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21/10/16

Expo Geste baroque @ Musée du Louvre, Paris

Geste baroque
Collections de Salzbourg
Musée du Louvre, Paris
20 octobre 2016 - 16 janvier 2017


Johann Michael Rottmayr
Johann Michael Rottmayr
Triomphe de la Vierge immaculée (détail). 1697.
Salzburg Museum
© Musée de Salzbourg / Rupert Poschacher

Les terres de langues germaniques se sont imposées comme un foyer de création extrêmement fertile, le pouvoir laïc comme le pouvoir religieux commanditant de prestigieux chantiers sur lesquels travaillèrent les plus grands maîtres du baroque et du rococo allemands et autrichiens.

Cité millénaire, Salzbourg a compté parmi les chantiers les plus actifs. Sur l’impulsion de ses princes-archevêques et jusqu’en 1803, la ville s’est métamorphosée. Patrie de la musique, qui enfanta Wolfgang Amadeus Mozart en 1756, elle fut aussi celle de l’architecture, de la peinture et de la sculpture, au point d’être souvent considérée comme la Rome du Nord.

Réunissant environ 80 oeuvres, dessins, peintures et sculptures exceptionnellement prêtées par les musées de Salzbourg, le Salzburg Museum, la Residenzgalerie, le musée de l’abbaye Saint-Pierre et quelques édifices religieux, l’exposition invite à mieux connaître et comprendre ce que furent le baroque et le rococo à Salzbourg, en Autriche et en Allemagne du Sud.


Michael Zürn le Jeune
Michael Zürn le Jeune
Ange adorateur
Salzburg Museum
© Salzburg Museum / Rupert Poschacher

Précieusement conservé, ce patrimoine baroque et rococo témoigne du talent d’architectes aussi renommés que Johann Fischer von Erlach ou Johann Lucas von Hildebrandt, et de peintres et de sculpteurs qui oeuvrèrent au décor des nombreux édifices religieux, églises, abbayes ou couvents, mais aussi des palais et des demeures aristocratiques. Trop peu connus en France, Johann Michael Rottmayr, Paul Troger, Martin Johann Schmidt, dit Kremserschmidt, Johann Hagenauer, Meinrad Guggenbichler ou bien encore Joseph Anton Pfaffinger s’imposèrent auprès d’une clientèle avide de beauté. Chacun de ces maîtres développa sous l’influence du baroque italien une peinture jouant de l’illusion optique et d’une gamme chromatique que faisait chanter la lumière naturelle. Leur sculpture accorda également à la gestuelle et à la polychromie une place de toute première importance, soutenue par les thèmes de la Contre-Réforme.

Elle témoigne à la fois de la vitalité créatrice de ces foyers artistiques, mais aussi des étapes d’élaboration des oeuvres en réunissant modelli ou bozzetti dessinés, peints ou sculptés. Elle invite surtout à découvrir des maîtres qui furent particulièrement recherchés de leur vivant, mais dont la renommée n’est pas parvenue jusqu’en France.

Commissaires de l’exposition : Regina Kaltenbrunner, conservateur en chef, Salzburg Museum et Xavier Salmon, conservateur général du Patrimoine, directeur du département des Arts graphiques, musée du Louvre.

Musée du Louvre
www.louvre.fr

01/10/15

Expo Une brève histoire de l'avenir, Musée du Louvre, Paris

Une brève histoire de l’avenir 
Musée du Louvre, Paris 
Jusqu'au 4 janvier 2016

Thomas Cole, Le Destin des empires. La Destruction (détail), 1836
Collection de la New York Historical Society 
© The New York Historical Society

Evénement majeur de la programmation de l’automne du musée du Louvre, cette exposition est inspirée du livre éponyme de Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir (Fayard, 2006). Pluridisciplinaire, elle fait dialoguer des œuvres insignes du passé avec des créations contemporaines afin de retracer au présent un récit du passé susceptible d’éclairer notre regard sur l’avenir. Le parcours se déroule autour de quatre thématiques : l’ordonnancement du monde, les grands empires, l’élargissement du monde et le monde d’aujourd’hui. Deux cents œuvres sont ainsi réunies dans une lecture subjective et poétique du passé, imaginée et portée par la création artistique des millénaires précédents mais aussi par quinze œuvres d’artistes contemporains du monde entier, dont des commandes spécifiques. Mark Manders, Tomás Saraceno, Wael Shawky, Camille Henrot, Isabelle Cornaro, Chéri Samba et Ai Weiwei ont ainsi répondu à l’invitation du Louvre.

