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23/01/25

Exposition Le Corbusier @ Zentrum Paul Klee, Berne - "Le Corbusier. L'ordre des choses"

Le Corbusier. L'ordre des choses
Zentrum Paul Klee, Berne
8 février - 22 juin 2025

À l’occasion de son 20e anniversaire, le Zentrum Paul Klee consacre la première grande exposition temporaire de l’année à Le Corbusier avec "Le Corbusier. L'ordre des choses". L’exposition s’intéresse à l’élaboration du travail de cet artiste architecte, designer et urbaniste franco-suisse ainsi qu’à sa pensée plastique. Elle propose un large aperçu de l’ensemble de son œuvre à partir d’une perspective artistique à travers des pièces iconiques mais aussi des groupes d’œuvres encore peu connues.

L’élaboration du travail de Le Corbusier au cœur de l’exposition

Charles-Édouard Jeanneret, connu dans le monde entier sous le pseudonyme de Le Corbusier, compte parmi les pionniers de l’architecture moderne en Suisse. Figure centrale de la modernité internationale parmi les plus marquantes et influentes du monde, Le Corbusier (né en 1887 à La Chaux-de-Fonds, Suisse – mort en 1965 à Roquebrune-Cap-Martin, France) exerçait non seulement comme architecte, mais aussi comme artiste, urbaniste, designer, écrivain et théoricien. Depuis 2016, une partie de son œuvre architecturale est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
« Être moderne n’est pas une mode, c’est un état. »
Le Corbusier, extrait de : Jean Petit, Le Corbusier lui-même, Editions Rousseau, 1970, p. 184
Le Corbusier a marqué l’architecture moderne par son formidable entrain, ses projets radicaux et son éloquence impétueuse. Dans son œuvre, il ambitionne de repenser les habitations et l’espace urbain. Son approche réunit l’art, le design et l’architecture. Il aspire à créer un nouvel environnement de vie et à améliorer la qualité de vie des gens avec une architecture fonctionnelle et esthétique. Pour ce faire, il met à profit les nouvelles possibilités du progrès technique et les associe à des principes esthétiques classiques tels que le nombre d’or. Le Corbusier propose d’utiliser les produits des technologies modernes, à l’instar du paquebot, de l’avion et de l’automobile, comme modèles pour l’architecture, leur forme étant proportionnée à leur fonction. Dans ses bâtiments, il recourt au béton armé et élabore des méthodes pour utiliser de manière innovante les possibilités artistiques et sculpturales de ce procédé de construction moderne.
« Tout est dans l’intention, dans le germe. Rien n’est vu, apprécié, aimé que ce qui est si bien, si beau que du dehors on pénètre au cœur même de la chose par l’examen, la recherche, l’exploration. Ayant parcouru un chemin multiple, on trouve alors le cœur de la chose. »
Le Corbusier, extrait de : L’Atelier de la recherche patiente, 1960, p. 201
L’exposition met en évidence l’élaboration du travail de Le Corbusier, sa pensée plastique et ses expérimentations artistiques au sein de l’« Atelier de la recherche patiente », ainsi désignait-il sa démarche artistique. Elle révèle son approche par tâtonnement de la forme, mais aussi de la composition et de l’espace, de la lumière et de la couleur. La présentation rassemble de nombreux dessins et études provenant de son atelier. Pour Le Corbusier, le dessin a toujours été un moyen fondamental pour garder en mémoire ce qu’il avait vu et l’assimiler, ainsi que pour concevoir de nouvelles idées. Par ailleurs, l’exposition met en lumière les sources irriguant son processus de conception : d’objets qu’il trouvait sur la plage à l’architecture antique.

Le principe de l’ordre chez Le Corbusier

L’« ordre » jouait un rôle primordial pour Le Corbusier. Avec cette notion, l’exposition s’empare en outre d’un thème du champ de l’histoire de l’art et de la culture, intelligible et universel, remontant à l’Antiquité et toujours actuel. Dans les années 1920 en particulier, l’« ordre » constituait un concept clé de la pensée corbuséenne. Pour Le Corbusier, concevoir signifiait « ordonner » les choses. Comprendre le monde et l’organiser à travers l’ordre, était, selon lui, le devoir de l’art et de l’architecture. Ce n’est que par l’ordre, croyait-il, que l’individu peut s’épanouir intellectuellement et se libérer des caprices de la nature, du hasard et de l’arbitraire.
« Là où naît l’ordre, naît le bien-être. »
Le Corbusier, extrait de : Vers une architecture, 1923, p. 39
En architecture, le principe de l’ordre se réfère d’abord au souhait de créer un rapport harmonieux entre les formes et les couleurs, la lumière et l’espace. La conception de l’ordre selon Le Corbusier trouve son origine dans des traditions classiques de l’art et de l’architecture, à l’instar de l’art de la construction antique. L’intérêt de Le Corbusier pour l’ordre constituait en même temps une réaction aux défis de son époque : les mauvaises conditions de vie dans les villes industrielles, les destructions de la Première Guerre mondiale, les changements dans le quotidien induits par le progrès technique, les révolutions en Europe, ainsi que les crises économiques des années 1920.

