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09/03/25

Suzanne Valadon @ Centre Pompidou, Paris - Exposition, Oeuvres, Catalogue

Suzanne Valadon
Centre Pompidou, Paris
Jusqu'au 26 mai 2025

Suzanne Valadon, Oeuvre, 1914
Suzanne Valadon 
Le Lancement du filet, 1914 (Détail) 
Huile sur toile, 201 × 301 cm
Achat de l’État, 1937 
Paris, Centre Pompidou,
Musée national d’art moderne, Inv. AM 2312

Suzanne Valadon, Oeuvre, 1916
Suzanne Valadon 
Nu assis sur un canapé, 1916
Huile sur toile, 81,4 × 60,4 cm
Weisman & Michel Collection 
Photo © Christopher Fay

Suzanne Valadon, oeuvre, Les deux soeurs, 1928
Suzanne Valadon 
Les Deux Sœurs, 1928
Huile sur toile, 72 × 53 cm
Collection particulière 
Photo © Matthew Hollow

Le Centre Pompidou consacre une exposition monographique à SUZANNE VALADON (1865-1938), artiste emblématique et audacieuse, l’une des plus importantes de sa génération. À la marge des courants dominants de son époque – le cubisme et l’art abstrait sont en germe alors qu’elle défend avec ardeur la nécessité de peindre le réel – elle place le nu, féminin comme masculin, au centre de son œuvre, représentant les corps sans artifice ni voyeurisme. Suzanne Valadon n’a pas bénéficié de monographie, à Paris depuis celle que le Musée national d’art moderne lui avait consacré en 1967.
« J’ai dessiné follement pour que quand je n’aurais plus d’yeux j’en aie au bout des doigts »
Suzanne Valadon
Suzanne Valadon, Oeuvre, Le Bain, 1908
Suzanne Valadon 
Le Bain, 1908
Fusain et pastel sur papier, 60×49cm
Paris, Centre national des arts plastiques, Achat à l’artiste en 1916
En dépôt au musée de Grenoble, no DG 1920-9 - FNAC 5274
Photo © Ville de Grenoble / Musée de Grenoble- Photo J.L. Lacroix

Suzanne Valadon - Oeuvre, Trois nus, 1920
Suzanne Valadon
Trois nus, 1920
Crayon gras sur papier, 55 x 44 cm
Collection Galerie de la Présidence
Photo © Galerie de la Présidence, Paris

Suzanne Valadon, Oeuvre, 1913
Suzanne Valadon 
Marie Coca et sa fille Gilberte,1913
Huile sur toile, 162 × 129,5 cm
Lyon, musée des Beaux-Arts 1935-51
Crédit Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset

Suzanne Valadon, Oeuvre, La Poupée Délaissée, 1921
Suzanne Valadon 
La Poupée Délaissée, 1921
Huile sur toile, 135 x 95 cm
National Museum of Women in the Arts, Washington D.C,
Gift of Wallace and Wilhelmina Holladay, Inv. 1986.336
Photo © National Museum of Women in the Arts, 
Washington, D.C. 
Photograph by Lee Stalsworth

Cette exposition met en lumière cette figure exceptionnelle et souligne son rôle précurseur, souvent sous-estimé, dans la naissance de la modernité artistique. Elle révèle la grande liberté de cette artiste qui n’adhère véritablement à aucun courant, si ce n’est peut-être le sien. Le parcours de près de 200 œuvres s’appuie sur la richesse des collections nationales notamment celle du Centre Pompidou, la plus importante, mais aussi du musée d’Orsay et de l’Orangerie. Des prêts exceptionnels du Metropolitan Museum of Modern Art de New York ou encore de la Fondation de l’Hermitage et d’importantes collections privées le complètent. Il se concentre sur les deux médiums de prédilection de l’artiste, le dessin et la peinture. Particulièrement mise à l’honneur ici, son œuvre graphique fait l’objet d’une analyse approfondie, grâce à la présentation d’un grand nombre de dessins jusqu’alors rarement montrés. C’est également l’occasion d’explorer un moment artistique au cœur de la transition entre les collections du musée d’Orsay et de l’Orangerie et celles du Musée national d’art moderne.