Une brève histoire de l’avenir associe les contemporains et les anciens, les artistes, les sciences, l’architecture ou encore le cinéma, pour discerner ce qui, dans l’histoire des sociétés disparues, nous renseigne sur les chances et les périls du futur. Au cœur de sa conception figure le dialogue, continu ou discontinu, qu’entretient la pensée de notre temps avec l’avenir, ainsi qu’avec les arts de différentes époques et civilisations.

Ces œuvres illustrent la succession de moments historiques d’expansion et de repli, la construction d’échanges entre individus ou communautés, et la création de divers moyens de communication pour rendre possibles ces échanges.

Conçue par Juan-Felipe Alarçon, architecte muséographe au Louvre, la scénographie offre de valoriser un récit thématique, autour de grandes scansions. Elle ménage aussi des temps de respiration, comme autant de chemins de traverse, créant ainsi des contrepoints poétiques et méditatifs. La mise en lumière, le choix des couleurs, valorisent œuvres anciennes et créations contemporaines.

Une place particulière sera donnée à la médiation des œuvres et à leur mise en perspective, notamment grâce à la création d’un lieu de débats au sein de la dernière salle.

Au même moment, à Bruxelles, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique interprètent le même essai dans l’exposition « 2050. Une brève histoire de l’avenir » (11/09/2015 - 24/01/2016). Celle-ci s’attache à l’actualité de la création artistique pour interroger une série de thématiques sociétales ─ de la globalisation à la marchandisation du temps, de la surconsommation au devenir de la planète. Indépendantes mais complémentaires, les deux expositions interrogent donc l’avenir ─ par un regard sur le passé et le présent à Paris, par une approche prospective à Bruxelles ─ et analysent les grandes dynamiques qui traversent et animent les sociétés, depuis les origines jusqu’à l’horizon 2050.

Commissaires de l’exposition : Dominique de Font-Réaulx, conservateur général au musée du Louvre, directrice du musée national Eugène-Delacroix et Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, avec la collaboration de Sandra Adam-Couralet et Martin Kiefer.

Conseiller scientifique : Jacques Attali.

Musée du Louvre 
www.louvre.fr

12/06/14

De Louis XIV à Louis XVI. Un art de vivre à la française - Musée du Louvre, Nouvelles salles des objets d'art

De Louis XIV à Louis XVI. Un art de vivre à la française Musée du Louvre, Nouvelles salles des objets d'art

Au premier étage de l’aile nord et dans une partie de l’aile ouest de la cour Carrée, un chantier d’exception s’est achèvé : celui de la rénovation complète des salles consacrées aux objets d’art du règne de Louis XIV et du XVIIIe siècle. Il constitue la dernière étape des travaux du département des Objets d’art entrepris dans le cadre du projet du Grand Louvre. 

Le musée du Louvre abrite l’un des ensembles les plus riches et les plus complets jamais réunis dans une collection publique, témoignage éclatant du savoir-faire français du XVIIIe siècle, admiré dans le monde entier. Afin de donner aux visiteurs du musée une lecture plus compréhensible de cette collection, les salles ont connu un changement spectaculaire.

Une collection unique 

Les collections de l’art du XVIIIe du département des Objets d’art offrent un large panorama de la décoration intérieure, de la production des grandes manufactures, de l'artisanat et du commerce d'art, principalement français, du règne de Louis XIV à la Révolution. Elles sont constituées de boiseries et de décors peints, de tapisseries et de tapis, de meubles d'ébénisterie et de menuiserie, de bronzes d'ameublement, de marbres et pierres dures, d’orfèvrerie et de bijouterie, d’instruments scientifiques, de faïences et porcelaines européennes, de laques et porcelaines d'importation. L'origine principalement royale et princière de ces collections leur confère un caractère particulièrement remarquable, en comparaison de celles des autres musées d’arts décoratifs, en Europe et aux Etats-Unis. 