Il partage avec l’avant-garde artistique de son époque l’élan radical de remettre en question les traditions et de repenser entièrement l’espace de vie des individus, de l’« ordonner ». Dans ce cas, l’ordre est une notion utopique mais aussi ambivalente : elle promet le calme et la sécurité tout en exigeant des règles et de la discipline. Elle comprend la conception des espaces et la structure des villes jusqu’à la question de l’organisation du vivre-ensemble. Elle relie l’art et l’architecture, la culture et la société. 

Le Corbusier : Art, architecture et recherche

L’exposition s’articule de manière thématique et chronologique autour de trois axes : l’art, l’architecture et la recherche. 

L’axe Art montre l’évolution artistique de Le Corbusier, de ses années de formation jusqu’à son œuvre tardive. Pour lui, l’art a toujours joué un rôle capital à la fois comme activité autonome et comme moteur pour l’architecture et le design. Cette partie de l’exposition commence avec des études de la nature, de paysage et d’architecture rarement présentées qui mettent en évidence la manière dont le jeune Charles-Édouard Jeanneret s’initie à l’espace et à l’architecture. S’ensuivent des peintures iconiques du « purisme » des années 1920 – mouvement avant-gardiste fondé par Le Corbusier et l’artiste Amédée Ozenfant à Paris. L’axe Art comprend, en outre, des dessins abstraits colorés, des sculptures étonnantes et des papiers collés de son œuvre tardive qui révèlent un aspect peu connu de Le Corbusier.

L’axe Architecture est consacré à la pratique de conception de Le Corbusier et à son intérêt pour les principes d’ordre en architecture. Cette section présente des études de projets réalisés et non-réalisés. Parmi les pièces exposées figurent de remarquables esquisses et dessins, des études et des projets en urbanisme, des maquettes et des visualisations dont le caractère artistique au premier plan souligne les parallèles étroits avec l’œuvre artistique de Le Corbusier. Les plans originaux de projets célèbres comme l’Unité d’Habitation à Marseille (1945-1952), la ville de Chandigarh en Inde (1950-1965) ou la chapelle Notre-Dame-Du-Haut de Ronchamp (1950-1955) sont également visibles. Les croquis novateurs presque cinématographiques des villas modernistes réalisées par Le Corbusier dans les années 1920 qui invitent à la « promenade architecturale » font également partie de l’exposition. De nombreuses photographies de Richard Pare permettent au public d’établir un lien entre les études architecturales et le bâti. L’exposition s’achève sur une installation vidéo grand format réalisée par l’artiste autrichien Kay Walkowiak (*1980) consacrée à l’état actuel de la ville de Chandigarh.

L’axe Recherche constitue le cœur de l’exposition. Cette section dédiée au concept de l’« Atelier de la Recherche Patiente » forme une passerelle entre l’architecture et l’art. Elle donne au public un aperçu du travail quotidien de Le Corbusier, dont l’activité était répartie entre deux ateliers parisiens : son bureau d’architecte rue de Sèvres et son atelier d’artiste situé rue Nungesser-et-Coli. L’axe Recherche montre, entre autres, la collection d’objets naturels de Le Corbusier qu’il considérait comme des « objets à réaction poétique » et qui formaient une source importante de son processus de conception. Une sélection de ses photographies est également présentée ici. Pour la première fois en Suisse, le Zentrum Paul Klee montre en outre la collection de cartes postales de Le Corbusier qui permet de s’immerger dans l’univers visuel à nul autre pareil de cet artiste architecte. Des livres de Le Corbusier ainsi que des brouillons de livres sont également visibles. Enfin, une salle est consacrée à ses légendaires dessins qu’il réalisa lors de conférences en présence du public. Ils proviennent de ses voyages et conférences à l’étranger et témoignent de sa ferveur à diffuser les idées modernistes.

Le Corbusier : Contextualisation historique

De nombreux textes muraux et explicatifs facilitent la compréhension de l’œuvre de Le Corbusier dans son contexte historique. L’exposition met également à disposition des informations sur le parcours de Le Corbusier, tandis qu’elle éclaire de manière scientifique son rapport controversé à la politique, ses positionnements idéologiques et son héritage culturel. À ce sujet, le Zentrum Paul Klee prend appui sur l’étude « Le Corbusier, les Juifs et les fascismes. Une mise au point » produite par l’historien Jean-Louis Cohen pour le compte de la ville de Zurich en 2012, ainsi que sur les connaissances actuelles de la recherche.

Inauguration le vendredi 7 février 2025, à 18:00. Ce soir-là, l’entrée à l’exposition sera libre.

Commissaire d’exposition : Dr. Martin Waldmeier, Zentrum Paul Klee

Assistante commissaire d’exposition : Amélie Florence Joller

Collaboration : L'exposition a été organisée en collaboration avec la Fondation Le Corbusier, Paris.