L’exposition « Suzanne Valadon » retrace cet itinéraire unique, depuis ses débuts de modèle favorite du toutMontmartre, jusqu’à sa reconnaissance artistique, intervenue très tôt, par ses pairs et la critique. Véritable « passeuse » d’un siècle à l’autre, Suzanne Valadon embrasse la ferveur parisienne du tournant-de-siècle, ses cafés, bals musettes et cabarets et ses multiples révolutions artistiques, intellectuelles et sociétales. Elle met en évidence le caractère résolument moderne de l'œuvre de Suzanne Valadon, première femme à peindre en grand format un nu masculin de face. Cette plongée inédite dans son œuvre dévoile aussi bien ses relations amicales et artistiques avec les peintres de la bohème que son influence incontestable sur la scène artistique parisienne grâce au soutien actif de ses amis artistes et galeristes.

Suzanne Valadon - Oeuvre, 1923
Suzanne Valadon 
Catherine nue allongée sur une peau de panthère, 1923
Huile sur toile, 64,6 × 91,8 cm
Lucien Arkas Collection
Photo © Hadiye Cangokce

Suzanne Valadon, Oeuvre La Boîte à violon, 1923
Suzanne Valadon 
La Boîte à violon, 1923 
Huile sur toile, 81 × 100 cm
Achat, 1937 Paris, musée d’art moderne de Paris, Inv. AMVP 1712
Crédit Photo: CCØ Paris Musées / Musée d’Art Moderne
de la Ville de Paris

Suzanne Valadon - Oeuvre, 1936
Suzanne Valadon 
Portrait de Geneviève Camax-Zoegger, 1936
Huile sur toile, 56 × 46 cm  
Italie, Bergame, collection particulière
Photo © Galleria Michelangelo

Cette exposition souligne l'étendue, la richesse et la complexité de son œuvre en s'articulant autour de cinq sections thématiques : 

Apprendre par l’observation 
Portraits de famille
« Je peins les gens pour apprendre à les connaître » 
« La vraie théorie, c’est la nature qui l’impose »
Le nu : un regard féminin. 

Une sélection d’œuvres de ses contemporaines, aux préoccupations picturales proches des siennes, comme Juliette Roche, Georgette Agutte, Jacqueline Marval, Émilie Charmy ou Angèle Delasalle complète cette proposition.

Le fonds d’archives exceptionnel légué en 1974 au Centre Pompidou par le docteur Robert Le Masle, médecin, collectionneur et ami proche de l'artiste, rassemblant de nombreuses photographies, des manuscrits et des documents aujourd’hui conservés à la Bibliothèque Kandinsky, constitue un témoignage essentiel de la personnalité frondeuse de Suzanne Valadon et de sa reconnaissance artistique précoce.

Après les expositions, Alice Neel, Georgia O’Keeffe, Dora Maar ou Germaine Richier, cette monographie s’inscrit dans le cadre de la démarche engagée du Centre Pompidou pour approfondir l’étude et la connaissance du travail et de l’œuvre d’artistes femmes, et accroître la part de leurs œuvres dans la collection.

Commissariat de l'exposition :
Nathalie Ernoult, attachée de conservation au Musée national d'art moderne 
Chiara Parisi, directrice du Centre Pompidou-Metz 
Xavier Rey, directeur du Musée national d'art moderne 

L’exposition « Suzanne Valadon » au Centre Pompidou est reprise et adaptée de l’exposition « Suzanne Valadon. Un monde à soi » conçue par le Centre Pompidou-Metz et présentée du 15 avril au 11 septembre 2023. Elle a également fait étape au Musée d’arts de Nantes du 27 octobre 2023 au 11 février 2024 et dans une version adaptée au Museu Nacional d’Art de Catalunya à Barcelone du 19 avril au 1er septembre 2024.

Suzanne Valadon - Catalogue - Centre Pompidou
Suzanne Valadon
Sous la direction Chiara Parisi
Catalogue de l’exposition
280 pages | 240 illustrations | 42 € | en français
Ce livre est l’édition augmentée du catalogue édité par le Centre Pompidou-Metz, aujourd’hui épuisé. Enrichi de 16 pages, il comporte deux essais supplémentaires et le corpus d’Oeuvres est aussi plus important et adapté à l’exposition parisienne. Le texte de Nathalie Ernoult est issu du colloque « Le clan Valadon » sur la question de Suzanne Valadon femme artiste, qui s’est déroulé au Centre Pompidou-Metz en 2023.
Sommaire du catalogue

Préface

Essais
Suzanne Valadon, un monde à soi, Chiara Parisi
Valadon, grand artiste en son temps, Xavier Rey
Valadon, la liberté à tout prix, Jean-Paul Delfino
La bohème et l’éducation moderniste de Suzanne Valadon, Phillip Dennis Cate
Revoir Suzanne Valadon, Daniel Marchesseau
Du modèle à l’artiste, Yelin Zhao