Les arts somptuaires des règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI n’ont pourtant acquis droit de cité au musée du Louvre que tardivement, à l’occasion de deux moments-clés. En 1870, lors du sauvetage in extremis de meubles et d’objets historiques retirés du palais des Tuileries et du château de Saint-Cloud avant qu’ils ne soient la proie des flammes. Puis, en 1901, lors d’un versement par le Mobilier national d’un grand nombre de chefs-d’œuvre de l’ébénisterie et de la tapisserie parisienne provenant des demeures royales et impériales. 

La générosité de très grands amateurs, tels qu’Isaac de Camondo ou Basile de Schlichting, à l’origine de legs fastueux, respectivement en 1911 et 1914, contribua à enrichir la collection au début du XXe siècle. Les enrichissements se sont poursuivis depuis de manière spectaculaire, permettant au Louvre de rassembler une des premières collections au monde. 

Un nouveau parcours muséographique

Les salles du premier étage de l’aile nord de la cour Carrée, dont l’installation remontait pour l’essentiel au début des années 1960, ont été fermées dès 2005 pour une nécessaire mise aux normes. Celle-ci impliquait, entre autres, l’établissement d’escaliers de part et d’autre du pavillon Marengo. Par ailleurs, la muséographie en place jusqu’en 2004 était encore, avec quelques aménagements plus récents, celle voulue par Pierre Verlet en 1962-1966.

A l’automne 2011 ont débuté les travaux de rénovation. La maîtrise d’oeuvre du chantier a été confiée à l’architecte Michel Goutal, suivant un projet muséographique élaboré de concert par Jacques Garcia et les conservateurs du département des Objets d’art, sous la direction de Marc Bascou, et avec l’assistance technique de la direction de la Maîtrise d’Ouvrage du musée du Louvre.

Les visiteurs peuvent ainsi maintenant découvrir un nouveau parcours muséographique de 2183 m2, comportant 33 salles et présentant plus de 2 000 objets.

Le circuit est divisé en trois grandes séquences chronologiques et stylistiques :
- 1660-1725 : règne personnel de Louis XIV et la Régence
- 1725-1755 : épanouissement du style rocaille
- 1755-1790 : retour au classicisme et règne de Louis XVI.

Les créations du Grand Siècle seront présentées dans les salles historiques du Conseil d’Etat, tandis que l’aile nord de la cour Carrée accueille une suite de period rooms, doublées de galeries de vitrines thématiques. Les premières permettent de remettre les oeuvres en contexte, les secondes de présenter les collections de céramique et d’orfèvrerie et de mettre en valeur des grands chefs d’oeuvre de la période.

La présentation essentiellement chronologique des collections a vocation à éclairer aussi bien l'histoire des techniques que celle des styles, à présenter les grandes résidences et les principales personnalités du temps : artisans, artistes ou commanditaires. A travers l'évocation des palais royaux ou princiers disparus (Saint-Cloud, Bellevue, les Tuileries, Montreuil, ...), des hôtels particuliers parisiens (hôtels Le Bas de Montargis, Dangé, de Chevreuse) et des résidences de campagne des élites (châteaux de Voré et d'Abondant), c'est toute la variété des lieux et des milieux à l'origine de la floraison des arts décoratifs des XVIIe et XVIIIe siècles, qui fonde l'arrière-plan historique de la présentation.

On y croise la famille royale (le Roi, le prince de Condé, le comte d'Artois, Mesdames de France, Marie-Antoinette), mais aussi les favorites (Madame de Pompadour, Madame du Barry), des grands seigneurs de la cour (le duc de Chevreuse, le marquis de Sourches) et des financiers parisiens (Claude Le Bas de Montargis, François-Balthazar Dangé).

La collection rend bien sûr hommages aux grands créateurs des arts décoratifs de cette période, dont on mesure mal aujourd’hui, pour certains, l’immense prestige dans toute l’Europe du temps : les ébénistes André-Charles Boulle, Charles Cressent, Bernard II Van Risenburgh, Jean-François Oeben, Martin Carlin, Jean-Henri Riesener, les orfèvres Thomas et François-Thomas Germain, les Roëttiers, Robert-Joseph Auguste, les peintres et décorateurs Charles Le Brun, Jean-Baptiste Oudry, Charles-Antoine Coypel. Les plus fameux sont logés à la Galerie du Louvre et forment, à l’instar d’André-Charles Boulle ou de Thomas Germain, des dynasties aussi renommées que durables. 