Le Corbusier. Die Ordnung der Dinge
Catalogue édité par Martin Waldmeier et Nina Zimmer
Avec des textes de Tim Benton, Marianna Charitonidou, Johan
Linton, Danièle Pauly, Arthur Rüegg, Amélie Joller et Martin
Waldmeier, de nombreuses reproductions ainsi qu’un glossaire
des concepts artistiques et architectoniques de Le Corbusier
Seulement disponible en allemand
ISBN 978-3-03942-220-3
256 pages, 240 reproductions, 18 x 24 cm
Éditions Scheidegger & Spiess, Zurich, 2025

ZENTRUM PAUL KLEE, BERN

30/01/18

Le Corbusier, Musée Soulages, Rodez - L’atelier de la recherche patiente, un métier

Le Corbusier. L’atelier de la recherche patiente, un métier
Musée Soulages, Rodez
27 janvier - 20 mai 2018



Cette exposition s’ouvre quelques mois après la remise du prestigieux prix Pritzker aux architectes du musée : RCR Arquitectes. Aussi, il apparaissait évident de souligner le lien architecture / peinture qui compose aujourd’hui une partie de l’identité du musée, en programmant une exposition qui mette à l’honneur une figure incontournable de l’architecture du vingtième siècle, tout en proposant un projet qui – même s’il n’est nullement question de confronter Soulages et Le Corbusier - puisse trouver son équilibre dans la proximité avec les collections permanentes, ainsi qu’au sein du vaste vaisseau d’acier Corten qui va l’accueillir.


Le Corbusier
La cheminée, 1918
Huile sur toile
Signé en bas à droite Jeanneret, daté, exécuté en 1918
Au verso : "Ceci est mon premier tableau" / Octobre 1918 L.C. / et "la cheminée. 1918" / signé Jeanneret
0,60 x 0,73 m 
© Fondation Le Corbusier, Paris

Lors de la donation de ses œuvres à Rodez agglomération en 2005, Pierre Soulages a exprimé sa volonté que ce musée soit conçu comme un laboratoire. Dans cet esprit, le visiteur pénètre aujourd’hui au fil de son parcours différents espaces consacrés à des techniques variées : brous de noix, eau-forte, lithographie, sérigraphie, encre sur papier, huile sur toile, acrylique sur toile, travail du verre… Autant de techniques qui constituent les multiples facettes d’une quête en réalité unique et patiente autour de la lumière. Lorsque l’on fréquente les salles du musée, il apparaît rapidement que l’œuvre de Pierre Soulages ne peut s’entendre de manière séquencée – c’est-à-dire à partir d’une lecture chronologique, par techniques ou par formats – mais qu’elle acquiert au contraire sa force dans la somme des territoires plastiques et des expérimentations qu’elle convoque à l’échelle d’une vie. « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche » dit le peintre. Son œuvre entier est fait de recherches, d’essais, d’expérimentations dont le travail de recherche pour Conques durant dix ans constitue certainement le paroxysme.

Le Corbusier
Le Corbusier
Nature morte aux nombreux objets, 1923
Huile sur toile
Signé et daté en bas à droite Jeanneret 1923
Au verso : Nature morte aux nombreux objets. Indépendants Jeanneret
1,14 x 1,46 m 
© Fondation Le Corbusier, Paris

Le Corbusier
Le Grand Ubu, 1949
Huile sur toile
Signé et daté en bas à gauche Le Corbusier 49
Au verso : Le Grand Ubu. 1949. Le Corbusier
1,62 x 1,30 m 
© Fondation Le Corbusier, Paris

Le Corbusier s’est également imposé très vite comme un chercheur. Architecte, peintre, sculpteur, urbaniste, théoricien… il est l’auteur d’une pensée prolifique, nourrie d’expériences multiples à partir de différents mediums. Son œuvre s’entend, elle aussi, comme un tout ; un tout parfois même collectif et collaboratif – la fameuse synthèse des arts, dont on a beaucoup parlé. Peintures, architectures, sculptures, dessins, tapisseries entrent en correspondance et se répondent pour former un ensemble empreint de liberté et d’unité. La personnalité et l’œuvre de Le Corbusier ont marqué son siècle, mais également plusieurs générations de collaborateurs qui ont ensuite essaimé ses théories à travers le monde.

Le Corbusier
Portrait de Le Corbusier (1887-1965), années 50
© Fondation Le Corbusier, Paris

Proposée en étroite collaboration avec la Fondation Le Corbusier à Paris, l’exposition est une création spécifique pour le musée Soulages. Celle-ci s’articule autour de l’ouvrage testamentaire de Le Corbusier, intitulé L’Atelier de la Recherche Patiente. Publiée en 1960, préfacée par Maurice Jardot, cette publication peut être considérée comme à part dans la production littéraire et théorique pourtant vaste de Le Corbusier (près d’une cinquantaine d’ouvrages). Ni vraiment autobiographique, ni totalement exhaustif, cet ouvrage propose un regard rétrospectif sur l’ensemble de l’œuvre, par Le Corbusier lui-même. Histoire personnelle, voyages, conférences, ouvrages, peinture, sculpture, projets d’habitations, projets urbanistiques, architecture sacrée mais également projets non réalisés sont assemblés de manière chronologique dans une première partie, puis plus thématique dans une seconde, mais toujours de manière très personnelle, selon les principes du Modulor (système de mesure à l’échelle de l’être humain, inventé par Le Corbusier). Une sorte de fresque heuristique qui constitue, à elle seule, une œuvre à part entière.