Focus
De Marie-Clémentine à Suzanne. Valadon et Toulouse-Lautrec, Florence Saragoza
Valadon et Puvis de Chavannes, Céline Le Bacon
Tentatrices, Stéphane Guégan
L’éloquence et la sensualité, Valadon dessinatrice, Gilles Genty
Dans l’Œil des artistes : Suzanne Valadon collectionnée par ses pairs, Gwendoline Corthier-Hardoin
Suzanne Valadon dans les collections nationales, Nathalie Ernoult
Au-delà du genre : Valadon, une artiste féministe ?, Magali Briat-Philippe
Suzanne Valadon, Le Lancement du filet, 1914, Sophie Bramly
Comme un homme ?, Louise Chennevière
André Utter, Scène érotique, 1911, Sophie Bramly
« Audacieux pas en avant », La réception et l’héritage de Suzanne Valadon, Paula J. Birnbaum
Suzani versus velours kuba, la possibilité d’un dialogue intérieur, Constance de Monbrison
Portraits bourgeois, Sophie Bernal
Suzanne Valadon, Femme artiste moderne, Claire Lebossé
L’autoportrait dans l’oeuvre de Suzanne Valadon : « Se regarder en face pour atteindre l’âme », Saskia Ooms
Mes rencontres avec la terrible Suzanne, Jeanine Warnod

Bibliographie sélective
Liste des Œuvres exposées

Également disponible :

Album de l’exposition
Suzanne Valadon sous la direction de Nathalie Ernoult
60 pages | 10,50 € | en français et anglais

CENTRE POMPIDOU, PARIS

Suzanne Valadon, Centre Pompidou, Paris, 15 janvier - 26 mai 2025

07/11/24

Exposition Giacometti / Morandi @ Institut Giacometti, Paris - "Giacometti / Morandi. Moments immobiles" + Catalogue

Giacometti / Morandi 
Moments immobiles 
Institut Giacometti, Paris 
15 novembre 2024 - 2 mars 2025 

L’exposition Giacometti / Morandi. Moments immobiles propose la rencontre inédite des œuvres de deux artistes majeurs de l’après-guerre. Alberto Giacometti (1901-1966) et Giorgio Morandi (1890-1964), bien que contemporains, ne se sont jamais croisés, cependant de nombreux traits essentiels les rapprochent. Cette exposition est la première occasion d’interroger ces proximités : leur pratique singulière de l’atelier, l’attachement à un environnement et des modèles familiers, et une recherche originale née de l’attention portée au réel.

Alberto Giacometti (1901-1966) et Giorgio Morandi (1890-1964) sont des contemporains. Tous deux ont fait de leur atelier, chambre-atelier Via Fondazza à Bologne pour Morandi, atelier de la rue Hippolyte-Maindron dans le quartier du Montparnasse pour Giacometti, la matrice d’une œuvre dominée par la continuité d’une seule et même recherche dont le développement exprime le sens même de leur vie. Ils partagent la récurrence des mêmes modèles : les objets collectés par Morandi pour être peints, les figures centrales d’Annette et Diego, parmi un cercle étroit de personnalités qui va s’élargissant pour Giacometti.

Ils ont volontairement peu voyagé. La vie de Morandi se répartit entre Bologne, sa ville natale et Grizzana, village des Apennins où il va principalement l’été. Giacometti, installé à Paris depuis 1922, se rend presque chaque année à Stampa et Maloja, les maisons de son enfance dans le Val Bregaglia.

Artistes majeurs du XXe siècle, ils apparaissent comme des voix singulières qui, ayant traversé les avant-gardes, renouvellent des formes classiques : la nature morte et le paysage pour Giorgio Morandi, la figure humaine pour Alberto Giacometti, l’un et l’autre incarnant dans les années de l’après-guerre une vision de la condition humaine universelle.

Au moment où les débats entre figuration et abstraction font rage, où les artistes sont sommés de se ranger dans un camp ou l’autre, tous deux développent un art relié au réel, mais non réaliste et qui, à partir de la transcription du monde visible, vise à l’essence.

Cette exposition réunit les collections de la Fondation Giacometti à des prêts du Museo Morandi, Bologne et de collections privées européennes.

Elle propose une traversée de leurs carrières de 1913 à 1965 en quatre chapitres : L’Atelier ; Le Familier ; La traversée des avant-gardes ; Regarder le réel.

