parti. Le contexte de la destination a été établi avant que le déplacement réel n’ait eu lieu. Le véritable voyage est l’oeuvre.

GALERIE NELSON
40 rue Quincampoix, 75004 Paris
www.galerie-nelson.com