L’exposition ne se veut ni une illustration littérale de L’Atelier de la recherche patiente, ni une présentation exhaustive des éléments convoqués au fil des pages. Il s’agira plutôt d’un point de départ pour embrasser l’œuvre. Ouvrages, projets, maquettes, peintures, sculptures… seront exposés au sein d’un parcours thématique, scénographié par Jacques Sbriglio, à même d’éclairer à la fois la pensée et le parcours de leur auteur, mais aussi son engagement pour son siècle, tout en présentant la diversité de son parcours architectural et plastique.

Les commissaires d’exposition

Aurore Méchain est attachée de conservation du patrimoine, directrice adjointe des musées de Rodez agglomération. Spécialiste d’art moderne et contemporain, elle a travaillé au musée Rodin et au Centre Pompidou avant d’intégrer en 2012 l’équipe du musée Soulages pour participer à l’ouverture de celui-ci.

Jacques Sbriglio est architecte-urbaniste. Il dirige l’agence d’architecture sbriglio.architectes installée au cœur de la Métropole Aix-Marseille qui intervient dans le cadre de l’urbanisme, de l’architecture et de la scénographie. Jacques Sbriglio est un des spécialistes français de l’œuvre de Le Corbusier. Il a à ce titre publié plusieurs ouvrages et articles et réalisé de nombreuses expositions en France et à l’International. Il est aussi scénographe pour cette exposition.

Publication d'un catalogue d'exposition : 

Le Corbusier. L’atelier de la recherche patiente. Un métier
Editions musée Soulages
112 pages
ISBN 782954 225050

MUSEE SOULAGES, RODEZ
musee-soulages.rodezagglo.fr

10/11/16

Art Suisse, Sotheby's Zurich

Art Suisse / Swiss Made
Sotheby's Zurich
29 novembre 2016

Ce mois de novembre lève le voile sur une nouvelle vente d’Art Suisse / Swiss Made. A cette occasion, Sotheby’s est ravi de proposer la sensationnelle peinture de Félix Vallotton, Au Marché, ainsi qu’un groupe d’oeuvres remarquables issues du Mouvement nabi, période dont les oeuvres sont aujourd’hui parmi les plus recherchées. Aux côtés de ce chef-d’oeuvre se tiendront également deux peintures d’exception : une superbe toile du même artiste, La cuisinière, qui dépeint une scène d’intérieur, ainsi qu’un magnifique portrait réalisé par Cuno Amiet : Schlafende Bretonin.

Le centenaire du Dadaïsme et le surréalisme suisse sont aussi honorés par l’équipe d’Art Suisse de Sotheby’s, qui propose une sélection de travaux qui explorent le développement de ces mouvements majeurs de l’histoire de l’art suisse ; notamment à travers des oeuvres réalisées par Le Corbusier. La période contemporaine est quant à elle mise en valeur grâce à des fascinantes réalisations constructivistes d’artistes suisses parmi lesquels Max Bill, Fritz Glarner et Camille Graeser. Cette grande variété d’oeuvres proposées aux enchères par Sotheby’s illustre donc l’incroyable diversité de l’influence et de la production artistique suisse.

En prévision de cette vente qui se tiendra le 29 novembre prochain, Stephanie Schleining, co-directrice du département d’Art suisse chez Sotheby’s, déclare : « Le mouvement nabi est un exemple parfait des connections qui lient la production artistique suisse à la scène internationale. Vallotton et Amiet ont tous deux joué un rôle clé dans l’évolution du modernisme en Europe, notamment grâce à leurs interactions avec Paul Sérusier et Edouard Vuillard ainsi que par l’influence de Paul Gauguin. En termes d’histoire de l’art, l’influence suisse s’étend bien au-delà des frontières et nous sommes fiers que les oeuvres présentées dans notre vente reflètent cet aspect.»

A cela, Urs Lanter, co-directeur du département d’Art suisse chez Sotheby’s, ajoute : « La vente automnale d’Art Suisse / Swiss Made inclut une merveilleuse sélection de travaux provenant d’une importante collection privée suisse. Ces oeuvres témoignent de la passion du collectionneur pour l’art de son temps, en particulier pour des artistes constructivistes tels que Max Bill et Camille Graeser, qui étaient étroitement liés à l’avant-garde allemand ».

DES ARTISTES SUISSES AUX ORIGINES DU MOUVEMENT NABI

Au Marché est un exemple fascinant des peintures réalisées par Félix Vallotton dans sa période nabie, qui a été déterminante pour la suite de sa carrière et dont les oeuvres sont aujourd’hui les plus recherchées. Cette superbe composition dépeint le marché animé d’un quartier populaire, au coeur du Paris de la fin du XIXe siècle. Grâce à des couleurs vives posées en à plat et des contours simplifiés, aux côtés de surfaces texturées typiques du mouvement nabi, Félix Vallotton illustre de manière originale une scène ordinaire de la vie parisienne. Le recours à ces procédés rappelle les estampes japonaises, et évoque la gravure sur bois que Vallotton a remise à l’honneur, notamment dans les illustrations publiées dans La Revue blanche à cette époque.


Félix Vallotton
Au Marché
Lot 17, Est. CHF 1,5 – 2 millions

Au Marché est une oeuvre majeure de ce mouvement marquant de la fin du XIXè siècle, préfigurant l’avant-garde du XXe siècle, et est porteuse de très grand intérêt pour les collectionneurs d’art post-impressionniste européen (Lot 17, Est. CHF 1,5 – 2 millions).