Commissaire : Françoise Cohen

En collaboration avec le Settore Musei Civici Bologna, Museo Morandi (Italie)

CATALOGUE

GIACOMETTI / MORANDI
MOMENTS IMMOBILES
Catalogue co-édité
par la Fondation Giacometti et FAGE éditions, Lyon
Bilingue français/anglais.
144 pages - Format 17 ×23,5 cm
Prix public : 26 € - ISBN 978 2 84975787 1

SOMMAIRE

Finalement, moi, je peins pour voir
Françoise Cohen

Giacometti et Morandi face à Cézanne
Laure-Caroline Semmer

Les Années de la Seconde Guerre mondiale, un exil à la maison
Alice Ensabella 

Mordre la réalité
Erik Verhagen

Art et vie dans les ateliers de Morandi et Giacometti
Alessia Masi

Institut Giacometti
5, rue Victor-Schœlcher, 75014 Paris

08/05/21

Régis Contentin, Wonder Women. Ni muses, ni modèles : artistes ! - Editions Rmn-Grand Palais

WONDER WOMEN, par Régis Contentin
Régis Contentin 
WONDER WOMEN 
Ni muses, ni modèles : artistes ! 
Editions Rmn-Grand Palais, 2021 
Relié, 17 x 24 cm, 192 pages, 85 illustrations 

« Ma chatte, mon copyright ».

Cette revendication qui claque comme une punchline signe les performances de la Luxembourgeoise Deborah De Robertis. Elle rappelle qu’en art la parole des femmes lutte contre des siècles de misogynie et de sexisme ; à l’image de cette violence plus sournoise, à laquelle elles sont aussi confrontées : celle de ne pouvoir s’identifier que dans « les grands hommes ».

Où sont les femmes dans l’histoire de l’art « à la papa » ?

L’histoire de l’art des femmes est pourtant aussi riche en rebondissements que celle des hommes. Ce sont des artistes ingénieuses, aventureuses, libertaires, des Wonder Women. Raconter leur histoire, c’est raconter la lutte contre les stéréotypes du genre mais c’est aussi inviter le plus grand nombre à s’interroger sur la construction des normes culturelles qui ont entretenu les discriminations de sexe, de race et de classe.

L’art des femmes dérange parce qu’il s’oppose aux préjugés de genre, à la domination sociale, à l’injustice, à l’exclusion due au simple fait d’être différent.

Ce livre sur les Wonder Women est une histoire de l’art inclusive, sans hiérarchisation des arts, des cultures et des genres. C’est une histoire qui part des humiliations vécues pour devenir la grande histoire de l’émancipation par l’art. C’est une histoire qui redonne aux femmes le copyright de leur regard sur le monde.

L'auteur REGIS COTENTIN est historien de l’art, Docteur en histoire de l’art et commissaire d’exposition. Il est Chargé de la programmation d’art contemporain du Palais des beaux-arts de Lille depuis 2010. 

Pour lui, le féminisme s’inscrit dans un projet politique global, pour lutter contre toutes les discriminations : les femmes, les races, les classes. Sa pensée est un plaidoyer pour bousculer les hiérarchies, toutes les hiérarchies et nous invite à participer à l’établissement d’une égalité de traitement de tous par chacun.

Sommaire

1 – La femme invisible : sur l’invisibilisation du rôle des femmes dans l’histoire de l’art
2 – Femmes modèles / Femmes anti-modèles : sur les femmes qui ont détourné à leur avantage les préjugés et la morale misogynes
3 – Femmes, races, classes
4 – Vol, viol & violences : sur le vol de l’histoire et les violences faites aux femmes
5 – Nus et nudités
6 – Les cinq sexes : LGBT+

Les artistes

I LA FEMME INVISIBLE
Pilar Albarracin
Clara Peeters
Anne Vallayer-Coster
Katsushika-Öi
Hilma Af Klint
Augusta Savage
Lalla Essaydi
Marina Abramovic

II FEMMES MODÈLES, FEMMES ANTI-MODÈLES
Catherina van Hemessen
Mary Beale
Marie-Suzanne Roslin
Adelaïde Labille-Guiard
Berthe Morisot
Paula Modersohn-Becker
Meret Oppenheim
Cindy Sherman
Shadi Ghadirian
Lynette Yidom-Boakye

III FEMMES, RACES, CLASSES
Harmonia Rosales
Sofonisba Anguissola
Lavinia Fontana
Judith Leyster
Marie-Guillemine Benoist
Marie Gabrielle Capet
Hannah Höch
Amrita Sher-Gil
Shirin Neshrat
Kara Walker