Véritables laboratoires d’invention, leurs ateliers travaillent autant pour le roi et la cour que pour les souverains étrangers, contribuant à cette diffusion de la culture française qui donne le ton à toutes les cours européennes. 

Un programme de médiation permet en outre l’intégration par des panneaux de contextualisation et des équipements multimédia, de références historiques ou sociologiques éclairant aussi bien l’histoire du goût que le monde de la production, celui des intermédiaires et marchands ou l’évolution de la commande et des usages. 

La découverte d’un art de vivre à la française : le choix des period rooms   

Au sein de chaque séquence, une attention particulière est portée à l’aménagement de period rooms, s’efforçant de rétablir des décors dans leur configuration originale. D’autres salles regrouperont dans des « évocations d’intérieur » des ensembles stylistiquement cohérents de mobilier et d’objets d’art au sein de décors recréés. Ce principe muséographique des period rooms, adopté dès le XIXe siècle par certains musées historiques ou d’arts décoratifs, permet de répondre aux attentes d’un large public, en rendant perceptible et compréhensible cet art de vivre luxueux, au raffinement inégalé, et en resituant les plus belles inventions des décorateurs et maîtres-artisans dans leur environnement naturel. 

Les period rooms ainsi réalisées permettent de restituer des décors documentés, accompagnés de meubles d’époque, comme les salons et bibliothèque de l’hôtel de Villemaré, le grand salon du château d’Abondant et la chambre de parade de l’hôtel de Chevreuse. 

En concertation avec les autres départements, sont présentés des peintures, des sculptures antiques ou modernes, des pastels et des estampes dans des installations pérennes ou des accrochages renouvelables. Le célèbre portrait de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud est ainsi exposé dans l’une des salles du Conseil d’Etat, où est réunie l’une des plus belles collections de meubles Boulle au monde. 

La nouvelle muséographie permet notamment d’installer d’importants décors peints, comme les panneaux d’Oudry du château de Voré ou un plafond provenant du palais Pisani à Venise, attribué à Giovanni Scajario (1726-1792). Le pavillon Marengo accueillera une extraordinaire coupole peinte par Antoine-François Callet (1741-1823) pour l’hôtel de Bourbon Condé. 

Un chantier entièrement financé par le mécénat

Cette rénovation, d’un budget de 26 millions d’euros, est le premier grand projet muséographique entièrement financé grâce au mécénat. Elle a bénéficié du soutien de nombreux partenaires au premier rang desquels l’entreprise Montres Breguet, mécène principal du projet, et le Cercle Cressent du Louvre, présidé par Maryvonne Pinault, qui réunit amateurs et collectionneurs d’Objets d’art du XVIIIe siècle. 

En France et aux Etats-Unis, la Société des Amis du Louvre et les American Friends of the Louvre ont mobilisé de nombreux donateurs autour de ce projet. D’autres grands partenaires français et étrangers se sont engagés aux côtés du Louvre, en particulier MGM China, Eni, Kinoshita Group, la Fondation Stavros Niarchos, la Fondation Gilbert et Rosemary Chagoury et les Fondations Edmond de Rothschild. Enfin, deux collaborations d’envergure menées avec des musées américains, le High Museum d’Atlanta et les Fine Arts Museums de San Francisco, ont contribué au financement du réaménagement. 

Musée du Louvre

12/04/14

Louvre Abu Dhabi. Naissance d’un musée : Exposition au musée du Louvre, Paris

Louvre Abu Dhabi. Naissance d’un musée
Musée du Louvre, Paris
2 mai - 28 juillet 2014

Le Louvre Abu Dhabi dévoile, pour la première fois en France, le meilleur de sa toute jeune collection ; plus de cent soixante des plus beaux chefs-d'œuvre déjà acquis par le musée émirien seront présentés en mai, à Paris, lors d’une exposition d’envergure intitulée « Naissance d’un musée ». Le Louvre Abu Dhabi, qui ouvrira ses portes en décembre 2015, sera le premier musée universel créé au Moyen-Orient, dans une région au carrefour des civilisations. Sa collection d’œuvres anciennes et contemporaines, provenant de différents pays, se constitue progressivement depuis 2009, au fil des acquisitions. L’exposition permettra au public français de découvrir, en avant-première, la richesse des collections du futur musée mais également d’en appréhender le projet architectural et culturel.