Les Nabis cherchaient à exprimer en toute liberté leur réalité intérieure et la dimension décorative, symbolique, voire spirituelle de la peinture. Ainsi, ils rejetaient les conventions académiques de l’art, notamment la perspective réaliste.


Félix Vallotton
La Cuisinière
Lot 26, Est. CHF 350’000 – 450’000

Issue de la même période dans la carrière de Vallotton, La Cuisinière est un complément parfait à l’oeuvre Au Marché. Le tableau montre l’exploration de cet aspect décoratif de la philosophie nabie réalisée par l’artiste suisse. Ici, Félix Vallotton a porté une attention particulière aux détails. Sa représentation de l’intérieur est ancrée dans la réalité, influencée par des maîtres anciens hollandais et français. A nouveau, on constate le choix d‘une scène du quotidien, où on y aperçoit Hélène Chatenay, sa compagne de l’époque. Ainsi, Vallotton offre un aperçu intime et exquis de ce moment (Lot 26, Est. CHF 350’000 – 450’000).


Cuno Amiet
Schlafende Bretonin, 1893
Lot 13, Est. CHF 300’000 – 500’000

Les années 1890 représentent également une période clé dans les travaux de Cuno Amiet. Après avoir étudié les Beaux-Arts à Munich et Paris, il ne se satisfait plus des approches conventionnelles de la peinture qui prévalaient à l’époque. Entre mai 1892 et juin 1893, Cuno Amiet a passé du temps dans le village de pêcheurs de Pont-Aven qui, depuis le séjour de Paul Gauguin en 1886, attirait de nombreux jeunes artistes.

L’oeuvre pionnière d’Amiet, Schlafende Bretonin, révèle son interprétation de la philosophie nabie : des traits et des contours de pinceau audacieux qui encadrent des plans de couleur plats. De la même manière, ces techniques illustrent l’analyse des pratiques de Gauguin entreprise par Cuno Amiet, tout en rappelant les estampes japonaises très présentes dans les travaux de Vallotton. Un tableau tel que Schlafende Bretonin illustre parfaitement cette période de la vie d’Amiet qui s’est avérée cruciale pour le reste de sa carrière. Ce sont des oeuvres d’avant-garde comme celle-ci qui qui ont poussé Erich Hekel à inviter le peintre suisse à rejoindre « Die Brücke », un groupe d’artistes expressionnistes allemands (Lot 13, Est. CHF 300’000 – 500’000).

LE CENTENAIRE DADA


Le Corbusier
Nature morte au portrait de famille, 1940
Lot 62, Est. CHF 300’000 – 400’000

Les premières années du XXe siècle ont vu naître à Zurich un mouvement qui a incontestablement gagné une importance internationale : le dadaïsme. Ce dernier s’est positionné comme « anti-art », avant d’évoluer dans les explorations puissantes et rêveuses du surréalisme. La vente d’Art Suisse / Swiss Made rend hommage à ce mouvement, notamment grâce à une série d’oeuvres réalisées par Le Corbusier, dont Nature morte au portrait de famille, 1940. Ce tableau montre l’utilisation magistrale de la couleur et de la composition par l’artiste (Lot 62, Est. CHF 300’000 – 400’000).


Jean Arp
L'agressif
Lot 66, Est. CHF 150’000 – 200’000

Figure dominante de l’art abstrait, Jean Arp fait également partie de cette section, avec son étonnante sculpture en bronze nommée L’agressif (Lot 66, Est. CHF 150’000 – 200’000). Aux côtés d’oeuvres élaborées par Le Corbusier et par Arp figure une merveilleuse nature morte de Gino Severini. Cette dernière met parfaitement en valeur les liens qui ont unis des artistes aussi bien helvétiques qu’européens, durant la première moitié du XXe siècle. A noter qu’elle comprend une dédicace à l’architecte suisse Fernand Dumas, qui était un ami proche de Severini. Celui-ci a d’ailleurs travaillé avec de nombreuses figures notables du modernisme, telles que Le Corbusier ou encore Arp (Lot 64, Est. CHF 80’000 – 120’000, pas d’illustration).

CONSTRUCTIVISME: MAÎTRES DE L’ABSTRACTION

La seconde partie de notre vente de novembre propose des oeuvres issues d’une importante collection privée suisse. L’ensemble de ces travaux témoigne de l’admiration de leur propriétaire envers des artistes constructivistes comme Max Bill, Fritz Glarner ou encore Camille Graeser.


Max Bill
Gelbes Quadrat mit roten Verfärbungen, 1984
Lot 93, Est. CHF 50’000 – 70’000

Connu pour ses peintures à la fois géométriques et épurées, Max Bill est représenté avec trois tableaux proposés aux enchères, dont Gelbes Quadrat mit roten Verfärbungen, 1984 (Lot 93, Est. CHF 50’000 – 70’000). Par ailleurs, sa passion pour le design moderne se retrouve dans trois sculptures géométriques en métal (Lots 97-99, Est. CHF 20’000 – 25’000 chacun).