IV VOL, VIOL ET VIOLENCES
Artemisia Gentileschi
Elisabeth Vigée-Lebrun
Camille Claudel
Yayoi Kusama
Niki de Saint Phalle
Gina Pane
Barbara Kruger
Sophie Calle
Joana Vasconcelos
Marlene Dumas
Roma Auskalnyte

V NUES ET NUDITÉS
Guerrillas Girls
Marie-Denise Villers
Sarah Goodridge
Pan Yuliang
Valie Export
Carolee Schneemann
Alice Neel
Jenny Saville
Ingrid Mwangi
Raeda Saaben

VI LES CINQ SEXES : LGBT +
Anna Klumpke
Gerda Wegener
Tamara de Lempicka
Frida Kahlo
Nan Goldin
Catherine Opie
Aya Takano
Zanele Muhou
Salvjia/Lilith Morris

Cet ouvrage est disponible sur le site : 

17/06/18

Exposition Picasso, les années Vallauris + Catalogue

Picasso, les années Vallauris
Musée national Pablo Picasso, La Guerre et la Paix, Musée Magnelli, musée de la céramique, Eden, Madoura, lieu d’Art, d’Histoire et de Création
23 juin - 22 octobre 2018

Organisée dans le cadre de « Picasso-Méditerranée », l’exposition « Picasso, les années Vallauris » explore, au coeur de Vallauris, dans les lieux mêmes où l’artiste a vécu et travaillé de 1947 à 1955, la vie et l’oeuvre de Picasso depuis son installation dans la ville provençale, à la villa « La Galloise », jusqu’à son départ pour Cannes.

Pour Picasso, les années Vallauris correspondent, après le drame de la période de la guerre, à un moment de bonheur familial : l’artiste, entouré de sa compagne, Françoise Gilot et de leurs deux enfants, Claude et Paloma, attire autour de lui un cercle artistique et littéraire, qui comprend notamment Edouard Pignon, Jean Cocteau, Jacques Prévert ou encore Paul Eluard. Partageant le quotidien des habitants de Vallauris, Picasso y insuffle une énergie nouvelle, inspirant des événements festifs, tels que des corridas et des défilés en musique, tout en poursuivant son engagement politique au sein du Mouvement de la Paix et du Parti Communiste Français.

Dans l’oeuvre de Picasso, la période de Vallauris coïncide avec une production artistique particulièrement féconde et renouvelée par la pratique assidue de la céramique au sein de l’atelier Madoura. Picasso se livre alors à de nouvelles expérimentations techniques et iconographiques : l’artiste joue avec ce savoir-faire artisanal dont il réinvente les codes. Parallèlement, il se consacre à la sculpture, qu’il assemble à partir de matériaux de récupération, d’objets du quotidien détournés, et à la linogravure.

Conçue comme une série d’allers-retours entre la vie quotidienne et l’oeuvre artistique de Picasso, l’exposition souligne la dimension profondément novatrice de son travail à cette période, tout en montrant l’attachement qui liait le maître espagnol à la ville. En offrant à Vallauris en 1949 la statue L’Homme au mouton, puis en peignant dans la chapelle de l’ancien prieuré, les monumentales peintures de La Guerre et la Paix, Picasso confère à son oeuvre vallaurienne puissance et universalité.

Cette liberté créatrice retrouvée est évoquée dans l’exposition par près de trois cents oeuvres, grâce au soutien du Musée national Picasso de Paris. Cet ensemble remarquable de peintures, dessins, sculptures et céramiques est enrichi par de nombreux documents - archives, photographies, dessins préparatoires, interviews de personnalités locales proches de l’artiste - et complété d’un parcours dans la ville, qui témoigne de l’évolution sociale, économique et artistique de la cité.

Cette exposition est organisée par la Ville de Vallauris – Golfe Juan, les Musées du XXe siècle des Alpes Maritimes et la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais.