Bracelet aux figures de lions
Iran, Ziwiyé, VIIIe-VIIe siècle av. J.-C.
Or, L. max. 6,5 cm ; D. max. 9,5 cm
LAD.2009.019
© Louvre Abu Dhabi / Thierry Ollivier

Louvre Abu Dhabi : Une collection permanente dévoilée à Paris

L’exposition « Naissance d’un musée » constitue la première présentation d’envergure à Paris de la collection du Louvre Abu Dhabi, associée à l’évocation de l’architecture de Jean Nouvel ainsi qu’à celle du contexte local de son développement. Elle dévoilera une sélection de plus de cent soixante œuvres acquises depuis 2009 par l’Émirat qui a bénéficié de l’expertise des équipes d’Abu Dhabi et de l’Agence France-Muséums. Parmi ces œuvres d’exception, on trouve une statuette appelée « Princesse » de Bactriane, un bracelet en or aux figures de lions fabriqué en Iran il y a près de 3000 ans (photo ci-dessus), une rare sphinge archaïque grecque, un grand Bodhisattva provenant du Pakistan, une fibule (broche) d’or et de grenats d’Italie datant du Ve siècle après J.-C., une magnifique Vierge à l’Enfant de Giovanni Bellini (photo ci-dessous), des tableaux de Jordaens, Caillebotte, Manet, Gauguin, Magritte, un papier-collé inédit de Picasso et neuf toiles du peintre américain Cy Twombly, récemment disparu. Le propos de l’exposition se construit autour d’un fil chronologique et de quelques grandes questions artistiques et esthétiques qui soulignent d’ores et déjà les principes au cœur de l’identité du Louvre Abu Dhabi : l’universalisme, la mise en regard des témoignages artistiques des grandes civilisations, des temps les plus anciens à la scène contemporaine, en soulignant le caractère pluridisciplinaire des champs de la création artistique.

Une exposition similaire avait déjà été présentée au public d’Abu Dhabi du 22 avril au 20 juillet 2013 à Manarat Al Saadiyat, au centre d’art et d’exposition du District Culturel de l’île de Saadiyat. L’exposition avait été inaugurée par Son Excellence Cheikh Hazaa Bin Zayed Al Nahyan, Vice-Président du Conseil Exécutif de l’Emirat d’Abu Dhabi, en présence de Madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication.

Giovanni Bellini (Venise, v. 1430-1516)
Vierge à l’Enfant
Italie, Venise, vers 1480-1485
Huile sur bois, H. 70,5 cm ; L. 50,5 cm
LAD.2009.013
© Louvre Abu Dhabi / Thierry Ollivier

Louvre Abu Dhabi : Premier musée universel dans le monde arabe

Par un accord intergouvernemental signé le 6 mars 2007, les Émirats Arabes Unis et la France ont décidé de la création d’un musée universel portant le nom de Louvre Abu Dhabi et dont l’ouverture est prévue en décembre 2015. Ce geste sans précédent, établit les fondements d’un nouveau type de collaboration culturelle entre deux pays autour de la naissance d’une institution nationale. Premier musée universel dans le monde arabe, le Louvre Abu Dhabi est un projet ambitieux, portant au plus profond de son identité les notions de découverte, de rencontre et donc d’éducation. Le futur musée ne sera en rien une copie du Louvre à Abu Dhabi, mais une institution originale, ayant ses propres collections, qui formulera une autre proposition de musée universel, reflet de son temps et de la tradition locale qui l’accueille.

Le Louvre Abu Dhabi se propose d’être un lieu de dialogue entre les civilisations et les cultures. Il construira sa singularité sur une vision transversale de la création artistique et s’appuiera sur un dispositif inédit de présentation des collections qui associera durant dix ans, sur un principe de rotation, des prêts des collections françaises et la collection propre du Louvre Abu Dhabi, en cours de constitution.