Fritz Glarner
Tondo, 1966
Lot 67, Est. CHF 25’000 – 35’000

La géométrie est évidemment au coeur du constructivisme et de l’art concret, tout comme elle est centrale au travail de Fritz Glarner. Ce dernier a d’ailleurs été hautement influencé par Piet Mondrian ainsi que par les peintres du mouvement De Stijl. Deux oeuvres sur papier de notre vente donnent un aperçu fascinant de l’oeuvre de cet artiste : Tondo, 1966 et Abstrakte Komposition, 1967 (Lot 67 et 68, Est. CHF 25’000 – 35’000 et CHF 20’000 – 30’000).


Camille Graeser
Relation mit schwarzem Quadrat
Lot 91, Est. CHF 70’000 – 90’000

Le genevois d’origine Camille Graeser est mis en lumière à travers sa fabuleuse toile Relation mit schwarzem Quadrat (Lot 91, Est. CHF 70’000 – 90’000). On ne peut parler de maîtres de l’abstraction sans citer Olivier Mosset et John Armleder, deux artistes également genevois qui ont connu un succès bien au-delà des frontières suisses. Deux oeuvres de Mosset datant de 1986 seront mises aux enchères : Ohne Titel (2 schwarze Bänder auf grünlichem Hintergrund) (Lot 86, Est. CHF 20’000 – 25’000) and Ohne Titel (Grünes Farbfeld mit Kreis) (Lot 87, Est. CHF 20’000 – 25’000). Quant à Armleder, il s’agit de Ohne Titel, 1987 (Lot 88, Est. CHF 20’000 – 30’000).

PEINTURES DU XIXe SIÈCLE


Robert Zünd
Luzern im Abendlicht von Tribschenhorn
Lot 3, Est. CHF 80’000 – 120’000

Le XIXe siècle ne sera bien évidemment pas oublié par la vente d’Art Suisse / Swiss Made. Ainsi, Sotheby’s propose plusieurs oeuvres d’artistes hors pair de cette période. Parmi eux se trouve Robert Zünd, véritable maître dans l’art de capturer la sérénité et le calme des paysages suisses. Il sera représenté à travers une peinture illustrant Lucerne au crépuscule, Luzern im Abendlicht von Tribschenhorn (Lot 3, Est. CHF 80’000 – 120’000).


Albert Anker
Kücheninterior mit Grossmutter und Kind
Lot 6, Est. CHF 80’000 – 120’000

Le talent du maître portraitiste Albert Anker brillera quant à lui grâce à Kücheninterior mit Grossmutter und Kind (Lot 6, Est. CHF 80’000 – 120’000), une oeuvre sur papier illustrant de manière remarquable un paisible intérieur paysan.

EXPOSITIONS

Sotheby’s Geneva, Hôtel Beau-Rivage
13 quai du Mont-Blanc
12-14 novembre 2016, de 10h à 18h

Sotheby’s Zurich, Talstrasse 83
25-27 novembre 2016, de 10h à 18h

SOTHEBY'S
www.sothebys.com

18/07/16

Le Corbusier au Patrimoine Mondial de l'UNESCO

Le Corbusier au Patrimoine Mondial de l'UNESCO

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, se félicite de l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de « l’OEuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au Mouvement Moderne » par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO réuni à Istanbul (Turquie) le 17 juillet 2016.

Cette candidature transnationale, portée par la France, est le fruit d’un travail conjoint avec six autres pays. La ministre remercie l’Allemagne, l’Argentine, la Belgique, l’Inde, le Japon et la Suisse d’avoir collectivement contribué à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de ces dix-sept oeuvres de Le Corbusier, construites sur trois continents. Elle remercie également l’association des sites de Le Corbusier et la Fondation Le Corbusier qui ont porté ce projet depuis des années jusqu’au Comité du patrimoine mondial.

La ministre salue l’ensemble des membres du Comité du patrimoine mondial ainsi que les représentants français et les porteurs de la candidature Le Corbusier, qui ont travaillé et défendu ce projet à Istanbul dans une période particulièrement trouble.

Les 17 oeuvres de Le Corbusier inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ont été choisies car elles constituent une réponse aux enjeux fondamentaux de l’architecture et de la société du XXème siècle. Ces éléments construits ont été réalisés sur une période d’un demi-siècle, tout au long de ce que Le Corbusier a en effet lui-même nommé une « recherche patiente ».

Ces sites attestent, pour la première fois dans l’histoire de l’architecture, de l’internationalisation de la pratique architecturale à l’échelle de la planète toute entière. Les sites composant la série sont tous novateurs dans la manière dont ils reflètent de nouveaux concepts; tous eurent une influence importante sur de vastes aires géographiques et, ensemble, ils sont envisagés comme ayant permis la diffusion des idées du Mouvement Moderne dans le monde entier. Ce Mouvement a suscité, entre 1910 et 1960, un débat d’idées exceptionnel à l’échelle mondiale et a inventé un nouveau langage architectural afin de répondre aux défis qui se posent à l’homme moderne.

Ces monuments ont toujours gardé leur fonctionnalité et ne cessent d’être habités, utilisés et visités aujourd’hui.