Commissariat général : Anne Dopffer, conservateur général du patrimoine, directrice des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes ;
Sandra Benadretti-Pellard, conservateur en chef du patrimoine et directrice du musée Magnelli, musée de la céramique
Commissaire : Johanne Lindskog, conservatrice du patrimoine, musée national Marc Chagall
Commissaire pour Madoura : Yves Peltier, directeur de Madoura, lieu d’Art, d’Histoire et de Création

CATALOGUE DE L'EXPOSITION

Picasso, les années Vallauris
PICASSO 
Les années Vallauris 
Editions de la Rmn - Grand Palais, Paris 2018 
24 x 28 cm, 272 pages, 215 illustrations 

SOMMAIRE DU CATALOGUE

Introduction des commissaires
Sommaire

Ancrages
1. Picasso-Vallauris, l’histoire d’une rencontre (Claire Loiseau)
2. La famille, objet de représentation et source intime de création (Céline Graziani)
3. Picasso à La Galloise, acteur, scénographe et chef de tribu (Camille Frasca)
4. Dans les architectures odorantes de la cuisine de Picasso (Androula Michael)
5. L’Homme au mouton, « Picasso sur la place » (Julie Guttierez)

Engagements
1. Les combats de Picasso (Lynda Morris et Christophe Gunenberg)
2. La Guerre et la Paix : temple classique et caverne moderne (Anne Dopffer)
3. Picasso-Arias, une amitié qui fait naître un musée (Madeleine Arias)
4. Picasso contre Franco, la poursuite de l’engagement républicain (Géraldine Mercier)
5. La Chute d’Icare, une oeuvre vallaurienne ? (Johanne Lindskog)

Innovations
1. Vallauris, une terre fertile (Sandra Benadretti)
2. Le Nérolium, « Poterie, fleurs et parfum » (Claire Loiseau)
3. Sources d’inspiration de la céramique : l’Antiquité, les arts extra-européens (Harald Theil)
4. Picasso et la tradition céramique : entre continuité et rupture (Salvador Haro Gonzáles)
5. Picasso à Madoura : ceci est notre témoignage (Georges Ramié)
6. L’édition des céramiques de Picasso par Madoura, un outil de démocratisation de l’art (Yves Peltier)

Dialogues
1. Vallauris, « au rendez-vous des poètes » (Julie Guttierez)
2. Edouard Pignon et Pablo Picasso, « une vie de peintre » (Philippe Bouchet)
3. Vallauris, Arnera et Picasso (Anne-Françoise Gavanon)
4. Vallauris : un terrain d’expérimentations pour la sculpture de Picasso (Diana Widmaier Picasso)
5. Pablo Picasso et les photographes : devant et derrière l’objectif (Diana Widmaier Picasso)

Annexes
Chronologie
Liste des oeuvres exposées
Bibliographie
Filmographie (Céline Graziani)
Index

LES AUTEURS DU CATALOGUE

Claire Loiseau, service des publics musée Magnelli, musée de la céramique, Vallauris
Céline Graziani, attachée de conservation du patrimoine, musée Magnelli, musée de la céramique, Vallauris
Camille Frasca, historienne de l’art, chargée de mission-chef de projet « Picasso-Méditerranée » au musée national Picasso-Paris
Androula Michael, historienne de l’art, université de Picardie Jules Verne, Amiens
Julie Guttierez, conservatrice du patrimoine
Lynda Morris, professeur d’histoire de l’art
Christophe Gunenberg, directeur de la Kunsthalle de Brême
Anne Dopffer, conservateur général du patrimoine, directrice des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Madeleine Arias, relation familiale avec Eugenio Arias: épouse de son fils aîné, actuellement décédé, professeur agrégé d’espagnol
Géraldine Mercier, docteur en histoire de l’art
Johanne Lindskog, conservatrice du patrimoine, musée national Marc Chagall
Sandra Benadretti, conservateur en chef du patrimoine et directrice du musée Magnelli, musée de la céramique
Harald Theil, historien de l’art et commissaire d’exposition indépendant
Salvador Haro Gonzáles, professeur à l’université de Malaga et commissaire d’expositions
Georges Ramié, ancien propriétaire de la galerie Madoura
Yves Peltier, directeur de Madoura, lieu d’Art, d’Histoire et de Création
Philippe Bouchet, historien de l’art, auteur du catalogue raisonné de l’oeuvre peint d’Edouard Pignon
Anne-Françoise Gavanon, historienne de l’art
Diana Widmaier Picasso, historienne de l’art, école d’art de Norwich, Angleterre
Colette Morel, doctorante en histoire de l’art

Musée national Pablo Picasso - La Guerre et la Paix
Musée Magnelli, musée de la céramique
Eden
Place de la Libération, 06220 Vallauris

Madoura, lieu d’Art, d’Histoire et de Création
Angle rue Suzanne et Georges Ramié / rue Gerbino, 06220 Vallauris

Informations et réservations

Maj 06.12.2021