La construction du Louvre Abu Dhabi, imaginé par Jean Nouvel, lauréat du Prix Pritzker, a commencé sur l’île de Saadiyat. Conçu comme une « ville-musée », protégée du soleil par une grande coupole, les bâtiments avancent sur l’eau. Le Louvre Abu Dhabi s’étendra sur près de 64 000 m2, avec 9200 m2 réservés pour les galeries d’art, 6000 m2 pour la galerie permanente et 2000 m2 pour des expositions temporaires d’envergure internationale.

Muhammad B. Ahmad B. Lahsan al-Battûtî 
Astrolable planisphérique 
Maroc, 1139 de l’hégire (1726-1727) 
laiton coulé, martelé et grave, rehaussé de clous en argent, diam. 22cm
LAD 2009.027
© Louvre Abu Dhabi

Commissaires de l’exposition : Vincent Pomarède, directeur du département des Peintures, directeur de la Médiation et de la Programmation Culturelle, musée du Louvre, est commissaire général de l’exposition, associé à Laurence des Cars, directrice du musée de l’Orangerie et à Khalid Abdulkhaliq Abdulla, commissaire associé, Abu Dhabi Tourism & Culture Authority.

L’Agence France-Muséums, présidée par Marc Ladreit de Lacharrière, réunit les institutions partenaires du Louvre Abu Dhabi : le musée du Louvre, le Centre Pompidou, l’établissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie, la Bibliothèque nationale de France, le musée du quai Branly, la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le musée et domaine national de Versailles, musée national des arts asiatiques Guimet, l’École du Louvre, le musée Rodin, le domaine national de Chambord, l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture. Le conseil scientifique de l’Agence France-Muséums est présidé par Jean-Luc Martinez. Manuel Rabaté est directeur général de l’Agence.

Louvre Abu Dhabi : Editions
Catalogue de l’exposition : Louvre Abu Dhabi. Naissance d’un musée, sous la direction de Laurence des Cars. Coéd. musée du Louvre éditions/Tourism and Culture Authority (TCA)/Skira Flammarion. 320 p., 300 ill. En français (45€), anglais (49€) et arabe (65€).
L’album : sous la direction de Laurence des Cars, Vincent Pomarède et Khalid Abdulkhaliq Abdulla. 56 p., 70 ill. Coéd. musée du Louvre éditions/Flammarion. En français, anglais et arabe (9,90€).

Musée du Louvre, Paris
www.louvre.fr 

12/06/13

Loris Gréaud, Pyramide du musée du Louvre, Paris

Loris Gréaud, [I]
Pyramide du musée du Louvre, Paris
Forum du Centre Pompidou, Paris
19 juin 2013 - 20 janvier 2014 


Le musée du Louvre présente du 19 juin 2013 au 20 janvier 2014, l’un des deux volets du nouveau projet de LORIS GREAUD : [I]. L’œuvre succède à  la sculpture en bois rouge de Tony Cragg,  Versus,  2011, et à la flèche gothique torsadée de Wim Delvoye,  Suppo, 2012. Elle sera placée sous la pyramide de Ieoh Ming Pei dont la colonne centrale était destinée dès l’origine à recevoir une sculpture monumentale, afin de signaler, par une œuvre d’art, l’entrée dans le musée.  

Loris Gréaud a conçu un projet artistique bicéphale. Au Louvre, une sculpture fantomatique et mystérieuse irradie l’espace vide de la pyramide tout en faisant référence à l’un des chefs-d’œuvre du musée. Le projet est une réflexion sur l’imaginaire de la statuaire,  son socle, son inauguration, son dévoilement. Dans le Forum du Centre Pompidou est présentée du 19 juin au 15 juillet 2013, l’autre sculpture, une œuvre monumentale et performative. 

Titre commun aux deux installations, [I] apparaît comme un prolongement de la pyramide du Louvre et rappelle la structure de la Drop Tower du Centre Pompidou. Immédiatement identifié comme le «je» anglais, [I] est, en mathématiques, l’unité imaginaire dans la théorie des nombres complexes. Une unité qui, comme un axiome, permet de résoudre de nombreuses équations en partant d’une donnée établie. Avec [I], Loris Gréaud évoque au Louvre l’étirement du moment liminaire du désir ou du dévoilement. Au Centre Pompidou, l’artiste crée un nouveau mode de narration, celui d’une œuvre solitaire qui se renouvelle sans cesse grâce à l’énergie qui s’en dégage. 