La reconnaissance de l’oeuvre de Le Corbusier souligne l’importance de la préservation et de la valorisation du patrimoine récent, de moins de cent ans, auquel le ministère de la Culture et de la Communication est particulièrement attaché. La loi du 7 juillet dernier relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine a ainsi créé un label spécifique permettant de veiller sur cet héritage architectural récent, que le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco vient lui aussi de mettre en lumière.

Les 17 oeuvres de Le Corbusier inscrites :

Allemagne
- Maison de la Weissenhof-Seidlung à Stuttgart
Argentine
- Maison du docteur Curutchet à La Plata
Belgique
- Maison Guiette à Anvers
France
- Cabanon de Roquebrune
- Chapelle Notre Dame du Haut à Ronchamp
- Cité Frugès à Pessac
- Cité radieuse à Marseille
- Couvent Sainte Marie de la Tourette à Evreux
- Maison de la culture à Firminy
- Immeuble locatif Molitor à Boulogne-Billancourt
- Maisons La Roche et Jeanneret à Paris
- Villa Savoye et loge du jardinier à Poissy
- Manufacture à Saint-Dié des-Vosges
Inde
- Palais de l’assemblée à Chandigarh 
(ensemble de trois bâtiments du Capitole)
Japon
- Musée National des Beaux-Arts de l’Occident à Taito-Ku
Suisse
- Immeuble Clarté à Genève
- Petite villa au bord du Lac Léman, à Corseaux

19/04/14

Le Corbusier : Barcelona & Madrid exhibition

Le Corbusier: An Atlas of Modern Landscapes 
CaixaForum Barcelona, Through 11 May 2014 
CaixaForum Madrid, June-October 2014

Architect, city planner, painter, interior designer, writer, editor, photographer and amateur film-maker. Le Corbusier was a multidisciplinary artist who amazed the world with his creative power and unconventional ideas. Through 215 objects illustrating the full dimensions of his creative processes, the exhibition Le Corbusier: An Atlas of Modern Landscapes explores the many facets of an artist regarded today as a key figure in 20th-century architecture. The result is a truly extraordinary experience, the most complete exhibition devoted to the architect in Spain in the last twenty-five years. This comprehensive retrospective traces Le Corbusier’s life and work over a sixty-year career in which he constantly observed, imagined and created landscapes: architectural landscapes, domestic landscapes and found object landscapes. Organised by the Museum of Modern Art (MoMA) of New York and featuring many pieces loaned by the Fondation Le Corbusier in Paris, the exhibition includes not only models, paintings, plans and photographs, but also four recreations of rooms, complete with their original furniture. The show also focuses on Le Corbusier’s links to the city of Barcelona, as well as featuring several panoramic photographs taken by Richard Pare of some of the architect’s most outstanding projects. 

The most comprehensive retrospective that MoMA has ever devoted to the architect, this show was visited by more than 400,000 people from June to September last year. Following this enormous public success, the exhibition is now on view in Spain where it opened, firstly, at CaixaForum Barcelona and subsequently, from June to October 2014, at the centre’s Madrid counterpart. 

LE CORBUSIER
Courtesy CaixaForum Barcelona

A key figure in 20th-century architecture, Le Corbusier was a pioneer in efforts to improve the homes of the lower classes, proposing new forms of efficient architecture in densely-populated cities. He was also a multidisciplinary artist, for he also practised painting and photography and successfully fused art with architecture.

Le Corbusier (real name Charles-Edouard Jeanneret) was born in the small industrial town of La Chaux-de-Fonds, in the Jura Mountains in Switzerland.In 1917, he established his studio in Paris, from where he worked practically all over the world and, over a professional career spanning six decades, directly or indirectly changed the face of many cities, from South America to India. He became renowned for his poetic and often provocative interpretations of technologies and values in the new machine age, working on some 400 architectural projects and designing 75 buildings in a dozen countries. He also published nearly 40 books and wrote hundreds of articles, including some of the most influential texts in modern culture.

Le Corbusier’s concept of architecture was deeply rooted in nature and the landscape, from the carefully framed view from an open floor plan and the dialogue between growing cities and their geographic territory to the natural panorama in its broadest sense. As the artist he was, he drew and painted almost daily, capturing in his work the spatial connections between nature and buildings in the Swiss mountains, on the Mediterranean coast, in Italy, in the south of France and on the great plains of northern India. For Le Corbusier, the emerging metropolis was also a landscape, one in which a recently reorganised domestic interior could establish relations with a broader orbit of natural and human forces. 

LE CORBUSIER
Courtesy CaixaForum Barcelona

Far from embodying a universal or international architecture, distanced from place, Le Corbusier’s work was rooted in its surroundings, even though the architect sought transformation in order to accommodate new lifestyles in a world characterised by technological change. 

Visitors to this major exhibition will see works ranging from his early years as an artist in the Jura Mountains (Switzerland) to his final days on the Côte d’Azure, passing through Istanbul, Athens, Rome, Paris, Geneva, Moscow, Barcelona, New York and India. All these projects reveal the way in which the architect observed and imagined landscapes throughout his career, using all the artistic media and techniques available to him. The exhibition focuses on four types of landscape: the landscape of found objects; the domestic landscape; the architectural landscape of the modern city; and the landscapes he dreamed for large territories that he was commissioned to plan.

Le Corbusier: An Atlas of Modern Landscapes is divided into five sections and features several models, as well as paintings, plans, photographs and documents. Moreover, four interiors created by Le Corbusier have been reconstructed and are displayed with their original furniture. These are: the Maison Blanche; a pavilion for the Villa Church in Ville-d’Avray; the unité d’habitation housing unit in Marseilles; and the cabin in Roquebrune-Cap-Martin where Le Corbusier spent the final days of his life. 

The show forms part of the firmly consolidated exhibition programme that ”la Caixa” Foundation devotes to architecture. This programme goes beyond the focus on particular styles and historic periods to provide visitors with an overview that enhances their understanding of the role that architecture plays in the world around us. Particularly outstanding amongst the shows organised so far are those devoted to such great masters as Mies van der Rohe, Andrea Palladio and Richard Rogers, and recent projects like Building the Revolution: Art and Architecture in Russia 1915-1935 and Towers and Skyscrapers: fromBabel to Dubai.

Le Corbusier: An Atlas of Modern Landscapes. Organised by: The Museum of Modern Art of New York (MoMA), in cooperation with the Fondation Le Corbusier, Paris. Produced by: ”la Caixa” Foundation. Curated by: Jean-Louis Cohen, Sheldon H. Solow Professor in the History of Architecture, Institute of Fine Arts, University of New York, and Barry Bergdoll, Philip Johnson Chief Curator of Architecture and Design at the Museum of Modern Art (MoMA), New York. Place: CaixaForum Barcelona (Av. de Francesc Ferrer i Guàrdia, 6-8). Dates: from 29 January to 11 May 2014. CaixaForum Madrid. Dates: June to October 2014.

04/09/13

Expo Photo René Burri, MSM, Genève - Château de Penthes, Pregny-Chambésy

René Burri, Utopia 
Musée des Suisses dans le Monde, Genève
Jusqu'au 15 décembre 2013

Affiche de l'exposition
Photo : Jean Tinguely © René Burri – Magnum Photo

Né à Zurich en 1933, RENE BURRI est, plus encore qu’un autre, un Suisse dans le Monde. Après avoir étudié à l’école d’Arts Appliqués de sa ville natale, il travaille tout d’abord pour le cinéma, ce qui influencera son art avant de s’orienter finalement vers la photographie. En 1955, il s’associe à l’agence Magnum et reçoit une récompense internationale pour l'un de ses premiers reportages sur les enfants sourds-muets, "Touch of Music for the Deaf", publié dans le magazine Life.

Dès 1956, René Burri explore le monde et livre des reportages photographiques pour l’agence Magnum. Il pose le pied sur chaque continent et capte, avec son objectif, les cultures les plus diverses dans un monde en pleine évolution et souvent en révolution. La photographie devient pour lui, un moyen d’expression personnel privilégié qui lui permet avant tout, de montrer des images reflétant ses propres préoccupations.

Ainsi, René Burri se lance dans une quête insatiable du meilleur de l’Homme, à une époque où tout est possible pour chacun et où les peuples se réveillent avec l’espoir irrépressible de construire un monde parfait : l’Utopie, aussi insaisissable qu’envoûtante. René Burri, pris dans cette transe communicative, fut un témoin central de cette quête mondiale.

Pour la première fois à Genève, le Musée des Suisses dans le Monde présente des photographies de René Burri. L’exposition permet de découvrir des portraits intimes et puissants de cinq artistes ayant oeuvré pour le renouveau de l’idéal utopiste : Le Corbusier, Alberto Giacometti, Jean Tinguely, Yves Klein et Pablo Picasso. 

 Le Corbusier © René Burri – Magnum Photo

Yves Klein © René Burri – Magnum Photo

CATALOGUE DE L'EXPOSITION

René Burri  Utopia
Infolio éditions & Éditions de Penthes, Genève, 2013

Commissaire de l’exposition René Burri - Utopia, Marco D’Anna travaille également avec René Burri autour d’un ouvrage photographique commun : Projet Corrida. A 50 ans d’écart, René Burri et Marco D’Anna ont photographié la corrida. Aujourd’hui ils mettent en lumière leurs clichés respectifs dans cet ouvrage. 

Projet Corrida – René Burri – Marco D’Anna
Infolio éditions & Éditions de Penthes, Genève, 2013

Né à Zurich en 1964, MARCO D'ANNA commence très jeune son activité de reporter photographe. Il obtient le Diplôme Fédéral de photographe en 1984, puis, il continue sa formation en suivant d’importants photographes, parmi lesquels Gabriele Basilico, René Burri, René Groebli, Mario De Biasi. A partir de 1985, il expose ses travaux. En 1986, il ouvre son atelier à Lugano. Dans son parcours de recherche artistique et de perfectionnement professionnel s’entremêlent de nombreuses expériences différentes, du reportage à la reproduction d’objets d’art, de la photo d’architecture à l’image publicitaire. Globe-trotter professionnel, Marco D'Anna vit et travaille à Lugano.

Musée des Suisses dans le Monde
Château de Penthes
18 chemin de l’Impératrice
1292 Pregny-Chambésy
Suisse
Web : www.penthes.ch
Page Facebook : Musée des Suisses dans le Monde // Museum of the Swiss Abroad