Commissaire de l’exposition :  Marie-Laure Bernadac, conservateur général, chargée de mission pour l’art contemporain au Louvre, assistée de Pauline Guelaud. 

Publication : Loris Gréaud, [I],  de Loris Gréaud, artiste,  Marie-Laure Bernadac, conservateur général, chargée de mission pour l’art contemporain au Louvre et Michel Gauthier, conservateur au Musée national d’art moderne. Coédition musée du Louvre éditions/ Dilecta / Éditions du Centre Pompidou.

L’œuvre de Loris Gréaud est exposée sous la pyramide du Louvre
HORAIRES : Tous les jours de 9h à  21h30  sauf le mardi.
Tarif : Accès libre et gratuit sous la pyramide.
Renseignements : www.louvre.fr 

20/04/10

Exposition Sainte Russie au Musée du Louvre : L’art russe, des origines à Pierre le Grand

Exposition Sainte Russie
L’art russe, des origines à Pierre le Grand
Musée du Louvre, Paris
Jusqu’au 24 mai 2010

A travers un ensemble de plus de quatre cents oeuvres provenant essentiellement des musées et bibliothèques russes, l’exposition permet de découvrir l’histoire de l’art russe ancien, du IXe au XVIIIe siècle.

Le parcours de l'exposition se décompose en 8 temps auxquels sont consacrés autant d'espaces au sein du musée :

  • La conversion
  • Le premier âge d'or
  • Le temps des mongols
  • Les grands centres : Novgorod, Pskov, Tver...
  • L'émergence de Moscou
  • Le "siècle d'Ivan le Terrible" (1505-1598) : Moscou "troisième Rome"
  • Le temps des troubles : 1598-1613 
  • De Michel Ier à Pierre le Grand
On peut considérer que l'histoire russe débute avec l’apparition  des « Russes » dans l’histoire latine, byzantine et arabe, et avec  les rivalités et luttes d’influences entre Latins, Vikings et Byzantins.

Les premières conversions dans la Rous’ de Kiev leur succèdent, qui aboutissent au célèbre « baptême » du prince Vladimir en 988. La Rous’ devient alors définitivement chrétienne et reprend le modèle ecclésiastique de Constantinople.

L’art s’épanouit à Kiev, à Tchernigov, à Novgorod, à Pskov, à Vladimir, à Souzdal… hésitant alors entre prépondérance byzantine et tentation de l’Occident latin. Puis, après la coupure introduite au XIIIe siècle par l’invasion et la domination mongole, l’art chrétien renaît dans toute sa splendeur dans les grands centres de la Russie médiévale, accompagné par un dynamisme monastique sans précédent, tandis que peu à peu s’impose l’ascendant de Moscou. C’est aussi le temps des peintres Théophane le Grec, Roublev et Dionisi.

Au XVIe siècle, Moscou, qui se proclame « Troisième Rome » et devient une « Nouvelle Jérusalem  », inaugure sous les règnes de Basile III et Ivan IV le Terrible un nouvel âge d’or de l’art russe, qui culmine avec le couronnement d’Ivan le Terrible comme tsar (1547) et avec l’avènement du patriarcat de Moscou (1589).

Enfin, après le « Temps des troubles », les conflits et renouveaux qui traversent le XVIIe siècle sous les premiers Romanov et la réforme du patriarche Nikon précèdent les changements politiques et esthétiques radicaux imposés par Pierre le Grand.

En réalité, indépendamment de la tradition byzantine, et bien avant les bouleversements du règne de Pierre le Grand (1682-1725), l’art chrétien en Russie avait déjà depuis longtemps commencé à s’inscrire dans l’histoire politique et religieuse de l’Europe.

Commissaires de l’exposition  : 
Tamara Igoumnova, directrice adjointe du Musée historique d'Etat, Moscou.
Pour le musée du Louvre : Jannic Durand, conservateur en chef au département des Objets d’art, et Dorota Giovannoni, documentaliste scientifique au département des Objets d’art, musée du Louvre.

Manifestation organisée dans le cadre de l'Année France-Russie 2010.

Mécénat : Fondation Total, GDF SUEZ et Gazprom.

Exposition : Sainte Russie
L’art russe, des origines à Pierre le Grand
Musée du Louvre, Paris
Hall Napoléon
5 mars - 24 mai 2010